00:00Charles Aloncle est avec nous et Olivier de Béziers va pouvoir l'interroger.
00:04Et je rappelle que vous avez grandi à Versailles, vous avez étudié au lycée privé catholique de Saint-Jean-Hulst.
00:08Je ne sais pas si je le dis bien.
00:10Vous le prononcez très bien.
00:11Vous êtes admis à l'Institut d'études politiques de Sciences Po en 2011.
00:14Vous entrez ensuite à l'École des Hautes Administrations Commerciales de Paris, HEC, dont vous êtes diplômé en 2017.
00:19Bon, c'est un CV en or massif, disons-le, qui traduit une qualité d'étudiant
00:25que n'ont pas toujours les députés que j'entends, et notamment parfois de la France Insoumise.
00:32Mais c'est sans doute un autre sujet.
00:3416h37, Olivier, bonjour.
00:37Bonjour Pascal.
00:38Olivier qui habite Béziers.
00:39Une question, un commentaire, une analyse pour Charles Aloncle.
00:43Une question pour M. le député, tout d'abord, bonjour.
00:46Et toutes mes félicitations pour votre travail.
00:48Clairement, vous avez tout mon soutien.
00:50C'est vraiment important de voir la vérité que vous avez pu faire ressortir de tout ça.
00:53Et ma question est très simple.
00:55Quelles sont les suites ?
00:57Pourquoi, à l'heure actuelle, d'un point de vue pluralité en tout cas,
01:00sur les médias comme France Inter et autres, rien ne change, malgré les révélations que vous avez pu faire ?
01:05Merci beaucoup Olivier.
01:06Merci de ce témoignage.
01:09Effectivement, moi, ces six mois, je les ai vus comme une façon de permettre à l'audiovisuel public
01:14de faire une introspection, d'étudier ces dysfonctionnements, de proposer des recommandations,
01:19et aussi pour eux, d'éloigner le spectre de la privatisation.
01:22Ils avaient à peu près un an pour assainir les pratiques, pour corriger les entorses au pluralisme,
01:27pour rétablir les comptes, et pour qu'en 2027, fort de ces réformes, on se dise,
01:32bon, en fait, c'est un service public qui se porte mieux, la dépense publique est plus efficace,
01:36ça coûte moins aux Français, et on en est davantage satisfait.
01:39Ils ont choisi le chemin inverse.
01:42Ils ont choisi même de faire une espèce de bras d'honneur le plus ostensible aux Français,
01:46ça a été le cas de l'affaire Sapin.
01:48Moi, j'ai vu avec un peu de satisfaction le fait qu'on accorde la parole sur l'antenne de
01:53France Inter,
01:54un journaliste issu d'un média de droite, alors c'était bien timide,
01:57parce que ce n'était que deux minutes à 7h40 le dimanche,
02:00sur 140h, 160h, je crois, d'antenne hebdomadaire sur France Inter,
02:05et pour eux, c'était deux minutes de trop de pluralisme.
02:09À l'appel de Jean-Luc Mélenchon, qui a fait trois tweets,
02:12les syndicats sont mis en grève, la direction a capitulé,
02:15et ils envoient le signal évident, qui honnêtement est assez désarmant,
02:20nos entreprises sont irréformables, et on continuera à mener une bataille culturelle,
02:25politique, avec l'argent des Français, et quels que soient les dysfonctionnements
02:29qui ont été mis en lumière pendant six mois, en fait, on fera la sourde oreille.
02:32Donc, je ne savais pas qu'ils agiraient de cette façon-là.
02:36J'ai vraiment mené cette mission en me disant,
02:38comme un téléspectateur et un auditeur moyen de ces chaînes-là auxquelles je suis attaché,
02:42peut-être qu'ils les réformeront, et peut-être que dans un an, on se dira,
02:46cette commission a été utile, les dirigeants ont pris la mesure de l'indignation des Français,
02:51et ont changé les choses.
02:52À l'évidence, avec un peu de recul et quelques mois de plus,
02:56on voit que c'est tout l'inverse.
02:57Donc, moi, ça me désole.
02:58La sortie du livre, je vois aussi qu'il y a un boycott coordonné, assumé de leur part,
03:05me conforte aussi dans cet état d'esprit.
03:07Mais je suis très triste de voir que la direction de Radio France
03:10à celle de France Télévisions, en passant par les syndicats,
03:13ils entendent mener ce combat politique avec nos impôts,
03:17et ils n'entendent surtout pas se réformer.
03:20Et je crois que c'est eux qui font le plus de tort aussi à ces entreprises publiques.