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  • il y a 7 semaines
Les débats de l'été avec Giulia Acha, Gilles Platret, William Thay

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-26##

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Transcription
00:00:00Martin Smith, bienvenue à vous sur l'antenne de Sud Radio, les débats de l'été, 10h, 13h comme tous
00:00:05les jours jusqu'à vendredi, ça continue et on démarre maintenant avec tout d'abord cette information qui nous est
00:00:12parvenue hier soir, décédé à l'âge de 80 ans, né en 1946 dans le Tennessee, dans une famille de
00:00:2212 enfants issus d'un milieu modeste, véritable icône de la culture américaine.
00:00:28Dolly Parton est décédée, elle a notamment été très connue pour ce titre.
00:00:39Je ne suis pas sûr qu'avec mes amis autour de la table, on soit vraiment familier de ce titre
00:00:47-là, elle a aussi été réputée pour celui-ci, donc là c'était Jolene Jolene et là c'était 9
00:00:52to 5.
00:01:02Véritable star de la country américaine, elle est notamment saluée par Donald Trump qui dit que c'est une véritable
00:01:09perte pour la culture américaine.
00:01:12Me reste à saluer bien tous les gens qui sont avec moi autour de cette table, je vais commencer par
00:01:17la régie pour une fois, Julien Delmas.
00:01:19Bonjour messieurs, ça sent le mal, il n'y a toujours pas de femme.
00:01:22Pardon ?
00:01:23Il n'y a toujours pas de fille, ça sent vraiment le mal d'un sous-studio.
00:01:25Toujours pas, mais écoutez ça va être comme ça jusqu'à vendredi malheureusement à la réalisation.
00:01:30Manu au standard qui vous attend, 0826 300 300, bonjour Manu.
00:01:35Vous faites bonjour de loin.
00:01:36Ah, il fait bonjour de loin.
00:01:37Oui, il est trop loin, il est occupé un peu.
00:01:40Antoine Dizy, bonjour.
00:01:41Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:01:42À 10h30, nous aurons nos débatteurs qui vont nous rejoindre en plateau, notamment pour revenir sur les propos du patron
00:01:50du Medef, Patrick Martin,
00:01:51qui dit que nous sommes au bord d'une crise économique et qu'il faudra un véritable sursaut en 2027.
00:01:55On reviendra aussi sur la question de l'héritage.
00:01:58Faut-il davantage taxer nos successions ?
00:02:00C'est une question qui s'invite dans l'élection présidentielle.
00:02:04On parlera également à 11h45 d'un autre sujet, Antoine.
00:02:11La facturation électronique à une semaine de sa mise en œuvre, les professionnels demandent un report avec les mégapiratages des
00:02:18impôts.
00:02:18Doit-on suspendre la mesure ?
00:02:20Effectivement, qui touche directement la DGFIP, la Direction Générale des Finances Publiques.
00:02:24Et nos invités seront autour de la table.
00:02:26Il y aura Julia Cha, conseillère municipale de Kingersheim, dans le Haut-Rhin.
00:02:30Kingersheim, toujours.
00:02:31Kingersheim, toujours, pardon.
00:02:32Gilles Platret, maire de Châlons-sur-Saône.
00:02:35Et William Thé, président du think tank gaulliste Le Millénaire.
00:02:38Je suis très content de la retrouver.
00:02:40Également, quelqu'un que je suis content de retrouver, c'est Louis Randazzo.
00:02:42Bonjour.
00:02:43Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:02:44On va programmer nos invités tout au long de la matinée.
00:02:47Merci beaucoup.
00:02:48Alexandre Saint-Etienne, bonjour.
00:02:50Bonjour Anthony.
00:02:51Pour nos réseaux sociaux au Sud Radio, la question qu'on se pose ce matin...
00:02:54Alors cette question, l'héritage s'invite dans la campagne présidentielle.
00:02:58Doit-on faire des économies en taxant davantage les successions ?
00:03:00Ça, je pense que ça va vous faire réagir.
00:03:02Vous nous appelez aux heures 826 300 300.
00:03:04Vous réagissez sur les réseaux sociaux.
00:03:05Vous pouvez aussi m'écrire directement sur mon compte X ou Instagram.
00:03:08Je vous lis bien évidemment tout au long de l'émission.
00:03:11Et puis, mon ami Alban Texera qui est en forme ce matin.
00:03:15Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:03:16Bonjour.
00:03:17Alors dans un instant, on va accueillir nos collègues de Sud Radio.
00:03:22On continue notre série où on va vous proposer toute la grille de rentrée de Sud Radio.
00:03:27Et aujourd'hui, on s'intéresse bien entendu aux deux grandes spécialités de la maison.
00:03:32Le rugby, la Sud Radio, la radio du rugby et l'automobile avec On parle Auto.
00:03:38Mais pas en même temps.
00:03:39Pas en même temps.
00:03:39D'abord, on commencera par le rugby où on recevra Cybrien Béthou.
00:03:44Cyprien.
00:03:45Oui, Cyprien, c'est ce que j'ai dit.
00:03:46Attention, il est là, il est en régie.
00:03:47Il n'a pas aimé le Cybrien.
00:03:48Il n'a pas du tout le même.
00:03:51Cyprien Béthou et juste après, on recevra Jean-Luc Moreau et Laurence Perrault, animateurs
00:03:54d'On parle Auto.
00:03:56Et puis à 10h15, on va revenir sur cette tornade à Pomasse.
00:04:01Qu'en est-il de cette tornade ?
00:04:03Est-ce qu'on doit avoir peur maintenant de ce phénomène ?
00:04:06On en parlera avec Patrick Marrières, météorologue.
00:04:08Vous avez vu, il y en a eu une hier dans les Vosges, sur une surface inhabitée.
00:04:13Mais il y en a eu une autre.
00:04:14Voilà, on doit avoir peur maintenant des tornades.
00:04:16Je ne sais pas si on doit avoir peur, mais en tout cas, il faut qu'on voit comment
00:04:18on s'en prémunit, il faut qu'on comprenne ce phénomène.
00:04:21Et puis, à partir de midi, on aura le directeur des furies.com qui reviendra sur ses abonnements,
00:04:27que ses abonnements, bien que notre tendance à oublier, on perdrait à peu près 81 euros
00:04:31en moyenne chaque mois.
00:04:33Et à 12h40, notre invité avec Clément Barguin sera Arthur Delaporte, député PS
00:04:39du Calvados.
00:04:40On reviendra avec lui sur la primaire socialiste, notamment.
00:04:43Allez, les débats de l'été, c'est parti.
00:04:44Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:04:50Nos amis de l'auto, Laurence Perrault, Jean-Luc Moreau.
00:04:54Comment ça va, les amis ?
00:04:56Très bien, bonjour.
00:04:58Bonjour, Anthony.
00:04:59Bonjour, Jean-Luc.
00:05:00Je suis content que vous soyez avec nous, les copains.
00:05:03Bonjour, Dame Laurence.
00:05:04Dame Laurence.
00:05:05Et bonjour, l'ami Jean-Luc.
00:05:07Ça y est, ils sont partis.
00:05:08Vous voulez qu'on vous laisse peut-être l'antenne ?
00:05:11Eh bien, écoute, avec plaisir, parce qu'on voulait aussi parler du départ de Dolly Parton.
00:05:14Tu as commencé ton émission avec ça.
00:05:16Juste pour une petite précision, cette femme, évidemment, que l'on connaît bien pour
00:05:20la country music, qui adorait les voitures américaines, mais adorait aussi les routiers.
00:05:26Elle avait d'ailleurs créé en juin sa propre station-service et aire de repos pour
00:05:30les routiers, qui avait été baptisée la Dolly Tennyson Travel Stop.
00:05:34Voilà, monsieur, pour la petite parenthèse culturelle.
00:05:37Merci.
00:05:37Et puis, c'était aussi une icône dans d'autres œuvres, comme le cinéma, les œuvres
00:05:43caritatives.
00:05:44Elle a notamment beaucoup œuvré sur les questions de l'éducation et de la lecture.
00:05:49Alors, les amis, on va continuer à vous retrouver chaque soirée.
00:05:52Moi, je suis plus, si je peux faire une deuxième parenthèse, moi, je suis plus touché par
00:05:56la disparition de Philippe Bouvard, qui était un grand amateur d'automobiles, grand collectionneur
00:06:02d'automobiles, qui a eu des voitures extraordinaires et que j'ai eu la chance d'interroger à l'époque
00:06:06où je travaillais pour Turbo, et qui était, pour moi, un des plus grands monsieur de
00:06:10l'audiovisuel.
00:06:11Disparu avant-hier.
00:06:11C'est vrai que l'ami Jean-Luc est né en même temps que Philippe.
00:06:16Je suis né en même temps que Philippe Bouvard, mais je ne fais pas ma majeur.
00:06:19On va vous laisser un avis, on est en train de foutre en l'air notre conducteur d'émission.
00:06:23C'est très bien.
00:06:25Vous avez repris en otage l'antenne.
00:06:27C'est fou.
00:06:28C'est là où on voit les professionnels de la radio qu'ils sont, Albain Texera.
00:06:32C'est qu'ils arrivent, ils sont là, tous les deux, et immédiatement, ils nous embarquent
00:06:34avec eux et on prend plaisir à vous écouter.
00:06:37On va continuer de prendre plaisir à vous écouter chaque week-end, Laurence, Jean-Luc,
00:06:41pour parler auto.
00:06:42L'auto qui est face à un défi majeur, on le sait, dans notre pays, dans l'Union Européenne,
00:06:48face à l'invasion, si on puis l'appeler comme ça, des marques chinoises qui font
00:06:54un excellent travail.
00:06:57C'est même plus un excellent travail.
00:06:59Jean-Luc, moi ça me fait froid dans le dos à chaque fois que j'essaye une voiture
00:07:03chinoise parce que je me dis, alors, elle progresse déjà à une vitesse phénoménale,
00:07:08c'est-à-dire en trois ans, la plupart des défauts qui étaient vraiment irritants ont
00:07:12disparu.
00:07:13Et aujourd'hui, ce n'est pas les meilleures voitures, mais à qualité égale, elles sont
00:07:1820 à 30% moins chères que les véhicules qui sont fabriqués en Europe.
00:07:21Donc là, il y a un vrai problème.
00:07:23Je suis d'autant plus d'accord avec l'ami Jean-Luc d'avoir essayé quelques voitures,
00:07:28beaucoup moins que Jean-Luc évidemment, mais d'avoir la chance de partir même en début
00:07:32d'été pour essayer des voitures sur les routes de la belle Normandie.
00:07:35Je me suis rendu compte à quel point le rapport qualité-prix était dingue, vraiment
00:07:40dingue.
00:07:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pour 25, 27, 28 000 euros, vous avez une voiture que
00:07:45vous n'auriez même pas pensé vous avoir offert.
00:07:47Pour le double ?
00:07:48Pour vous offrir.
00:07:50Ah bah oui, pour le double.
00:07:51Mais par contre, l'ami Jean-Luc, on a quand même aussi nos constructeurs européens qui
00:07:55se battent et qui essayent de faire des choses bien.
00:07:58Je pense à BMW, je pense à d'autres marques.
00:08:01Tout n'est pas perdu.
00:08:02Oui, Mercedes, Audi, qui ont quand même des arguments à faire de l'avoir.
00:08:04Oui, oui.
00:08:05On va saluer aussi Cyprien Béthou, qui est avec nous en plateau.
00:08:08Bonjour Cyprien.
00:08:08Bonjour Anthony, bonjour tout le monde.
00:08:10Vous êtes spécialiste du rugby, vous êtes consultant en rugby, notamment pour Sud Radio.
00:08:14Ça va être quoi, vous, côté rugby ? Ça démarre d'ailleurs dès demain, je crois.
00:08:18C'est ça, exactement.
00:08:19La Pro D2.
00:08:19Demain, la Pro D2, la deuxième division, reprend ses droits sur Sud Radio avec une grosse
00:08:24soirée qui commencera dès 19h avec Alexandre Priam.
00:08:27Et puis un gros match Provence-Rudby à Jeun pour finir à 21h.
00:08:31Et vendredi soir, le dernier match de cette première journée de Pro D2.
00:08:34Et le Top 14, lui, ne revient que la semaine prochaine, samedi 5 septembre.
00:08:38Sud Radio, la radio du rugby, mais pas que la radio du rugby professionnelle, aussi
00:08:42féminin, aussi amateur.
00:08:44Évidemment, on a place à tous les rugby, que ce soit Top 14 Pro D2, l'équipe de France
00:08:49évidemment avec Daniel Herrero et François Trio, mais également les rugby, différents
00:08:54rugby amateurs, les rugby féminins, le rugby à 7.
00:08:56Tous les rugby ont la place et sont à l'antenne de Sud Radio.
00:08:59Y compris, d'ailleurs, on me dit, le rugby inclusif qu'on suit d'ailleurs depuis déjà
00:09:03deux ans.
00:09:04Ça va s'intensifier probablement cette année.
00:09:08Quel est...
00:09:09Et puis l'avantage, c'est qu'il n'y a pas de Chinois dans le rugby, quoi.
00:09:11Pas encore.
00:09:12Et puis l'avantage, c'est que nous, on va parler auto, mais on va parler de tout ce
00:09:16qui concerne l'automobile et pas simplement que les Chinois, l'ami Jean-Luc.
00:09:19On va aussi, de nouveau, avoir une émission qui va être très tournée aussi sur les questions
00:09:23d'auditeurs, les essais.
00:09:25On va bien évidemment parler de l'écologie, de l'investissement de la filière automobile
00:09:29dans l'environnement.
00:09:30L'ami Jean-Luc, une saison encore très riche.
00:09:33Oui, ça va.
00:09:34Alors, chaque année, on a une petite innovation.
00:09:36L'année dernière, pour la saison, on a introduit les véhicules d'occasion, l'essai
00:09:41entre guillemets d'un véhicule d'occasion.
00:09:43Cette année, je me suis dit, tiens, comme les gens me posent des questions parfois,
00:09:47ils n'osent pas poser des questions, on aura la question pas si bête.
00:09:51C'est-à-dire que...
00:09:54Oui, mais c'est une question pour tout le monde.
00:09:57Vous savez que moi, parfois, on me pose des questions alors qu'elles ne sont pas si bêtes
00:10:01et je me retrouve à ne pas pouvoir répondre sur le coup.
00:10:05Et je me dis, tiens, voilà, ça peut être intéressant de faire ça.
00:10:09Ça sera la nouveauté de cette rentrée.
00:10:11On parle au tour diffusé chaque samedi sur Sud Radio de 10h.
00:10:15Et on commence le 5 septembre.
00:10:17Exactement, le 5 septembre.
00:10:18A partir du 5 septembre, on peut vous retrouver tous les samedis matins de 10h à midi.
00:10:23On peut l'écouter en voiture, bien entendu.
00:10:25Et quand on va au stade, on va au stade en voiture.
00:10:27Donc, je reviens aussi vers Cyprien.
00:10:29Cyprien, vous nous avez teasé un peu ce dispositif rugby.
00:10:33Et je crois qu'il y a aussi un rendez-vous phare qui va être reconduit cette année.
00:10:38C'est la troisième mi-temps.
00:10:39Oui, exactement, les deux podcasts rugby.
00:10:41Tu m'as préféré, ça.
00:10:42Oui, exactement.
00:10:42C'est là où j'ai le plus excellé, si je dois être franc.
00:10:45Moi, tout le monde est ici.
00:10:47Évidemment, toujours, les deux premières, elles ne servaient pas à grand-chose pour moi.
00:10:50Et en effet, les deux podcasts de Sud Radio, le vendredi, c'est la causerie de Sud Radio,
00:10:55où on vous présente les affiches et on vous donne un peu nos analyses sur les rencontres.
00:10:59Et le lundi, on revient également avec la troisième mi-temps, où on se pose une question sur le week
00:11:04-end.
00:11:04Et donc, du coup, il y aura évidemment nos consultants, Daniel Herrero, Jean-Baptiste Elissa,
00:11:08Philippe Spanguero, qui seront avec nous autour de ce ballon ovale.
00:11:11Et puis, Alexandre Priam, évidemment, qu'on retrouve sur antenne dès la Pro D2,
00:11:16qui est là pour commenter les matchs.
00:11:18Il fait tout.
00:11:19Oui, il fait tout.
00:11:20Il conduit le but, Alexandre Priam.
00:11:21Bon, je termine quand même par un petit prono, Cyprien.
00:11:24J'ai dit Cyprien, je n'ai pas dit Cybrien.
00:11:26Merci, Albin.
00:11:28Bon, un petit prono quand même.
00:11:29Top 14, Pro D2.
00:11:30Qui on doit surveiller cette année sur Sud Radio ?
00:11:33Qui on va surveiller précisément ?
00:11:35La grosse cote en Pro D2, c'est forcément Provence Rugby.
00:11:38Ça fait plusieurs saisons qu'il tourne autour de cette accession et du titre de champion de France.
00:11:42Ça sera la grosse équipe à surveiller.
00:11:44Il y a derrière, évidemment, d'autres équipes comme Colomiers, comme Brive,
00:11:47comme pourquoi pas Montauban qui vient de redescendre.
00:11:50Et du côté du top 14, comment ne pas citer Toulouse ?
00:11:52C'est simple, quatre fois sur les champions de France de suite.
00:11:56Derrière, il y a d'autres équipes qui vont vouloir aller chercher le bouclier.
00:11:58On pense évidemment à l'UBB avec son armada offensive
00:12:01qu'il va falloir surveiller sur les antennes de Sud Radio.
00:12:03C'est la première fois d'ailleurs que la LNR communique les chiffres de redistribution de la Ligue.
00:12:09Là, est-ce que vous pensez que cette transparence va permettre
00:12:13de développer davantage l'intérêt de certains sponsors ?
00:12:17Je ne sais pas si ça va développer.
00:12:19En tout cas, c'est des choses que tout le monde savait dans le milieu du rugby.
00:12:22Maintenant, le grand public le sait aussi et comprend comment ça fonctionne.
00:12:25L'économie, l'écosystème autour du rugby, ça c'est une bonne chose.
00:12:28Je pense que Philippe Spanguero risque de se saisir de ses informations
00:12:32pour en faire une chronique prochainement.
00:12:33Mais c'est vrai que les sponsors continuent à arriver.
00:12:38Les têtes d'affiches dans le rugby sont de plus en plus nombreuses.
00:12:40Et donc le rugby, le top 14, est sûrement le championnat le plus attractif au monde.
00:12:44Eh bien, merci beaucoup, Cyprien Béthou.
00:12:47Je rappelle, vous êtes consultant en rugby Sud Radio.
00:12:50On vous retrouve dès demain sur l'antenne de Sud Radio.
00:12:53Merci beaucoup les amis aussi de l'auto.
00:12:55Laurence, Jean-Luc, on vous retrouve le 5 septembre.
00:12:58Merci d'avoir pris un peu de temps sur vos vacances
00:13:01pour être avec nous ce matin sur l'antenne de Sud Radio.
00:13:03Et Anthony, moi je vous retrouve samedi matin dès 7h pour les matines à le week-end.
00:13:07Mais c'est vrai, Laurence, c'est vrai que vous n'êtes pas tant que ça
00:13:10en vacances.
00:13:11Merci, Laurence.
00:13:13On vous dit à samedi sur l'antenne de Sud Radio.
00:13:16Sud Radio, la radio des passionnés.
00:13:18C'est ça en fait la morale de notre histoire.
00:13:21Dans un instant, Albin Texera, on va aller du côté du sud-ouest à Pommas, dans l'Aude.
00:13:28Exactement, bah oui, la tornade, les tornades.
00:13:30Est-ce qu'on doit s'habituer à ce type de phénomène météo de plus en plus extrême ?
00:13:35Que doit-on attendre à l'avenir ?
00:13:37Nous allons en parler avec Patrick Marlière, météorologue.
00:13:43Sud Radio.
00:13:43Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:13:48Peut-être que vous vous réveillez parce que vous faites une grasse matinée à l'écoute
00:13:52de Sud Radio.
00:13:53Merci pour ça.
00:13:53Peut-être que vous êtes déjà au travail.
00:13:55Et puis merci aussi, là, bien d'être à l'écoute de Sud Radio.
00:13:58On a Joséphine qui m'écrit, Anthony, c'est une véritable passion pour moi, l'automobile.
00:14:06Et grâce à Jean-Luc et Laurence, j'ai pu changer ma voiture.
00:14:10Et ça m'a beaucoup aidé dans le choix du véhicule que je devais prendre.
00:14:16Effectivement, Sud Radio, ça sert aussi à ça.
00:14:17Vous nous écrivez, vous continuez à nous appeler aussi au 0826 300 300.
00:14:22Il y a Manu qui vous attend au standard.
00:14:24Albin Texera.
00:14:25Dans un instant, dans une poignée de secondes même, on va accueillir notre expert météo.
00:14:31Oui, Patrick Marlière, météorologue, avec qui on va revenir sur cette tornade à Poma.
00:14:37Bonjour Patrick Marlière.
00:14:38Bonjour.
00:14:39Alors, on le dit depuis maintenant plus de 24 heures, une tornade a ravagé la commune de Poma lundi dans
00:14:47l'eau,
00:14:47détruisant la moitié du village et faisant une quarantaine de blessés.
00:14:50C'est un phénomène rarissime en France qui intervient alors que la Méditerranée enregistre cet été des températures jamais vues
00:14:57jusqu'à 7 degrés au-dessus des normales par endroit.
00:15:00Deux signaux qui interrogent sur la fréquence à venir de ce type d'événements.
00:15:03Est-ce qu'on peut le dire ? On va devoir s'habituer aux tornades en France dans les années
00:15:09à venir ?
00:15:11Écoutez, déjà, on a régulièrement des tornades en France.
00:15:15Sauf qu'effectivement, c'est des phénomènes tellement localisés, tellement ciblés
00:15:20qu'on en parle dans la région où elles ont frappé.
00:15:24Les régions les plus touchées par ce type de phénomène, c'est plutôt le nord de la France.
00:15:29La Normandie, la Vendée jusqu'au nord de la région parisienne.
00:15:33Et Hauts-de-France, c'est d'ailleurs sur les Hauts-de-France qu'on a les tornades les plus
00:15:38fortes
00:15:38et les plus fréquentes de ces dernières années.
00:15:41En revanche, oui, les régions autour du Golfe du Lyon et jusqu'à la frontière italienne
00:15:47sont en bord de mer, souvent touchées aussi par ce type de phénomène.
00:15:51Alors, quand c'est en bord de mer, quand c'est sur la mer, ce sont des trombes.
00:15:54C'est exactement le même phénomène.
00:15:56Elles rentrent parfois dans les terres et sont extrêmement importantes.
00:15:59En revanche, celle qui a été filmée, observée, dont on a vu circuler ces nombreuses vidéos sur les réseaux,
00:16:08bien évidemment, elle était assez impressionnante et certainement une des plus impressionnantes
00:16:12de ces dernières décennies, voire de ce siècle.
00:16:16Mais effectivement, pour l'instant, difficile de bien calibrer la force de cet événement,
00:16:22l'importance de ces rafales, et c'est en train de se faire parce qu'on y reviendra,
00:16:28mais pour autant, effectivement, ce type de phénomène,
00:16:31ben oui, comme les orages sont de plus en plus forts, qui fait de plus en plus chaud,
00:16:35il suffit de se rappeler des canicules que nous venons de subir,
00:16:38ben oui, quand il y aura des orages, on peut faire face à ce type de phénomène.
00:16:42Alors moi, je voudrais qu'on explique aux auditrices, aux auditeurs de Sud Radio,
00:16:44comment se constitue une tornade.
00:16:47Il faut de l'air chaud et humide au sol, donc là, la canicule, il joue pour beaucoup,
00:16:51et particulièrement dans des zones où on a des grandes surfaces d'eau,
00:16:56notamment littoral méditerranéen, par exemple,
00:16:59mais en altitude, il faut de l'air sec et froid.
00:17:02Et puis, il faut des vents qui changent de direction en altitude,
00:17:08et puis, c'est cette différence de vent,
00:17:11enfin, c'est cette différence de température, notamment, qui crée ces dépressions,
00:17:15et puis, lorsqu'on a des courants qui doivent descendre des nuages vers le sol,
00:17:21c'est là où on peut parler de tornades.
00:17:24Alors, vous avez bien résumé la situation.
00:17:26Donc, en fin de compte, pour avoir ce type de nuages d'orage extrêmement violents,
00:17:31il faut une grande différence de température entre le sol,
00:17:34et là, évidemment, avec la canicule, on avait plus de 35 degrés
00:17:38sur de très nombreuses régions du Sud-Ouest,
00:17:40et puis, l'arrivée de cet air frais qui nous est apporté par une dépression sur le Proche-Atlantique.
00:17:45Et donc, il y a énormément de différences entre l'atmosphère, la masse d'air qui est au sol,
00:17:50et celle qui est à l'altitude,
00:17:52et là, ça fabrique le cumulonimbus, le nuage d'orage,
00:17:54qui peut faire 15-15 km d'épaisseur.
00:17:57Et effectivement, à l'intérieur de ce même nuage,
00:18:00eh bien, les vents circulent, des cisaillements de vents qui vont donc avec des averses très importantes.
00:18:07Dans la première partie du nuage, c'est de l'eau, c'est des averses.
00:18:11Au-dessus, c'est la grêle, des grêlons très importants.
00:18:14Et puis, évidemment, celui-ci peut s'étendre beaucoup plus haut.
00:18:18et la différence entre tous ces éléments, tous ces vents qui composent ce nuage
00:18:23peut commencer à fabriquer ce qu'on appelle dans un premier temps le tuba.
00:18:26C'est-à-dire ce petit tube qui sort de la base du nuage
00:18:29et puis parfois, donc, il rejoint le sol et là, ça forme la tornade.
00:18:34Là, c'est une tornade assez impressionnante.
00:18:37Effectivement, il y a des cisaillements de vents
00:18:38et quand elles se déplacent, elles ne se déplacent pas rapidement.
00:18:42Mais c'est les vents à l'intérieur de la tornade
00:18:45qui sont des vents qui fonctionnent comme une tronçonneuse.
00:18:49Et donc, évidemment, à ce passage, ça fait les dégâts que l'on a observés.
00:18:52Si vous voulez faire cet exercice, moi, je l'ai fait avec ma fille
00:18:55pour lui montrer comment fonctionnait une tornade.
00:18:57Vous allumez votre douche avec de l'eau très froide dans une salle de bain chaude
00:19:01et là, vous avez immédiatement une production d'énergie et d'air qui se provoque
00:19:05et particulièrement au niveau du sol, de la douche.
00:19:08C'est assez rigolo à montrer à un enfant
00:19:10mais ça illustre bien cette différence de température, cette dépression
00:19:13et cette production d'énergie qui conçoit le vent qu'on ressent au sol.
00:19:19Oui, il y a aussi ce qu'on peut montrer souvent aux enfants.
00:19:22On fait dans les conférences, on met un petit parapluie à l'envers
00:19:27et on le fait tourner.
00:19:28Et effectivement, ce qui se passe au niveau du sol, ça tourne très très vite,
00:19:31ça tourbillonne et quand ça se déplace, évidemment, ça fait des ravages que l'on a vus.
00:19:35On va devoir s'y habituer.
00:19:37Les Etats-Unis, quand on parle tornade, les Etats-Unis sont habitués.
00:19:40On se souvient de ces grandes alertes dans les médias qui disent
00:19:44« La tornade arrive, préparez-vous ».
00:19:46Est-ce qu'en France, on va devoir mettre des dispositifs comme ça en place ?
00:19:50Est-ce que Météo France va devoir créer un nouveau processus pour alerter en cas de tornade ?
00:19:56Les processus d'alerte existent déjà,
00:19:59Sauf qu'effectivement, dans ce type de phénomène,
00:20:02c'est tellement localisé, nous, dans notre territoire,
00:20:06qu'effectivement, les suivre au pas à pas, c'est compliqué.
00:20:09Parce que, si vous vous rappelez, on était en vigilance orange
00:20:13sur des orages qu'on annonçait extrêmement fort sur ce secteur.
00:20:17On est en vigilance rouge, mais orange quand même,
00:20:19ce qui signifie que l'alerte était déjà très importante.
00:20:22Ensuite, dans ce type de phénomène, il y a aujourd'hui,
00:20:25et on l'a vu pour les épisodes de canicule et des feux de forêt,
00:20:27le système FR-alerte pour ce type d'événement.
00:20:31C'est pas encore, peut-être, totalement au point dans les services météo.
00:20:35C'est hyper compliqué.
00:20:36Il faut suivre la cellule.
00:20:37Ça ne dure pas longtemps, une tornade.
00:20:39Ça dure vraiment quelques minutes, moins d'une heure,
00:20:43généralement, dans son déplacement.
00:20:44Et donc, il faut la suivre, voir quand est-ce qu'elle se déclenche,
00:20:47voir quand est-ce qu'elle touche le sol,
00:20:48et la lancer des alertes.
00:20:49C'est hyper compliqué à suivre,
00:20:52et surtout que nous, chez nous, en France,
00:20:53ça peut se passer toute l'année.
00:20:55Parce que le phénomène qu'on a expliqué, sa fabrication,
00:20:58on peut avoir des tornades du 1er janvier au 31 décembre.
00:21:01Donc, il faut être extrêmement vigilant dans ce type de situation.
00:21:05Pour autant, effectivement, les services pour suivre ça
00:21:08ne sont pas comparables aux Etats-Unis.
00:21:10Et un autre phénomène, c'est qu'aux Etats-Unis,
00:21:12il y a des radios spécialisées dedans.
00:21:13Parce que quand il n'y a plus d'électricité,
00:21:15il n'y a plus rien coupé par la tornade,
00:21:17comment suivre les événements ?
00:21:18Aux Etats-Unis, il y a des radios spécialisées en météo
00:21:21pour suivre ces événements.
00:21:23Et souvent, les Américains...
00:21:24L'importance aussi de l'AFM.
00:21:26Oui, déjà, oui, aussi, d'où la radio.
00:21:29Donc, on va bien contente d'être sur votre antenne pour expliquer ça.
00:21:32Mais pour autant, effectivement, il y a un autre système aux Etats-Unis.
00:21:36Les personnes sont tellement habituées dans ces zones à tornade allée
00:21:39où il y a tous les ans des tornades par dizaines, par centaines parfois.
00:21:44Ils ont, au fond de leur jardin, un abri pour se protéger.
00:21:49Et peut-être en France, on va devoir s'y habituer.
00:21:51S'y habituer.
00:21:52Et puis, surtout, les gestes à rappeler.
00:21:54Éloignez-vous des fenêtres dans ces cas-là.
00:21:56Mettez-vous dans une pièce, idéalement sans fenêtre,
00:21:58bien fermée avec des vivres et une radio.
00:22:01Merci infiniment.
00:22:02Patrick Marlière, merci d'avoir été avec nous.
00:22:04Maintenant, on se coucherait un peu moins bête.
00:22:06Moi, je sais maintenant, quand je vais aller manger avec quelqu'un à midi,
00:22:09je pourrais lui dire ce qu'est vraiment une tornade.
00:22:11Et ce ne sera pas avec moi, puisqu'on a déjà déjeuné hier.
00:22:13On déjeune avec plein de gens ici, bien sûr.
00:22:15Merci, Albin Texera.
00:22:17Je vous dis à demain, 10h, sur l'antenne de Sud Radio.
00:22:20Les débats de l'été continuent avec vous, mesdames et messieurs.
00:22:230826 300 300.
00:22:25Cette question qu'on se pose, peut-on encore espérer un sursaut ?
00:22:30Nous sommes au bord de la crise économique.
00:22:33Ça, c'est ce que dit le patron du MEDEF, Patrick Martin.
00:22:36Nos débatteurs arrivent en plateau.
00:22:38On va en discuter avec eux dans un instant, sur Sud Radio.
00:22:42Sud Radio.
00:22:43Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:22:4810h, passé de 32 minutes, vous êtes toujours à l'écoute de Sud Radio.
00:22:52Ça nous fait plaisir.
00:22:52Vous nous appelez aux heures 826 300 300 et vous nous écrivez sur les réseaux sociaux
00:22:56si cela vous fait réagir.
00:22:58Mais nécessairement, ça va vous faire réagir.
00:23:00Les sujets qu'on a ce matin sont quand même très impliquants.
00:23:03En tout cas, je trouve, Patrick Martin, par exemple,
00:23:05qui dit que nous sommes au bord de la crise économique.
00:23:07Le patron du MEDEF dit qu'il faudrait un sursaut en 2027 pour s'en sortir.
00:23:12Est-ce que ce sursaut est possible ?
00:23:14On parlera aussi de la question de l'héritage.
00:23:16Est-ce que c'est une question qui peut s'inviter ?
00:23:18Et qui s'invite d'ailleurs déjà dans la campagne présidentielle.
00:23:22Doit-on davantage taxer la succession ?
00:23:26Et puis peut-être un sujet sur les factures électroniques.
00:23:28La facturation électronique qui démarre au 1er septembre 2026,
00:23:32elle va concerner l'ensemble des professionnels, des entreprises,
00:23:35en tout cas des plus grosses, qui devront mettre en place une plateforme
00:23:38pour pouvoir réceptionner les factures des fournisseurs,
00:23:42mais aussi en émettre.
00:23:43Les plus petits, les indépendants, les petites et moyennes entreprises
00:23:46ne sont pas encore concernés par l'émission des factures électroniques,
00:23:49mais doivent s'équiper d'une plateforme pour les recevoir.
00:23:51Vous voyez, même moi, je trouve que c'est compliqué.
00:23:53On va en parler parce que les professionnels disent
00:23:56qu'avec ces piratages de la Direction Générale des Finances Publiques,
00:24:00il faudrait revoir cette mesure, en tout cas la reporter.
00:24:03Parce qu'on n'est pas très sûr que nos données, finalement, seront en sécurité.
00:24:07Ils sont autour de la table, et elle aussi.
00:24:09Julia Hacham-Ushkovic, bonjour.
00:24:11Bonjour.
00:24:12Vous êtes conseillère municipale de cette commune d'Alsace, Kingersheim.
00:24:17Vous êtes aussi engagée auprès de Xavier Bertrand, je crois.
00:24:21C'est vrai, tout à fait.
00:24:22De l'autre côté, Gilles Platret, vous êtes maire de Chalons-sur-Saône.
00:24:25Bonjour.
00:24:26Bonjour.
00:24:27Je suis très content de vous retrouver, mes amis.
00:24:29Les vacances sur Bonn ?
00:24:30Oui, un peu reposantes, un peu studieuses aussi.
00:24:33Plein de sujets.
00:24:34Vous êtes un homme très studieux, Gilles.
00:24:35Oui, je sais.
00:24:35C'est pour ça.
00:24:36Et puis, un autre qui nous fait encore le plaisir d'être là, William Thay.
00:24:40Bonjour.
00:24:41Bonjour.
00:24:41Vous êtes président fondateur du think tank Gaulliste, le millénaire.
00:24:45Parfait.
00:24:46Vous avez vu, cette fois, je ne me suis pas coupé.
00:24:47C'est bon.
00:24:47Ça progresse avec le temps.
00:24:49On progresse en trois semaines.
00:24:50Il y a du progrès.
00:24:51Allez, cette question que je vous pose, moi, les amis, est-ce qu'il y a un sursaut possible,
00:24:58comme le pense Patrick Martin, si cette question s'invite suffisamment tôt dans notre campagne présidentielle ?
00:25:05Parce que lui dit que nous sommes au bord de la crise économique.
00:25:09Je ne sais pas de quoi il parle exactement quand il parle de crise économique, Gilles Platret, le patron du
00:25:15MEDEF.
00:25:15D'abord, ce n'est pas faire offense au président du MEDEF de dire qu'il a un discours qui
00:25:21cherche à faire de l'influence.
00:25:23C'est d'ailleurs...
00:25:23Donc, il est alarmiste.
00:25:24Il est volontairement alarmiste.
00:25:27Alors, je pense qu'il n'a pas complètement tort de l'être, mais il est volontairement alarmiste parce qu
00:25:30'il voit se dessiner la perspective et l'horizon des discussions budgétaires
00:25:34qui sont pour le moment sujettes à caution, parce que vous connaissez comme moi la configuration de l'Assemblée nationale,
00:25:41la difficulté qu'il y a eu à voter un budget l'année dernière.
00:25:44Il se fonde sur des chiffres qui sont aujourd'hui... qui ne sont pas bons, objectivement,
00:25:48puisque la croissance française qui, grosso modo, s'il n'y a pas d'effondrement au dernier trimestre,
00:25:55va s'établir sur l'année courante à 0,7%.
00:26:01Là où le gouvernement, d'ailleurs, lui, estime qu'elle sera à 0,9%.
00:26:06Donc, on a déjà un décalage qui nous promet des lendemains qui déchante sur les rentrées fiscales,
00:26:11parce que si vous avez un décalage de 0,2%, ça veut dire que vous n'obtiendrez pas vos recettes
00:26:15escomptées.
00:26:15Mais quelque part, il n'a pas tort quand on voit qu'on emprunte désormais plus cher que la Grèce
00:26:20et l'Italie à plus de 4% de taux d'intérêt.
00:26:22Et puis, en tout cas, ce n'est pas avec les...
00:26:24Ça m'a poussé sur les ménages.
00:26:25On est entièrement d'accord.
00:26:27D'ailleurs, les ménages sont les premiers.
00:26:28Aujourd'hui, il y a un effondrement de la consommation.
00:26:30Voilà.
00:26:30Ça, c'est une réalité.
00:26:31On a encore un tout petit peu de peps dans certains secteurs industriels,
00:26:36mais la consommation est en train de s'effondrer.
00:26:38Donc, ça, c'est une réalité.
00:26:39Il a raison de pointer le risque.
00:26:42On fait moins bien que nos voisins européens, que la plupart de nos voisins européens.
00:26:46L'Espagne a des taux de croissance particulièrement flatteurs.
00:26:49L'Italie est meilleure que nous.
00:26:50L'Allemagne est meilleure que nous.
00:26:51Donc, il a raison de dire ça.
00:26:52Après, il est dans son jeu aussi, peut-être, de hausser le ton d'une façon très très forte pour
00:26:59faire réagir.
00:26:59Mais il va se trouver confronté, comme nous tous, à une réalité,
00:27:02c'est-à-dire l'incapacité de l'Assemblée nationale, du Parlement d'une façon générale,
00:27:06mais surtout de l'Assemblée nationale, d'avoir un sentiment et même le devoir de la responsabilité
00:27:12pour arriver à voter un budget.
00:27:13Parce que je pense que les échéances électorales qui approchent vont sans doute incendier le Parlement
00:27:20et radicaliser les positions.
00:27:21Donc, ça ne nous amène pas des majorités de projets.
00:27:23Et à la fois, Julia Hacham-Milskovic, la France est moins riche qu'en 2000.
00:27:28Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'INSEE et ses chiffres.
00:27:30Le PIB par habitant, aujourd'hui, est celui équivalent à la Chypre.
00:27:35En 2000, on était 15% plus riches en moyenne par habitant.
00:27:39C'est des chiffres qui sont, pour le coup, alarmistes.
00:27:43Et ça fait référence au débat qu'on avait eu sur la question des retraites,
00:27:46où j'avais signifié qu'effectivement...
00:27:48Avec la non-indexation, probablement, des retraites de plus de 3000 euros,
00:27:51qui est une idée maintenant de Bercy.
00:27:52Et où j'avais manifesté le fait, dans le débat,
00:27:55qu'effectivement, la génération d'avant moi a mieux vécu
00:27:59qu'en tout cas ma génération et les futures générations à venir.
00:28:02Et on le voit, c'est chiffré, c'est détaillé, y compris d'un point de vue économique.
00:28:05Mais ça a forcément des conséquences tangibles
00:28:08sur à la fois le quotidien des actifs plus avancés,
00:28:12mais aussi des jeunes actifs et du potentiel qu'on aura ces prochaines années.
00:28:15Pour en revenir aussi à l'AREF,
00:28:18Patrick Martin ne cesse d'utiliser le jargon du courage comme une façon...
00:28:22Alors l'AREF, c'est le rendez-vous d'été du MEDEF.
00:28:25Du MEDEF.
00:28:26Qui ont lieu à Roland-Garros.
00:28:27Et qui, du coup, ont permis d'engager, finalement,
00:28:30cette prise de parole de Patrick Martin.
00:28:32Sinon, on l'entend peu, évidemment.
00:28:34Mais en tout cas, tout son jargon tourne autour du courage.
00:28:37Donc il y a effectivement, je pense, une volonté
00:28:39de mettre aussi face à leur responsabilité le Parlement,
00:28:42mais c'est aussi de mettre face à leur responsabilité les responsables politiques
00:28:45qui, en tout cas, ont affirmé leur volonté d'être président de la République
00:28:49et d'être candidats pour cette échéance-là.
00:28:51Et on remarque bien qu'il y a quand même une volonté,
00:28:53notamment des entreprises,
00:28:55des responsables des entreprises, notamment,
00:28:58de peser aussi dans le débat public,
00:29:00puisqu'on voit bien qu'il y a quand même eu un décalage
00:29:03entre les décisions politiques et la volonté, notamment, des entrepreneurs.
00:29:05Est-ce qu'il serait bon de mettre en place pour relancer une économie
00:29:08qui, aujourd'hui, en est fragile ?
00:29:09Vous l'avez parfaitement décrit avec ses chiffres autour du PIB.
00:29:13Donc, curieux de voir un petit peu ce que vont donner ces débats,
00:29:15en sachant qu'il y a quand même le grand débat,
00:29:17le premier débat à la présidentielle qui a quand même eu lieu à l'AREF.
00:29:19Ce n'est pas anodin.
00:29:20On peut même se poser la question de la légitimité de l'AREF
00:29:24de, finalement, mettre en lumière et en théâtre
00:29:27cet événement-là,
00:29:28qui devrait être plutôt un événement un peu plus institutionnel,
00:29:30un peu plus marqué par un débat télévisé
00:29:33comme traditionnellement on a l'habitude de le faire.
00:29:34Non, là, Patrick Martin a montré que,
00:29:36de part aussi son influence vis-à-vis des candidats,
00:29:39il détiendra le premier débat à la présidentielle
00:29:41avec les candidats annoncés.
00:29:42Donc, ce n'est pas anodin.
00:29:43J'espère qu'ils vont pouvoir être challengés.
00:29:45Parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas dire que c'est...
00:29:46Curieux de demain, notamment, à 16h45, je crois.
00:29:49Absolument. Demain, à 16h45, absolument.
00:29:51Et en tout cas, on ne peut pas dire que les candidats à la présidentielle
00:29:52sont aussi riches de propositions
00:29:54pour, justement, lutter contre tous ces sujets-là.
00:29:56Et on sait bien que le cœur et le nœud du problème,
00:29:58c'est la question des retraites.
00:29:59D'où la notion de courage.
00:30:01Et d'où la notion de les challenger un petit peu.
00:30:03parce que c'est quand même relativement pauvre.
00:30:04Mais moi, William Tess, j'avais l'impression quand même
00:30:06que les entrepreneurs posaient quand même beaucoup
00:30:08depuis 2017 dans nos politiques publiques.
00:30:11Emmanuel Macron est quand même le président de la Startup Nation.
00:30:16C'est le président des investissements étrangers.
00:30:18C'est aussi le président qu'on dit proche des milliardaires.
00:30:23Il y a deux choses.
00:30:24Déjà, il y a votre question précédente
00:30:25sur pourquoi est-ce que la France est en difficulté.
00:30:28Vous avez rappelé des chiffres,
00:30:29notamment le fait que la France, en termes de PIB par habitant,
00:30:31était inférieure à celui de la Chypre.
00:30:33On peut même aller plus loin.
00:30:33En 1980, avant que François Mitterrand soit élu,
00:30:39un Français avait créé plus de richesses
00:30:42qu'un Américain, un Anglais ou un Allemand.
00:30:44Aujourd'hui, la différence est flagrante.
00:30:45Un Américain produit 80 000 dollars par tête,
00:30:48un Français 46 000,
00:30:49un Britannique 54 et un Allemand 56.
00:30:52Ça veut dire que moyennement,
00:30:53un Français produit beaucoup moins
00:30:55et est beaucoup moins riche
00:30:56que ses voisins européens
00:30:57et que ses voisins outre-Atlantique.
00:30:59Et c'est marquant notamment sur le salaire moyen.
00:31:01Le salaire moyen français est de 1 800 euros.
00:31:03Le salaire moyen par semaine aux Etats-Unis
00:31:04est de 1 300 dollars par semaine.
00:31:06Donc ça, on voit bien un appauvrissement des Français.
00:31:08Qui est à peu près un peu moins de 1 100 euros.
00:31:10Un peu moins de 1 100 euros.
00:31:11Et pourquoi est-ce que ça a un impact très fort
00:31:13sur la situation qu'on a actuellement
00:31:14et pourquoi est-ce que Patrick Martin
00:31:16a raison d'être alarmé sur la situation économique ?
00:31:18La situation de la France,
00:31:19c'est le modèle français.
00:31:20Donc le système,
00:31:21le modèle social,
00:31:22le système par répartition
00:31:23qu'on a sur le système des retraites
00:31:24est basé notamment sur la croissance.
00:31:27Ça veut dire que depuis 1974,
00:31:29la France a été en incapacité
00:31:30d'adopter un budget à l'équilibre.
00:31:32Et donc, ça veut dire qu'on finance
00:31:33notre modèle social
00:31:34uniquement sur l'endettement.
00:31:35Et pourquoi est-ce que ça ne tient plus ?
00:31:37Parce qu'on a vécu pendant très longtemps,
00:31:38notamment grâce à l'adoption de la monnaie unique,
00:31:40avec des taux d'intérêt qui étaient très bas.
00:31:42Inférieur à 3%.
00:31:43Aujourd'hui, lorsque vous avez des taux d'intérêt
00:31:45qui dépassent ceux de la Grèce,
00:31:47ça veut dire que le taux d'intérêt
00:31:48va faire que la charge de la dette
00:31:50va dépasser les 100 milliards d'euros.
00:31:52Et donc, la France va dépenser plus
00:31:53pour la charge de la dette,
00:31:55non même pas sur le remboursement,
00:31:56uniquement sur les intérêts de la dette
00:31:57que sur l'éducation nationale
00:31:59ou sur ses armées.
00:32:00Et donc, ça veut dire que la situation
00:32:01est absolument catastrophique.
00:32:02Et plus la France continue dans cette situation,
00:32:05moins les prêteurs ont confiance.
00:32:07Et donc, ça veut dire que plus
00:32:08votre chère d'intérêt augmente,
00:32:10plus les prêteurs vont demander
00:32:12des taux d'intérêt qui sont de plus en plus élevés.
00:32:14Et plus vous avez de chances de créer
00:32:15ce qu'on appelle un effet boule de neige
00:32:16qui peut produire une crise financière
00:32:18comme ce qui s'est passé
00:32:19lors de la crise des lettres souveraines
00:32:20avec l'Italie et la Grèce.
00:32:21Donc, c'est ça la situation
00:32:22qu'on a en France.
00:32:23Et donc, on a une situation
00:32:24qui est particulièrement bloquée
00:32:25où le seul moyen qu'on a
00:32:27pour pouvoir résorber cette situation,
00:32:28c'est de créer une politique de croissance.
00:32:30Et pour pouvoir créer
00:32:31une politique de croissance,
00:32:32il n'y a pas 36 remèdes.
00:32:33Il faut remettre en cause
00:32:34les fondamentaux qu'on a depuis 1980,
00:32:35c'est-à-dire tourner la page du socialisme,
00:32:37arrêter cette politique
00:32:39qui fait qu'en sorte on dépense
00:32:40chaque fois de plus en plus
00:32:41pour des services publics
00:32:42qui sont de piètre qualité,
00:32:43qu'on taxe davantage les gens
00:32:45pour au final qu'il ne leur reste
00:32:46quasiment plus rien
00:32:46et enfin, libérer les Français
00:32:48du carcan administratif et normatif
00:32:50dans lequel ils sont plongés actuellement
00:32:51pour pouvoir libérer les énergies.
00:32:52Et puis, c'est d'autant plus alarmant
00:32:54qu'il y a quelque chose
00:32:54que vous n'avez pas mentionné,
00:32:55c'est la transition démographique
00:32:56qui nous est totalement défavorable.
00:32:58C'est le cas d'ailleurs aussi en Italie,
00:32:59sauf que l'Italie la compense
00:33:00avec une croissance
00:33:01et aussi des subventions européennes.
00:33:03Subventions européennes,
00:33:04ne pas négliger non plus.
00:33:05On a des bons résultats italiens,
00:33:06il y a quand même
00:33:06une contribution de l'Europe
00:33:08qui ne durera pas éternellement non plus.
00:33:09Non, et c'est pour ça d'ailleurs
00:33:10qu'elle a aussi réduit
00:33:13ses attaques contre l'Europe
00:33:14et est devenue un petit peu plus docile.
00:33:16On continue cette discussion
00:33:18autour des propos de Patrick Martin,
00:33:21alarmiste selon vous,
00:33:24mais en même temps,
00:33:25vous dites qu'il a raison de l'être
00:33:27sur la situation économique de la France
00:33:29et puis qui dit qu'un sursaut
00:33:32est encore possible pour 2027.
00:33:34On en parle aussi avec vous
00:33:35au 0826 300 300.
00:33:37Dites-nous ce que vous en pensez.
00:33:39Est-ce que vous avez le sentiment,
00:33:40vous, de votre côté,
00:33:42que nous sommes au bord
00:33:44d'une crise économique
00:33:46sachant que nous empruntons
00:33:47plus cher que la Grèce
00:33:48et que l'Italie,
00:33:49plus de 4% aujourd'hui.
00:33:51A tout de suite sur Sud Radio.
00:34:01De retour sur l'antenne de Sud Radio,
00:34:03toujours avec mes débatteurs en plateau,
00:34:05Julia Hachamilchkovic,
00:34:06Gilles Platret et également William Thais.
00:34:08On va s'intéresser maintenant
00:34:09à la question de l'héritage.
00:34:12Faut-il taxer davantage
00:34:14les successions ?
00:34:15Eh bien, c'est une question
00:34:17qui revient assez souvent,
00:34:19notamment en période de campagne présidentielle,
00:34:21mais là, curieusement,
00:34:22elle revient assez tôt.
00:34:23On n'est même pas fin août
00:34:25qu'elle est déjà mise sur la table,
00:34:27notamment avec Raphaël Glucksmann
00:34:28qui dit pouvoir récupérer
00:34:30plus de 15 milliards d'euros
00:34:32en taxant les méga-successions.
00:34:35Si ça vous fait réagir,
00:34:36évidemment, vous nous appelez
00:34:37aux heures 826-300-300.
00:34:39Julia Hachamilchkovic,
00:34:40il faut taxer davantage
00:34:42la succession.
00:34:43Est-ce que ce n'est pas
00:34:45l'impôt le plus injuste,
00:34:47comme pourrait dire...
00:34:49Attendez, mince,
00:34:50j'ai perdu qui l'avait dit.
00:34:52C'était affiché il y a deux secondes.
00:34:54Bon, je vais retrouver,
00:34:55ce n'est pas grave.
00:34:56Le temps de retrouver.
00:34:58Moi, je vais plutôt m'indigner,
00:34:59vous avez cité Glucksmann,
00:35:00je vais plutôt m'indigner
00:35:01de la prise de parole
00:35:02de Mathilde Panneau
00:35:03qui disait qu'il faudrait tout prendre
00:35:05à partir de 12 millions d'héritages.
00:35:08Je trouve que c'est tellement simpliste
00:35:09et c'est à l'image
00:35:10un petit peu des propositions
00:35:11de l'extrême gauche,
00:35:12notamment sur à peu près
00:35:13tous les sujets qui tournent autour
00:35:15de récupérer de l'argent quelque part.
00:35:18Moi, j'aimerais être plus nuancée,
00:35:19taxer l'héritage gratuitement
00:35:20de façon simpliste, non.
00:35:22Peut-être rétablir une forme
00:35:23de justice sociale
00:35:24avec un contrat social
00:35:26qui soit clair
00:35:27et où on sait
00:35:28où irait potentiellement cette taxe
00:35:30pourrait être un sujet intéressant
00:35:32qu'il faudrait étudier,
00:35:34en tout cas mener des débats
00:35:35avec ces populations-là.
00:35:37Je pense qu'il y a une responsabilité
00:35:39et il y a un élément
00:35:40dont on ne contrôle pas,
00:35:40c'est ce hasard de la naissance
00:35:42qui fait que vous allez naître
00:35:43dans une famille aisée,
00:35:45vous n'allez pas naître
00:35:45dans une famille aisée.
00:35:46Il y a eu des statistiques,
00:35:48des échos, il me semble,
00:35:49fin d'année dernière
00:35:51qui montraient que
00:35:52plus de 50%
00:35:54des riches en France
00:35:55étaient riches par héritage
00:35:56et donc les autres 50%
00:35:58étaient devenus riches
00:35:59par le travail.
00:36:00Est-ce qu'on doit tout pénaliser ?
00:36:02Absolument pas.
00:36:03Je veux dire,
00:36:03moi je suis assez favorable
00:36:05à l'idée et au discours
00:36:06tenant à dire
00:36:06que quand on a travaillé
00:36:07toute une vie,
00:36:08cet argent,
00:36:08on doit pouvoir être libre
00:36:09de le maîtriser,
00:36:10d'en faire ce qu'on veut.
00:36:11Dans une société comme la nôtre
00:36:12et dans une France
00:36:13qui se veut providentielle
00:36:15avec une solidarité
00:36:16entre les générations,
00:36:17entre les Français,
00:36:17on peut se poser la question
00:36:19effectivement
00:36:20de réfléchir
00:36:22à comment taxer
00:36:24dans une petite mesure,
00:36:27pas dans l'esprit
00:36:28LFiste en tout cas,
00:36:29mais de voir
00:36:30comment on peut
00:36:31capitaliser dessus
00:36:32pour permettre
00:36:33une solidarité
00:36:34intergénérationnelle
00:36:35et surtout
00:36:36une forme de justice sociale
00:36:37qui serait favorable
00:36:38notamment aux classes moyennes.
00:36:40En revanche,
00:36:41le problème aujourd'hui,
00:36:41dès lors où on parle
00:36:42de taxation,
00:36:42la taxation en 2026
00:36:44voire même avant
00:36:45permet soit
00:36:46de financer
00:36:47les intérêts de la dette,
00:36:49la dette
00:36:49ou les retraites.
00:36:50Or, moi aujourd'hui,
00:36:51je ne me mettrais jamais
00:36:52du parti de dire
00:36:54qu'on va prendre
00:36:54sur l'héritage
00:36:55pour pouvoir financer la dette
00:36:56tout ce qu'en fait
00:36:56l'État a été incapable de faire
00:36:58et sur lequel on a failli.
00:37:00Donc, soit il y a
00:37:00un contrat social avec
00:37:01on sait pourquoi on investit,
00:37:02on sait pourquoi on est taxé,
00:37:04soit on abandonne
00:37:05cette idée-là
00:37:06parce qu'on ne peut pas
00:37:06prendre l'argent aux gens
00:37:07sans leur dire où il est.
00:37:08C'est Sarah Knafo
00:37:09qui avait dit en début juillet
00:37:11que c'était l'impôt
00:37:12le plus injuste de France
00:37:13notamment impactant
00:37:15surtout les familles
00:37:16les plus modestes.
00:37:17J'ai peut-être
00:37:17ou William Théaoui ?
00:37:18Ben oui, moi je pense
00:37:19que les droits de succession
00:37:21c'est le synonyme
00:37:23de la passion française
00:37:24pour la taxation
00:37:24et les impôts.
00:37:26Pourquoi ?
00:37:26Parce que même
00:37:26quand on est mort
00:37:27on doit payer des impôts.
00:37:28C'est ça en France,
00:37:29le résumé,
00:37:30c'est quand même fantastique.
00:37:31C'est finalement
00:37:32le seul truc
00:37:32qui vous suivra
00:37:33dans votre tombe ça ?
00:37:33Ah ben ça,
00:37:34ça vous suivra toujours
00:37:35quoi qu'il arrive.
00:37:36Je crois que c'est
00:37:38plus qu'il disait
00:37:38il y a trois certitudes
00:37:39dans la vie,
00:37:40c'est la naissance,
00:37:41la mort
00:37:41et le fait
00:37:42que le fils
00:37:42que vous poursuivra.
00:37:43Ça résume un peu ça
00:37:45la passion française.
00:37:46L'héritage du fils.
00:37:47Moi je pense
00:37:48qu'on a une situation
00:37:49qui est difficile
00:37:50déjà pour l'ensemble
00:37:51des gens
00:37:51parce que
00:37:51qu'est-ce que ça veut dire
00:37:52la taxation de l'héritage ?
00:37:54Il faut quand même résumer
00:37:55sur à peu près
00:37:55le parcours
00:37:55de quelqu'un de moyen.
00:37:56Il va travailler,
00:37:58il va payer à peu près
00:37:59en fonction de sa situation
00:38:00entre les différentes
00:38:01cotisations sociales,
00:38:03la CSG,
00:38:04tous les trucs qu'il paye,
00:38:05il va payer à peu près
00:38:0550% de ses revenus
00:38:06voire plus
00:38:07s'il est chef d'entreprise
00:38:08ou entrepreneur
00:38:09dans toute sa vie.
00:38:10Donc il vous en reste
00:38:12une bonne moitié
00:38:13dans le meilleur des cas
00:38:14si vraiment
00:38:14vous êtes doué
00:38:15en termes d'optimisation fiscale.
00:38:16A la fin,
00:38:17le peu de patrimoine
00:38:18que vous avez réussi
00:38:19à accumuler
00:38:19parce qu'il y a quand même
00:38:20un autre débat
00:38:21c'est qu'actuellement
00:38:22en France
00:38:23il est quand même compliqué
00:38:23de s'élever socialement.
00:38:24C'est-à-dire que c'est
00:38:25de plus en plus dur
00:38:26de pouvoir progresser
00:38:27en termes de revenus
00:38:27et de progresser
00:38:28en termes de statut
00:38:29du égard à différentes raisons
00:38:30si vous voulez
00:38:30qu'on peut évoquer.
00:38:31Et donc,
00:38:32pour changer de statut
00:38:33il faut passer
00:38:34à travers l'héritage.
00:38:35C'est-à-dire que vous transmettez
00:38:36non pas,
00:38:37vous raisonnez
00:38:37non pas uniquement
00:38:38sur votre vie
00:38:38mais vous raisonnez
00:38:39pour créer un patrimoine
00:38:40familial
00:38:40au cours de différentes générations.
00:38:42Et donc,
00:38:43cette situation crée
00:38:44que soit vous transmettez
00:38:45un bien familial
00:38:46soit une petite maison
00:38:47soit une entreprise
00:38:48et le peu de choses
00:38:49que vous avez construites
00:38:50on vient vous le taxer
00:38:52on vient vous le spolier
00:38:53et donc ça crée
00:38:54une situation
00:38:54où on arrive sur le système
00:38:56qu'a décrit parfaitement Churchill
00:38:58c'est-à-dire que certes
00:38:59le capitalisme
00:39:00est le plus mauvais des systèmes
00:39:01parce qu'il crée
00:39:02une égalité de fait
00:39:03et bien le socialisme
00:39:04crée une égalité
00:39:05dans la misère
00:39:06et moi je pense
00:39:06que c'est ça
00:39:07qu'il faut combattre
00:39:07et que la taxation
00:39:08sur le patrimoine
00:39:09et sur l'héritage
00:39:10vient tuer
00:39:11les petits gens
00:39:11qui avaient un espoir
00:39:12d'assonçon sociale
00:39:13parce qu'aujourd'hui
00:39:13il n'est plus possible
00:39:14d'avoir une nation sociale
00:39:14en France
00:39:15parce que le système
00:39:15ne fonctionne plus
00:39:16le système méritocratique
00:39:18ne fonctionne plus
00:39:18l'école est cassée
00:39:19et donc vous ne pouvez pas
00:39:20à travers une ou deux générations
00:39:21pouvoir construire
00:39:22il faut raisonner maintenant
00:39:23en termes de génération familiale.
00:39:24Gilles Patré.
00:39:25Moi je pense qu'avant
00:39:26de se focaliser
00:39:27comme le fait l'extrême gauche
00:39:28dans une visée
00:39:29totalement électoraliste
00:39:30on sait très bien
00:39:31que c'est un totem
00:39:31qui est agité
00:39:32en période électorale
00:39:33et que ça reviendra
00:39:34encore dans la campagne
00:39:35avec force
00:39:35et sans doute
00:39:36avec des propositions
00:39:37encore plus délirantes
00:39:38que celles récemment
00:39:40énoncées par Mme Panot
00:39:41mais avant de s'intéresser
00:39:42aux très grosses successions
00:39:44parlons peut-être déjà
00:39:45de l'injustice
00:39:46qui pèse
00:39:46sur les petites successions
00:39:48parce qu'aujourd'hui
00:39:49comme vous le savez
00:39:50l'abattement par enfant
00:39:52en ligne directe
00:39:53c'est 100 000 euros
00:39:54100 000 euros
00:39:55depuis 2012
00:39:56c'est-à-dire que
00:39:57depuis 2012
00:39:57vous avez grosso modo
00:39:59en une quinzaine d'années
00:40:0125%
00:40:02d'inflation cumulée
00:40:04or l'abattement
00:40:05n'a jamais été revalorisé
00:40:06c'est-à-dire que
00:40:08les 100 000 euros
00:40:09de 2012
00:40:09ne sont pas
00:40:10les 100 000 euros
00:40:10évidemment
00:40:11en termes de pouvoir d'achat
00:40:12de 2026
00:40:13donc si on voulait
00:40:15déjà être juste
00:40:15on revaloriserait
00:40:17cet abattement
00:40:18donc il faudrait
00:40:18qu'il y ait un suivi
00:40:19de l'inflation selon vous
00:40:20mais bien sûr
00:40:20mais attendez
00:40:21vous perdez de l'argent
00:40:22enfin par rapport
00:40:22à la situation de 2012
00:40:23100 000 euros
00:40:24ne valent pas
00:40:24100 000 euros
00:40:2515 ans plus tard
00:40:26donc on voit bien
00:40:28que déjà
00:40:28l'injustice pèse
00:40:30sur les petites successions
00:40:31avant de fantasmer
00:40:32sur les grosses
00:40:33parce que ça
00:40:33ça plaît évidemment
00:40:34aux mélenchonistes
00:40:35qui adorent ça
00:40:36c'est toujours
00:40:37cette lutte des classes
00:40:38qui a évidemment
00:40:40produit que du bonheur
00:40:40sur terre
00:40:41comme on le sait
00:40:41avec les dizaines
00:40:42de millions de morts
00:40:43qu'elle a engendré
00:40:44mais toujours est-il
00:40:45qu'intéressons-nous
00:40:46déjà à l'injustice
00:40:47qui pèse sur les petites
00:40:48en France
00:40:48c'est 100 000 euros
00:40:49on dit déjà
00:40:50avec un problème
00:40:50de revalorisation
00:40:51qui n'a jamais été fait
00:40:52depuis 2012
00:40:53en Italie
00:40:54c'est 1 million d'euros
00:40:56en Angleterre
00:40:57c'est 500 000
00:40:58si vous rajoutez
00:40:58la résidence principale
00:41:01ça vous fait
00:41:01500 000 euros
00:41:02d'abattement
00:41:02donc en fait
00:41:03on est parmi
00:41:04les pays de l'Europe
00:41:04occidentale
00:41:06qui sont les moins généreux
00:41:07et puis regardons un peu
00:41:08les recettes
00:41:09que ça engendre
00:41:09parce qu'on ne va pas
00:41:10combler le déficit budgétaire
00:41:12ni les intérêts
00:41:13de la dette
00:41:13avec ça
00:41:13le produit fiscal
00:41:15des successions
00:41:16en France
00:41:17je ne pourrais pas
00:41:17des donations
00:41:17mais des successions
00:41:18c'est bon an mal an
00:41:2018 à 19 milliards d'euros
00:41:22sur 500 milliards d'euros
00:41:24de recettes fiscales
00:41:25au total
00:41:25donc même en ajoutant
00:41:26l'espèce de
00:41:30cressel
00:41:30anti-lépreux
00:41:31que Mme Panot
00:41:33voudrait mettre
00:41:33dans la main
00:41:34de tous les riches
00:41:34de ce pays
00:41:35vous n'aurez de toute façon
00:41:36des recettes fiscales
00:41:37même si on augmentait
00:41:38un peu
00:41:38les droits de succession
00:41:39sur les très grosses fortunes
00:41:41ou les très gros patrimoines
00:41:42vous n'auriez de toute façon
00:41:43des droits de succession
00:41:43qui n'engendreraient pas
00:41:45évidemment ce qu'il faut
00:41:45pour le budget
00:41:46donc on voit bien
00:41:47que c'est une mesure
00:41:47démagogique par excellence
00:41:48elle est inefficace
00:41:50sur le plan économique
00:41:51parce que évidemment
00:41:52plus vous taxez
00:41:53les grosses fortunes
00:41:53plus vous les forcez
00:41:54vous les incitez
00:41:55à trouver des stratégies
00:41:57pour ne plus
00:41:59déclarer l'héritage
00:42:00en France
00:42:00et donc à partir du pays
00:42:02donc est-ce qu'on veut vraiment
00:42:03que les grosses fortunes
00:42:04quittent le pays
00:42:05alors c'est sans doute
00:42:05le projet d'ailleurs
00:42:06de LFI
00:42:07ça c'est vrai
00:42:07à la fois quand vous regardez
00:42:08il y a certaines fortunes
00:42:09qui détiennent énormément
00:42:11de patrimoine
00:42:12immobilier
00:42:12et qui transmettent ça
00:42:14à leurs enfants
00:42:14on appelle ça aussi
00:42:15très souvent
00:42:16très vulgairement
00:42:17des gosses de riches
00:42:18qui d'un seul coup
00:42:19du jour au lendemain
00:42:20se retrouvent à la tête
00:42:21d'un parc immobilier
00:42:22ne sont jamais confrontés
00:42:23au fait de travailler
00:42:24et puis touchent des rentes
00:42:26indéfiniment
00:42:27de loyer
00:42:28etc
00:42:28ça rendu
00:42:29il n'y a pas que sur le patrimoine
00:42:30qui est des héritages
00:42:31monsieur Glucksmann
00:42:32est le fils de son père aussi
00:42:33il est arrivé
00:42:35par exemple
00:42:35je prends lui
00:42:36le pauvre
00:42:36j'ai rien contre lui
00:42:37à titre personnel
00:42:37il est arrivé dans le jeu politique
00:42:39parce que la notoriété
00:42:40de son père a rejaillit sur lui
00:42:42il faut arrêter non plus
00:42:42de croire qu'on va repartir
00:42:44tous à zéro
00:42:45ça n'existe pas
00:42:45mais c'est pour ça
00:42:46qu'il y a une forme
00:42:47d'injustice sociale
00:42:48moi je viens de la classe moyenne basse
00:42:49je suis une femme de droite
00:42:50pour autant je la mesure
00:42:52et je l'ai mesurée
00:42:52tout au long de ma vie
00:42:53qui est courte
00:42:54pour le moment
00:42:54je n'ai que 26 ans
00:42:55mais je la mesure aujourd'hui
00:42:57et c'est pour ça
00:42:57que je m'inscris plutôt
00:42:58dans une version nuancée
00:42:59de tout ce qu'on se dit
00:43:00c'est vrai
00:43:00vous avez raison
00:43:01c'est aberrant
00:43:01de vouloir tout taxer
00:43:03d'autant plus
00:43:04que pour moi
00:43:04cette taxe va
00:43:06et se dirigera
00:43:07pour payer la dette
00:43:08ou la retraite
00:43:09ça m'embête un petit peu
00:43:10en revanche
00:43:11il y a quand même
00:43:11une notion qu'on oublie
00:43:12c'est ce hasard de la naissance
00:43:13qui fait que
00:43:14peut-être que vous et moi
00:43:15on est nés dans une famille
00:43:16où c'était plus compliqué
00:43:17où en fait finalement
00:43:17il n'y aura peut-être pas d'héritage
00:43:18et où ça a été compliqué
00:43:19de se battre
00:43:20pour atteindre un certain niveau de vie
00:43:22et justement bénéficier
00:43:23de la méritocratie
00:43:24moi j'en ai bénéficié
00:43:25donc elle existe encore
00:43:25elle est petite
00:43:27elle est inconnue
00:43:29mais elle existe encore
00:43:29cette méritocratie à la française
00:43:31on va faire un point
00:43:32sur les informations
00:43:33sur les pronostics
00:43:34de Jean-Paul Delperrier
00:43:35et on revient dans un instant
00:43:37sur ce
00:43:37et ils sont toujours là
00:43:39autour de la table
00:43:40Gilles Platré
00:43:41maire de Chalon-sur-Saône
00:43:43William Thais
00:43:43président et fondateur
00:43:44du think tank gaulliste
00:43:46c'est important de le préciser
00:43:47il aime bien
00:43:48le millénaire
00:43:49nous avons aussi
00:43:50Julia Hacham-Milchkovic
00:43:51qui est conseillère municipale
00:43:53dans cette commune
00:43:55de Kingersheim
00:43:56en Alsace
00:43:57on va revenir
00:43:58sur cette question
00:43:59de l'héritage
00:44:00faut-il davantage
00:44:02taxer la succession
00:44:04je crois que vous voulez
00:44:05qu'on parle de méritocratie
00:44:06d'ailleurs
00:44:07William Thais
00:44:08dans un instant
00:44:08on va aborder
00:44:09cette question là
00:44:10à 11h15
00:44:11on va faire un petit exercice
00:44:12qui m'a été suggéré
00:44:14de façon très implicite
00:44:16par Gilles Platré
00:44:18moi président
00:44:19c'est pas vrai du tout
00:44:20mais c'est bien
00:44:21j'accepte
00:44:22c'est vous qui m'avez
00:44:24inspiré cela
00:44:25c'est une belle inspiration
00:44:28moi président
00:44:29si vous étiez président
00:44:31William
00:44:32Julia
00:44:33Gilles
00:44:34de quoi
00:44:35qu'est-ce que vous mettriez
00:44:37sur la table
00:44:37pour que la France
00:44:39se redresse
00:44:39vous aussi
00:44:40mes chers auditrices
00:44:41et auditeurs
00:44:41appelez-nous
00:44:410826 300 300
00:44:43venez jouer avec nous
00:44:44à partir de 11h15
00:44:45sur Sud Radio
00:44:45si vous étiez président
00:44:47ou président de la République
00:44:48par quoi
00:44:49comment seriez-vous
00:44:49on va aller
00:44:51du côté de l'histoire
00:44:52vous ne pourrez plus dire
00:44:53qu'on ne vous l'avait pas dit
00:44:55Antoine Dizy
00:44:55aujourd'hui
00:44:56on va encore écouter
00:44:58un discours
00:44:59il y a quelques années
00:45:01en arrière
00:45:01qui a une résonance
00:45:02particulière
00:45:03avec aujourd'hui
00:45:03exactement
00:45:04aujourd'hui
00:45:05nous sommes en 2003
00:45:06le monde retient son souffle
00:45:07et les Etats-Unis
00:45:08se préparent
00:45:08à entrer en guerre
00:45:09contre l'Irak
00:45:09mais à l'ONU
00:45:10une voix française
00:45:11s'élève
00:45:11pour dire non
00:45:12celle du ministre
00:45:13des affaires étrangères
00:45:14de l'époque
00:45:14Dominique de Villepin
00:45:15la lourde responsabilité
00:45:18et l'immense honneur
00:45:20qui sont les nôtres
00:45:21doivent nous conduire
00:45:22à donner la priorité
00:45:24au désarmement
00:45:26dans la paix
00:45:27et c'est un vieux pays
00:45:30la France
00:45:31d'un vieux continent
00:45:33comme le mien
00:45:33l'Europe
00:45:35qui vous le dit aujourd'hui
00:45:36qui a connu
00:45:38les guerres
00:45:39l'occupation
00:45:41la barbarie
00:45:43un pays
00:45:44qui n'oublie pas
00:45:45et qui sait
00:45:46tout ce qu'il doit
00:45:47aux combattants
00:45:48de la liberté
00:45:50venus d'Amérique
00:45:51et d'ailleurs
00:45:53et qui pourtant
00:45:54n'a cessé
00:45:55de se tenir debout
00:45:56face à l'histoire
00:45:57et devant les hommes
00:46:00fidèle à ses valeurs
00:46:02il veut agir
00:46:03résolument
00:46:04avec tous les membres
00:46:06de la communauté internationale
00:46:07il croit
00:46:09en notre capacité
00:46:10à construire
00:46:12ensemble
00:46:12un monde
00:46:13méga heure
00:46:14plus de 20 ans après
00:46:16difficile de ne pas entendre
00:46:17dans ces mots
00:46:17un écho à notre époque
00:46:19de l'Ukraine
00:46:19à Gaza
00:46:20les guerres
00:46:20continuent de faire
00:46:21des milliers de victimes
00:46:22et les tensions
00:46:22entre les pays
00:46:23restent fortes
00:46:24en 2003
00:46:25Dominique de Villepin
00:46:26appelait à ne pas choisir
00:46:27trop vite la guerre
00:46:28et à laisser une chance
00:46:29au dialogue
00:46:29un message qui pourrait
00:46:30presque être prononcé
00:46:31aujourd'hui
00:46:32alors que la paix
00:46:33semble parfois
00:46:33de plus en plus difficile
00:46:34à atteindre
00:46:35face à des conflits
00:46:36qui paraissent sans fin
00:46:37la diplomatie
00:46:38peut-elle encore
00:46:38faire taire les armes ?
00:46:40vaste question
00:46:41merci Antoine Dizy
00:46:43on va maintenant
00:46:44faire un point
00:46:45du côté
00:46:45des réseaux sociaux
00:46:47avec Alexandre Saint-Etienne
00:46:49qui s'installe
00:46:50et qui va nous dire
00:46:52vos réactions
00:46:54sur le compte Facebook
00:46:55le X
00:46:56Instagram
00:46:57et la page
00:46:58du live
00:46:59YouTube
00:46:59Sud Radio
00:47:00Alexandre
00:47:00et la question
00:47:01qui vous a notamment
00:47:02beaucoup intéressé
00:47:02c'est celle-ci
00:47:03pensez-vous
00:47:04que nous sommes
00:47:04au bord
00:47:05d'une crise économique
00:47:05comme le souligne
00:47:06Patrick Martin
00:47:07patron du MEDEF
00:47:07mais qu'un sursaut
00:47:08est encore possible
00:47:09et bien selon vous
00:47:10à 82% oui
00:47:11avec par exemple
00:47:12Pierre-Jean
00:47:13qui nous dit
00:47:13le sursaut éventuel
00:47:15pour contrer leur folie
00:47:16sera vite
00:47:16pardon excusez-moi
00:47:17Pierre-Jean
00:47:18qui nous dit
00:47:18la France a tous les atouts
00:47:19pour être prospère
00:47:20si elle se sépare
00:47:21des politiciens
00:47:21c'est pas le bon
00:47:23la France a tous les atouts
00:47:24pour être prospère
00:47:25si elle se sépare
00:47:25des politiciens
00:47:26et des technocrates
00:47:27ou encore Xavier
00:47:28qui nous explique
00:47:29une crise oui
00:47:29mais pas celle à laquelle
00:47:30M. Martin pense
00:47:31et probablement dû
00:47:32à la politique
00:47:33qui cherche à amplifier
00:47:34bon merci beaucoup
00:47:35Alexandre Saint-Etienne
00:47:37vous continuez à réagir
00:47:39sur Sud Radio
00:47:39et puis appelez-nous
00:47:40au 0826 300 300
00:47:41là on parle d'héritage
00:47:42la taxation
00:47:43des successions
00:47:45doit-on davantage
00:47:46taxer
00:47:47nos successions
00:47:48vous voulez qu'on parle
00:47:49de méritocratie
00:47:50William Thais
00:47:51Julia Chamischkovic
00:47:52et puis vous
00:47:53Gilles Platret
00:47:54oui moi je
00:47:54moi je pense
00:47:56que la France
00:47:57a une certaine passion
00:47:58pour l'égalité
00:47:58ce que disait
00:48:00Alexis de Tocqueville
00:48:01et que c'est cette passion
00:48:02pour l'égalité
00:48:03qui nous coule
00:48:04parce que pour moi
00:48:05la passion de l'égalité
00:48:05et la justice sociale
00:48:06c'est une mentalité de perdant
00:48:07je vais vous expliquer
00:48:08pourquoi c'est une mentalité
00:48:09de perdant
00:48:10parce qu'en fait
00:48:11le système français
00:48:13révolutionnaire
00:48:13a créé un système
00:48:14méritocratique
00:48:15qui était basé
00:48:15sur l'égalité des chances
00:48:16c'est à dire que vous aviez
00:48:17des inégalités
00:48:18qui étaient construites
00:48:19à la naissance
00:48:19certains sont plus beaux
00:48:21que d'autres
00:48:21certains sont plus intelligents
00:48:22certains sont plus riches
00:48:23et donc
00:48:24le système de l'école
00:48:25a été construit
00:48:27pour pouvoir donner
00:48:28à chacun
00:48:28les meilleures chances
00:48:29de succès
00:48:30et qu'ensuite
00:48:31après tout au long
00:48:31de notre vie
00:48:32chacun vit à peu près
00:48:32comme il veut
00:48:33or qu'est-ce que c'est
00:48:34que la justice sociale
00:48:35c'est dire
00:48:36qu'en fait
00:48:37certains sont tellement
00:48:38sous-doués
00:48:38et peu capables
00:48:39qu'en fait
00:48:40non seulement
00:48:41il faut corriger
00:48:41les inégalités
00:48:42de naissance
00:48:43mais en plus
00:48:44au cours de la vie
00:48:44il faudrait corriger
00:48:45les choix de chacun
00:48:47or moi je pense
00:48:47que chacun doit faire
00:48:48à peu près ce qu'il veut
00:48:49c'est à dire
00:48:49s'il y en a certains
00:48:50qui veulent moins travailler
00:48:52pour profiter de la vie
00:48:53qu'il le fasse
00:48:54mais pourquoi
00:48:54est-ce que ce serait
00:48:55à la société
00:48:56de payer
00:48:57tous les choix
00:48:59néfastes
00:48:59entre guillemets
00:49:00de certains
00:49:00moi je pense
00:49:01que la société
00:49:02doit organiser
00:49:02le meilleur
00:49:03condition méritocratique
00:49:04actuellement
00:49:04le système méritocratique
00:49:05est pété
00:49:05ça c'est vrai
00:49:06mais que
00:49:07on n'a pas à réparer
00:49:08toutes les inégalités
00:49:09tout au cours de la vie
00:49:10certes
00:49:11il y a un peu de solidarité
00:49:12parce qu'il y a des accidents
00:49:12de la vie
00:49:13mais
00:49:14il faut différencier
00:49:15la solidarité
00:49:16de l'assistanat
00:49:17il faut différencier
00:49:18la correction
00:49:20des inégalités
00:49:20de naissance
00:49:20avec le fait
00:49:21de mettre
00:49:21une certaine passion
00:49:22de l'égalité
00:49:23tout le temps
00:49:23et de pouvoir punir
00:49:24ceux qui veulent réussir
00:49:25et bien c'est ça
00:49:26cette nuance
00:49:26qu'on a perdue
00:49:27et c'est ça
00:49:28la situation
00:49:28à laquelle on arrive
00:49:29aujourd'hui
00:49:29et pour revenir
00:49:30sur la question
00:49:31méritocratique
00:49:31oui c'est très difficile
00:49:33de réussir
00:49:33c'est très difficile
00:49:34de réussir
00:49:34on peut réussir
00:49:35mais il faut travailler
00:49:36encore plus qu'avant
00:49:37or le problème
00:49:38qu'on a actuellement
00:49:39c'est que le travail
00:49:40et l'effort
00:49:41sont sous-valorisés
00:49:42moi je prends souvent
00:49:43cet exemple
00:49:44quand on me demande
00:49:44si on peut réussir
00:49:45moi quand j'étais étudiant
00:49:47je passais sur LCI
00:49:48et en même temps
00:49:48je travaillais
00:49:49c'est-à-dire que le samedi
00:49:50je passais sur LCI
00:49:51et le lendemain
00:49:52je travaillais comme caissier
00:49:53donc je nettoyais les chiottes
00:49:54comme quoi c'est possible
00:49:55de réussir dans la vie
00:49:56mais pour ça
00:49:57il faut accepter
00:49:58parce que passer sur LCI
00:49:59c'est réussir
00:49:59ben non
00:50:00mais moi je pense
00:50:01qu'en tout cas
00:50:01on peut progresser
00:50:02dans la société
00:50:02mais en se disant
00:50:04que les 35 heures
00:50:05c'est pas bon
00:50:06qu'il faut également
00:50:07avoir une mentalité
00:50:08pour se dire
00:50:08qu'on est prêt
00:50:09à faire des sacrifices
00:50:09pour
00:50:10et avoir des objectifs
00:50:11or aujourd'hui
00:50:12la réussite
00:50:13avoir des objectifs
00:50:14et pouvoir être
00:50:15un peu plus riche
00:50:16dans la vie
00:50:16ou en tout cas
00:50:17viser certaines choses
00:50:19sont dévalorisées
00:50:20et je pense notamment
00:50:21par cette passion
00:50:21pour l'égalité
00:50:22et cette passion
00:50:23pour la justice sociale
00:50:24qui nous pénalisent
00:50:25je voudrais réagir
00:50:26parce que c'est
00:50:28passionnant
00:50:29et disruptif
00:50:29en même temps
00:50:31parce que
00:50:32on met un fait de débat
00:50:32non non mais c'est bien
00:50:33justement
00:50:35mais je réagis
00:50:35tout de même
00:50:36à ce que dit William
00:50:37parce que
00:50:39il a très bien dit
00:50:40qu'en réalité
00:50:40le modèle méritocratique
00:50:42était basé
00:50:44sur
00:50:45une seule chose
00:50:46le travail
00:50:47c'est-à-dire qu'on doit
00:50:48par le système éducatif
00:50:50donner les mêmes chances
00:50:51à tous les élèves
00:50:52à tous les enfants
00:50:53dans le début
00:50:55de leur existence
00:50:56mais ensuite
00:50:57ça dépend essentiellement
00:50:59de l'individu
00:51:00et il ne peut s'accomplir
00:51:01il ne peut grimper
00:51:02un à un
00:51:03les barreaux
00:51:03de l'échelle sociale
00:51:04que s'il s'adonne
00:51:06au travail
00:51:07et ma vraie question
00:51:09et c'est plutôt
00:51:09une question que je pose
00:51:10sur la table
00:51:11de notre débat
00:51:11c'est aujourd'hui
00:51:13la valeur travail
00:51:14est-elle encore
00:51:15une valeur
00:51:16tenue en estime
00:51:18par la plupart des gens
00:51:19est-ce qu'on n'a pas réussi
00:51:21à la casser
00:51:22petit à petit
00:51:23d'abord par les 35 heures
00:51:25parce que ça a vraiment
00:51:25été une rupture
00:51:26pas simplement politicienne
00:51:28ça a été pas simplement économique
00:51:29ça a été une rupture
00:51:30presque ontologique
00:51:32deuxièmement
00:51:32le Covid
00:51:33n'a pas forcément
00:51:34arrangé les choses
00:51:35non plus
00:51:36par l'arrêt total
00:51:37de l'économie
00:51:38et demain
00:51:39les défis
00:51:40que pose l'IA
00:51:41sur nos métiers actuels
00:51:43là aussi
00:51:44rajoute aux questions
00:51:45que nous pouvons avoir
00:51:45moi je ne sais pas
00:51:46comment une méritocratie
00:51:48peut encore exister
00:51:49dans un pays
00:51:49quand la valeur travail
00:51:50est à ce point
00:51:52dévaluée
00:51:52et je m'inquiète de ça
00:51:53parce que je vois
00:51:54notamment
00:51:55quelques
00:51:55je ne mets pas tout le monde
00:51:57dans le même sac
00:51:58mais parfois
00:51:59des gens arrivés
00:52:00sur le marché du travail
00:52:01ou y arrivaient
00:52:02en traînant les pieds
00:52:03et qui n'ont pas forcément
00:52:05le sentiment
00:52:05de devoir se donner à fond
00:52:07dans le métier
00:52:08qui pourrait être le même
00:52:09on avait hier
00:52:10un auditeur
00:52:10Fred de Arcachon
00:52:12d'ailleurs que j'embrasse
00:52:12s'il nous écoute
00:52:13qui justement
00:52:14lui disait
00:52:14qu'il fallait revenir
00:52:15sur ces 35 heures
00:52:16parce qu'avec 35 heures
00:52:18qu'est-ce que vous voulez faire
00:52:18dans un pays
00:52:19qui aujourd'hui
00:52:19a du mal à être productif
00:52:20Julia Chamischkovic
00:52:22moi je vais revenir
00:52:23sur un peu vos propos
00:52:24à tous les deux
00:52:25la première chose
00:52:25c'est que
00:52:26vous avez raison
00:52:27la méritocratie
00:52:28la base fondamentale
00:52:29de la méritocratie
00:52:29c'est le travail
00:52:30mais sans outils
00:52:31mis à disposition
00:52:31et c'est peut-être là
00:52:32où on est en désaccord
00:52:33sur la définition
00:52:34du mot de justice sociale
00:52:35moi j'ai plutôt
00:52:36la vision un peu
00:52:37churchillienne
00:52:37visant à dire
00:52:38que l'état
00:52:39doit en tout cas
00:52:40apporter
00:52:40les bases fondamentales
00:52:42pour que chacun
00:52:43puisse vivre décemment
00:52:44ça ne veut pas dire
00:52:45de l'assistanat
00:52:46dans mon concept
00:52:47de justice sociale
00:52:47et tel que je l'ai évoqué
00:52:48dans le fait
00:52:49que s'il devait y avoir
00:52:50une taxe
00:52:50moi j'aimerais
00:52:51que ceux qui sont taxés
00:52:52savent particulièrement
00:52:53où ça va
00:52:54est-ce que c'est
00:52:54dans la création
00:52:55d'une bourse spécifique
00:52:56pour les jeunes talents
00:52:57qui sont issus
00:52:58des classes populaires
00:52:59oui
00:53:01parce qu'il y a un élément
00:53:02et vous l'avez évoqué
00:53:03c'est cette
00:53:04c'est cette
00:53:07inégalité
00:53:07liée au hasard
00:53:08de la naissance
00:53:09moi je suis née
00:53:11dans une famille
00:53:11plutôt
00:53:12plus que modeste
00:53:13je ne vais pas faire
00:53:14la guerre aux bourgeois
00:53:15je ne les apprécie pas tant
00:53:16parce que vous parlez
00:53:17de valeur travail
00:53:18moi je viens
00:53:19d'un territoire
00:53:20qui est puissant
00:53:22parce qu'il a été
00:53:22un territoire de travail
00:53:24l'Alsace
00:53:24et particulièrement
00:53:25le Haut-Rhin
00:53:26on a eu beaucoup
00:53:27d'industries
00:53:27qui ont permis
00:53:28de faire vivre
00:53:28ce territoire
00:53:29et beaucoup d'industries
00:53:30qui ont permis
00:53:30de vivre
00:53:31grâce à l'immigration
00:53:32moi j'en suis
00:53:33d'une famille
00:53:33d'immigrés
00:53:34italienne, espagnole
00:53:35et serbe
00:53:35nous notre salut
00:53:36et notre clé
00:53:37d'intégration
00:53:38a été le travail
00:53:39donc c'est surtout
00:53:40un sujet d'éducation
00:53:41toute ma vie
00:53:42moi mon grand-père
00:53:43mon père
00:53:43ma mère
00:53:43m'ont dit
00:53:43il faut que tu travailles
00:53:44c'est comme ça
00:53:45que tu briseras
00:53:45des plafonds de verre
00:53:46quand j'étais en cours
00:53:47d'économie
00:53:48et que mon prof d'éco
00:53:48m'a parlé
00:53:49de ce plafond de verre
00:53:50de cette méritocratie
00:53:51de cette inégalité
00:53:52des chances
00:53:53ça a tout de suite
00:53:54résonné
00:53:54parce que je venais
00:53:55d'une éducation
00:53:55qui prônait ça
00:53:56quand vous venez
00:53:57d'une famille
00:53:58où vous avez tout eu
00:53:58pourquoi vous allez
00:54:00essayer de vous battre
00:54:01pour essayer d'améliorer
00:54:02votre quotidien
00:54:03donc là aussi
00:54:04on peut le mettre
00:54:04dans le débat
00:54:05c'est cette vision
00:54:05du travail
00:54:06vous êtes aussi une femme
00:54:08moi je savais
00:54:09de toute façon
00:54:09je savais aussi
00:54:10que ma liberté
00:54:12dépendait de mon indépendance
00:54:13financière
00:54:14je ne voulais dépendre
00:54:15d'aucun homme
00:54:16de personne
00:54:17ni d'un père
00:54:17ni d'un parent
00:54:18ni d'un homme
00:54:19parce que pour moi
00:54:20c'est le meilleur moyen
00:54:21d'être dans une relation
00:54:22coercitive
00:54:23dans lequel on ne s'en sort
00:54:24jamais
00:54:24dans lequel on est une victime
00:54:25et une proie potentielle
00:54:26donc cette méritocratie
00:54:27existe encore
00:54:28et on tape beaucoup
00:54:29sur Macron
00:54:30mais moi si je suis là
00:54:31aujourd'hui
00:54:31c'est grâce à Macron
00:54:32c'est grâce à l'alternance
00:54:33qui m'a payé
00:54:34mes études
00:54:35donc le financement
00:54:35de l'école
00:54:36et qui m'a permis
00:54:37au travers de l'alternance
00:54:38et par mon travail
00:54:39surtout
00:54:39et ma pugnacité
00:54:40et ma résilience
00:54:40sans être prétentieuse
00:54:41c'est pas Macron
00:54:42qui a inventé l'alternance
00:54:43il a facilité
00:54:45notamment avec la prime
00:54:47de 6 à 8 000 euros
00:54:48pendant la période Covid
00:54:49on ne va pas se leurrer
00:54:50c'est pour ça que
00:54:51les entreprises
00:54:51ont recruté massivement
00:54:52des alternants
00:54:53sinon il n'y avait pas
00:54:54cette culture
00:54:55il n'y avait pas
00:54:58il y avait cette culture
00:54:59de l'alternance
00:55:00par contre c'est sûr
00:55:01qu'on a eu une explosion
00:55:03des cas
00:55:03on avait plus d'un million
00:55:04d'alternance
00:55:06il faut le rappeler
00:55:07je pense qu'il faut le rappeler
00:55:08il y en a eu tellement de mauvaises
00:55:10qu'il faut rappeler
00:55:10les quatre égales
00:55:11mais oui c'est important
00:55:11mais moi je pense
00:55:12qu'il y a deux choses
00:55:14qui posent problème en France
00:55:15le premier c'est le problème
00:55:17qui est culturel
00:55:17ça veut dire qu'au-delà
00:55:18des mesures économiques
00:55:20et sociales
00:55:20qui sont adoptées
00:55:21il y a une culture en France
00:55:22où globalement
00:55:23chez les jeunes
00:55:25chez les moins jeunes
00:55:25le travail n'est pas récompensé
00:55:27socialement
00:55:28alors qu'avant
00:55:29lorsque vous aviez
00:55:29une autre situation
00:55:30vous étiez valorisé socialement
00:55:31aujourd'hui c'est plus le cas
00:55:32il y a un peu une société
00:55:33un peu du temps libre
00:55:34où globalement
00:55:35ceux qui sont valorisés
00:55:35ceux qui sont travaillés
00:55:36à faire des vidéos
00:55:38ou être influenceurs
00:55:38aujourd'hui c'est ça
00:55:39qui est le plus
00:55:40bankable entre guillemets
00:55:41dans la société
00:55:41et donc
00:55:42moi je pense que
00:55:43pour pouvoir changer
00:55:43cette situation
00:55:46oui William
00:55:47oui pour changer
00:55:47cette situation pardon
00:55:48il faut adopter
00:55:49un changement
00:55:50qui est culturel
00:55:50or pour adopter
00:55:51un changement culturel
00:55:52c'est pas en adoptant
00:55:53une ou deux mesures
00:55:54c'est qu'il faut tout changer
00:55:55tout révolutionner
00:55:55pour envoyer un signal
00:55:56qui est très clair
00:55:57c'est que si vous voulez réussir
00:55:58si vous voulez travailler
00:56:00et bien on va vous permettre
00:56:01de le faire
00:56:01en déverrouillant
00:56:02les 35 heures
00:56:03en déverrouillant
00:56:03la fiscalité
00:56:04en déverrouillant
00:56:05les normes etc
00:56:06qui permettront
00:56:07de pouvoir dire
00:56:08et bien en France
00:56:09vous êtes le pays
00:56:10où vous pouvez réussir
00:56:11un peu comme ce qui se passe
00:56:11aux Etats-Unis
00:56:12après autre point
00:56:13et moi je pense que
00:56:13c'est ça qui pose problème aussi
00:56:15c'est qu'on a basé
00:56:16tout notre modèle méritocratique
00:56:17sur l'école
00:56:17et sur l'enseignement supérieur
00:56:19et sur le fait
00:56:19d'avoir des diplômes
00:56:20aujourd'hui ce monde
00:56:21n'est pas adapté
00:56:22au 21ème siècle
00:56:23c'est-à-dire que
00:56:23quand vous regardez
00:56:24les qualités
00:56:24que vous aviez besoin
00:56:25pour réussir avant et après
00:56:26c'est une situation
00:56:27qui est complètement paradoxale
00:56:28moi je pense que
00:56:29avec l'IA
00:56:30avec le développement
00:56:31de l'entrepreneuriat
00:56:32ceux qui vont réussir
00:56:33ceux qui vont se développer
00:56:34c'est ceux qui ont
00:56:34des qualités humaines
00:56:35et sociales
00:56:36et que c'est plus uniquement
00:56:37l'apprentissage du par cœur
00:56:38qui vous permet
00:56:39de réussir dans la société
00:56:40allez on revient
00:56:41dans un instant
00:56:42avec nos débatteurs
00:56:44en plateau
00:56:44Gilles Plâtré
00:56:45William
00:56:45et on va jouer
00:56:47à ce petit jeu
00:56:48moi président
00:56:49si demain
00:56:50vous étiez présidente
00:56:51Julia
00:56:51si vous étiez président
00:56:52Gilles et William
00:56:54quelles seraient
00:56:55vos premières propositions
00:56:56pour redresser
00:56:56notre pays
00:56:57ce sursaut
00:56:58qu'appellent de ses voeux
00:57:00Patrick Martin
00:57:01en 2027
00:57:01vous aussi venez jouer
00:57:03avec nous
00:57:03chères auditrices
00:57:04chers auditeurs
00:57:04chers amis
00:57:05de Sud Radio
00:57:060826 300 300
00:57:07il y a Manu
00:57:08qui vous attend
00:57:08au standard
00:57:09à tout de suite
00:57:18Sud Radio
00:57:20Sud Radio
00:57:21les débats de l'été
00:57:2210h-13h
00:57:23Anthony Martin Smith
00:57:26parce qu'on va inaugurer
00:57:28quelque chose de nouveau
00:57:29mais qui m'a été inspiré
00:57:31par Gilles Plâtré
00:57:32tout à l'heure
00:57:33qui est moi présidente
00:57:36moi président
00:57:37quelles seraient
00:57:38les suggestions
00:57:39de nos débatteuses
00:57:40et débatteurs
00:57:41autour de cette table
00:57:42si demain
00:57:43vous étiez
00:57:44à la tête du pays
00:57:45Gilles Plâtré
00:57:46William Thay
00:57:47et Julia
00:57:47Hacham-Ulskovic
00:57:48venez jouer
00:57:49au 0826 300 300
00:57:51vous avez une idée
00:57:52la forte
00:57:52à faire passer
00:57:54si demain
00:57:55vous aviez
00:57:55la possibilité
00:57:56de gouverner ce pays
00:57:57par quoi
00:57:58vous commenceriez
00:57:59pour amener
00:58:01ce sursaut
00:58:02qui sont des voeux
00:58:03de Patrick Martin
00:58:04patron du Medef
00:58:05qui dit que lui
00:58:06on est au bord
00:58:06d'une crise économique
00:58:07mais qui pense
00:58:07qu'un sursaut
00:58:08est possible
00:58:08en 2027
00:58:09je commence
00:58:10avec vous
00:58:11Julia Hacham-Ulskovic
00:58:12moi présidente
00:58:14de la République
00:58:15demain
00:58:15qu'est-ce que vous feriez
00:58:16pour redresser
00:58:17notre pays
00:58:18qui est au bord
00:58:19de la crise
00:58:20ou
00:58:21quelles sont
00:58:21les mesures importantes
00:58:22que vous voudriez porter
00:58:24moi présidente
00:58:25je mettrais un coup de pied
00:58:26dans la fourmilière
00:58:27de cette administration
00:58:29française
00:58:30je ferai en sorte
00:58:32qu'on ait du courage
00:58:33dans les prises de décision
00:58:33notamment sur la question
00:58:34des retraites
00:58:35qui est notre principal mot
00:58:36en France
00:58:37j'appellerai à la solidarité
00:58:40intergénérationnelle
00:58:41et j'imposerai
00:58:42des mesures
00:58:43qui semblent justes
00:58:45en tout cas
00:58:46qui me semblent justes
00:58:47notamment sur
00:58:48si je prends juste un exemple
00:58:49la désindexation
00:58:51parce que là c'est pas concret
00:58:51quelque chose de très concret
00:58:53moi je désindexerai
00:58:54les retraites
00:58:54de plus de 3000 euros
00:58:56sous condition
00:58:57si la personne
00:58:58est propriétaire
00:58:58elle n'a pas
00:59:00d'indexation
00:59:01si elle est propriétaire
00:59:02oui oui oui
00:59:02parce que c'est une variable
00:59:03qu'on a en plus
00:59:04si elle est locataire
00:59:04non
00:59:05non si elle est locataire
00:59:05non mais si elle est propriétaire
00:59:06effectivement je jugerai
00:59:08qu'il n'est pas
00:59:11violent
00:59:11que de ne pas
00:59:12désindexer
00:59:13de ne pas indexer
00:59:14la retraite
00:59:15ça c'est un exemple concret
00:59:16ensuite de ça
00:59:16j'établirai une vision
00:59:18c'est-à-dire sur la question
00:59:18des retraites
00:59:19qui est notre principal mot
00:59:20j'aurai une stratégie
00:59:21en trois temps
00:59:22court terme
00:59:22moyen terme
00:59:23long terme
00:59:23parce qu'on n'adresse pas
00:59:24la retraite
00:59:25de la même façon
00:59:26pour un français
00:59:26qui rentre sur le marché
00:59:27du travail
00:59:27que pour un français
00:59:28qui sort dans les 5
00:59:30prochaines années du travail
00:59:30donc c'est aussi instaurer
00:59:31une capitalisation
00:59:32mais progressive
00:59:33parce que dire
00:59:34qu'on va l'instaurer
00:59:34tout de suite pour tout le monde
00:59:35ça n'a pas de sens
00:59:35c'est évidemment
00:59:37pas soutenable
00:59:37donc voilà
00:59:38j'aurai une capitalisation
00:59:39immédiate pour tous ceux
00:59:40qui rentreront sur le marché
00:59:41du travail cette année
00:59:42et puis progressive
00:59:43pour ceux qui ont encore
00:59:4420 ans à travailler
00:59:45et évidemment
00:59:47compter sur le système
00:59:48et sur d'autres stratégies
00:59:50je ferai en sorte
00:59:50de réindustrialiser notre pays
00:59:51d'être plus souverain
00:59:52de relancer la consommation
00:59:53c'est carrément un programme
00:59:54ouais pardon
00:59:55et puis surtout
00:59:57je peux pas aller partout
00:59:59mais un des sujets
01:00:00qui pour moi compte beaucoup
01:00:01je ferai en sorte
01:00:02que toutes les femmes
01:00:02aient une formation
01:00:03qu'elles soient
01:00:05universitaires ou non
01:00:06pour leur permettre
01:00:07d'avoir un bagage
01:00:07qui quoi qu'il arrive
01:00:08leur garantirait
01:00:09leur indépendance financière
01:00:11je m'assurais de ça
01:00:12je m'assurais aussi
01:00:13que les maisons des femmes
01:00:14soient suffisamment solides
01:00:15un petit peu comme l'ASE
01:00:16qui est aussi un sujet
01:00:17qui est éminemment important
01:00:19et qu'on traite très mal
01:00:20aujourd'hui en France
01:00:21l'aide sociale à l'enfance
01:00:22je ferai en sorte
01:00:23que ce soit solide
01:00:23parce que les enfants
01:00:24et les femmes
01:00:25sont l'avenir de notre pays
01:00:25et je ferai en sorte
01:00:27que les femmes
01:00:27qu'importe leur situation
01:00:29vous voudriez un ministère
01:00:30pour les femmes
01:00:31alors moi j'aimerais revenir
01:00:32à l'époque de Giscard
01:00:33pour plein de raisons
01:00:33mais notamment pour un ministère
01:00:35sur la condition de la femme
01:00:35parce qu'on voit
01:00:36que ça n'a pas évolué
01:00:37combien de femmes
01:00:38sont encore dans des relations
01:00:38coercitives
01:00:39combien de femmes restent
01:00:40parce qu'elles sont menacées
01:00:41parce qu'elles ont des enfants
01:00:42parce qu'elles n'ont pas
01:00:42de situation financière
01:00:45suffisamment solide
01:00:46pour partir
01:00:47et pour ne pas vivre
01:00:48dans des situations
01:00:50délirantes
01:00:51donc je leur permettrai
01:00:52d'avoir les moyens
01:00:52de leur survie
01:00:53et voire même plus
01:00:54je les accompagnerai
01:00:55j'accompagnerai leurs enfants
01:00:56et je ferai en sorte
01:00:58d'instaurer dans la loi
01:01:00et en travaillant avec
01:01:01notamment les assureurs
01:01:02et les mutuels
01:01:03d'instaurer dans la responsabilité civile
01:01:05la nécessité que les hommes
01:01:06payent plus leur assurance
01:01:08pour avoir un budget
01:01:10qui permettrait de financer
01:01:11la deuxième vie d'une femme
01:01:12ou la troisième
01:01:13selon ses choix
01:01:14Gilles Platré
01:01:14vous président
01:01:16écoutez
01:01:16je vais changer de sujet
01:01:17même si ce qu'on a dit
01:01:19à l'instant
01:01:19ne sera pas étranger
01:01:20avec ce que je vais ajouter
01:01:21on a beaucoup parlé
01:01:22d'économie
01:01:23je pense que le problème
01:01:24numéro un de la France
01:01:26même si celui-ci
01:01:27en est un
01:01:27n'est pas celui-là
01:01:29je suis inquiet
01:01:32effaré de voir
01:01:33ce qui se passe
01:01:33sur le terrain
01:01:34en matière de montée
01:01:35de l'islamisme
01:01:36et ma première mesure
01:01:37serait celle-là
01:01:38je pense que la France
01:01:40n'a pas pris la mesure
01:01:41du danger qui pèse sur elle
01:01:43des pans entiers
01:01:44du territoire national
01:01:45sont en train de tomber
01:01:46sous l'application
01:01:48de la charia
01:01:48ça ne fait pas de bruit
01:01:50c'est très discret
01:01:51par définition
01:01:52mais ça agit sur le terrain
01:01:54donc si je devais prendre
01:01:55des mesures
01:01:55les premières
01:01:56ce seraient des mesures
01:01:57de lutte contre l'islamisme
01:01:58il y en a deux
01:01:58qui me viennent en tête
01:01:59immédiatement
01:02:00l'islamisme
01:02:01c'est l'islam radical
01:02:02c'est la vision politique
01:02:04on est bien d'accord
01:02:05je ne le confonds pas
01:02:06avec l'islam
01:02:06c'est la vision politique
01:02:07vous avez raison de le rappeler
01:02:09c'est la vision politique
01:02:10c'est-à-dire
01:02:10comment est-ce qu'une religion
01:02:11peut être manipulée
01:02:13pour devenir un objet
01:02:14de conquête politique
01:02:16et territoriale
01:02:16c'est bien ça mon sujet
01:02:18et nul autre
01:02:19les deux mesures
01:02:20que je prendrai immédiatement
01:02:21que d'autres pays
01:02:22ont déjà prises
01:02:22mais c'est davantage
01:02:23une lutte culturelle
01:02:24que culturelle
01:02:25mais c'est une lutte
01:02:26éminemment politique
01:02:27on est d'accord
01:02:27c'est pas le culte
01:02:28qu'on attaque
01:02:29c'est bien la visée politique
01:02:30et de conquête politique derrière
01:02:32la première des mesures
01:02:34qui a déjà été prise ailleurs
01:02:36c'est l'interdiction
01:02:37de la confrérie
01:02:38des frères musulmans
01:02:39elle est aujourd'hui
01:02:40autorisée
01:02:42sur le sol national
01:02:43là où elle a été interdite
01:02:44parce qu'on sait
01:02:45à quoi elle amène
01:02:46dans des pays
01:02:47notamment de culture
01:02:49musulmane
01:02:49qui l'ont interdite
01:02:50parce qu'ils savent
01:02:51qu'elle manipule
01:02:52qu'elle force les gens
01:02:54à se dresser
01:02:55contre l'état
01:02:55petit à petit
01:02:56et qu'elle infiltre
01:02:57tous les milieux de décision
01:02:59ce qui est en train
01:02:59de se passer aujourd'hui
01:03:00y compris je l'ai dit d'ailleurs
01:03:02en début d'année
01:03:02dans nos conseils municipaux
01:03:04puisque les frères musulmans
01:03:05sont rentrés notamment
01:03:06sur des listes
01:03:06et des filles
01:03:07dans les conseils municipaux
01:03:08c'est la première mesure
01:03:09que je prendrais
01:03:10et il y en a une deuxième
01:03:10qui est sans doute
01:03:11plus disruptive
01:03:12et qui ferait davantage débat
01:03:13mais qui se rattache véritablement
01:03:15à ce qui vient d'être dit
01:03:16sur la condition de la femme
01:03:17nous ne pouvons pas tolérer
01:03:18que dans notre pays
01:03:20des millions de femmes
01:03:21soient forcées
01:03:23à porter sur la tête
01:03:24un signe d'infériorité
01:03:26soit que ce soit
01:03:27leur père
01:03:28leur frère
01:03:28leur mari
01:03:29qui les y force
01:03:30c'est-à-dire
01:03:31le voile islamique
01:03:31j'interdirais
01:03:32le port de tenue
01:03:34qui marque
01:03:34l'infériorité
01:03:35d'une catégorie
01:03:36de la population
01:03:37donc c'est quelque chose
01:03:38évidemment qui fait débat
01:03:39mais je ne crois pas
01:03:40que dans la France
01:03:40qui a certes
01:03:41comme le disait Tocqueville
01:03:42la passion d'égalité
01:03:44mais qui a surtout été
01:03:45dans le monde
01:03:46le pays
01:03:47qui a défendu la liberté
01:03:48puisse accepter ça
01:03:49sur son sol
01:03:50donc l'interdiction du voile
01:03:51concourrait
01:03:52à ce que nous retrouvions
01:03:53demain
01:03:53des valeurs de liberté
01:03:54qui si nous les perdons
01:03:55finiront par
01:03:58finiront en tout cas
01:03:59parce que l'État
01:04:01abandonnera
01:04:01la liberté
01:04:01de tous les citoyens
01:04:02c'est bien le mouvement
01:04:03qui est en train de se passer
01:04:04et c'est sûr
01:04:05contre quoi
01:04:05il faut se lutter
01:04:06prioritairement
01:04:07alors Julia
01:04:08Achamichkovic
01:04:08on a une question
01:04:09de Pascal
01:04:10qui dit
01:04:10pourquoi faire une différence
01:04:11entre les propriétaires
01:04:13et les locataires
01:04:14si a priori
01:04:15ils ont
01:04:15la même retraite
01:04:16c'est qu'ils ont fait
01:04:17des choix
01:04:18alors
01:04:19la question est simple
01:04:20merci Pascal
01:04:21merci Pascal
01:04:22pour la question
01:04:22et c'est important
01:04:23d'apporter du détail
01:04:26concrètement
01:04:26ma génération
01:04:28est très éloignée
01:04:29de la possibilité
01:04:29d'acquérir un bien
01:04:30on le sait
01:04:31c'est documenté
01:04:31c'est statistique
01:04:33je pars du principe
01:04:34que quand vous avez
01:04:35à cet âge là
01:04:35arrivé à l'âge de la retraite
01:04:37vous avez globalement
01:04:38fini de payer
01:04:39votre crédit
01:04:40de votre résidence principale
01:04:41et donc vous n'avez plus
01:04:42la charge d'un loyer
01:04:44qui pèse à peu près
01:04:45un tiers
01:04:46finalement
01:04:46du salaire
01:04:47ou de la retraite
01:04:48que vous percevez
01:04:49donc à partir du moment
01:04:50où vous avez
01:04:503000 euros dans
01:04:51vos poches
01:04:52sans avoir
01:04:53à financer
01:04:53votre habitation
01:04:54alors propriétaire
01:04:55ça veut dire
01:04:55dans votre esprit
01:04:57résidence principale
01:04:58oui mais qui aurait déjà
01:04:58fini de payer
01:04:59son crédit
01:05:00bien sûr
01:05:00mais on part quand même
01:05:01du principe
01:05:02que globalement
01:05:03c'est une génération
01:05:04qui a fini de payer
01:05:05le crédit
01:05:06peut-être que vous allez
01:05:07me contredire
01:05:08mais je pense que
01:05:10bon
01:05:10donc effectivement
01:05:11quand on gagne 3000 euros
01:05:12quand on a déjà fini
01:05:13de payer la maison
01:05:13qu'on a finalement
01:05:14c'est de l'argent
01:05:15qui permet de payer
01:05:16à la fois les charges restantes
01:05:18mais qui reste bien
01:05:19moins importante
01:05:20que le loyer
01:05:21ou le montant
01:05:23du crédit
01:05:24je pense que
01:05:25ce n'est pas
01:05:26déconnant
01:05:27de renoncer
01:05:27à 40 euros par mois
01:05:28parce qu'en fait
01:05:28c'est approximativement
01:05:30le montant
01:05:31de l'indexation
01:05:31sur les retraites
01:05:32à plus de 3000 euros
01:05:33on revient
01:05:34dans un instant
01:05:34avec les propositions
01:05:35de William Thé
01:05:36moi président
01:05:37ce petit jeu
01:05:38qu'on essaie aujourd'hui
01:05:39que je trouve très amusant
01:05:40d'ailleurs
01:05:40et puis ça fait réagir
01:05:42d'ailleurs
01:05:42sur les réseaux
01:05:43avec Pascal
01:05:43qui nous a écrit
01:05:44notamment
01:05:44au 0826 303
01:05:47on vous continuez
01:05:47de nous appeler aussi
01:05:48pour la radio libre
01:05:49de tout à l'heure
01:05:50à midi 15
01:05:50on revient
01:05:51tout de suite
01:05:57de retour
01:05:58sur l'antenne
01:05:58de Sud Radio
01:06:00désolé
01:06:00j'étais parti
01:06:01me chercher de l'eau
01:06:02et le temps passe vite
01:06:04quand on va chercher de l'eau
01:06:05bonne compagnie
01:06:05de retour
01:06:06avec Julia H. Milchkovic
01:06:08avec Gilles Plattray
01:06:09William Thé
01:06:09William Thé
01:06:10c'était à vous
01:06:11d'être président
01:06:12de la République
01:06:13quelles seraient vos propositions
01:06:15si vous l'étiez
01:06:15aujourd'hui ?
01:06:16moi je voulais faire le malin
01:06:17je pensais qu'on avait le droit
01:06:18qu'à une seule proposition
01:06:19donc j'avais trouvé une idée
01:06:20pour en faire plusieurs
01:06:21d'un coup
01:06:22alors moi j'étais parti
01:06:23sur l'idée suivante
01:06:24comment on fait
01:06:25pour réaliser quelque chose
01:06:26d'impossible
01:06:26parce que vous avez ouvert
01:06:27le débat sur Patrick Martin
01:06:28en disant que l'économie française
01:06:29est en situation
01:06:29qui était dans un mauvais état
01:06:30on a vu également
01:06:32que les pompiers
01:06:33étaient dans un mauvais état
01:06:34on a également des propositions
01:06:35de Attal et Philippe
01:06:35sur l'école
01:06:36en disant que l'école
01:06:36est dans un mauvais état
01:06:37en fait bref
01:06:37si on résume
01:06:38tout va mal
01:06:39et donc comment on fait
01:06:40pour s'en sortir
01:06:41moi j'ai eu une idée
01:06:42quand vous avez soumis
01:06:43cette proposition là
01:06:44parce que c'est pas la culture
01:06:45de la peur
01:06:45ça dire que tout va mal
01:06:46non mais en tout cas
01:06:47tout ne fonctionne pas
01:06:51donc moi je me suis dit
01:06:52qu'est-ce qu'on a réalisé
01:06:53d'impossible ces derniers temps
01:06:55et comment on l'a fait
01:06:57quand Notre-Dame
01:06:58a brûlé en 2019
01:07:00les architectes
01:07:01ont dit que c'était impossible
01:07:02de reconstruire Notre-Dame
01:07:02en 5 ans
01:07:03Emmanuel Macron
01:07:04qui était bien inspiré
01:07:05a fait adopter
01:07:05ce qu'on appelle
01:07:06une loi d'exception
01:07:06qui permettait
01:07:07de reconstruire Notre-Dame
01:07:08en sortant
01:07:09des différents carcans
01:07:10administratifs et normatifs
01:07:11afin de reconstruire Notre-Dame
01:07:12beaucoup plus vite
01:07:12moi je pense
01:07:14que le seul moyen
01:07:15de déverrouiller la France
01:07:16c'est de faire une loi d'exception
01:07:17sur les différents sujets
01:07:18où la France va mal
01:07:19pour pouvoir
01:07:20faire en sorte
01:07:21de se passer
01:07:22des barrières réglementaires
01:07:23et normatives
01:07:24afin de permettre
01:07:25aux gens de pouvoir reconstruire
01:07:27typiquement
01:07:27on parlait tout à l'heure
01:07:28de la question du logement
01:07:29pourquoi est-ce que
01:07:29le prix du logement a augmenté
01:07:30parce qu'en fait
01:07:31la démographie française
01:07:32a été importante
01:07:32et en tout cas
01:07:33elle est plus vite
01:07:33que la question des logements
01:07:34or vous avez un problème essentiel
01:07:36c'est que
01:07:36si vous voulez construire un bâtiment
01:07:38vous mettez beaucoup plus de temps
01:07:39que vos voisins européens
01:07:40c'est qu'il n'y a que ça
01:07:41qui a fait que le logement
01:07:42est en crise
01:07:43en tout cas c'est une question
01:07:43de concentration
01:07:44et c'est une question de masse
01:07:44ensuite après
01:07:45si vous voulez déverrouiller
01:07:46l'offre de logement
01:07:47le seul moyen
01:07:47de pouvoir bâtir rapidement
01:07:48c'est non seulement
01:07:50de pouvoir avoir de la demande
01:07:51mais ça il y en a
01:07:52c'est de pouvoir faire en sorte
01:07:53que les barrières réglementaires
01:07:54et notamment
01:07:54les barrières écologiques
01:07:55qui aujourd'hui pourrissent
01:07:57la vie des constructeurs
01:07:58soient déverrouillées
01:07:59si vous parlez des agriculteurs
01:08:00c'est à peu près la même chose
01:08:00si vous parlez en fait
01:08:01des différents secteurs
01:08:02économiques et industriels
01:08:03le seul moyen
01:08:04c'est de pouvoir déverrouiller
01:08:05le carcan normatif
01:08:06et administratif
01:08:08qui les empêche
01:08:09de pouvoir travailler
01:08:10donc moi je pense
01:08:10que le seul moyen
01:08:11si j'avais une seule mesure
01:08:12donc c'était ça mon idée
01:08:13c'était de faire une loi d'exception
01:08:15qui permettait aux gens
01:08:16de pouvoir reconstruire la France
01:08:18comme si on était
01:08:18au sortir de la guerre
01:08:19en 45
01:08:20afin qu'ils puissent reconstruire
01:08:21l'état
01:08:22sur lequel ils pouvaient être fiers
01:08:23et qu'ils puissent se dire
01:08:24et en conclusion
01:08:24que impossible n'est pas français
01:08:26William Thay
01:08:26vous gardez la main
01:08:27et on passe à votre regard
01:08:28sur l'actualité
01:08:29c'est un coup de gueule
01:08:30je crois
01:08:30sur LFI
01:08:31oui parce que
01:08:32moi je pense que
01:08:34LFI a la haine des riches
01:08:36parce que
01:08:37notamment ils ont un problème
01:08:38c'est qu'en fait
01:08:38ils sont jaloux de Bernard Arnault
01:08:40et des autres milliardaires
01:08:41parce qu'en fait
01:08:42non pas sur la question
01:08:43de la réussite
01:08:44mais parce que Bernard Arnault
01:08:45en 40 ans de carrière
01:08:46a plus aidé de pauvres
01:08:47que ne l'a fait Jean-Luc Mélenchon
01:08:49qui quand même
01:08:49il faut le rappeler
01:08:50en 40 ans
01:08:50n'a rien fait de rien
01:08:51pourquoi lorsqu'on résume
01:08:52la carrière de Jean-Luc Mélenchon
01:08:53en 40 ans
01:08:54il a été sénateur
01:08:56conseiller général
01:08:57président du conseil général
01:08:58voire même ministre
01:08:58et il n'y a aucune loi
01:08:59aucun actif qui porte son nom
01:09:00or Bernard Arnault
01:09:02quand vous regardez sa réalisation
01:09:03a permis de sortir
01:09:04des dizaines de milliers
01:09:05de salariés de la pauvreté
01:09:06avec un des salaires
01:09:07qui est le plus important
01:09:07je crois que c'est à peu près
01:09:084000 ou 5000 euros
01:09:09par tête à LVMH
01:09:10a permis de reconstruire Notre-Dame
01:09:12a fait un don important
01:09:13au resto du coeur
01:09:14et donc moi je pense
01:09:15que Jean-Luc Mélenchon
01:09:16comme c'est quelqu'un
01:09:16d'assez égocentrique
01:09:17et que c'est un peu
01:09:18un total loser
01:09:19en fait il est jaloux
01:09:20du succès de Bernard Arnault
01:09:21et du fait que Bernard Arnault
01:09:22a aidé beaucoup plus
01:09:24de pauvres
01:09:25et aidé beaucoup plus
01:09:26de pauvres
01:09:27et de gens
01:09:28et de français
01:09:29que lui
01:09:30et donc c'est pour ça
01:09:31qu'ils ont une haine anti-riche
01:09:32c'est uniquement parce qu'en fait
01:09:33ce sont des perdants
01:09:34ils se disent que Bernard Arnault
01:09:35va plus apporter à la France
01:09:36ce qu'eux ne peuvent faire
01:09:37pendant toute leur carrière
01:09:37et pendant toute leur vie
01:09:38et donc c'est pour ça
01:09:39qu'ils veulent les détruire
01:09:40et les démolir
01:09:40plutôt que d'apporter quelque chose
01:09:41parce que c'est beaucoup plus facile
01:09:43de casser quelque chose
01:09:44que de construire quelque chose
01:09:45Une vision tunnel
01:09:46William Thay
01:09:47vous exagérez peut-être un peu
01:09:48et puis tout le monde
01:09:49n'a pas été pauvre
01:09:50en bossant chez Bernard Arnault
01:09:52en arrivant chez Bernard Arnault
01:09:53et finissant à 4 ou 5 000 euros
01:09:54Vous avez raison d'apporter le point
01:09:56moi la question que je pose
01:09:57c'est normalement
01:09:58la politique
01:09:59en tout cas en France
01:09:59avec un état centralisateur
01:10:01et qui dépense beaucoup
01:10:02en dépense publique
01:10:02c'est que vous pouvez aider
01:10:03beaucoup de gens
01:10:03La question qui est posée
01:10:04que je pose à la suivante
01:10:05c'est à votre avis
01:10:06il y a combien de gens
01:10:07qui ont été aidés
01:10:08par la France Insoumise
01:10:09ou par les députés
01:10:10de la France Insoumise
01:10:11ou par Jean-Luc Mélenchon
01:10:12pendant tout le temps
01:10:13de la création du mouvement
01:10:14et combien de gens
01:10:14ont été aidés par Bernard Arnault
01:10:15je suis quasiment sûr
01:10:16que le seul homme de Bernard Arnault
01:10:17a pu s'apporter à la France
01:10:18que tout ce groupe parlementaire
01:10:20Oui il n'y a pas que Bernard Arnault
01:10:22c'est quand même
01:10:22un travail de groupe
01:10:24mais je comprends ce que vous dites
01:10:26C'est mon point de vue
01:10:26Oui oui
01:10:27je comprends ce que vous dites
01:10:28j'essaye juste d'apporter
01:10:29un peu de contradiction
01:10:30puisqu'on n'a pas
01:10:30de député LFI
01:10:32qui peut venir
01:10:33vous contredire
01:10:34sur ce plateau
01:10:35et c'est important quand même
01:10:35qu'on ait des échanges
01:10:37équilibrés
01:10:38Gilles Platret
01:10:38Alors on va changer de sujet
01:10:41on a une actualité chaude
01:10:43en ce moment
01:10:43une actualité diplomatique
01:10:45importante
01:10:46qui est liée
01:10:47à nos relations
01:10:47avec la République islamique d'Iran
01:10:49où vous savez peut-être
01:10:50que le 19 juillet dernier
01:10:54la République islamique d'Iran
01:10:55a arrêté
01:10:56deux diplomates français
01:10:57qui dans le cadre
01:10:58d'une rencontre culturelle
01:11:00qui se développait en Iran
01:11:01ont eu des échanges
01:11:03avec deux graphistes
01:11:04qui sont ciblés
01:11:06par ce régime
01:11:07qui se durcit énormément
01:11:08comme des opposants au régime
01:11:10les deux diplomates français
01:11:11ont d'abord été arrêtés
01:11:13puis relâchés
01:11:14et lorsqu'ils sont partis
01:11:16comme tout un chacun
01:11:17peut le faire
01:11:18pour revenir en France
01:11:20on leur a signifié
01:11:21qu'ils étaient désormais
01:11:21persona non grata
01:11:22et donc ils ne pouvaient plus
01:11:23remettre le pied
01:11:24en Iran
01:11:25à l'ambassade d'Iran
01:11:27là-dessus
01:11:28le ministère des Affaires étrangères
01:11:29a réagi
01:11:30alors je trouve ça déjà
01:11:31assez exceptionnel
01:11:31parce que j'ai souvent dénoncé
01:11:33notamment à ce micro
01:11:34de Sud Radio
01:11:36la lenteur
01:11:37pour ne pas dire
01:11:38la complaisance
01:11:39du quai d'Orsay
01:11:40vis-à-vis d'un régime
01:11:41qui a massacré
01:11:42depuis des années
01:11:43des années
01:11:44depuis 50 ans
01:11:44en réalité
01:11:45une partie de son peuple
01:11:47et le ministre
01:11:49a déclaré
01:11:50que puisque
01:11:50deux diplomates français
01:11:52ne pouvaient plus rentrer
01:11:55pour exercer
01:11:55leur mission diplomatique
01:11:56en Iran
01:11:57alors il allait expulser
01:11:59deux diplomates
01:12:00iraniens
01:12:01c'est la déclaration
01:12:03qui a été faite
01:12:03il y a quelques jours
01:12:04le 18 août
01:12:05et la remarque
01:12:06que je souhaitais faire
01:12:07c'est peut-être
01:12:07de suggérer un non
01:12:10puisque nous avons
01:12:11hélas
01:12:13à l'ambassade de France
01:12:14en France
01:12:15à Paris
01:12:15de la république
01:12:16islamique d'Iran
01:12:17un certain nombre
01:12:18de personnages
01:12:19qui sont peu recommandables
01:12:20j'avais eu la faveur
01:12:22de pouvoir présider
01:12:23à la sortie
01:12:24d'un rapport
01:12:24en octobre dernier
01:12:26dont on avait d'ailleurs
01:12:27beaucoup parlé
01:12:27dans ce studio
01:12:28sur l'entrisme en France
01:12:30de la république islamique d'Iran
01:12:31avec les experts
01:12:33qui m'accompagnaient
01:12:33nous avions ciblé
01:12:34un personnage en particulier
01:12:35Ali Reza Ralili
01:12:37qui est le numéro 2
01:12:38de l'ambassade
01:12:39depuis 2003
01:12:40et en réalité
01:12:41il a vu défiler
01:12:42les ambassadeurs
01:12:42c'est lui le véritable patron
01:12:43de la diplomatie iranienne
01:12:45en France
01:12:46et cet homme
01:12:47qui est agréé
01:12:48par les gardiens
01:12:48de la révolution
01:12:49la frange
01:12:50qui désormais
01:12:50tient tous les pouvoirs
01:12:52depuis la guerre
01:12:53avec les Etats-Unis
01:12:53en Iran
01:12:54cet homme
01:12:55est l'agent d'influence
01:12:56numéro 1
01:12:57de la république islamique
01:12:59d'Iran en France
01:12:59il a tous les contacts
01:13:00avec des milieux universitaires
01:13:03des milieux culturels
01:13:04des milieux politiques français
01:13:06et l'on sait
01:13:07à quel point
01:13:08son jeu d'influence
01:13:09est particulièrement performant
01:13:11voilà des années
01:13:12des années
01:13:12que la république française
01:13:13le sait
01:13:13voilà des années
01:13:14des années
01:13:15qu'elle décide
01:13:16de ne pas réagir
01:13:17qu'elle décide
01:13:17de laisser cet individu
01:13:19tisser sa toile
01:13:19or aujourd'hui
01:13:20la vraie difficulté
01:13:21que nous avons
01:13:22et c'est que
01:13:24le raidissement
01:13:25du régime
01:13:25après la guerre
01:13:26désormais dans la main
01:13:28des plus durs
01:13:28des plus durs en Iran
01:13:29qui continue d'ailleurs
01:13:30la répression
01:13:31nous avons eu
01:13:3130 000 morts estimées
01:13:33au mois de janvier
01:13:34et puis des milliers
01:13:35des milliers
01:13:36des milliers de morts
01:13:37toutes ces dernières années
01:13:38mais là les choses
01:13:39sont en train
01:13:39de s'accélérer
01:13:40et derrière tout ça
01:13:41plaide une ombre
01:13:42un risque fort
01:13:43qui est un risque terroriste
01:13:44et on le sait
01:13:45nous l'avions documenté
01:13:46dans ce rapport
01:13:47et à la ligne presse
01:13:48c'était exactement
01:13:49ce qui est en train
01:13:50de se passer
01:13:50donc je pense
01:13:51qu'il serait
01:13:51de bonne alloi
01:13:52de bonne politique
01:13:53si la France
01:13:54veut enfin
01:13:55un peu durcir
01:13:56sa position
01:13:56vis-à-vis
01:13:57de la république
01:13:57islamique d'Iran
01:13:58qu'elle expulse
01:13:59monsieur Ralili
01:14:00qui est véritablement
01:14:01le démon
01:14:02qui phagocyte
01:14:04toutes nos relations
01:14:05qui organise
01:14:06tous les jeux d'influence
01:14:07et qui hélas
01:14:08hélas
01:14:09trouve en France
01:14:10trop de relais
01:14:11dans des éléments
01:14:12de langage
01:14:13qui sont dispensés
01:14:14distillés
01:14:15dans les médias
01:14:16dans les cours
01:14:17de nos universités
01:14:18dans le monde culturel
01:14:20dans une partie
01:14:20du monde culturel
01:14:21parfois
01:14:21donc je pense
01:14:22qu'il y a là
01:14:23une action forte à mener
01:14:24si la France
01:14:25veut vraiment
01:14:25prendre la tête
01:14:26d'un raidissement
01:14:27des relations diplomatiques
01:14:28avec la république
01:14:29islamique d'Iran
01:14:30elle a le moyen
01:14:30de le faire
01:14:30en expulsant cet individu
01:14:32il y a même des gens
01:14:33qui sont payés
01:14:34par l'ambassade
01:14:34pour distiller
01:14:35les éléments du régime
01:14:36oui oui bien sûr
01:14:37mais certains hélas
01:14:38le font même
01:14:39bénévolement
01:14:39sans être payé
01:14:40ce qui est encore pire
01:14:41allez Julia
01:14:42Chamischkovic
01:14:43oui moi j'aimerais
01:14:44mettre en évidence
01:14:45que les cancers précoces
01:14:48ont bondi
01:14:49de près de 80%
01:14:50en moins de 30 ans
01:14:51ce qui signifie
01:14:53qu'en fait
01:14:53les jeunes
01:14:54ont de plus en plus
01:14:54de cancers
01:14:56notamment le cancer
01:14:57du rein
01:14:57du côlon
01:14:58du sein
01:14:59du pancréas
01:14:59donc on estime
01:15:01que cette augmentation
01:15:02touche la strata
01:15:03de 15-40 ans
01:15:04donc c'est assez large
01:15:05mais en tout cas
01:15:05c'est dramatique
01:15:06et c'est la revue
01:15:07de Lancet
01:15:09qui place la France
01:15:10du coup en tête
01:15:11des pays
01:15:11les plus victimes
01:15:13de cancers
01:15:14par rapport
01:15:14à la population
01:15:16française
01:15:17donc il y a un vrai sujet
01:15:18de catastrophe sanitaire
01:15:19il n'est pas normal
01:15:22que le cancer
01:15:23se propage
01:15:24aussi intensément
01:15:25dans notre population
01:15:26ça en devient
01:15:27un cancer généralisé
01:15:29pour à peu près
01:15:29tout le monde
01:15:30donc il y a
01:15:31une alerte assez forte
01:15:32et donc de fait
01:15:32il y a une sénatrice
01:15:33qui se bat
01:15:34pour cesser
01:15:35qu'on étudie
01:15:36la notion
01:15:37de l'augmentation
01:15:38des cancers
01:15:38uniquement
01:15:39du point de vue
01:15:40des estimations
01:15:41vous excuserez
01:15:42le scientifique
01:15:43que vous êtes
01:15:43avec vos estimations
01:15:44mais qu'en tout cas
01:15:45elle aimerait mettre
01:15:46en place un registre
01:15:47des cancers réclamés
01:15:48ce qui n'existe pas encore
01:15:49mais qui permettrait
01:15:50de mieux documenter
01:15:51les cancers
01:15:52effectivement
01:15:53et puis d'ailleurs
01:15:53on a une hôtesse
01:15:55Air France
01:15:55qui vient enfin
01:15:57je dis enfin
01:15:58parce que c'est le combat
01:15:59de beaucoup de femmes
01:16:00qui le connaissent
01:16:01d'obtenir
01:16:03le fait que son cancer
01:16:05du sein
01:16:05ait été classé
01:16:06pour la première fois
01:16:07comme une maladie
01:16:08professionnelle
01:16:09c'est suffisamment
01:16:10surprenant je trouve
01:16:11pour le préciser
01:16:13ça ouvre la voie
01:16:15probablement
01:16:16à d'autres combats
01:16:17menés par des femmes
01:16:18mais pas que des femmes
01:16:19il y a d'autres
01:16:20pathologies
01:16:21enfin d'autres cancers
01:16:23qui sont connus
01:16:24aussi par les hommes
01:16:25et qui sont
01:16:26d'origine professionnelle
01:16:27donc peut-être
01:16:28qu'on va enfin avancer
01:16:29aussi sur cette question
01:16:30de santé publique
01:16:31dans un instant
01:16:32sur Sud Radio
01:16:33on va changer de sujet
01:16:36parce qu'on en a parlé
01:16:37et on s'est dit
01:16:38que la facturation électronique
01:16:40oui c'est intéressant
01:16:41c'est un vrai sujet
01:16:42mais que curieusement
01:16:45Mayotte intéresse
01:16:46beaucoup plus
01:16:47nos personnalités politiques
01:16:49on va s'intéresser
01:16:50de savoir pourquoi
01:16:51on en parle dans un instant
01:16:52avec Gilles Platret
01:16:53William Thay
01:16:54et Julia Chamutkovic
01:16:55sur Sud Radio
01:16:56et avec vous
01:16:56évidemment
01:16:57au 0826
01:16:58300 300
01:17:00sur 13h
01:17:01Anthony Martin Smith
01:17:02et puis c'est aussi ça
01:17:03le direct
01:17:03sur Sud Radio
01:17:04avec vous
01:17:05mesdames et messieurs
01:17:06que vous continuez
01:17:07de nous appeler
01:17:07au 0826 300 300
01:17:08notamment pour
01:17:09la radio libre
01:17:10de tout à l'heure
01:17:10à partir de midi 15
01:17:11mais c'est aussi
01:17:13qu'on adapte
01:17:14nos sujets
01:17:15et effectivement
01:17:16en discutant
01:17:17avec les débatteurs
01:17:17autour de la table
01:17:18on s'est dit
01:17:19que c'était quand même
01:17:20curieux
01:17:21de voir
01:17:21qu'Edouard Philippe
01:17:22avait précédé
01:17:24Sébastien Lecornu
01:17:25Premier ministre
01:17:26allant sur le territoire
01:17:28de Mayotte
01:17:28est-ce que Mayotte
01:17:30devient finalement
01:17:32the place to be
01:17:33la place où il faut
01:17:34absolument être
01:17:35quand on est une personnalité
01:17:36politique en campagne
01:17:38précédée de la sorte
01:17:39le Premier ministre
01:17:40sur une visite officielle
01:17:41qui était programmée
01:17:42quand même programmée
01:17:43depuis quelques temps
01:17:44est-ce là
01:17:45un geste politique
01:17:46intéressant ?
01:17:47On s'y intéresse
01:17:48avec vous
01:17:49Julia Shamiljkovic
01:17:50Gilles Platret
01:17:52et William Tay
01:17:53et puis
01:17:54après
01:17:55le cyclone
01:17:58Chido
01:17:58le 14 décembre
01:17:592024
01:18:01Mayotte
01:18:01est quand même
01:18:02devenu
01:18:02un territoire
01:18:03dont on a commencé
01:18:04à se préoccuper
01:18:05un peu plus
01:18:05il y a eu
01:18:07énormément de destruction
01:18:08d'infrastructures
01:18:08et là
01:18:09on a le sentiment
01:18:10que ça devient
01:18:11un territoire
01:18:12où la question
01:18:13de l'immigration
01:18:13peut être
01:18:15remise sur la table
01:18:16de la nationalité
01:18:17et du droit du sol
01:18:18Gilles Platret
01:18:19Alors il y a une course
01:18:20à l'échalote
01:18:21ça c'est certain
01:18:21entre les deux
01:18:23les deux fils spirituels
01:18:25d'Emmanuel Macron
01:18:26c'est-à-dire
01:18:26Edouard Philippe
01:18:27et Sébastien Lecornu
01:18:28n'oublions pas quand même
01:18:29qu'ils sortent
01:18:30l'un et l'autre
01:18:30de la même officine
01:18:32c'est vraiment
01:18:33des bébés Macron
01:18:35je le dis
01:18:36avec une pointe d'ironie
01:18:37mais quand même
01:18:38le sentiment
01:18:39d'être exact
01:18:41on nous présente
01:18:42peut-être
01:18:42la visite
01:18:43du Premier ministre
01:18:44comme un premier acte
01:18:45pré-présidentiel
01:18:46celle d'Edouard Philippe
01:18:48n'a pas fait mystère
01:18:49de ses intentions
01:18:50moi je voudrais
01:18:51simplement rappeler
01:18:52parce qu'évidemment
01:18:53la question migratoire
01:18:54est prégnante
01:18:54les propositions
01:18:55ont été faites
01:18:56nous discutions
01:18:57en rentaine
01:18:58de leur constitutionnalité
01:18:59parce que c'est un vrai sujet
01:19:00aujourd'hui
01:19:01et ça dépasse Mayotte
01:19:02avons-nous aujourd'hui
01:19:04les moyens constitutionnels
01:19:05de revenir
01:19:06sur les erreurs du passé
01:19:07notamment en matière
01:19:08de regroupement familial
01:19:10je pense que ça passe aussi
01:19:11par la réforme
01:19:12d'un certain nombre
01:19:13de traités
01:19:14mais c'est sans doute possible
01:19:16mais je voudrais
01:19:17simplement insister
01:19:17sur une chose
01:19:18qui peut-être
01:19:19que la question migratoire
01:19:20fait passer au deuxième plan
01:19:21c'est l'extrême pauvreté
01:19:23du territoire
01:19:24de Mayotte
01:19:25c'est le territoire
01:19:26de la République
01:19:27le plus pauvre
01:19:28et de très très loin
01:19:29et le cyclone
01:19:32qui avait ravagé Mayotte
01:19:33c'est même pas un territoire
01:19:34c'est un département
01:19:34oui il est département
01:19:35mais quand je disais territoire
01:19:36c'était au sens géographique
01:19:37oui au sens juridique
01:19:38pas au sens juridique
01:19:39c'est la même application
01:19:41vous avez totalement raison
01:19:42c'est un département français
01:19:43c'est quand même important de le rappeler
01:19:44c'est à dire que Mayotte
01:19:45c'est quand même l'équivalent
01:19:46de l'Aude
01:19:48des Alpes-Maritimes
01:19:49on est d'accord
01:19:50de l'Oise
01:19:51etc.
01:19:52ou de Paris
01:19:53c'est à dire que normalement
01:19:54théoriquement sur le papier
01:19:55ils ont exactement
01:19:56les mêmes droits
01:19:56que n'importe quel département
01:19:58sauf que en l'occurrence
01:19:59et c'est ce sur quoi
01:20:00je voulais particulièrement insister
01:20:01avant peut-être qu'on développe
01:20:02les aspects plus politiques
01:20:03mais l'île n'est pas reconstruite
01:20:06depuis le passage du cyclone
01:20:08en 2024
01:20:09et aujourd'hui
01:20:10vous avez des besoins élémentaires
01:20:12qui ne sont pas satisfaits
01:20:13donc je ne sais pas
01:20:14parce que c'est ce qui m'intéresse
01:20:15Edouard Philippe
01:20:16étant tournée électorale
01:20:17le Premier ministre peut venir
01:20:18avec quelques propositions concrètes
01:20:20et je pense que c'est d'abord ça
01:20:21et indépendamment du jeu politicien
01:20:23qui m'intéresse peu
01:20:24mais qu'est-ce que le Premier ministre
01:20:26vient annoncer ?
01:20:27Est-ce qu'enfin
01:20:28on va reconstruire
01:20:29ce département
01:20:30qui est dans des abysses
01:20:32de pauvreté
01:20:33qui doit faire honte
01:20:35à la République française
01:20:36parce que
01:20:36vous l'avez rappelé
01:20:37son statut est normalisé
01:20:39par rapport
01:20:40à la plupart
01:20:41des territoires français
01:20:42puisqu'il est départementalisé
01:20:43pour autant
01:20:44il n'est pas aujourd'hui
01:20:46et de loin s'en faut
01:20:47à l'état
01:20:48et au niveau
01:20:48de développement
01:20:49de nos autres départements
01:20:50mais la question qu'on peut se poser
01:20:51j'y platerai
01:20:52William Té
01:20:53Julia Shamilchkovic
01:20:54c'est un territoire
01:20:55enfin c'est un département
01:20:56pour être parfaitement rigoureux
01:20:57qui se trouve dans l'archipel des Comores
01:21:00au large de Madagascar
01:21:02et du Mozambique
01:21:03dans l'océan Indien
01:21:04pour vraiment
01:21:04le situer sur une carte
01:21:07c'est quand même
01:21:09aujourd'hui
01:21:10devenu
01:21:11davantage
01:21:11un endroit
01:21:13où l'on va
01:21:14pour parler
01:21:14immigration
01:21:15nationalité
01:21:16et droits du sol
01:21:16davantage
01:21:17que du sort
01:21:18des habitants
01:21:19de cette île
01:21:19c'est là où c'est malheureux
01:21:21vous avez parfaitement raison
01:21:24c'est là où c'est malheureux
01:21:25effectivement
01:21:25la question de l'immigration
01:21:26est un sujet
01:21:26qu'il faut traiter
01:21:28d'ailleurs
01:21:28si on analyse que
01:21:30du point de vue politique
01:21:30c'est facile
01:21:31de venir parler d'immigration
01:21:32à Mayotte
01:21:33et de ne pas se prononcer
01:21:34sur l'immigration
01:21:35de manière géniale
01:21:35face aux vagues d'immigration
01:21:36des Comores
01:21:38notamment
01:21:38mais c'est quand même
01:21:39un constat qui est partagé
01:21:41et qui a effectivement
01:21:41des conséquences
01:21:42sur aussi le quotidien
01:21:43de ceux qui habitent
01:21:45à Mayotte
01:21:46donc c'est un peu facile
01:21:47de venir parler
01:21:48d'essayer de venir
01:21:49sur un territoire
01:21:50qui vote massivement
01:21:51Rassemblement National
01:21:52est-ce que c'est une faute politique ?
01:21:53non je ne dis pas
01:21:54que c'est une faute politique
01:21:54je dis que c'est facile
01:21:56c'est pas pareil
01:21:56et d'effectivement
01:21:57de ne quasiment pas se prononcer
01:21:59sur le quotidien concret
01:22:00de ces personnes là
01:22:01qui vivent dans des conditions
01:22:02catastrophiques
01:22:03il faut quand même rappeler
01:22:04qu'il n'y a pas assez d'école
01:22:05donc en fait les enfants
01:22:06sont obligés de faire un roulement
01:22:07il y a une partie des enfants
01:22:08qui vont à l'école le matin
01:22:09l'autre l'après-midi
01:22:10enfin on est sur un territoire français
01:22:11quand même
01:22:11on est sur un département français
01:22:13ça devrait tous nous indigner
01:22:14et qui plus est
01:22:16nous vivant sur la métropole
01:22:17avec tous nos avantages
01:22:18et toute notre luxure
01:22:20si on peut parler comme ça
01:22:22quand on voit
01:22:22les conditions de vie qu'ils ont
01:22:24donc je pense que
01:22:26la visite de Sébastien Lecornu
01:22:27apportera plus de clarté
01:22:28sur comment améliorer
01:22:29justement le quotidien
01:22:30de ces personnes là
01:22:31versus parler uniquement
01:22:32d'immigration
01:22:33qui ne résoudra pas
01:22:35finalement les problématiques
01:22:37sur Mayotte
01:22:37William De
01:22:38moi je pense
01:22:38déjà
01:22:39premier point
01:22:39c'est que
01:22:40les gens aiment bien critiquer
01:22:41Edouard Philippe
01:22:42ils disent que c'est un fantôme
01:22:43je ne sais pas quoi
01:22:43et qu'il n'a pas d'électeur
01:22:44mais malgré tout
01:22:44quand on vous résume la situation
01:22:46il est quand même en tête
01:22:47des intentions de vote
01:22:47au sein du bloc central
01:22:48il est celui qui bénéficie
01:22:50du plus de ralliements
01:22:50et en plus
01:22:51on disait qu'il ne savait pas
01:22:52faire campagne
01:22:52et visiblement
01:22:53il arrive à en tout cas
01:22:53à mettre un sujet sur la table
01:22:54sinon on n'aurait pas parlé
01:22:55de Mayotte
01:22:55et deuxièmement
01:22:56peut-être que sa venue
01:22:57va permettre à Sébastien Lecornu
01:22:59effectivement de débloquer
01:23:00ce qui devait être débloqué
01:23:01parce qu'il faut le rappeler
01:23:02lorsque François Bayrou
01:23:02a été Premier ministre
01:23:03le Parlement a voté
01:23:04une loi d'exception
01:23:05pour reconstruire Mayotte
01:23:06ce qui n'a toujours pas été appliqué
01:23:06dans ce cas
01:23:07vous n'êtes pas naïf
01:23:08vous n'êtes pas naïf
01:23:10vous n'êtes pas naïf
01:23:11on va arriver sur le sujet
01:23:15maintenant le point
01:23:16lorsqu'il est évoqué
01:23:17la ville quotidienne des gens
01:23:18la ville
01:23:18le département de Mayotte
01:23:20est environ
01:23:21recensement officiel
01:23:22on a 320 000 habitants
01:23:23dont la moitié est étrangère
01:23:25ça veut dire que
01:23:26quasiment tout
01:23:27parce qu'un département
01:23:28c'est ça en fait
01:23:29ça donne des aides sociales
01:23:30donc quasiment tout le budget
01:23:31du département
01:23:32part dans les aides sociales
01:23:33donc si vous n'arrivez pas
01:23:35à résoudre le problème
01:23:35de l'immigration
01:23:36vous n'avez plus de budget
01:23:37sur le reste de l'île
01:23:38et c'est pour ça
01:23:39que l'ensemble des politiques
01:23:40veulent résoudre
01:23:41le problème migratoire à Mayotte
01:23:42tant qu'on n'arrivera pas
01:23:43à résoudre la crise migratoire à Mayotte
01:23:45vous n'êtes pas naïf
01:23:46ils ne veulent pas régler
01:23:47le problème migratoire sur l'île
01:23:48ils veulent ramener
01:23:49la question de l'immigration
01:23:50pour aller probablement
01:23:51tirer sur les terres
01:23:53de l'extrême droite
01:23:54à l'échelle nationale
01:23:55si on parle uniquement de Mayotte
01:23:57je vais y arriver
01:23:58si on parle uniquement de Mayotte
01:24:00si vous n'arrivez pas
01:24:01à résoudre l'immigration
01:24:02vous n'avez aucune chance
01:24:02de résoudre le quotidien des gens
01:24:04qu'est-ce que c'est
01:24:04que le quotidien des gens
01:24:05premièrement
01:24:06c'est la question
01:24:06de la disponibilité
01:24:07de l'aide sociale
01:24:07l'aide sociale est éparpillée
01:24:09parfois pour des gens
01:24:09qui ne sont pas
01:24:10de nationalité française
01:24:11parce que la France
01:24:12grâce à sa générosité
01:24:13aide des gens
01:24:14qui sont étrangères
01:24:15deuxième point
01:24:15vous avez un problème
01:24:16d'infrastructure
01:24:17et de logement
01:24:17et d'école
01:24:18or les logements
01:24:19je ne vais pas vous l'apprendre
01:24:20si vous avez plus de gens
01:24:21sur l'île
01:24:22forcément vous avez moins de logements
01:24:23donc si vous n'avez pas
01:24:24à résoudre le problème
01:24:24de l'immigration
01:24:25vous aurez toujours
01:24:25un problème de logement
01:24:26sur les questions
01:24:27des services publics
01:24:27les services publics
01:24:28sont offerts
01:24:29à l'ensemble des gens
01:24:30qui sont mineurs
01:24:31donc forcément
01:24:31vous avez des gens
01:24:32qui sont mineurs
01:24:32qui utilisent les services publics
01:24:33et donc
01:24:34qui mettent à mal
01:24:35le service public de Mayotte
01:24:36donc tant que vous n'arrivez
01:24:37pas à résoudre le problème
01:24:37de l'immigration à Mayotte
01:24:38vous n'avez aucune chance
01:24:39et ensuite après
01:24:40sur les questions politiques
01:24:41vous n'avez pas résumé
01:24:42qu'à ça
01:24:42vous n'avez aucune chance
01:24:43si vous n'affectez pas
01:24:44les mêmes ressources
01:24:45que vous le feriez
01:24:46sur un autre département
01:24:47sachant que c'est un département
01:24:48outre-marin
01:24:48mais quand on regarde
01:24:49sur la question des ressources
01:24:50et bien Mayotte
01:24:51a bénéficié de plusieurs aides
01:24:52le problème qu'a Mayotte
01:24:54c'est que le problème
01:24:54est profond et structurel
01:24:55c'est qu'en fait
01:24:56vous déversez des aides
01:24:57vers un département
01:24:58vers qui a des problèmes
01:24:59et tant que vous n'arrivez pas
01:25:00à régler le problème structurel
01:25:01c'est un peu comme
01:25:02le même sujet en France
01:25:03et bien vous pouvez verser
01:25:04autant d'aides que vous voulez
01:25:05mais regardez
01:25:05donc moi je pense que
01:25:07avant de verser
01:25:08en parallèle de verser
01:25:09des aides à Mayotte
01:25:10il faut régler
01:25:10le problème migratoire
01:25:11et je pense que
01:25:12Edouard Philippe a réussi
01:25:13à aller sur un sujet
01:25:14qui est courageux
01:25:14parce que c'est à dire
01:25:15que Mayotte est à l'avant-garde
01:25:17de la crise migratoire
01:25:17ça fait rire Julien H. Amishovic
01:25:18visiblement
01:25:19et on va y arriver
01:25:19le terme de courageux je crois
01:25:21si on parle du problème
01:25:22migratoire à Mayotte
01:25:23et bien la crise migratoire
01:25:25n'est pas derrière nous
01:25:25elle est devant nous
01:25:26en raison des questions démographiques
01:25:27avec l'Afrique et le Moyen-Orient
01:25:28en raison des problèmes
01:25:29de dérèglement climatique
01:25:30en raison des différences économiques
01:25:32et bien on aura
01:25:32de plus en plus
01:25:33de vagues migrations
01:25:34sur le continent européen
01:25:35donc si Mayotte
01:25:36est une phase test
01:25:37c'est à l'avant-garde
01:25:38si on n'arrivera pas
01:25:39à résoudre la crise à Mayotte
01:25:40et bien c'est à dire
01:25:40qu'on n'arrivera pas
01:25:41à résoudre la crise migratoire
01:25:42sur le continent européen
01:25:42c'est une instrumentalisation
01:25:44d'aller à Mayotte
01:25:45comme ça
01:25:45il ne faut pas le voir négativement
01:25:47mais non mais c'est pas
01:25:47je me fais une contradiction
01:25:49je ne me fais une contradiction
01:25:50je dirais que dans
01:25:51il va part déjà une contradiction
01:25:53vous êtes tous les trois
01:25:54quand même assez complaisants
01:25:55là-dessus
01:25:56on a le temps
01:25:57on a le temps
01:25:59non moi je ne parlerais pas
01:26:00d'instrumentalisation
01:26:00je dirais juste que c'est facile
01:26:01et je vais quand même souligner
01:26:05sympathique à l'égard d'Edouard Philippe
01:26:07qui semblait être très sympathique
01:26:08ce qu'il fait sur Mayotte
01:26:09moi je trouve ça bien
01:26:10non alors moi c'est vrai
01:26:11que j'étais surprise
01:26:12qu'il aille sur un territoire
01:26:13qui est plutôt favorable
01:26:14au Rassemblement National
01:26:14d'autant plus que c'est quand même
01:26:16une personne qui revendiquait
01:26:17alors que tout le monde
01:26:17disait qu'il était mou
01:26:18etc
01:26:19alors je n'ai pas l'impression
01:26:20qu'il est extrêmement dynamique
01:26:22non plus
01:26:22en tout cas ce n'est pas
01:26:23le dynamisme auquel je pense
01:26:25couper des bâtons
01:26:27de sucre
01:26:27ça ne suffit pas
01:26:28nous on a travaillé
01:26:29sur les questions migratoires
01:26:29ce qu'il propose est bien
01:26:31oui
01:26:31si je peux peut-être
01:26:35ça ne sert à rien
01:26:35d'aller convaincre des gens
01:26:36qui sont déjà convaincus
01:26:37par un autre parti
01:26:38assez surprenant
01:26:38tout de même qu'il choisisse
01:26:40en tout cas sa rentrée politique
01:26:41sur un territoire
01:26:42qui est Rassemblement National
01:26:44et peut-être pour finir
01:26:45sur une anecdote assez marrante
01:26:46c'est l'une des journalistes
01:26:47de BFM TV
01:26:48qui avait dit
01:26:49Edouard Philippe
01:26:50est donc en déplacement
01:26:51à Mayotte
01:26:52où les gens peinent
01:26:53à le reconnaître
01:26:54ça veut dire quand même
01:26:55quelque chose
01:26:56oui mais là-bas
01:26:57en mis Mélenchon et Le Pen
01:26:58ils reconnaissent très peu de gens
01:26:59mais c'est que pour moi
01:27:00il y a une défaillance
01:27:01qui a 10 ans
01:27:02oui mais moi je pense que dessus
01:27:03quand on regarde
01:27:04moi je ne suis pas là
01:27:07notre think tank
01:27:07est spécialisé en politique publique
01:27:08non mais on dirait
01:27:09que votre think tank
01:27:10est quand même
01:27:10plutôt favorable à Edouard Philippe
01:27:11nous on défend des idées
01:27:13ceux qui prennent les idées
01:27:14qui sont proches des nôtres
01:27:15on trouve ça bien
01:27:16donc si Edouard Philippe
01:27:17veut restreindre
01:27:18le droit d'asile à Mayotte
01:27:19s'il veut mettre en place
01:27:20des upspots
01:27:21ça ne règle pas
01:27:22le problème
01:27:23des personnes sur place
01:27:24non je suis vraiment désolé
01:27:25maintenant il faut qu'on y aille
01:27:26oui mais
01:27:26il faudra traiter
01:27:27le côté constitutionnel
01:27:29de ces propositions-là
01:27:30non c'est constitutionnel
01:27:31merci beaucoup
01:27:31Julia Achamilskovic
01:27:32je le rappelle
01:27:33vous êtes conseiller
01:27:34à Kingersheim
01:27:36dans le Haut-Rhin
01:27:38vous êtes aussi
01:27:39proche de Xavier Bertrand
01:27:42William Thay
01:27:42vous êtes vous
01:27:43président fondateur
01:27:44du think tank
01:27:45le millénaire
01:27:47qui est gaulliste
01:27:48par ailleurs
01:27:49et puis vous
01:27:50Gilles Plâtré
01:27:50maire de Chalons-sur-Saône
01:27:52merci infiniment
01:27:53à tous les trois
01:27:53d'être venus
01:27:54c'est très intéressant
01:27:55ce qu'on a fait ensemble
01:27:56notamment le mois président
01:27:57j'aime beaucoup
01:27:58cette rubrique
01:27:58on va voir si on la reconduit
01:28:00vous nous dites
01:28:00sur les réseaux sociaux
01:28:01sur le sud radio
01:28:02et au 0826 300 300
01:28:03si vous aimez
01:28:04dans un instant
01:28:05Clément Barguin
01:28:06va me rejoindre
01:28:07on va notamment
01:28:08parler des abonnements
01:28:09ceux que nous avons
01:28:10et dont nous ne servons
01:28:12plus ou pas
01:28:12avec une économie
01:28:14qu'on pourrait faire
01:28:15en moyenne
01:28:15de 81 euros par mois
01:28:17le directeur
01:28:17des furets.com
01:28:18sera mon invité
01:28:19dans un instant
01:28:19et puis
01:28:20Arthur Delaporte
01:28:21député
01:28:22parti socialiste
01:28:23du Calvados
01:28:25sera aussi
01:28:25notre invité
01:28:26dans notre face-à-face
01:28:26de midi 40
01:28:28à tout de suite
01:28:28sur Sud Radio
01:28:30Sud Radio

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