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  • il y a 4 semaines
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 24 août 2026.

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00:00Ressentez, bougez plus.
00:0318h, 20h, c'est RTL Soir.
00:12Cette musique, évidemment, elle a été adoptée par les grosses têtes.
00:15Non, vous ne vous êtes pas trompé d'heure.
00:17Mais aujourd'hui, RTL rend hommage à celui qui a créé cette émission devenue culte.
00:22Philippe Bouvard, on a appris son atteint, sa disparition.
00:25Et on se demande s'il emporte avec lui un certain humour,
00:28une manière de rire de tout, sans précaution, avec beaucoup d'insolence.
00:33C'est l'objet de notre nouveau rendez-vous de débat, notre face-à-face.
00:37Les grands esprits se rencontrent.
00:38Et j'accueille pour cela un humoriste qui a beaucoup côtoyé Philippe Bouvard,
00:42un pilier des grosses têtes, Bernard Mabille.
00:44Bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:46Merci pour le grand esprit.
00:48Le grand esprit, oui, mais tout de suite.
00:50On sait comment faire venir les gens.
00:52Et face à lui...
00:53Faites gaffe, nous n'avons pas ce que vous allez dire.
00:55Et face à lui, un humoriste maison qui réalise l'exploit aujourd'hui de participer à la matinale,
01:01à son émission qui tout double à la mi-journée,
01:03et d'être encore là pour RTL Soir.
01:06Merci et bonsoir Alex Mizorek.
01:07Bonsoir Sophie, bonsoir Bernard.
01:09Alors vous êtes tous les deux des sociétaires des grosses têtes.
01:14Il faut assurer un certain nombre d'émissions pour avoir le droit de s'appeler sociétaires d'ailleurs.
01:19Parce que bon, évidemment Bernard a un petit peu d'avance.
01:21Alors je ne connais pas les règles, mais je pense qu'à partir de la deuxième fois,
01:24quand Laurent a estimé que...
01:25Vous êtes sociétaires !
01:26Que ben oui, vous avez le droit d'avoir votre nom sur cette grande liste, et on est fiers.
01:30Moi le premier jour où j'ai entendu Bernard,
01:32on a une grande quand même différence entre vous,
01:34la première fois où vous avez entendu le générique et moi.
01:37Mais moi il y a trois ans, la première fois où je suis assis et j'entends ce générique,
01:40j'avais des frissons parce que je l'écoutais évidemment dans la radio avec papa à Bruxelles,
01:44en longue zonde.
01:45Alors justement, vous le disiez, la différence c'est que Bernard Mabli,
01:47il y est depuis un certain temps, et notamment...
01:50Non, ça fait 20 ans !
01:5125 ans, je ne sais plus...
01:53Et donc vous avez connu forcément l'époque Philippe Bouvard,
01:56maintenant que vous avez un élément de comparaison,
01:58quel genre de patron était-il ?
02:01Très dur, très dur, très dur.
02:03Qu'est-ce que ça veut dire dur ?
02:04On entend ça, mais...
02:05Ben, il était pas marrant, finalement.
02:09C'était boulot-boulot,
02:11il bossait,
02:12c'était l'autodidacte flamboyant,
02:15et il a tout obtenu
02:17à force de travail, donc il ne fallait pas déconner.
02:19Il ne nous permettait la liberté que lorsqu'on enregistrait les émissions.
02:25Et est-ce qu'il défendait...
02:26Il était toujours au travail.
02:27Il défendait un humour particulier,
02:29qui était propre aux grosses têtes ?
02:32Ben oui, mais si vous voulez,
02:33à l'époque, il y avait quand même des monstres sacrés,
02:36des sacrés monstres,
02:37parce que moi,
02:37je me souviens que la première émission
02:40à laquelle j'ai participé,
02:42il y avait Yann, Martin,
02:44Sim,
02:45oui, des monuments, quand même.
02:48Alors, justement...
02:49Ce qui permettait...
02:51C'était ces monuments qui permettaient à Philippe
02:55de faire des gauloiseries,
02:57parce qu'on était quand même en cours de récréation.
03:00Alors, on va écouter...
03:01Oui, les gauloiseries,
03:02c'est vrai que ça nous va assez bien.
03:04On va écouter à quoi ça ressemblait,
03:06justement, avec...
03:07Ben, vous évoquiez Jean-Yann,
03:09évidemment.
03:10Écoutez.
03:10Ça me gonfle, ces trucs-là !
03:12Mais qu'est-ce que vous reprochez au sexe,
03:14monsieur Yann ?
03:15Je dis que c'est comme le salon de l'agriculture,
03:17c'est plein de poils et ça sent la pisse.
03:26Voilà, voilà !
03:26Vous imaginez ça aujourd'hui ?
03:29Oui, qu'est-ce que vous dites ?
03:31Pardon, excusez-moi, Bernard.
03:31Je dis, vous imaginez ça aujourd'hui ?
03:34Ben oui, pourquoi pas ?
03:36Est-ce que c'est un humour trop gonflé,
03:38très gonflé, Alex ?
03:40Mais je pense que si vous écoutez
03:41Les Grosses Têtes aujourd'hui,
03:42il y a encore ça, en fait.
03:44Et la force de cette émission,
03:46c'était que vous pouviez avoir cette blague-là,
03:49et la minute d'après,
03:50il y avait une citation de Jacques Prévert,
03:51et on devait en trouver la réponse.
03:53Et donc, je pense qu'il a cultivé
03:54beaucoup de gens,
03:55avec comme produit d'appel
03:57cet humour, justement, gaulois,
03:58parce que Laurent a, je pense, persévéré.
04:02Et donc, il y a encore
04:03cette blague-là de Yann,
04:04on peut la faire
04:04de la même manière aujourd'hui,
04:06et surtout quand c'est quelqu'un
04:07qui a cette réputation
04:09que Jean-Yann avait,
04:10d'être quelqu'un de brillant,
04:11d'intelligent,
04:12et que donc,
04:13on n'est pas au café du commerce
04:14quand Jean-Yann prend la parole.
04:15Justement, c'est même d'autant plus drôle
04:17qu'on n'attend pas
04:18à ce qu'il sorte un truc comme ça.
04:20Et donc, c'est encore existant.
04:21Alors évidemment,
04:22il y a quelques marottes
04:23qui ont évolué,
04:24il y a quelques,
04:25comment dire,
04:27faciles...
04:27On sentait qu'Yann
04:28en avait sous le pied.
04:29C'est ça, très sûr.
04:30Oui, oui, mais voilà,
04:31tu l'as mieux dit que moi.
04:32Mais Bernard, vous disiez,
04:33vous imaginez ça aujourd'hui,
04:35et Alex, il l'imagine très bien.
04:36Vous, vous estimez
04:37que ça a changé,
04:38que c'est plus possible ?
04:39Ah, écoutez,
04:40je ne veux pas faire vieux con,
04:42mais...
04:42Ça va être raté, je crois.
04:44Je pense que l'humoriste
04:47dans les dix ans qui viennent
04:48sera mime.
04:50C'est vrai qu'on ne peut plus rien dire.
04:54Mais vous vous sentez bridé aujourd'hui ?
04:55Parce que vous participez toujours.
04:57Pas sur scène,
04:58vous voyez, pas sur scène.
05:00C'est pour ça qu'on continue tous
05:01à faire de la scène,
05:02parce que la scène,
05:03on peut dire ce qu'on veut,
05:04mais bridé,
05:05il y a quand même un montage derrière,
05:07il y a un enregistrement,
05:08il y a un montage.
05:09Ça coupe beaucoup ?
05:10Alors, c'est pour ça
05:11que je conseille aux gens
05:11de venir nous voir en studio,
05:13parce qu'il y a quand même
05:14l'un ou l'autre truc qui tombe.
05:16C'est intéressant, ça.
05:17Vous êtes censuré ?
05:19On n'est pas censuré.
05:19C'est Laurent,
05:20on est vachement libre.
05:21Oui, bien sûr.
05:22Et de toute façon,
05:23parfois,
05:24ils coupent des trucs
05:24parce que ce n'est pas drôle,
05:25parce qu'évidemment,
05:26ça arrive.
05:26Et parfois,
05:27ils coupent des trucs
05:27parce que, ma foi,
05:29ce qui peut être drôle
05:30entre amis,
05:31si on fait un barbecue dimanche
05:33avec vous,
05:34Anne-Sophie,
05:34qui, je sais,
05:34a beaucoup d'humour...
05:35On me propose beaucoup
05:36de barbecue aujourd'hui,
05:37c'est le deuxième.
05:38Et avec Bernard,
05:40ne sera peut-être pas drôle
05:41de la même manière
05:42quand vous avez
05:42deux millions de personnes
05:43qui vous écoutent.
05:44Donc, c'est toujours
05:45où on le fait.
05:46Et Bernard a raison.
05:47Sur scène,
05:47les gens,
05:47ils payent pour vous voir vous.
05:49Donc, ils vous demandent
05:50de dépasser les bornes.
05:51Ici, on allume la radio
05:52qui est RTL.
05:53C'est RTL qui nous accueille.
05:54Et donc,
05:54on gère un tout petit peu différemment.
05:56On va écouter quand même
05:57ce qu'il se disait
05:58encore dans une émission
05:59de Philippe Bouvard,
06:01un extrait avec Carlos.
06:02Olivier,
06:03je l'ai vu l'autre jour
06:03arriver dans une soirée.
06:05Je peux dire,
06:06en smoking blanc,
06:06ils jettent grave
06:08tes brocs,
06:08ses yeux bleus et tout.
06:10Et il y avait
06:10une espèce de créature de rêve
06:12d'un mètre 83.
06:13Genre Marisa Berenson
06:14en mieux,
06:15avec des yeux
06:15qui font le tour du visage,
06:17une bouche qui fait
06:17cinq fois le tour.
06:1947 dents et tout,
06:20belles comme tout le diable.
06:21Il s'approche d'elle,
06:22il la regarde
06:23d'une façon négligente,
06:23il dit,
06:24dis donc,
06:24toi et moi on baise.
06:25La fille dit,
06:26oui,
06:26chez toi ou chez moi.
06:27Et il dit,
06:27si tu commences à discuter,
06:28c'est pas la peine.
06:32Bien sûr,
06:33ça nous fait rire,
06:34il se fait au plateau.
06:37Mais est-ce que
06:40ce serait considéré
06:41comme un dérapage
06:42aujourd'hui, ça ?
06:43Oui, je pense.
06:44Ah oui ?
06:45Non, il n'est pas d'accord.
06:45À la limite,
06:46le mot baise,
06:47on peut le remplacer.
06:48Mais la drôlerie,
06:50elle ne vient pas du tout
06:50en plus de la sexualité,
06:52donc je ne crois pas, moi.
06:53Bernard,
06:54vous avez changé de ton, vous ?
06:56Pardon ?
06:57Est-ce que vous avez
06:58changé de ton, vous ?
07:01Non, non, non, non,
07:02mais moi je suis un vieux machin
07:03maintenant,
07:04donc je peux
07:05me permettre,
07:06mais je commencerais
07:07aujourd'hui,
07:08j'attaquerais le métier
07:09aujourd'hui,
07:09je pense que je changerais
07:11de ton, oui,
07:11effectivement.
07:12Alors justement,
07:13est-ce qu'il y a des sujets
07:14interdits ?
07:14Est-ce qu'on peut rire
07:15de tout ou pas ?
07:16Vous parlez avec Alex,
07:19Alex Vizorek,
07:20c'est un humour fin,
07:23cultivé,
07:24vous voyez ?
07:25Il est un peu hors sujet
07:27quand il dit
07:27aujourd'hui,
07:28on peut le faire
07:28parce qu'il ne le fait pas
07:29sur scène.
07:30Ben, c'est pas vrai.
07:31Moi, je le fais sur scène
07:32et je peux vous dire
07:33qu'aujourd'hui,
07:34on le fait de plus en plus
07:36difficilement.
07:36Ben non, je vais reprendre
07:38cette vanne qui est un peu
07:39la même, c'est-à-dire
07:40que je disais,
07:40je faisais le raffiné,
07:41j'avais ma cravate et tout
07:42et j'ai dit, moi j'adore
07:43écouter Chopin,
07:44j'adore lire Simone de Beauvoir,
07:46mais ce que je préfère,
07:46c'est quand même
07:47baiser des salopes.
07:49Et évidemment,
07:50la drôlerie,
07:51elle vient de l'inattendu absolu.
07:54Tout le monde trouve
07:54que la blague,
07:55elle est raffinée
07:55parce que j'ai cité Beauvoir
07:56et que j'ai cité Chopin.
07:57C'est le contraste,
07:58en fait.
07:58Mais bien sûr.
07:59Ça vous autorise tout,
07:59en fait.
07:59Je crois,
08:00et c'est là où Bernard,
08:01je pense qu'on peut être d'accord,
08:02c'est d'où ça vient.
08:03Tout le monde connaît Bernard Mabille
08:04et tout le monde sait
08:04que c'est une bonne personne.
08:07Oui, on sait que dans la vie,
08:08je ne suis pas du tout comme ça.
08:09Mais non,
08:10c'est pas ça.
08:11Vous avez le droit d'être grivois,
08:12mais il faut connaître la source.
08:14C'est-à-dire que
08:15quand Coluche faisait des blagues
08:16pour se moquer des pauvres,
08:18personne ne pensait
08:19qu'il n'aimait pas les pauvres
08:20vu qu'il était Coluche
08:21et qu'il avait créé
08:22les Restos du Coeur
08:23et qu'il les aimait
08:23deux fois plus peut-être.
08:24Enfin, il leur tendait la main
08:25deux fois plus.
08:26On peut prendre cet exemple
08:27qui est un peu le parangon
08:28dans le métier.
08:29Quand Dieudonné fait des blagues
08:30sur les Juifs,
08:31on n'est pas certain
08:32qu'il les aime autant
08:33que Coluche aimait les pauvres.
08:34Donc, on rigole moins facilement.
08:36Mais on a le droit
08:37de faire cette même blague
08:38et que s'il n'y a pas le doute
08:40sur d'où ça vient,
08:42elle fonctionne.
08:43Vous êtes d'accord ?
08:44J'étais très étonné
08:46parce que j'ai revu
08:47le spectacle de Sylvie Joly
08:48mis en scène par François Boursier.
08:51C'est une merveille.
08:51Mais alors, ça va très très loin
08:52et c'est très très sexuel,
08:56grossier et tout.
08:57Mais l'avocate,
08:58elle le dit avec une telle délicatesse
09:00que ça passe.
09:01Mais c'est vraiment le sexe
09:03le sujet le plus compliqué
09:06à aborder aujourd'hui
09:07ou c'est pas...
09:08Je vais vous dire,
09:10je vais vous dire,
09:11le sexe ne vous fait pas
09:13procès en différemment.
09:15C'est une bonne réponse.
09:16Alors, c'est quoi
09:17le sujet interdit ?
09:18Le jour où le sexe parlera,
09:20peut-être qu'on sait.
09:22Non, mais évidemment,
09:23c'est souvent les races,
09:24les religions,
09:25les couleurs de peau
09:26parce que aussi,
09:28le monde a évolué
09:28et souvent, moi je dis,
09:30en bien,
09:30c'est-à-dire certains sketchs
09:32et moi je ne rapproche pas
09:32une seconde à Michel Lepp
09:33d'avoir fait des accents
09:34et d'avoir fait des personnages
09:35sauf que le fait qu'aujourd'hui
09:36on ne le fasse plus
09:37et qu'on ne puisse plus le faire,
09:38enfin, que ce soit
09:40évidemment totalement
09:40hors d'époque de le faire.
09:41Ça ne me gêne pas.
09:42Moi non plus.
09:43Donc ça, je trouve que c'est bien.
09:44Alors évidemment,
09:45il y a les réseaux sociaux
09:45qui sont arrivés.
09:46Je ne sais pas comment
09:47Philippe aurait vécu ça à Bouvard.
09:49Est-ce qu'il se serait levé le matin
09:50en lisant un Twitter
09:51pour savoir ce qu'il s'était dit
09:52de l'émission de la veille ?
09:53Je ne pense pas
09:53que Philippe connaissait...
09:55Bah voilà !
09:55Mais vous deviez recevoir
09:56des sacs de courrier.
09:58Est-ce qu'il les ouvrait
09:59ou est-ce qu'il les mettait au feu ?
10:00Ce qui était très étonnant,
10:02moi j'ai eu la chance
10:03quand même de le fréquenter
10:05parce qu'en plus
10:05il a été mon producteur
10:06donc on s'est fréquenté
10:08de très très près.
10:09C'est quand on arrivait
10:10dans son bureau,
10:11il y avait 4000 volumes
10:14magnifiques
10:15et ils les avaient tous lus
10:16et quand vous écoutiez
10:18ce qu'il faisait en radio,
10:19vous vous disiez
10:19c'est pas possible,
10:20c'est pas le même mec.
10:21Lui-même faisait des petites blagues
10:24et n'était pas le dernier
10:25dans l'humour.
10:25Écoutez cette fameuse phrase.
10:29La mademoiselle Belpère
10:31de Loche.
10:34C'est resté,
10:35c'est un classique.
10:37Mon graal,
10:38c'est quand je l'ai fait rire
10:39la première fois
10:39mais c'est arrivé
10:40au bout d'un mois.
10:42C'est la pire cochonnerie
10:44que j'ai racontée.
10:46Et là il s'est mis à rire,
10:47il s'est secoué
10:47sur son fauteuil.
10:49Vous oseriez nous la raconter
10:50ou c'est vraiment pas possible ?
10:51Non, non, non, non.
10:53D'accord.
10:54J'ai gardé ma place sur RTL,
10:56j'ai rigolé.
10:58Alors Alex,
10:59tout le monde sait
10:59que vous êtes belge
11:00alors on vous a gardé
11:01une petite histoire.
11:02belge des grosses têtes
11:03époque Philippe Bouvard.
11:06Les grosses têtes
11:07de Philippe Bouvard
11:07sur RTL.
11:09Sur RTL.
11:10Il y a trois ouvriers
11:11sur un échafaudage
11:12qui ont leur gamelle aussi,
11:13c'est un peu le goûter
11:14de l'ouvrier.
11:15Il y a un américain,
11:17un italien et un belge.
11:19Et alors l'américain,
11:20ils sont tout en haut
11:22d'une grue,
11:22à 40 mètres de haut,
11:24ils s'emmerdent un peu.
11:24Alors l'américain,
11:25il ouvre son truc,
11:26il dit encore des hamburgers.
11:28Terrible.
11:28« Si j'ai encore des hamburgers,
11:29demain la vie est tellement truite,
11:30je monte sur la grue,
11:31je me jette,
11:32je me suicide. »
11:33L'italien,
11:33il ouvre son truc,
11:34il dit « Ah marre,
11:34des lasagnes,
11:35qu'est-ce que c'est ? »
11:36« Ah, si j'ai des lasagnes,
11:37demain je monte,
11:38je me jette de la grue,
11:39je me suicide. »
11:41Et le belge dit « Ah non,
11:42encore des moules et frites ? »
11:43« Ça c'est pas possible.
11:44Si demain j'ai encore des moules et frites,
11:45je monte sur la grue,
11:46je me suicide. »
11:47Le lendemain,
11:47ils sont tous les trois,
11:48mais qu'il ouvre « Ah,
11:49des hamburgers,
11:50j'avais dit que je me suicidais,
11:51ils mangent,
11:51ils jettent,
11:52ils s'écrasent en bas l'américain.
11:53L'italien,
11:54il dit « Ah,
11:54les lasagnes encore,
11:55terminés,
11:55ils se jettent. »
11:56Et le belge dit « Ah non,
11:57encore des moules et frites ? »
11:58« Ah,
11:59je fais ce que j'ai dit. »
12:00« Ah,
12:00les trois sont morts,
12:01les trois veuves,
12:02le lendemain par l'ensemble. »
12:03Et l'américain dit « S'il m'avait dit
12:05qu'il n'avait pas les hamburgers,
12:07j'aurais fait autre chose,
12:07des hot dogs,
12:08n'importe quoi.
12:09Il y avait du poulet à rotis. »
12:11Et l'italien dit « Ah,
12:12s'il m'avait dit qu'il n'avait pas les lasagnes,
12:13j'aurais fait des spaghets,
12:14j'aurais fait quelque chose d'autre. »
12:16Et la belge dit « Ah,
12:17je suis embêté,
12:18parce que c'est lui
12:18qui a fait sa gamelle. »
12:24Alex,
12:25vous l'avez vu venir ?
12:26À un moment un peu,
12:27mais moi j'aime bien
12:28les blagues sur les Belges
12:29elles sont marrantes.
12:30Je ne me projette pas.
12:31Peut-être que je devrais.
12:32C'est ça que vous êtes en train de me dire.
12:33Non, pas du tout,
12:33pas du tout.
12:34Mais c'était une petite dédicace.
12:36Pour moi,
12:36quand la blague est bien tournée,
12:38on peut rire de tout.
12:39Souvent,
12:40elle est bien racontée.
12:42Ça, il faut dire
12:43qu'il y avait des grands,
12:44grands raconteurs d'histoires.
12:45Que ce soit Sim,
12:46Philippe Castelli,
12:48Guy Montagné.
12:49Guy Montagné, oui.
12:50Oui, oui.
12:51Et ça, peut-être
12:51qu'il y a une façon de raconter
12:54qui est un peu différente aujourd'hui.
12:55Et ça,
12:56on aimerait avoir des gens comme ça
12:57parce que ça,
12:58c'est quand même chouette.
12:58On a envie de les écouter jusqu'au bout.
13:00Et notez que si vous en voulez plus,
13:01ce soir de minuit et demi
13:02à 3h du matin,
13:03RTL rediffuse
13:04des grosses têtes
13:05Époque Bouvard.
13:06Merci beaucoup
13:08Alex Bisevrec
13:08et Bernard Mavie
13:09d'être venus inaugurer
13:10les grands esprits
13:11de se rencontrer
13:12dans le RTL soir.
13:13On vous retrouve, Alex,
13:14demain matin
13:14car vous dormez ici.
13:16Pour ceux qui ont une vie
13:17en dehors de RTL,
13:18si vous n'avez pas pu écouter RTL
13:19toute la journée,
13:20vous avez peur d'avoir manqué
13:21les meilleurs moments,
13:22y compris les vannes d'Alex.
13:24J'espère que je suis dedans.
13:25Pas de panique,
13:26Florian Gazon a récolté le meilleur
13:27et vous a concocté
13:28la story RTL
13:29juste après la pause.
13:30Bonne soirée.
13:32Allô,
13:32pourquoi tu ne réponds pas ?
13:35Sur RTL.
13:36Je ne te laisserai pas tomber 0
13:37mais du vent dans les voiles.

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