- il y a 1 semaine
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Pardonnez-moi, vous aïe. Bonsoir à tous, bienvenue à l'heure des pros.
00:04Je trouve que Sarah Knafow a un certain courage, ou une certaine insolence, ou un certain humour.
00:10Est-ce que vous avez vu son tweet du milieu d'après-midi ?
00:12Vous n'avez pas vu son tweet ?
00:13Si, si, moi j'ai vu.
00:14Alors, son tweet est tout à fait étonnant.
00:17Elle a écrit au Président de la République, elle lui a envoyé son livre.
00:20On voit d'ailleurs urgent, Monsieur le Président de la République, on voit la lettre.
00:25Sarah Knafow, Monsieur le Président de la République, le casse du siècle,
00:28vous aviez dit, quoi qu'il en coûte, voici combien ça a coûté.
00:336 juin, la facture, signée Sarah Knafow.
00:37Bon, elle l'a médiatisé, c'est de la com, bien sûr.
00:41Mais, ça m'a fait sourire, donc je ne sais pas ce que vous en pensez,
00:46mais insolence, courage ou humour, André Valini ?
00:50Courage, non, mais insolence...
00:52Ah, courage !
00:52Pourquoi courage ?
00:55C'est quand même, c'est le Président de la République.
00:56Non, non, non, elle est habile, elle est très habile, oui, bien sûr.
01:02Je pense qu'Emmanuel Macron est capable de lui répondre.
01:04Moi, il m'a déjà répondu deux fois à des envois comme ça, avec beaucoup d'humour lui aussi.
01:07Ce n'est pas vrai, mais qu'est-ce que vous lui avez envoyé ?
01:10La dernière fois, je me souviens, c'était...
01:12Vous lui avez envoyé le JD News la dernière fois ?
01:14Parce que s'il vous a répondu avec le Tchetsky, avec la une du JD News,
01:20si vous lui faites porter la une du JD News, d'ailleurs, qui s'est formidablement vendue.
01:25C'est une des meilleures ventes.
01:27C'est la meilleure vente de l'année.
01:28C'est la meilleure vente de l'année, donc ça montre quelque chose.
01:30Ça dit quelque chose sur l'opinion et Macron.
01:33Exactement.
01:33Donc, si vous lui envoyez cette une du JD News,
01:36qu'on pourrait revoir, d'ailleurs, je pense que vous l'avez vu,
01:38mais je le dis à Julien Deroux qui est avec nous.
01:40Mais qu'est-ce que vous lui aviez envoyé ?
01:42Il y a quelques années, c'était un autre climat entre lui et nous.
01:45Et j'avais envoyé un hors-série qu'on avait fait sur Audiard,
01:47parce que vous savez, il est fan d'Audiard.
01:49Et il avait répondu, c'est bête, parce que je n'ai pas le truc en tête.
01:52Donc, mon anecdote, on est un peu à plat,
01:54mais je pourrais vous la retrouver pendant l'émission.
01:56Écoutez, moi, je ne sais pas si je lui envoie quelque chose.
01:59Je ne suis pas sûr qu'il me...
02:00Non, mais si, il avait dit quelque chose sur la France qu'on aime,
02:01même si on est différent, etc.
02:02Mais c'était malin et c'était sympathique.
02:04Ah, mais qu'il soit malin, ça, personne ne conteste cela au président de la République.
02:08La seule chose, c'est les résultats...
02:10Hélas, hélas, hélas, on n'a pas vocation à dire du mal d'un président de la République.
02:13Hélas, ce sont les résultats.
02:14C'est ça qui nous ennuie.
02:15Ce n'est pas sa personnalité, ce n'est pas ce qu'il dit, ce n'est pas ce qu
02:18'il...
02:18Bon, hélas...
02:19Je suis persuadé qu'il va répondre à Sarah Knafo, par contre.
02:20Vous pensez ?
02:21Oui.
02:21Bon, écoutez, vous savez que nous, il ne nous répond pas, en tout cas, parce qu'on
02:24l'invite régulièrement.
02:25Et, puisque nous parlons de Sarah Knafo, aujourd'hui, Eric Zemmour, à sept mois de
02:31l'élection présidentielle, n'a pas encore indiqué le nom de son candidat, mais
02:36visiblement, ce sera quand même Eric Zemmour.
02:38Il y avait un faux suspense qui a été entretenu ces dernières heures.
02:42Aujourd'hui, il était à Chalon, à la fameuse foire de Chalon.
02:47Il a pris la parole à Eric Zemmour.
02:50Quand je devrais annoncer ma candidature, je l'annoncerai.
02:53Voilà.
02:54Et elle-même, vous ne l'écoutez pas.
02:56Mais c'est dommage, parce que c'est intéressant ce qu'elle dit.
02:58Elle ne passe son temps à dire qu'elle souhaite que je sois candidat et que je suis le candidat
03:02naturel de Reconquête.
03:03Donc, c'est la réponse à votre question.
03:04Vous donnez une date aussi ?
03:05Non.
03:06Mais ça sera avant décembre.
03:07Si vous me permettez, elle ne peut pas dire le contraire.
03:10Aujourd'hui, elle ne pourrait pas dire, tiens, j'aimerais bien être candidat à la
03:13place de l'homme avec qui je vis.
03:15Bon, cet argument n'est peut-être pas le...
03:18Oui, mais parfois, les politiques disent des choses qu'ils pensent réellement.
03:21Et elle dit, c'est lui mon candidat.
03:23Oui.
03:23Et vous pensez que...
03:25Est-ce que vous pensez qu'elle imagine qu'elle est le meilleur candidat que lui ?
03:29J'ai eu une conversation avec elle il y a quelques mois où elle m'a dit très
03:31exactement ça.
03:32Elle a dit, c'est lui qui doit décider.
03:34Il prendra la bonne décision et je lui fais confiance.
03:37Ce n'était pas ma question.
03:39Est-ce que ça s'arrête ?
03:42Non, mais on a eu le débat il y a quelques jours.
03:44C'est compliqué, la politique.
03:45Ce n'est pas aussi simple que ce qu'on imagine, nous.
03:47Enfin, c'est André qui connaît, mais l'alchimie entre des électeurs et un candidat, c'est
03:51pas aussi...
03:52Non, mais c'est très compliqué quand un couple est en question.
03:54Oui, ça c'est sûr.
03:55C'est Golen Royal, François Hollande, Éric Zemmour, Sarah Knafo.
03:58C'est très compliqué parce que la vie privée interfère avec la vie publique.
04:01C'est très compliqué.
04:02Alors, revoyez la une du GD News.
04:05Je vous propose de l'envoyer au Président de la République.
04:09Elle a quelques jours, cette une, mais puisque vous semblez avoir un lien privilégié avec lui...
04:15Jadis.
04:16Jadis.
04:17Bon, Sarah Knafo, le livre est un carton.
04:20Il est sorti hier.
04:21C'est un livre-enquête dans lequel la députée dénonce ce qu'elle qualifie de crime économique de masse.
04:26Le livre est sorti, oui, hier.
04:30C'est numéro un des ventes.
04:32Dès la fin juillet, soit plus d'un mois avant sa sortie officielle,
04:35l'ouvrage s'était classé numéro un des livres en précommande sur Amazon,
04:39ainsi que sur la FNAC début août.
04:40Il est en rupture de stock dans de nombreuses librairies.
04:44C'est 300 pages qui ont été éditées à plus de 100 000 exemplaires par les éditions Fayard.
04:50Donc, c'est dire s'il y a une demande.
04:52En plus, c'est un livre économique.
04:54Pas un livre sur l'identité ou sur la société française.
04:57C'est vraiment un livre économique, ce qui montre qu'il y a une demande.
05:00Elle a l'art, en tout cas, du contre-pied.
05:02C'est ça qui est intéressant.
05:03Parce que je rappelle aussi que sa candidature à Paris,
05:06elle ne parlait pas d'une manière, elle parlait tout à fait d'autre chose.
05:08Elle parlait du droit au bonheur et de la beauté.
05:10Bon, elle sera avec nous le 9 septembre.
05:13Je ne sais pas si vous serez là ce soir-là, les uns et les autres.
05:15Mais si vous êtes sur ce plateau, vous pourrez évidemment l'interroger.
05:20J'étais tout à l'heure avec Fanny Collin, qui est l'avocate de Patrick Bruel.
05:25Et elle intervenait d'abord pour donner les raisons de l'annulation des concerts de Patrick Bruel.
05:31Écoutons-la.
05:33Vous m'interrogez sur les raisons pour lesquelles il a annulé sa tournée.
05:38Et bien, comme il l'a écrit, il a été directement ou indirectement,
05:42notamment via les réseaux sociaux, destinataires de menaces.
05:46De menaces d'intrusion dans le cadre de ces concerts.
05:49De menaces de grabuge.
05:51Et il n'a voulu prendre aucun risque, pas le moindre.
05:54Et pour son public, et pour ses équipes techniques.
05:57Vous dites qu'il n'y a pas 30 plaintes qui ont été déposées ?
06:00Oui, je dis qu'il n'y a pas 30 plaintes qui ont été déposées,
06:02et que je ne les connais pas, c'est 30 plaintes supposées.
06:04Alors, lorsque les avocats de la partie civile
06:08rapportent une trentaine de témoignages, 32, et rapportent 32 plaintes,
06:13elles font erreur ? Elles disent quelque chose qui n'est pas juste ?
06:16Je ne sais pas, c'est à elles qu'il faudrait demander
06:18comment est-ce qu'elles ont procédé à ce compte-là ?
06:21En tout cas, dans le dossier judiciaire que je connais,
06:24et dans lequel M. Patrick Bruel est parti, il n'y a pas 32 plaintes.
06:28Depuis la mise en examen de Patrick Bruel le 11 juin,
06:31j'ai vu qu'une dizaine de nouvelles plaintes
06:33avaient été annoncées par la presse.
06:35C'est faux ?
06:36Alors, encore une fois, moi je ne connais pas,
06:38et je ne connaîtrai jamais pour l'essentiel,
06:41la source des journalistes, et c'est bien normal.
06:43Encore une fois, je ne crois que ce que je vois,
06:47et dans la presse, je peux constater que des informations,
06:50parfois, sont communiquées qui ne sont pas complètement exactes,
06:53donc moi je me fie à une seule chose,
06:55c'est le dossier judiciaire.
06:56Je remercie Fanny Conin d'être venue cet après-midi avec nous,
06:59mais c'est très difficile d'interroger une avocate,
07:01puisqu'elle ne peut pas dire des choses qu'elle sait,
07:05et moi, par définition, je ne peux pas l'interroger
07:07sur des choses que je ne sais pas.
07:09Donc on est là, dans un dialogue,
07:11et effectivement, c'est très difficile de lui apporter la contradiction.
07:17Le dossier, personne ne le connaît,
07:19et tant mieux, d'ailleurs,
07:21c'est la justice, c'est les magistrats,
07:24et ce qu'il y a dans les dépositions,
07:27parfois ça fuite,
07:29mais au fond, on ne sait rien,
07:30tout le monde parle de cette affaire,
07:32depuis des jours,
07:33par exemple, je retiens qu'elle dit quelque chose,
07:36c'est que les 32 plaintes,
07:37dites-elles,
07:38n'existent pas,
07:40c'est ce qu'elle dit,
07:41alors qu'il y a un bruit,
07:43ou une petite musique,
07:44de dire qu'il y a 32 plaintes.
07:48C'est tout l'inconvénient des affaires qui sont médiatisées,
07:50on est souvent d'accord avec Gilles-William-Gaudenadelle,
07:53pour dire que la justice devrait,
07:55devrait pouvoir faire son travail,
07:57en toute sérénité,
07:59dans la discrétion,
08:00mais comme ces affaires concernent des people,
08:03comme on dit,
08:03ou des politiques d'ailleurs,
08:05elles sont médiatisées à outrance,
08:06les gens parlent à tort et à travers,
08:08sans connaître le dossier,
08:09sans connaître ce qu'il y a dans les accusations,
08:11sans connaître les arguments de la défense,
08:12et on aboutit à ce genre d'interview,
08:15où on n'apprend rien finalement.
08:18On n'apprend rien,
08:19on essaye en tout cas,
08:22on peut deviner,
08:24ou entendre une autre voix.
08:26Oui, voilà.
08:27Entendre une autre voix.
08:28Alors écoutez,
08:29tous les éléments,
08:30tous les éléments qui abondent,
08:35toute la médiatisation,
08:37en fait,
08:37n'aboutissent qu'à une chose,
08:39c'est à la mort sociale de Patrick Boel.
08:41Il faut être clair.
08:42Non mais il faut être clair.
08:43Je veux dire,
08:44franchement,
08:45moi je n'ai aucune sympathie pour Patrick Boel,
08:47j'avoue qu'il y a un certain nombre de témoignages
08:48qui sont troublants,
08:49qui se recoupent,
08:50mais là n'est pas la question.
08:53La vraie question est celle-là.
08:54Oui,
08:55alors que faire ?
08:56Ou on interdit aux journalistes
08:58de parler des affaires en cours,
09:00mais ça ne me paraît pas une bonne solution.
09:02Écoutez,
09:03il y a un moment donné,
09:04il va falloir que je le fais,
09:04parce que si,
09:06il y a quelque chose qui se met en marche
09:08qui est extrêmement dangereux.
09:09Je parle sous le contrôle d'André.
09:10Il y a aujourd'hui en France,
09:12depuis maintenant 3-4 ans,
09:14une sorte de justice parallèle.
09:16Plus que ça.
09:17Oui,
09:18plus que ça même.
09:1915 années.
09:20Et qui,
09:20et ça c'est un vrai problème.
09:22Oui,
09:22mais on dit que...
09:23Parce qu'on ne peut pas dire
09:23que la justice est malade
09:25et se satisfaire de ça.
09:26C'est juste pas possible.
09:26si vous proposez,
09:27parce qu'on dit les mêmes banalités,
09:29effectivement,
09:29autour de la table,
09:30j'ai entendu cette phrase 10 fois,
09:3220 fois,
09:32Parce qu'il faut légiférer dessus.
09:34Mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
09:36Il y a un moment donné
09:38où les avocats,
09:38je ne sais pas,
09:39la partie adverse,
09:41qui défendent Brouëlle ou d'autres,
09:43doivent dire,
09:44bon,
09:44ça suffit.
09:47Non,
09:47mais la seule chose,
09:47c'est qu'il faudrait attendre
09:48qu'il soit mis en examen
09:50pour dire,
09:51à partir de ce moment-là,
09:52on peut médiatiser l'affaire.
09:53Parce qu'effectivement,
09:54sinon,
09:56c'est la banque sociale
09:57de Patrick Brouëlle.
09:58Une mise en examen
09:59ne vaut pas culpabilité.
10:01Il n'y a que 4 mises en examen.
10:01Oui, bien sûr, bien sûr.
10:02On reste présumé innocent,
10:03même quand on est mis en examen.
10:05Il n'y a que 4 mises en examen.
10:06Ah oui,
10:06précisément.
10:07Il n'y en a que 4,
10:08aujourd'hui.
10:09Écoutez,
10:09Fanny Connard...
10:10En effet,
10:11on peut en effet ne rien faire,
10:12mais ce qui se met en place,
10:13c'est quelque chose de terrifiant.
10:15Elena Noguera
10:17avait contacté la justice
10:18et elle a témoigné.
10:20Et elle ne voulait pas
10:21que son témoignage
10:22soit public.
10:23Et il était hier dans la presse.
10:25Sur ce sujet,
10:26j'ai aussi interrogé
10:27Fanny Connard.
10:28Elle était sur Europe 1
10:29tout à l'heure
10:29entre 17h30,
10:3117h20 et 18h.
10:34Hier,
10:35l'actrice Elena Noguera
10:36a accusé à son tour,
10:38en tout cas,
10:38on a appris
10:39qu'elle accusait à son tour
10:40Patrick Brouëlle
10:40d'agression sexuelle.
10:41Il a soulevé ma jupe
10:42et essayé de baisser
10:44mon collant résille.
10:45Je ne voulais pas
10:46que l'on parle de moi
10:47dans cette affaire.
10:49Et elle avait demandé
10:51à la justice
10:52le plus grand secret
10:53et cette information
10:55est sortie.
10:56J'imagine
10:56que vous connaissez
10:57cette affaire également.
10:59Alors,
11:00trois choses.
11:01La première,
11:02je me répète
11:03et j'en suis navrée,
11:04c'est que je ne suis pas
11:05autorisée
11:05à commenter
11:07le fond du dossier.
11:08Je ne suis pas
11:09autorisée à confirmer
11:10ou infirmer
11:11ce que vous venez de dire.
11:13Simplement,
11:14et je me répète encore,
11:15la défense
11:16de Patrick Brouëlle
11:17dispose d'éléments
11:18pour cette accusation
11:19comme pour d'autres
11:20qui sont des éléments
11:22à décharge
11:23et qui permettent
11:24naturellement
11:24de nuancer
11:25les propos.
11:26C'est le premier point.
11:27Le second,
11:27c'est qu'effectivement,
11:29il y a eu,
11:29on en parlait tout à l'heure,
11:30une violation
11:31évidente du secret
11:32de l'instruction
11:33puisque certains éléments,
11:35pas tout le dossier,
11:36mais certains éléments
11:37choisis
11:38ont été communiqués
11:40à la presse,
11:41ce qui est
11:42parfaitement
11:43scandaleux.
11:44Et c'est la raison
11:44pour laquelle,
11:45troisième point,
11:46la défense
11:47de Patrick Brouëlle
11:47va déposer une plainte
11:49pour violation
11:49du secret
11:50de l'instruction
11:51puisque nous entendons
11:52qu'une enquête
11:53soit menée
11:53pour déterminer
11:54qui a pu
11:55communiquer
11:56à la presse
11:57les éléments
11:58issus
11:58d'une procédure pénale
11:59couverte
12:00par le secret
12:00le plus absolu.
12:02Sur le secret
12:03de l'instruction
12:04lors de la commission
12:05Outreau
12:05à laquelle participait
12:06Georges Fenech,
12:07on avait beaucoup réfléchi
12:09à cette question
12:10du secret de l'instruction.
12:11On avait proposé,
12:12ça a été fait d'ailleurs,
12:13d'augmenter les amendes
12:14pour violation
12:15du secret de l'instruction.
12:16Ça ne sert à rien
12:17parce que la presse
12:18gagne tellement plus d'argent
12:19en révélant des scoops
12:21que les amendes,
12:22finalement,
12:23ne sont pas...
12:23Vous aviez proposé
12:24quelque chose
12:25qui n'a servi à rien,
12:26c'est ce que vous dites.
12:28Oui,
12:28mais proposer autre chose,
12:29alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
12:30En fait,
12:31il n'y a qu'une chose,
12:32mais elle serait
12:33tellement difficile
12:34pour les journalistes,
12:35ce que disait Véronique,
12:36c'est que tant
12:36qu'une affaire
12:38n'est pas mise en examen,
12:39on pourrait imaginer
12:39que la presse
12:40n'en parle pas.
12:40Mais c'est une entrave
12:41à la liberté de la presse.
12:42Et voilà.
12:42Donc en fait,
12:43il n'y a pas de bonne...
12:44Non, il n'y en a pas.
12:45Il n'y a pas de...
12:46Il y a bonne solution.
12:47Ça va au-delà de ça.
12:48La presse ne se contente pas
12:50de parler d'une affaire.
12:51La presse essaie
12:51de chercher la vérité.
12:53Oui.
12:53C'est ça qui est problématique.
12:54Et parce qu'elle essaie
12:55de chercher la vérité,
12:56elle fait le procès
12:56de Patrick Bruel
12:57en dehors des prétoires,
12:58sans avoir les informations
12:59à disposition.
13:00C'est l'histoire...
13:01Oui, c'est l'histoire
13:02de notre métier.
13:03Vous savez,
13:03il y a parfois
13:04des journalistes
13:05qui ont soulevé,
13:06et tant mieux d'ailleurs,
13:07c'est le journalisme
13:08d'investigation,
13:09qui ont soulevé parfois
13:10des affaires avant la presse.
13:12Dans des cas
13:13d'agression sexuelle,
13:14de viol,
13:14c'est beaucoup plus difficile
13:16que dans du journalisme
13:17d'investigation pure
13:19où on va effectivement
13:19enquêter sur des faits.
13:21Là, d'accord,
13:22mais là,
13:22ça me paraît
13:22quand même très difficile.
13:23Ce qui est difficile,
13:24c'est le deux poids,
13:25deux mesures.
13:25Je rappelle quand même
13:26qu'il y a une personne
13:27qui se trouve en Suisse
13:29dans un cas formidable.
13:31M.P.R.I.K.Ramadan.
13:32Et ça,
13:32il faut le rappeler avec force.
13:33Ça, il faut le rappeler avec force.
13:35Vous avez parfaitement raison,
13:35c'est deux poids,
13:36deux mesures.
13:36Tariq Ramanan.
13:37Vous avez raison.
13:38Parce que derrière Bruel,
13:39il y a aussi effectivement
13:40un symbole.
13:41Bien sûr.
13:42Radio France est en grève
13:44alors que les personnels
13:44de Radio France demandent
13:45le retrait de la chronique
13:46de Charles Sapin.
13:47C'est un préavis de grève
13:48qui pourrait avoir lieu
13:49les 13 et 14 septembre prochains.
13:51Alors, écoutez ce matin
13:52ce que disait David Lissnard
13:54sur notre plateau.
13:56C'était assez rafraîchissant
13:58ce qu'il a dit,
14:00à la fois sur le climat actuel
14:02et sur,
14:04j'allais dire,
14:05nos amis de France Inter.
14:07Ce qui est extraordinaire,
14:08c'est que là-dedans,
14:09c'est que ça a été
14:10à l'unanimité
14:12que les personnels
14:13de Radio France...
14:14Ça veut dire qu'en fait,
14:15ils sont tous...
14:16Quand ils disent
14:16qu'il n'y a pas
14:17de dérive idéologique,
14:18c'est faux.
14:19S'il y avait un sondage électoral
14:20à Radio France,
14:21je voudrais savoir
14:21combien de gens votent à droite.
14:23Je suis sûr qu'il y en a zéro.
14:25Donc, Radio France,
14:26France Télé
14:27n'appartiennent pas
14:28ni aux syndicats,
14:29ça appartient à tous les Français.
14:30Les Français de gauche,
14:31les Français de droite,
14:32les Français qui sont
14:33ni de gauche-droite
14:34qui s'en foutent.
14:34Ça appartient à tout le monde,
14:35ça appartient aux contribuables.
14:37Et tout ça,
14:38il y en a assez.
14:39C'est du bon sens.
14:40Qui est des éditorialistes de gauche,
14:42tant mieux.
14:42Vive l'expression de gauche.
14:44Mais qu'on ne flingue pas
14:46l'expression de droite.
14:47Et vous voyez,
14:48une fois de plus,
14:49le sectarisme,
14:49il est chez ceux
14:50qui, pendant des années,
14:51nous ont dit
14:52qu'ils étaient tolérants.
14:53Les valeurs républicaines,
14:54les machins, etc.
14:56Tout ça,
14:56maintenant,
14:57les masques tombent.
14:58La patronne de Radio France
14:59veut des gens
15:00qui ne pensent pas
15:01la même chose.
15:02Et elle a pris la parole
15:03aujourd'hui.
15:03C'est la présidente
15:04de Radio France,
15:05Sibylle Veil.
15:05Et elle a assumé
15:06ce jeudi
15:07ce que je vous disais
15:09à l'instant,
15:09des gens qui ne pensent pas
15:10la même chose.
15:11Je comprends les réactions,
15:12les indignations,
15:13l'émotion sincère
15:14car le service public
15:14appartient à tout le monde,
15:15a-t-elle dit.
15:16Mais le service public
15:17n'est pas un champ de bataille,
15:18il n'est pas non plus
15:18un champ neutre
15:19et à sceptiser,
15:20de marteler,
15:21c'est une maison ouverte,
15:22indépendante, impartiale
15:23et on fait tenir
15:24sur la même antenne
15:25des gens qui ne pensent pas
15:26la même chose.
15:27Je rappelle que
15:27la chronique de Charles Sapin,
15:28c'est 2 minutes 30,
15:302 minutes 30,
15:31le dimanche matin
15:31à 7h40,
15:33il y a 168 heures
15:34d'antennes par semaine
15:37sur France Inter.
15:382 minutes 30
15:39et ils se mettent en grève.
15:40Et ce qui est intéressant,
15:41c'est qu'on voit aussi
15:42la dérive idéologique
15:43ou militante
15:44ou politique
15:45de France Inter.
15:46Pourquoi ?
15:46Parce que Guillaume Roquette
15:47a tweeté aujourd'hui.
15:49Guillaume Roquette,
15:50il est passé par Valeurs Actuelles.
15:52Il est passé en 2011
15:53et il faisait une chronique
15:55à France Inter.
15:55Avec Condré-Pilvar, absolument.
15:57Exactement.
15:57Et ça ne posait aucun souci.
16:00Et Valeurs Actuelles
16:01était le même journal
16:02qu'il l'est aujourd'hui.
16:03Non.
16:05Si.
16:05Quoi, non ?
16:06Non, je ne crois pas.
16:07Moi, je pense que
16:08Charles Sapin
16:08a toute sa place
16:09sur France Inter.
16:10Il est passé par Le Figaro
16:11et Le Point.
16:13Justement, Charles Sapin,
16:14je le connais
16:14et c'est un journaliste
16:15un grand professionnel
16:17et il écrit bien en plus.
16:19Donc, qu'il ait
16:20deux minutes par semaine
16:21sur France Inter,
16:21ça ne me choque pas.
16:22Il y a assez de gens
16:23de gauche sur France Inter
16:24pour qu'il ait de temps en temps
16:25quelqu'un de droit.
16:25En revanche,
16:26Valeurs Actuelles,
16:27depuis quelques années,
16:27a dérivé vers l'extrême droite.
16:29Au temps de Roquette,
16:30Valeurs Actuelles
16:31n'était pas ce qu'il est devenu.
16:32Écoutez, parlez-en
16:33à Geoffroy Lejeune
16:34puisqu'il a dirigé
16:36Valeurs Actuelles.
16:37Il a été condamné,
16:37ce journal ou pas ?
16:38Je trouve ça insupportable.
16:40Déjà, mes condamnés,
16:41on peut revenir,
16:41moi je ne vais pas vous refaire
16:42les procès en question,
16:42mais les condamnations
16:43sont absolument scandaleuses.
16:44Et ensuite,
16:45moi j'y étais avec Guillaume Roquette,
16:47puis après avec Yves de Cardrel,
16:49après c'était moi
16:49et maintenant c'est plus moi.
16:51Ce journal a toujours dit
16:52la même chose.
16:53Toujours.
16:54Par contre,
16:54la société a changé,
16:55la justice a changé aussi.
16:56Aujourd'hui,
16:57on est condamné pour des intentions,
16:58on est condamné pour des conneries.
16:59Par ailleurs,
17:00sur les réseaux sociaux,
17:01nos amis journalistes disent
17:01regardez,
17:02ils ont été condamnés pour ça et ça
17:03et se trompent.
17:03En fait,
17:04ils racontent des histoires
17:04qui sont fausses,
17:05on n'a pas été condamné 15 fois non plus.
17:06Il y a eu,
17:06je crois,
17:07deux condamnations,
17:08une avant moi,
17:09une quand j'étais là.
17:10Moi,
17:10à titre personnel,
17:11j'ai été relaxé,
17:12tout le monde dit que j'ai été condamné,
17:13c'est faux.
17:14Et le procès fait à ce journal
17:15est insupportable.
17:16Ce journal,
17:17moi quand j'ai commencé,
17:17j'y suis allé parce que
17:18je me retrouvais dans ces idées
17:20sous Guillaume Roquette,
17:21disait exactement la même chose
17:22qu'aujourd'hui
17:23et entre temps,
17:23ça n'a jamais changé.
17:25Donc,
17:25il faut arrêter le délire.
17:26Après,
17:34il y a toujours été
17:34et je pèse mes mots.
17:35Très à droite.
17:36Mais pour vous,
17:38André,
17:38parce que vous êtes à gauche,
17:39mais en fait,
17:40c'est un journal
17:40qui est libéral.
17:43Mais parce que c'est un journal
17:44qui est libéral conservateur.
17:45Je l'ai lu pendant longtemps.
17:46Le point est libéral,
17:47l'Express n'est rien.
17:48Donc, du coup,
17:48forcément,
17:48c'est plus à droite en effet,
17:49mais ce n'est pas d'extrême droite.
17:50Arrêtez votre délire.
17:52Il est très à droite.
17:53Mais pour vous,
17:54à vos yeux,
17:55parce que vous êtes socialiste en fait,
17:56mais pour plein de Français,
17:57il est normal
17:57où il est là où il faut.
18:00Ce qui est fou quand même,
18:04depuis la création
18:04de Valeurs Actuelles
18:06par Raymond Bourgine.
18:07Bien sûr.
18:08Il n'y a pas
18:08entre Raymond Bourgine
18:10et puis Geoffroy Lejeune
18:11et ceux qui sont succédés.
18:12Il n'y a rien.
18:13C'est exactement
18:14la même ligne éditoriale.
18:15Moi, je me souviens
18:15d'un grand philosophe,
18:16un très grand philosophe,
18:17centriste,
18:18qui s'appelait Etienne Borne
18:20et qui me disait
18:21si tu veux savoir
18:22en gros ce qu'il faut penser,
18:25les analyses,
18:26lis l'Obs,
18:28le nouvel observateur à l'époque
18:29et lis Valeurs Actuelles.
18:30Voilà.
18:32Donc, je suis vraiment étonné
18:34du procès.
18:34Quand on procède
18:35de Charles Sapin,
18:36oui, son édito est très bien,
18:38mais alors,
18:38il pourrait.
18:40Ce serait possible.
18:42C'est l'impression maintenant.
18:44Et Vincent Mellet.
18:46Je rajoute juste une chose.
18:47Ce qui se passe,
18:48parce que là,
18:48on parle de quelque chose
18:51qui nous touche,
18:52nous,
18:52en tant que journalistes,
18:53je peux vous dire
18:54que dans le domaine
18:55aujourd'hui culturel,
18:56et j'en sais quelque chose,
18:58des salons,
18:59des festivals,
19:02ça devient de plus en plus dur.
19:04Il y a des chasses aux sorcières
19:05qui se font.
19:06Il y a même des festivals
19:07et des salons du livre
19:08qui s'annulent à cause de ça.
19:10Qui s'annulent à cause de ça.
19:10C'est-à-dire préciser
19:11parce que les gens comprennent pas.
19:12Je dis pourquoi.
19:12Parce qu'il y a
19:13d'excellents auteurs,
19:15je n'ai pas entendu les détails,
19:16d'excellents auteurs
19:17qui, à un moment donné,
19:18ont publié
19:19dans une maison d'édition
19:20qui s'appelle Magnus.
19:21Bon,
19:21c'est une maison d'édition
19:23qui publie des choses.
19:25Vous ne devez faire court,
19:26donc vous ne demandez pas.
19:27Et donc,
19:28qu'est-ce qu'ils font ?
19:29C'est-à-dire,
19:30ces maisons,
19:31non mais,
19:32ces auteurs,
19:32ces auteurs,
19:34du coup,
19:34se trouvent,
19:35mais accusés.
19:37Et ça,
19:37on le voit ça de plus en plus
19:39dans les festivals
19:39et les salons du livre.
19:41C'est-à-dire que
19:41cet état de terreur
19:43qui est en train
19:46de s'installer,
19:47où l'on voit,
19:48c'est partout.
19:49Pour tout le domaine culturel,
19:51il faut bien en avoir conscience.
19:52Et il faut le dire avec force.
19:54Et d'ailleurs,
19:54on ne le dit pas assez.
19:55Et vous l'avez dit,
19:56et c'est vrai que
19:56certains libraires
19:57et même beaucoup de libraires,
19:59c'est la même sociologie.
20:00En fait,
20:01libraire,
20:02journaliste,
20:04universitaire,
20:05professeur,
20:06etc.,
20:07pourquoi pas magistrat ?
20:08Vous avez toute une sociologie
20:10avec des points communs.
20:12Quand des assistants libraires,
20:14alors que les patrons libraires
20:15ne sont même pas au courant,
20:17mettent sous la table
20:18les livres de Boleyn-Sensal
20:19pour qu'ils ne se vendent pas,
20:20ça se sait,
20:21enfin,
20:21il y a un moment donné,
20:22il faut siffler
20:23la fin de la récréation.
20:24Un mot,
20:25Pascal,
20:25si vous permettez,
20:25parce que je sens
20:26que j'ai choqué
20:27Geoffroy Lejeune,
20:28il me semble quand même,
20:29parce que moi,
20:29je lisais Valeurs Actuelles
20:30quand j'étais étudiant,
20:31mon père s'était abonné
20:32au Point,
20:32à l'Express,
20:33à l'Observateur,
20:34à Valeurs Actuelles
20:34pour m'aider à faire
20:35Sciences Po.
20:36Un homme de qualité,
20:36votre père.
20:37Il lisait tout.
20:39Ouvert au pluralisme.
20:40Mais à l'époque,
20:40c'était comme ça.
20:41Autodidacte,
20:42autodidacte complet,
20:43il lisait le monde
20:43tous les jours.
20:44Bien sûr.
20:44Il me semble que Valeurs Actuelles
20:46à l'époque
20:46était plus sur les questions
20:47économiques et financières
20:48que sur les questions sociétales.
20:50Il y a maintenant
20:50un an.
20:51Mais la société a changé.
20:52Mais avant,
20:53c'était plutôt
20:53un journal économique.
20:54Je ne voudrais pas
20:55qu'on fasse l'historique
20:56de Valeurs Actuelles
20:57dans 10 secondes.
20:58André a raison,
20:58c'est un journal
20:58qui était issu
20:59du monde de la finance,
21:01d'un journal financier.
21:03Mais très rapidement,
21:03le procès en extrême droite,
21:05il commence dans les années 70.
21:06C'est ça que je voulais dire.
21:07Il y a toujours eu
21:08la gauche qui disait
21:08ah là là,
21:09ils ont donné la parole à Le Pen,
21:10ils ont donné la parole à Passois,
21:11c'est pas bien, etc.
21:12Donc c'est éternel.
21:13Bon, moi ce qui m'a fait rire,
21:15c'est Vincent Mellet.
21:16Vincent Mellet,
21:16c'est un des directeurs généraux,
21:18je crois,
21:18de France Inter.
21:20Il a pris la parole aussi
21:21cet après-midi.
21:23Quand il a fait un communiqué,
21:24il a dit face au racisme,
21:25à l'antisémitisme,
21:26à l'islamophobie,
21:27à la haine,
21:27à la remise en cause
21:28des droits fondamentaux,
21:30au climato-scepticisme.
21:31C'est-à-dire que pour M. Mellet,
21:32on n'a pas le droit
21:32d'être un climato-sceptique.
21:34On n'a pas le droit
21:34de remettre en cause
21:37la doxa sur le climat.
21:38On n'a pas le droit.
21:39Il y a une vérité unique.
21:41On n'a pas le droit non plus
21:41de dire que la Terre est plate.
21:44On a le droit,
21:44mais c'est ridicule.
21:45Ah bon,
21:46donc il y a une vérité.
21:47Le climato-scepticisme,
21:49c'est ridicule.
21:49C'est quoi le climato-scepticisme ?
21:51C'est ne pas croire
21:51qu'il y a un réchauffement climatique.
21:52Non, ça, c'est pas ça.
21:53Le réchauffement climatique,
21:55tout le monde le voit
21:56et le perçoit.
21:59Aujourd'hui,
21:59c'est la part de l'homme.
22:00Voilà, c'est ça.
22:03La Terre se réchauffe,
22:04c'est clair.
22:04Personne ne peut contester.
22:06L'homme n'est pour rien.
22:06C'est pas ça.
22:07Non,
22:08personne ne dit ça non plus.
22:10Mais personne ne dit ça.
22:11C'est-à-dire que
22:11tout le monde,
22:12on peut imaginer
22:13la part de l'homme
22:14sur est-ce qu'on peut
22:15ouvrir simplement ce débat ?
22:17Bon,
22:17en tout cas pour M. Mélet,
22:18on ne peut pas.
22:19Et il n'y aura aucune tolérance,
22:20dit-il,
22:21aucune tolérance
22:21pour Charles Sapin
22:22comme pour tous.
22:23Et il dit cette phrase formidable
22:24et si Valeurs Actuelles
22:25devaient retourner
22:26à ses démons !
22:29Son Mélet !
22:30Et si Valeurs Actuelles
22:32devaient retourner
22:32à ses démons,
22:33nous en tirerions
22:34les conséquences
22:35sans délai.
22:36Mais je vous assure,
22:37moi,
22:37ces gens me font peur.
22:38Les démons
22:39de Valeurs Actuelles,
22:40je vous assure,
22:41d'abord,
22:41ils me font plus rire parfois.
22:43Je crois qu'ils me font plus rire.
22:44Ils me font plus rire que pas.
22:46Allez,
22:46il est 20h31.
22:47Pascal,
22:47ça veut dire deux choses,
22:48si je peux juste dire un petit mot.
22:50Il n'y a plus de place
22:50pour la tolérance.
22:51Ça veut dire aussi
22:52qu'on a quand même
22:53des journalistes.
22:55Mais oui,
22:55mais vous me perturbez là
22:56parce que vous ne voulez pas
22:57que je parle ?
22:57Non mais,
22:58on a des journalistes
22:59à France Inter
23:00qui, pardonnez-moi,
23:01je trouve ça choquant.
23:03On a des journalistes
23:04à France Inter
23:04qui font une chasse
23:05aux sorcières
23:06à Charles Sapin
23:07qui n'est même pas
23:09encore arrivé.
23:10Et surtout,
23:11surtout,
23:12ça montre...
23:13Oui,
23:13oui,
23:14mais ça montre,
23:15et c'est à ça
23:16que je voulais arriver,
23:17donc vous voyez,
23:18qu'il y a quand même
23:19la perte d'une hégémonie.
23:21Et on n'aurait pas...
23:21Voilà ce que je veux dire,
23:22on n'aurait pas vu ça
23:23dans les années 80.
23:24Pourquoi ?
23:24Parce que ce monde-là
23:26se pensait tout puissant.
23:28C'était la gauche
23:28qui avait le monopole
23:29de la bataille culturelle.
23:31Allez,
23:31on est très en retard.
23:32Ça fait 5 minutes
23:32que je dois lancer la pub.
23:33C'est parce qu'ils n'ont plus
23:33le monopole.
23:34C'est pour ça que je vous pressais,
23:35pardonnez-moi,
23:36mais on est en retard.
23:36Ça fait 5 minutes
23:37que je dois lancer la pub
23:38et je vais la lancer
23:38avant 20h30
23:39et 20h32.
23:40A tout de suite.
23:43On termine sur France Inter.
23:45C'est vrai que les réactions
23:45paraissent tellement disproportionnées.
23:47Sophie Taillé-Polland,
23:48vous la connaissez,
23:49Paulian,
23:49puisqu'elle veut fermer ses news
23:51et puis dans notre commission
23:52d'enquête,
23:52elle m'avait interrogé.
23:53Tout mon soutien
23:54aux salariés de Radio France
23:55qui ont voté la grève
23:55si Charles Sapin
23:56a été confirmé à l'antenne
23:572 minutes 30.
23:582 minutes 30 le dimanche matin.
24:00Normaliser la présence
24:01du directeur adjoint
24:02de Valeurs Actuelles
24:02de l'un de ceux
24:03qui veulent détruire
24:04le service public
24:05sur ses propres antennes
24:05inamisibles.
24:06Il ne veut pas le détruire.
24:07C'est-à-dire que ces gens
24:08n'admettent aussi
24:09aucune critique.
24:10Il y a eu effectivement...
24:11En fait,
24:11tout ça donne raison
24:12à Charles à l'oncle.
24:13Tout ça donne raison
24:14à Charles à l'oncle.
24:16Et vous ne propose pas
24:17de détruire...
24:19Écoutez...
24:19Je pense qu'ils n'auraient pas
24:20eu l'idée de recruter
24:20quelqu'un à Valeurs Actuelles
24:21s'il n'y avait pas eu
24:22la commission.
24:22Ça, c'est certain.
24:23Oui, bien sûr.
24:24C'est pour ça qu'elle a été utile.
24:25Alors, pour terminer,
24:26écoutez quelques réactions
24:27des politiques
24:27et vraiment,
24:29ça m'a fait encore sourire.
24:30Écoutez la réaction
24:31de Gabriel Attal.
24:32Je trouve que là,
24:34elle a fait preuve de courage
24:35sur cette réaction.
24:38C'est normal
24:39qu'il y ait
24:40des organisations syndicales
24:41qui expriment
24:42un certain nombre de positions.
24:43Il y a une direction
24:43qui a pris une décision.
24:45Après, c'est le dialogue
24:46qui doit le permettre.
24:47Donner l'image
24:48d'une France Inter
24:50ou de Radio France
24:51pluraliste,
24:52ce qui est son cas,
24:53et de donner des assurances
24:55sur la proposition
24:56ou la présence
24:57de tel ou tel journaliste
24:58d'où qu'il vienne.
24:59Je n'ai pas regardé...
25:00Vous me l'apprenez, en fait.
25:02Je n'ai pas regardé cela,
25:03donc je ne peux pas
25:03vous répondre.
25:04Je ne réponds que
25:05sur des éléments
25:06qui sont à ma disposition
25:07et donc j'ignorais
25:09cette situation.
25:10France Inter se met en grève
25:11parce qu'il ne veut pas
25:12de Charles Sapin.
25:13Quelle est votre réaction là-dessus ?
25:14Et est-ce que
25:15c'est un manque de pluralisme ?
25:17Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:18Merci beaucoup.
25:24Bonjour M. Attal.
25:25Thomas Becker pour RMC.
25:26Une question sur les parrainages.
25:30Il y a trois politiques.
25:31Le meilleur de la réponse,
25:32c'est quand même Hollande.
25:33Parce qu'il dit quelque chose
25:34pour ne rien dire,
25:35mais il le dit plutôt bien.
25:36Il dit quand même
25:37quelle que soit l'étiquette.
25:38Il est le plus embêté de tous
25:40parce qu'il est candidat
25:41à l'élection présidentielle
25:42et lui, il a un dilemme.
25:44Il ne peut pas se permettre
25:45de perdre une partie
25:46de son électorat de gauche,
25:47donc il ne peut pas se permettre
25:48de dire évidemment
25:49Charles Chapin est le bienvenu,
25:50mais en même temps,
25:51il a besoin de l'électorat de droite
25:52qu'il est en train
25:53de draguer en ce moment.
25:54Donc il ne peut pas répondre,
25:55il est piégé.
25:56Et comme il n'a pas
25:56beaucoup de courage,
25:57c'est vrai,
25:57il reste muet.
25:59Voilà.
25:59Bon, écoutez Éric Zébour
26:00qui a réagi.
26:02Le service public
26:03est une agence
26:04de propagande de la gauche.
26:06On le voit tous les jours,
26:07en particulier France Inter,
26:08en particulier France 2.
26:09On le voit dans les bulletins
26:10d'information,
26:11on le voit même
26:12dans les fictions.
26:15Tout ça est évidemment
26:18une machine à propagande.
26:20Le service public
26:22n'a plus en vérité
26:23de raison d'être.
26:24Il doit être privatisé.
26:25Et il a évidemment raison.
26:27Quand il parle de fiction,
26:28de publicité,
26:29de divertissement,
26:30bien sûr que c'est
26:31une machine à propagande.
26:32Bien sûr.
26:34Mais on verra
26:35ce qui se passera.
26:36C'est dommage
26:37parce qu'il y a tellement
26:38d'excellents éléments
26:39à Radio France.
26:40Tellement.
26:40Oui.
26:41Tellement.
26:41Il y a tellement de podcasts
26:42absolument extraordinaires.
26:44Mais sûrement, sûrement.
26:45C'est de la gâche.
26:46Sûrement.
26:47Henda Hayard était ce matin
26:48sur le plateau
26:49de 100% Frontières.
26:50C'est une femme
26:51qui longtemps a porté le voile.
26:52Elle était mariée.
26:53Elle a raconté son histoire.
26:54Je vous propose de l'écouter.
26:59J'ai commencé à me questionner
27:00justement sur le bon sens
27:01de cette religion,
27:03de cette doctrine
27:05que j'appelle aujourd'hui
27:06une doctrine sectaire.
27:07Et à un moment donné,
27:09il était prévu
27:10que mon ex-mari
27:11déménage en Arabie Saoudite
27:12avec moi et les enfants.
27:15Et un jour,
27:16j'ai posé une question
27:17à mon ex-mari.
27:18Je lui ai dit
27:18qu'est-ce que va devenir
27:19notre fille ?
27:20Et il m'a dit
27:21notre fille portera le voile
27:22à l'âge de 7 ans
27:23et on la mariera
27:24à l'âge de 14 ans.
27:26Et pour nos deux garçons,
27:27je lui ai posé la question,
27:28je lui ai dit
27:29que vont devenir
27:29nos deux fils
27:31et je lui ai posé la question
27:32si le djihad était obligatoire.
27:33Il m'a dit
27:34bien sûr,
27:35donc le djihad,
27:36la guerre sainte
27:37est une obligation
27:38et donc je lui ai dit
27:39mais est-ce que ça veut dire
27:41que nos deux fils
27:41devront un jour faire le djihad ?
27:43Il m'a dit
27:43oui,
27:43ce sera une fierté pour nous
27:45que mes enfants,
27:46que nos enfants
27:47aillent faire le djihad
27:48en Palestine
27:50ou n'importe où
27:51pour tuer des mécréants.
27:52Ils iront directement au paradis.
27:54Et là,
27:55en fait,
27:55ça a été le déclic
27:56parce que quand je lui ai posé
27:57la question
27:57pourquoi toi,
27:58tu n'y vas pas ?
27:59Et il m'a répondu
28:00très embarrassée.
28:01Ah non, non,
28:02moi je dois m'occuper
28:03de la famille.
28:05Je lui ai dit
28:05mais ce n'est pas logique.
28:07Tu es prêt
28:07à envoyer tes enfants
28:08faire le djihad
28:09et pas toi.
28:10Donc ce n'est pas le courage
28:11qu'il étouffait.
28:12Voilà,
28:12donc ça a été un vrai déclic.
28:14Je n'ai pas dormi de la nuit
28:15et cette nuit-là,
28:16je me suis dit
28:17je dois sauver mes enfants
28:18pour ma fille
28:19et pour mes fils.
28:20Vous partez,
28:21vous prenez des affaires.
28:21Et à ce moment-là,
28:22en fait,
28:23j'ai monté un plan.
28:25Donc c'est-à-dire
28:26que comme il me battait
28:26en plus,
28:27il m'enfermait,
28:28j'étais sous surveillance.
28:30J'ai monté un plan
28:31pour pouvoir m'enfuir
28:32un matin
28:32de juin 2006
28:34avec mes trois enfants.
28:36Le jour où il est parti
28:37à l'ambassade
28:38d'Arabie Saoudite
28:39pour préparer
28:39le déménagement.
28:42J'ai attendu
28:43qu'ils sortent de la maison.
28:44J'ai appelé un taxi
28:46et j'ai pris mes trois enfants.
28:48J'ai quitté la maison
28:48du jour au lendemain
28:49avec mon petit dernier
28:50qui avait un an,
28:52ma fille qui avait 4 ans
28:53et le grand 7 ans.
28:54Et donc,
28:54j'ai fait 700 kilomètres.
28:56Je me suis enfuie.
28:57J'ai tout laissé derrière moi.
28:58J'ai pris quelques affaires
28:59et par instinct maternel
29:01pour sauver mes enfants
29:03parce que je ne voulais pas
29:04de cet avenir
29:04pour mes enfants.
29:05Je n'avais pas fait
29:05des enfants
29:06pour les envoyer
29:07faire le djihad
29:08et en faire
29:09de la chair à canon.
29:10Donc,
29:10je me suis dit
29:11que ce n'est pas possible.
29:11Dieu ne peut pas
29:12me demander ça.
29:13Enda,
29:14il y a un témoignage poignant
29:15tout à l'heure
29:15et j'ai dit que c'était
29:16dans 100% Frontières.
29:17C'était dans l'émission
29:18de Nelly Délac,
29:19Police Justice,
29:2024 heures en France.
29:22Écoutez Éric Zemmour
29:23sur la possibilité
29:24de faire un référendum
29:25sur ce sujet
29:26parce qu'il dit,
29:27lui,
29:27que c'est possible
29:28selon la Constitution.
29:30Regardez les conférences
29:31de presse du général
29:32de Gaulle,
29:33les interviews
29:33du général de Gaulle
29:34dans lesquelles
29:34il explique
29:35que le référendum
29:36est la base
29:37des institutions
29:38de la 5e République
29:38et que l'article 11
29:40peut servir à tout.
29:42Voilà.
29:42Il le dit lui-même.
29:44Donc moi,
29:45j'estime,
29:45contrairement même,
29:46j'ai vu que M. Rotaillot
29:47propose également
29:48de changer ça.
29:49On n'a pas besoin
29:50de le changer.
29:51On peut utiliser
29:52l'article 11
29:53pour tous les sujets.
29:54Voilà.
29:55Éric Zemmour
29:55vient de dire
29:56quelque chose
29:56de très intéressant
29:57sur la proposition
29:58de Bruno Rotaillot
30:00aujourd'hui.
30:00Et elle me paraît
30:01effectivement,
30:02alors c'est le seul
30:03Bruno Rotaillot
30:04qui propose cela
30:05et je pense
30:06que ça peut avoir
30:07un certain écho
30:08dans l'opinion publique.
30:108 Français sur 10
30:11veulent avoir
30:12le dernier mot
30:13en cas de censure
30:14d'une loi
30:14par le Conseil constitutionnel
30:15et selon une enquête
30:17Odoxa Black Own Consulting
30:19qui a été publiée
30:21par Le Figaro,
30:22c'est une écrasante majorité.
30:23Et Bruno Rotaillot
30:25effectivement a appris
30:27dans cette interview
30:29que vous lirez peut-être
30:30dans Le Figaro.
30:31Il dit précisément
30:32qu'il faut aujourd'hui
30:35que la voix revienne au peuple.
30:39Et ça,
30:39ça sera un des enjeux
30:40je pense de la présidentielle
30:42parce qu'on ne peut pas
30:44être gouverné
30:45par 9 personnes
30:46dans le Conseil constitutionnel.
30:48Les Français ont le sentiment
30:49que vous avez 9 personnes
30:51qui ont été nommées
30:52par des amis du pouvoir
30:53et qui sur beaucoup
30:55de sujets
30:55prennent des décisions
30:56contraires
30:57à la majorité
30:58des Français.
30:59Alors j'ai vu
30:59que Mme Yael Brown-Pivet
31:01déjà contestait
31:02la proposition
31:02de Bruno Rotaillot.
31:04Si j'étais provocateur,
31:05je disais
31:05si précisément
31:07elle le conteste,
31:08ça doit être
31:08une excellente mesure,
31:10bien sûr.
31:11Et il faut approuver
31:12Bruno Rotaillot
31:13parce que c'est une question
31:14de démocratie.
31:15C'est aux Français.
31:16Ce n'est pas
31:179 sages
31:18qui ne sont pas plus sages
31:19que vous et moi
31:19de décider
31:21de l'avenir
31:21de la France.
31:22Le Conseil constitutionnel
31:24de la Ve République
31:25ce n'est pas cela.
31:26Il faut d'abord
31:26retrouver
31:27l'origine
31:28de la Ve République.
31:30Le Conseil constitutionnel,
31:32vous le savez,
31:32fait de la politique
31:33depuis des années
31:34et c'est insupportable
31:36pour les Français.
31:36Non mais vous,
31:37vous vous battez
31:38pour la démocratie
31:38mais certains
31:40ne veulent pas
31:41de la démocratie.
31:42Une partie des macronistes
31:43et toute l'extrême gauche
31:44ne veut pas de la démocratie
31:45parce que la démocratie
31:46va leur donner tort.
31:47Donc ils savent
31:48que s'il y a un référendum
31:49sur ces sujets-là,
31:50ils seront battus.
31:51Donc ils n'ont aucun intérêt
31:52à ce qu'il y ait
31:53un référendum.
31:54Donc si jamais Marine Le Pen
31:55était élue
31:55ou Bruno Rotaillot
31:56ou Éric Zemmour
31:57et qu'ils proposent
31:58effectivement un référendum,
31:59vous allez entendre
32:00l'ensemble
32:01des extrêmes gauchistes
32:02vous dire
32:03que c'est un coup de force,
32:04que ce sont des fascistes,
32:06que ça n'est pas possible
32:07précisément
32:08parce qu'ils savent
32:08qu'ils seront battus.
32:09Et évidemment,
32:10évidemment,
32:11il ne faudra pas
32:12les écouter
32:12parce que c'est une demande
32:13massive,
32:14extrêmement massive
32:15des Français.
32:17Notre constitution
32:17est notre bien
32:18le plus précieux,
32:19a dit Gaël Braun-Pivet.
32:20Mais elle n'a absolument
32:21plus rien à voir
32:22ce Conseil constitutionnel
32:25et même cette constitution
32:25avec...
32:26Non mais en fait,
32:27je pense que c'est infaisable
32:28ce que propose Bruno Rotaillot,
32:29même si c'est une bonne idée.
32:30Mais vous n'allez pas
32:32mettre en place
32:33un référendum
32:33cinq fois par an
32:34pour sanctionner
32:36ou non
32:36la décision des juges
32:38qui en plus,
32:38de toute façon...
32:39Non mais tout est infaisable,
32:39Véronique.
32:40N'ont pas été élus.
32:40Donc le voile,
32:41c'est infaisable.
32:42En fait, tout est infaisable.
32:42On ne va rien faire.
32:44Non, on fait en sorte
32:45de revenir
32:47au Conseil constitutionnel
32:48tel qu'il devait être
32:49à l'origine.
32:50C'est-à-dire un organe
32:52consultatif
32:52qui dit si la loi
32:53est conforme
32:54à la constitution.
32:55Il n'a jamais été consultatif.
32:56Le Conseil constitutionnel
32:57n'a pas changé.
32:58Il est toujours le même.
32:59Non, justement,
33:00il a changé.
33:01Il n'a pas changé.
33:02Ces neuf sages
33:03qui sont désignés
33:04par le Président de la République
33:05et les présidents
33:05des deux assemblées.
33:06Il n'a pas changé.
33:07Ce qui a changé,
33:08c'est qu'il se réfère
33:09non plus à la constitution seule
33:10mais au bloc de constitutionnalité.
33:12La déclaration des droits
33:13de l'homme,
33:14excusez du peu,
33:15le préambule de 46.
33:16Donc, ce qui a changé,
33:17c'est le bloc
33:18de constitutionnalité
33:19qui a été largement
33:21agrandi,
33:22augmenté
33:22par le Conseil constitutionnel
33:24depuis 25 ans.
33:25Depuis 25 ans.
33:26Et la QPC.
33:27Ce qu'a dit Retailleau
33:28dans le Figuero aujourd'hui
33:29est très intéressant.
33:29Très intéressant.
33:30Je ne suis pas d'accord
33:31avec tout, loin de là.
33:32J'aurai l'occasion sans doute
33:33d'en reparler.
33:34Mais je trouve
33:34que c'est très injuste.
33:35Je vais défendre Retailleau
33:36ce soir,
33:37une fois n'est pas coutume.
33:38Ce type est sincère.
33:39Il travaille beaucoup.
33:40Il n'arrive pas
33:40à décoller dans les sondages.
33:41Ce matin,
33:42il fait une interview
33:42dans le Figuero
33:43d'une page
33:43ou deux pages même.
33:45Très argumenté,
33:46très juridique,
33:47qui renverse
33:47beaucoup de tabous.
33:49Enfin, il y va fort
33:50sur la constitution,
33:51le Conseil constitutionnel.
33:52Aucun écho.
33:53Aucun écho médiatique.
33:54C'est quand même
33:55désespérant pour lui.
33:56Je répète
33:56que je ne suis pas d'accord
33:57avec lui.
33:58Je trouve ça très injuste
33:59parce qu'il se donne du mal.
34:01Mais on en parle.
34:02Oui, vous en parlez ce soir.
34:03C'est vrai.
34:03Vous êtes extraordinaire.
34:05Non, mais voilà.
34:06Il pourra vous dire merci.
34:07Oui, mais parce que
34:08c'est des questions
34:10peut-être un peu
34:10techniques et juridiques
34:12qui ont des conséquences
34:14et des répercussions
34:15très importantes.
34:17Mais peut-être
34:18ne sont-elles pas
34:19vendeurs,
34:20pensent-ils ?
34:20Mais je pense
34:21que les gens se trompent.
34:22Parce qu'il ne faut
34:22jamais prendre les gens
34:23pour...
34:23C'est quand même très juridique.
34:24Moi, je l'ai lu attentivement.
34:25C'est très intéressant.
34:26Mais c'est très...
34:26Il ne faut jamais prendre
34:28le téléspectateur.
34:29Les gens,
34:30ils comprennent une chose.
34:31C'est que vous avez
34:32neuf bonhommes,
34:33pardonnez-moi,
34:34neuf bons hommes,
34:35neuf hommes et femmes
34:36qui sont parmi
34:37parfois des troisièmes couteaux
34:40centristes, socialistes.
34:41Alors moi,
34:41j'ai une proposition là-dessus.
34:42Je pense que...
34:43Je l'ai dit l'autre jour.
34:44Qui sont au Conseil constitutionnel
34:45et qui décident en notre nom.
34:47Voilà ce qu'ils comprennent
34:48les Français.
34:49Donc si vous leur dites...
34:49En notre nom,
34:50au nom de la Constitution
34:51et du bloc de constitutionnalité.
34:53Non mais...
34:53Je pense qu'il faudrait
34:54que les nominations
34:54soient beaucoup moins partisanes,
34:56beaucoup moins politiques,
34:57qu'on exige un doctorat en droit,
34:59un doctorat en droit
35:00qui soit des juristes
35:01de haut niveau
35:01qui siègent au Conseil constitutionnel.
35:03Et plus des anciens parlementaires,
35:04des anciens ministres,
35:05des gens qu'on recasse ici
35:07par copinage.
35:08Voilà ce qu'il faudrait faire.
35:09Bon, un mot sur Ceuta.
35:11Plus d'un mois
35:12après l'arrivée
35:12de 70 000 migrants
35:13à Ceuta en Espagne,
35:14la situation se complique
35:15dans le pays.
35:16Des manifestations en soutien
35:17aux habitants
35:17au lieu mardi soir
35:18sur tout le territoire.
35:19Dans le même temps,
35:20Pedro Sanchez affirme
35:20que le gouvernement
35:21n'a rien à cacher.
35:22Je vous propose
35:23d'écouter l'analyse lumineuse
35:25ce matin
35:26de notre ami
35:26Vincent Hervouet.
35:29Pedro Sanchez,
35:30il est au pouvoir
35:31depuis huit ans
35:32sans avoir de vraie majorité,
35:34sans avoir de budget
35:35et sans aucune vergogne.
35:37Surtout,
35:37c'est un Premier ministre
35:38absolument sidérant.
35:40Il a passé le mois d'août,
35:41il est allé faire un petit tour
35:42à Ceuta rapidement,
35:43mais il a surtout passé
35:44le mois d'août
35:45à Lanzarote
35:46dans un palais merveilleux
35:47que lui a prêté le roi
35:48d'où on peut voir au loin
35:50la côte africaine,
35:51mais vraiment au loin.
35:51Je vous interromps
35:52parce qu'il est en train
35:52de parler là.
35:54Il est en train de parler
35:55à Madrid,
35:56il parle devant le Parlement.
35:57Devant le Cortez,
35:58où on s'est battus hier soir.
36:00C'est-à-dire que la police
36:01a tiré un balle réel
36:02sur les manifestants.
36:07Il y a vraiment un climat
36:09de fin de règne redoutable.
36:10Il a été au-dessous de tout.
36:12En fait,
36:12ce qu'on voit à Ceuta
36:13est une invasion
36:14avec 70, 75 000 migrants soudaines.
36:18C'est une invasion
36:19assez incompréhensible.
36:20Il faudrait en parler de ça.
36:21Est-ce que le Maroc
36:22est derrière ou pas ?
36:23Il y a un rapport de police
36:24sur la polémique
36:24aujourd'hui en Espagne.
36:25Parlez-en.
36:26Parlez-en.
36:27Il y a ça.
36:28Et puis,
36:29il y a 5 à 10 000 migrants
36:31qui sont toujours sur place
36:33et qui font régner
36:35depuis un mois.
36:36Les habitants de Ceuta
36:37se sentent totalement abandonnés.
36:39Ils sont avec 5 à 10...
36:40C'est une toute petite enclave.
36:41Moi, j'y suis allé souvent.
36:43Je connais bien Ceuta.
36:44C'est vraiment
36:44une toute petite ville.
36:46Et vous avez 5 à 10 000 personnes
36:47qui vivent dans la rue.
36:49Il y en a quelques-uns
36:50qui sont dans un camp
36:51de fortune sur la plage.
36:53Il n'y a pas
36:54d'équipement sanitaire collectif.
36:56Il n'y a pas de cantine.
36:58C'est très compliqué.
36:59Et pour les gens
37:00qui sont sur place,
37:01ils se sentent totalement
37:02abandonnés par la péninsule
37:04et totalement à la merci
37:06de ces migrants,
37:08souvent africains,
37:10parfois mineurs,
37:11dont on ne sait pas que faire.
37:12Et le ministre de l'Intérieur
37:13avoue son appuissance
37:14en disant
37:15« Oui, oui, c'est vrai,
37:16il faudrait les renvoyer chez eux. »
37:17Vous savez,
37:17l'an dernier,
37:18deux fonctionnaires
37:19ont été sanctionnés
37:20par les tribunaux
37:21pour des expulsions précipitées.
37:23C'est toujours la même histoire.
37:25Oui, toujours.
37:25Et donc,
37:26on voit à quel point
37:28l'État
37:28est incapable
37:30de faire respecter
37:32les frontières du royaume
37:33et les sujets
37:34du royaume.
37:35La crainte qu'on peut avoir,
37:37c'est que Ceuta,
37:37ce soit demain Paris.
37:38Mais ce sujet
37:39est assez peu traité
37:40également ces derniers jours
37:42dans l'espace médiatique.
37:43Les manifestations
37:44sont très, très importantes
37:45en Espagne.
37:47Des craintes
37:48qui sont quand même légitimes
37:49parce que quand vous voyez
37:50le programme
37:50de certains candidats socialistes,
37:53notamment M. Glucksmann
37:54qui veut des régularisations,
37:55alors j'entends que
37:56François Hollande
37:57parle de coca,
37:58mais on ne sait pas
37:58à combien est-ce qu'il fixerait
37:59ses quotas,
38:00combien est-ce qu'il veut
38:00en accueillir.
38:01Tout cela est assez flou
38:01et comme le disait
38:02Martine Aubry,
38:03quand c'est flou,
38:03il y a un loup.
38:04Donc moi j'ai du mal
38:05à croire que François Hollande
38:06ait changé
38:07sur les questions migratoires.
38:08Donc oui évidemment
38:09ça n'est pas rassurant
38:10parce que les mêmes causes
38:11en France
38:11produiront évidemment
38:12les mêmes effets
38:13qu'à Ceuta et en Espagne.
38:16Ce qui est fou
38:16c'est que
38:18il y a eu tout de suite
38:19évidemment
38:21tous les médias
38:22se sont dit
38:22circuler,
38:23il n'y a rien à voir,
38:24il n'y a pas de problème.
38:26Et là pour le coup,
38:27pardon,
38:28pour le coup,
38:29CNews,
38:29les équipes de CNews
38:30sur place
38:32sont arrivées
38:33à faire reculer
38:34ce mainstream
38:35qui était en train
38:36de s'installer
38:36réellement
38:38avec reportage à l'appui.
38:40Reportage à l'appui
38:40livrant par exemple
38:41le nombre de viols
38:43qu'il y a.
38:44Il y a la procureure espagnole
38:45qui alerte
38:47en disant
38:47c'est plus possible.
38:49Respecter,
38:49enfin qu'il y ait au moins
38:50un respect qui se fasse
38:51par rapport aux femmes
38:52aussi bien d'ailleurs
38:52migrantes que non migrantes.
38:54Donc c'est là
38:55où on voit quand même
38:56que c'est important
38:58d'être là sur place
39:00et de dire.
39:00Parce que le mainstream
39:01avait été vraiment
39:02tout pour s'installer.
39:03Mais il y a aussi
39:04toutes les images
39:05sur les réseaux sociaux
39:06et ça tourne beaucoup
39:10depuis hier
39:11et avant-hier.
39:11Il y a quelque chose
39:12de très intéressant,
39:13je vais vous faire rapidement
39:14un petit cours d'histoire,
39:15c'est que le 2 septembre 1415,
39:17j'ai un peu potassé
39:18avant de venir,
39:21les troupes
39:22de Jean 1er du Portugal
39:23quittaient justement
39:24ces Utah
39:25après avoir
39:27éradiqué,
39:28gagné,
39:29conquis le territoire
39:30face aux barbaresques.
39:32Et chaque 2 septembre,
39:34les habitants de ces Utah
39:35fêtent cet anniversaire,
39:36c'est-à-dire
39:36on a gardé
39:38notre identité
39:38face aux assauts
39:41des musulmans.
39:42Il ne faut pas non plus
39:42oublier que les Espagnols
39:43se réveillent
39:44parce qu'ils ont connu
39:45la reconquista,
39:47c'est-à-dire
39:47la reconquête du territoire.
39:49Ça a pris 7 siècles
39:50du 8e siècle
39:51au 15e siècle.
39:52C'est une histoire
39:54qui a été un peu
39:54mis sous le tapis
39:55ces dernières années
39:56mais qui a quand même
39:57tendance à ressortir
39:58avec évidemment
39:59tous les débats
39:59sur l'identité espagnole.
40:01Donc moi,
40:01je trouve que
40:01ce qu'on est en train
40:02de vivre
40:03de l'autre côté
40:04des Pyrénées,
40:05ça mérite d'être
40:05très très surveillé.
40:07Et salon,
40:07le courage
40:08de Luc Vassil,
40:10Louise Vassil,
40:11directeur de Sciences Po
40:11que vous connaissez
40:12parce que...
40:13Surtout vous.
40:14Pardon ?
40:15Surtout vous.
40:16Oui,
40:16non mais pourquoi ?
40:18Vous avez eu des moments
40:19où vous l'avez un peu
40:19mis en cause au début
40:20en disant qu'il n'allait
40:21rien faire,
40:24entrer à Sciences Po.
40:25Voilà ce que j'attends
40:26d'un directeur
40:28d'université
40:28et ce qu'il a dit
40:29est formidable.
40:30Et il avait dit
40:31en arrivant
40:31ça va pas être facile
40:32mais voilà ce que je vais faire.
40:34Exactement.
40:35Et c'est pour ça
40:35que nous le salons
40:36et au contraire
40:37c'est un homme
40:38de bonne volonté
40:38et courageux
40:39et courageux
40:40parce que c'est pas simple.
40:42En fait,
40:42c'est-à-dire que
40:43ce qui jadis
40:45était normal
40:47devient aujourd'hui courageux.
40:48C'est ça qui est quand même fou.
40:50Bon, écoutez,
40:50il dit des choses
40:51en fait,
40:52j'ai envie de dire banales
40:53mais elles deviennent
40:54effectivement courageuses
40:55de les dire.
40:56Écoutons,
40:57Monsieur Boissy.
40:59Vous entendrez donc ici
41:01des personnes
41:01avec lesquelles
41:02vous serez profondément
41:03en désaccord.
41:04Ce n'est pas
41:05un dysfonctionnement
41:05de l'université,
41:06c'est l'université.
41:08Le droit à la parole
41:09ne commence pas là
41:10où finit votre accord
41:11et la contradiction
41:12n'est pas une agression.
41:13C'est pourquoi
41:14la liberté d'expression
41:15à Sciences Po
41:15est absolue.
41:17C'est pourquoi
41:18nous avons une vie
41:19associative,
41:19politique et syndicale
41:21extraordinairement riche,
41:22des milliers d'événements,
41:23une liberté d'expression,
41:25une liberté académique
41:25qui doivent être garanties
41:26pour tous.
41:28Mais la liberté,
41:29bien sûr,
41:29n'est pas la loi
41:30du plus bruyant.
41:31Elle ne donne à personne
41:33le droit d'empêcher
41:33les autres d'étudier,
41:34d'enseigner,
41:35de parler
41:36ou d'écouter.
41:37Elle ne donne à aucun
41:38d'entre nous
41:38le droit d'imposer
41:39son point de vue
41:40par la pression.
41:42On peut contester
41:42une conférence,
41:43on ne peut pas
41:44la faire taire
41:44par la force,
41:45on peut manifester
41:46contre une décision,
41:47on ne peut pas
41:48intimider ceux
41:48qui pensent autrement,
41:49on peut critiquer
41:50l'institution,
41:51on doit respecter
41:52les règles
41:53qui rendent possible
41:54notre vie commune.
41:56Bravo M. Vassi,
41:57voilà ce qu'on veut entendre.
41:58On va terminer
41:59cette émission
41:59par une chose
42:00peut-être plus légère
42:01et un détail,
42:03mais comme vous le savez,
42:04tout fait sens.
42:05Le détail n'existe pas.
42:07Et hier,
42:07dans l'émission
42:09C'est à vous,
42:10d'Anne-Élisabeth Lemoyne,
42:12Marc-Olivier Fogel
42:13est arrivé
42:14sur le plateau
42:14avec Céline Landreau,
42:16excellente journaliste,
42:17excellente consœur
42:18de RTL,
42:19deux femmes,
42:20un homme.
42:21Et Marc-Olivier Fogel
42:24a travaillé avec
42:25Anne-Élisabeth Lemoyne,
42:27il la connaît
42:27et il va lui dire
42:30ce qui peut-être
42:31il y a 50 ans
42:32ou il y a 30 ans
42:32ou 20 ans
42:33est une réflexion légère,
42:34vous avez maigri.
42:37et c'est pour ça
42:38que c'est intéressant
42:39parce qu'il incarne
42:40un courant progressiste,
42:42Marc-Olivier Fogel.
42:43Eh bien,
42:43il se fait reprendre
42:44de volée immédiatement
42:45pour cette phrase
42:45et non seulement ça,
42:47mais il y a
42:47une complicité
42:49qui se crée immédiatement
42:50entre Anne-Élisabeth Lemoyne,
42:51une sororité
42:53si vous le souhaitez,
42:54entre Anne-Élisabeth Lemoyne
42:55et Céline Landreau
42:57qui se ligue,
42:58qui n'apprécie pas.
43:00Donc la question
43:00qui est intéressante...
43:01Je crois qu'Anne-Élisabeth Lemoyne,
43:02elle n'était pas méchante
43:04dans sa réaction,
43:05elle souriait.
43:06Pas méchante,
43:07mais gênée.
43:08Voilà, gênée.
43:09Donc c'est intéressant,
43:09au-delà de cet exemple,
43:11c'est ce qu'on peut dire
43:13aujourd'hui
43:14ou non
43:14à une femme.
43:15Moi, je les comprends
43:16parce que je trouve
43:17que ce n'est pas
43:17le genre de choses
43:19qu'on peut dire
43:21ou qu'on doit dire.
43:22Mais la réaction
43:23m'intéresse
43:24et je voulais votre avis
43:25pour terminer cette émission
43:26sur un sujet
43:27peut-être plus léger,
43:29quoique.
43:31Marc-Olivier Fogel
43:33qui a de nouveau
43:33fait l'actualité ce matin
43:34en demandant à Mimi Maty
43:35de réagir à l'affaire Bruel
43:37et ce sort notre invitée
43:38à ses côtés,
43:38sa patronne,
43:39la toute première femme
43:40de l'histoire de la station
43:42aux commandes
43:42de la matinale,
43:43Céline Landreau.
43:48Attention à toi.
43:50Bonsoir Céline.
43:51Bonsoir.
43:51Merci.
43:51Bienvenue.
43:52Bonsoir.
43:54Bonsoir à tous les deux.
43:55On est ravis
43:56que vous soyez là.
43:57Vous avez fait votre rentrée
43:58sur RTL lundi dernier,
44:00une semaine avant nous.
44:01Oui.
44:02C'est votre deuxième saison.
44:03Vous avez maigri, non ?
44:04Non.
44:04Ah si.
44:05On peut parler
44:06des sujets de fond ?
44:07C'est ce que je fais.
44:08Non.
44:09La deuxième saison
44:10de Face à Fogel,
44:11c'est un entretien
44:12qui a fait ses preuves
44:12l'an dernier,
44:13qui s'élargit désormais
44:14au champ politique.
44:15C'est quand même pas possible.
44:16C'est vrai,
44:17vous avez maigri,
44:17c'est frappant.
44:18Mais on va en faire un garde-eur.
44:19Est-ce que c'est vraiment élégant
44:19de le souligner comme ça
44:20en arrivant ?
44:21Je ne sais pas.
44:21C'est si j'avais dit
44:22que ça ne serait pas tellement
44:23élégant,
44:24mais vous avez maigri,
44:24sinon.
44:25Voilà.
44:26Vous voyez,
44:27Céline vient au secours,
44:28si j'ose dire.
44:29Est-ce que vous trouvez
44:29que c'est élégant
44:30comme réflexion ?
44:31Qu'est-ce que vous en pensez ?
44:33Véronique.
44:33Moi, je trouve qu'effectivement,
44:36ça ne se dit pas.
44:37Et je pense que je l'aurais bâché
44:40sévèrement,
44:40d'une certaine façon.
44:41Je ne sais pas ce que je l'aurais dit,
44:42mais je trouve que ce n'est pas élégant
44:44et je trouve que ça ne regarde personne.
44:46Ça ne regarde pas les téléspectateurs.
44:47On voit qu'effectivement,
44:48ils sont amis dans la vie.
44:50Ce n'est pas ce qu'on attend de...
44:52Je ne sais pas.
44:53Moi, ça m'aurait chiffonné.
44:55Je suis le premier, parfois,
44:56à faire des allusions
44:59à la vie privée des uns et des autres
45:01autour de la table.
45:02Et je peux taquiner.
45:03Hier, on était avec...
45:04Avec élégance.
45:05Ça peut aussi arriver de temps en temps.
45:07Même si c'est une amie,
45:09ce n'est pas très élégant,
45:10surtout à la télé.
45:12Ils se connaissent depuis 30 ans.
45:13Oui, voilà.
45:14Je suis d'accord.
45:14Ils sont amis,
45:15peut-être amis intimes,
45:16je n'en sais rien.
45:17Mais enfin, ils sont extrêmement proches,
45:18j'ai l'impression.
45:19Il a voulu lui faire une petite blague
45:20comme s'ils étaient tous les deux à la maison.
45:22Honnêtement, ça ne me choque pas beaucoup.
45:23Sincèrement, ça ne me choque même pas du tout.
45:25Moi, j'ai un peu de compassion
45:26pour Marc-Olivier Fogel
45:27parce que vous avez dit
45:28qu'il est progressiste.
45:29En fait, on ne court jamais aussi vite
45:31que le progrès.
45:33C'est terrible, en fait.
45:34Ce n'était pas méchant.
45:35Mais c'est une vraie polémique.
45:38Je suis dingue.
45:38Je ne rigueule.
45:40Sur les réseaux sociaux,
45:41il a été très attaqué.
45:42C'est très violent.
45:43Très violent ?
45:44C'était une des polémiques du jour.
45:46C'est moins violent
45:47que pour Charles Sapin.
45:48Il s'est pris de la presse.
45:49Il s'est pris des articles de presse.
45:50Le Fington Post, etc.
45:52Bien sûr.
45:52Non.
45:52Bien sûr que si.
45:53Elle est même que pour nous, en fait.
45:56Bienvenue.
45:57Bienvenue, Marc-Olivier.
45:58Moi, je trouve que c'est une réflexion
45:59d'extrême droite.
46:04C'est vraiment un truc d'extrême droite
46:06de dire ça.
46:07C'est un truc de conservateur.
46:08Qu'en pensez-vous,
46:10M. Valédi ?
46:11Il a eu tort
46:11parce que ça ne se dit pas à l'antenne
46:13qu'ils le disent
46:13parce qu'ils sont copains
46:14dans le privé,
46:15dans les coulisses,
46:15mais à l'antenne.
46:16Qu'est-ce qu'il se dit à l'antenne ?
46:17Oui, mais on ne peut plus rien.
46:18Alors, il n'est pas là
46:18pour parler du régime.
46:20C'est pour le faire une petite blague.
46:21On fait des blagues tout le temps de nous ici.
46:23Quel est le problème ?
46:23Ce n'est pas tout à fait une petite blague.
46:25C'est pas qu'il nous regarde le soir, alors.
46:26Ah oui, c'est pas tout à fait une blague.
46:28On ne regarde pas après une heure.
46:29C'est peut-être...
46:30Il y a autre chose aussi,
46:31mais bon.
46:31Il a travaillé avec elle
46:33et il y a aussi peut-être une manière
46:35de marquer son territoire
46:37et de lui parler.
46:39Supériorité hiérarchique.
46:39Comme lorsqu'il l'a connue,
46:41qu'elle était ce qu'elle était
46:42et elle n'est plus ce qu'elle était
46:44et elle est aujourd'hui
46:45au même niveau que lui.
46:46Et il y a ce petit rapport
46:48qui peut exister parfois.
46:50Il y a des gens qui n'apprécient pas
46:51que quelqu'un qu'ils ont connu jeune
46:54dans le métier ait un parcours.
46:57Ils n'ont pas cette générosité.
47:00Ils n'ont pas cette générosité
47:02d'accompagner.
47:04À un moment donné,
47:05ça va trop loin,
47:06ça va trop haut.
47:07Donc, il faut marquer,
47:08il faut rabaisser ceux qui...
47:09Exactement.
47:10Ça, c'est médiocre.
47:11Ceux qui sont comme ça sont médiocres.
47:13Au contraire,
47:14il faut être un troubadour.
47:15Clairement, c'est un élément de domination.
47:17Oui.
47:18Clairement.
47:18Je suis d'accord.
47:19J'ai aucun doute là-dessus.
47:20C'est un élément...
47:21Je suis d'accord.
47:22C'est un élément de domination.
47:24Je suis d'accord.
47:25C'est...
47:26Pas du tout.
47:26Il est sans filtre.
47:28Il fait des vannes.
47:29Il est rendu dedans, etc.
47:30Mais il n'est pas dans la domination.
47:31C'est un moyen de rappeler
47:34qu'il a été patron
47:35et que voilà, c'est tout.
47:37C'est tout.
47:38Il a voulu faire une blague
47:38parce qu'il la connaît, c'est tout.
47:40Oui, oui, c'est vrai que...
47:44Bon, écoutez.
47:45On ne va pas parler pendant deux heures.
47:46C'est jeudi
47:48et c'est la fin de la semaine
47:50puisque demain,
47:51ce sera l'excellent Elliot Deval
47:53qui sera là
47:53et Gauthier Lebrecht.
47:54On va parler de ce soir.
47:56Des maigris.
47:57Mais oui, c'est vrai en plus.
48:00Je ne le prends pas mal.
48:01Même si je pense qu'effectivement,
48:02là, c'était de la domination.
48:03Non !
48:05Là, c'était très clair.
48:06Mais arrête !
48:07Arrête !
48:08Non, non, non !
48:09Arrête !
48:10Je ne connais que trop bien.
48:12Je rigole, je rigole.
48:13On va parler d'un autre homme
48:14qui en a pris plein la figure
48:15pour des raisons totalement injustes.
48:17C'est Léon Marchand,
48:18nageur évidemment, champion.
48:19Oui !
48:20Il en a pris plein la figure
48:21parce qu'il n'a pas voulu
48:22se positionner politiquement
48:23comme Yann Mbappé.
48:25Donc en gros,
48:25tu ne condamnes pas
48:26le Rassemblement National.
48:27T'es un facho,
48:28t'es un petit bourgeois,
48:29t'es un sale blanc.
48:31T'es un sale blanc.
48:31Donc on va en parler
48:32parce que c'est hallucinant
48:34ce que vit Léon Marchand
48:35depuis quelques jours.
48:36Bon, vous n'avez pas parlé
48:36que de ça ce soir.
48:38Non, je ne vais pas faire
48:39deux heures sur Léon Marchand
48:40mais je vais en parler
48:40en ouverture de l'émission
48:41si ça ne vous dérange pas.
48:43Mais si vous voulez changer
48:44mon conducteur,
48:45il n'y a aucun problème.
48:46Si vous m'en donnez l'autorisation,
48:48vous cherchez un sujet
48:49que vous n'aviez pas traité
48:50pour garder le téléspectateur.
48:51Mais je m'excuse
48:53de présenter un sujet
48:54que vous n'avez pas traité, Pascal.
48:55Je voulais simplement
48:58pour le téléspectateur
48:59qui nous écoute
49:00lui donner un teasing
49:01de ce qu'il y aurait ensuite.
49:03En tout cas,
49:04vous étiez en tête hier,
49:05vous étiez en tête tous les jours.
49:06Vous faites une rentrée magnifique.
49:07Merci, Pascal.
49:08Que ce soit 100% Frontière
49:10avec Eric Tegner
49:11le soir et l'émission
49:12avec Koué.
49:13Koué.
49:14Oui, avec Koué.
49:15Koué.
49:15Vous êtes formidables
49:16tous les deux.
49:17C'est un tandem.
49:18Alors vraiment,
49:18vous êtes sur Europe 1
49:20entre 15h et 16h.
49:21Donc je le dis aussi
49:22aux téléspectateurs
49:23qui nous écoutent,
49:24vous pouvez,
49:24si vous êtes en voiture,
49:25pourquoi pas,
49:26écouter,
49:27ou ailleurs d'ailleurs,
49:28écouter Europe 1.
49:29Merci, Pascal.
49:30Je vous en prie.
49:31Martin Radelet
49:32était à la réalisation.
49:33Merci à Juliette
49:34qui était à la vision.
49:34Merci à Jean-François Kouvlard.
49:36Julien Duroux
49:37qui a donc pris
49:40le poste
49:40de chef d'édition
49:42le soir avec nous.
49:43Je le remercie
49:44pour cette première semaine.
49:45Et puis Valentin,
49:46Valentin Polidori
49:47qui était également là.
49:48Toutes ces émissions
49:49sont à retrouver
49:50sur cnews.fr.
49:51Il est 21h02.
49:52Vous restez avec Gauthier.
49:53Nous, on se retrouve
49:54demain matin.
49:54Bonne soirée.
Commentaires