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  • il y a 1 semaine
Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, était l'invitée du Face-à-Face de ce mardi 25 août sur BFMTV et RMC. Elle évoque les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à annuler une partie de la dette française, la dynamique de LFI dans les sondages, ou encore l'enquête pour détournement de fonds publics qui vise Bally Bagayoko.

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Transcription
00:00Bonjour Mathilde Panot, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
00:03Vous êtes la présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale,
00:07vous êtes députée du Val-de-Marne, économie bien sûr, avec votre expression sur brûler certains titres de la dette,
00:14et avec cette idée d'interdire les milliardaires qui a été évoquée par Manon Aubry.
00:19Vous voulez les interdire les milliardaires ?
00:21En tout cas, on est dans un système où les riches ont décidé de faire sécession.
00:25Les riches ne participent plus à la solidarité nationale.
00:28Nous avons appris que 13 000 millionnaires ne payaient pas un seul euro d'impôt sur le revenu.
00:33Et je rappelle que la plupart des riches n'ont pas mérité d'être milliardaires,
00:38ils ont eu juste le mérite d'être bien nés avec une cuillère d'argent.
00:42Et ce sont en immense majorité des super héritiers.
00:45Et nous, nous l'avons dit, à partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout.
00:49Il suffit maintenant...
00:50Ce n'est pas juste les milliardaires. À partir de 12 millions d'euros, vous prenez tout ?
00:53Oui, c'est une proposition que nous faisons depuis longtemps.
00:55Et je le dis, il ne peut pas être moral, supportable dans une société où, par exemple, en 2025,
01:02960 personnes sont mortes de la rue, dont un enfant de 11 jours dans la 7e puissance économique au monde,
01:08qu'il y ait certains qui se gavent comme les 500 plus riches qui ont doublé leur fortune en 10
01:13ans de Macronie,
01:14et que d'autres soient jetés dans la pauvreté la plus brutale.
01:17Je rappelle qu'Emmanuel Macron, son bilan, c'est 1,3 million de personnes sous le seuil de pauvreté.
01:22C'est donc un pays avec 11 millions de pauvres.
01:25Et je rappelle qu'en moyenne, il faut malheureusement 6 générations pour sortir de la pauvreté.
01:29Alors, je vous repose la question très, très concrète.
01:31Je voudrais vraiment comprendre comment ça marche.
01:33Ça veut dire que le lendemain de votre arrivée au pouvoir,
01:37tous ceux qui ont plus de 12 millions d'euros, de patrimoine...
01:41Non, pour l'héritage.
01:42Je parle de l'héritage.
01:43Parce que là, j'ai cru que vous preniez tout à partir de 12 millions.
01:46Je parle de l'héritage.
01:47D'accord, ça c'est l'héritage.
01:48Et comment on fait ensuite pour interdire les milliardaires ?
01:51Eh bien, juste, on partage les richesses.
01:53Non, mais je veux dire concrètement, est-ce que ça veut dire qu'à partir de 999 millions, vous prenez
01:58tout ?
01:59Non, ça veut dire qu'on va remettre en place l'impôt de solidarité sur la fortune.
02:03Ça veut dire qu'on va mettre en place la taxe Zuckmann,
02:05pour que juste les plus riches de ce pays paient autant que le reste du peuple de France.
02:09Ça veut dire qu'on va mettre un impôt sur le revenu, qu'on va modifier avec 14 tranches,
02:14qui fait qu'à partir de 4 000 euros, tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros paieront moins
02:19d'impôts,
02:19mais tous ceux qui gagnent plus de 4 000 euros par mois, eux paieront plus d'impôts.
02:23Bref, nous allons faire en sorte qu'il y ait un véritable partage des richesses,
02:27parce que nous avons de grands défis devant nous.
02:29Mais ça ne vous inquiète pas, un pays...
02:29On vient de vivre un été absolument catastrophique,
02:32et donc il faut investir notamment dans la bifurcation écologique.
02:36Ça ne vous inquiète pas, un pays où forcément il y aura moins d'investissements,
02:39il y a aussi un certain nombre de milliardaires qui contribuent aux emplois.
02:43Vous entendiez leur creuser tout à l'heure sur BFM TV,
02:46qui disaient combien de PME, de petites entreprises, d'artisans,
02:51vivaient aussi grâce à un certain nombre de très grosses entreprises.
02:55Ça ne vous inquiète pas de supprimer ces potentiels investissements-là ?
02:59Vous savez, Madame de Malherbe, au début d'Emmanuel Macron en 2017,
03:02quand Emmanuel Macron est arrivé et qu'il a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune,
03:06on nous a sorti cette théorie absolument absurde du ruissellement.
03:09Si nous donnions aux ultra-riches, alors ça allait ruisseler sur l'ensemble de la société.
03:14C'est exactement le contraire qui s'est passé.
03:16Pourquoi est-ce que nous pointons les ultra-riches dans ce pays ?
03:18Parce qu'ils ont tout accaparé.
03:20Ils ont tout accaparé, au point qu'une poignée de personnes détiennent autant que la moitié du peuple de France.
03:26Cette situation doit s'arrêter,
03:28et c'est ce que nous allons faire pour qu'on garantisse à chacun et à chacune une vie digne.
03:32C'est possible dans un pays aussi riche que le nôtre, en allant chercher l'argent là où il est.
03:36Il y avait à vos côtés, aux universités d'été de la France insoumise,
03:41Anna Mougladis, vous l'avez d'ailleurs vantée sur vos réseaux sociaux.
03:44Elle est égérie Chanel.
03:46Je voudrais vous lire ce petit papier de Paris Match, c'était au printemps dernier.
03:49Ambassadrice de la maison depuis plus de 20 ans,
03:51Anna Mougladis portait ce mercredi 13 mai des créations Chanel Haute Joaillerie.
03:55La comédienne est apparue dans une silhouette entièrement brodée de perles multicolores,
03:59issue de la collection Haute Couture.
04:01Pour compléter sa tenue, la comédienne arborait plusieurs pièces
04:04de la collection de haute joaillerie tweed de Chanel.
04:06Des boucles d'oreilles asymétriques tweed, frangées en or blanc et diamant,
04:10associées à une bague tweed brodée, également en or blanc, certie de diamant.
04:14Elle ne les portait pas aux universités d'été de la France insoumise.
04:17Vous venez de passer une minute à essayer de salir une actrice
04:21qui est venue aux universités d'été de la France insoumise.
04:23Je vais vous dire, il n'y a aucune contradiction, je vais vous expliquer.
04:28Nous ne sommes pas en train de dire que nous arrêterons la mode,
04:32y compris des produits, grand luxe, etc.
04:35Oui, d'accord, mais interdire les milliardaires.
04:37Vous croyez que le luxe fait partie, madame de Malen ?
04:39Chanel appartient, je vais vous faire très précis,
04:42parce que vraiment, Chanel appartient à notamment deux frères,
04:45Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel,
04:48chacun crédité d'une fortune d'environ 42,4 milliards de dollars.
04:52La fratrie pèse 90 à 100 milliards de dollars.
04:56Il n'y a pas de contradiction ?
04:56Madame de Malen, je vais vous dire pourquoi il n'y a pas de contradiction.
04:58Vous croyez que ce sont les deux frères qui font concrètement ?
05:01Je parle par exemple des couturières, je pense de ceux qui travaillent.
05:06Mais si vous supprimez les milliardaires, ils ne donneront plus de travail à ces gens-là ?
05:09Non, mais vous ne savez pas que les travailleurs et les travailleuses savent faire eux-mêmes les productions qu'ils
05:14font.
05:14Et si certains riches ne veulent pas rester dans un pays où on leur demande de contribuer,
05:20eh bien peut-être qu'ils iront ailleurs et que nous ferons comme les États-Unis,
05:22c'est-à-dire aller les rechercher pour justement faire un impôt différentiel.
05:27C'est-à-dire si vous allez en Suisse pour payer moins d'impôts,
05:29eh bien nous nous ferons payer la différence et nous trouverons des riches moins chers, madame de Malen.
05:33C'est très moins hypocrite d'assumer et quitte à porter en permanence du Chanel à plusieurs dizaines de milliers
05:40d'euros
05:41les bijoux et les costumes, de les mettre dans ces cas-là aussi aux universités d'été.
05:46Mais pourquoi vous essayez de faire ça, madame de Malen ?
05:48Mais parce que je vous récompense de la contradiction, ça ne vous paraît pas contradictoire.
05:50Non, il n'y a pas de contradiction. Il n'y a pas de contradiction.
05:53Nous sommes très fiers aux universités d'été.
05:54Vous dites les milliardaires sont des nuisibles et en même temps,
05:57vous avez parmi presque vos égéries aussi,
06:01puisque vous en avez fait aussi un personnage très important,
06:02et qu'elle a participé avec vous à une table ronde sur les milliardaires.
06:06Sur Zappé Bolloré.
06:07Quelqu'un, et elle en a parlé comme justement d'un milliardaire.
06:10Bien sûr.
06:11Nous nous allons mettre en place par exemple une loi anti-concentration des médias,
06:15ce qui me semble être plus intéressant que les vêtements d'Anna Mouglaliste.
06:18Je vais vous dire, moi je suis fière qu'aux universités d'été,
06:21il y ait un monde de la culture qui soit venu.
06:24Des artistes, comme par exemple Pierre Lemaitre-Prigoncourt,
06:27qui a introduit le meeting de Jean-Luc Mélenchon.
06:30Rebecca Chaillon, oui mais arrêtez de salir les gens lorsqu'ils soutiennent la France insoumise.
06:34Mais je ne les salis pas, je suis parfaitement factuelle.
06:36Nous venons de faire le plus grand événement.
06:36C'est la salir que de dire qu'elle est Égérie Chanel ?
06:39Non, pas du tout.
06:40Mais vous essayez de montrer par là...
06:41Mais vous trouvez ça grave d'être Égérie Chanel ?
06:43Vous savez, ce n'est pas parce que, y compris même lorsque les gens seraient riches,
06:47ce n'est pas parce que, y compris lorsque des gens seraient riches,
06:50et qu'ils soutiennent le programme de la France insoumise en disant,
06:52« Nous, nous sommes prêts à contribuer, à être solidaires,
06:55à refuser ce monde du chacun pour soi et de l'égoïsme,
06:58comme on est en train de le faire,
07:00que les gens n'ont pas le droit de le dire. »
07:02Est-ce que ce n'est pas mieux ?
07:03Des gens qui ont un peu d'argent ou beaucoup d'argent,
07:05qui disent « Nous, nous voulons contribuer, être solidaires,
07:08construire la société, faire pays »,
07:10plutôt que des gens qui disent « Nous voulons faire ces sessions. »
07:12Donc, vive les milliardaires.
07:14Mais non, pas vive les milliardaires,
07:16parce que ce que nous disons,
07:17c'est que nous, nous allons faire le partage des richesses,
07:19et que donc, nous ne laisserons pas certaines personnes se gaver
07:23pendant que l'immense majorité sociale est en train de souffrir.
07:26Et je termine sur ce que nous avons fait aux Amphis.
07:29Nous avons fait la plus grande université d'été
07:31jamais organisée par la France insoumise.
07:34Mais nous avons fait, même lorsque nous faisons des recherches,
07:36la plus grande université d'été
07:38jamais organisée par un parti politique depuis au moins 30 ans.
07:41Il y avait plus de 10 000 personnes.
07:43Nous sommes au milieu du mois d'août.
07:45Plus de 10 000 personnes qui étaient là
07:47et 8 000 participants qui sont venus pendant 3 jours de formation,
07:51justement pour avoir des arguments et continuer la dynamique.
07:53Et d'ailleurs, on va y venir.
07:54Je le dis à tout le monde.
07:55Je le montre, il y a une véritable dynamique
07:57autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
07:58Tout à fait.
07:58L'heure de la mobilisation a sonné.
08:00Nous avons atteint 350 000 parrainages citoyens
08:03sur le site Mélenchon2027.fr.
08:05Continuez de venir nous aider.
08:07Inscrivez-vous sur les listes électorales
08:09parce qu'il y a 11 millions de personnes,
08:11souvent les plus jeunes, les plus précaires, les moins diplômés,
08:13qui sont non inscrits ou mal inscrits.
08:15Et nous pouvons y arriver.
08:17La victoire est à portée de main.
08:18Est-ce qu'on peut brûler la dette ?
08:20Alors oui, en tout cas, c'est évident.
08:23Et là, il y a une tribune de 55 économistes qui est sortie
08:26qui montre que c'est une solution qui est crédible,
08:28qu'il faut arrêter avec le chantage de la dette.
08:31Je m'explique.
08:32Nous avons un chantage de la dette
08:33qui est fait à la fois pour démanteler l'État,
08:35on l'a bien vu,
08:36plus pour détruire les services publics.
08:38On l'a vu cet été avec des pompiers
08:40qui étaient non seulement en sous-nombre,
08:41mais en incapacité de faire face aux flammes
08:44avec des canadaires qui manquaient
08:45et des cagoules que portaient les pompiers
08:47qui laissent passer les particules cancérogènes.
08:49Donc, il faut arrêter avec ce chantage de la dette.
08:52Ce que nous disons,
08:53c'est qu'il y a une différence entre
08:54des titres de dette détenus par la Banque Centrale Européenne
08:57et des titres de dette détenus par des investisseurs privés.
09:01Quelle est cette différence ?
09:02C'est que lorsqu'ils sont détenus,
09:03quand la dette souveraine est détenue par la BCE,
09:06alors derrière,
09:07vous les mettez à l'abri d'attaques spéculatives.
09:10Et donc, ce que nous demandons,
09:11c'est que la Banque Centrale Européenne
09:14mette au frigo cette dette,
09:16la transforme en sorte de dette perpétuelle,
09:18ce qui ne laiserait absolument personne
09:20et permettrait d'avoir un peu d'air,
09:22voire même de réduire les taux.
09:24Le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
09:26était mon invité à ce micro hier.
09:28Il dit que vous racontez, je cite,
09:30« n'importe quoi ».
09:31Oui, enfin, nous n'avons aucune leçon
09:33à recevoir de quelqu'un
09:34qui a fait 1200 milliards de dettes
09:35et qui n'a pas fait 1200 milliards de dettes
09:37pour, par exemple, investir dans les services publics,
09:40pour investir dans l'éducation nationale.
09:41Dans quelques jours,
09:42on va se poser la question de savoir
09:43s'il y a un professeur en face de chaque classe
09:45et ça ne sera pas le cas,
09:46Madame de Malherbe.
09:47Donc, il l'a fait en donnant
09:48211 milliards aux grandes entreprises,
09:50en donnant aux ultra-riches de ce pays.
09:53Donc, nous n'avons aucune leçon
09:54à recevoir de lui.
09:55Et il est bien triste
09:56de voir des personnages d'une telle ampleur
09:57ne pas savoir que, par exemple,
09:59la Banque Centrale Européenne
10:00a déjà fait un achat massif
10:02de titres de dettes publiques
10:03lors du Covid.
10:05Ça s'est déjà fait.
10:06Par exemple, c'est très triste
10:07de voir que, par exemple,
10:09la Fed, vous savez,
10:10la Réserve Fédérale Américaine,
10:11une sorte de Banque Centrale Américaine,
10:13il me semble que personne n'a dit
10:15que c'était impossible.
10:16Mais la question,
10:17c'est aussi les conséquences.
10:18C'est-à-dire, évidemment,
10:20les conséquences,
10:20notamment sur l'augmentation
10:21des taux d'intérêt
10:22qui sont déjà aujourd'hui
10:23extrêmement élevés.
10:23Au contraire.
10:24Au contraire.
10:25Parce que quand vous rachetez
10:27qu'en faisant ça,
10:27les gens vont nous prêter
10:29en nous faisant payer moins de risques ?
10:31Oui, parce que je vais vous expliquer.
10:32Quand vous rachetez des titres de dettes,
10:34vous pensez que ceux qui nous prètent déjà
10:35à un prix très élevé
10:37vont se dire
10:38« J'ai toutes mes chances
10:39de récupérer mon argent,
10:40donc évidemment,
10:41je leur fais un peu de matériel assez best. »
10:41Il y a une crédibilité
10:42dans la parole de la France
10:43qui a été écornée par une seule chose.
10:45Les premiers ministres macronistes
10:46qui ont dit
10:47que les FMI étaient à nos portes
10:49ou les mensonges,
10:50par exemple, d'Elisabeth Borne
10:51qui expliquaient
10:52que s'il y avait
10:52une censure du gouvernement Barnier
10:54et donc une censure du budget,
10:56alors la carte vitale
10:57ne fonctionnerait plus
10:57au 1er janvier.
10:58Comme tout le monde le voit,
10:59la carte vitale fonctionne toujours.
11:00Il faut arrêter avec
11:01cette politique de la peur
11:03et du chantage
11:03et arrêter de mettre
11:05notre avenir
11:05dans les mains
11:05des marchés financiers.
11:06Le mot de chantage,
11:07vous l'avez utilisé aussi
11:08à propos du budget.
11:09Pour vous,
11:09vous demandez de voter le budget,
11:11c'est du chantage ?
11:12Je le disais sur la dette
11:13parce qu'on a bien vu cet été
11:15quel est le coût
11:16et le prix
11:17des coupes budgétaires.
11:18Je veux dire
11:18quand par exemple
11:19Gabriel Attal décide
11:20d'enlever 53 millions
11:22et d'annuler 53 millions
11:23pour l'achat de deux Canadaires,
11:25eh bien derrière,
11:26ce sont des centaines de millions
11:27voire des milliards
11:28qui vont être dépensés par l'État
11:29vu ce qui s'est passé cet été
11:31avec des gens
11:31qui ont absolument tout perdu
11:33et je veux évidemment
11:34rendre hommage
11:34aux quatre pompiers
11:35qui sont morts
11:36en luttant contre ces méga-feux.
11:38Sur cette question du budget,
11:39vous avez déjà dit
11:40que vous censureriez
11:42le gouvernement
11:43sur ce budget.
11:45Est-ce que sur la question
11:46de la non-revalorisation
11:48des retraites les plus aisées,
11:50qui est une des pistes
11:51évoquées par le gouvernement
11:52et que le ministre
11:54a laissé entendre hier,
11:55est-ce que là,
11:56vous êtes d'accord ?
11:56C'est-à-dire si on protège
11:57les retraités les plus modestes
11:58mais qu'on demande
11:59aux retraités les plus aisés
12:00de passer à contribution,
12:01est-ce que ça,
12:02vous êtes d'accord ?
12:02Vous savez,
12:03j'ai écouté M. Lescure
12:04hier à votre micro.
12:05Quand vous lui avez demandé
12:06à quel niveau
12:07sont les retraités aisés,
12:08il n'a pas répondu
12:09à cette question.
12:09Alors, il a même donné
12:10un exemple
12:10qui était les 2 000 euros.
12:12Et je vais vous dire
12:12dans ce qui est sorti
12:15des prévisions,
12:16notamment de Bercy,
12:17ça commençait même
12:18dans des prévisions
12:19qui sont faites,
12:19on ne sait pas
12:19si ça va être la réalité,
12:21à 1 900 euros.
12:22Un retraité n'est pas riche
12:23à 1 900 euros.
12:24À partir de combien ?
12:24Il est riche.
12:25Donc, moi je vais vous dire,
12:27moi c'est simple,
12:28moi je ne veux pas
12:28qu'on taxe les retraités riches,
12:31moi je veux qu'on taxe
12:32les riches.
12:33Donc on rétablisse...
12:33Tous ceux qui gagnent
12:34plus de 4 000 euros,
12:34c'est ce que vous disiez tout à l'heure.
12:36Exactement,
12:36ça c'est sur par exemple
12:37l'impôt sur le revenu,
12:38mais il y a d'autres mécanismes.
12:40Parce que pourquoi est-ce
12:41qu'on parle des retraités ?
12:42On parle des retraités
12:42pour ne pas parler,
12:44par exemple,
12:44de Total qui a engagé
12:4610 milliards de bénéfices
12:47en 6 mois
12:48sur le dos du peuple de France
12:49alors que le prix des carburants
12:50ne cesse de flamber
12:51et qu'il faut toujours
12:52faire un blocage des prix
12:53que nous demandons
12:54depuis des mois.
12:54Pour ne pas parler
12:55des 13 000 millionnaires
12:56qui n'ont pas payé
12:57un seul euro d'impôt
12:58sur le revenu.
12:58Pour ne pas parler
12:59des 500 plus grandes fortunes
13:00qui ont doublé leurs fortunes.
13:02Donc maintenant,
13:03tout ce qui est fait
13:04entre l'augmentation
13:05des franchises médicales
13:06pour les malades,
13:07la question de savoir
13:08s'il y avait
13:10une suppression d'APL
13:11pour des étudiants,
13:12la question des retraités,
13:14tout cela est une manière
13:15de faire des coupes budgétaires
13:17et des économies
13:18sur le dos du peuple
13:18alors que nous avons
13:20soupé de tout cela,
13:21maintenant ça suffit
13:21et il faut investir
13:23notamment dans les services
13:24publics et la distribution
13:25écologique.
13:25Une précision à vous demander,
13:26vous dites 4 000 euros,
13:27est-ce que c'est 4 000 euros
13:28par foyer ?
13:29Est-ce que c'est 4 000 euros
13:29par personne ?
13:304 000 euros par personne,
13:31à partir de 4 000 euros
13:32par personne,
13:33on paye plus,
13:33c'est ça la limite.
13:34C'est ça.
13:35Mathilde Panot ?
13:36Je pense qu'on refera
13:37ce qu'on faisait à une époque,
13:38c'est-à-dire un simulateur.
13:38Il y a une dynamique
13:40effectivement autour
13:41de la candidature
13:42de Jean-Luc Mélenchon
13:43et pour la première fois
13:44hier,
13:45un sondage,
13:45le sondage Harris Interactive
13:47a montré que Jean-Luc Mélenchon
13:48était le meilleur à gauche
13:49pour même passer la barre
13:53et arriver au deuxième tour.
13:55Comment vous réagissez ?
13:56On est très critique
13:59sur la question des sondages,
14:01vous le savez,
14:01notamment parce que
14:02dans les sondages,
14:03ce sont uniquement
14:04les personnes qui sont
14:05certaines d'aller voter
14:06qui se retrouvent
14:07dans ce sondage.
14:08Il n'empêche que
14:09nous voyons effectivement
14:10une dynamique
14:10et qu'aujourd'hui,
14:12la candidature de Jean-Luc Mélenchon
14:13est la seule à même
14:15d'arriver au second tour
14:16et d'emporter
14:17l'élection présidentielle.
14:18Alors d'emporter non ?
14:20Ah si,
14:20d'emporter...
14:20Tous les sondages,
14:21pour le coup,
14:22autant il peut passer
14:23au deuxième tour,
14:24autant au deuxième tour
14:24il est le plus mauvais
14:25face à Marine Le Pen.
14:26Vous savez,
14:27sur les sondages,
14:28rappelez-vous de 2024,
14:29il faut apprendre
14:30de ce qui s'est passé.
14:312024,
14:3227 sondages sur 27
14:33disent que l'extrême droite
14:34va gagner l'élection législative
14:36et nous avons déjoué
14:37tous les pronostics
14:38avec une mobilisation
14:39en masse,
14:40notamment avec
14:41un extrême-droite
14:42qui est arrivé au troisième.
14:42Le même sondage hier
14:44au deuxième tour
14:45face à Jean-Luc Mélenchon,
14:47Marine Le Pen gagnerait
14:48à 68%
14:49et Jean-Luc Mélenchon
14:51ne récolterait
14:51que 32% des voix.
14:53Oui,
14:53et puis il y a quelques mois
14:54c'était Marine Le Pen
14:55qui gagnait à 75%
14:56et nous à 25%.
14:57Bref,
14:58je vais vous dire
14:58une campagne présidentielle
15:00ne se fait
15:00ni dans les sondages
15:01ni dans les médias.
15:02Elle se fait par les électeurs
15:03et les électrices
15:04qui se déplacent aux urnes
15:05et il faut rappeler à tout le monde
15:06que c'est le peuple
15:07et lui seul
15:08qui écrit son histoire.
15:09Donc,
15:09comprenez bien,
15:10la télé ce n'est pas
15:11la vraie vie.
15:13Ne croyez pas
15:13que parce qu'on vous dit
15:14dans les sondages
15:15que l'extrême droite
15:16va gagner,
15:16que sa victoire
15:17est inéluctable,
15:18que c'est ce qui va se passer.
15:19L'arrivée de Raphaël Glucksmann,
15:20ça change quelque chose
15:20pour vous ?
15:21Raphaël Glucksmann
15:21qui a donné dans sa candidature
15:24l'un des arguments
15:25qui est
15:25il ne faut plus avoir peur
15:26de Jean-Luc Mélenchon.
15:28Je ne sais pas
15:29qui a peur de Jean-Luc Mélenchon.
15:30Peut-être ceux qui ne veulent pas
15:31qu'on augmente les salaires,
15:32qu'on fasse la retraite
15:33à 60 ans.
15:34Mais bon,
15:34la candidature de Raphaël Glucksmann
15:36n'est pas une surprise.
15:36Mais surtout,
15:37je veux que vous compreniez
15:38quelque chose d'important.
15:39Nous ne faisons pas
15:39la même chose.
15:40Nous ne faisons pas
15:41la même chose.
15:42D'un côté,
15:42vous avez Raphaël Glucksmann
15:43qui est candidat
15:44à une primaire à 15 euros
15:45et qui veut gagner
15:47un congrès
15:47ou peut-être
15:48la direction du Parti Socialiste.
15:50Et nous,
15:50nous voulons gagner
15:51une élection présidentielle.
15:52Donc nous ne faisons pas
15:53la même chose.
15:53Si Marine Le Pen gagne,
15:54vous respecterez le choix des urnes ?
15:56Nous,
15:57nous respectons les élections.
15:58Mais je veux encore vous dire
15:59que malgré tout ce qui va être dit
16:01sur le fait que leur victoire
16:02est inéluctable,
16:03cette victoire
16:03n'est pas inéluctable.
16:04Si je vous pose la question,
16:06c'est parce que Marine Tondelier
16:07elle dit
16:07en cas de victoire du RN
16:08j'appellerai à la désobéissance.
16:10Ah ben,
16:10nous résisterons
16:11de toutes les manières
16:12qu'il faut,
16:12évidemment.
16:13Est-ce que vous appelleriez
16:13à la désobéissance ?
16:14Mais moi,
16:15je ne vais pas aller
16:16sur ce terrain d'agir.
16:18Ça veut dire quoi résister ?
16:19S'opposer de toutes
16:20les manières possibles.
16:21Vous savez,
16:22même la désobéissance
16:23aujourd'hui,
16:23on la soutient.
16:24Même sous Emmanuel Macron.
16:26Mais ce que je veux dire,
16:26c'est que Marine Le Pen,
16:27si elle était élue
16:28par une majorité
16:29des Français,
16:30est-ce que vous direz
16:30c'est le jeu ?
16:32Ce que nous faisons
16:33à ce moment-là,
16:34c'est en ce moment
16:35d'empêcher de toutes nos forces
16:37que l'extrême droite
16:37puisse gagner dans ce pays.
16:38Mais est-ce que vous vous engagez
16:39à respecter les règles
16:40du jeu démocratique ?
16:41Mais évidemment,
16:41nous sommes des démocrates
16:42et nous voulons faire
16:43une révolution.
16:43Je me souviens de cette phrase
16:44de Manuel Lopar
16:45qui avait dit
16:45le vote n'est pas forcément
16:46l'alpha et l'oméga
16:47de la démocratie.
16:47Mais arrêtez de raconter
16:48n'importe quoi.
16:49Madame de Malheur,
16:50vous savez pourquoi
16:50il disait ça ?
16:51Il disait ça
16:52en expliquant
16:53qu'à la France Insoumise,
16:54nous n'étions pas
16:54toujours obligés de voter,
16:55même si dans le groupe parlementaire
16:56nous votons souvent.
16:57C'était à propos
16:57du fonctionnement interne
16:58de l'EFI ?
16:58Oui, et que parfois,
17:00travailler au consensus
17:01était intéressant.
17:02C'était ça qu'il disait
17:03à ce moment-là.
17:03Donc ça n'a rien à voir.
17:04Donc ça n'a rien à voir.
17:05Vous vous engagez ce matin,
17:06vous dites si Marine Le Pen
17:07est élue, vous faites tout
17:08évidemment pour pas
17:08qu'elle soit élue.
17:09Non, je ne m'engage
17:10à rien ce matin.
17:11Ce matin, je m'engage
17:12à mettre toute mon énergie,
17:13toutes mes forces
17:14à ce que Marine Le Pen
17:15ne soit pas élue.
17:15J'ai parfaitement compris.
17:16Mais si elle l'estait,
17:18est-ce que la désobéissance
17:19vous paraît
17:19une attitude acceptable ?
17:21Oui, elle me le paraît toujours.
17:23Même aujourd'hui,
17:23elle me le paraît.
17:24Donc, lorsque par exemple
17:25des écologistes
17:26font des politiques
17:27de désobéissance,
17:28lorsque les féministes
17:29à l'époque faisaient
17:30des actions de désobéissance,
17:32notamment pour obtenir
17:32le droit de vote des femmes,
17:34je soutiens les actions
17:36de désobéissance
17:37qui sont une forme
17:38de la démocratie.
17:38Mais quel genre
17:39de désobéissance ?
17:40Vous n'avez qu'à regarder
17:41par exemple ce que faisaient
17:42les suffragettes à l'époque.
17:43Vous parlez des ZAD ?
17:44Vous parlez,
17:44puisque vous avez évoqué
17:45aussi les écologistes ?
17:46Oui, les zones à défendre.
17:47Je les soutiens, évidemment.
17:48Est-ce que ça veut dire
17:49des grèves générales ?
17:50Est-ce que ça veut dire
17:50des choses comme ça ?
17:51Bien sûr, je soutiens
17:51toujours les grèves.
17:52Regardez, je disais,
17:53il faut apprendre
17:54de ce qui s'est passé en 2024.
17:55En 2024,
17:57Madame de Malherbe,
17:57il y a eu des duels
17:58entre la France insoumise
18:00et le RN.
18:00Que s'est-il passé ?
18:01Contrairement à tout ce
18:02qu'on nous explique
18:03dans les sondages.
18:04Eh bien, les électeurs Macroni
18:05sont en majorité votés,
18:07plutôt pour la France insoumise
18:08que pour le Rassemblement national.
18:10Donc, arrêtez de désespérer
18:11les gens en disant
18:12que l'élection est déjà faite.
18:13L'élection se fait
18:14le jour où les gens
18:15vont se déplacer
18:16et mettent un bulletin
18:17dans l'urne.
18:18Et c'est le seul jour
18:19où votre bulletin de vote,
18:21votre voix,
18:22vaut autant que celle
18:23de Bernard Arnault
18:23et autres milliardaires
18:24pour refaire le lien
18:25avec ce que nous disions avant.
18:27Mathilde Panot,
18:27Bali Bagayoko,
18:28est visée par une enquête
18:29pour détournement
18:30de fonds publics
18:31qui a été ouverte
18:31par le Parquet national financier.
18:34Pour détournement
18:35de fonds publics,
18:36recèles et concussions.
18:36Concussions,
18:37c'est un délit commis
18:37par un agent public
18:38qui perçoit ou exonère
18:40illégalement une somme d'argent.
18:41Comment vous réagissez ?
18:42Je veux dire,
18:43tout mon soutien
18:44à Bali Bagayoko
18:44qui est victime
18:45d'un acharnement politique
18:46et d'une campagne raciste
18:47depuis son élection
18:48qui sont absolument inadmissibles.
18:50Je rappelle que cette affaire
18:51vient de Frédéric Aziza
18:53en lien avec l'ancien directeur
18:55de cabinet socialiste
18:56de l'ancien maire
18:57et que c'était les mêmes
18:58qui l'avaient accusé
19:00d'être proche
19:00des narcotrafiquants.
19:02C'est le canard enchaîné
19:03en effet qui a réussi à faire.
19:04Les accusations ont été démontées
19:05par la RATP.
19:06Elles ont été démontées
19:07par des élus
19:08y compris de droite.
19:10Et moi,
19:10Madame de Malherbe,
19:11je prends rendez-vous
19:12avec vous.
19:12Parce que, par exemple,
19:13quand Carlos Martins-Bilongo
19:14a été accusé
19:15de blanchiment d'argent,
19:16d'abus de biens sociaux
19:18et que derrière,
19:20il y a eu non pas
19:20un classement sans suite
19:21mais un classement
19:22pour absence d'infraction.
19:24Carlos Martins-Bilongo
19:25a été sali
19:26pendant des heures
19:27et des heures d'antenne.
19:28Quand il y a eu
19:28classement pour absence d'infraction,
19:30il n'y a pas eu
19:32des heures d'antenne.
19:32Peut-être une ligne
19:33et encore,
19:33je ne suis pas sûre.
19:34Donc, je le dis
19:35aux gens qui nous écoutent.
19:36Vous pouvez compter sur moi.
19:37Ne croyez pas
19:38les choses qui sont dites
19:38sur nous.
19:39Vérifiez tout.
19:40Et cette campagne
19:41est une campagne
19:42qui s'annonce d'ores
19:43et déjà avec des calomies.
19:43Mais au-delà de la question
19:44de qui, éventuellement,
19:48aurait alerté
19:49la question du fonds,
19:50c'est-à-dire du cumul
19:51d'un emploi de cadre
19:53à la RATP
19:54rémunéré 6 000 euros
19:55par mois
19:56et dont, semble-t-il,
19:58il n'aurait pas
20:00correspondu à un plein temps
20:01qui mériterait
20:02les 6 000 euros
20:03avec le fait
20:04d'être employé.
20:05Ça, ça vous paraît normal.
20:05Au-delà de Bali Bagayoko,
20:07c'est un système
20:07qui est dénoncé
20:08notamment par assez corruption,
20:10y compris pour des élus de droite.
20:11Oui, oui.
20:11Un système.
20:13Moi, je vais vous dire
20:13Bali Bagayoko
20:14va être blanchi
20:15et ça suffit
20:16de faire en sorte
20:17de le traîner dans la boue
20:18à tout va.
20:19Je rappelle que c'est
20:20ici même, par exemple,
20:21qu'il avait été dit
20:22Saint-Denis-Ville des Noirs
20:22alors qu'il disait
20:23Saint-Denis-Ville
20:24des Rois-Morts
20:25et du Peuple Vivant.
20:26Je lui ai posé la question
20:27à lui
20:27et il a répondu en direct.
20:28Vous le savez très bien.
20:30Et d'ailleurs,
20:30l'ARCOM a totalement
20:32validé la question.
20:33Oui, mais je le redis.
20:35Nous allons avoir
20:36beaucoup de mensonges
20:37dans cette campagne.
20:39Nous allons avoir aussi
20:39des ingérences étrangères.
20:40Est-ce que le Parc national
20:41financier, vous paraît...
20:42Nous allons avoir
20:43des ingérences étrangères
20:44comme celle de Sébastien Delogu,
20:46François Pigmal
20:47ou encore David Guiraud.
20:48Pas légal ?
20:49Non, mais ce n'est pas ça.
20:50Mais c'est que...
20:51Vous comprenez que
20:52lorsqu'il y a des choses
20:53qui sont dites sur nous
20:54pendant des heures...
20:56Oui, mais bien sûr.
20:57Mais vous direz
20:58ce qu'il y en a de la suite.
20:59Quand Rima Hassan
21:00avait été accusée
21:01de détenir de la drogue
21:02et qu'elle n'avait pas de drogue,
21:03eh bien, ça n'a jamais été dit nulle part.
21:05On suivra évidemment
21:06l'enquête du Parquet national financier.
21:07Merci Mathilde Panot
21:08d'avoir répondu à mes questions.
21:10Présidente du groupe
21:10La France Insoumise
21:11à l'Assemblée nationale.
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