00:00Mais, parce que vous avez été précis, et je veux l'être à mon tour, sur la question de la
00:05lutte contre l'immigration.
00:07Moi, vous connaissez les contraintes du gouvernement actuel, nous n'avons pas de majorité, nous n'avons pas beaucoup de
00:13temps devant nous, nous n'avons pas d'argent.
00:15J'aime mieux vous dire que la situation est absolument idéale et confortable, mais elle nous autorise aussi, paradoxalement, à
00:21être plus exigeants et à prendre un certain nombre de risques.
00:24Est-ce que je viens vous annoncer une énième loi dans les semaines qui viendront ? La réponse est non.
00:28Est-ce qu'à droit constant et à loi constante sur nos sujets migratoires, est-ce qu'on peut faire
00:33beaucoup mieux, notamment dans notre organisation, dans notre capacité de faire ?
00:36La réponse est oui. Et c'est pour ça que je dis ceci, au fond, à court terme, ce qui
00:41peut être fait de ce qui peut être envisagé à moyen et long terme.
00:45Je l'ai dit tout à l'heure, mais je le redis devant vous, pour répondre aussi à votre interpellation.
00:49Je pense que nous allons valider une continuité, M. le Président, sur un point, c'est le renforcement des moyens.
00:57Quand je suis venu à Mayotte, avant 2017, il y avait moitié moins de policiers et de gendarmes sur l
01:04'archipel.
01:05Moitié moins. Aujourd'hui, moitié plus. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non.
01:10Est-ce qu'en face à cela, la violence a augmenté ? La réponse est oui.
01:13Mais enfin, la réalité, c'est que notre organisation de sécurité intérieure, elle a profondément évolué.
01:17Et ça, le ministre de l'Intérieur est en train de l'expliquer actuellement en petite terre, mais on va
01:22continuer évidemment sur ces efforts.
01:24On va néanmoins faire deux inflexions. La première, je l'avais initiée quand j'étais ministre des Armées, et désormais
01:30les résultats sont là.
01:31Nous allons assumer une militarisation plus forte de la lutte contre les migrations clandestines et dans le respect de notre
01:36souveraineté.
01:37On a trop d'angles morts autour de l'archipel. On a trop de difficultés de détection.
01:43Et paradoxalement, alors que nos moyens en matière d'interception ont augmenté et vont continuer d'augmenter,
01:50c'est parfois les sujets purement de détection et de renseignement qui font encore défaut.
01:54Je ne veux pas traiter tous les sujets parce que j'en ai déjà parlé tout à l'heure et
01:56je veux parler des autres sujets liés à la reconstruction
01:58et à la relation entre l'État et le Conseil départemental.
02:01Mais ce que nous allons assumer à très court terme, c'est d'employer de la haute technologie militaire,
02:07ballon statique de surveillance, comme on le ferait sur des zones parfois de conflits difficiles,
02:12pour faire du renseignement, drone longue portée pour avoir une allonge de détection très en amont
02:18lorsqu'il y a un départ d'embarcation, drone tactique, intelligence artificielle.
02:23Les ministres sont en train de détailler tout ça, mais on ne pouvait pas le faire avant et pour cause
02:28parce que les crédits militaires avaient tellement été abîmés dans les années 2000, je sais de quoi je parle,
02:33que la remontée en puissance de notre appareil de défense a pris du temps
02:36et que seulement maintenant, on peut enfin bénéficier du matériel
02:39et pouvoir évidemment l'injecter ici sur la souveraineté maritime de Mayotte.
02:46Ça vaut pour la terre, ça vaut notamment sur les hauts de Samboraux,
02:49ça vaut pour la mer et ça vaut évidemment pour les airs.
02:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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