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  • il y a 8 minutes
Au Sénat, Sébastien Lecornu est revenu sur les violences du 17 octobre et a appelé à « ne pas se tromper sur le diagnostic ». Le Premier ministre a dénoncé « une menace et un mode opératoire nouveaux, articulé sur le terrain numérique », ainsi qu’une « porosité » entre les actes de délinquance et celles de l’ultragauche.

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Transcription
00:00Je pense qu'il nous faut, dans une crise comme celle-ci, marcher avec beaucoup de calme,
00:05beaucoup de sang-froid sur deux jambes et dans la plus grande des clartés.
00:08Et vous l'avez fait, et je vous en remercie, quels que soient nos désaccords.
00:11Le premier, c'est le refus de la violence.
00:13J'y reviendrai sur les différentes questions au gouvernement qui va m'être posée,
00:16parce qu'il ne faut pas se tromper sur le diagnostic de ce qui s'est passé samedi dernier.
00:21Je suis revenu à de nombreuses reprises.
00:23Certains de choses n'ont pas fonctionné, certes.
00:25Enfin, la réalité, c'est qu'il faut être aveugle désormais pour ne pas voir que la menace
00:29et le mode opératoire de celles et ceux qui s'en sont pris aux forces de l'ordre,
00:34aux institutions de la République, à la mairie de Limoges,
00:37qui ont voulu marcher de manière insurrectionnelle sur l'Elysée,
00:40est un mode opératoire qui était nouveau, nouveau, articulé sur le terrain numérique.
00:46Et vous avez raison de le dire, tout cela n'a rien à voir avec un mouvement social,
00:50n'a rien à voir avec une mobilisation syndicale, n'a rien à voir avec une mobilisation politique traditionnelle.
00:55Mais si on n'en fait pas le distinguo avec clarté,
00:58des gens ne comprennent pas ce qui s'est passé en matière de maintien de l'ordre,
01:01parce qu'on était sur quelque chose qui était autrement plus dur
01:03que tout ce qui a été connu jusqu'à présent,
01:06y compris dans une porosité entre, d'une part, des actions de délinquants,
01:13qui créent confusion et saturation pour les forces de l'ordre,
01:17et actions ciblées de groupes de l'ultra-gauche.
01:20Beaucoup de questions seront posées à moi-même ou au ministre de l'Intérieur.
01:23On aura l'occasion d'y revenir, parce que si la classe politique ne voit pas exactement ce qui s
01:27'est passé samedi dernier,
01:28on aura du mal, évidemment, à comprendre ce qui peut se passer dans les mois qui viendront.
01:33Non, je crois, monsieur le président Gontard,
01:34que toute la formation politique n'a pas vu exactement ce qui s'était passé samedi dernier.
01:39Et qu'il va falloir le dire aussi avec beaucoup de clarté,
01:42parce que certains combats méritent aussi d'être menés, on y reviendra.
01:46La deuxième des choses, c'est de préparer, évidemment, les jours qui viennent,
01:50tant sur le terrain de l'ordre public, mais aussi sur le terrain social, politique et économique.
01:56Les deux sur deux jambes.
01:58Évidemment, la préparation de samedi prochain, le ministre de l'Intérieur va y revenir,
02:02où il y a un enjeu de protection, comme d'ailleurs chaque soir de cette semaine,
02:06sur lequel les couvre-feu aident à un retour au calme.
02:09De cela aussi, nous y reviendrons.
02:11Enfin, il y a un premier sujet qui me préoccupe beaucoup,
02:13ça a été l'objet aussi d'un des points à l'ordre du jour de la réunion
02:16que nous avons tenu ce matin avec les organisations syndicales,
02:18vous l'avez dit dans votre question,
02:20c'est précisément la protection, la sécurisation des libertés sociales
02:24et des libertés syndicales, y compris celle de manifester.
02:27On ne peut pas voir que depuis malheureusement 15 ans ou 20 ans,
02:31on a l'habitude de voir des éléments violents se mélanger à des cortèges en fin de cortège,
02:35vous le savez, vous avez pu manifester de nombreuses reprises,
02:38désormais c'est dès le début du cortège et même en anticipation même du début des manifestations.
02:44Ça présente pour le corps préfectoral, pour les gendarmes, pour les policiers et pour le gouvernement,
02:49mais évidemment un défi qui est assez inédit dans la mutation de la violence.

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