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  • il y a 4 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Axel Ronde est là, il va vous répondre. D'abord, je pense que ce que vous dites n'est pas
00:03faux.
00:03Je pense que les flics aujourd'hui hésitent à intervenir pour plein de raisons.
00:07D'abord, ils ne peuvent pas intervenir parce que c'était des milliers de gosses.
00:10C'est ça le problème.
00:10C'est des milliers de gosses qui piquaient des individus, mais surtout, il y a eu plusieurs phases en fait.
00:16Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a des individus de l'ultra-gauche, les partis, ceux
00:21des antifas, des anarchistes,
00:23qui ont cassé, si vous voulez, des devantures de commerce.
00:27Et eux, ils ne piquent pas, ça c'est clair.
00:29Eux, ils sont là pour casser.
00:31Ils ont ouvert la voie à certaines personnes des banlieues qui sont venues, des quartiers qu'on a bien identifiés.
00:39Et eux sont venus piller clairement.
00:42Donc derrière, il y a quand même une revendication politique.
00:44Et d'ailleurs, je m'étonne, puisque tout le monde fait ce constat, le Premier ministre le fait,
00:48qu'on ne dissout pas toutes ces associations, toutes ces mouvances de l'ultra-gauche,
00:55qui ont toujours opinion sur rue.
00:59Donc il va falloir clairement se pencher là-dessus.
01:01Mais en tous les cas, oui, on a été débordés, ça c'est clair,
01:05parce que, si vous voulez, nous n'avons pas les armes nécessaires pour traiter une...
01:10Donc ce que dit Kevin est juste, c'est-à-dire qu'il y a des gosses qui partent avec
01:14des choses qu'ils ont volées,
01:16et les flics n'interviennent pas.
01:17Mais bien sûr, mais la faute à quoi ?
01:19C'est qu'on n'était plus en capacité d'interpeller les personnes,
01:22parce qu'il n'y avait plus d'enquêteurs, il n'y a pas assez d'enquêteurs.
01:24Si vous voulez, on ne peut pas arrêter des gens,
01:26et ne pas traiter judiciairement derrière.
01:29Ce n'est pas possible.
01:30La procédure, c'est quoi ?
01:31Lorsque quelqu'un est arrêté en flagrant délit,
01:34qu'est-ce que fait le policier qui vient de l'arrêter ?
01:36Alors, s'il est arrêté en flagrant délit,
01:37on va essayer de l'interpeller, de lui,
01:40et de le présenter à l'officier de police judiciaire.
01:42Qui est là, qui est présent sur le terrain ?
01:43Alors, il n'est pas présent sur le terrain, il faut faire une conduite, si vous voulez.
01:47Donc, ça génère un...
01:48C'est quoi, une conduite ?
01:49Ça veut dire qu'on va le transporter dans un commissariat.
01:52Alors, il y a des commissariats spécialisés,
01:55justement, pour ce type d'interpellation,
01:58où il y a énormément de places de GAV.
02:03Par exemple, le commissariat central,
02:05le commissariat centre, avait 35 gardes à vue,
02:09hier soir, par exemple.
02:10Donc, il faut traiter cela.
02:12Pour cela, il faut avoir du personnel.
02:16Donc, oui, et si vous, en plus, vous partez,
02:19vous quittez, vous interpellez la personne,
02:20vous quittez le terrain.
02:22Donc, vous vous retrouvez avec des policiers,
02:24en moins sur la voie publique aussi.
02:25Donc, il faut traiter les urgences.
02:27Sauf que les urgences, elles étaient partout,
02:30samedi et dimanche soir.
02:32Et le problème, comme je vous ai dit,
02:34c'est que nous n'avons plus d'armes intermédiaires
02:37pour le rétablissement de l'ordre.
02:39On n'était pas dans du maintien de l'ordre.
02:41Le maintien de l'ordre, on peut le faire, effectivement.
02:44Mais le rétablissement de l'ordre,
02:46avec des individus, des émeutiers armés,
02:49qui, eux, n'hésitaient pas à nous tirer des cocktails Molotov,
02:53à nous tirer des feux d'artifice.
02:54Mille policiers et gendarmes ont été blessés ces derniers jours.
02:59Donc, on est vraiment dans une situation
03:02où il faut clairement donner une réponse.
03:06Et malheureusement, on ne l'a pas,
03:08parce que, si vous voulez,
03:09on n'a pas la capacité actuellement d'utiliser d'autres armes,
03:13parce qu'on ne les a pas, tout simplement.
03:15On nous a désarmés.
03:16Les policiers vont être encore en première ligne.
03:18Samedi prochain, je n'imagine pas qu'une manifestation ait lieu dans Paris.
03:23Je ne l'imagine pas.
03:24D'ailleurs, je n'imagine pas que demain,
03:26il va y avoir un match de foot, par exemple.
03:28Il y a pourtant un match de foot au Parc des Princes.
03:31Donc, on se retrouve...
03:32Vous pensez que, lors de ce match de foot,
03:35demain, il peut être...
03:36Mais un déplacement de population,
03:38c'est toujours un risque, on le sait très bien.
03:40Quand vous avez des casseurs qui s'y mêlent, si vous voulez,
03:43et qui prennent en otage ces personnes-là.
03:45Ce n'est quand même pas la même chose au Parc des Princes
03:46que d'avoir, effectivement, des gens dans la rue à samedi prochain.
03:49Je n'imagine pas une manifestation dans samedi prochain.
03:52Oui, aussi...
03:53Parce que le match, demain, n'est pas annulé.
03:55Vous pensez qu'il aurait fallu l'annuler demain soir ?
03:56Je pense qu'il aurait fallu, ou alors, le jouer à huis clos,
03:59je ne sais pas, en tous les cas.
04:01C'est PSG Barcelone, demain soir, c'est ça ?
04:03Et puis, il va y avoir d'autres matchs.
04:05Il y a d'autres matchs qui sont prévus.
04:06Il y a Lyon, aussi.
04:08Il n'y a jamais eu d'incident majeur sur les matchs.
04:10Ce n'est pas le problème des personnes qui vont insister au match.
04:16C'est clairement, après, le déplacement de population
04:18va engendrer, si vous voulez, d'autres personnes
04:21qui vont se greffer à cela.
04:23Et c'est pour ça que nous, on préférait décréter plutôt
04:25l'état d'urgence pour pouvoir interdire tout cela.
04:28Axel Rond était avec nous, et vraiment, je le remercie.
04:31Et force est de rester, évidemment, à la police.
04:34Sous-titrage Société Radio-Canada

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