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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour Face à l'Info, énormément de sujets dont on va parler
00:00:07ce soir avec mes invités.
00:00:09Je vous présente le sommaire dans un instant, l'équipe qui m'accompagne aussi, mais d'abord on fait le
00:00:13journal, le point sur l'actualité avec Valentin Rouillon.
00:00:16Bonsoir cher Valentin.
00:00:23Bonsoir cher Thomas et bonsoir à tous. C'est un monument de la radio, de la télévision, aussi de la
00:00:29presse écrite qui s'est éteint.
00:00:31Philippe Bouvard est mort à l'âge de 96 ans. Le papa des grosses têtes laisse ses sociétaires orphelins.
00:00:37C'est sa radio de toujours RTL qui l'a annoncée après avoir été informée par son épouse.
00:00:43Les téléphones portables pourront bien être interdits à la rentrée.
00:00:48Annonce de Montbréjon, la porte-parole du gouvernement précise que cette interdiction pourra être effective dès la rentrée
00:00:53avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif alors même que le Conseil constitutionnel avait censuré la loi.
00:01:00Montbréjon s'expliquait ce matin à la sortie du Conseil des ministres. Écoutez-la.
00:01:04Vous savez que cette loi a en partie, pas complètement, mais en partie été censurée par le Conseil constitutionnel.
00:01:11Certains articles ont néanmoins été validés. L'interdiction, par exemple, des portables dans les lycées a été validée par le
00:01:21Conseil constitutionnel.
00:01:23Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire visant le maire à la FI de Saint-Denis, Balibaga Yoko,
00:01:29sur ses conditions d'emploi à la RATP. Elle porte notamment sur des soupçons de détournement de fonds publics.
00:01:34recèle après des articles de presse et des plaintes de l'association anticorruption. L'élu dénonce, lui, une volonté de
00:01:41le discréditer politiquement.
00:01:43À huit mois de la présidentielle, c'est une rentrée sous pression. Pour Édouard Philippe, le candidat Horizon est à
00:01:49la Réunion,
00:01:49en baisse de trois points dans les sondages, à 17%. Il est désormais au coude à coude avec Jean-Luc
00:01:54Mélenchon.
00:01:54Le maire du Havre entend malgré tout profiter de cette rentrée pour affirmer sa ligne, notamment sur l'immigration et
00:02:00la sécurité.
00:02:01Et pour refermer cette poche politique, Philippe Brun est l'invité de Pierre de Villeneau.
00:02:05Demain matin, le candidat à la primaire socialiste sera à 8h10 dans la grande interview sur CNews et sur Europe
00:02:111.
00:02:12Météo France ajuste ses prévisions. 19 départements du sud de la France sont concernés désormais par une vigilance orange orage.
00:02:19Les deux départements corses viendront s'ajouter ce soir à 23 euros aux 17 autres.
00:02:24Des phénomènes violents attendus sur une large partie du sud du pays.
00:02:27Météo France prévaut aussi de puissantes rafales de vent jusqu'à 130 km heure.
00:02:32La coalition des volontaires s'est réunie cet après-midi.
00:02:35Les partenaires européens de l'Ukraine ont promis de poursuivre leur aide militaire et financière en dépit des menaces russes.
00:02:40Une réunion en pleine escalade dans la guerre entre les deux pays.
00:02:44Emmanuel Macron y a participé en visioconférence pour le président de la République.
00:02:47Les pays de l'OTAN vont être ciblés par la Russie. Il faut rester calme et continuer normalement. Écoutez-le.
00:02:54Nous devons également garder à l'esprit que la Russie tentera d'intensifier ses actions contre les pays européens afin
00:03:00de dissuader, d'apporter leur aide à l'Ukraine.
00:03:03Et dans le même temps, le prince héritier d'Arabie Saoudite est à l'Elysée.
00:03:06Mohamed Belsanman est venu retrouver Emmanuel Macron.
00:03:09L'Elysée promettait de nombreux accords.
00:03:11Une annonce sans précédent, affirme le président de la République.
00:03:143 par 4 m à Serge Pontoise.
00:03:166 milliards d'investissements.
00:03:1822 000 emplois créés.
00:03:19Nous n'en avons pas fini de surprendre le monde, peut-on lire sur le compte X d'Emmanuel Macron.
00:03:25Donald Trump affirme que l'Iran s'effondre complètement.
00:03:28Il annonce à quelques heures des sanctions économiques qu'il veut infliger à Téhéran.
00:03:32Pourtant, le secrétaire au Trésor américain parlait, lui, la veille, d'un « d'idées économiques » en référence au
00:03:37débarquement allié de 1944 en France.
00:03:40Et puis, la troisième étape du Tour d'Espagne a été annulée à moins de 20 km de l'arrivée
00:03:45en France,
00:03:45en raison d'un violent épisode de grêle dans les Pyrénées.
00:03:48Tadej Pocacar, leader de la Vuelta, lui-même demandait au coureur de s'arrêter et de se mettre à l
00:03:52'abri.
00:03:53Aucun vainqueur, donc, ni podium.
00:03:55Mais le classement général reste inchangé.
00:03:58Merci beaucoup, cher Valentin, pour ce point complet sur l'actualité.
00:04:02Au programme, ce soir, dans Face à l'Info, la campagne présidentielle est lancée.
00:04:07Et un homme fait la course en tête à gauche.
00:04:09Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:10En avance sur ses temps de passage dans les sondages,
00:04:13le leader de la France Insoumise poursuit sur son positionnement clivant et ses propos outranciers.
00:04:18Dernier exemple en date ce dimanche, depuis Valence,
00:04:21où le candidat à la présidentielle s'en prend au préfet.
00:04:24Mélenchon veut les mettre au pas, les renvoyer dans leur bureau.
00:04:28Réponse de Laurent Nunez qui monte au créneau.
00:04:30Indignation à droite aussi.
00:04:32Alors de quoi cette nouvelle sortie est-elle le nom ?
00:04:34Est-ce que cette radicalité peut permettre à Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour de l'élection présidentielle
00:04:40?
00:04:40Raphaël Steinville décryptera cette stratégie en nous disant qu'on aurait tort de ne pas prendre la menace Mélenchon au
00:04:46sérieux.
00:04:47On vous parlera aussi de la visite du prince héritier d'Arabie Saoudite à Paris.
00:04:51Enjeux économiques et diplomatiques au programme pour Mohamed Ben Salman, alias MBS,
00:04:56qui a rencontré Emmanuel Macron aujourd'hui.
00:04:59La monarchie du Golfe veut investir en France,
00:05:01notamment dans un projet de parc d'attractions en région parisienne,
00:05:05qui mettra à l'honneur les héros du manga Dragon Ball.
00:05:09Mais qu'est-ce qui se cache réellement derrière ces investissements ?
00:05:12Quel est l'objectif de Mohamed Ben Salman ?
00:05:14Qu'est-ce que la France a gagné à dérouler le tapis rouge au monarque saoudien ?
00:05:19L'analyse de Michel Fayat ce soir.
00:05:21Le mois de septembre sera marqué par la visite du pape en France.
00:05:25Point d'orgue de ce déplacement de Léon XIV, une messe célébrée sur la place de la Concorde.
00:05:30L'événement agace déjà une partie de la gauche qui crie aux atteintes à la laïcité.
00:05:35Mais de quoi parle-t-on vraiment ?
00:05:36Et surtout, pourquoi cette visite sera un événement plein de symboles et de signes positifs
00:05:41dans un pays qui en a bien besoin ?
00:05:43Véronique Jacquier répondra à toutes ces questions.
00:05:46Et puis c'est une déclaration qui est passée relativement inaperçue malgré la gravité des propos.
00:05:51Marine Tondelier plaide pour la désobéissance civile en cas de victoire du Rassemblement national à l'élection présidentielle.
00:05:58Adepte du cordon sanitaire, pourquoi pas de l'interdiction de ses opposants ?
00:06:01La chef de file des verts glisse tranquillement dans une lecture illibérale, voire autoritaire, du débat public.
00:06:07Et dans le même temps, à Aurillac, un festival tourne à l'émeute avec des antifas contre les forces de
00:06:12l'ordre.
00:06:13La violence de la gauche radicale semble s'accroître.
00:06:16Des mots des responsables politiques jusqu'aux actes des militants dans la rue
00:06:20analysent de cette tendance de fond à gauche et de ce qu'elle annonce pour les mois à venir avec
00:06:25Jonathan Sicsou.
00:06:26Voilà pour le programme.
00:06:28Vous avez donc découvert l'équipe qui m'accompagne ce soir.
00:06:30Bonsoir à tous et je suis ravi de vous retrouver.
00:06:32On va commencer bien sûr par rendre hommage à Philippe Bouvard qui s'est éteint aujourd'hui à l'âge
00:06:37de 96 ans.
00:06:38C'est une information qu'on a appris ce matin et on va en parler avec Masha Meryl qui est
00:06:43en direct avec nous,
00:06:45comédienne, chanteuse, romancière qui a été sociétaire des Grosses Têtes.
00:06:49Bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
00:06:52On vous imagine forcément ému à l'annonce du décès de Philippe Bouvard.
00:06:56Ah oui, c'était un grand monsieur.
00:06:59Évidemment, vous savez, à la fin de sa vie, il ne voyait plus, il ne l'entendait plus.
00:07:03Je pense que c'était un soulagement pour lui de partir.
00:07:06Mais ce qu'il faut se souvenir, c'est qu'il a créé un genre.
00:07:11C'était celui de mêler la culture au rire.
00:07:16Alors c'est une tradition française.
00:07:17Il y avait au 19e siècle tous les polémistes et aussi comme ça une forme d'esprit français,
00:07:25gauloiserie même, avec des plaisanteries un peu sur fond sexuel.
00:07:30Mais il l'a mis au goût du jour et il a fait cette chose extraordinaire
00:07:34de mélanger des professionnels du rire, comme étaient Sim, Carlos, Bernard Mabille et d'autres,
00:07:42avec des gens de la culture, c'est-à-dire Sabatier, Dutour, moi,
00:07:47des gens qui n'avaient rien à voir, et même Kersaison, qui n'était pas du tout un comique.
00:07:51Et ça, ça a été vraiment un alliage extraordinaire.
00:07:56Parce que chaque jour, il faisait le casting de son émission.
00:08:01Et il faisait des mariages comme ça.
00:08:04Moi, j'ai été 33 ans, vous vous rendez compte.
00:08:07Je ne l'étais pas tous les jours, parce qu'on l'était selon nos disponibilités, nos possibilités.
00:08:12Alors, il avait quand même aussi cette espèce de dendure avec les femmes,
00:08:16parce que c'était un club d'hommes, c'était un club très macho.
00:08:21Mais mes copains me disaient, mais pourquoi tu vas là, c'est dégueulasse,
00:08:23ils sont machos, ils n'aiment pas les femmes, ils vous marchent dessus.
00:08:28Ben non, justement, moi je répondais, c'est là qu'il faut aller damer le pion à ces messieurs.
00:08:32Et d'ailleurs, petit à petit, il s'est rendu compte qu'il existait un humour féminin.
00:08:36Et il nous a laissé une place.
00:08:38À Isabelle Mergaux, à Meryl Robin, Mimi Maty, moi.
00:08:45C'est-à-dire qu'au fond, il nous a donné la parole, tout en nous attaquant,
00:08:49tout en pensant que les femmes étaient inférieures.
00:08:51Mais quand même, il nous a donné la parole.
00:08:53Masha Meryl, on rappelle que vous êtes entrée au Grosse Tête, je crois que c'était en 1981.
00:08:57À l'époque, on imagine qu'il a fallu aussi trouver sa place.
00:09:00Comment ça s'est passé pour vous, justement, dans ce contexte ?
00:09:03Mais vous savez, c'était très drôle la façon dont il recrutait.
00:09:06C'était d'abord un chef d'entreprise.
00:09:07Donc il m'avait interviewé pour un livre ou une pièce, je ne me souviens plus.
00:09:12Il avait trouvé que j'étais rigolote et que j'avais la langue bien pendue.
00:09:16Et donc il m'a proposé de participer.
00:09:19Et il m'a testé, en quelque sorte.
00:09:22Quand il a vu que j'avais du répondant,
00:09:26finalement, c'est devenu comme une sorte de provocation pour les autres, pour les hommes,
00:09:31de prendre des femmes qui étaient capables de leur répondre
00:09:34et aussi de leur envoyer la balle.
00:09:36Parce que, attendez, on se faisait attaquer de tous les côtés.
00:09:38Mais c'était ça qui était très nouveau.
00:09:41Parce que tout en pensant, franchement, que les femmes étaient inférieures,
00:09:45il, quand même, il nous a permis de nous exprimer.
00:09:49Et moi, je lui serai éternellement reconnaissante.
00:09:51Parce que ça m'a donné, vous savez, 33 ans de Grosse Tête,
00:09:55ça m'a donné une aisance.
00:09:58Une aisance pour vous répondre.
00:10:00Parce que chaque mot compte.
00:10:01Et il faut être rapide.
00:10:03Ça, c'est le sens de la radio.
00:10:06Et je vois beaucoup de mes consoeurs et de mes confrères comédiens
00:10:09qui m'affouillent quand ils sont devant un micro.
00:10:13Tandis que moi, à force d'avoir la réponse rapide
00:10:17à tous ces messieurs des Grosse Tête,
00:10:20je suis devenue celle que je suis aujourd'hui.
00:10:22C'était une école aussi, les Grosse Tête.
00:10:25Vous l'avez dit, 33 ans à ses côtés.
00:10:27J'imagine que vous avez des heures d'histoire
00:10:28que vous pourriez nous raconter.
00:10:30S'il y avait une anecdote,
00:10:31un moment que vous auriez envie de nous raconter
00:10:33qui témoigne de ce qu'était Philippe Bouvard,
00:10:36ce serait lequel, M. Meryl ?
00:10:38Un jour, Jean-Yann, Jacques Martin et Kersozon
00:10:43ont fait l'épitaphe de Philippe Bouvard
00:10:46en 20 minutes, en alexandrin.
00:10:50Philippe riait tellement, parce que c'était ça surtout.
00:10:54Il riait vraiment, il riait de bon cœur.
00:10:56En fait, il fallait le faire rire.
00:10:58Et c'était extraordinaire à quel point
00:11:00il était reconnaissant quand on était efficace.
00:11:04Mais il n'a jamais repassé cette émission-là,
00:11:07parce que finalement, son épitaphe, ça ne lui faisait pas tellement plaisir.
00:11:11Mais je crois qu'il avait un don extraordinaire
00:11:14pour tirer le meilleur de chacun de nous.
00:11:15Et puis, n'oubliez pas, le petit théâtre de Bouvard, parallèlement,
00:11:19a mis au monde tous les humoristes d'aujourd'hui,
00:11:22tous les comiques, hommes et femmes.
00:11:24Et je pense que vraiment, on lui doit beaucoup.
00:11:28Et il a aussi respecté, alors moi, je n'arrête pas de dire,
00:11:32qu'il avait surtout le mérite d'aimer la langue française.
00:11:35Et donc, c'est pour ça qu'il était un 19e-iste.
00:11:38Il adorait la littérature du 19e, la belle langue.
00:11:42Donc, il adorerait le spectacle que je suis en train de faire sur Georges Sand,
00:11:45parce qu'il aimait Flaubert, il aimait Jules Renard,
00:11:49lui-même parlait un français formidable, avec des imparfaits du subjonctif.
00:11:53Et puis, il faut se rappeler que cet enfant juif du sentier,
00:11:58il l'a fait son coming out très tardivement,
00:12:01a réussi à être plus français que les Français.
00:12:04Il était un amoureux de la France.
00:12:07Il avait quelques, comme ça, grands personnages sacrés, dont De Gaulle.
00:12:13Mais il était complètement à droite.
00:12:16Alors moi, il me taquinait, parce que moi, j'étais jeune fille de gauche,
00:12:20et donc il trouvait toujours le moyen de me taquiner.
00:12:22Mais c'est un homme qui a aimé la France passionnément.
00:12:27Et cette émission qu'il faisait, si vous y réfléchissez bien,
00:12:32c'était un hymne à la culture française,
00:12:35dans une tradition qui existe depuis longtemps,
00:12:38les polémistes, l'esprit français,
00:12:43qui commence par la critique.
00:12:45Il faut d'abord critiquer.
00:12:47Et dans la critique, on trouve ce qu'il y a de spirituel, de drôle,
00:12:51et qui permet aux gens de s'amuser.
00:12:53Alors ça aussi, il avait un respect du public.
00:12:57Il pensait que le public était intelligent,
00:12:59qu'on ne pouvait pas lui donner n'importe quoi.
00:13:01Et ça, je crois que c'est son mérite,
00:13:04c'est son succès aussi,
00:13:06c'est qu'il a absolument respecté le public.
00:13:10Merci beaucoup.
00:13:10Merci, Macha Meryl.
00:13:11C'était passionnant de vous entendre parler,
00:13:13de votre Philippe Bouvard aussi.
00:13:15Et on vous s'est ému, forcément, par cette annonce.
00:13:19Merci beaucoup d'avoir accepté de témoigner ce soir,
00:13:21en direct, dans Face à l'Info, sur CNews.
00:13:23Merci beaucoup.
00:13:24Merci, Macha Meryl.
00:13:25Ne le disons pas, c'était un grand homme.
00:13:28Et donc, voilà ce qu'on pouvait dire sur le décès de Philippe Bouvard.
00:13:31On y reviendra, bien sûr, dans nos prochaines éditions.
00:13:33On va nous parler de l'actualité maintenant,
00:13:35avec vous d'abord, Raphaël Steinville.
00:13:36Vous allez revenir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon.
00:13:38D'abord, sur son positionnement dans les sondages.
00:13:41Il est donné, selon un sondage Harris Interactive-Toluna,
00:13:44entre 16 et 17%, selon les hypothèses.
00:13:47Et dans ce cas-là, il se qualifierait dans trois scénarios sur cinq.
00:13:51Qu'est-ce que ce sondage traduit à vos yeux, Raphaël Steinville ?
00:13:54Thomas, je pense que ce sondage, il traduit d'abord une réalité politique très simple.
00:13:59Jean-Luc Mélenchon est en avance sur Jean-Luc Mélenchon.
00:14:02Je m'explique.
00:14:03Jamais depuis que Jean-Luc Mélenchon candidate à la présidentielle,
00:14:07c'est la quatrième fois cette année,
00:14:09le leader de la France insoumise, à ce stade de la campagne présidentielle,
00:14:13n'a bénéficié de sondages aussi flatteurs.
00:14:15En août 2011, pour sa première campagne,
00:14:19il était, à cette époque de l'année, crédité de 7% dans les sondages
00:14:23et terminera, on le sait, à 11%.
00:14:25A l'été 2016, le dernier grand sondage avant la rentrée politique
00:14:29le donnait à 13,5%.
00:14:32Il obtiendra en 2017, 19,6% des suffrages.
00:14:36Derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon, on s'en souvient.
00:14:40En août 2021, pour sa troisième campagne,
00:14:43Jean-Luc Mélenchon était crédité de 11% au MEPStat de l'année.
00:14:47Aucun sondeur ne sut mesurer la dynamique dont il sut profiter en fin de campagne.
00:14:52Il obtint 22% des suffrages en avril
00:14:55et échoua, on le sait, à 420 000 voix du second tour.
00:14:59Et aujourd'hui, comme vous le rappeliez,
00:15:01il est crédité dans ce sondage d'un risque interactif de 16 à 17%,
00:15:06selon les hypothèses retenues.
00:15:07Ce n'est qu'une photographie, j'en suis bien conscient,
00:15:10mais on aurait tort de ne pas y prêter attention.
00:15:12Dans trois scénarios sur cinq, il se qualifierait pour le second tour.
00:15:15Il fait jeu égal avec Édouard Philippe,
00:15:18si Gabriel Attal n'est pas candidat.
00:15:20Si cela souligne la fragilité de l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron,
00:15:24cela donne surtout à Jean-Luc Mélenchon de solides raisons d'espérer
00:15:27et des raisons de regonfler à bloc ces militants qui croient en sa victoire.
00:15:33D'autant plus qu'à gauche, il ne souffre pas vraiment d'une véritable concurrence.
00:15:37Pas de concurrence, ça veut dire que pour vous, Raphaël,
00:15:39l'hypothèse de Raphaël Glucksmann,
00:15:41ce n'est pas de nature à rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:15:44En fait, il faut se rendre à l'évidence.
00:15:46Jean-Luc Mélenchon est parvenu à faire une OPA sur la gauche.
00:15:50Ce matin, Vincent Tremlet-Villers, dans son éditorial du Figaro,
00:15:54le décrivait très bien.
00:15:55Comme le nuage de Tchernobyl,
00:15:57le mélenchonisme ne s'arrête pas aux frontières de la France insoumise.
00:16:01Les verres exposés depuis trop longtemps à ces radiations sont incurables,
00:16:05mais le Parti Socialiste lui-même n'est pas épargné.
00:16:08Hier encore, au moment même où Raphaël Glucksmann
00:16:12se déclarait candidat à la présidentielle sur TF1
00:16:15et jurait de rompre à jamais avec LFI,
00:16:19il était incapable de garantir à Audrey Crespo-Marin,
00:16:22qui l'interrogeait,
00:16:23que ses alliés socialistes ne concluraient pas demain
00:16:27des accords avec Jean-Luc Mélenchon.
00:16:29Et pour cause.
00:16:30Nombre d'entre eux ne doivent leur élection à l'Assemblée nationale
00:16:34qu'à des accords au pacte conclu avec la France insoumise.
00:16:38Combien préféreront perdre leur siège plutôt que leur âme ?
00:16:42C'est vrai des socialistes comme des écologistes.
00:16:44Il y a donc fort à parier que ce duel dont rêve Raphaël Glucksmann
00:16:49tourne à l'avantage de Jean-Luc Mélenchon.
00:16:51Le président de Place Publique
00:16:53en est encore à devoir batailler
00:16:55dans une primaire raccornie,
00:16:56on a compris le système un peu bizarroïde
00:17:00qui a présidé à sa constitution,
00:17:02qui ne lui donnera qu'une faible légitimité populaire
00:17:05et l'obligera probablement à des accommodements programmatiques
00:17:09s'il devait en sortir vainqueur.
00:17:11Pendant ce temps,
00:17:12Jean-Luc Mélenchon peut faire campagne
00:17:13sans que personne dans son camp
00:17:15ne lui dispute sa place
00:17:17sous peine d'excommunication.
00:17:19Il a une vision, une doctrine,
00:17:21un programme, un appareil
00:17:23et surtout un électorat
00:17:25dont il flatte les bas instincts.
00:17:28Cette nouvelle France
00:17:28qu'il promeut, séduit, à n'en pas douter,
00:17:31autant qu'elle effraie.
00:17:32C'est Terra Nova sous stéroïde,
00:17:34l'antisémitisme en plus,
00:17:36écrivait encore ce matin
00:17:37Vincent Trémelet-Villers.
00:17:38Alors aucun sondage pour l'instant
00:17:39ne donne Jean-Luc Mélenchon vainqueur
00:17:41face à Marine Le Pen dans un second tour,
00:17:44mais vous nous dites qu'on aurait tort
00:17:45de ne pas s'intéresser à la manière
00:17:46dont il voudrait présider,
00:17:48gouverner s'il arrivait au pouvoir,
00:17:50parce que dimanche,
00:17:51dans son discours de clôture
00:17:52des universités d'été
00:17:54de la France Insoumise,
00:17:55il s'en est pris au préfet.
00:17:56Alors pourquoi s'en prendre au préfet
00:17:58et qu'est-ce que ça a dit
00:17:59de sa conception du pouvoir ?
00:18:01Alors pourquoi les préfets ?
00:18:02Il y a d'abord une raison immédiate.
00:18:04Plusieurs préfets ont porté plainte
00:18:07contre des députés
00:18:07de la France Insoumise,
00:18:08notamment après l'affirmation
00:18:10selon laquelle la police tue
00:18:12ce leitmotiv repris
00:18:14à l'envie par nombre d'entre eux.
00:18:16Mélenchon considère ces plaintes
00:18:18comme une forme d'intimidation politique.
00:18:20C'est le point de départ de sa colère.
00:18:22Mais je crois qu'il faut aller plus loin
00:18:23et bien comprendre
00:18:25ce que ça dit de sa conception du pouvoir.
00:18:27Un pouvoir autoritaire, confiscatoire
00:18:30et qui ne veut souffrir
00:18:31d'aucun contre-pouvoir.
00:18:33La République, c'est moi.
00:18:35Souvenez-vous, c'est ce qu'il disait,
00:18:36ce qu'il lançait aux policiers
00:18:38qui tentaient de perquisitionner
00:18:39son QG, voilà quelques années.
00:18:41On pourrait ajouter,
00:18:42sans risque d'être démenti,
00:18:44la France, c'est moi.
00:18:44La justice, le droit, c'est moi.
00:18:47Jean-Luc Mélenchon rêve
00:18:48déjà de préfet au garde-à-vous.
00:18:52Il pratique la terreur,
00:18:53leur demande une forme d'allégeance.
00:18:55Sinon, la prison.
00:18:56Vous pensez que je plaisante ?
00:18:58C'est quasiment le cas.
00:18:59L'année dernière, déjà,
00:19:00aux mêmes universités d'été
00:19:02de la France insoumise,
00:19:03il s'était adressé
00:19:04une première fois au préfet.
00:19:05Nous vous mettrons en prison
00:19:06avant que vous nous y mettiez.
00:19:09L'association du corps préfectoral
00:19:10avait à leur porte
00:19:11des plaintes pour menaces.
00:19:12Et quelques mois plus tard,
00:19:14Bastien Lachaud expliquait
00:19:15qu'une arrivée de LFI au pouvoir
00:19:17permettrait de reprendre en main
00:19:19la haute fonction publique.
00:19:20Alors, on comprend derrière ce vocabulaire
00:19:22reprendre en main,
00:19:23mettre en prison.
00:19:23À un moment,
00:19:24les mots cessent d'être des accidents.
00:19:26Ils composent une grammaire du pouvoir.
00:19:29Et cette grammaire,
00:19:30c'est celle de la fièvre révolutionnaire
00:19:32et de la tentation totalitaire.
00:19:34Louis Boyard,
00:19:35l'un des lieutenants de Mélenchon,
00:19:37l'exprimait encore plus explicitement
00:19:38cette semaine,
00:19:39promettant qu'à l'arrivée du pouvoir
00:19:40de son camp,
00:19:41la première mesure qu'il prendrait
00:19:43serait l'interdiction de CNews.
00:19:45Tout est dit.
00:19:46Il faut criminaliser
00:19:47la liberté d'expression dissidente,
00:19:50mettre au goulag
00:19:51ceux qui ne pensent pas
00:19:52comme Mélenchon.
00:19:53C'est aussi, surtout ça,
00:19:54la Nouvelle-France.
00:19:55Du passé,
00:19:56faisons table rase.
00:19:57Et on pourrait même ajouter
00:19:58du passif également.
00:19:59C'est la proposition
00:20:01de Jean-Luc Mélenchon
00:20:01d'en finir avec une partie
00:20:03de la dette française.
00:20:04Très intéressant
00:20:05et on reviendra
00:20:06sur cette vision
00:20:08que vous qualifiez
00:20:09de totalitaire
00:20:10qu'on pourrait analyser
00:20:11à cette aune-là
00:20:13avec Jonathan Sixou.
00:20:14Vous en parlerez
00:20:14parce que vous parlerez
00:20:15des verts
00:20:15qui sont assez proches
00:20:16finalement de ce qu'on vient
00:20:17d'entendre de la part
00:20:18de Raphaël Steinville.
00:20:19Absolument.
00:20:20Et vous parliez du fait
00:20:20que c'était,
00:20:21vous repreniez les mots
00:20:22de Vincent Trémolet-Villers
00:20:23avec ce nuage.
00:20:24Les verts, en effet,
00:20:24sont dans cette conception-là aussi.
00:20:26Merci beaucoup,
00:20:27Raphaël Steinville.
00:20:27Alors, on l'a appris
00:20:28juste avant cette émission.
00:20:29Il y aura trois parcs
00:20:30d'attractions financés
00:20:31par l'Arabie Saoudite.
00:20:32C'est ce qu'a annoncé
00:20:32l'Elysée.
00:20:33Emmanuel Macron est tout fier.
00:20:34D'ailleurs, il a publié
00:20:34un tweet.
00:20:36Il reçoit aujourd'hui
00:20:37le prince héritier
00:20:38Mohamed Ben Salman.
00:20:39Une annonce hors normes,
00:20:40nous dit le président
00:20:40de la République.
00:20:41Vous connaissez mon intérêt
00:20:42pour les mangas.
00:20:43Vous savez aussi
00:20:43ma détermination
00:20:44à attirer en France
00:20:45les investissements
00:20:46qui créent des emplois
00:20:47et rendent possibles
00:20:47les projets les plus ambitieux.
00:20:49Avec l'Arabie Saoudite,
00:20:50nous faisons une annonce
00:20:51sans précédent.
00:20:52Trois parcs à thème
00:20:52vont voir le jour
00:20:53à Sergi-Pontoise.
00:20:54C'est dans le Val-d'Oise
00:20:55au nord de Paris.
00:20:56On revient justement
00:20:56sur cette relation diplomatique
00:20:58avec l'Arabie Saoudite
00:20:59avec vous Michel Fayad.
00:21:00Parce qu'il y a 7 ans,
00:21:01Mohamed Ben Salman
00:21:02c'était un paria
00:21:03mis au banc de l'Occident
00:21:04après l'assassinat
00:21:05de Jamal Khashoggi,
00:21:06un journaliste
00:21:07qui avait été exécuté
00:21:08au consulat d'Arabie Saoudite
00:21:10en Turquie.
00:21:10Aujourd'hui,
00:21:11Emmanuel Macron
00:21:12l'a reçu à l'Elysée
00:21:13pour renforcer
00:21:14le partenariat stratégique
00:21:15entre nos deux pays.
00:21:16Hier, ils étaient
00:21:17au Grand Palais
00:21:17pour la version e-sport.
00:21:19Aujourd'hui,
00:21:19ils parlent d'énergie,
00:21:20d'investissement,
00:21:21de défense,
00:21:22de la situation
00:21:23au Proche-Orient.
00:21:24Et dans le décor,
00:21:25ces trois parcs d'attractions
00:21:27dont un parc Dragon Ball
00:21:29porté par des intérêts
00:21:30saoudiens dans le Val-d'Oise.
00:21:31Est-ce que ça veut dire
00:21:32Michel Fayad
00:21:32que Mohamed Ben Salman
00:21:34est redevenu fréquentable ?
00:21:37Fréquentable ?
00:21:37Je ne sais pas franchement.
00:21:38Mais effectivement,
00:21:39il y a 7 ans,
00:21:40on cherchait
00:21:40comment éviter
00:21:41de le recevoir.
00:21:42Et aujourd'hui,
00:21:43on lui déroule
00:21:44le tapis rouge.
00:21:46Entre les deux,
00:21:46il ne s'est pas racheté
00:21:47une conduite,
00:21:48il s'est simplement
00:21:48rendue utile.
00:21:50Et en politique étrangère,
00:21:51l'utilité pardonne
00:21:53à peu près tout.
00:21:55Regardez ce qu'il apporte
00:21:57dans ses bagages.
00:21:57Les milliards
00:21:58de son fonds souverain,
00:21:59des projets dans l'énergie,
00:22:00les transports,
00:22:01l'intelligence artificielle,
00:22:03le quantique
00:22:03et cerise sur le pétrodollar,
00:22:05si on peut dire.
00:22:06Un parc à thème Dragon Ball
00:22:08sur le site
00:22:09de l'ancien Mirapolis
00:22:10dans le Val-d'Oise.
00:22:11Là où veillait
00:22:12le gargantua de Rabelais,
00:22:15se dressera peut-être
00:22:16donc un Songoku géant
00:22:19financé par Riyad.
00:22:21Avouez que l'image
00:22:22est parfaite.
00:22:24Du divertissement japonais
00:22:25financé par l'argent saoudien
00:22:28à une demi-heure de Paris.
00:22:30Vous voyez,
00:22:30c'est bien.
00:22:31Et ce n'est pas
00:22:32un simple investisseur
00:22:33touristique
00:22:34qui se trouve
00:22:34derrière le projet.
00:22:36En fait,
00:22:37le parc est porté
00:22:38par une société
00:22:38qui s'appelle
00:22:39Kidia Investment Company,
00:22:41qui est une société
00:22:41qui est détenue
00:22:42à 100%
00:22:43par le fonds souverain
00:22:44des Saoudiens,
00:22:45donc le Public Investment Fund.
00:22:48Et en fait,
00:22:49cette structure,
00:22:51c'est celle
00:22:52qui construit
00:22:52cette ville
00:22:53qui est pour vision
00:22:542030 en Arabie Saoudite,
00:22:56une ville qui donc
00:22:56crée de zéro
00:22:58et qui est appelée
00:22:59à être l'image
00:23:00de l'Arabie Saoudite.
00:23:02Et donc,
00:23:05le Dragon Ball
00:23:06du Val-d'Oise
00:23:07n'est pas seulement
00:23:08un parc d'attraction,
00:23:09c'est aussi potentiellement
00:23:10du soft power saoudien,
00:23:12un peu comme
00:23:12à quelques kilomètres
00:23:13de Paris,
00:23:14un peu comme
00:23:14le PSG
00:23:15l'est pour le Qatar.
00:23:16Et pour mesurer
00:23:17ce que cela représente,
00:23:18il faut se souvenir
00:23:19de ce qu'il y avait
00:23:20donc avant,
00:23:21Mirapolis,
00:23:21ouvert en 87,
00:23:23c'est l'un des premiers
00:23:24grands parcs
00:23:24à thème français,
00:23:25notre tentative
00:23:26en fait de Disney
00:23:27à la française.
00:23:29Son emblème,
00:23:30c'était Gargantua,
00:23:31on l'a dit,
00:23:31le géant de Rabelais,
00:23:3235 mètres de haut.
00:23:33Le parc a fermé
00:23:34quatre ans plus tard,
00:23:35en 1991.
00:23:37Depuis,
00:23:37le site est resté
00:23:38une friche,
00:23:39il ne s'est rien passé
00:23:40pendant 35 ans.
00:23:41Pourtant,
00:23:41il y a eu pas mal
00:23:42d'idées de projet,
00:23:43une éco-ville,
00:23:44un complexe hôtelier,
00:23:45une résidence,
00:23:46co-living,
00:23:47etc.
00:23:47Puis,
00:23:49il ne s'est rien passé.
00:23:50Et puis,
00:23:51on a entendu
00:23:53ce projet saoudien
00:23:54et Valérie Pécresse
00:23:55a dit ce matin
00:23:56sur TF1
00:23:57que la région
00:23:58y travaille
00:23:58depuis 18 mois.
00:23:59Elle a précisé
00:24:00qu'il y avait
00:24:00une réunion importante
00:24:01à l'Elysée,
00:24:02qu'il y aurait un accord
00:24:03qui pourrait être signé.
00:24:03C'est ce qu'on vient
00:24:04de le voir.
00:24:06Et en fait,
00:24:07elle en a défendu
00:24:08le principe
00:24:09parce que d'après elle,
00:24:10c'est un projet
00:24:10d'ampleur de Disney
00:24:11qui va créer
00:24:12énormément d'emplois,
00:24:13qui va attirer
00:24:14énormément de touristes.
00:24:15Et donc,
00:24:16voilà l'argument.
00:24:17La France,
00:24:18en fait,
00:24:18c'est la première
00:24:19destination touristique
00:24:20au monde.
00:24:21Elle a besoin
00:24:21d'emplois et d'investissements.
00:24:23Mais voilà le débat.
00:24:24Faut-il simplement
00:24:25se réjouir
00:24:25de l'argent qui arrive
00:24:26ou se demander aussi
00:24:27ce qu'il raconte ?
00:24:28C'est exactement
00:24:29ce que redoute
00:24:29Nicolas Devilliers,
00:24:31le président
00:24:31du Puy-du-Fou,
00:24:33qui a fait une tribune
00:24:34dans Le Figaro
00:24:35et qui dit justement
00:24:36que voir Gargantua
00:24:38se faire remplacer
00:24:39par Son Goku
00:24:41serait le symbole
00:24:42d'un pays
00:24:43qui, en fait,
00:24:44abandonne son propre
00:24:45récit culturel.
00:24:46Et à la télévision,
00:24:47il a même été
00:24:48plus direct.
00:24:49Il a dit
00:24:49pourquoi est-ce que
00:24:50ce projet
00:24:51ne serait-il pas français
00:24:52alors que la France
00:24:52possède des talents
00:24:53et des créateurs
00:24:54pour le faire ?
00:24:55Sa formule est redoutable.
00:24:57Selon lui,
00:24:57l'Arabie saoudite
00:24:58a compris la bataille
00:24:58mondiale des imaginaires
00:25:00et investit dans la culture
00:25:01pour accroître
00:25:02son influence.
00:25:03Autrement dit,
00:25:04Riyad ne finance pas
00:25:04seulement des attractions,
00:25:06il finance un récit.
00:25:07Mais derrière les attractions,
00:25:09le fait têtu demeure.
00:25:10MBS,
00:25:11c'est quand même
00:25:12l'homme
00:25:12que les renseignements
00:25:15américains
00:25:15avaient estimé
00:25:16comme étant responsable,
00:25:17comme vous l'avez dit,
00:25:18de la mort,
00:25:19la capture
00:25:20et puis ensuite
00:25:20la mort terrible
00:25:21de Jamal Khashoggi.
00:25:23Et puis,
00:25:24il reste à la tête
00:25:25d'une monarchie absolue
00:25:26dont la loi fondamentale
00:25:28fait du Coran
00:25:28et de la Sunna
00:25:29la base du système
00:25:31de gouvernement saoudien.
00:25:33Et pourtant,
00:25:33tout a changé
00:25:34autour de lui.
00:25:35Ciné marées ouverts,
00:25:36concerts,
00:25:37tourisme,
00:25:38femmes qui peuvent conduire,
00:25:43le e-sport,
00:25:44les stars du ballon rond.
00:25:46Le mouvement est réel.
00:25:47Personne de sérieux
00:25:48ne peut le nier.
00:25:49La vraie question
00:25:50n'est pas de savoir
00:25:51si l'Arabie saoudite
00:25:52a changé.
00:25:53Elle a bien évidemment changé.
00:25:54Mais la question,
00:25:55c'est jusqu'où ?
00:25:56Et surtout,
00:25:57jusqu'où la France
00:25:57est-elle prête
00:25:58à fermer les yeux
00:25:59pour rester dans la course ?
00:26:01Et cette question,
00:26:02vous y répondez
00:26:02juste après la pause.
00:26:03Vous avez parfaitement
00:26:04décrypté les enjeux
00:26:05derrière ces parcs
00:26:06d'attractions.
00:26:06Vous allez nous dire
00:26:07qu'il y a d'autres enjeux
00:26:08derrière cette visite,
00:26:09bien sûr.
00:26:10Et on en parle
00:26:10juste après cette courte pause.
00:26:12Restez avec nous
00:26:12dans Face à l'Info.
00:26:13Quelques minutes
00:26:14d'interruption
00:26:14et on revient
00:26:15et on continue
00:26:15de parler de l'Arabie saoudite.
00:26:17A tout de suite.
00:26:21On est de retour
00:26:22dans Face à l'Info
00:26:23et c'est l'occasion pour moi
00:26:23d'adresser un clin d'œil
00:26:25bien sûr à Christine Kelly
00:26:26que vous retrouvez
00:26:27à partir de jeudi.
00:26:28Alors notez bien,
00:26:28nouvel horaire,
00:26:3018h30 jeudi,
00:26:31Face à l'Info,
00:26:32Christine Kelly
00:26:33et son équipe.
00:26:34Je sais que vous avez
00:26:35hâte de la retrouver.
00:26:36Soyez au rendez-vous,
00:26:37ce sera à partir de jeudi
00:26:38et je l'embrasse bien sûr
00:26:39parce que je sais
00:26:40qu'elle nous regarde sûrement.
00:26:41On poursuit notre discussion
00:26:43autour de l'Arabie saoudite
00:26:44avec vous,
00:26:45Michel Fayad.
00:26:45On a parlé des parcs d'attractions.
00:26:46Ça a été annoncé
00:26:47juste avant cette émission.
00:26:48Trois parcs d'attractions
00:26:49financées par l'Arabie saoudite.
00:26:51Emmanuel Macron s'en réjouit.
00:26:52Il y aura notamment
00:26:53un parc Dragon Ball
00:26:54et vous nous avez expliqué
00:26:55le soft power
00:26:55que ça pouvait constituer
00:26:57pour l'Arabie saoudite.
00:26:58Mais si on va plus loin
00:26:59que l'e-sport,
00:27:00les petits fours
00:27:01qu'il y avait hier
00:27:02au Grand Palais,
00:27:03il y a les affaires.
00:27:04Et bien sûr,
00:27:04et quand il y a les affaires,
00:27:05il y a les armes.
00:27:06Michel Fayad, la France,
00:27:08est-ce qu'elle est en train
00:27:08de vendre son silence
00:27:09à Riyad,
00:27:11la capitale saoudienne ?
00:27:12Elle vend surtout des canons
00:27:14et elle espère
00:27:14ne jamais avoir à choisir
00:27:16entre ces canons
00:27:17et ces principes,
00:27:18ces contrats et ces principes.
00:27:19Depuis des années,
00:27:20l'Arabie saoudite
00:27:21est l'un des meilleurs clients
00:27:22du complexe militaire
00:27:23industriel français.
00:27:24Donc il y a eu
00:27:24des canons César,
00:27:25des missiles,
00:27:26des systèmes électroniques,
00:27:27des navires de guerre.
00:27:28Entre 2015 et 2022,
00:27:30figurez-vous,
00:27:31la France a livré
00:27:31pour plus de 21 milliards
00:27:33d'euros de matériel de guerre
00:27:34à l'Arabie saoudite
00:27:35et aux Émirats arabes unis.
00:27:37Dans une région
00:27:37où ces équipements
00:27:38ont été utilisés
00:27:39notamment lors de la guerre
00:27:40au Yémen.
00:27:41Et d'ailleurs,
00:27:42à chaque signature
00:27:44de contrat qu'on faisait,
00:27:45on demandait
00:27:46à nos dirigeants
00:27:47est-ce que ces armes
00:27:49vont partir pour ce conflit.
00:27:51Et puis il y a eu
00:27:53les fameux Yémen Papers
00:27:54qui ont été publiés
00:27:55par le média Disclose
00:27:56dans lesquels
00:27:57on a prouvé
00:27:58que le matériel français
00:27:59a été utilisé
00:28:00lors de cette guerre au Yémen
00:28:02où vous savez
00:28:02c'est le plus grand
00:28:03avec le Soudan
00:28:05c'est le pire cas
00:28:05de famine au monde
00:28:06et le plus...
00:28:07La pire crise humanitaire
00:28:08selon l'ONU.
00:28:09Et la réponse de l'État
00:28:11elle ne varie pas.
00:28:12Secrets défenses,
00:28:13conduite de la politique étrangère,
00:28:14on peut entendre la logique
00:28:15mais savourez le grand écart.
00:28:18Nous expliquons au monde
00:28:18que la politique étrangère
00:28:20doit respecter nos valeurs
00:28:21et puis dès qu'un gros contrat
00:28:24pointe,
00:28:25nous expliquons
00:28:25que cette même politique étrangère
00:28:27nous interdit
00:28:28de regarder les détails.
00:28:29C'est très commode.
00:28:30Puis maintenant,
00:28:31il y a le rafale.
00:28:32Un éventuel contrat saoudien
00:28:33serait une excellente nouvelle
00:28:35pour Dassault
00:28:35et les sous-traitants.
00:28:37N'ayons pas peur
00:28:38de le dire.
00:28:39Mais il ne faut pas
00:28:41se raconter non plus
00:28:42des histoires
00:28:43sur la générosité du prince
00:28:45puisque l'Arabie saoudite
00:28:47ne fait pas de cadeaux.
00:28:48Elle met toutes les grandes puissances
00:28:49en rivalité,
00:28:51en compétition,
00:28:51donc les États-Unis,
00:28:52la Grande-Bretagne,
00:28:53la Turquie même.
00:28:54Et puis,
00:28:55elle choisit celui
00:28:55qui est le mieux
00:28:56pour son intérêt.
00:28:58Et donc,
00:28:58on ne peut pas parler
00:28:59d'une France naïve
00:29:00avec un prince saoudien cynique.
00:29:02Je pense qu'on peut dire
00:29:03que les deux pays
00:29:03ont leurs propres intérêts.
00:29:05Mais toute la question
00:29:06est de savoir
00:29:07jusqu'où chacun ira.
00:29:08Donc, il y a plus profond
00:29:09que les rafales
00:29:10car l'Arabie saoudite
00:29:11n'a pas seulement
00:29:11exporté du pétrole,
00:29:13elle a aussi exporté
00:29:13une certaine vision du monde.
00:29:15Et là,
00:29:15vous faites référence,
00:29:16Michel,
00:29:16au wahhabisme.
00:29:18MBS,
00:29:19Mohamed Ben Salman,
00:29:19assure justement
00:29:20avoir tourné la page.
00:29:21Mais qu'est-ce qui reste alors
00:29:22de l'ancien modèle saoudien ?
00:29:25Il reste l'héritage.
00:29:26Et vous savez,
00:29:27un héritage ne disparaît pas
00:29:29parce qu'on repeint la façade.
00:29:31Pendant des décennies,
00:29:32la puissance financière
00:29:33de Riyad
00:29:34a diffusé à travers le monde
00:29:35une lecture rigoriste
00:29:36de l'islam,
00:29:37conservateur,
00:29:38des mosquées,
00:29:38des centres culturels,
00:29:40des ouvrages,
00:29:40des bourses,
00:29:41même en France,
00:29:42d'étudiants,
00:29:42des institutions.
00:29:44Et en France,
00:29:44on a eu donc par exemple
00:29:45la grande mosquée de Lyon,
00:29:47celle d'Evry
00:29:47et plusieurs centres
00:29:48culturels islamiques.
00:29:50L'argent et l'influence
00:29:51venues du Golfe
00:29:51ont contribué
00:29:52à structurer
00:29:53une partie
00:29:53de l'islam de France.
00:29:55Mais restons honnêtes,
00:29:57cependant,
00:29:57il ne faut pas se raconter
00:29:58de fable.
00:29:58Tout musulman pratiquant
00:29:59n'est évidemment pas
00:30:01un wahhabite,
00:30:02loin s'en faut.
00:30:03Et tout ce qui s'est développé
00:30:04ici ne vient pas de Riyad.
00:30:06Mais nier l'empreinte saoudienne
00:30:08serait tout aussi malhonnête.
00:30:10On a longtemps financé
00:30:11un écosystème religieux
00:30:12en France et culturel
00:30:13et l'empreinte saoudienne
00:30:15est bien réelle.
00:30:17MBS, lui,
00:30:17a compris ou considéré
00:30:19que le vieux pacte
00:30:20entre le pouvoir
00:30:20en place en Arabie Saoudite
00:30:22et le pouvoir religieux
00:30:23était aussi devenu
00:30:25une contrainte
00:30:25pour le pouvoir saoudien lui-même,
00:30:27donc pour lui personnellement.
00:30:29Alors, il a repris
00:30:29la main du religieux,
00:30:30il a mis l'éclair au pas,
00:30:33il a ouvert les salles de cinéma,
00:30:35il a autorisé les femmes
00:30:36à conduire
00:30:37et puis il a essayé
00:30:39de transformer
00:30:40le royaume d'Arabie Saoudite
00:30:41en un grand royaume
00:30:43de divertissement
00:30:44puisqu'il y a un Dragon Ball
00:30:45qui va s'ouvrir aussi en Arabie.
00:30:47Donc, ce n'est plus l'Arabie
00:30:49qui veut imposer sa doctrine,
00:30:50c'est l'Arabie
00:30:51qui veut imposer son image.
00:30:53Et regardez Paris,
00:30:54hier, MBS
00:30:55rimait avec Khashoggi,
00:30:57aujourd'hui,
00:30:58c'est avec l'e-sport,
00:30:59c'est l'intelligence artificielle,
00:31:01c'est Dragon Ball,
00:31:02donc le changement d'image
00:31:03est vraiment spectaculaire.
00:31:04Sauf qu'une image
00:31:05n'est pas une constitution.
00:31:07Comme on l'a dit,
00:31:08le royaume demeure
00:31:09une monarchie absolue
00:31:10adossée au Coran
00:31:11et à la Sunna.
00:31:12Et MBS a modernisé
00:31:13ce décor,
00:31:14mais reste à savoir
00:31:15ce qu'il compte faire
00:31:17de la maison
00:31:17parce que lui,
00:31:18comme Emmanuel Macron,
00:31:19par exemple,
00:31:20soutient le nouveau pouvoir syrien
00:31:21qui est dirigé
00:31:22par un terroriste islamiste,
00:31:24Joulani,
00:31:24qui est un proxy turc
00:31:25et qui a un véritable danger
00:31:26tant pour Israël
00:31:27que pour le Liban.
00:31:28Et c'est là
00:31:30que les dernières semaines
00:31:31deviennent particulièrement intéressantes
00:31:32parce que,
00:31:33puisqu'il est reçu à Paris,
00:31:35l'Arabie saoudite
00:31:35est en train
00:31:36de redessiner
00:31:37ses alliances.
00:31:38Et là,
00:31:38on en arrive
00:31:39à votre analyse
00:31:40géopolitique,
00:31:41diplomatique.
00:31:42Vous nous dites
00:31:42que le 7 août,
00:31:43justement,
00:31:44MBS a signé
00:31:45à la Mecque
00:31:46un pacte de défense
00:31:47avec la Turquie
00:31:47et le Pakistan.
00:31:48Certains parlent
00:31:49d'une OTAN musulmane.
00:31:51Est-ce qu'on assiste
00:31:51à la naissance
00:31:52d'un nouveau bloc
00:31:53au Moyen-Orient, Michel ?
00:31:54Un début de bloc,
00:31:56peut-être.
00:31:56Une OTAN,
00:31:57sûrement pas encore.
00:31:58Le 7 août,
00:31:59effectivement,
00:32:00à la Mecque
00:32:01et non pas à Bruxelles,
00:32:02à Genève
00:32:02ou je ne sais où.
00:32:03Mais donc,
00:32:04c'est le lieu sacré
00:32:05le plus important
00:32:06de l'islam.
00:32:07Donc,
00:32:07MBS,
00:32:08Erdogan,
00:32:08le Turc
00:32:09et le Premier ministre
00:32:10pakistanais,
00:32:11Shebaz Sharif,
00:32:12ont signé
00:32:12cet accord
00:32:13de défense commune.
00:32:14La règle,
00:32:14si quelqu'un attaque
00:32:15l'un d'entre eux,
00:32:16alors les autres
00:32:16sont solidaires avec lui.
00:32:17Ça rappelle un peu
00:32:18l'article 5
00:32:19de l'OTAN.
00:32:21Et puis,
00:32:22il faut voir un peu
00:32:22le casting.
00:32:23Vous avez quand même
00:32:23la Turquie,
00:32:24qui est une des armées
00:32:25les plus puissantes
00:32:26de la région
00:32:26et même parmi
00:32:27les plus puissantes
00:32:28au monde,
00:32:29qui a une industrie
00:32:30d'armement
00:32:30extrêmement redoutable
00:32:31qui maintenant
00:32:34rivalise avec la France,
00:32:35la Grande-Bretagne
00:32:36ou les Etats-Unis
00:32:37ou la Chine
00:32:37et la Russie.
00:32:38Le Pakistan,
00:32:39c'est la seule puissance
00:32:40nucléaire musulmane
00:32:41au monde
00:32:42et l'Arabie Saoudite
00:32:43possède des moyens
00:32:44financiers extraordinaires
00:32:46avec l'énergie,
00:32:47le cash,
00:32:47etc.
00:32:48Et donc,
00:32:49sur le papier,
00:32:49le trio,
00:32:50il est vertigineux
00:32:51si vous voulez.
00:32:52Mais il faut se méfier
00:32:53des grands mots
00:32:54parce qu'il n'y a pas
00:32:54de commandement intégré,
00:32:56il n'y a pas
00:32:57de structure militaire
00:32:58commune
00:32:58et le texte ne dit pas
00:32:59qu'il y a un éventuel
00:33:01parapluie nucléaire
00:33:02pakistanais
00:33:03qui couvrirait
00:33:04l'Arabie Saoudite
00:33:05notamment.
00:33:05Il y a aussi le fait
00:33:06que la Turquie reste
00:33:07dans l'OTAN
00:33:07et donc,
00:33:08si vous voulez,
00:33:09l'Union actuelle,
00:33:10elle ressent plutôt
00:33:10un mariage d'intérêts.
00:33:12Donc,
00:33:12c'est impressionnant
00:33:14sur l'affiche
00:33:15mais opérationnellement,
00:33:16c'est encore
00:33:17à définir
00:33:18si vous voulez.
00:33:19Mais le signal politique,
00:33:20il est lui très sérieux.
00:33:21Il faut se dire
00:33:22quand même
00:33:23que les États-Unis
00:33:24jusqu'à maintenant
00:33:24étaient les seuls
00:33:25protecteurs
00:33:25de l'Arabie Saoudite.
00:33:27Désormais,
00:33:27il y a également
00:33:28donc aux côtés
00:33:29de l'Arabie Saoudite
00:33:29la Turquie
00:33:30et le Pakistan
00:33:30qui deviennent
00:33:31donc des partenaires
00:33:32de premier plan
00:33:33et la France cherche,
00:33:34elle,
00:33:34à un peu se placer
00:33:35dans tout ça
00:33:36puisque,
00:33:37vous savez,
00:33:39en fait,
00:33:39la France est l'un,
00:33:40comme on l'a dit,
00:33:41l'un des principaux
00:33:41fournisseurs d'armes
00:33:42à l'Arabie Saoudite
00:33:43et c'est donc
00:33:44l'une des principales raisons
00:33:45pour lesquelles
00:33:46MBS a été reçue
00:33:48aujourd'hui
00:33:48à l'Élysée
00:33:49et puis il y a eu
00:33:49la guerre en Iran
00:33:50qui a rabattu
00:33:51les cartes,
00:33:51bien entendu.
00:33:52Alors que reste-t-il
00:33:53du paria de 2018 ?
00:33:55On pourrait se demander.
00:33:56Eh bien beaucoup
00:33:57mais il y a plus fort.
00:33:58MBS n'a pas obtenu
00:33:59le pardon
00:34:00ni de l'Occident
00:34:01ni de la France.
00:34:02Il a obtenu
00:34:02quelque chose
00:34:03de plus efficace encore,
00:34:04la nécessité.
00:34:05C'est peut-être
00:34:06le vrai succès
00:34:07de Vision 2030,
00:34:08pas seulement
00:34:09d'avoir changé
00:34:09l'Arabie Saoudite
00:34:10mais d'avoir changé
00:34:11la manière
00:34:11dont le monde le regarde.
00:34:13Hier,
00:34:13Khashoggi,
00:34:14aujourd'hui le Grand Palais.
00:34:16Hier le pétrole,
00:34:17aujourd'hui l'intelligence
00:34:18artificielle,
00:34:19l'e-sport,
00:34:20Dragon Ball
00:34:20et demain peut-être
00:34:21les rafales.
00:34:22MBS a changé
00:34:23de costume
00:34:23et pour Israël,
00:34:25le Liban,
00:34:25la France,
00:34:26l'Europe,
00:34:26pour les Juifs
00:34:27comme pour les Chrétiens
00:34:28dans la région
00:34:29du Moyen-Orient
00:34:29comme en Europe,
00:34:31eh bien cette transformation
00:34:32mérite d'être regardée
00:34:33avec autant d'attention
00:34:35que d'enthousiasme
00:34:36car une puissance
00:34:37qui change de stratégie
00:34:38ne change pas nécessairement
00:34:39de vision du monde.
00:34:41MBS a changé
00:34:41de costume.
00:34:42Reste la seule question
00:34:43qui vaille,
00:34:44derrière le costume,
00:34:45est-ce aussi
00:34:45le royaume
00:34:46qui a changé ?
00:34:47Très intéressant.
00:34:48Merci beaucoup
00:34:48Michel Fayad
00:34:49de décrypter
00:34:50parce qu'on parle
00:34:50de ces investissements,
00:34:52de ces parcs,
00:34:53de ce débat
00:34:54qui peut exister
00:34:55aussi sur la nature
00:34:55même de ce parc.
00:34:56Il y a les enjeux
00:34:58derrière
00:34:58de cette Arabie Saoudite
00:34:59qui se modernise.
00:35:01C'est très intéressant.
00:35:02Qu'est-ce que vous en pensez
00:35:03de voir
00:35:03qu'il y a ce débat
00:35:05sur cette question
00:35:05des parcs
00:35:06où on accueille
00:35:07des fonds,
00:35:08des investissements
00:35:08saoudiens
00:35:09sans forcément
00:35:10se poser la question
00:35:11de ce que ça implique
00:35:12derrière ?
00:35:13Je pense que
00:35:14de se poser la question
00:35:15est essentiel
00:35:16parce qu'il ne faut pas
00:35:16faire preuve de naïveté
00:35:17si Riyad aujourd'hui
00:35:19investit des milliards
00:35:21en France
00:35:22et notamment
00:35:22pour des centaines
00:35:23de millions
00:35:24s'agissant
00:35:24de ces parcs
00:35:26d'attractions.
00:35:27C'est pour une raison
00:35:28pour appuyer,
00:35:30soutenir son soft power
00:35:31et ça,
00:35:32il faut absolument
00:35:33en être conscient
00:35:34sous peine
00:35:35de voir
00:35:36les effets
00:35:37de ce soft power
00:35:37décuplés
00:35:38sur notre sol.
00:35:40Vous rappeliez
00:35:41les propos
00:35:41de Nicolas Devilliers
00:35:42qui était encore
00:35:42notre invité
00:35:43aujourd'hui.
00:35:44C'est vrai
00:35:44que le récit français
00:35:45est aussi
00:35:46à mettre à l'honneur
00:35:47et c'est dommage
00:35:48dans un sens aussi
00:35:48de ne pas avoir
00:35:49saisi cette occasion.
00:35:50C'était le moment
00:35:51sans doute.
00:35:52Symboliquement,
00:35:53c'est très fort
00:35:53effectivement
00:35:53comme l'a rappelé Michel
00:35:54qu'en lieu et place
00:35:56de Gargantua
00:35:56on pose un héros
00:35:58de manga.
00:35:59Tout est dit
00:35:59en fait.
00:36:00Absolument,
00:36:00ça suffit en soi.
00:36:02En tout cas,
00:36:02merci beaucoup
00:36:02d'avoir décrypté
00:36:03pour nous
00:36:03justement
00:36:04les ressorts
00:36:05de cette relation
00:36:06entre Paris
00:36:08à votre chronique
00:36:09Véronique Jacquier.
00:36:10Vous allez revenir
00:36:11sur la visite du pape.
00:36:12La visite du pape
00:36:12c'est à partir
00:36:13du 24 septembre
00:36:15le 26 septembre
00:36:1625 pardon
00:36:16et le 26 septembre
00:36:17il y aura cette messe
00:36:17à la Concorde
00:36:19donc il va célébrer
00:36:20cette messe.
00:36:21Alors il y a des députés
00:36:22qui s'agacent déjà
00:36:23déjà de cet événement
00:36:25je les cite
00:36:26au nom de la laïcité.
00:36:27Alors ça dérange vraiment
00:36:28Véronique
00:36:29une messe en plein Paris ?
00:36:31Alors en fait
00:36:31ça dérange
00:36:32quelques parlementaires
00:36:33dont Alexis Corbière
00:36:34qui est député
00:36:34en Seine-Saint-Denis
00:36:35du groupe
00:36:37écologiste et social
00:36:38depuis qu'il a quitté
00:36:39la France Insoumise.
00:36:40En fait
00:36:41sur X
00:36:41il s'agace
00:36:42d'une phrase
00:36:43une simple petite phrase
00:36:45du protocole
00:36:46qui émane
00:36:46de l'Assemblée Nationale
00:36:47et qui demande
00:36:48aux parlementaires
00:36:49qui souhaitent
00:36:50se rendre
00:36:50à la messe
00:36:51d'écrire au protocole
00:36:52avant le 25 août.
00:36:54Ça n'a rien de sorcier
00:36:55ça pourrait arriver
00:36:56dans une entreprise.
00:36:57Évidemment
00:36:57cela ne signifie pas
00:36:58que l'Assemblée Nationale
00:37:00invite les députés
00:37:01à se rendre
00:37:02à la messe du pape.
00:37:04En fait
00:37:04c'est une démarche
00:37:05assez banale
00:37:05pour un événement exceptionnel
00:37:07avec la prise en compte
00:37:08de mesures sécuritaires
00:37:10et en fait
00:37:10il s'agit tout simplement
00:37:11d'organiser
00:37:12le déplacement
00:37:14des députés
00:37:14qui souhaitent
00:37:15se rendre
00:37:16à titre personnel
00:37:17à la célébration eucharistique
00:37:19place de la Concorde.
00:37:21Rappelons que la place
00:37:22est située
00:37:23juste en face
00:37:24de l'Assemblée Nationale.
00:37:25Voilà.
00:37:25Mais sur X
00:37:26Alexis Corbière écrit
00:37:27Léon XIV est bienvenu
00:37:29mais cette méconnaissance
00:37:31de la laïcité
00:37:32m'agace
00:37:32car
00:37:33dit-il
00:37:34dans un autre tweet
00:37:34la République laïque
00:37:36ne se mêle pas
00:37:37du culte.
00:37:38Alors voilà
00:37:38là ça devient intéressant
00:37:39pourquoi
00:37:40Alexis Corbière
00:37:41est-il agacé ?
00:37:42Qu'entend-il
00:37:43par méconnaissance
00:37:44de la laïcité ?
00:37:46On va lui rappeler
00:37:47ce que dit la loi
00:37:48de 1905
00:37:49elle impose
00:37:50la séparation
00:37:51des églises
00:37:52et de l'État
00:37:52et la neutralité
00:37:54de la puissance publique.
00:37:55En fait
00:37:56assister à la messe du pape
00:37:58pour un élu
00:37:58n'équivaut
00:38:00ni à adhérer
00:38:01à la religion catholique
00:38:02ni à en faire
00:38:03la promotion.
00:38:04Voilà ce que devrait
00:38:05normalement comprendre
00:38:06Alexis Corbière.
00:38:07En fait on assiste
00:38:08à une conception
00:38:08dévoyée
00:38:09de la laïcité
00:38:11à travers les propos
00:38:12d'Alexis Corbière.
00:38:13Oui
00:38:13parce que le député
00:38:15comme bon nombre
00:38:15de ses camarades
00:38:16d'extrême gauche
00:38:17ne fait pas mystère
00:38:18en fait
00:38:18de son envie
00:38:19d'invisibiliser
00:38:21le fait religieux
00:38:22ou de le mettre
00:38:24à distance
00:38:24surtout lorsqu'il relève
00:38:25du christianisme
00:38:26et qu'il s'agit
00:38:27de bouffer
00:38:27du curé.
00:38:28Et je vous rappelle
00:38:29cette phrase
00:38:30savoureuse
00:38:31de Claude Maluré
00:38:32vous savez
00:38:32le sénateur
00:38:33qui avait dit
00:38:34un jour
00:38:34au Sénat
00:38:35honte à cette gauche
00:38:36qui a bouffé
00:38:37du curé
00:38:38et qui maintenant
00:38:38lèche les babouches
00:38:40des imams.
00:38:41Voilà on pourrait
00:38:41un petit peu résumer
00:38:42la façon de faire
00:38:43de l'extrême gauche.
00:38:44On peut dire quand même
00:38:45qu'Alexis Corbière
00:38:46a de la constance
00:38:46parce que
00:38:47le 4 février 2021
00:38:49lors de l'examen
00:38:50du projet de loi
00:38:51confortant le respect
00:38:53des principes
00:38:53de la République
00:38:54il avait défendu
00:38:55un amendement
00:38:56visant
00:38:57tenez-vous bien
00:38:58à interdire
00:38:59aux personnes investies
00:39:00d'un mandat électif
00:39:01public
00:39:01d'assister
00:39:02dans l'exercice
00:39:04de leur fonction
00:39:04à une cérémonie religieuse
00:39:06sauf circonstance
00:39:07exceptionnelle
00:39:07c'est-à-dire
00:39:08plus de messe
00:39:09pour n'importe quel élu
00:39:10sauf
00:39:11circonstance exceptionnelle
00:39:12et les députés
00:39:13avaient rejeté
00:39:14cet amendement
00:39:15qui nous paraît
00:39:15un peu farfelu
00:39:17on n'a pas besoin
00:39:17d'avoir des amendements
00:39:18de ce type
00:39:19franchement
00:39:19parce qu'on peut rappeler
00:39:20que le général de Gaulle
00:39:21qui était catholique
00:39:22assistait à des messes
00:39:23mais ne communiait pas
00:39:25lorsqu'il était
00:39:26chef de l'Etat
00:39:27il avait compris
00:39:28que ce qu'était
00:39:29profondément
00:39:30la laïcité
00:39:30à l'époque
00:39:31on n'avait pas besoin
00:39:31d'une loi pour cela
00:39:33donc finalement
00:39:34le 26 septembre prochain
00:39:35les parlementaires
00:39:36qui ont envie
00:39:37d'aller à la messe
00:39:37du pape
00:39:38iront
00:39:39et ceux qui n'ont pas envie
00:39:40n'iront pas
00:39:41et cela s'appelle
00:39:42la liberté de conscience
00:39:43et Alexis Corbière
00:39:44devrait s'en souvenir
00:39:45d'ailleurs
00:39:45juste un mot
00:39:46sur le coup
00:39:47de ce voyage papal
00:39:48parce qu'Alexis Corbière
00:39:49il fait allusion
00:39:51en disant
00:39:51la République
00:39:52ne finance pas cela
00:39:53mais quand même
00:39:54on n'a pas intérêt
00:39:55à s'en mêler
00:39:55il faut quand même rappeler
00:39:57que tout est à la charge
00:39:58de l'église catholique
00:40:00pour l'instant
00:40:00c'est un budget
00:40:01d'au moins 10 millions d'euros
00:40:02mais ça va monter
00:40:02très facilement
00:40:04jusqu'à 20 millions d'euros
00:40:05la seule chose
00:40:05qui est prise en charge
00:40:06par l'Etat
00:40:07c'est la sécurité
00:40:08de Léon XIV
00:40:09et c'est bien normal
00:40:09parce qu'il vient aussi
00:40:11en tant que chef d'Etat
00:40:13chef de l'Etat
00:40:13du Vatican
00:40:14et donc à ce titre-là
00:40:16il y a évidemment
00:40:16une dimension diplomatique
00:40:17et politique
00:40:18à gérer
00:40:19de la part du gouvernement français
00:40:20Alors vous nous avez parlé
00:40:21des grincheux
00:40:22mais il y a quand même
00:40:22un symbole
00:40:23surtout dans cette visite
00:40:24Véronique
00:40:25cette messe du pape
00:40:26va être célébrée
00:40:27sur la place de la Concorde
00:40:28là où les révolutionnaires
00:40:30ont décapité Louis XVI
00:40:31et bon nombre
00:40:32de prêtres
00:40:33de religieux
00:40:33Oui
00:40:34le lieu choisi
00:40:35pour accueillir
00:40:35la grande messe du pape
00:40:36ça c'est absolument incroyable
00:40:38la place de la Concorde
00:40:39et une partie
00:40:40des Champs-Elysées
00:40:41alors pourquoi ce choix
00:40:42pour accueillir
00:40:43un maximum
00:40:44de fidèles
00:40:44mais cette place
00:40:46a été le théâtre
00:40:48d'une des pages
00:40:48les plus sanglantes
00:40:50de notre histoire
00:40:521119 personnes
00:40:53y furent guillotinées
00:40:54dont le roi
00:40:55très chrétien
00:40:57Louis XVI
00:40:58qui dira
00:40:58je prie Dieu
00:40:59que le sang
00:41:00que vous allez répandre
00:41:01ne retombe jamais
00:41:02sur la France
00:41:03sont aussi montés
00:41:04sur l'échafaud
00:41:05des centaines
00:41:05de religieuses
00:41:07et de prêtres
00:41:08dit réfractaires
00:41:09vous savez
00:41:09c'est-à-dire
00:41:10ceux qui n'avaient pas
00:41:11prêté serment
00:41:12à la constitution civile
00:41:13du clergé
00:41:14pour se mettre au service
00:41:15de la révolution
00:41:16et donc
00:41:17non pas au service de Dieu
00:41:18ils ont choisi Dieu
00:41:19et non pas la révolution
00:41:21puisque c'était
00:41:21cette révolution
00:41:22une nouvelle religion
00:41:23qui voulait évidemment
00:41:25assainir
00:41:26et apurer
00:41:27tout ce qu'il y avait eu
00:41:28avant dans l'ancien régime
00:41:30Jean-Luc Mélenchon
00:41:31aime y faire quelques allusions
00:41:32si vous voyez ce que je veux dire
00:41:33et donc en fait
00:41:34ce qui va se passer
00:41:35c'est que plus tard
00:41:35le directoire
00:41:37a voulu oeuvrer
00:41:38à la réconciliation nationale
00:41:39parce que ça a été
00:41:40un bain de sang
00:41:41sur cette place
00:41:41il faut le dire
00:41:42il a voulu transformer
00:41:43la place de la révolution
00:41:44en place de la concorde
00:41:46donc la concorde
00:41:47on est capable
00:41:47de se réconcilier
00:41:48les uns avec les autres
00:41:50encore faut-il pour cela
00:41:51être capable
00:41:52d'une paix intérieure
00:41:53c'est pour ça que
00:41:53on voit que rien
00:41:54n'a jamais été fait
00:41:55à l'époque
00:41:55c'était difficile
00:41:56le 19ème siècle
00:41:58il y a eu bon nombre
00:41:58de révolutions
00:42:00et puis la révolution
00:42:01de toute façon
00:42:02avait elle-même
00:42:02dévoré ses propres enfants
00:42:04Robespierre décapité
00:42:06Danton décapité
00:42:07Saint-Just décapité
00:42:08bref
00:42:09il faut quand même
00:42:09se souvenir aussi
00:42:10que l'extrême gauche
00:42:11aime particulièrement
00:42:12se référer
00:42:13au mythe révolutionnaire
00:42:15pour imaginer
00:42:15sa nouvelle France
00:42:16et couper la tête
00:42:18de tous les nantis
00:42:19d'aujourd'hui
00:42:19alors sur la place
00:42:21de la concorde
00:42:22le 26 septembre prochain
00:42:23on peut imaginer
00:42:25et ça c'est très fort
00:42:26comme symbole
00:42:26que la messe célébrée
00:42:27par Léon XIV
00:42:28soit finalement
00:42:29une messe de réparation
00:42:31pour réparer un pays
00:42:33qui est encore
00:42:34sacrément déchiré
00:42:35n'en déplaise à Alexis Corbière
00:42:37si je vous dis tout ça
00:42:38si je vous impose
00:42:39en quelque sorte
00:42:39cette symbolique ce soir
00:42:41c'est parce qu'il y a des faits
00:42:43parce qu'il y a des chiffres
00:42:44parce que si seulement
00:42:4519% des français
00:42:46se déclarent catholiques
00:42:47et 8% pratiquants
00:42:49il faut quand même savoir
00:42:51qu'à l'heure
00:42:52nous nous parlons
00:42:52plus de 400 000 personnes
00:42:54sont déjà inscrites
00:42:55pour la messe
00:42:56de Léon 14 place
00:42:58de la concorde
00:43:00à un mois
00:43:00de l'événement
00:43:01400 000 personnes
00:43:02donc on peut imaginer
00:43:03que c'est énorme
00:43:04et que ça va doubler
00:43:05150 000 personnes
00:43:07sont attendues
00:43:08à Lourdes
00:43:09le lendemain
00:43:09et là aussi
00:43:10c'est déjà en soi
00:43:11déjà exceptionnel
00:43:12pour mémoire
00:43:13Benoît XVI avait réuni
00:43:15210 000 fidèles
00:43:18places des Invalides
00:43:19en septembre 2008
00:43:21donc on se dit
00:43:21finalement
00:43:22c'était pas grand chose
00:43:23à l'époque
00:43:25et Léon 14
00:43:26plus d'un million
00:43:27de personnes
00:43:28en plein coeur de Madrid
00:43:29en juin dernier
00:43:31alors en fait
00:43:32pourquoi les français
00:43:33vont-ils se déplacer
00:43:34en masse
00:43:34pour écouter ce pape
00:43:35pourquoi on découvre
00:43:36finalement ce phénomène
00:43:38à l'heure où nous parlons
00:43:39et bien
00:43:39sans doute nombreux
00:43:41sont ceux qui se souviennent
00:43:42que la France
00:43:42est une terre chrétienne
00:43:43qu'il y a une démonstration
00:43:45de force populaire catholique
00:43:46à mettre en route
00:43:48et elle va se mettre en route
00:43:49toute seule finalement
00:43:49puisque les chiffres
00:43:50parlent d'eux-mêmes
00:43:51et puis place de la concorde
00:43:53moi je pense à tous ceux
00:43:53qui sont loin de l'église
00:43:54ils vont aussi venir
00:43:55écouter ce pape
00:43:56justement parce qu'ils ont
00:43:57besoin de paix
00:43:58et de concorde
00:43:59et qu'on a bien besoin
00:44:01des paroles de Léon XIV
00:44:03à l'aune d'une campagne
00:44:04présidentielle
00:44:05qui en grande partie
00:44:06à cause de l'extrême-gauche
00:44:08en grande partie
00:44:09à cause ou grâce
00:44:11à l'extrême-gauche
00:44:11promet d'être bien chahutée
00:44:13Je rajoute une question
00:44:14Véronique Jacquet
00:44:15qui n'était pas forcément prévue
00:44:16vous parlez de réparation
00:44:17je trouve ce mot très important
00:44:18quels pourraient être
00:44:19les messages du pape
00:44:20justement dans ce moment
00:44:22où la France connaît
00:44:23une ferveur et un engouement
00:44:24j'allais dire quasi inédit
00:44:26peut-être pas
00:44:27mais en tout cas
00:44:27pas forcément attendu
00:44:29cet engouement
00:44:30autour de cette messe
00:44:31Alors quand on parle
00:44:33de réparation
00:44:34alors on parle déjà
00:44:35au sens symbolique du terme
00:44:36parce que la messe
00:44:37est un acte de réparation
00:44:38puisque c'est un sacrifice
00:44:39le sacrifice du Christ
00:44:40c'est pas un simple repas
00:44:42donc il y a cet aspect
00:44:44aspect sacrificiel
00:44:45de venir laver
00:44:47laver quelque chose
00:44:47qui a été souillé
00:44:48c'est pour ça que les catholiques
00:44:49comprennent ce vocabulaire
00:44:51que j'emploie
00:44:53ensuite le pape
00:44:53bien entendu
00:44:54va tenir un discours
00:44:56de paix
00:44:57de concorde
00:44:59il va rappeler à la France
00:44:59qu'elle est une grande
00:45:00nation chrétienne
00:45:01il va envoyer les jeunes
00:45:02en mission
00:45:03il vient aussi ce pape
00:45:04parce qu'il est intéressé
00:45:05par le fait qu'il y a eu
00:45:0621 000 baptêmes
00:45:09à Pâques
00:45:10et qu'à l'échelle européenne
00:45:11si j'ose dire
00:45:12ce renouveau
00:45:13des baptêmes d'adultes
00:45:14des recommençants
00:45:16est un phénomène
00:45:17qui est assez prégnant
00:45:18la France pour ça
00:45:19est regardée de très près
00:45:20par le Vatican
00:45:22donc le pape
00:45:23vient quelque part
00:45:24faire ce qu'avait fait
00:45:25Jean-Paul II
00:45:26en son temps
00:45:26c'est-à-dire remettre en route
00:45:30une dynamique
00:45:31pour rappeler
00:45:33aux fidèles catholiques
00:45:34qui ne croient peut-être
00:45:36plus suffisamment
00:45:36en eux-mêmes
00:45:38que la France
00:45:39est une terre de mission
00:45:40et qu'il faut être porteur
00:45:41d'un message d'espérance
00:45:42il va parler d'espérance
00:45:43ce pape bien sûr
00:45:44d'espérance et de paix
00:45:45ça parle à tout le monde
00:45:47je crois
00:45:47je trouve ça
00:45:48vraiment très intéressant
00:45:49de voir que cette messe
00:45:51intervient aussi
00:45:51à ce moment précis
00:45:52dans une dynamique
00:45:54que vous avez rappelée
00:45:55et c'est vraiment
00:45:56un moment qui va être
00:45:57intéressant
00:45:57c'est pas rien
00:45:58que le pape
00:45:59vienne justement à Paris
00:46:00on se rappelle bien sûr
00:46:01que le pape précédent
00:46:02était venu
00:46:02mais pas à Paris
00:46:03pas dans une visite
00:46:04aussi importante
00:46:05et pas dans une visite
00:46:06officielle
00:46:06donc là c'est quand même
00:46:07un message
00:46:08même d'un point de vue
00:46:08j'allais dire
00:46:10des enjeux
00:46:10qui traversent notre pays
00:46:12bien sûr
00:46:13je suis d'accord
00:46:14avec ce que vient de dire
00:46:14Véronique
00:46:15c'est un symbole
00:46:16parce qu'il faut que
00:46:17justement le pape
00:46:19vienne auprès de ce peuple
00:46:21qui demande le Christ
00:46:22en fait
00:46:23parce qu'avec toutes ces
00:46:24conversions
00:46:25parce que les baptêmes
00:46:26d'adultes
00:46:27ce sont des conversions
00:46:28qui ont lieu
00:46:28pour la plupart d'entre eux
00:46:29et puis il y a aussi
00:46:32le fait que
00:46:34notre pays
00:46:35aujourd'hui accueille
00:46:36des personnes
00:46:36d'autres religions
00:46:37et il y a aussi
00:46:38le fait de convertir
00:46:39ces autres personnes
00:46:40qui est aussi
00:46:41un message catholique
00:46:42puisque la religion
00:46:43catholique est universelle
00:46:44et cherche
00:46:45cette conversion
00:46:46de tous
00:46:47donc il y a
00:46:48ce message là
00:46:49je pense aussi
00:46:50on a eu une ferveur
00:46:51vous rappeliez les chiffres
00:46:53cette demande aussi
00:46:54qui n'avait pas forcément
00:46:54été anticipée
00:46:55beaucoup ont été surpris
00:46:57de voir l'engouement
00:46:58autour de cette visite
00:46:59du pape à Paris
00:47:00en France
00:47:00plus généralement
00:47:01puisqu'il sera aussi
00:47:02à Lourdes notamment
00:47:02c'est d'autant plus
00:47:03impressionnant
00:47:04que ce voyage
00:47:06du pape Léon XIV
00:47:07a été annoncé
00:47:08finalement
00:47:09assez tardivement
00:47:10et qu'il a fallu
00:47:11à l'église catholique
00:47:12d'abord
00:47:12et à nombre de bénévoles
00:47:14de s'organiser
00:47:15pour préparer
00:47:16cette visite
00:47:16et donc
00:47:17en ce temps
00:47:18si restreint
00:47:19d'obtenir déjà
00:47:21ces chiffres
00:47:21à un mois
00:47:22de l'événement
00:47:24effectivement
00:47:24c'est assez
00:47:26impressionnant
00:47:27en tout cas
00:47:28ce sera à suivre
00:47:28bien sûr
00:47:29sur notre antenne
00:47:29et on pourra compter
00:47:30sur vous
00:47:30sur CNews
00:47:31bien sûr
00:47:31et on pourra compter
00:47:32sur vous
00:47:32Véronique Jacquet
00:47:33notamment
00:47:33Emeric Pourbet
00:47:34pour nous faire vivre
00:47:35cet événement
00:47:36qui promet d'être grandiose
00:47:37alors je vous ramène
00:47:38à quelque chose
00:47:38d'un peu moins grandiose
00:47:39pardonnez-moi
00:47:40par avance
00:47:41avec vous
00:47:41Jonathan Sixou
00:47:42parce que vous allez
00:47:42nous parler quand même
00:47:43de quelque chose
00:47:44d'un peu plus terre à terre
00:47:45et peut-être
00:47:45un peu moins porteuse
00:47:47puisque vous allez parler
00:47:48des universités d'été
00:47:49des écologistes
00:47:50pardon
00:47:50vous voyez
00:47:50l'absurde
00:47:51c'était quasiment révélateur
00:47:52c'était donc près de Grenoble
00:47:54et lors de cet événement
00:47:55la secrétaire nationale
00:47:57Marine Tondelier
00:47:57secrétaire nationale des Verts
00:47:59a redit
00:48:00qu'elle était donc
00:48:00candidate à la présidentielle
00:48:02et puis elle a prononcé
00:48:03une phrase
00:48:03en marge de ce rassemblement
00:48:05et ça a retenu
00:48:06votre attention
00:48:06Jonathan
00:48:07c'était donc en marge
00:48:09de cette université d'été
00:48:11lors d'une interview
00:48:12qu'elle a accordée
00:48:13ce week-end
00:48:14à une chaîne de télé
00:48:15et Marine Tondelier
00:48:16a affirmé
00:48:17qu'elle était favorable
00:48:18je cite
00:48:18à des actions
00:48:19de désobéissance
00:48:21si le rassemblement national
00:48:23était amené
00:48:23à gagner l'élection présidentielle
00:48:25alors ce qui est déjà
00:48:26scandaleux
00:48:27c'est qu'un responsable politique
00:48:28qui brigue en plus
00:48:30la fonction suprême
00:48:31appelle à la contestation
00:48:33des urnes
00:48:34et foule ainsi du pied
00:48:35les bulletins
00:48:35de millions de français
00:48:36qui auraient eu le malheur
00:48:37de mal voter
00:48:38mais là où
00:48:40madame Tondelier
00:48:41est allée plus loin
00:48:42c'est qu'elle a dit
00:48:43d'ores et déjà
00:48:44regretter
00:48:45qu'il n'y aura pas
00:48:46ou très peu
00:48:47de telles actions
00:48:48de désobéissance
00:48:49elle déplore je cite
00:48:51une forme de lâcheté
00:48:52et le silence
00:48:53des pantoufles
00:48:54face à la dynamique
00:48:55du RN
00:48:55je pense qu'elle a trop
00:48:57regardé la bataille de Gaulle
00:48:58cet été
00:48:58elle se pense
00:48:59elle se voit déjà partir
00:49:00en guerre contre le nazisme
00:49:01mais ça a fait penser à ça
00:49:03mais plus sérieusement
00:49:04ces propos illustrent
00:49:05illustrent aussi une conception
00:49:07pour le moins douteuse
00:49:09de la démocratie
00:49:09parce qu'elle a
00:49:11vraisemblablement une idée
00:49:12derrière la tête
00:49:13elle a ajouté une phrase
00:49:14qui semble
00:49:15pas très claire
00:49:17mais je vous la cite
00:49:17quand même
00:49:18moi je sais
00:49:19que je sais le faire
00:49:21et je sais
00:49:22qui sait le faire
00:49:23comprendre
00:49:24qu'elle sait donc
00:49:25mener des actions
00:49:26de désobéissance
00:49:27et qu'elle connaît en plus
00:49:29des copains
00:49:29qui savent eux aussi
00:49:30mener des actions
00:49:31de désobéissance
00:49:32mais la question
00:49:33qu'on est légitimement
00:49:34en droit de se poser
00:49:35c'est
00:49:36qu'est-ce qui se cache
00:49:37derrière ces actes
00:49:38ou actions
00:49:39de désobéissance
00:49:40c'est pas une simple manif
00:49:41sauf si elle est interdite
00:49:43auquel cas
00:49:43vous désobéissez
00:49:44vous allez manifester
00:49:45c'est quoi
00:49:45c'est de la rébellion
00:49:47c'est de la violence
00:49:48et contre qui
00:49:50vu le climat général
00:49:51la question reste ouverte
00:49:52en tout cas
00:49:53ce qu'on comprend
00:49:53c'est que pour elle
00:49:54ces actions
00:49:55seraient parfaitement légitimes
00:49:57oui je vous dis
00:49:57malheureusement
00:49:58malheureusement trop souvent
00:49:59que les mots
00:50:00ne veulent plus rien dire
00:50:01madame Tondelier
00:50:02nous en a offert
00:50:03une nouvelle preuve
00:50:04ce week-end
00:50:04puisque l'intervieweur
00:50:06lui a rétorqué
00:50:07tout de même
00:50:07que ce qu'elle propose
00:50:09n'est pas très républicain
00:50:10et elle lui a répondu
00:50:12vous pensez
00:50:13qu'ils sont républicains
00:50:14en parlant du RN
00:50:15et elle a ajouté
00:50:16en fait
00:50:17on va basculer
00:50:17dans un autre monde
00:50:18c'est ça
00:50:19que vous ne comprenez pas
00:50:21en fait
00:50:21ce sont des gens
00:50:22comme madame Tondelier
00:50:23qui nous ont déjà
00:50:24fait basculer
00:50:24dans un autre monde
00:50:25des gens pour qui
00:50:26le réel n'existe pas
00:50:27et qui exhortent
00:50:29ceux qui continuent
00:50:30de voir le réel en face
00:50:31de ne plus le voir
00:50:32et donc de ne plus
00:50:33le commenter
00:50:34sauf erreur de ma part
00:50:35qu'on le soutienne
00:50:37ou qu'on ne le soutienne pas
00:50:38le RN est un parti
00:50:39parfaitement démocratique
00:50:40ses représentants
00:50:42ont été élus
00:50:42sans aucune contestation
00:50:44à tous les échelons
00:50:45de la vie électorale
00:50:46des mairies
00:50:46aux régions
00:50:47et à l'Assemblée nationale
00:50:48c'est le parti
00:50:49qui compte
00:50:50le plus de députés
00:50:52représentés
00:50:53donc devant
00:50:54la représentation nationale
00:50:55mais madame Tondelier
00:50:56nous dit
00:50:57qu'ils ne sont pas
00:50:58républicains
00:50:59comment
00:50:59pourquoi
00:51:00ça évidemment
00:51:00elle ne le dit pas
00:51:02c'est évidemment
00:51:03bien plus commode
00:51:04vous taxez votre adversaire
00:51:06de fascisme
00:51:06de fasciste
00:51:07vous ne parlez pas
00:51:09évidemment
00:51:09vous ne traitez pas
00:51:10évidemment
00:51:11avec des fascistes
00:51:12donc vous ne débattez pas
00:51:13avec votre adversaire
00:51:14et c'est ainsi
00:51:15qu'on tue petit à petit
00:51:17la vie politique en France
00:51:18et ce qui est inquiétant
00:51:18c'est que c'est une petite musique
00:51:20qui monte de plus en plus
00:51:21en ce moment
00:51:22ces derniers temps
00:51:22en tout cas
00:51:23à gauche
00:51:23absolument
00:51:24mais lorsque vous leur objectez
00:51:26mais si le RN
00:51:27est à ce point
00:51:28anti-républicain
00:51:29pourquoi n'est-il pas interdit
00:51:31et bien là
00:51:31vous ne trouverez personne
00:51:32pour vous répondre
00:51:33et c'est connu
00:51:35quand on n'a plus de mots
00:51:35on emploie la force
00:51:37souvenez-vous
00:51:38des propos du maire
00:51:39de Saint-Denis
00:51:40le LFiste Bali Bagayoko
00:51:41qui a déclaré
00:51:42avoir je cite
00:51:43l'intime conviction
00:51:44que le peuple se lèvera
00:51:46en cas de victoire
00:51:46de la droite nationale
00:51:47en 2027
00:51:48là aussi
00:51:49son intervieweur
00:51:50le met en garde
00:51:51attention
00:51:52on va vous reprocher
00:51:53d'appeler à l'insurrection
00:51:54lui est-il dit
00:51:55lui reste droit
00:51:56dans ses bottes
00:51:57je cite encore
00:51:58toutes les réformes
00:51:59importantes dans ce pays
00:52:00se sont faites
00:52:01par une insurrection
00:52:02populaire
00:52:03c'est passé
00:52:04comme une lettre à la poste
00:52:05un élu de la république
00:52:06peut désormais
00:52:07appeler de ses voeux
00:52:08à l'insurrection
00:52:08ses républicains
00:52:10car il est de gauche
00:52:11donc dans la vérité
00:52:12ça c'est la ligne
00:52:13défendue par
00:52:14Jean-Luc Mélenchon
00:52:15oui et non
00:52:16dans le sens où
00:52:17Jean-Luc Mélenchon
00:52:18est dirais-je
00:52:19plus fin
00:52:20plus habile
00:52:21peut-être plus prudent
00:52:22et donc plus dangereux
00:52:24encore
00:52:24souvenez-vous
00:52:25qu'il avait remonté
00:52:26les bretelles
00:52:26de Fabien Roussel
00:52:27c'était en 2023
00:52:28quand le leader communiste
00:52:31avait appelé
00:52:32à se rassembler
00:52:32devant les préfectures
00:52:33et les envahir
00:52:35même si nécessaire
00:52:36face à la hausse
00:52:37des prix de l'alimentation
00:52:39et de l'énergie
00:52:40Jean-Luc Mélenchon
00:52:41lui avait répliqué
00:52:42je ne suis pas d'accord
00:52:43pour qu'un chef
00:52:44quel qu'il soit
00:52:45appelle à des actions
00:52:46d'un tel niveau de violence
00:52:48sans maîtriser
00:52:49ce qu'il fait
00:52:49et Jean-Luc Mélenchon
00:52:51d'ajouter
00:52:51j'ai appelé
00:52:52à des insurrections citoyennes
00:52:53j'ai appelé à des marches
00:52:54j'ai appelé à voter
00:52:55j'ai appelé à s'unir
00:52:56vous ne m'avez jamais entendu
00:52:57appeler à autre chose
00:52:59et la dernière phrase
00:53:00est terrible
00:53:00et le jour
00:53:01où vous m'entendrez
00:53:02appeler à autre chose
00:53:04alors oui
00:53:05vous pourrez avoir peur
00:53:06parce que c'est
00:53:07ce qu'on se prépare
00:53:08à faire
00:53:09Madame Tondelier
00:53:10vraisemblablement
00:53:11doit penser que la terreur
00:53:12ça fait très républicain
00:53:14alors je ne sais pas
00:53:14s'il y a un climat de terreur
00:53:15mais il y a en tout cas
00:53:16un climat électrique
00:53:18violent
00:53:19on l'a vu encore
00:53:20ces derniers jours
00:53:20à Aurillac
00:53:21un festival de théâtre de rue
00:53:23qui a tourné à l'émeute
00:53:25vous l'avez bien dit
00:53:26c'est un festival
00:53:27de théâtre de rue
00:53:29il se tenait lui aussi
00:53:30le week-end dernier
00:53:31donc à Aurillac
00:53:32c'est un festival international
00:53:34qui existe depuis 1986
00:53:35il a d'ailleurs
00:53:36une sérieuse réputation
00:53:38et attire près de 200 000 personnes
00:53:40chaque année
00:53:41parmi ces 200 000 personnes
00:53:43il y a certes
00:53:44des punks à chiens
00:53:45comme le dit dans la presse
00:53:47ce matin
00:53:48un habitant
00:53:49je cite la presse
00:53:50elle même cite un participant
00:53:52un habitant
00:53:52je vais vous citer le nom du journal
00:53:54c'est le Figaro
00:53:54je lisais ce témoignage
00:53:56d'un habitant d'Aurillac
00:53:58dans le Figaro
00:53:59donc même s'il y a des punks à chiens
00:54:02ce festival s'est toujours déroulé
00:54:03dans le calme
00:54:04et s'est toujours bien déroulé
00:54:06toujours jusqu'à l'année dernière
00:54:08puisque des individus
00:54:10vraisemblablement
00:54:10vous disiez des anti-femmes
00:54:12ils en avaient parfaitement
00:54:13le profil et l'organisation
00:54:15ont commencé à saccager
00:54:16des magasins
00:54:17du mobilier urbain
00:54:18ils se sont affrontés
00:54:19avec les forces de l'ordre
00:54:20et ce mauvais scénario
00:54:21s'est répété cette année
00:54:23donc le festival
00:54:25en lui-même
00:54:25n'a pas vraiment été perturbé
00:54:27mais il y a eu une manifestation
00:54:28avant-hier
00:54:29samedi
00:54:29en marge de ce festival
00:54:31qui a réuni
00:54:32manifestation illégale
00:54:33pour le coup
00:54:34qui a réuni environ 800 personnes
00:54:36et là ça a dégénéré
00:54:38poubelles brûlées
00:54:38vitrines cassées
00:54:39et il y a eu des accrochages
00:54:41avec les forces de l'ordre
00:54:43ont des nombres
00:54:44deux blessés
00:54:45un policier
00:54:46et un manifestant
00:54:47le déploiement sécuritaire
00:54:49cette année
00:54:49était assez important
00:54:50pour limiter la casse
00:54:51mais vous l'avez dit
00:54:52ça illustre
00:54:53un climat politique
00:54:54sous très haute tension
00:54:56ceux qui dénoncent
00:54:57les violences policières
00:54:58sont les mêmes
00:54:59qui disent
00:55:00que la police tue
00:55:01ils jouent avec le feu
00:55:03ils jonglent
00:55:03avec les haines
00:55:04mais ils n'ont rien
00:55:05d'artiste de rue
00:55:07parfaitement résumé
00:55:08merci Jonathan Cixous
00:55:09très inquiétant
00:55:10ça rejoint précisément
00:55:11ce que vous nous disiez
00:55:12tout à l'heure
00:55:13Raphaël Steinville
00:55:13sur Jean-Luc Mélenchon
00:55:14qui a une conception
00:55:15lui aussi autoritaire
00:55:16parfois
00:55:17de la vie
00:55:18de la politique
00:55:18mais en fait
00:55:18ce qui est glaçant
00:55:19c'est qu'on s'aperçoit
00:55:20que cette violence
00:55:23portée par les politiques
00:55:24elle est nourrie aussi
00:55:25par un certain nombre
00:55:26d'intellectuels
00:55:27et je pense
00:55:28à Geoffroy Laguesnay
00:55:30qui est l'une des figures
00:55:34intellectuelles
00:55:34si l'on est
00:55:35de la France insoumise
00:55:36et qui assume
00:55:37finalement presque
00:55:38d'en vouloir en finir
00:55:38avec la démocratie
00:55:40il a même écrit
00:55:42il appelle à ne pas débattre
00:55:43avec
00:55:43il appelle à ne pas débattre
00:55:44mais dans un
00:55:46de ses derniers ouvrages
00:55:48il expliquait
00:55:49oui parfois
00:55:49en tant que progressiste
00:55:50nous pouvons
00:55:51et même
00:55:52nous devons être
00:55:53anti-démocrates
00:55:54en fait la réalité
00:55:55c'est que si on vote mal
00:55:57il faut
00:55:59supprimer
00:55:59le droit de vote
00:56:00à ces personnes
00:56:00ce que je constate
00:56:00c'est que ces déclarations
00:56:01passent relativement
00:56:03inaperçues
00:56:03et heureusement
00:56:04que vous avez été là
00:56:05pour les décrypter
00:56:06il est 20h pile
00:56:07c'est l'heure du journal
00:56:08Valentin Rouillon
00:56:09nous a rejoint
00:56:10rebonsoir Valentin
00:56:11le tour de l'actualité
00:56:12avec vous
00:56:18rebonsoir Thomas
00:56:19et bonsoir à tous
00:56:20c'est un monument
00:56:21de la radio
00:56:22de la télévision
00:56:24mais aussi de la presse écrite
00:56:25qui s'est éteint
00:56:25Philippe Bouvard
00:56:26est mort à l'âge
00:56:27de 96 ans
00:56:28le papa des grosses têtes
00:56:29laisse ses sociétaires
00:56:30orphelins
00:56:31c'est sa radio
00:56:32de toujours
00:56:33RTL
00:56:33qui a annoncé son décès
00:56:34après en avoir été informé
00:56:35par son épouse
00:56:36que retenez-vous de lui
00:56:38on vous a posé la question
00:56:39c'est une partie
00:56:40qui part aussi avec nous
00:56:41mais bon
00:56:42c'était ma jeunesse
00:56:43c'était tout ça
00:56:44je le trouvais plutôt
00:56:46sympathique
00:56:47un peu sarcastique
00:56:48parfois
00:56:49mais bon
00:56:49c'était
00:56:51j'aimais bien
00:56:52j'aimais bien
00:56:52ça fait beaucoup rire
00:56:53beaucoup rire
00:56:54mais c'est comme ça
00:56:55c'est la ville
00:56:56était âgée
00:56:56et puis voilà
00:56:58je ne fais jamais une émission
00:56:59de Bouvard
00:56:59jamais
00:57:00comme on revoit son projet
00:57:02de hausse des franchises médicales
00:57:03le plafond annuel passerait
00:57:04finalement de 100 à 140 euros
00:57:06contre 200 euros
00:57:07initialement envisagés
00:57:08cette hausse de 40%
00:57:10doit selon l'exécutif
00:57:11tenir compte de l'inflation
00:57:12depuis 2005
00:57:13le plafond serait ensuite
00:57:15réévalué
00:57:16tous les 1 à 2 ans
00:57:17en fonction de l'inflation
00:57:18feu vert
00:57:20pour le projet
00:57:20de data center
00:57:21de Microsoft
00:57:22près de Mulhouse
00:57:23le commissaire enquêteur
00:57:24a rendu
00:57:25un avis favorable
00:57:26à ce projet
00:57:27de 2 milliards d'euros
00:57:28malgré l'opposition
00:57:28des associations écologistes
00:57:30et de 80%
00:57:31des contributions citoyennes
00:57:32le site dédié
00:57:34à l'intelligence artificielle
00:57:35devrait consommer
00:57:35jusqu'à 1500 gigawatts
00:57:37d'électricité par an
00:57:38et créer 200 emplois
00:57:40Météo France
00:57:41ajuste ses prévisions
00:57:4315 départements
00:57:44du sud de la France
00:57:44sont concernés
00:57:45désormais par une vigilance
00:57:46orange pour orages
00:57:47des phénomènes violents
00:57:48attendus du sud-ouest
00:57:50à l'ouest
00:57:50du massif central
00:57:52et jusque sur un quart sud-est
00:57:53Météo France
00:57:54qui prévaut aussi
00:57:55de puissants trafales de vent
00:57:56jusqu'à 130 km heure
00:57:58et conséquence de ces orages
00:58:003000 foyers
00:58:00encore sans électricité
00:58:02dans les Landes
00:58:02le trafic SNCF
00:58:03était aussi perturbé
00:58:04dans la région
00:58:05en fin de matinée
00:58:06cette nuit
00:58:06les sapeurs-pompiers
00:58:07ont réalisé
00:58:08plus de 150 interventions
00:58:09dans un périmètre
00:58:10d'une vingtaine de communes
00:58:11écoutez cette habitante
00:58:12témoin de l'épisode
00:58:14ça a été très très brutal
00:58:16très rapide
00:58:17beaucoup de grésil
00:58:19de grêle
00:58:19des gros morceaux
00:58:21parce que là je vois
00:58:21j'ai une porte
00:58:23un PVC qui est fracassé
00:58:24qui a des gros impacts
00:58:25de grêle
00:58:26ma voiture
00:58:27qui était même sous un abri
00:58:28là-bas
00:58:28qui a pris des gros impacts
00:58:29de grêle
00:58:30le prince héritier
00:58:31d'Arabie Saoudite
00:58:32a signé de nombreux accords
00:58:34avec Emmanuel Macron
00:58:35l'Elysée promettait
00:58:36justement de nombreux accords
00:58:37une annonce sans précédent
00:58:39affirme le président
00:58:39de la République
00:58:403 parcs à thème
00:58:41à Sergi Pontoise
00:58:426 milliards d'euros
00:58:42d'investissement
00:58:4322 000 emplois créés
00:58:44nous n'en avons pas fini
00:58:46de surprendre le monde
00:58:46peut-on lire sur le compte X
00:58:48d'Emmanuel Macron
00:58:49la coalition des volontaires
00:58:51s'est réunie cet après-midi
00:58:52les partenaires européens
00:58:53de l'Ukraine
00:58:54ont promis de poursuivre
00:58:55leur aide militaire
00:58:56et financière
00:58:57en dépit des menaces russes
00:58:58une réunion en pleine escalade
00:59:00dans la guerre
00:59:00entre les deux pays
00:59:01Emmanuel Macron
00:59:02y a participé
00:59:03en visioconférence
00:59:03pour le président de la République
00:59:04les pays de l'OTAN
00:59:06vont être ciblés
00:59:07par la Russie
00:59:07il faut rester calme
00:59:08et continuer normalement
00:59:10a-t-il affirmé
00:59:11en Israël
00:59:12le premier ministre israélien
00:59:13Benjamin Netanyahou
00:59:14affirme que l'Iran
00:59:15a tenté d'assassiner
00:59:16l'un de ses deux fils
00:59:17aucune précision supplémentaire
00:59:18pour l'instant
00:59:19quelque chose d'incroyable
00:59:20vient d'arriver
00:59:21l'Iran a pris pour cible
00:59:22l'un de mes fils
00:59:23l'Iran a essayé de tuer
00:59:24un de mes fils
00:59:25a-t-il déclaré
00:59:26lors d'un entretien téléphonique
00:59:27avec la chaîne israélienne 14
00:59:30l'un des deux réalisateurs
00:59:32français détenus au Togo
00:59:33depuis fin juillet
00:59:34a été libéré
00:59:34sous contrôle judiciaire
00:59:35il a aussi été hospitalisé
00:59:38pour des problèmes de santé
00:59:39son passeport a été confisqué
00:59:40un autre réalisateur
00:59:42et le collaborateur togolais
00:59:43restent eux incarcérés
00:59:44à Lomé
00:59:45poursuivis
00:59:45pour fausses déclarations
00:59:48et puis la troisième étape
00:59:50du tour d'Espagne
00:59:50a été annulée
00:59:51à moins de 20 km
00:59:52de l'arrivée en France
00:59:53en raison d'un épisode
00:59:54violent de grêle
00:59:55dans les Pyrénées
00:59:56Tadej Pocacar
00:59:57leader de la Vuelta
00:59:58lui-même a demandé
00:59:59aux coureurs
00:59:59de s'arrêter
01:00:00et de se mettre à l'abri
01:00:01aucun vainqueur
01:00:02ni podium
01:00:02mais le classement général
01:00:04reste inchangé
01:00:06Merci Valentin Rouillon
01:00:07c'était le journal
01:00:08Les Actualités
01:00:09à 20h
01:00:10je vous remercie
01:00:11tous les quatre
01:00:11de m'avoir accompagné
01:00:12ce soir
01:00:12pour cette rentrée
01:00:13de Face à l'Info
01:00:14notez bien
01:00:14le rendez-vous
01:00:15jeudi
01:00:16le retour
01:00:17de Christine Kelly
01:00:1918h30
01:00:19nouvel horaire
01:00:20pour Face à l'Info
01:00:20notez-le bien
01:00:21merci également
01:00:22à France Goldfarb
01:00:23qui m'a aidé
01:00:23à préparer cette émission
01:00:24et puis restez
01:00:25sur l'antenne de CNews
01:00:26dans quelques secondes
01:00:27à peine
01:00:27c'est l'heure des Pro 2
01:00:28avec Elodie Huchard
01:00:29à demain
01:00:30à l'Info
01:00:32– Sous-titrage FR 2021
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