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Le candidat à la primaire socialiste et député de l'Eure Philippe Brun était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1, il est vice-président de la commission
00:04des finances et député PS de l'heure.
00:06Bonjour Philippe Brun. Bonjour Pierre De Villeneuve. Merci d'être avec nous, vous êtes aussi candidat à la présidentielle et
00:10à la primaire socialiste.
00:12C'est aujourd'hui, mardi 25 août, que le PS doit enteriner justement les conditions à remplir pour figurer parmi
00:19les candidats.
00:20Avant-hier, Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature. Ça change quoi pour vous ?
00:23Ça ne change rien, je savais qu'il serait candidat. Quand je me suis déclaré, je savais qu'il serait
00:27candidat également.
00:28Donc ça ne change rien. On va avoir un vrai débat qui s'ouvre et c'est une bonne nouvelle.
00:31Et au final, vous vous rangerez derrière lui ou ça restera un adversaire ?
00:36En tout cas, c'est un concurrent. Nous portons deux lignes politiques différentes.
00:39La sienne, vous la connaissez, plutôt urbaine, libérale, européenne.
00:42La mienne, une ligne populaire. Je suis un élu de rural, de l'heure.
00:47Vous êtes resté là-dessus ? C'est-à-dire que lui, c'est quoi ? C'est le candidat
00:49des bobos et vous, vous êtes ancré dans les territoires ?
00:51On n'a pas les mêmes priorités. Moi, je défends d'abord la priorité salariale, le fait que le travail
00:55paye avec la mesure que je propose,
00:56le salaire brun qui est une baisse très importante de CSG pour redonner du pouvoir d'achat aux Français.
01:01Moi, je défends la France périurbaine et rurale. Je défends la baisse du prix du carburant.
01:07À gauche, nous ne sommes pas nombreux à le faire. Je défends la parité populaire, le fait de réserver nos
01:12investitures aux ouvriers et aux employés.
01:15C'est un autre combat. Le CSG, c'est les droits de l'homme. C'est un candidat qui est
01:19plus démocrate, disons.
01:20Moi, je suis plus un candidat socialiste qui s'inscrit, je crois aussi, dans l'histoire du socialisme français.
01:25Est-ce que vous ne jouez pas un peu trop sur les images, justement, vous, les territoires ?
01:29Lui, est-ce que c'est un désavantage d'être le candidat de la France urbaine, comme vous dites, pour
01:36ne pas préciser les arrondissements ?
01:38En tout cas, il y a des positions différentes. Il aura l'occasion de dire ce qu'est son programme.
01:44Je ne le connais pas aujourd'hui.
01:44J'ai lu celui de Place Publique que je n'y ai pas retrouvé les éléments essentiels qui, aujourd'hui,
01:49préoccupent les Français.
01:50Le prix du carburant, les prises alimentaires, un programme agricole ambitieux.
01:54Je n'ai pas trouvé non plus de quoi redonner espoir à tous ceux qui sont écrasés, aujourd'hui, par
02:00la crise du pouvoir d'achat.
02:02Donc, il aura ses propositions. J'aurai évidemment les miennes.
02:04Et puis, j'espère que nous convergerons au soir du second tour de la primaire.
02:08On me rappelle Jean-François qui disait aux journalistes, vous avez vos questions, moi, j'ai mes réponses.
02:12C'est-à-dire qu'on espère qu'il y aura un débat constructif, déjà, aux universités d'été du
02:17PS qui arrivent le week-end prochain.
02:20Et puis, peut-être, effectivement, lors de cette primaire socialiste.
02:22Et puis, trois débats télévisés qui sont organisés.
02:24Alors, on attend encore la proposition de CNews. On verra si vous proposez également l'organisation d'un débat.
02:28Très bien, Philippe Brun. Glucksmann, Brun, Royal, Gage. On devrait ajouter théoriquement Fort et Vallaud.
02:35Sans compter Hollande, Cazeneuve et Boimran qui refusent la primaire. Quel espace pour vous, vous, Philippe Brun ?
02:41Écoutez, c'est l'espace des idées que je porte. Nous avons fait un sondage sur les propositions que je
02:47fais.
02:48Il y a 70% des Français qui les soutiennent.
02:5066% selon un sondage cluster.
02:51Ça a l'air brun. Et 72% des ouvriers et des employés soutiennent les propositions que je fais.
02:57Donc, moi, je suis l'élément de jeunesse, l'élément de nouveauté dans ce parti socialiste un peu en difficulté
03:03aujourd'hui.
03:03Et je crois que ma candidature, elle a cette utilité-là.
03:05C'est de secouer le parti socialiste. C'est de rénover la gauche.
03:08C'est de montrer qu'on peut retrouver le cœur des ouvriers et des employés avec un discours différent.
03:12Je l'ai fait dans ma circonscription. Ma circonscription, elle vote à 52% Bardella.
03:15Elle vote à 53% pour moi trois semaines plus tard. Pourquoi ?
03:18Parce que j'ai bien fait la démonstration qu'il n'y avait rien d'évident à ce que les
03:22gens votent pour le Rassemblement national.
03:23Et que quand on avait une gauche qui parlait de salaire, qui parlait de pouvoir d'achat, qui parlait de
03:27services publics et du concret de la vie des gens,
03:29eh bien, on arrivait à retrouver le cœur de ceux que nous avons perdus et que nous avons oubliés depuis
03:32trop longtemps.
03:33Alors justement, quel espace pour vous, je le disais Philippe Brun, quel espace pour la gauche républicaine aussi, dans son
03:38ensemble.
03:39Ici même, à votre place, le député Renaissance Sylvain Maillard disait que Raphaël Glucksmann n'avait aucune chance de passer
03:47au premier tour.
03:48Il passait le premier tour. Il rappelait aussi que vous aviez été élu dans l'heure grâce au Front Républicain
03:52et donc indirectement grâce à la France Insoumise.
03:55Bref, ce qui incarne la gauche aujourd'hui, c'est bien Jean-Luc Mélenchon.
03:59C'est lui qui s'imposera au second tour. C'est toutes les hypothèses des sondeurs convergent vers cela.
04:03Alors c'est ce qui arrange le système parce que finalement, Jean-Luc Mélenchon est une sorte de figure caricaturale
04:08de ce qu'est la gauche.
04:09Et donc comme il n'a pas de chance de gagner au second tour, tout le monde le sait qu
04:11'il n'y a aucune chance de gagner au second tour,
04:13ça arrange tout le monde de gonfler à l'hélium sa candidature.
04:16Parfois je lis, je vois certains chroniqueurs...
04:18Vous êtes en train de dire que les sondeurs sont en train de caricaturer la vérité ?
04:22Les médias, et dans les médias de droite.
04:24Moi j'ai l'admiration du Figaro Magazine pour Jean-Luc Mélenchon, je n'ai jamais vu ça.
04:27Parce que ça arrange tout le monde, parce que jamais son programme ne sera mis en oeuvre, parce que jamais
04:31il sera élu.
04:31Donc ça arrange tout le monde de le faire, bien sûr, avec la plus grande des objectivités.
04:36Je vois que vous vous moquez de nous.
04:37Vous savez, c'est un petit peu...
04:39Les journalistes en général.
04:40Dans les années 2010, il y avait cette tendance aussi, vous aviez beaucoup fait monter Besancenot,
04:43qui est quelqu'un de très intéressant aussi.
04:45C'est-à-dire que vous parlez à la presse en général.
04:47Bien sûr, il y a cette tendance-là.
04:49Après, c'est à nous de montrer aussi que nous pouvons être meilleurs à gauche.
04:53Et en tout cas, nous...
04:54En tout cas, ça vous énerve le fait que Jean-Luc Mélenchon soit là ?
04:57Il agrège quand même une grande partie de la gauche, vous en conviendrez.
04:59Il a été le fondateur de la NUPES, et il vous a entraîné d'ailleurs dans les élections,
05:04sur ce front républicain.
05:05Vous ne pouvez pas le nier en 2024.
05:07Alors écoutez, maintenant, c'est à nous de montrer qu'on est meilleurs et qu'on a des choses à
05:09dire.
05:10Et donc moi, je vais arrêter de parler de l'usre, je pense qu'on a fait beaucoup de pubs.
05:13Donc à nous, on a une primaire qui va s'ouvrir.
05:15Pendant un mois et demi, les Français, ils vont voir ce qu'on a à proposer.
05:18Bon, et je crois qu'au sortir de la primaire, nous serons devant et nous remporterons l'élection présidentielle.
05:22Et on fera mieux que Mme Hidalgo en 2022 ?
05:24Oui, ce serait bien de faire mieux.
05:26Et donc pour faire mieux, il faut éviter de reproduire les mêmes erreurs.
05:28Donc les candidatures trop parisiennes, trop urbaines, trop déconnectées.
05:31Et trop nombreuses, vous avez vu, j'ai fait la liste aussi.
05:33Il y a la primaire, on va être cinq candidats à la primaire.
05:37On était plus que ça en 2011 et en 2017.
05:39Ceux qui ne la respecteront pas, qu'est-ce que vont faire François Hollande ?
05:43Peut-être M. Boimran.
05:45Non, ils respecteront les choses, bien sûr.
05:47Ils sont disciplinés.
05:48François Hollande respecte toujours la discipline de groupe à l'Assemblée nationale.
05:51Je suis certain qu'il soutiendra le vainqueur de cette primaire.
05:53Vous comprenez le fait qu'il ne veuille pas la primaire, François ?
05:55On verra bien ce qu'il fera.
05:56Moi, je pense que s'il veut revenir, il doit passer par la primaire.
05:59C'est la seule solution pour lui.
06:00Mais il ne le fera pas ?
06:01Je ne sais pas.
06:02Vous lui avez posé la question ?
06:03Non.
06:05On parle de LFI.
06:06Et quand on parle de LFI, qu'est-ce que vous pensez de ces accusations du parquet national financier
06:10sur le maire de Saint-Denis, Bagayoko ?
06:13Est-ce qu'il aurait bénéficié d'un emploi fictif à la RATP alors qu'il était en même temps
06:18élu municipal ?
06:19On parle de rémunération à la RATP de plus de 6 000 euros par mois,
06:24sans qu'on sache réellement en quoi consistait son poste de cadre.
06:27Des indemnités généreuses de la part de l'entreprise pendant près de 20 ans.
06:30Il encoure jusqu'à 10 ans d'emprisonnement à 1 million d'euros d'amende.
06:33Est-ce que c'est un obstacle à la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?
06:36D'abord, il doit faire son travail.
06:38J'ai vu aussi un article du Parisien avec des gens, de personnes qui ont attesté.
06:41Je vous donne les informations d'Europe.
06:43Le Parisien qui a attesté de son travail, pour le coup.
06:46Pour moi, je n'ai pas de raison particulière de le défendre.
06:48Il n'est pas très favorable aux socialistes.
06:50Il a battu mon ami, qui était un excellent maire socialiste, Mathieu Annotin de Saint-Denis.
06:54Toutefois, on ne va pas lui tomber dessus.
06:56On attend de voir ce que la justice va dire.
06:58Je crois que cette affaire a l'air plus complexe que ce que vous en dites.
07:00Elle est peut-être complexe, mais en tout cas, elle existe,
07:03puisque c'est factuel et c'est le parquet national financier qui avance.
07:05En tout cas, il y a eu une enquête de presse dans Canard Enchaîné.
07:08C'est normal, la justice fait son travail.
07:10On va attendre de voir ce que la justice nous dit.
07:12Pardonnez-moi de vous corriger.
07:13Avant le Canard Enchaîné, c'est le parquet national financier qui mène une enquête.
07:17Oui, parce qu'il y a eu d'abord un article.
07:18Le parquet national financier a fait une enquête à la suite de cet article.
07:21Jean-Luc Mélenchon disait juste avant les municipales,
07:22c'est combinard en parlant des socialistes,
07:25qui selon lui, n'allaient pas coûter trop cher à acheter
07:28pour le deuxième tour des élections municipales.
07:31Est-ce que comme Raphaël Glucksmann,
07:32qui a été moqué par Jean-Luc Mélenchon sur la prononciation de son nom,
07:35on a vu d'ailleurs visiblement une attaque antisémite à son égard,
07:39est-ce que vous aussi vous assurez ce matin, sur Europe 1 et sur CNews,
07:42que vous n'aurez aucune compromission,
07:44que vous n'aurez aucun accord technique ou électoral avec LFI ?
07:48Vous savez, cette situation de soumission que vous décrivez qui est réelle,
07:52on a passé toutes les municipales à dire qu'on ne ferait pas d'accord avec LFI,
07:54au deuxième tour, les maires socialistes qui étaient contre LFI
07:57se sont mis à faire des alliances.
07:59Des accords techniques ?
08:00Non mais les accords techniques, c'était ridicule.
08:02On n'aurait jamais dû faire ça.
08:03On a tendance à assurer des postes municipales.
08:05Non, ça nous a fait perdre partout.
08:07On a perdu Brest qui était socialiste depuis toujours.
08:09On a perdu Clermont-Ferrand qui était socialiste depuis 1945.
08:13Donc non, c'était une très mauvaise opération.
08:15À part à Nantes, ça a planté partout.
08:17Donc c'était une très mauvaise opération.
08:19On n'aurait jamais dû faire ça.
08:20Quand on doit tracer une ligne, il faut la suivre jusqu'au bout et en payer le prix.
08:23Moi, je pense que là, on doit tracer une ligne.
08:25Pourquoi on est faible aujourd'hui ?
08:27Parce qu'on a un discours à côté de la plaque.
08:29C'est le sens, je crois, de ma coignature à la primaire.
08:31Un programme économique sérieux, je l'ai présenté la semaine dernière.
08:34Des propositions crédibles.
08:36Un discours neuf, une incarnation neuve et un parler vrai.
08:40Et je crois que c'est ça aussi qui nous aidera à être devant
08:42et ne plus dépendre demain de ces alliances qui sont un peu contre-nature.
08:45Mais vous vous voudrez qu'il faut de la clarté.
08:46Vous dites aujourd'hui, vous parlez à l'instant d'une alliance contre-nature.
08:50Quand je vous avais interrogé en juillet, ici même,
08:53vous m'avez dit qu'en cas de duel RN-LFI, vous voteriez Jean-Luc Mélenchon.
08:57Ce n'est pas une alliance, moi, je vous dis à toute personne.
08:59Non, mais vous auriez pu me dire, je vais voter blanc ou je ne vais pas voter.
09:01Je n'ai pas voté blanc quand il y a le RN au deuxième tour.
09:03D'ailleurs, je complète la formule.
09:05Si c'est Édouard Philippe contre le RN, je voterais Édouard Philippe.
09:08Si c'est Gabriel Attal contre le RN, je voterais Gabriel Attal.
09:11Si c'est Dominique de Villepin, je ne sais pas si je voterais.
09:15Donc, je voterais toujours contre le RN au deuxième tour.
09:18C'est ainsi, c'est comme ça.
09:20On parle de Jean-Luc Mélenchon, on ne parle pas d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal ou de Dominique de
09:23Villepin.
09:25Peut-être que pour vous, je vote en tout cas contre le RN au deuxième tour.
09:28C'est simple.
09:28Mais il y aura, moi, je ne souhaite pas d'alliance en bonne et due forme avec la France insoumise.
09:32Alors, vous proposez le salaire brun, Philippe Brun.
09:35Baisser la CSG sur les salaires de moins de 4 000 euros brut pour gagner en pouvoir d'achat.
09:39Vous avez d'ailleurs, et on l'a rappelé, un sondage cluster qui dit que 66% des Français
09:44sont derrière vous, le paradoxe, c'est que la CSG, ça sert à la protection sociale.
09:47Alors, ce n'est pas un peu paradoxal pour un socialiste ?
09:50Non, le but, c'est de baisser la CSG sur le travail,
09:53parce que les travailleurs sont les vachalés du système aujourd'hui.
09:5527 millions de salariés qui payent la protection sociale pour 70 millions de Français.
09:59Et donc, mon objectif, c'est de financer la Fiscalité sociale par d'autres moyens,
10:03notamment en taxant davantage le capital.
10:05Et moi, je propose d'augmenter la flat tax aujourd'hui sur les revenus du capital
10:10pour diversifier ce financement.
10:11On a un pays qui vieillit.
10:12On a aussi aujourd'hui une valeur ajoutée qui est plutôt répartie de la même manière.
10:16Avant, c'est 70% le travail et 30% le capital.
10:18Aujourd'hui, c'est l'inverse.
10:19Et donc, il faut que le capital contribue aussi dans un monde qui va être robotisé,
10:22dans un monde qui va être automatisé,
10:24dans lequel il y aura moins de travail et plus d'automatisation.
10:28Eh bien, c'est normal que le capital contribue au financement de la CSG et pas seulement les travailleurs.
10:32Pourquoi je vous dis que c'est normal ?
10:34Qu'est-ce qu'il y a de normal dans la taxation du capital ?
10:37Aujourd'hui, il y a un problème.
10:38Les travailleurs sont écrasés.
10:39Vous êtes prof aujourd'hui, vous avez un taux de cotisation de retraite de 88%.
10:45Donc, vous ne pouvez pas demander à des gens qui commencent dans la vie d'avoir un taux de cotisation
10:48de 88%.
10:49Parce que c'est le travail qui paye l'essentiel de la protection sociale.
10:52Alors que dans le même temps, l'intelligence artificielle, elle ne paye pas de CSG.
10:56Les robots ne payent pas de CSG.
10:58L'automatisation, elle permet aussi de faire des économies sur le financement de la protection sociale.
11:02Donc, avec l'augmentation des frais de retraite,
11:04ça coûte 12 milliards de plus par an, juste le vieillissement.
11:07La vieillesse, 10 à 14 milliards de plus par an sur le vieillissement de notre système de santé.
11:12Il faut qu'on trouve le financement.
11:13Moi, je dis, détaxons le travail, laissons les gens travailler,
11:16donnons-leur du pouvoir d'achat en plus.
11:17Vous pouvez faire la simulation en ligne, salairebrun.fr.
11:20Calculez combien ça vous rapporte, 100 à 200 euros de plus par mois.
11:23Donc, le travail doit mieux payer.
11:24Il faut que le travail paye plus.
11:25Il y a toute une France aujourd'hui, Pierre Devineau, qui est oubliée.
11:27Vous savez, c'est la France des gens qui gagnent 2 000 euros par mois.
11:30Des gens qui sont à peu près autour de 1 000 euros, 1 800, 2 100 euros.
11:33Qui remboursent le prêt pour leur pavillon.
11:35Qui remboursent le prêt ou le leasing pour leur voiture.
11:38Qui habitent à 60, 60, 70 kilomètres à les retours de leur travail.
11:42Et qui galèrent aujourd'hui, qu'on l'essence à 2,20 euros le litre.
11:45Qui n'ont droit à aucune aide.
11:47Qui sont dans une situation où ils sont lâchés par les pouvoirs publics.
11:50Moi, je suis le candidat de ces gens-là.
11:52Moi, je suis le candidat de la France des gilets jaunes.
11:53Mais ça veut dire que vous êtes le candidat d'une partie de la France ?
11:56Pourquoi ceux qui ont du capital sont coupables ?
12:00Ils ne sont pas coupables.
12:01Je dis simplement que...
12:02Vous allez les taxer.
12:03Non, mais c'est simple.
12:04Il y a aujourd'hui, quand vous êtes salarié.
12:06À défense de la masse salariale, ce que paye l'employeur,
12:09et ce que vous touchez, c'est 66%.
12:11Et quand vous êtes...
12:13Je fais la même chose.
12:13Je reste chez moi.
12:15Je prends une application pour faire du trading en ligne.
12:17Je ne paye que 30% sur la plus-value que je réalise.
12:22ou les dividendes que je tire de mes actions.
12:24Comment expliquer qu'on est 30% d'un côté,
12:25enfin, 31,4 en vérité, et 66 de l'autre ?
12:28Il faut bien qu'il y ait de l'équité.
12:29Le travail doit mieux payer aujourd'hui.
12:31C'est ce que je propose.
12:32Le travail doit mieux payer.
12:33Vous n'êtes pas le seul à le dire.
12:34À droite également, Bruno Retailleau avance cette idée de mieux payer le travail.
12:42Il y a quelque chose de paradoxal que je ne comprends pas, Philippe Brun.
12:45Vous allez m'expliquer.
12:45Vous aidez les Français à retrouver du pouvoir d'achat
12:49par, justement, le salaire brun et cette manipulation sur la CSG.
12:52Ils vont pouvoir vivre.
12:54Ils vont pouvoir payer, comme vous dites, leur leasing, leur loyer.
12:57Mais ils vont pouvoir aussi investir.
12:59Et donc, à la fin, ils vont avoir du capital.
13:00Mais vous allez les taxer ensuite parce qu'ils ont trop de capital ?
13:03C'est ça que je ne comprends pas.
13:04On ne taxe pas le capital.
13:05On se dit simplement que la protection sociale doit être équitablement répartie.
13:07Et qu'il y a un moment...
13:09Moi, je n'ai pas envie de supprimer des postes d'infirmières.
13:11Voilà.
13:11Ça, c'est ce que propose la droite.
13:12Ils disent qu'on va baisser la CSG et puis la Sécurité Sociale fera des économies.
13:16Lesquelles ?
13:17Avec l'événagement de la population, la Sécu coûte 12 à 14 milliards de plus chaque année.
13:21Donc, il n'y a pas d'économie.
13:23Moi, je n'ai pas envie qu'on ferme des lits d'hôpitaux.
13:24Je n'ai pas envie qu'on supprime des lits d'infirmières.
13:25Je n'ai pas envie qu'on supprime des postes d'aides-soignantes.
13:28On a besoin de moyens.
13:29L'hôpital public est en grave difficulté.
13:30Moi, je dis simplement, répartissons mieux la charge.
13:33Le capital qui est exonéré d'efforts depuis 10 ans avec Emmanuel Macron,
13:36mettons-le à contribution, elle est raisonnable.
13:38Et dans le même temps, détaxons le travail.
13:40Vous voulez dire que c'est une vieille recette socialiste ?
13:42Margaret Thatcher disait toujours, à la fin, on finit toujours par dépenser l'argent des autres.
13:45Mais on dépense l'argent des autres pour l'hôpital, M. Villeneuve.
13:48Quand vous serez vous-même malade, vous êtes bien portant.
13:51Peut-être que je le suis, vous ne le savez pas, M.
13:53Mais quand vous allez à l'hôpital, vous êtes content de ne pas sortir votre carte bleue ?
13:56Vous êtes content d'avoir un système qui fonctionne ?
13:58Et aujourd'hui, il prend l'eau.
13:59Moi, je dis, il faut financer la protection sociale.
14:01Et les Français sont très attachés à la sécurité sociale.
14:04Donc, il ne faut pas la détruire.
14:06Donc, si on donne du pouvoir d'achat en plus aux gens,
14:08il faut qu'il y ait une meilleure répartition de l'effort.
14:09À partir de quels revenus, aujourd'hui, en France, est-on riche ?
14:13Je ne sais pas ça.
14:14D'ailleurs, moi, j'ai voulu, sur la mesure que je propose,
14:16on va assez loin...
14:17Vous avez mis 4 000 euros.
14:18Pourquoi 4 000 ?
14:18Parce que tout le monde en profite.
14:20C'est-à-dire qu'on ne soit pas dans un système
14:23où on soit trop ciblé sur les gens qui sont autour du SMIC.
14:26Je pense qu'il faut que tout le monde en profite,
14:27que quelqu'un qui travaille puisse vivre de son travail,
14:29même à 3 000 euros, qu'il ait...
14:30Voilà, des gains de pouvoir d'achat, je pense que c'est important.
14:33La question, ce n'est pas de savoir si on est riche.
14:35Je pense que ce sont les travailleurs.
14:36La question, c'est la différence entre le travail et la rente.
14:39Un salarié à 3 000 euros, à Paris, il n'est pas riche.
14:42En région parisienne, il n'est pas riche.
14:43Parce que je vais vous dire, 4 000 euros à Paris,
14:454 000 euros dans le Jura ou en Ardèche, ce n'est pas pareil.
14:47Ce n'est pas la même chose.
14:48Et puis, la question, c'est la rente, encore une fois.
14:50Moi, quelqu'un qui travaille et qui travaille bien,
14:52quel que soit son salaire, c'est un travailleur.
14:54Il doit pouvoir vivre de son travail.
14:56La question, c'est la rente.
14:57Et aujourd'hui, les inégalités de patrimoine qui sont gigantesques.
15:00Des gigantesques.
15:01On ne part pas dans la vie avec les mêmes chances
15:02dans le système dans lequel on est aujourd'hui.
15:04Et là, on va avoir une grande transmission.
15:05Vous savez, il y a 1 000 milliards d'actifs
15:07qui vont être transférés d'une génération à l'autre
15:08avec la fin, avec les baby-boomers
15:10qui vont, certains d'entre eux, disparaissent en ce moment
15:13et donc transmettent leur héritage.
15:14C'est une inégalité de patrimoine qui sont énormes.
15:16C'est ça, l'inégalité d'aujourd'hui.
15:18Les rentiers appréciés, Philippe Brun,
15:19en vous écoutant et en vous regardant ce matin.
15:21Le gouvernement réfléchit à la façon dont va être voté le budget 2027.
15:25On parle déjà, en tout cas, c'est une petite musique
15:27qui monte d'un 49-3.
15:28Est-ce que vous allez censurer, vous les socialistes,
15:31le gouvernement sur le budget,
15:32comme le promet déjà Jean-Luc Mélenchon ?
15:33Écoutez-nous, il y a une méthode qu'on a mise en place
15:35depuis deux ans où, un, on présente nos propositions.
15:38Ce sera ce samedi à Blois.
15:39J'espère que CNews sera présent.
15:41On va présenter nos propositions budgétaires.
15:42CNews est toujours présent à tous les grands rendements politiques.
15:44Et donc, on sera là pour présenter nos propositions budgétaires.
15:47Et après, le gouvernement se positionnera
15:48par rapport à ses propositions.
15:50Il nous dira ce qu'il souhaite reprendre, ne pas reprendre.
15:52Et après, on prendra notre décision de savoir est-ce que...
15:55C'est la méthode du chantage, comme le disait Sylvain Maillard hier.
15:57Pas du chantage, il y a un moment, en fait.
15:59Pardonnez-moi, il y a la démocratie.
16:01Donc, les macronistes n'ont pas le début du commencement d'une majorité
16:03parce que les Français l'auront massivement refusé.
16:06Donc, ils se reposent sur vous et vous profitez.
16:06C'est pas ça.
16:07On est dans un parlement, pardon.
16:09C'est comme ça qu'il faut se faire une démocratie
16:10dans tous les pays européens.
16:12Donc, il faut trouver un accord sur le budget
16:13avec un nom suffisant de députés,
16:15290 députés, pour faire passer un budget.
16:17Donc, si le gouvernement veut faire passer son budget,
16:19alors il devra effectivement reprendre certaines de nos propositions.
16:22Et vous l'avez compris, on les fera samedi.
16:25Je ne vais pas...
16:26Mais vous en avez peut-être vous-même.
16:28Il y a celle du Parti Socialiste, celle de Philippe Brun.
16:30Vous voudriez, par exemple, mettre sur la table une proposition par,
16:34comme sur le précédent budget,
16:36il y a eu la suspension de la réforme des retraites.
16:37Moi, je défends, vous savez, cette proposition sur les salaires.
16:39Moi, je crois qu'aujourd'hui, on a un très grave problème
16:41de pouvoir d'achat dans cette rentrée,
16:42qui est, d'ailleurs, la rentrée la plus chère de l'histoire.
16:45Regardez les gens qui font leur plein ce matin pour aller travailler,
16:48qui est à 2,20 euros le litre, le gasoil, aujourd'hui.
16:51Donc, il y a quand même des efforts à faire.
16:52Qu'est-ce que vous allez demander ?
16:53La suppression des taxes ?
16:54Moi, en tout cas, je vais faire des propositions sur le plan d'achat
16:56et puis on verra ce que le PS reprend.
16:58Sur l'essence, en l'occurrence, qu'est-ce que vous avez dit ?
16:59Moi, je propose, dans le cadre de la primaire,
17:01dans mon programme qui est aujourd'hui en ligne,
17:03qui s'appelle Produire,
17:04moi, je propose de faire comme les socialistes espagnols,
17:06de mettre en place une taxe flottante sur le prix du carburant.
17:08Quand le prix augmente, la taxe baisse.
17:11Et donc, un rendement égal pour les finances publiques
17:13permet de soulager les Français.
17:15Là, aujourd'hui, on est dans une situation
17:17où il y a toute une France qui ne peut plus aller travailler,
17:19qui est en grande difficulté.
17:20La consommation, Pierre De Villeneuve,
17:21est en train de s'effondrer.
17:230,7 % premier trimestre,
17:250,2 deuxième trimestre.
17:26L'économie française est en très mauvaise posture.
17:28L'économie espagnole,
17:30eux, ils ont fait baisser les taxes sur le carburant.
17:32Ils vont avoir une croissance de 2,5 % cette année.
17:34Ils ont eu une croissance de 3 % l'année dernière.
17:36Donc, aujourd'hui, notre économie, elle va mal
17:37parce qu'on n'a pas pris la mesure de la crise énergétique
17:39qu'on est en train de vivre.
17:40Il faut faire baisser les prix de l'énergie.
17:42Philippe Brun,
17:43beaucoup de candidats à la présidentielle
17:44s'interrogent sur l'école.
17:45Une mesure fait grand bruit ce matin,
17:47l'interdiction des portables au lycée.
17:48Pour ou contre ?
17:49Moi, je suis pour.
17:50Je suis pour.
17:52Même si les élèves disent,
17:53de toute façon,
17:53on a des écrans toute la journée,
17:55y compris en classe,
17:56en cours, les ordinateurs.
17:57On est en train de se rendre compte
17:58des effets délétères des écrans.
17:59de la contribution, aujourd'hui,
18:01des écrans aux troubles de l'anxiété,
18:03aux troubles du spectre autistique.
18:05Parler avec des enseignants, aujourd'hui,
18:07parler avec des spécialistes de l'autisme,
18:09parler avec des parents,
18:10c'est devenu un enfer.
18:11Donc, les écrans sont un poison.
18:14Les écrans de téléphone, de tablette.
18:15Moi, j'étais élu local, municipal.
18:18J'avais voté contre l'équipement en tablette
18:20des gamins à l'école
18:20parce que j'y voyais bien le danger.
18:23Et donc, moi, je pense qu'il faut interdire
18:24les téléphones,
18:25qu'il faut, au moins possible,
18:27s'exposer aux écrans.
18:29Moi, je vois bien les gamins,
18:30chez moi, dans l'heure,
18:31au McDo, chez Flunch,
18:33les parents qui filent le téléphone
18:34des gamins à trois ans.
18:36On voit bien les effets.
18:37Pour avoir la paix.
18:38Pour avoir des jeux d'établissements.
18:38Il faut arrêter de faire ça.
18:39Il faut sensibiliser les parents.
18:40Il faut expliquer.
18:41Les études, maintenant,
18:41très sérieuses,
18:42ce qui ont été faites.
18:43Moi, j'ai organisé une conférence
18:44dans ma circonscription
18:44avec une spécialiste du sujet.
18:46Maintenant, on sait
18:47ce que sont les effets des téléphones.
18:49Donc, maintenant, il faut s'en prémunir.
18:50Et puis, pour le lycée,
18:51le cerveau est déjà bien développé.
18:58Donc, là aussi,
18:59intérieur de portable,
19:00je pense que ça fera le plus grand bien.
19:01L'autre démarche d'Edouard Geffray,
19:03le ministre de l'Éducation nationale,
19:05c'est ce questionnaire
19:05adressé à 10 millions d'élèves
19:06sur les violences sexuelles.
19:08Un enfant sur 10
19:09en est victime aujourd'hui en France.
19:10Comment est-ce qu'on y remédie ?
19:12C'est plutôt une bonne chose
19:13qu'il y ait un questionnaire.
19:14Je pense qu'il faut
19:14que la parole se libère
19:16sur cette question.
19:17Il y a eu, je crois,
19:17une grande omerta,
19:19une certaine tolérance aussi
19:20vis-à-vis de ces violences sexuelles.
19:21Notre société a été très tolérante.
19:23partout, d'ailleurs,
19:25dans l'Église.
19:26Je suis catholique,
19:27donc je sais ce que cela veut dire.
19:29Et puis, aussi,
19:31dans certains milieux libertaires.
19:32Je crois qu'aujourd'hui,
19:33il faut mettre tout cela derrière nous.
19:35Merci beaucoup,
19:36Philippe Brun,
19:36et bonne journée à vous.
19:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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