00:00Il y a un sujet qui passionne Gabriel Attal et Edouard Philippe, qui s'échappe donc sur cette question.
00:06Oui, c'est un peu à qui sera le meilleur élève, l'autre considérant qu'il est le cancre de
00:10la classe, évidemment.
00:11Deux interviews à quelques heures d'intervalle.
00:14D'un côté, Gabriel Attal, lui, considère qu'il a un temps d'avance sur ce sujet,
00:18qu'il est le plus crédible parce qu'il a été pendant quelques mois ministre de l'éducation
00:21et qu'il y a posé des marqueurs de son identité politique, rappelez-vous, avec notamment l'interdiction de l
00:26'Abbaya.
00:26Ah, tard, hier soir, son plus proche conseiller me disait d'ailleurs,
00:29les Français lui parlent presque davantage de son passage au ministère de l'éducation que de son passage à Matignot.
00:34Alors, qu'est-ce qu'il propose, lui, de mesure, par exemple ?
00:37Un retour du certificat d'études à l'entrée en sixième, qui a été supprimé il y a désormais près
00:42d'un demi-siècle,
00:43mais également la mise en place d'un ministre de l'éducation pour cinq ans.
00:47En façon de dire, au moins avec moi, il y aura une forme de continuité.
00:51Le ancien Premier ministre Gabriel Attal et ses proches qui ciblent Edouard Philippe.
00:55Edouard Philippe qui a mis aussi les propositions sur la trappe.
00:57Les proches de Gabriel Attal me disent, c'est étonnant, Edouard Philippe dit que c'est sa priorité absolue.
01:02Et pourtant, son premier déplacement à Edouard Philippe, c'était où ?
01:04C'était à Mayotte pour parler d'immigration, pas pour parler d'éducation.
01:08Edouard Philippe qui propose notamment que les salaires des profs et des enseignants soient augmentés de 20%.
01:12Et puis, il veut mettre en place aussi une amende pour les parents des enfants violents ou harceleurs.
01:17Alors, est-ce que ces propositions sont réalistes ?
01:19C'est un peu facile de promettre des augmentations à tout le monde à huit mois d'une présidentielle ?
01:23Alors, sur le fond, pourquoi pas ? La limite, elle est plus politique.
01:27Ils ont été au pouvoir qu'ils le veuillent ou non.
01:29Et donc, ils sont vus par une partie des Français aussi comme des sortants.
01:33Et ça n'a pas échappé, vous l'imaginez, à la France insoumise.
01:36La France insoumise a un message.
01:38Pourquoi vous croire aujourd'hui que vous allez faire demain ce que vous n'avez pas fait ?
01:42Hier, c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est ce que dit aussi Clémence Guettet.
01:46Regardez, de la France insoumise.
01:47Les Français ne sont pas des imbéciles.
01:49L'un a été Premier ministre durant trois ans.
01:50L'autre a été Premier ministre sept mois.
01:53Ils n'ont rien fait.
01:53Ils ont affaibli l'école.
01:55Personne ne vous croit.
01:57Partez, vous avez fait trop de mal.
01:59Alors, ce n'est pas forcément un argument incontestable.
02:02Mais il faut reconnaître que dans une campagne électorale, c'est un argument plutôt efficace.
02:05Et ils sont attaqués par les autres partis ?
02:07Oui, effectivement.
02:08Et notamment le Rassemblement National.
02:10Mais c'est aussi un passage obligé pour les candidats.
02:12Pourquoi ? Parce que parler d'éducation, c'est parler à tout le monde, presque tout le monde a été
02:17parent d'élève.
02:18Et puis, c'est s'adresser à deux types d'électeurs.
02:20C'est s'adresser d'un côté aux enseignants, de l'autre effectivement aux parents d'élèves.
02:24Et ça n'a pas échappé évidemment à Marine Le Pen.
02:28Il faut noter que si les enseignants votent encore davantage à gauche,
02:32le vote pour l'ERN a nettement progressé ces dernières années.
02:35Un exemple, en 2012, seuls 3% des enseignants votaient pour ce qui était à l'époque le FN.
02:41Lors des élections de 2024, c'est près de 20% des enseignants qui ont voté pour un parti d
02:46'extrême droite.
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