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  • il y a 2 jours
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Avec Charles Aloncle qui est député UDR, rapporteur de la commission d'enquête.
00:04Alors je ne pense pas que vous nous écoutiez tous les jours,
00:06donc vous allez dialoguer à l'instant avec Aliu, je vous préviens.
00:09Aliu n'est pas un client facile.
00:12Aliu est souvent en opposition à la droite et il penche plutôt effectivement à gauche.
00:20Bonjour Aliu !
00:21Bonjour Pascal Praud.
00:23Comment allez-vous ?
00:25Ça va très bien et vous ?
00:26Bon, vous écoutiez Charles Aloncle, vous avez peut-être une question à lui poser
00:29ou tout simplement à entrer en opposition avec ce qu'il disait ?
00:33Avant une question, surtout une appréciation,
00:37parce que c'est la première fois que je vois quelqu'un perdre au matalé,
00:40retour et demander des prolongations.
00:42Et Charles Aloncle, je pense qu'il joue les prolongations avec son livre.
00:46Et pareil, à l'entendre sur votre plateau, en fait, il joue les prolongations.
00:51Alors que clairement, à l'époque de la commission,
00:54il avait bénéficié quand même de tout le groupe Bolloré qui lui a donné un espace médiatique énorme.
01:02Malgré ça, ça n'a pas pris sur l'opinion publique.
01:05L'opinion est d'ailleurs, et j'en finirai là et je le laisserai me répondre,
01:09même ses méthodes.
01:10J'ai oublié qui était le président à l'époque de cette commission,
01:13parce qu'il me semble que lui, c'est uniquement le rapporteur.
01:16Mais même le président avait émis des critiques concernant ses méthodes.
01:21Donc pendant des mois et des mois et des mois,
01:23sur le groupe Bolloré et même sur l'audiovisuel public et sur l'ensemble des médias,
01:27tous les Français en ont entendu parler.
01:29L'opinion publique ne s'est pas rangée derrière vous.
01:31La commission ne s'est pas rangée derrière vous.
01:33À un moment donné, vous voulez jouer les prolongations avec votre livre.
01:36Vous êtes encore invités.
01:37Nous, on a un peu marre de tout ça.
01:39L'audiovisuel public, on en a besoin.
01:41Et tant mieux.
01:41Et on ne veut pas le privatiser.
01:43Donc voilà ce que je voulais dire.
01:44Et tant mieux que l'audiovisuel public continue à exister.
01:47Et les émissions de Nagui, elles sont super.
01:50Comme les émissions « C'est à vous » et tout ça, c'est super.
01:52Ça fait un carton d'audience.
01:54Mais en tout cas, je suis très satisfait.
01:54Non, on ne dira pas que ça fait un carton d'audience.
01:56C'est la seule chose que vous ne pouvez pas dire.
01:59Non, vous ne pouvez pas dire que c'est à vous.
02:02Ces émissions font un carton d'audience.
02:03C'est-à-dire que le soir, nous, CNews,
02:04avec une émission qui coûte 5 ou 10 fois moins cher,
02:07fait plus d'audience.
02:08Mais en revanche, le reste, vous avez le droit de vouloir du service public.
02:10Mais factuellement, ce que vous disiez n'est pas juste.
02:14C'est l'émission de Nagui est plutôt en fort recul.
02:16Et elle est même...
02:17On s'interroge de savoir si elle doit être maintenue ou pas.
02:20Ça coûte 4 milliards, le service public.
02:22Ça coûte 4 milliards.
02:23Oh, moi, ça ne me dérange pas.
02:24Et vous comptez les replays aussi ?
02:27C'est-à-dire ?
02:29Vous dites que ça ne fait pas de l'audience.
02:30Peut-être qu'il y a beaucoup de gens qui regardent aujourd'hui.
02:32Elle est...
02:34Comment dire ?
02:34L'émission est en baisse.
02:36Mais peu importe.
02:37Il y a...
02:38Dans la vie...
02:39Moi, je n'ai pas les chiffres.
02:40Et permettez-moi de vous dire...
02:42Moi, je les ai.
02:42Ok.
02:43Ben, moi, je ne les ai pas.
02:44Et avec tout le respect que j'ai...
02:45Ben, pourquoi vous dites que ça marche bien si vous n'avez pas les chiffres, alors ?
02:48Ben, parce que je vois que sur les réseaux sociaux, je vois que ça fonctionne.
02:52Ah ben, si les réseaux sociaux le disent, évidemment, ça c'est...
02:55Non, mais à New, moi, je connais...
02:57C'est un univers que je connais plutôt bien.
02:59Je connais les chiffres le soir.
03:01C'est des émissions qui, effectivement...
03:04Mais vous êtes parti pris, Pascal Praud !
03:05Mais pourquoi vous dites que je suis parti pris ?
03:07Je suis parti pris de rien du tout.
03:08C'est factuel.
03:09Vous savez, moi, je les aime bien.
03:10Souvent, c'est ces gens que je connais qui font un métier, comment dire, de qualité.
03:16En fait, le souci...
03:17Arrêtez, vous n'arrêtez pas de les attaquer, arrêtez.
03:19Mais non, le souci, pardonnez-moi, le souci, c'est est-ce qu'on doit payer, nous, Français,
03:25pour un service public dans un pays qui n'a plus d'argent ?
03:28Mais c'est Charles Aloncle qui vous répond.
03:29Non, pour vous répondre.
03:30En tout cas, je suis ravi d'entendre cette contradiction
03:32que je pourrais tout à fait entendre, d'ailleurs, sur les plateaux du service public,
03:35s'il daignait m'inviter et vraiment faire place au pluralisme d'opinion.
03:40Pour vous dire, j'ai retenu trois points.
03:41Le premier, je vous les prolongations.
03:43Oui, effectivement, parce que pendant ces six mois de commission d'enquête,
03:46j'ai vu qu'il y avait, dès le premier jour,
03:48alors que je n'avais pas encore commencé à poser mes questions,
03:50une opposition frontale de l'extrême-gauche, de la gauche et des macronistes
03:54qui refusait la création même de cette commission.
03:56Et jusqu'à la dernière seconde, le rapport a failli ne pas être adopté
04:00et l'ensemble de nos travaux, des auditions, des comptes rendus, des vidéos
04:04auraient pu être supprimés.
04:05Donc, j'étais sur une ligne de crête politique très compliquée
04:07qui m'empêchait de tout révéler, de tout dévoiler et de tout dire.
04:11Donc, une fois que le travail était fait, que le rapport a été adopté,
04:13je savais que le temps de la vérité, de toute la vérité, pouvait advenir.
04:17C'est la raison pour laquelle j'ai écrit ce livre.
04:20Si je l'avais écrit pendant la commission d'enquête,
04:22vous pouvez être sûr que le rapport aurait été censuré
04:25et que tout ce travail n'aurait servi à rien.
04:27Après, bon, ça n'a pas pris dans l'opinion.
04:30Ça, je vous laisse libre de cette appréciation.
04:32Ce que je vois, c'est qu'en dépit d'une promotion très faible,
04:35en dépit d'un boycott complet de France Télévisions, de Radio France
04:38et d'un autre, enfin d'un ensemble de groupes médiatiques,
04:42ce livre est quand même numéro 2 des ventes partout en France.
04:45Donc, je vois qu'il y a quand même un intérêt manifeste
04:47de la part des Français que je remercie,
04:49parce qu'on le fait aussi pour eux,
04:51on le fait pour éclairer les citoyens sur l'utilisation de leur argent.
04:55Et enfin, le président de la commission a critiqué mes méthodes.
04:59Oui, je vous l'accorde, je vous donne ce point.
05:00Il était macroniste.
05:01Il n'a eu de cesse d'entraver ses travaux.
05:04De façon totalement inédite, en abus de pouvoir complet,
05:06il a suspendu pendant plus d'un mois les auditions de la commission d'enquête.
05:11Il ne m'a laissé que dix jours pour rédiger un rapport
05:13quand on laisse en général un mois et demi ou deux mois à un rapporteur.
05:16Il a refusé un certain nombre de propositions d'audition.
05:20Donc, oui, que le président macroniste acquis à la cause d'Edouard Philippe
05:23ait tout fait pour entraver les travaux et a tout fait pour me critiquer,
05:27c'est le jeu politique.
05:28Je le regrette et j'en sors d'ailleurs avec beaucoup moins de naïveté
05:31à l'issue de ces six mois.
05:32Je me rends compte de tous les dysfonctionnements
05:34de cette démocratie représentative,
05:36où les Français confient une part de leur souveraineté,
05:38de leur espérance à des gens qui, une fois élus,
05:41détournent leurs intérêts, protègent les copains,
05:43une corporation, des intérêts privés puissants.
05:46Et il est temps en 2027 que tout ça, je crois,
05:49change une bonne fois pour tout.

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