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  • il y a 6 heures
Sébastien Lecornu évoque un "mode opératoire" inédit à l'origine des violences du 17 octobre. "Pour la première fois", les violences ont commencé dès le début du cortège et non à la fin comme auparavant".

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Transcription
00:00La première des choses, il faut le comprendre, ça fait depuis très très longtemps, de manière structurelle, qu'il n
00:06'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés, non signalés.
00:11Et vous le savez, vous avez été ministre de l'agriculture en plus, dans l'organisation de l'expression de
00:16la liberté syndicale, on en reparlera demain,
00:18il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont
00:24pas d'accord avec la politique du gouvernement,
00:26des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire, je vois le président
00:32de la commission des lois,
00:33c'est la première des choses sur lesquelles il faudra revenir, sans compter les difficultés liées à la scission des
00:38cortèges.
00:39La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est, et les services de renseignement y reviendront devant vous, j'imagine,
00:46pendant cette commission,
00:47c'est un mode opératoire inédit, dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s
00:55'y sont pris samedi dernier.
00:56D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez, les violents s'insèrent dans les cortèges
01:02et créent la pagaille et le chaos,
01:04les gouvernements précédents ici en savent quelque chose, en fin de cortège et en fin de manifestation.
01:09Pour la première fois, on a un mode opératoire, on l'a vu dès le début du départ du cortège,
01:14d'ailleurs de la CGT, à Paris.
01:16On l'a vu à Marseille, dès le matin, où un certain nombre d'individus violents, de l'extrême-gauche
01:22radicale et de l'ultra-gauche,
01:23ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique.
01:34Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé, mesdames et messieurs les députés de la France insoumise,
01:39vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra.
01:42La réalité, c'est que ce mode opératoire, évidemment, il a créé une confusion dans la manière de gérer l
01:50'ordre public tout au long de la journée.
01:52Troisième des choses, et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre,
01:57c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel,
02:02mené par des groupuscules d'extrême-gauche et de l'ultra-gauche.
02:07Là, ce qui s'est passé sur la mairie de Limoges en est un exemple.
02:12Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin.
02:14Gardez saut, c'est exprimé. Je n'y reviens pas.
02:17Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services,
02:22et particulièrement puisqu'il était fiché S.
02:25Donc on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans une forme de négation de la réalité,
02:31de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire.
02:35Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Elysée.
02:41Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate,
02:45quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République,
02:49dans notre démocratie, on ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Elysée,
02:55sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat.
02:58Et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont députés.
03:06Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir,
03:10c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche.
03:15C'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale,
03:19jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça,
03:23avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant,
03:27mais dont le seul objectif n'avait rien de politique.
03:29Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux.
03:36Alors, ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences.
03:39La première, la capacité de notre enseignement à tout voir.
03:43Je dis bien tout voir.
03:44Notre enseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout.
03:47Ce qui vient encore créer une opprobre et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise
03:54en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique.
03:58C'est faux. C'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien.
04:02Donc, il n'est pas besoin, là aussi, de mentir et de faire circuler de fausses informations.
04:08Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles
04:14instructions.

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