- il y a 2 mois
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, l'exécutif espagnol veut reprendre la main à Ceuta.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00C'est la suite de l'heure des pros sur CNews et sur Europe.
00:03On va parler maintenant de Ceuta et j'accueille Jean-Marc Sanchez.
00:07Bonjour et merci d'être avec nous, avocats franco-espagnols.
00:12On vous en a évidemment parlé, le ras-le-bol des habitants de Ceuta.
00:15Il y a déjà quelques temps, ils avaient manifesté,
00:18ils demandaient finalement que les autorités s'occupent enfin de leur cas.
00:23Eh bien hier, de nouveau, ils sont descendus dans la rue.
00:25Notre équipe était sur place, Fabrice Elsner et Thibaut Marcheteau.
00:28le récit d'Eliott Jamois.
00:32Regardez, c'est-il-ci qu'ils dorment.
00:35Des migrants à même le sol devant les appartements.
00:38A Ceuta, dans cet immeuble au bord de la frontière marocaine,
00:41les habitants ne supportent plus la situation actuelle.
00:45Les gens dorment devant la porte.
00:47Parfois, je ne peux plus sortir et il y a beaucoup de bruit dans les rues.
00:50Je ne peux plus dormir, nous ne sommes plus tranquilles.
00:54En attendant, d'autres résidents du quartier font preuve de solidarité.
00:59Je les accueille, je leur donne de l'eau, quelques repas lorsque je peux
01:03et ils viennent charger leur téléphone.
01:06Après l'arrivée des 72 000 migrants fin juillet,
01:09beaucoup ont été renvoyés.
01:10Selon les autorités locales, entre 8 et 11 000 migrants sont encore à Ceuta.
01:14Hier, le gouvernement espagnol a tenu à s'adresser aux habitants.
01:19J'ai pu constater par moi-même leur sentiment d'angoisse, d'abandon et d'insécurité.
01:23Je tiens à présenter mes excuses à tous ceux qui ont pu se sentir
01:25ou qui se sentent peut-être encore aujourd'hui abandonnés ou insuffisamment soutenus.
01:32Ces derniers jours, de nombreux renforts policiers et militaires sont arrivés dans l'enclave espagnole.
01:37Le gouvernement a présenté hier des mesures destinées à accélérer le renvoi des milliers de migrants
01:42qui se trouvent encore à Ceuta.
01:45On va aller sur le terrain, on rejoint Thibaut Marcheteau et Fabrice Elsner.
01:49Bonjour, merci à tous les deux d'être sur CNews et sur Europe 1.
01:52Je le disais Thibaut, ce n'est pas la première fois que ces habitants manifestent leur colère,
01:57leur sentiment d'abandon parce qu'ils ont l'impression de subir en fait une situation
02:02et il n'y a pas franchement de solution pour l'instant qui leur sont apportées ou qui leur sont
02:06proposées.
02:10Absolument, Elodie, vous l'avez dit,
02:12il y a eu plusieurs manifestations hier, une à proximité d'un projet de centre d'hébergement,
02:17un troisième donc qui pourrait voir le jour dans les prochaines semaines.
02:21Une autre manifestation devant l'hôtel où était hébergé un ministre qui était en déplacement ici à Ceuta.
02:27Et enfin une troisième manifestation devant la délégation du gouvernement,
02:31ce qui représente l'État ici à Ceuta.
02:34Beaucoup d'habitants avec qui nous avons pu échanger étaient présents à cette manifestation
02:38et pour eux c'était très important de venir crier sous les fenêtres de ce responsable politique
02:43leur mécontentement, leur sentiment d'abandon qu'on propose de les écouter.
02:49Je suis ici parce que depuis 26 jours nous sommes dans une situation intenable.
02:55Le gouvernement nous a abandonnés.
02:58Le gouvernement de Pedro Sanchez n'a rien fait pour le pays ni pour Ceuta.
03:04Ils ne trouvent comme solution que de passer les migrants d'un endroit à l'autre
03:07alors que la solution est très claire.
03:12Il doit y avoir un décret royal qui modifie la loi sur l'immigration
03:16et qui repousse automatiquement tous ces envahisseurs
03:19qui pénètrent illégalement sur le territoire.
03:22Un pays comme l'Espagne ne peut pas être abandonné.
03:26Nous demandons de l'aide à l'Europe.
03:31Vous l'avez entendu, un sentiment d'abandon également.
03:34Évidemment, plusieurs habitants nous parlent d'un sentiment d'insécurité très fort dans les rues de Ceuta.
03:40Ils se sentent également particulièrement trahis par la politique migratoire de Pedro Sanchez.
03:46Merci beaucoup Thibault Marchoteau et merci à Fabrice Elsner qui vous a accompagné.
03:50On le voit aussi, ce qui crie la colère, c'est ce fameux décret royal
03:54qui fait comprendre qu'en réalité, ceux qui sont encore dans l'enclave de Ceuta,
03:59on n'est pas prêts en fait de les renvoyer chez eux
04:01parce qu'au contraire, on est en train quelque part d'organiser leur maintien dans l'enclave de Ceuta
04:06avec notamment un certain nombre d'installations auxquelles on réfléchit
04:09pour qu'ils puissent s'installer dedans pendant quelques temps.
04:13Donc, on est clairement sur l'idée qu'ils vont rester, on l'assume.
04:17La fin de Ceuta, c'est la mort de Schengen.
04:21La mort de Schengen, c'est le commencement de la fin de l'Europe.
04:23C'est exactement ce qui est en train de se passer.
04:26C'est extrêmement grave, ça va beaucoup plus loin qu'une simple crise migratoire
04:29qui est déjà un drame humain, avec des répercussions diplomatiques, politiques,
04:36nationales, internationales, qu'on a peine encore à envisager.
04:39Alors, pour répondre à votre question, un décret royal en vérité,
04:42c'est la forme que prend toute décision qui est prise par le gouvernement
04:45puisque le Real Decreto, ça n'est rien d'autre que la signature du roi
04:49qui signe Felipe Rey sur tous les documents qui lui sont soumis.
04:53Il n'a pas le choix.
04:55C'est un pouvoir qu'il n'a pas.
04:59Le pouvoir, en vérité, c'est le gouvernement qui détient.
05:01Alors oui, on a prévu de garder ces migrants parce qu'on ne peut rien en faire d'autre.
05:04Il n'y a pas assez de forces de police et de garde civile à Ceuta
05:06pour les renvoyer, mais où d'ailleurs ?
05:08Au Maroc, mais ils ne sont pas tous marocains.
05:10Vers quel pays, on n'en sait rien.
05:12Qui est derrière tout ça, on ne le sait pas.
05:13Les Marocains peut-être, peut-être les Algériens, les Américains.
05:16Certains parlent même d'Israël à raison de la reconnaissance de la Palestine
05:21par le gouvernement Sanchez.
05:22Donc, il y a tout un tas d'implications sur lesqu'on ne mesure pas encore à ce jour.
05:27Le plus grave dans cette affaire, si vous voulez,
05:29c'est que non seulement Pedro Sanchez n'est pas là, mais il n'est plus là.
05:33C'est-à-dire qu'il est revenu hier de vacances au Canada.
05:34Hier, il a pris une réunion, donc. Il était là.
05:36Oui, et aujourd'hui, il est en Andorre avec son épouse.
05:41Grand bien lui fasse.
05:42Mais je pense que ça a vraie place.
05:44Pour des raisons de toute évidence plus personnelles que professionnelles,
05:46qu'on s'entend bien.
05:47Ah, il est toujours en Corse.
05:47Oui, c'est ça. C'était ce que je voulais vous entendre dire
05:50sur le motif de ce déplacement.
05:51On a entendu aussi, dans le reportage de Thibault et Fabrice,
05:55une ministre qui présente ses excuses,
05:58qui enfin a l'air de comprendre que les habitants en ont ras-le-bol,
06:01qu'ils ont peur.
06:02Il faut quand même rappeler que le gouvernement
06:04et tous les ministres qui se sont exprimés jusque-là
06:07avaient l'air de dire qu'en fait, il ne se passait pas grand-chose à Ceuta,
06:10qu'il ne fallait pas tomber dans la xénophobie,
06:12que les choses allaient s'arranger.
06:14Est-ce qu'il y a un peu, enfin, un changement de vision,
06:17même si pour l'instant, on est juste au fait de présenter les excuses ?
06:20C'est la même. C'est la même.
06:21C'est Margarita Robles, la ministre de la Défense,
06:24qui a dit il y a dix jours à peine,
06:28tout va bien.
06:29C'est la ministre de la Santé qui a dit la même chose.
06:33Donc, en fait, ceux qui ont dit le contraire de ce qu'ils disent aujourd'hui,
06:36l'ont dit hier et que diront-ils demain ?
06:38En vérité, si vous voulez, le gouvernement ne sait plus quoi dire.
06:41Et quand son chef ne dit rien, c'est assez compliqué.
06:44Si vous voulez, c'est un gouvernement qui n'a pas de tête
06:47et qui bientôt n'aura plus de jambes.
06:49Et si ça continue comme ça, effectivement,
06:51je pense que malgré ce qu'on pouvait craindre ou croire,
06:55il n'est pas certain que Pedro Sánchez, l'année prochaine,
06:57ait une réélection aussi facile qu'il l'avait imaginée,
07:02malgré les compromissions, malgré les alliances,
07:05malgré le système électoral qui lui est favorable.
07:07Vous restez évidemment avec nous,
07:09mais c'est vrai que Raphaël Stenville,
07:10on voit véritablement le cafouillage, en fait, au niveau gouvernemental
07:14entre Pedro Sánchez, qui donc est en vacances permanentes,
07:17alors qu'il y a cette crise à Ceuta,
07:19et on rappelle tous les débarquements de migrants aussi sur les côtes espagnoles,
07:24qu'il a des ministres qui ont dit pendant de longues semaines
07:27« il ne se passe rien », qui maintenant disent quand même
07:29« on est désolé, effectivement, on ne sait pas très bien ce qui se passe ».
07:32On a l'impression que rien n'est géré, véritablement,
07:34même dans la communication, en fait, ce n'est pas géré.
07:36Oui, rien n'est géré, mais surtout,
07:40on voit les mêmes mots qui sont employés de Mayotte,
07:45en passant par Ceuta, c'est l'abandon de l'État.
07:49Mais cet abandon de l'État, l'abandon de l'État espagnol,
07:52jusqu'où va-t-il aller ?
07:53Est-ce qu'on va assister à une sorte de pourrissement de la situation
07:57avant que cette situation ne soit exportée
08:00sur le sol européen continental ?
08:05Ou est-ce que, finalement, cet abandon n'est pas plus grave encore,
08:09mais ne consiste pas, finalement, à laisser Ceuta, peut-être, aux Marocains ?
08:16C'est-à-dire que je pense que cette question,
08:17elle mérite d'être posée aujourd'hui,
08:20puisque quand on voit à quel point les autorités espagnoles,
08:23finalement, ne prennent pas les mesures qui devraient s'imposer
08:26pour, finalement, rappeler à quel point cette enclave est souveraine,
08:31on se demande, véritablement, si cet enjeu,
08:34il n'y a pas une sorte de mauvaise conscience de Pedro Sanchez
08:38et des socialistes et de ses alliés
08:40pour, finalement, céder, abandonner Ceuta.
08:44Et, notamment, on imagine la détresse,
08:48parce que je pense que c'est aussi ça que ressentent les habitants de Ceuta,
08:52lorsque vous voyez, finalement, ce désengagement absolu de l'État,
08:57alors qu'ils sont, aujourd'hui, confrontés à la violence,
09:00à la paupérisation accélérée de leur territoire.
09:02Je voyais à qui c'est...
09:03Si, tout à fait, M. Staville a parfaitement raison,
09:05parce qu'en fait, derrière tout ça,
09:07il y a un formidable enjeu géopolitique
09:10dans lequel les États-Unis ont un rôle majeur à jouer.
09:13Il ne faut pas perdre de vue que les Américains
09:16ont sorti l'Espagne de son isolement en 1956.
09:19L'Espagne était un pays qui était fermé
09:21pendant dix ans, depuis le début de la guerre,
09:23qu'on appelle la guerre civile à l'étranger,
09:26jusqu'en 1956, lorsque le président Eisenhower
09:28est venu demander à Franco
09:30d'accepter qu'il puisse installer des bases
09:33de l'armée de l'air américaine
09:34et que les bâtiments de la marine américaine
09:36relâchent dans les ports espagnols.
09:37Pedro Sanchez a ouvert la boîte de Pandore
09:40en disant qu'il voulait renégocier ces accords
09:42et a interdit à l'armée de l'air américaine
09:44de pouvoir aller se ravitailler sur la base de Saragosse,
09:47la plus grande base de l'armée de l'air américaine en Espagne,
09:49pendant la campagne en Iran.
09:51Aujourd'hui, les Américains poussent les Marocains
09:54à vouloir reprendre, alors qu'ils ne l'ont jamais prise en vérité,
09:58puisque Ceuta est antérieur au Royaume du Maroc,
10:00les enclaves de Ceuta
10:01et les autres enclaves terrestres et maritimes.
10:03Derrière tout ça, il y a un jeu de politique internationale
10:06qui dépasse très largement l'affaire de Ceuta.
10:09Et aujourd'hui, Sanchez, ayant reconnu la Palestine,
10:13est du côté des pays arabes qui sont hostiles à Israël,
10:16ce qui n'est pas le cas du Maroc, qui a reconnu Israël
10:19et qui est analyse des Etats-Unis.
10:20Donc, vous voyez l'implication qui va bien au-delà de la politique interne
10:25et de la politique étrangère espagnole,
10:27et même de la diplomatie européenne.
10:29Ajoutons à ça que, pour l'instant,
10:30Pedro Sanchez n'a qu'une seule obsession,
10:32c'est d'être réélu.
10:33Donc, il pense qu'il pourra, en donnant des gages à la gauche de sa gauche,
10:38continuer à gouverner à Madrid en août de l'année prochaine.
10:41Ça n'est pas certain.
10:42Oui, et effectivement, il y a aussi des images qui agacent
10:46et qui choquent les Espagnols
10:47et qui peuvent aussi jouer et peser lourd, bien sûr.
10:49Dans une campagne, Arnaud, c'est vrai que le comparatif
10:52avec Mayotte et Éclairance, c'est la même situation.
10:56C'est une situation qui s'enlise,
10:57qu'on laisse s'enliser avec un gouvernement central
11:00qui se dit, bon, après tout, laissons faire,
11:04c'est très précis, c'est dans cette enclave,
11:06c'est pas totalement sur le continent.
11:07On sait, en général, malheureusement,
11:09comment la situation s'envenime extrêmement vite.
11:11Oui, je rejoins ce qui a été dit,
11:12c'est-à-dire qu'il y a une correspondance, en effet,
11:14dans l'inaction gouvernementale
11:16entre ce qui se passe du côté français à Mayotte
11:19et ce qui se passe du côté espagnol à Ceuta.
11:23Mais il y a aussi une correspondance, j'allais dire,
11:25presque idéologique contre les gauches,
11:27parce que, finalement, la gauche espagnole,
11:29c'est la gauche dont rêve, finalement,
11:32la gauche française, d'une certaine manière,
11:34c'est-à-dire une gauche qui est laxiste
11:36sur le plan migratoire,
11:38parce que, quand même, tout ça est lié aussi
11:39à une décision de justice espagnole
11:42concernant, je veux dire, la possibilité,
11:44je veux dire, des migrants de venir,
11:46je veux dire, en Espagne.
11:47Il y a quand même eu un appel d'air
11:48suite à cette décision.
11:51Ensuite, on voit bien que les facteurs géopolitiques,
11:53vous l'avez parfaitement dit,
11:54sont absolument essentielles
11:55pour comprendre la situation.
11:57Mais ce qu'il y a quand même de plus frappant
11:59dans cette affaire, c'est que,
12:01je veux dire,
12:02vous avez parlé de Schengen tout à l'heure,
12:03alors, je comprends que Ceuta n'est pas tout à fait
12:06laid sans lettres dans Schengen,
12:07mais quand même, je veux dire,
12:09ça doit nous interroger,
12:10parce que, in fine,
12:12on a eu pas mal de prises de position
12:15suite à ce qui s'est passé au mois d'août,
12:16lorsqu'il y a eu cette vague massive
12:18qui est arrivée à Ceuta.
12:20La question de la réforme de Schengen
12:21doit, aujourd'hui, être mise sur la table
12:24par les États membres de l'Union européenne.
12:26Parce qu'on sait très bien
12:27que l'un des principaux problèmes,
12:29aujourd'hui, concernant l'espace Schengen,
12:31c'est que, finalement,
12:32cette liberté de circulation,
12:34elle est ouverte à tout le monde
12:35à partir du moment où vous entrez
12:36sur un des territoires de l'Union européenne.
12:39Alors, évidemment,
12:40les populations qui arrivent, aujourd'hui,
12:43à Ceuta ne sont pas forcément concernées,
12:45mais on sait très bien
12:45qu'elles peuvent passer par d'autres moyens
12:47vers l'Espagne,
12:48vers d'autres, tout autre,
12:49d'ailleurs, pays de l'Union européenne.
12:51Donc, la question, encore une fois,
12:53que posent Ceuta,
12:53au-delà de tout ce qui a été dit
12:55autour de cette table,
12:56c'est aussi la question
12:57de la réforme de Schengen.
12:58Oui, puis, on le voit, Caroline,
13:00c'est vraiment l'impuissance de Schengen,
13:02de cette Union européenne.
13:04Impuissance à protéger, évidemment,
13:06les frontières, par définition.
13:07Impuissance aussi,
13:08ne serait-ce qu'avoir un discours commun.
13:10On le dit depuis le début.
13:12Pourquoi c'est facile, aujourd'hui,
13:14de mettre la pression à l'Europe,
13:16notamment avec cette arme migratoire ?
13:18Parce que l'Europe,
13:18elle ne répond pas d'une seule voix.
13:20Donc, face à une communauté
13:21qui est divisée,
13:23c'est très facile
13:23de prendre le dessus, finalement.
13:25Il y a un manque
13:25de volonté politique criant
13:27et une idéologie terrifiante.
13:29Et effectivement,
13:30on se dit qu'on peut transposer
13:31ou faire des parallèles
13:32à Mayotte
13:33et à tant d'autres endroits.
13:35Ceuta, malgré elle,
13:36est en train de devenir
13:36un laboratoire
13:37de l'afflux migratoire.
13:39Bien sûr que je ne remets pas
13:40en question les difficultés
13:42que traversent
13:42la majorité de ces migrants.
13:44Mais moi, je voudrais penser
13:45aux locaux,
13:45je voudrais penser aux habitants
13:46qu'on a entendu.
13:47de cette situation, effectivement.
13:49Et c'est complètement
13:49naturel, légitime
13:50qu'on ne leur donne pas
13:52ou qu'on ne leur fasse pas
13:53plus exactement
13:53des leçons de morale
13:54parce qu'eux sont sur le terrain.
13:55Eux sont en train
13:56d'avoir peur,
13:57d'avoir des craintes
13:58pour eux et leur famille.
13:59Il y en a certains
14:00qui ont envoyé leurs enfants
14:01pour terminer les vacances
14:03dans d'autres villes d'Espagne,
14:04dans des familles,
14:05pour qu'ils n'aient pas
14:06à subir cette pression
14:07et potentiellement
14:08des agressions
14:09et des violences.
14:10Donc, ce que je suis
14:11en train de me dire,
14:12c'est que cette cocotte minute
14:13qui est en train
14:13d'imploser un peu partout
14:15va vraiment faire
14:16extrêmement mal
14:17aux gouvernants,
14:18mais en premier lieu
14:19à la population.
14:20Parce que ce qui compte,
14:21c'est le peuple,
14:22c'est nous tous,
14:23en fait, à l'arrivée.
14:25C'est nous qui votons,
14:26mais qui sommes
14:27dans l'action.
14:28Ce ne sont pas
14:29les gouvernants
14:29qui sont privilégiés,
14:31qui sont avantagés
14:32d'une manière
14:32ou d'une autre.
14:33Donc, c'est facile,
14:35du haut de leur balcon,
14:37si je puis dire,
14:37métaphoriquement parlant,
14:38de dire...
14:39Ou du bord de leur page.
14:40Il n'y a qu'à Faucon,
14:41exactement.
14:42Mais quand vous expliquez
14:43que M. Sanchez
14:44est reparti en vacances,
14:45vous imaginez l'indécence,
14:47l'indignité,
14:48le mépris
14:48pour cette population
14:49qui, elle,
14:50est en train,
14:50une fois de plus,
14:51de subir les conséquences
14:52de cet afflux migratoire.
14:53Je ne sais pas quoi vous dire
14:55parce que c'est lunaire
14:56et ça serait drôle
14:57si ça n'était pas
14:57aussi dramatique.
14:59Et puis, se dire
15:00que Ceuta n'est pas chez nous,
15:01c'est aussi se laurer,
15:03idéologiquement parlant.
15:04Parce que beaucoup
15:05vont transiter
15:06exactement chez nous.
15:07Donc, ne pas revoir
15:08l'espace Schengen,
15:09c'est une grosse erreur
15:10pour les mois
15:11et les années à venir.
15:11Voilà ce qu'on peut dire
15:12sur la situation à Ceuta.
15:13Merci beaucoup,
15:14Jean-Marc Sanchez,
15:15de nous avoir accompagnés
15:16pour cette partie.
15:17Tout autre sujet,
15:18on va parler d'un maire,
15:19le maire de Falaise.
15:21Il en a ras-le-bol
15:22des incivilités,
15:23notamment qui viennent
15:24des jeunes.
15:25Et donc,
15:26il annonce
15:26qu'il mettra en place
15:27des amendes
15:28pour les parents
15:28et des poursuites
15:30systématiques
15:30car ils sont responsables
15:32de leurs enfants.
15:32On écoute d'abord
15:33Hervé Monoury.
15:35C'est son nom
15:35sur les incivilités
15:36que subit sa commune.
15:40Falaise,
15:40je le dis souvent,
15:41est une ville tranquille,
15:42une ville où il fait bon vivre.
15:44Et depuis quelques semaines,
15:46on me remonte régulièrement
15:48des problématiques
15:50d'un groupe de jeunes
15:53qui fait du bazar
15:54le soir,
15:55la nuit,
15:56sur le quartier
15:57de la Fontaine-Couverte.
15:58Et les habitants
16:00en ont marre,
16:00c'est fort logique.
16:02Et les gendarmes
16:03en ont marre
16:04parce qu'ils n'ont pas
16:05que ça à faire
16:05de venir intervenir ici
16:07pour régler des problèmes
16:08de bruit et de bazar.
16:09Ils ont autre chose à faire.
16:10Les situations
16:10sont beaucoup plus graves
16:11et ils sont souvent
16:12obligés d'arbitrer
16:13entre faire cesser
16:15du tapage
16:15et puis intervenir
16:16sur des opérations
16:17plus graves
16:18à Falaise
16:19ou ailleurs.
16:20Et donc,
16:20un peu plus loin,
16:21ce qu'il explique Caroline,
16:22c'est qu'il veut mettre
16:22les parents face
16:23à leurs responsabilités.
16:25Il explique qu'il ne comprend pas
16:26que des parents
16:26laissent leurs enfants
16:28dans la rue
16:28et il signale
16:29si des enfants,
16:30des adolescents
16:31commettent des actes
16:32de délinquance,
16:33eh bien,
16:34il veut poursuivre
16:34les parents.
16:35ça semble être
16:36plutôt du bon sens.
16:37Total soutien à ce maire.
16:39Il faut sortir
16:39une fois de plus
16:40de l'idéologie.
16:41Qui éduque les enfants ?
16:42Qui décide
16:43de faire des enfants ?
16:44Ce sont les parents.
16:45Quand vous avez,
16:46j'appelle ça des gamins,
16:47familièrement parlant,
16:48qui ont 9-10 ans,
16:49qui traînent dans la rue
16:50à 21h30,
16:51mais c'est là
16:52où est leur place
16:53ou chez eux ?
16:54Quand ce n'est pas
16:54en pleine nuit en plus ?
16:56Exactement.
16:56Mais ils devraient
16:57être encadrés,
16:58avoir un cadre.
16:59La rentrée scolaire,
17:00c'est dans quelques jours.
17:01Que font-ils à errer ?
17:03Potentiellement,
17:04ils peuvent s'amuser
17:05en cassant
17:06le bien de la collectivité.
17:07La collectivité,
17:08une fois de plus,
17:09ce sont les citoyens
17:09qui payent des impôts,
17:10directs ou indirects.
17:12Donc, il faudrait
17:12qu'il y ait plus
17:13d'initiatives de la sorte.
17:15Est-ce que ça va être
17:16mis en place ?
17:17Est-ce que ça ne va pas
17:17être retoqué
17:18par la justice ?
17:19Potentiellement,
17:20si ça va plus loin
17:20en termes de communication
17:21médiatique,
17:22par le Conseil constitutionnel.
17:24Mais une fois de plus,
17:25c'est du bon sens.
17:26Vous avez des enfants,
17:27vous les éduquez.
17:28Vous ne les éduquez pas correctement,
17:30vous en payez les pots cassés.
17:31Et si c'est à toucher
17:32à votre portefeuille,
17:34on prend directement
17:35à la source
17:35et quels que soient
17:36vos revenus.
17:37Oui, parce que
17:37Arnaud Benedetti,
17:39ce maire,
17:39il explique aussi
17:40qu'il en a marre
17:41parce que très souvent
17:42la police,
17:43les gendarmes,
17:43lui font remarquer
17:44que ce sont des très jeunes
17:45qui consomment de l'alcool
17:46sur la voie publique,
17:47que les gendarmes
17:47en ont marre
17:47d'intervenir
17:48sur ces incivilités
17:49parce qu'évidemment,
17:50ils ont autre chose à faire.
17:51Et en fait,
17:51c'est très clairement
17:52un maire qui est en train
17:53de tenter de remettre
17:54un peu d'éducation aussi
17:56dans les familles.
17:57C'est du bon sens.
17:57Ce qu'il fait,
17:58une fois de plus,
17:59ce n'est pas un maire
17:59de rappeler aux parents
18:00comment ils élèvent leur enfant.
18:01Mais on est obligé
18:02d'en arriver là.
18:02Non, mais que les parents
18:03soient responsables
18:04des agissements
18:05de leurs enfants,
18:06je veux dire,
18:06ça va de soi.
18:07En l'occurrence,
18:08je crois que la plupart
18:09des gens qui disposent
18:11d'un peu de bon sens
18:12sont totalement d'accord
18:13avec ce principe-là.
18:15Le problème,
18:16c'est qu'après,
18:16on se heurte
18:17à des tas de difficultés
18:18d'ordre réglementaire,
18:19d'ordre juridique
18:20qui empêchent
18:21la plupart du temps
18:22la prise en compte
18:23de ces mesures.
18:26Si vous voulez,
18:26ce type,
18:27c'est un vieux débat,
18:27en l'occurrence,
18:28c'est la responsabilité
18:29des parents.
18:30On en entend parler
18:30depuis près de 30 ans.
18:32Ce n'est pas tout à fait nouveau.
18:33Le problème,
18:33c'est qu'on n'a pas réglé,
18:34clairement.
18:35Et des mesures
18:36qui apparaissent totalement,
18:38je veux dire,
18:38encore une fois,
18:39des mesures pragmatiques
18:41qui remettent finalement
18:42les parents
18:43face à leurs responsabilités.
18:45Il est évident
18:46qu'un enfant
18:47de moins de 15 ans
18:48n'a pas à traîner
18:48dans la rue le soir.
18:49Enfin, je veux dire,
18:50bon,
18:51tous ceux qui sont parents
18:51le savent
18:52et ça me paraît,
18:53encore une fois,
18:54quelque chose
18:54d'absolument essentiel.
18:55Le problème,
18:56c'est qu'on n'y arrive pas.
18:57C'est qu'on n'y arrive pas
18:58et on n'y arrive pas
19:00faute, évidemment,
19:01de volonté politique.
19:02Alors,
19:02les élus,
19:03ils écopent finalement
19:04quelque chose
19:05qui n'arrête pas de fuir,
19:07une avarie.
19:07Ils essayent de prendre
19:08des mesures
19:09parce qu'ils sont
19:10les gardiens
19:11de la tranquillité publique,
19:12comme on disait,
19:13par le passé.
19:16La vraie question,
19:17c'est que,
19:17si vous voulez,
19:17il y a un décalage évident.
19:18C'est ça,
19:19ce que nous disent
19:20finalement ce type
19:21d'événements.
19:23Entre l'opinion publique,
19:26une grande majeure partie
19:27de l'opinion publique,
19:28et la façon
19:29dont, au niveau de l'État,
19:31ces problèmes sont traités.
19:33Et donc,
19:33on en a une illustration
19:35ici supplémentaire.
19:36Est-ce que, Raphaël,
19:37à chaque fois,
19:38on voit des maires
19:38qui prennent des décisions.
19:40Là, c'est de sanctionner
19:41les parents.
19:41On a parlé la dernière fois
19:42avec la maire d'Amélie Lébin-Palalda
19:44qui, elle,
19:45avait mis en place
19:45un couvre-feu.
19:46Les maires qui tentent
19:47de faire comme ils peuvent
19:48pour que les incivilités,
19:50la délinquance,
19:51la criminalité
19:52baissent dans leur commune.
19:53Mais en fait,
19:54comme le disait Arnaud,
19:54si ce n'est pas au sommet
19:55de l'État
19:56qu'il y a une vraie volonté,
19:57les maires,
19:58ils n'ont pas non plus
19:59énormément de pouvoir,
20:00ils n'ont pas beaucoup
20:01de moyens non plus
20:02pour faire en sorte
20:03d'endiguer ces fléaux.
20:04Oui,
20:04et puis c'est même
20:05pire que ça.
20:06C'est-à-dire que
20:06les pouvoirs
20:07dont ils disposent
20:07souvent sont
20:09contrecarrés
20:10par des tribunaux
20:12administratifs
20:12qui sont tâtillons
20:13et qui,
20:14pour un arrêté municipal
20:17mal écrit,
20:19pas suffisamment documenté,
20:22ira finalement
20:22le retoquer.
20:23Donc,
20:24il y a une sorte
20:24d'abandon aussi,
20:25en fait.
20:26Là encore,
20:27j'ai envie de dire,
20:28pour faire le parallèle
20:28avec les autres sujets
20:29dont nous avons déjà parlé,
20:32de l'État,
20:33de l'État central
20:34qui laisse en première ligne
20:36sans moyens
20:36s'émer.
20:38Mais c'est vrai
20:38que cette question
20:39de l'autorité parentale,
20:41de la défaillance parentale,
20:43elle doit être évoquée
20:45en même temps
20:46que nous évoquons
20:46l'explosion
20:47de la délinquance juvénile
20:49parce qu'elle est centrale
20:51pour comprendre
20:52à quel point,
20:53aujourd'hui,
20:53on voit un abaissement
20:55de l'âge
20:56des premiers actes
20:58incivils,
20:59des premiers actes
21:00délictueux.
21:01Si on ne pose pas
21:01la question
21:02de la famille
21:03et souvent de familles
21:04dysfonctionnelles,
21:06on passe à côté
21:07probablement
21:08de la possibilité
21:09de résoudre
21:09cette question
21:10de la violence
21:11des jeunes.
21:11Un dernier thème
21:12qui concerne
21:13Sébastien Delogu,
21:15une plainte
21:15pour outrage
21:16a été déposée
21:17par des policiers
21:18marseillais
21:19à l'encontre
21:19du député
21:20de la France insoumise.
21:21Le parquet de Marseille
21:22a ouvert une enquête
21:23de flagrance.
21:24Le député lui-même
21:25annonce qu'il veut
21:26déposer plainte.
21:27On en parle avec
21:28Bruno Bartocetti.
21:29Bonjour,
21:30merci d'être avec nous.
21:31Vous êtes délégué national
21:32de la zone sud
21:33pour le syndicat
21:34Unité.
21:35D'abord,
21:35est-ce que vous pouvez
21:36revenir pour nous
21:37sur les faits ?
21:38Que s'est-il passé ?
21:39Pourquoi on a des policiers
21:40qui déposent plainte
21:42aujourd'hui
21:42contre le député
21:43Sébastien Delogu ?
21:45Oui,
21:46bonjour.
21:46Mes collègues
21:47sont intervenus
21:48dans cette résidence
21:50pour interpeller
21:51une personne
21:52qui était recherchée.
21:53D'ailleurs,
21:53une personne
21:54qui n'a fait
21:55aucune opposition
21:56à son interpellation.
21:57Je le souligne.
21:59Et donc,
21:59ils sont intervenus
22:00et se sont retrouvés
22:01face à Sébastien Delogu
22:03avec des propos
22:05outrageants
22:06en sachant
22:07qu'il était déjà
22:07en contact
22:08avec ses policiers
22:09le matin
22:09et il avait été
22:10très calme.
22:11Pourquoi je souligne ceci ?
22:13Parce qu'en fait,
22:13il est au théâtre.
22:14Il est au théâtre
22:15il outrage mes collègues
22:17avec beaucoup de force
22:19mais d'une manière
22:20très préparée.
22:21Très préparée
22:22parce qu'il veut
22:22qu'on parle de lui,
22:23il veut séduire
22:24son électorat
22:25et c'est tout
22:26ce qu'il recherche.
22:26Il sait très bien
22:27qu'à la sortie
22:28il y aura une faible amende
22:30et pour lui
22:31ça ne lui coûte pas grand-chose.
22:32Et mes collègues,
22:33je le souligne également,
22:34se sont montrés
22:35assez clément
22:35parce qu'ils étaient
22:36en mission.
22:37Donc on est dans
22:37une entrave même
22:38à une intervention
22:40de police
22:40et là c'est différent.
22:42L'amende peut aller
22:43jusqu'à 30 000 euros
22:44avec deux ans
22:44d'emprisonnement.
22:45Et là,
22:46si c'était appliqué ainsi,
22:47peut-être que ça calmerait
22:48ce député
22:49qui n'a que le nom
22:49de député
22:50parce qu'il est quand même
22:51élu de la République
22:51et il s'adresse
22:52à des policiers républicains
22:55d'une manière
22:56insupportable
22:56et bien sûr
22:58inadmissible.
22:59Alors la défense
23:00de Sébastien Delogui,
23:01on va la donner quand même,
23:02son avocat s'est exprimé.
23:03Alors selon lui,
23:04il estime
23:04qu'il n'avait pas reconnu
23:05des policiers,
23:07il ne savait pas
23:07que c'était des policiers
23:08car ils étaient
23:09en civil.
23:10J'imagine que vous
23:11n'accordez pas
23:12beaucoup de crédit
23:13à cette défense,
23:14Bruno Bartoschetti.
23:16Oui,
23:17et pour deux raisons
23:18parce que je viens
23:19de le dire,
23:20il avait été en contact
23:21avec ses policiers
23:21le matin par téléphone.
23:23Il savait très bien
23:24que les policiers
23:25allaient intervenir
23:25et c'est pour cette raison
23:26qu'il était sur place,
23:27il n'y a pas de hasard.
23:28Ça,
23:29c'est le premier point.
23:29Et lorsqu'on travaille
23:30en civil
23:31et qu'on va sur une intervention,
23:32et bien lorsqu'on nous demande
23:35nos fonctions,
23:36on présente immédiatement
23:37nos cartes de réquisition.
23:39Donc,
23:39ou nous insigne en tout cas.
23:40Et c'est ce qu'ont fait
23:41mes collègues
23:42avec beaucoup de professionnalisme
23:43et ils ont été gênés,
23:45plus que gênés,
23:46ils ont été entravés
23:47dans l'exercice
23:48de leur mission.
23:49Vous imaginez
23:50les conséquences
23:51que ça aurait pu avoir
23:52si on avait en face de nous
23:54un individu recherché
23:56qui aurait pu réagir
23:59avec violence.
24:00Et bien,
24:01M. Dologu
24:02aurait finalement aidé
24:03un individu
24:04soit à s'échapper,
24:05soit à nous agresser.
24:06La situation est très grave.
24:07La situation est grave
24:08quand on a un élu
24:10qui est au théâtre ce soir
24:11et qui fait son show.
24:13Parce qu'il ne fait que son show.
24:14Et ses électeurs
24:15doivent comprendre
24:16qu'en fait,
24:17il est juste là
24:18pour les séduire
24:19et qu'il est au théâtre,
24:20comme je dis.
24:21Voilà, tout ceci.
24:22Mais sauf que nous,
24:23nous ne sommes pas là pour jouer.
24:23Nous sommes là pour travailler.
24:25Et il nous empêche de travailler.
24:26Dans les propos,
24:27visiblement,
24:28certains de vos collègues policiers
24:29l'ont entendu dire
24:30« La République,
24:31c'est moi »,
24:32ce qui rappelle donc
24:33les propos de Jean-Luc Mélenchon
24:35dans une situation
24:36pas évidemment totalement la même,
24:38mais là également
24:39dans une situation de tension
24:40avec des représentants
24:42des forces de l'ordre
24:43et de la République.
24:44Oui, mais exactement,
24:45c'est ça.
24:46C'est les propos
24:46qu'il a tenus,
24:48qu'il aurait tenus,
24:49mais je ne mets pas en doute
24:50en tout cas
24:52la rédaction
24:53du procès-verbal
24:54fait par mes collègues.
24:57Oui, il aurait tenu ses propos
24:59parce qu'il veut faire
25:00du mélanchonisme.
25:01C'est tout ce qu'il veut faire.
25:01C'est pour cette raison
25:02que ça confirme
25:03ce que je suis en train de dire,
25:04qu'il a préparé
25:05son show.
25:06Il a tenu d'autres propos
25:08que je vais éviter
25:09de dire à l'antenne,
25:10mais qui était très,
25:11très insultant.
25:12Et je vais même
25:13aller encore plus loin.
25:14Mes collègues auraient
25:14très bien pu l'interpeller
25:15sur place
25:16et le conduire au commissariat
25:17pour outrage.
25:18Ils ne l'ont pas fait.
25:20Ils ont relevé l'outrage
25:21et je les ai trouvés
25:22plus que professionnels.
25:23Je les ai trouvés
25:25plus que cléments.
25:26Ils ont fait preuve
25:27de sang-froid.
25:28Ils ont continué
25:29leur mission
25:29avec un individu
25:30qui ne mérite pas
25:31finalement d'autres termes
25:32que ça,
25:33d'un individu
25:35qui est venu
25:36nous ennuyer
25:37pour ne pas employer
25:38d'autres termes
25:38dans l'exercice
25:39de notre fonction.
25:41Une dernière question,
25:42mais rapidement,
25:43j'imagine que
25:43ça ne vous étonne pas
25:45et vous l'avez déjà évoqué,
25:46que ce soit un député
25:47de la France insoumise
25:48qui s'oppose comme ça
25:49à des policiers
25:49puisque,
25:50de toute façon,
25:51dans leur discours,
25:52ils expliquent qu'il faut
25:53désarmer la police,
25:54que la police,
25:55et je reprends bien
25:56sur leurs termes,
25:57est fait de la violence
25:59systémique
25:59et raciste
26:00de manière systémique,
26:02donc que ça se passe mal
26:03avec les forces de l'ordre,
26:04malheureusement évidemment,
26:05mais ce n'est pas
26:06une surprise pour vous.
26:08Non,
26:08ce n'est pas une surprise,
26:09ils véhiculent la haine,
26:10il fait naître
26:11une haine supplémentaire
26:13dans l'esprit
26:14de ceux
26:15qui se font manipuler
26:16ou qui acceptent
26:17de se faire manipuler
26:18et quand on a
26:20un député
26:20qui prétend
26:21que la police se tue
26:22alors que,
26:22vous voyez,
26:23on aurait pu,
26:23je vous dis bien,
26:24interpeller le conduire au poste,
26:26malgré tout,
26:26il va continuer
26:27et il va expliquer
26:28que le désordre,
26:28c'est la police
26:29et que ce n'est pas
26:29ce genre d'individu
26:31qui véhicule une haine
26:32dans notre société
26:33et c'est plus que regrettable,
26:36c'est intolérable
26:36mais on en est là aujourd'hui,
26:37on ne pourra pas lutter
26:38face à la bêtise.
26:40Malheureusement,
26:40effectivement,
26:41merci beaucoup Bruno Bartocetti
26:42d'avoir été avec nous
26:43et d'être revenu
26:44sur les faits.
26:45On va saluer
26:46nos auditeurs d'Europe 1
26:47puisqu'ils vont retrouver
26:48maintenant Julien Pichinet