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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Georges Fenech et Éric Tegner, dans un instant on parlera des premiers mots du procureur de la République
00:11procureur antiterroriste,
00:12puisqu'on a quand même des informations importantes, notamment cette garde à vue qui a repris aujourd'hui après l
00:18'examen psychiatrique.
00:19Ça veut dire qu'on a eu les autorisations pour réécouter Kevin T, également l'histoire du tract qui a
00:25été mise en exergue par des médias
00:28et le procureur dit qu'en fait il n'y a aucun tract d'un parti politique qui n'a
00:32été découvert dans son véhicule.
00:34Mais je voudrais d'abord qu'on revienne sur la mobilisation, puisqu'on l'a dit, c'est pas fini.
00:39Là vous avez les mobilisations, les organisations syndicales qui disent qu'il faut qu'on poursuive la mobilisation
00:45parce qu'on n'a pas encore des résultats concrets.
00:48Et cette mobilisation elle a commencé par le fameux 17 octobre, et ce 17 octobre il a été désastreux, on
00:55s'en souvient encore,
00:55ça a été traumatisant pour des personnels de certains magasins qui aujourd'hui ne veulent plus revenir dans ces commerces
01:01parce qu'ils ont trop peur.
01:03Et bien Emmanuel Macron ce matin à Marseille a admis le manque d'anticipation le 17 octobre.
01:09C'est tout à fait vrai qu'à Marseille comme ailleurs, il n'y avait pas assez de force le
01:1317 octobre, on le sait très bien,
01:15parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.
01:17C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de
01:22forces d'ultra-gauche
01:23qui se mobiliseraient dès très tôt le matin, de manière très atypique,
01:27c'est-à-dire pas en opportuniste à la fin des cortèges, mais très tôt le matin, ce qui s
01:32'est d'ailleurs passé ici.
01:33On n'avait pas anticipé qu'on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche,
01:37aussi de la délinquance qui viendrait dessus.
01:40Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.
01:43Donc c'est tout à fait vrai, c'est pas ce qui s'est repassé le 24.
01:47Encore une fois, c'est terrible d'entendre ça.
01:50Oui, et sur la forme aussi, en mode, bon ben voilà, qu'est-ce que vous voulez que je vous
01:55dise ?
01:55On a merdé. Je ne sais plus qui avait dit, mais c'est Le Cardu, je crois, qui avait dit
01:58on a merdé.
01:59Et là, ben voilà, écoutez, après tout, je suis à six mois de la fin de mon mandat.
02:04Voilà.
02:05Il a dit deux choses qui sont folles.
02:06Il dit effectivement, on le savait très bien.
02:10On le savait très bien.
02:10Non mais quand sur Europe 1, CNews, on était en train d'alerter le gouvernement,
02:14en lui disant qu'à travers tous les reportages qu'on pouvait faire,
02:17à travers toutes les enquêtes, on voyait que le 17 octobre, ça valait du grand n'importe quoi.
02:21À ce moment-là, le gouvernement disait qu'on en faisait trop.
02:23Le gouvernement considérait presque qu'on véhiculait des fake news.
02:26Donc le « on le savait très bien », c'est faux.
02:29Il n'a pas écouté.
02:29Et le deuxième élément, c'est très intéressant, à un moment, il explique Emmanuel Macron,
02:32on va continuer de s'améliorer.
02:35Ah oui.
02:35Au bout de neuf ans, peu mieux faire.
02:37Ah oui, c'est sûr qu'après, de toute façon,
02:39t'as quand même coûté, selon Marc Toiti dans le JDD hier,
02:42près d'1,5 milliard d'euros le week-end du 17 octobre.
02:45C'est une fortune.
02:46Donc c'est sûr qu'il ne peut que faire mieux aujourd'hui.
02:49Alors voilà quand même une manifestation.
02:52Un pillage, une émeute terrible qui a fait le tour du monde,
02:55des images qui nous a causé un préjudice en termes d'économique aussi,
03:00de tourisme, l'image de la France qui est largement écornée.
03:05Et on a un chef de l'État qui, tranquillement, avec beaucoup de...
03:09Comment dirais-je ?
03:11Presque...
03:12En faisant un constat, tout simplement, on n'a pas anticipé.
03:17Il y a beaucoup de banalité, en fait, dans le ton de sa voix.
03:20Ah oui, on a des services, c'est normal.
03:22Bon, on n'avait pas anticipé, effectivement, on n'avait pas anticipé que,
03:25on n'avait pas anticipé que, on va s'améliorer,
03:28enfin, on croit rêver, quoi.
03:29Alors que nous avons, semble-t-il, les services de renseignement
03:32que nous envie le monde entier, avec la DGSI, la DGSE,
03:36le SCRT, tous ces grands services de renseignement,
03:39la préfecture de police du renseignement de Paris également,
03:42et pourtant, aucune sanction, aucune mutation,
03:46aucune responsabilité.
03:47C'est un ministre qui veut déposer sa démission.
03:50On le refuse, c'est un bon ministre !
03:52On ne pouvait pas faire mieux, on a tout raté,
03:55mais on ne pouvait pas faire mieux.
03:56Il ne faut pas s'en tenir à cette déclaration sur le 17,
03:58parce que, dans la phrase d'après, il vous dit que le 24, on a bien géré.
04:01On vous dit que, ah, vous voulez...
04:03Ah, j'ai été, comment dirais-je, critiqué
04:06quand j'ai pris la parole le 18 octobre, au soir,
04:09où j'avais donné des consignes,
04:11où je ne voulais pas donner l'état d'urgence.
04:13Regardez, ça s'est très bien passé sans l'état d'urgence,
04:15a dit Emmanuel Macron tout à l'heure.
04:17Ce même Emmanuel Macron, et c'était encore dans le JDD,
04:21ce sondage CSA pour le JDD, CNews et Europe 1,
04:24qui donne le baromètre,
04:26Emmanuel Macron est un mauvais président pour 83% des Français.
04:3283 !
04:32C'est en hausse de 6%.
04:35Voilà cet homme qui, aujourd'hui, apparaît,
04:38et qui, ce n'est pas qu'il vous donne des leçons,
04:40mais qui vous dit,
04:41mais attendez, mais j'ai très très bien géré le 24,
04:43et puis je n'ai pas besoin d'état d'urgence.
04:45– Oui, et il dit, moi je ne regarde pas le passé,
04:47je veux aller de l'avant.
04:48Les Français aussi veulent aller de l'avant,
04:50et vous savez ce que c'est l'avant pour eux ?
04:51C'est sans Emmanuel Macron.
04:52– C'est sans lui.
04:53– Donc ils devraient démissionner dans ce cas-là,
04:54et on gagnerait du temps.
04:55– Mais c'est ce que je pense aussi,
04:56c'est ce que je mets vertu à dire.
04:57– Mais il ne le fera pas, et on le sait,
04:59tous les trois autour de la table,
05:00et ça va coûter des milliards d'euros au pays,
05:01et les quelques 400 000 auditeurs qui nous écoutent,
05:05fidèlement, tous les soirs.
05:06– Alors si jamais il y a une motion de censure,
05:08comme je le pense, sur le budget…
05:09– Ah vous, vous pensez qu'il y aurait une…
05:10– Ah oui, sur le budget.
05:12– Évidemment, c'est au mois de novembre.
05:13Une motion de censure, c'est-à-dire que M. Lecornu tombe, voilà.
05:16Et là, la situation politique est différente pour M. Macron,
05:20comprenez ?
05:21Donc s'il n'a plus de Premier ministre,
05:23il ne peut pas rester en fonction,
05:25sans qu'il y ait un gouvernement qui tienne la route,
05:27ce n'est pas possible.
05:28Vous me dites, mais c'est dans six mois,
05:29mais six mois, c'est une éternité,
05:31pour un pays qui est au bord du gouffre financier.
05:33– Sous-titrage ST' 501

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