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  • il y a 2 jours
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Charles Aloncle est avec nous et Olivier de Béziers va pouvoir l'interroger.
00:04Et je rappelle que vous avez grandi à Versailles, vous avez étudié au lycée privé catholique de Saint-Jean-Hulst.
00:08Je ne sais pas si je le dis bien.
00:10Vous le prononcez très bien.
00:11Vous êtes admis à l'Institut d'études politiques de Sciences Po en 2011.
00:14Vous entrez ensuite à l'École des Hautes Administrations Commerciales de Paris, HEC, dont vous êtes diplômé en 2017.
00:19Bon, c'est un CV en or massif, disons-le, qui traduit une qualité d'étudiant
00:25que n'ont pas toujours les députés que j'entends, et notamment parfois de la France Insoumise.
00:32Mais c'est sans doute un autre sujet.
00:3416h37, Olivier, bonjour.
00:37Bonjour Pascal.
00:38Olivier qui habite Béziers.
00:39Une question, un commentaire, une analyse pour Charles Aloncle.
00:43Une question pour M. le député, tout d'abord, bonjour.
00:46Et toutes mes félicitations pour votre travail.
00:48Clairement, vous avez tout mon soutien.
00:50C'est vraiment important de voir la vérité que vous avez pu faire ressortir de tout ça.
00:53Et ma question est très simple.
00:55Quelles sont les suites ?
00:57Pourquoi, à l'heure actuelle, d'un point de vue pluralité en tout cas,
01:00sur les médias comme France Inter et autres, rien ne change, malgré les révélations que vous avez pu faire ?
01:05Merci beaucoup Olivier.
01:06Merci de ce témoignage.
01:09Effectivement, moi, ces six mois, je les ai vus comme une façon de permettre à l'audiovisuel public
01:14de faire une introspection, d'étudier ces dysfonctionnements, de proposer des recommandations,
01:19et aussi pour eux, d'éloigner le spectre de la privatisation.
01:22Ils avaient à peu près un an pour assainir les pratiques, pour corriger les entorses au pluralisme,
01:27pour rétablir les comptes, et pour qu'en 2027, fort de ces réformes, on se dise,
01:32bon, en fait, c'est un service public qui se porte mieux, la dépense publique est plus efficace,
01:36ça coûte moins aux Français, et on en est davantage satisfait.
01:39Ils ont choisi le chemin inverse.
01:42Ils ont choisi même de faire une espèce de bras d'honneur le plus ostensible aux Français,
01:46ça a été le cas de l'affaire Sapin.
01:48Moi, j'ai vu avec un peu de satisfaction le fait qu'on accorde la parole sur l'antenne de
01:53France Inter,
01:54un journaliste issu d'un média de droite, alors c'était bien timide,
01:57parce que ce n'était que deux minutes à 7h40 le dimanche,
02:00sur 140h, 160h, je crois, d'antenne hebdomadaire sur France Inter,
02:05et pour eux, c'était deux minutes de trop de pluralisme.
02:09À l'appel de Jean-Luc Mélenchon, qui a fait trois tweets,
02:12les syndicats sont mis en grève, la direction a capitulé,
02:15et ils envoient le signal évident, qui honnêtement est assez désarmant,
02:20nos entreprises sont irréformables, et on continuera à mener une bataille culturelle,
02:25politique, avec l'argent des Français, et quels que soient les dysfonctionnements
02:29qui ont été mis en lumière pendant six mois, en fait, on fera la sourde oreille.
02:32Donc, je ne savais pas qu'ils agiraient de cette façon-là.
02:36J'ai vraiment mené cette mission en me disant,
02:38comme un téléspectateur et un auditeur moyen de ces chaînes-là auxquelles je suis attaché,
02:42peut-être qu'ils les réformeront, et peut-être que dans un an, on se dira,
02:46cette commission a été utile, les dirigeants ont pris la mesure de l'indignation des Français,
02:51et ont changé les choses.
02:52À l'évidence, avec un peu de recul et quelques mois de plus,
02:56on voit que c'est tout l'inverse.
02:57Donc, moi, ça me désole.
02:58La sortie du livre, je vois aussi qu'il y a un boycott coordonné, assumé de leur part,
03:05me conforte aussi dans cet état d'esprit.
03:07Mais je suis très triste de voir que la direction de Radio France
03:10à celle de France Télévisions, en passant par les syndicats,
03:13ils entendent mener ce combat politique avec nos impôts,
03:17et ils n'entendent surtout pas se réformer.
03:20Et je crois que c'est eux qui font le plus de tort aussi à ces entreprises publiques.

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