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  • il y a 1 semaine
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, le meilleur de Pascal Praud et vous.
00:04Dernière émission de l'été aujourd'hui, on continue de se remémorer les moments forts de la saison
00:09avec à présent la comédienne Mathilde Seignet.
00:12Le 24 juin dernier, elle rendait hommage à Claude Barzotti, disparu en 2023,
00:17et était présent le réalisateur Fabien Anténiente qui a utilisé des chansons du chanteur dans sa trilogie Camping.
00:34Alors Mathilde Seignet est avec nous pour les 3 ans de la mort de Claude Barzotti qui est mort il
00:38y a 3 ans.
00:39Alors pourquoi cette passion pour Claude Barzotti Mathilde ?
00:42Alors en fait je pense que j'étais, je suis mélancolique.
00:48On n'est pas le mélancolique de la dépression, parce que la mélancolie ça peut être de la dépression.
00:52Moi j'étais gai, mais je suis mélancolique.
00:55Et je pense qu'il faisait appel à ma mélancolie.
00:59C'est-à-dire qu'en fait Claude Barzotti c'est très très mélancolique ses chansons.
01:03Et j'ai découvert le Rital, tout ça, oui mais ça sont les tubes.
01:06Mais j'ai découvert tout Barzotti, que tu connais aussi toi,
01:11avec des textes tout à fait surprenants.
01:14C'est-à-dire en fait il décrivait les choses.
01:16Alors il y avait Côte-Chiante qui était son concurrent italien et qui était chic,
01:21parce qu'il avait la carte, déjà encore ses problèmes de carte ou pas de carte.
01:26Mais en fait Claude Barzotti, il écrivait des textes, les histoires qui finissent,
01:30j'ai les bleus, les bleus de Montréal, nanana, il y a des chansons.
01:34Et je mettais mon Walkman, j'étais dans la rue ou dans les trains,
01:39j'étais mais bouleversée.
01:41Et mon père qui aimait, qui n'est plus là, mais qui aimait beaucoup la chanson,
01:46énormément, Ombrelle, Brassens, Ferraz, N'Avour, Bécaud, tout ça,
01:48ne comprenait pas très bien ce voyage chez moi de Barzotti.
01:52Il me disait mais qu'est-ce que tu as avec lui ?
01:54J'avais les bleus, voilà.
01:58Les bleus de Montréal, d'une balade.
02:02C'est dingue ça, ça m'a.
02:04Vous aimez, vous plongez dans ce sentiment.
02:09Je ne sais pas, c'est quelque chose qui, je ne sais pas, je n'explique pas,
02:14j'ai même de l'émotion, c'est ridicule,
02:16mais je n'explique pas ce qu'il me faisait.
02:20Il devait appuyer quelque chose.
02:22Alors, il n'y a pas que lui, j'aimais Sardou,
02:25alors là, j'étais complètement hystérique.
02:27Mais Sardou ne déclenche pas le même sentiment ?
02:29C'est pas un sentiment de mélancolie ?
02:31Moi, j'ai vu des concerts de Sardou, à sa grande époque,
02:33Je vais t'aimer, il y avait des chansons,
02:36à moi, la fille aux yeux clairs.
02:39Oh là là, il y a moins ça.
02:40Je n'imaginais pas les yeux.
02:42C'est extraordinaire.
02:43Quand on s'est connus avec Mathilde.
02:44La voix de Sardou est tellement incroyable.
02:46Mais moi, il y a une, Je ne t'écrirai plus, j'adore cette chanson.
02:49Ah, formidable.
02:50C'est une, on peut l'écouter, Je ne t'écrirai plus, c'est une chanson.
02:53Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin.
02:56Et elle est très forte, cette phrase, en fait.
02:59En fait, ce qui est formidable dans la chanson populaire,
03:02c'est quand la simplicité des mots
03:06touche aussi une intention très forte et universelle.
03:10Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin.
03:13C'est génial, j'ai fini de t'aimer.
03:14C'est une terrible chanson de vacances.
03:16Moi, je me souviens d'avoir traversé la France en vélo
03:19et on dormait dans des campings,
03:22après un autre diplôme.
03:24Et j'avais rencontré une jeune femme dans un camping
03:25et il y avait encore des slots.
03:28Et on dansait ensemble.
03:29Elle appuyait sur mes cloques que j'avais eues sur les épaules.
03:33Mais c'était ma première émotion de, voilà, un slot de vacances.
03:39Et c'est un chanteur qui, on l'avait rencontré.
03:44Il était dans camping ?
03:45Bien sûr, il s'est allé dans camping.
03:47On a mis cette chanson.
03:48Mais il disait, je fais les chansons comme des chansons de maçons
03:52pour pouvoir les fredonner.
03:54Non, là, c'est le refrain.
03:56Alors, il a mal fini, malheureusement.
04:00C'est ça qui est terrible.
04:02Il était malheureux.
04:04Oui, on l'avait rencontré.
04:05Il était malheureux.
04:06Pourquoi ?
04:07La question est un peu idiote.
04:09Pourquoi est-ce qu'on est malheureux ?
04:10Et pourquoi est-ce qu'on est heureux ?
04:11Vous savez, j'ai vu des interviews.
04:15Lui, parce qu'il ne se sentait pas légitime dans le monde des chanteurs,
04:18il pensait qu'il était un peu le syndrome de l'imposteur.
04:22Donc, il était un peu malheureux.
04:24Alors qu'il a fait des chansons magnifiques,
04:26mais il ne s'en rendait pas compte, en fait.
04:27Mais il y en a plein de lui.
04:29Je ne sais plus les titres qui ne me viennent pas.
04:30Les histoires qui finissent.
04:33Je me souviens d'un débat avec Rachida.
04:36Pendant le camping, le montage de camping.
04:38Il me disait, non, tu devrais mettre Coaching.
04:39Moi, je disais, non, je préfère Barzotti.
04:41Tu devrais mettre Coaching.
04:42J'ai préféré Barzotti.
04:44Mais il n'avait pas la carte, quoi.
04:46C'est ce que tu disais tout à l'heure.
04:47Et puis, il avait arrêté.
04:48Alors, c'est quelque chose de terrible,
04:50puisqu'il avait annoncé qu'il arrêtait sa carrière,
04:53qu'il mettait un terme.
04:54Moi, je ne sais même pas comment...
04:56Dans les métiers que vous faites,
04:58il y a souvent des interrogations.
05:00Je vois des gens qui ont une notoriété parfois forte,
05:02mais qui ne travaillent plus,
05:03qu'ils soient comédiens, d'ailleurs, ou chanteurs.
05:05Je me dis, mais comment vivent-ils ?
05:06De quoi vivent-ils ?
05:08Mais c'est épouvantable.
05:10Mais de toute façon, moi, c'est un métier que je trouve,
05:14alors qui est très beau,
05:15dont les gens peuvent penser que c'est merveilleux,
05:18qu'on est privilégié,
05:19que c'est...
05:19D'abord, c'est un vrai métier.
05:21En tout cas, comédien, c'est un vrai métier.
05:23Chanteur aussi.
05:24C'est un vrai boulot.
05:25Et puis, c'est le métier,
05:26peut-être un des métiers les plus fragilisants.
05:29Car on vend nous-mêmes,
05:30on se vend soi-même,
05:31on vend notre chair,
05:32notre âme, on va dire.
05:35Et c'est fragilisant, blessant, humiliant.
05:38On est scruté, jugé,
05:40tout le temps, tout le temps, tout le temps.
05:42Qu'on soit, qu'on ait la carte,
05:43qu'on...
05:44Alors, encore plus pour les femmes.
05:46Parce que les hommes, ça va,
05:48ils sont beaux en vieillissant.
05:50Nous, on est obligés,
05:52enfin, moi, je n'ai pas encore fait,
05:53mais on est obligés de tout le temps
05:54faire des piqûres, des trucs,
05:55parce qu'on devient...
05:56Ben oui, oui, oui.
05:58Moi, je n'essaie pas trop,
05:59mais bon,
06:00parce qu'on est tout le temps,
06:01elle a pris un coup.
06:03C'est affreux !
06:05Moi, je pense...
06:05On a donné une conversation
06:06qu'on avait avec Laetitia Casta,
06:07d'ailleurs, sur le tournoi.
06:08Oui, mais je pense...
06:09Oui, mais je pense que
06:11dans les rôles que vous aurez plus tard,
06:15vous, il y a tout un champ
06:18de possibilités pour vous,
06:20parce que vous avez du talent,
06:22et précisément parce que
06:24vous n'aurez touché à rien,
06:25et que vous irez vers de plus en plus
06:28de naturel, d'authenticité,
06:30qui est quand même très grand,
06:31déjà, chez vous.
06:32Mais que vous n'êtes peut-être
06:35qu'au début de votre carrière.
06:37Peut-être.
06:38Parce qu'il y a quand même
06:39des rôles pour les femmes.
06:40Il y en a.
06:41Il y en a, il y en a, il y en a.
06:42Moi, j'ai plus de mal
06:43à me voir à l'écran.
06:46Aujourd'hui,
06:48en plus, on tourne en numérique,
06:50tu le sais,
06:50donc le numérique prend
06:5210 ans,
06:53c'est-à-dire que le numérique
06:54vous donne des rides
06:55qu'on n'a pas,
06:56donc on est content.
06:59Mais on vous compare souvent
07:00à Simone Signoret.
07:02Oui, oui, à Momone.
07:03Mais enfin, Momone,
07:06elle a fait dans le chat
07:08et la veuve coudère,
07:09elle a 50 ans,
07:1048 ans.
07:10C'est ça qui est fou, d'ailleurs.
07:11Je suis d'accord.
07:12Il n'y avait pas le botox,
07:13il n'y avait pas tout ça.
07:13Bien sûr.
07:14Et quand on voit, par exemple,
07:15Polyspiton...
07:15Et Momone sous acide hyaluronique,
07:17ça, c'était pas vraiment le genre.
07:18Quand on voit Polyspiton...
07:21Non, mais...
07:23Tout ça, c'est...
07:24Aujourd'hui, les actrices,
07:26on est obligés...
07:27Enfin, on est obligés.
07:28Moi, je...
07:28Non !
07:28Moi, je fais pas trop
07:29parce que je...
07:30J'aime bien le pas trop.
07:31Non, je fais des petits trucs,
07:33des petits soins,
07:34bien sûr que je fais des choses,
07:35je vais pas mentir.
07:36Non, à l'hélium, quoi.
07:37Mais je suis pas à l'hélium
07:38et j'ai pas des injections d'acide
07:39avec des boules et tout.
07:40Mais faut pas.
07:41Et d'ailleurs, je vois à l'écran
07:42que j'ai pas...
07:44Voilà, que j'ai pas fait le lift,
07:46en tout cas,
07:46qu'elles font toutes
07:48qui fait ça, quoi.
07:49Mais ça se voit à l'écran, d'ailleurs.
07:50Mais ça se voit.
07:50Parce qu'elle, c'est bien comme ça,
07:51ou pas ?
07:52Non, c'est bien en Prada,
07:54ça se voit.
08:04C'est grotesque.
08:05Mais non, mais vous acceptez...
08:09Je viens que chez vous, Pascal,
08:10dans les émissions,
08:11je me ridiculise.
08:12Je vais faire la une
08:13des réseaux sociaux.
08:15Ma carrière va s'arrêter.
08:17C'est bien si je m'en fiche.
08:18Vous acceptez un truc
08:20qui est très rare chez les femmes,
08:22c'est d'accepter de faire rire,
08:24effectivement,
08:25en faisant des grimaces,
08:26des choses comme ça.
08:26Alors que les femmes,
08:28les femmes détestent
08:30ou n'aiment pas ça.
08:31Moi, j'adore faire rire
08:33et j'adore rire.
08:35Parce qu'elles trouvez-vous.
08:46Mathilde Seigny est avec nous
08:47et c'est une grande femme
08:48et une grande fan
08:49et admiratrice de Claude Barzotti.
08:51Et Claude Barzotti est mort
08:53il y a trois ans
08:54dans des conditions difficiles.
08:56Moi, j'ai l'impression
08:56que j'avais vu une émission,
08:57je me demande si c'était
08:58chez Arthur
08:59où il vient vous chanter.
09:00Les enfants de la télé.
09:01C'est les enfants de la télé,
09:02c'est ça.
09:02J'étais émue.
09:03Oui.
09:05C'est rigolo
09:06parce que je m'en souviens,
09:07j'étais...
09:08Quelle chanson, ça ?
09:10Mademoiselle.
09:11Je vais être très franchi
09:12à dos.
09:13Mademoiselle.
09:17Mademoiselle aime
09:18bien plus à l'aise
09:19dans un jean
09:20à la compagne
09:21qu'à la ville.
09:22Et il était venu,
09:23alors bon,
09:24c'est la première fois
09:24que vous le voyez
09:25lorsqu'il entre.
09:26Et j'imagine,
09:28ça a débouché
09:29sur une camaraderie,
09:32une amitié
09:32ou au contraire,
09:33c'est parfois des choses
09:34auxquelles il ne faut pas toucher.
09:35Non, mais après,
09:36en fait,
09:36je l'ai revu pour camping.
09:37Tu sais,
09:38tu te souviens,
09:38dans le sixième.
09:39On s'est revu pour camping.
09:40Oui.
09:41Parce que Franck,
09:42le personnage de Patrick Chirac,
09:45c'est ce qu'il écoute
09:46dans sa voiture bleue.
09:47Et voilà.
09:49Oui.
09:49Et après,
09:51il m'a envoyé son album.
09:53Et d'ailleurs,
09:54hors ma chanson,
09:56qui est loin d'être la meilleure
09:57dans l'album,
09:58l'album,
09:59c'est son dernier album.
10:00Il y a des chansons incroyables.
10:02C'est les plus belles.
10:04Je t'avais fait écouter.
10:05Quand vous allez être sur scène,
10:06vous allez chanter ?
10:07Peut-être.
10:08Oui.
10:09Oui, a cappella.
10:11Moi, je pense qu'on attend
10:11que vous chantiez.
10:12On attend que vous chantiez,
10:13on attend que vous imitiez.
10:14Oui.
10:15Je vais faire Sylvie Vartan.
10:19Peut-être en faisant le ménage.
10:24Le vinaigre au ménage.
10:25Oui.
10:27Je vais peut-être chanter
10:28C'est laquelle est mon père ?
10:30C'est mon ami et mon père ?
10:31Et tous mes souvenirs d'enfants.
10:33Et on va...
10:34Je vais peut-être...
10:35Je ne sais pas.
10:36J'ai plus ce qu'on a écrit.
10:37Parce que c'est Fabien.
10:37C'est Fabien qui est au commande de ça,
10:39de l'écriture.
10:40C'est Fabien qui chapitre, là, maintenant.
10:42Donc, on imitait ce qu'on vous fait Sylvie Vartan.
10:44Je ferai Sophie Marceau.
10:46Ah, j'adore quand vous faites Sophie Marceau.
10:47Je ne veux pas me moquer des actrices,
10:49parce que j'adore Marceau.
10:51Je suis fan de Sophie Marceau.
10:52Je la trouve belle.
10:53Elle a bercé ma jeunesse.
10:56Mais je l'imite bien.
10:57Mais je ne veux pas m'en moquer.
10:58Alors, c'est compliqué.
10:59Alors, peut-être qu'on a imaginé
11:01de la faire venir au salon de l'agriculture,
11:05parce que ce n'est pas du tout un endroit
11:06où elle irait.
11:08Ça donne quoi ?
11:08Bah, je ne sais pas.
11:09C'est bonsoir.
11:10Bonsoir.
11:11C'est lancé.
11:12C'est exactement ça.
11:14Et donc, elle goûterait des terrines,
11:16des pâtés.
11:17Le reblochon.
11:18J'étais triste cette année du reblochon,
11:19mais cette année, j'étais triste
11:20s'il n'y avait pas de bovin.
11:22Enfin, voilà.
11:23Je la décalerais peut-être au salon de l'agriculture.
11:26C'est exactement ça.
11:27Bonsoir.
11:29Il y aura peut-être Isabelle Adjani.
11:31Merci.
11:32Comme ça.
11:33Mais Isabelle Adjani, je ne sais pas.
11:36J'en ai eu beaucoup des imitations.
11:38Je ne les travaille pas.
11:40Marceau, j'ai toujours fait Marceau.
11:41J'ai toujours fait Adjani.
11:43Et Vartan.
11:44J'en ai d'autres, d'ailleurs.
11:46Johnny.
11:46Oui, mais Johnny, c'est une femme qui fait Johnny.
11:48Oui, mais c'est ça qui est intéressant.
11:49C'est un peu comme ça.
11:52Ça va.
11:52Tu vois, parce qu'il fait très chaud.
11:55C'est la cadicule.
11:57C'est une idée de Johnny, c'est marrant.
12:00C'est hallucinant.
12:01C'est une cadicule.
12:03Il fait très chaud.
12:04Il n'est plus là.
12:05Mais là-haut, c'est la cadicule.
12:07Là-haut aussi.
12:08Il fait une chaleur.
12:09Je suis avec mon ami ivrier.
12:12Et on imaginera peut-être aussi.
12:14Ah oui, oui, oui.
12:14Ce qu'on avait dit, c'est imaginer.
12:17Parce que...
12:18Je le dis ou pas ?
12:20Dites-le.
12:20Apparemment, Drucker est au courant.
12:22Dites-le.
12:22Dites-le.
12:24Ah oui.
12:25Dites-le.
12:25Non, il y a une chose qui me fait rire, qui n'est pas drôle, mais c'est les enterrements
12:31des gens connus.
12:32C'est les gens qui viennent aux enterrements des gens connus.
12:35C'est amusant, les enterrements des gens connus.
12:37Parce que quand on observe, ben voilà, c'est comme une avant-première, c'est assez marrant.
12:43Ils viennent vendre leurs trucs, c'est assez rigolo.
12:47Et donc j'imaginerais peut-être mon propre enterrement.
12:51Ça me fait marrer.
12:53Ah, j'allais lui proposer ce rôle.
12:56Ah, c'est dommage, t'aurais dû le faire avant.
12:58Là où elle est.
12:59Tu sais, des trucs...
13:01Ce que j'ai entendu, je dirais pas qui, mais au moment de la mort de Nadia Farez,
13:06des gens qui disaient j'allais la faire tourner.
13:09C'est con, quoi.
13:11Et c'est des trucs comme ça que je trouve aberrants, quoi.
13:14Non, mais les enterrements de personnalités connus, c'est la foire aux vanités.
13:18Vous le savez bien.
13:19La foire aux vanités, exactement.
13:20Il y a des gens qui viennent parce qu'ils savent qu'ils seront sur la photo.
13:25Oui, et puis qu'ils veulent se montrer, puis qu'ils se rencontrent.
13:27Je vois sur le parvis des églises, ça va ?
13:29On n'a rien à faire du...
13:31On se voit à Cannes ?
13:31On se voit à Cannes.
13:33Ils n'ont rien à faire du défunt qui monte dans la voiture.
13:36Ils sont applaudis, mais ils font leur marché, ouais.
13:39Non, mais moi, ce qui me frappe surtout, c'est qu'il y a des frontières invisibles entre les gens.
13:44Dans des rendez-vous publics, comme un enterrement, il y a des frontières invisibles.
13:48Les stars sont avec les stars, les sous-stars avec les sous-stars, les pas-stars du tout avec les
13:52pas-stars du tout et tout ça.
13:53Et tout le monde se met ensemble.
13:55Donc, c'est ça que j'appelle les frontières invisibles.
14:00Et j'ai toujours remarqué cela.
14:03C'est tout, les enterrements des gens connus, c'est tout le résumé de notre métier, toute l'hypocrisie de
14:09notre métier.
14:10Et dans les premiers rangs, il y a les connus.
14:12C'est tout le résumé de ce que j'ai observé toute ma vie.
14:15Mais c'est amusant, j'y suis aussi à des enterrements de Jean-Claude.
14:19Mais bien sûr, et parce que Mathilde, vous avez un regard...
14:21Enfin, Nathalie Baye, j'y suis allée parce que je l'aimais.
14:24Parce que vous avez un regard, une sensibilité, parce que vous êtes très intelligente.
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