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  • il y a 3 semaines
François Bayrou défend l'idée d'une large primaire allant de la gauche sociale-démocrate à la droite conservatrice car "la présidentielle a changé de nature".

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Transcription
00:00Mais d'abord, Yves Tréa, je préviens tous les téléspectateurs, Yves dans un instant fera une proposition qu'il va
00:06mettre dans le débat politique, je ne suis pas sûr qu'elle plaise à tout le monde.
00:08Ce que vous nous dites ce soir, Yves, et on va parler du bloc central, c'est que face à
00:13Marine Le Pen, face à Jean-Luc Mélenchon, qui sont en pleine dynamique, on l'a vu dans les sondages,
00:17le bloc central, vous posez la question, est-il en train de couler ?
00:21En tous les cas, il fonce dans le mur, là c'est clair, effectivement, vous l'avez dit, il y
00:25a deux propositions très nettes, c'est celle du Rassemblement National,
00:28celle de la France insoumise, et alors dans le bloc central, c'est mollasson, c'est mollasson possible, c'est
00:34indigent,
00:34et effectivement, les sondages montrent qu'un deuxième tour entre Mélenchon et Le Pen est tout à fait possible,
00:42et tout à fait envisageable, alors que le bloc central, là, ils sont en train de barboter dans un étang,
00:48et dont ils n'arrivent pas à se sortir. Alors, non seulement ils n'ont rien d'extraordinaire à dire,
00:54mais ils disent tous la même chose.
00:56– Pardon, on rappelle de qui on parle, on parle de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Rotaillot.
01:00– Et puis d'autres qui arrivent, qui sont là, qui sont tapis dans l'ombre, Lysnard, Bruno Le Maire,
01:05alors qu'est-ce qu'ils nous disaient hier ?
01:07– Bah, surtout, moins d'impôts, hein, bah oui, bah, moins d'impôts, ça, tout le monde est d'accord,
01:11sauf Amélie Rosic.
01:13– Deuxième, aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils nous disent ? Vous avez remarqué les interviews ?
01:17– On va augmenter les profs.
01:18– Les profs, l'enseignement, ah, qu'est-ce que c'est original, ça fait 30 ans qu'on le
01:22dit que les profs en France sont mal payés.
01:25En plus, là, ils sont aidés par Buxchmann qui dit aussi la même chose.
01:28Il y en a qui doivent se frotter les mains à l'extrême gauche, suivez mon regard.
01:32Et demain, qu'est-ce qu'ils vont dire ?
01:34– Eh bien, ils vont dire, évidemment, attention à la dérive des retraites, attention à la dérive des retraites.
01:39Alors, non seulement, ils n'ont rien d'in spécial à dire, mais troisième, deuxième chose, c'est qu'ils
01:45commencent à se tirer dans les pattes.
01:46Ça y est, là, le baltrap est ouvert, alors, il y a M. Attal qui dit sur M. Philippe,
01:53sur M. Philippe, il veut recréer l'UMP d'il y a 20 ans avec ceux d'il y a
01:5920 ans.
02:00Écoutez, c'est quand même très sympathique comme expression.
02:03Bruno Retailleau sur Attal et Philippe, il n'y a aucune envie de reconduire celles et ceux qui ont gouverné
02:10longtemps
02:11et qui ont employé la politique d'appuyer la politique de Macron.
02:16Mais il sort d'où, Retailleau ?
02:17– Il était ministre.
02:18– Ah, de qui ?
02:19– D'Emmanuel Macron.
02:20– Ah, ben voilà. Alors, qu'est-ce qu'il fait, lui aussi ? C'est quand même assez...
02:24Alors, si, en plus, ils commencent, les uns et les autres, à s'en prendre au budget de Lecornu,
02:30et pas tout à fait sur les mêmes sujets, alors là, comme je le disais hier, ils sont cuits de
02:35chez cuits.
02:37Ça sera un champ de bataille rempli de cadavres, de cadavres de gens du centre,
02:43auxquels s'ajouteront d'ailleurs, sans doute, Bruno Le Maire et puis M. David Lysnard.
02:48– M. Lysnard, le maire de Cannes qui, lui aussi, va être candidat à la présidentielle.
02:50Alors, où est la solution ? Où est votre proposition ce soir ?
02:53– Alors, première proposition, il faut jeter l'eau tiède, il faut qu'ils s'y mettent, il faut qu
02:57'ils s'y collent,
02:58il faut qu'ils fassent rêver les Français, il faut qu'ils donnent de l'espoir,
03:01il faut qu'ils aient des positions qui soient radicales,
03:05sans être celles de Mélenchon ni celles de Mme Le Pen, qu'on ignore d'ailleurs,
03:09parce que pendant ce temps-là, Mme Le Pen, elle ne dit rien, mais elle monte dans les sondages.
03:13Et pour ça, il faut qu'ils fassent un peu, je suis désolé de le dire,
03:16mais comme Emmanuel Macron, en 2017, qui finalement avait dit, moi, je veux tout changer.
03:21Évidemment, il n'a rien changé du tout, mais au moins, ça avait marché.
03:24Deuxième chose, et c'est ça, la proposition.
03:27– Oui, allez-y.
03:28– Eh bien, il faut une primaire.
03:29– Il faut une primaire.
03:31– Ils n'en veulent pas ?
03:32– Eh bien, ils n'en veulent pas, ils ont bien tort, et je vais vous dire pourquoi il faut
03:35une primaire.
03:35Parce qu'en 2017, encore une fois, François Fillon, ce n'est pas la primaire qui l'a fait perdre.
03:41Parce que tout le monde dit, la primaire, ça dévise tout le monde.
03:43– C'est les affaires.
03:44– Eh bien, c'est évidemment les affaires, parce qu'il était parti pour gagner, c'était évident.
03:48Alors aujourd'hui, il y a quand même Gabriel Attal qui, dans le monde, dit, peut-être qu'une primaire,
03:53ça ne serait pas mal.
03:54Un autre qui dit ça, c'est David Lissnard qui dit, il faudrait bien organiser une primaire.
03:58Et puis, je vais vous dire une chose, s'ils étaient intelligents, l'autre solution,
04:02eh bien, ça serait M. Pierre Mesmer qui, en 1974, à la mort de Georges Pompidou,
04:11eh bien, il était parti pour se présenter à l'élection présidentielle contre Chaban Delmas.
04:16Et puis, eh bien, il a eu une lumière, un éclair dans le ciel, dans la tête qui s'est
04:23allumée,
04:24et qui a dit, et qu'il l'a révélé, il l'a écrit après dans un livre.
04:28Je me suis dit que j'étais peut-être pas à la hauteur de la fonction, donc je me retourne.
04:31– Donc j'y suis pas allé.
04:32– Eh bien voilà. Est-ce qu'ils sont capables de dire ça ?
04:34Parce qu'il y en a les trois quarts qui sont pas à la hauteur de la fonction.
04:37Eh bien, il faudrait qu'ils le disent, et qu'ils le fassent, et qu'ils l'exécutent.
04:41– Quand on va les recevoir sur le plateau.
04:42– On leur dira.
04:43– Amélie, elles ont vos réactions ce soir.
04:45– Moi, je suis pour.
04:46– Ah, pour la primaire ?
04:47– Ah oui, puisque pour moi, c'est une recette à perdre.
04:49Donc la primaire, ça fait perdre. Je la déplore pour ce qui est de la gauche.
04:53– Mais pourquoi c'est une recette qui fait perdre ? Parce que je suis désolé, il y a deux
04:56exemples.
04:56– Parce qu'on est en retard, on est déjà en retard.
04:57– Il y a deux exemples qui montrent que c'est pas une recette qui fait perdre.
04:59François Hollande, il est élu en 2012 à la présidentielle, après une primaire.
05:05– Absolument.
05:06– S'il n'y avait pas eu les affaires en 2017, François Fillon, il y a de fortes chances
05:10qu'il fût président de la République.
05:12– Moi, je ne suis pas pour la primaire, on ne va pas faire une élection avant l'élection.
05:15En écoutant Yves, je repense à Emmanuel Macron avec son grand « C'est notre projet », avec sa voix
05:21qui s'éraille.
05:21Et en fait, la question que je me pose en écoutant Yves et en regardant effectivement ces candidats du centre,
05:28c'est quel est le projet politique ?
05:31Les partis politiques, historiquement, ils sont là pour produire de l'idéologie.
05:36– Je ne sais pas si j'aime, ça sent des mets quand vous êtes d'accord.
05:39– Ça fait peur.
05:40– C'est inquiétant, c'est pas le mot « idéologie » qui me convient.
05:43– Ils sont là pour produire de l'idéologie, c'est-à-dire quelle idée on a du pays.
05:48– Et où on va ensemble ?
05:49– Ça fait 20 ans qu'on attend ça.
05:50À quoi ressemble la société qu'il nous propose ?
05:54Au centre, dans le bloc central, je ne sais pas.
05:56Alors que si je regarde la France insoumise ou si je regarde le RN,
05:59j'ai très bien compris et je pense que tout le monde a très bien compris
06:02où on va et quelle est la France qu'on nous propose.
06:04– Alors moi, je suis un peu moins d'accord avec le RN.
06:05Le RN, moins d'accord au sens où je ne suis pas certain que le RN, ça soit très clair.
06:09– Il y a deux projets au RN en fait.
06:11– Attendez, Yves, il y a quand même une chose, c'est mon mot pour vous ce soir
06:14et comme pour tous les soirs, vous êtes quand même gonflé là aussi.
06:16Parce que vous nous expliquez que le bateau du bloc central est en train de couler, etc.
06:20Édouard Philippe, il est au même niveau, voire un peu devant Jean-Luc Mélenchon dans les sondages.
06:23– Sauf qu'il y a une chose que vous avez oubliée.
06:25Et c'est important en politique, c'est la dynamique, mon cher Maxime.
06:30La dynamique, et il était où, M. Jean-Luc Mélenchon, il y a 4-5 mois ?
06:36– Il était à 4-5 mois, oui, il était à 4-5 mois dessus.
06:39– Et il était où, Édouard Philippe ?
06:41– Il est sur un bateau, avec des vents contraires, ça veut dire qu'il ne bouge pas.
06:46– C'est compliqué.
06:47– Il est sur un bateau, et il était fermenté.
06:47Il est sur un afßen
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