00:00Axel Ronde est là, il va vous répondre. D'abord, je pense que ce que vous dites n'est pas
00:03faux.
00:03Je pense que les flics aujourd'hui hésitent à intervenir pour plein de raisons.
00:07D'abord, ils ne peuvent pas intervenir parce que c'était des milliers de gosses.
00:10C'est ça le problème.
00:10C'est des milliers de gosses qui piquaient des individus, mais surtout, il y a eu plusieurs phases en fait.
00:16Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a des individus de l'ultra-gauche, les partis, ceux
00:21des antifas, des anarchistes,
00:23qui ont cassé, si vous voulez, des devantures de commerce.
00:27Et eux, ils ne piquent pas, ça c'est clair.
00:29Eux, ils sont là pour casser.
00:31Ils ont ouvert la voie à certaines personnes des banlieues qui sont venues, des quartiers qu'on a bien identifiés.
00:39Et eux sont venus piller clairement.
00:42Donc derrière, il y a quand même une revendication politique.
00:44Et d'ailleurs, je m'étonne, puisque tout le monde fait ce constat, le Premier ministre le fait,
00:48qu'on ne dissout pas toutes ces associations, toutes ces mouvances de l'ultra-gauche,
00:55qui ont toujours opinion sur rue.
00:59Donc il va falloir clairement se pencher là-dessus.
01:01Mais en tous les cas, oui, on a été débordés, ça c'est clair,
01:05parce que, si vous voulez, nous n'avons pas les armes nécessaires pour traiter une...
01:10Donc ce que dit Kevin est juste, c'est-à-dire qu'il y a des gosses qui partent avec
01:14des choses qu'ils ont volées,
01:16et les flics n'interviennent pas.
01:17Mais bien sûr, mais la faute à quoi ?
01:19C'est qu'on n'était plus en capacité d'interpeller les personnes,
01:22parce qu'il n'y avait plus d'enquêteurs, il n'y a pas assez d'enquêteurs.
01:24Si vous voulez, on ne peut pas arrêter des gens,
01:26et ne pas traiter judiciairement derrière.
01:29Ce n'est pas possible.
01:30La procédure, c'est quoi ?
01:31Lorsque quelqu'un est arrêté en flagrant délit,
01:34qu'est-ce que fait le policier qui vient de l'arrêter ?
01:36Alors, s'il est arrêté en flagrant délit,
01:37on va essayer de l'interpeller, de lui,
01:40et de le présenter à l'officier de police judiciaire.
01:42Qui est là, qui est présent sur le terrain ?
01:43Alors, il n'est pas présent sur le terrain, il faut faire une conduite, si vous voulez.
01:47Donc, ça génère un...
01:48C'est quoi, une conduite ?
01:49Ça veut dire qu'on va le transporter dans un commissariat.
01:52Alors, il y a des commissariats spécialisés,
01:55justement, pour ce type d'interpellation,
01:58où il y a énormément de places de GAV.
02:03Par exemple, le commissariat central,
02:05le commissariat centre, avait 35 gardes à vue,
02:09hier soir, par exemple.
02:10Donc, il faut traiter cela.
02:12Pour cela, il faut avoir du personnel.
02:16Donc, oui, et si vous, en plus, vous partez,
02:19vous quittez, vous interpellez la personne,
02:20vous quittez le terrain.
02:22Donc, vous vous retrouvez avec des policiers,
02:24en moins sur la voie publique aussi.
02:25Donc, il faut traiter les urgences.
02:27Sauf que les urgences, elles étaient partout,
02:30samedi et dimanche soir.
02:32Et le problème, comme je vous ai dit,
02:34c'est que nous n'avons plus d'armes intermédiaires
02:37pour le rétablissement de l'ordre.
02:39On n'était pas dans du maintien de l'ordre.
02:41Le maintien de l'ordre, on peut le faire, effectivement.
02:44Mais le rétablissement de l'ordre,
02:46avec des individus, des émeutiers armés,
02:49qui, eux, n'hésitaient pas à nous tirer des cocktails Molotov,
02:53à nous tirer des feux d'artifice.
02:54Mille policiers et gendarmes ont été blessés ces derniers jours.
02:59Donc, on est vraiment dans une situation
03:02où il faut clairement donner une réponse.
03:06Et malheureusement, on ne l'a pas,
03:08parce que, si vous voulez,
03:09on n'a pas la capacité actuellement d'utiliser d'autres armes,
03:13parce qu'on ne les a pas, tout simplement.
03:15On nous a désarmés.
03:16Les policiers vont être encore en première ligne.
03:18Samedi prochain, je n'imagine pas qu'une manifestation ait lieu dans Paris.
03:23Je ne l'imagine pas.
03:24D'ailleurs, je n'imagine pas que demain,
03:26il va y avoir un match de foot, par exemple.
03:28Il y a pourtant un match de foot au Parc des Princes.
03:31Donc, on se retrouve...
03:32Vous pensez que, lors de ce match de foot,
03:35demain, il peut être...
03:36Mais un déplacement de population,
03:38c'est toujours un risque, on le sait très bien.
03:40Quand vous avez des casseurs qui s'y mêlent, si vous voulez,
03:43et qui prennent en otage ces personnes-là.
03:45Ce n'est quand même pas la même chose au Parc des Princes
03:46que d'avoir, effectivement, des gens dans la rue à samedi prochain.
03:49Je n'imagine pas une manifestation dans samedi prochain.
03:52Oui, aussi...
03:53Parce que le match, demain, n'est pas annulé.
03:55Vous pensez qu'il aurait fallu l'annuler demain soir ?
03:56Je pense qu'il aurait fallu, ou alors, le jouer à huis clos,
03:59je ne sais pas, en tous les cas.
04:01C'est PSG Barcelone, demain soir, c'est ça ?
04:03Et puis, il va y avoir d'autres matchs.
04:05Il y a d'autres matchs qui sont prévus.
04:06Il y a Lyon, aussi.
04:08Il n'y a jamais eu d'incident majeur sur les matchs.
04:10Ce n'est pas le problème des personnes qui vont insister au match.
04:16C'est clairement, après, le déplacement de population
04:18va engendrer, si vous voulez, d'autres personnes
04:21qui vont se greffer à cela.
04:23Et c'est pour ça que nous, on préférait décréter plutôt
04:25l'état d'urgence pour pouvoir interdire tout cela.
04:28Axel Rond était avec nous, et vraiment, je le remercie.
04:31Et force est de rester, évidemment, à la police.
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