- il y a 9 minutes
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, Mayelen Trémolet est avec nous, Pascal-Pierre Garbarini, Georges Fenech, Éric Revelle et Johan Ouzahy.
00:07Emmanuel Macron n'ira pas voir le pape, n'écoutera pas le pape durant une messe et on l'a
00:13appris aujourd'hui.
00:14À partir de vendredi, vous le savez, le pape Léon XIV vient à Paris, il se rendra à Lourdes et
00:20à Metz.
00:21Emmanuel Macron ne sera pas à la messe de samedi mais sera représenté par Sébastien Lecornu et par Brigitte Macron.
00:26Alors bien sûr, c'est quelque chose qui a fait parler et chacun cherche à décoder la non-présence d
00:33'Emmanuel Macron.
00:35On rappelle que c'est une visite apostolique du pape et ce n'est pas une visite d'État.
00:41Et certains imaginent qu'Emmanuel Macron est froissé de cela et qu'il fait un caprice.
00:49Non pas, mais en tout cas que c'est une manière de montrer qu'il n'est pas satisfait.
00:53Il y a plusieurs hypothèses, effectivement, dont celle-ci, puisque d'abord c'est étrange, puisqu'il avait assisté à
00:58la messe donnée par le pape François à Marseille,
01:00c'était il y a précisément trois ans, c'était en septembre 2023.
01:03Oui, donc il était présent.
01:05Donc il était présent au stade Vélodrome, il y était.
01:07Il y était.
01:07Voilà.
01:07Et ça lui avait été reproché parfois d'ailleurs.
01:09Voilà, ça lui avait été reproché notamment par la gauche.
01:11Et puis il était à Notre-Dame.
01:12Donc on peut se dire, soit Emmanuel Macron a entendu les critiques de la gauche à l'époque et ne
01:17veut pas reproduire le même schéma, je n'y crois pas,
01:20ou on peut se dire effectivement qu'il est vexé parce que le Vatican a refusé manifestement bon nombre de
01:26propositions émanant de l'Élysée
01:27durant la visite du pape Léon XIV.
01:32Emmanuel Macron voulait notamment organiser un dîner à l'Élysée, ça a été refusé.
01:36Il voulait notamment organiser une visite privée de Notre-Dame, ça a été refusé.
01:41La seule chose acceptée par le pape Léon XIV, c'est d'être reçu à l'Élysée un court instant.
01:47Voilà, donc on peut se dire qu'Emmanuel Macron est effectivement effroissé et que par conséquent, en représailles, il refuse
01:53d'assister à la messe.
01:55Maïl-Hélène Trémolet d'Europe.
01:56Je ne suis pas complètement d'accord sur le comparatif avec le pape à Marseille parce que quand le pape
02:00se déplace et que ce n'est pas forcément dans la ville du président,
02:03il est quand même de bon ton de la part du président de se rendre et d'accueillir le souverain
02:07pontife,
02:07qui est la personne la plus connue au monde.
02:09Et pourquoi pas, du coup, d'avoir la messe qui l'accompagne.
02:11Là, il est à Paris, donc c'est un peu différent.
02:13Il le recevra à l'Élysée.
02:15En revanche, je ne suis pas sûre que le fait d'être froissé soit sa raison de ne pas aller
02:18à la messe.
02:19En revanche, on peut très fortement supposer qu'il l'est, froissé,
02:23tout simplement parce que la visite d'État a été refusée avec tout ce qu'il y a avec.
02:26Et qu'on parle d'un président qui est un peu papophile, qui, si vous voulez, a essayé de créer
02:31un vrai contact avec le pape François.
02:33Et là, il réalise en quelques mois que Léon XIV, techniquement, n'est pas intéressé par l'actuel président de
02:39la République,
02:39si ce n'est pour la fin de vie.
02:41Il lui en a parlé en avril dernier.
02:42Il n'a pas été écouté.
02:42Alors, c'est possible, effectivement, qu'il y ait aussi ce sujet de la fin de vie
02:47qui est pesé dans l'attitude de Léon XIV vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
02:53Le pape qui a été évoqué en avril dernier, lors de l'audience...
02:56Bien sûr, que dans son agenda...
02:56Ce n'est pas rien, quand même.
02:57Non, non, non, pour le pape, c'est très important.
03:01Oui, pour les catholiques, mais bien sûr, on ne peut pas vouloir que le pape vienne dans un grand dîner
03:08et en même temps être en opposition sur un sujet aussi central dans l'Église cachée.
03:14Mais ça serait presque en même temps d'aller à la messe.
03:16Sur la loi de fin de vie, la loi d'euthanasie, à l'origine, dans l'agenda, dans l'un
03:22des premiers agendas
03:22de la visite du pape Léon XIV en France, il était prévu qu'il s'arrête dans un centre de
03:27soins palliatifs
03:28à Jeanne Garnier dans le 15e arrondissement de Paris.
03:30Et évidemment, le message aurait été très politique, si ça avait été le cas,
03:33parce que c'était une façon de dire au président de la République,
03:36vous voyez, moi, je visite un soin palliatif, on peut accompagner, avec le minimum de douleur,
03:41des gens dans la mort.
03:41Bon, ça a été retiré de son agenda, mais moi, je crois beaucoup au caprice,
03:44parce qu'en réalité, il s'était invité, après tout, c'est lui qui, en cinq ans,
03:48a fait reconstruire Notre-Dame, Emmanuel Macron.
03:50Il s'était invité dans la cérémonie des rebâtisseurs.
03:53Le Vatican n'a pas répondu positivement.
03:55Donc, je pense que la mesure de rétorson, c'est celle-là.
03:57J'assisterai à aucune des messes.
03:58Yann Bally a tweeté le président de l'avortement dans la Constitution
04:03et de l'euthanasie n'assistera à aucune des messes du Saint-Père.
04:06Jupiter sera éclipsé.
04:08L'orgueil démesuré de Narcisse nous épargnera sa présence
04:11durant ses moments sacrés de prière et d'affirmation des racines chrétiennes de la France.
04:15Finalement, c'est une bonne chose.
04:16Alors, Yann Bally, il est...
04:20Il défend, effectivement, les catholiques de France.
04:23Il est président, je crois, de la Griffe, précisément.
04:28Président de la Griffe.
04:30Écoutez ce qu'a dit Julien Audoul.
04:33On a honte de ce président qui dégrade l'image de la France
04:36et qui même vient dégrader le lien que nous avons avec le Vatican, avec la chrétienté.
04:42Il faut quand même rappeler que notre pays est la fille aînée de l'Église depuis Pépin-le-Bref,
04:46depuis que le roi de France a juré de protéger le pape contre les barbares,
04:51contre les lombards à l'époque.
04:53Très clairement, il faut quand même se rappeler que Emmanuel Macron,
04:56qui a accueilli tous les chefs d'État, y compris les plus pourris,
05:00on se rappelle de l'ex-terroriste syrien qu'il avait encensé, déroulé le tapis rouge.
05:05Là, on a affaire...
05:06Et il avait envoyé Jean-Noël Barraud le rencontrer le plus vite possible.
05:08Là, on a affaire à un chef d'État.
05:09On a le premier chef religieux du monde.
05:11Le premier chef religieux du monde.
05:13Et le président de la République française ne va même pas participer à un événement
05:18parce qu'effectivement, et c'est psychologique,
05:20il n'est pas la star de l'événement.
05:21Il n'est pas à l'initiative.
05:23Il ne contrôle pas le protocole, le déroulé.
05:26Et ça, il ne supporte pas.
05:28Alors, heureusement qu'il ne reste que 7 mois pour endurer les Macronis jusqu'au bout.
05:33Mais pendant 10 ans, qu'est-ce qu'il aura fait ?
05:35Il aura tout sali, il aura tout dénaturé, il aura tout gâché.
05:39Il n'aura jamais rien respecté.
05:41C'est un président qui ne respecte rien.
05:43Ni le sacré, ni le quotidien des Français,
05:46ni les us et coutumes de notre pays.
05:48Il ne respecte rien.
05:49L'honnêteté oblige à dire qu'en 2008,
05:51le pape Benoît XVI est en France et à Lourdes.
05:54Et Nicolas Sarkozy, il l'accueille à l'Elysée et il n'a pas assisté à la messe.
05:59Il y a beaucoup des prédécesseurs.
06:00Alors, je ne sais pas si c'était...
06:01Il y a eu très peu de papes.
06:02François Hollande non plus.
06:03Valéry Giscard d'Estaing avait assisté à la messe du pape Jean-Paul II en 1980.
06:06Mais là, le procès à Emmanuel Macron est un peu facile.
06:08Il n'a aucune obligation en tant que président,
06:11et même en termes de politesse, de se rendre à cette messe.
06:14Ce qui est étonnant plutôt, c'est que lui n'a pas cessé pendant 10 ans
06:17de faire des démarches envers le Vatican.
06:18Donc, on aurait pu l'attendre un peu.
06:20Mais là où Julien Audoul, à mon avis, se trompe,
06:23c'est que ce n'est pas dans son rôle de se rendre à cette messe
06:25et il ne fait pas honte au pays en ne s'y rendant pas.
06:27Surtout qu'il est représenté par Sébastien Lecornu et par Giscard Macron.
06:30En 1997, Paris accueille les GMJ.
06:32Jacques Chirac reçoit le pape, mais n'assiste pas à la messe non plus.
06:38En fait, le premier pape qui est venu sous la Vème République,
06:42c'est Jean-Paul II.
06:44Parce que ni Jean XXIII, ni Paul VI ne sont venus en France
06:47pendant leur pontificat.
06:48C'est assez étonnant d'ailleurs que, sous De Gaulle,
06:53ni Jean XXIII, ni Paul VI ne sont venus en France.
06:56En revanche, De Gaulle s'y était rendu.
06:57Bien sûr.
06:58Et De Gaulle avait une chapelle privée à l'Elysée.
07:00Il avait une chapelle privée à l'Elysée.
07:04C'est devenu le salon d'attente de l'Aile Madame.
07:08Cette petite...
07:09Exactement.
07:10Que les visiteurs connaissent,
07:11puisque généralement, les visiteurs médiatiques,
07:14les journalistes attendent ou patientent dans cette chapelle
07:17où communiait, effectivement, Charles De Gaulle.
07:20Chaque président a fait ce qu'il veut.
07:21Charles De Gaulle s'était mis à geloux devant le pape de l'époque
07:24quand il s'était rendu au Vatican.
07:25Par exemple, Emmanuel Macron, ça n'a pas été son cas.
07:27Les présidents...
07:27Non, mais il le tutoie.
07:28Il lui a dit « Bonjour François ».
07:30C'est autre chose.
07:31Et il lui tape sur l'épaule.
07:32Non, mais il parle des galères agricoles.
07:34Mais il verrait Dieu.
07:35Il lui demanderait...
07:37Il lui dirait « Tu es content de ce que tu as fait de moi ? »
07:41Ou déjà une chose...
07:43Il lui dirait quelque chose, j'imagine, de très aimable.
07:48Simplement un sentiment personnel.
07:50Oui.
07:50Peu importe les bons prétextes, les raisons, etc.
07:55Moi, en tant que catholique, ça me blesse.
07:58Ça me choque même que le président n'aille pas à la messe.
08:01Ce pays qui est la fille aînée, comme on dit, de l'Église,
08:05il n'était pas obligé de le faire.
08:06Vous avez raison.
08:07Mais...
08:08Régide Macron sera là.
08:09Rien lui interdisait de le faire.
08:10Il l'a fait à Marseille.
08:12Régide Macron sera là.
08:13Il y a beaucoup de catholiques qui verraient ça comme de l'hypocrisie
08:16parce qu'il dirait « C'est le président qui vient de nous promulguer
08:18une loi sur l'euthanasie qui est assez impopulaire chez les catholiques.
08:21Donc il y en a d'autres qui verraient ça encore comme du en même temps
08:23et de l'hypocrisie.
08:24Là, pour le coup, Emmanuel Macron, dans tous les cas,
08:26je pense, aurait fini par avoir un procès...
08:29Pascal-Pierre Garbarini, vous étiez en Corse
08:31lorsque le pape François est venu
08:33et vous avez suivi peut-être la déambulation
08:36de ces jours magnifiques de Corse.
08:38Ah oui, c'était exceptionnel.
08:40C'était exceptionnel parce que d'abord,
08:42le pape qui vient en Corse,
08:44la Corse est une terre chrétienne, très catholique.
08:47Il y avait toutes les confréries qui étaient présentes,
08:49qui ont tous défilé devant le pape.
08:51Le pape, d'ailleurs, il a dit « Je me sens chez moi ».
08:53Oui, je me suis senti à la maison.
08:54Je me suis senti à la maison.
08:56Moi, j'avais les larmes aux yeux
08:57parce qu'à un moment donné, il y avait un nourrisson,
09:00il venait de naître.
09:01Et la maman lui a donné comme ça
09:03et il l'a signé.
09:06C'était magnifique, franchement.
09:08Et puis, après, il y avait toutes les chansons corse,
09:11il y avait toutes les voix corses qui chantaient,
09:13les polyphonies et tout.
09:14C'était magnifique.
09:14Et la messe au Casonne.
09:15La messe au Casonne, sous l'empereur.
09:19Sous la statue de l'Empereur.
09:20Parce que vous y étiez également ?
09:21Oui, moi, j'y étais pour Europe 1.
09:22Donc, c'était vraiment...
09:25Et puis, il y avait une très, très grande ferveur.
09:26Le Casonne, ce qu'on appelle le Casonne,
09:27c'est la grande place, évidemment, d'Ajac.
09:29C'est une hausse.
09:29C'est tout en haut.
09:30C'est tout en haut.
09:31C'est là où il y a la grotte de l'Empereur.
09:32Il y a la statue de l'Empereur.
09:33C'était la grande réconciliation.
09:35Mais voir le pape, ça procure une émotion immense, sincèrement.
09:38C'est pour ça que moi, ça me rend triste, en fait.
09:39Voilà, en dehors de tout, moi, ça me rend triste.
09:41Point.
09:42En tant que catholique, j'aurais préféré que le président soit en point.
09:45Nicolas Sarkozy sera avec nous.
09:47En direct, vendredi, entre 9h et 9h30,
09:51sur Europe 1 et sur CNews, sur ce plateau.
09:55Et nous l'interrogerons précisément sur la visite du pape.
09:59C'est vendredi.
10:00Alors, vous avez cité une phrase de Jean-Paul II.
10:02La France, qu'as-tu fait de ton baptême ?
10:05Je trouve que cette phrase,
10:07elle a, oui, vous allez l'écouter.
10:10Je ne veux pas dire qu'elle a encore plus d'actualité aujourd'hui qu'hier,
10:12mais elle traverse le temps
10:15et elle peut nous hanter, d'une certaine manière.
10:18Écoutez, Jean-Paul II, c'est en 1980,
10:21lorsqu'il est, je pense que c'est au Bourget
10:23qu'il dit ça devant des milliers de fidèles.
10:32Fille aînée de l'Église,
10:35est-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
10:46Permettez-moi de vous demander,
10:50France, fille de l'Église
10:54et éducatrice des peuples,
10:57es-tu fidèle
11:00pour les biens de l'homme
11:03à l'alliance
11:05avec la sagesse éternelle ?
11:13Pardonnez-moi cette question.
11:16Bon, je trouve que cette phrase est d'une force absolument incroyable,
11:19mais les phrases, qu'on soit catholique ou pas d'ailleurs,
11:22de Jean-Paul II sont très puissantes.
11:24N'ayez pas peur est une phrase extraordinaire.
11:27N'ayez pas peur.
11:28Elle fait une très belle une de Paris Match,
11:29je ne sais pas si vous vous souvenez,
11:30avec la robe du pape descendant en escalier,
11:32avec n'ayez pas peur.
11:33Oui, mais n'ayez pas peur.
11:34Et il y a une autre phrase que moi je trouve incroyable
11:36de Jean-Paul II.
11:37Oui, mais celle-là, qu'est-ce qu'elle veut dire ?
11:39Ça, ça m'intéresse.
11:40Qu'est-ce qu'il veut dire ?
11:41Ça veut dire qu'il part du principe
11:44que la fille aînée de l'Église
11:45est en train de tourner un peu le dos à son bataire.
11:48Oui, mais au-delà.
11:49Qu'est-ce que ça veut dire ?
11:50Moi, c'est comme ça que je le prends.
11:52Mais si vous me permettez,
11:53parce qu'elle, parmi les phrases dans mes justes,
11:55parce qu'elle me revient en mémoire
11:56et j'ai là encore presque des frissons.
11:59Vous savez, quand il a été victime d'un attentat
12:01sur la place Saint-Pierre,
12:02il est resté très diminué toute sa vie.
12:04Et certains lui reprochaient,
12:05alors plutôt les anticathos,
12:07de mettre sa souffrance en avant.
12:10Et il a eu cette phrase absolument incroyable.
12:12Il a dit, mais est-ce qu'on a décroché
12:13le Christ de la croix ?
12:14Voilà, c'est-à-dire qu'il a souffert jusqu'au bout
12:17comme le Christ a souffert jusqu'au bout.
12:18Et j'avais trouvé cette phrase...
12:19Non, mais Jean-Paul II,
12:20il incarnait la passion du Christ.
12:22Incroyable.
12:22Évidemment, il incarnait la passion.
12:23Il incarnait physiquement la passion du Christ.
12:25Mais cette phrase,
12:27comment vous l'interprétez ?
12:29Dans les récits de la vie de Jean-Paul II,
12:30on raconte que dans l'une des premières fois
12:32où il est venu en France,
12:33donc c'est peut-être celle-ci,
12:34il a été assez déçu du monde qui était là.
12:36Et Jean-Paul II, c'est un pape
12:38qui a transporté des foules.
12:40Et donc, je pense qu'il s'attendait
12:41à plus de fidèles.
12:41Et après, il y a eu les JMJ en France
12:43où alors là, c'était la messe à la Longchamp,
12:45je crois.
12:45Extraordinaire.
12:46Et là, il y avait un rat de marée.
12:47Il avait réussi sa mission
12:49à savoir réveiller toute la vague
12:51de la jeunesse européenne.
12:52Donc, ça peut être lié à ça.
12:53Alors moi, je l'interprète un peu différemment.
12:55C'est-à-dire que déjà en 80,
12:58qu'as-tu fait de ton baptême ?
12:59La famille, les enfants,
13:01pourquoi pas ?
13:02Et effectivement, les traditions.
13:04Alors, je ne vais pas parler
13:04de l'avortement, bien sûr.
13:06Mais je vois aussi cela
13:08que de toutes ces traditions
13:10qui, déjà en 1980,
13:14sont...
13:14La France tourne le dos
13:16à une certaine idée,
13:17pourquoi pas,
13:17de la civilisation,
13:18de la transmission,
13:19de la liberté,
13:20de l'homme, etc.
13:21C'est ce que je perçois
13:22dans ce qu'il veut dire.
13:23Que dirait-il aujourd'hui ?
13:24Que dirait-il aujourd'hui ?
13:26La crise des vocations aussi.
13:27La crise, oui.
13:28Oui, mais alors là,
13:29elle est mondiale.
13:30Elle est mondiale.
13:31Elle est occidentale.
13:32En tout cas,
13:33il y avait 15 millions de gens
13:34qui allaient à la messe
13:35en 1950.
13:36L'église, les églises...
13:37Aujourd'hui, il y en a...
13:38Il y avait 15 millions de gens.
13:40En 1950, il y a 40 millions
13:41de Français.
13:42Il y a sans doute 15 millions
13:43de gens qui vont à la messe
13:44tous les dimanches.
13:45Aujourd'hui, on est 66 millions
13:46et entre 3 et 4 millions
13:48de fidèles,
13:48ce qui est beaucoup d'ailleurs.
13:50Il y a une perte
13:51de l'affirmation
13:52de sa foi, en fait.
13:54Je trouve.
13:55La perte de l'affirmation
13:56de sa foi.
13:57Je suis catholique
13:58et je le revendique.
13:59C'est ça qui se...
14:01Comment voir le pape ?
14:02Voyez le sujet
14:02de Viviane Hervier
14:03parce que si vous avez
14:04la chance d'être à Paris,
14:05le pape va déambuler,
14:06notamment dans le 6e arrondissement.
14:09Apercevoir Léon XIV
14:11sans inscription préalable
14:12est encore possible.
14:14Le vendredi,
14:15jour de son arrivée,
14:16une déambulation
14:17en papamobile
14:18est organisée
14:18dans le 6e arrondissement
14:20à partir de 16h
14:21de l'église
14:22Notre-Dame-des-Champs
14:22à la place Saint-Michel.
14:24Mais pour être bien placé,
14:25il faudra se présenter
14:26dès midi
14:27à l'ouverture
14:28des 23 points de filtrage
14:29pour un contrôle strict
14:30du public.
14:31250 000 personnes
14:33sont attendues.
14:34Deuxième opportunité,
14:35sur le parvis
14:36de Notre-Dame
14:37aux alentours de 18h.
14:38Il est prévu
14:39que le pape
14:39aille au contact
14:40de la foule
14:41après avoir célébré
14:42les vêtres
14:43dans la cathédrale.
14:44Le lendemain,
14:45samedi à 15h,
14:46la messe en plein air
14:47sur la place de la Concorde
14:48et l'avenue
14:49des Champs-Elysées
14:50sera le temps fort
14:51de la journée,
14:52accessible à tous
14:53sans inscription.
14:55500 000 fidèles
14:56au moins
14:56devraient y participer.
14:57A Lourdes,
14:59en raison de l'affluence
14:59exceptionnelle
15:00liée à la venue du pape,
15:01l'accès au sanctuaire
15:03sera exclusivement
15:04réservé
15:05aux personnes
15:05munies
15:06d'une inscription officielle.
15:08Les cérémonies majeures
15:09seront retransmises
15:10en ville
15:10sur des écrans géants.
15:12Ultime étape
15:13de ce voyage pontifical,
15:14Metz,
15:15le lundi,
15:16le souverain pontife
15:16traversera la ville
15:17en papabobile
15:18à partir de 14h30
15:20pour rejoindre
15:21la cathédrale
15:21Saint-Etienne.
15:22Ce sera la dernière
15:23occasion de l'apercevoir
15:24avant son retour
15:26à Rome.
15:27Ce qu'on pouvait dire
15:28ce soir sur la visite
15:29papale
15:30et en revanche
15:31Emmanuel Macron
15:32est au centre
15:33de l'actualité
15:33aujourd'hui
15:34puisqu'il a reçu
15:35et il a été reçu
15:36par Donald Trump
15:37ce lundi à New York
15:38pour un entretien
15:39jugé très constructif.
15:40Mais là encore,
15:42tout ça est de la com' pure.
15:44Il est resté
15:44moins de 30 minutes.
15:46Donald Trump
15:47enchaîne
15:48les rendez-vous.
15:49C'était pour la photo
15:51précisément.
15:51Ce rendez-vous
15:52a été fait
15:53pour qu'on parle
15:53de cette photo.
15:54Mais entre les deux,
15:56il n'y a pas
15:57d'avancée particulière.
15:58Qu'il n'y ait pas
15:59d'avancée manifestement pas
16:00puisque sinon
16:01nous serions au courant.
16:02Donald Trump
16:03a même déclaré
16:05il y a quelques minutes,
16:06je l'ai appris
16:06en entrant en plateau,
16:08qu'il envisageait
16:09d'arrêter
16:10les exportations
16:11de diesel américains.
16:12Or vous savez
16:13que le président
16:13de la République
16:14a une inquiétude
16:15sur notre stock,
16:16le stock que nous
16:17pouvons avoir
16:18de diesel
16:18et nous sommes
16:19assez dépendants
16:20du diesel
16:20qui exportent
16:21les Etats-Unis.
16:22Donc si Donald Trump
16:23choisit d'arrêter
16:24comme il l'a annoncé
16:25il y a quelques minutes
16:25d'exporter le diesel,
16:27ça veut dire là
16:27effectivement que
16:28sur ce point en tout cas
16:29Emmanuel Macron
16:29n'a pas été du tout
16:30entendu puisque j'imagine
16:31qu'il n'a été question de ça
16:32dans cet entretien bilatéral
16:34qui a duré 30 minutes.
16:35Et alors on a appris
16:36ou je ne sais pas
16:37si vous étiez au courant
16:38que le problème
16:39n'est pas tant
16:40en mousse,
16:41le problème n'est pas tant
16:42C'est le raffinage.
16:43C'est le raffinage.
16:46Lorsqu'on a un souci,
16:47c'est toujours la même chose,
16:49on découvre des choses.
16:50Alors moi j'utilise
16:51l'expression
16:51on ouvre le capot
16:52et on s'aperçoit
16:53qu'on avait 24 raffineries
16:55ce que je ne savais
16:56évidemment pas
16:56et qu'on n'en a plus
16:57que 6.
16:575.
16:59Ah bah vous vous dites 5.
17:006.
17:00Bon 6.
17:01Et que par exemple
17:02on faisait
17:03sans doute pour des questions
17:04de coût,
17:05on avait des Russes
17:06qui raffinaient pour nous
17:07mais simplement
17:08les Ukrainiens
17:09sont en train
17:10de bombarder nos raffineries.
17:11Ce qui est intelligent
17:13vraiment puisqu'on est
17:14en difficulté.
17:15Et puis je rajouterais
17:15sur les...
17:16Donc c'est la désindustrialisation
17:17française.
17:18Sur les décisions
17:19intelligentes,
17:20ceux qui veulent
17:20plafonner les prix.
17:22Vous voyez quand vous produisez
17:23du diesel à l'extérieur,
17:24par exemple aux Pays-Bas,
17:25c'est le cas de la France.
17:26Bah si vous plafonnez
17:27les prix en France,
17:28vous savez quoi ?
17:29Les producteurs de diesel
17:30ils vendront ailleurs.
17:31Donc non seulement
17:32le prix ne baissera pas
17:33mais on n'en aura plus.
17:36Et puis j'ai appris aussi
17:37mais ça bon
17:38on pourrait forer
17:40en Guyane française,
17:42on pourrait prendre du pétrole
17:43mais la loi Hulot
17:44nous l'interdit.
17:46Mais regardez l'hypocrisie.
17:47Johan parlait du diesel américain
17:50qui va sans doute
17:51être rationné pour la France.
17:53Mais ce diesel
17:54il est fait à partir d'essence
17:55et de gaz,
17:56de schiste.
17:57Nous on s'interdit de le faire
17:59mais on importe de l'essence
18:00ou du gazole
18:00qui est fait à partir
18:01de la fracturation du sol.
18:03Vous dites c'est la désindustrialisation.
18:06Oui français.
18:07C'est plus que ça.
18:08C'est un abandon de souveraineté.
18:09L'énergie c'est la souveraineté.
18:12Vous comprenez ?
18:12Donc c'est beaucoup plus grave.
18:14Heureusement il va y avoir
18:15un Puy du Fou de gauche.
18:16Et ça, ça va quand même
18:18changer les choses.
18:19Et notamment
18:20on va pouvoir avoir
18:21une vision de l'histoire
18:23différente de celle du Puy du Fou.
18:25Avec l'argent des Français
18:26parce que le Puy du Fou
18:27c'est privé.
18:27Mais là ça va être
18:29effectivement avec l'argent
18:30des Français.
18:31Vous voyez le sujet
18:32avec Mathieu Pigasse
18:34notamment
18:34qui est le millionnaire
18:36Mathieu Pigasse
18:37qui est à l'origine
18:39de ce projet.
18:41Ouvrir un nouveau front
18:43dans la bataille culturelle
18:44face à l'extrême droite.
18:45Son nom ?
18:46Populaire.
18:47Un projet culturel
18:48assumé par le président
18:50du département de Seine-Saint-Denis.
18:51Nous refusons
18:52les récits réactionnaires
18:53qui fantasment
18:54une France d'identité unique
18:55blanche et catholique.
18:57Un autre homme
18:58porte haut et fort
18:59le combat
19:00Mathieu Pigasse
19:01c'est d'ailleurs
19:01son média combat
19:03qui assurera
19:03la communication du projet.
19:05On veut éviter
19:06la cannibalisation
19:07et l'espèce de prise
19:09de l'histoire de France
19:10par certains.
19:11On pense qu'elle appartient
19:13à toutes et à tous
19:14l'histoire de France.
19:15Trois spectacles
19:15sont prévus
19:16au printemps
19:16et à l'été 2027.
19:18Le premier
19:18sur le parvis
19:19de la basilique
19:20de Saint-Denis.
19:21Il mettra en scène
19:22l'exhumation
19:23des dépouilles
19:23des monarques
19:24par des révolutionnaires.
19:25Le deuxième
19:26dans le stade
19:27Boer de Saint-Ouen
19:28pour raconter
19:29une histoire populaire
19:31du sport.
19:32Enfin, rendez-vous
19:32dans un parc
19:33de la Courneuve
19:34pour raconter
19:34l'histoire des migrations
19:35de l'après-guerre
19:37au début des années 80.
19:39Même si les spectacles
19:40auront lieu
19:41après l'élection présidentielle,
19:42le président du département
19:44assure que
19:44la bataille culturelle
19:45ne va pas s'éteindre
19:46et qu'il faudra
19:48continuer à la mener.
19:49C'est la fameuse
19:50bataille culturelle.
19:51Il y a M. Boucheron,
19:52l'historien officiel
19:55des JO
19:55qui expliquait
19:57et qui avait montré
19:58Marie-Antoinette
19:59décapitée.
20:01Enfin,
20:03Napoléon
20:03qui n'a pas été célébré.
20:05Oui, vous avez raison.
20:06Napoléon
20:06qui n'a pas été célébré.
20:07Je suis désolé.
20:09Ils vont nous sortir qui
20:11la culture de gauche
20:13par rapport à Napoléon ?
20:14Non, mais c'est sérieux.
20:15Le soir des JO,
20:17les trois Français
20:17sans doute les plus célèbres
20:18de l'histoire,
20:19Charles de Gaulle,
20:21Napoléon Ier
20:21et Jeanne d'Arc,
20:24aucun n'est mentionné.
20:26Donc, à partir de ce moment-là,
20:27c'est des choix idéologiques.
20:29Vous avez raison.
20:30Mais tout le monde
20:31avait trouvé ça
20:32parait-il formidable.
20:32Ah, mais c'est formidable.
20:33C'est un peu du faux éphémère.
20:36Éphémère,
20:37il ne va pas rester.
20:38Oui,
20:39mais surtout,
20:39ça ne marchera pas.
20:40Et puis, comme vous dites,
20:41c'est l'argent du département,
20:42c'est l'argent.
20:43En même temps,
20:43les mots sont choisis
20:44et veulent tout dire
20:45quand, pour lancer ce projet,
20:46on parle de déconstruction.
20:47de déconstruire l'histoire de France.
20:48Bon, ben voilà,
20:49tout est dit.
20:49C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas
20:50d'avoir un roman national
20:52orienté politiquement,
20:53il s'agit de déconstruire.
20:55Bon, donc, à mon avis,
20:57Napoléon,
20:57s'il est mentionné,
20:58maître,
21:00j'espère que vous resterez calme
21:01parce que ça ne risque pas
21:04d'être tout à fait
21:04dans le sens de l'empereur
21:05des Français.
21:06Je me suis énormément policé.
21:08Merci.
21:11Mais du coup,
21:11pourquoi ils font ça
21:12avec l'argent des Français ?
21:13Enfin, je...
21:14C'est ça que j'ai du mal
21:15à comprendre.
21:15Le Puy du Fou,
21:16c'est exclusivement privé,
21:17mais en plus de ça,
21:18quand Philippe Devilliers commence,
21:19il n'est pas millionnaire,
21:20Philippe Devilliers.
21:21Donc là, on a Mathieu Pigasse
21:22qui explique que c'est parti
21:23pour un combat,
21:24mais c'est parti pour un combat
21:25avec l'argent des Français.
21:26Mais c'est le principe
21:27de la gauche.
21:28Oui, mais c'est...
21:29C'est le principe
21:29de beaucoup d'art.
21:30C'est assez étonnant
21:31de partir du principe
21:32que l'histoire de France
21:33est à tout le monde
21:33l'argent des Français.
21:34Mais c'est...
21:35La culture est subventionnée.
21:37La culture,
21:37elle est subventionnée
21:40quasiment entièrement.
21:41Elle est accompagnée.
21:42Il y a des domaines
21:43qui ne le sont pas.
21:44Le sport ne l'est pas
21:45de la même manière.
21:46Le sport professionnel,
21:46s'entend.
21:47Le sport professionnel
21:48vend ses droits
21:49et parce qu'il les vendait
21:50trop cher,
21:50on venait lui prendre une taxe.
21:52Ça s'appelait la taxe buffet.
21:53On lui disait
21:54vous gagnez trop d'argent
21:55donc on va vous prendre 3%.
21:56Il ne demandait rien à personne.
21:58Le monde de la culture,
21:59qu'on aime tous d'ailleurs,
22:00il ne s'agit pas
22:01de condamner le monde de la culture,
22:02il est subventionné
22:04du 1er janvier au 31 décembre.
22:08On marque une pause.
22:08À 20h31,
22:09on a plein de choses à parler.
22:11Nos artistes,
22:11tous les jours,
22:12il y a un petit artiste
22:13qui s'engage
22:15contre le Rassemblement National.
22:16Aujourd'hui,
22:16ce sera Mirabel.
22:17Monsieur Mirabel,
22:18vous pourrez l'écouter.
22:19Paul Mirabel, exactement.
22:21Et nous pourrons parler
22:22de M. Apathy également
22:23qui a qualifié
22:24Mme Knafot
22:25de raciste et de xénophobe
22:27et lui a répondu.
22:28Restez avec nous
22:29pour cette deuxième partie.
22:33Peut-on être de gauche
22:34et même d'extrême gauche,
22:35défendre les opprimés
22:38et passer des vacances
22:39à 450 000 euros
22:41pendant 10 jours ?
22:42La question a été posée
22:43ce matin à Mathieu Pigasse
22:44qui était sur France Inter
22:45par Benjamin Duhamel
22:46qui lui a posé
22:47toutes les questions
22:48d'ailleurs qu'il fallait poser.
22:50Et Mathieu Pigasse
22:50y a répondu.
22:52Je comprends
22:53que les montants évoqués,
22:56avancés par le canard enchaîné,
22:58puissent choquer.
23:00Ce sont des montants
23:00qui sont en effet considérables.
23:01Mais vous l'avez dit vous-même,
23:03ce n'est pas de l'argent public,
23:04c'est de l'argent privé,
23:05c'est mon argent personnel
23:06et il n'y a aucun conflit d'intérêt
23:10d'aucune sorte.
23:11Vous dites les montants affichés,
23:12ce sont les bons montants.
23:14Je ne les ai pas confirmés,
23:15aucun à enchaîner
23:16et quand ils m'ont posé la question,
23:17j'ai dit moi,
23:17je ne réponds pas à la police des mœurs.
23:19Je peux, cher Benjamin Duhamel,
23:20avoir une vie normale
23:21et partir en vacances
23:22à peu près au jeu ?
23:23Il n'existe pas,
23:24jusqu'à preuve du contraire,
23:25de police des vacances.
23:26Il n'y a pas au ministère de l'Intérieur
23:27un bureau des vacances
23:28où vous déposez vous,
23:30vos vacances,
23:30avec qui vous partez,
23:31quand vous partez
23:32et où vous partez.
23:32Bon, non mais d'abord,
23:34il a raison,
23:34il fait ce qu'il veut,
23:35mais en revanche,
23:37il ment il y a trois mois
23:38lorsqu'il dit qu'il est du tiers-État.
23:40Il ment quand il dit
23:42qu'il le vit comme les autres.
23:43C'est tout.
23:44Là, il a été pris la main
23:46dans le pot de confiture.
23:47Il était sur l'île Moustique,
23:49l'île des milliardaires.
23:50Oui, mais il a le droit,
23:51il fait ce qu'il veut.
23:525 euros, je crois, la semaine.
23:53Il a le droit.
23:54Mais qu'il ne nous vende pas.
23:55Mais si on en croit Manon Aubry,
23:56c'est un nuisible.
23:57C'est un milliardaire.
23:59Non, il n'est pas milliardaire.
24:00Vous vous trompez.
24:01Il n'est pas milliardaire.
24:02Non, justement,
24:03c'est bien son problème.
24:04C'est qu'en fait,
24:05dans ce cercle très...
24:07Dans ce cercle des riches...
24:08Il a été patron de la Banque Lazare.
24:10Mais dans ce cercle des riches,
24:11il est un smicard.
24:12Pardonnez-moi de le dire comme ça.
24:14J'aimerais bien être smicard.
24:15J'espère que je ne choque personne
24:16en disant ça,
24:17mais justement,
24:18il n'y a pas beaucoup d'argent.
24:19On va pleurer sur Pigasse.
24:21Non, je ne sais pas.
24:22Ce n'était pas le but.
24:24Moi, ce que je lui reproche,
24:25c'est d'avancer masqué.
24:27C'est tout.
24:27Il disait qu'il était du tiers-État,
24:29qu'il vit comme les autres,
24:30qu'il prend le métro.
24:31Ben non.
24:32Après, s'il est riche,
24:33il a bien la raison d'en profiter.
24:35Pourquoi pas ?
24:35Non, c'est sûr.
24:37Je ne vois pas tellement l'intérêt.
24:37Non, mais le plus important,
24:39pardon, dans l'échange,
24:40c'est quand Benjamin Duhamel
24:42lui rappelle une formule
24:43qu'il avait lancée.
24:44Ce qui compte,
24:45ce n'est pas le niveau de la fortune,
24:46c'est la façon dont vous dépensez
24:47votre argent.
24:48Sous-entendis,
24:49moi, comme je suis un homme de gauche,
24:50je le dépense.
24:51Et là, il lui remet cette déclaration
24:53et il lui dit,
24:53alors, puisque vous le dépensez
24:55autant d'argent
24:56en allant à l'île moustique,
24:57qu'est-ce que ça signifie pour vous ?
24:59Et là, il vote en touche
25:01et en fait,
25:01il répond à côté de la plaque.
25:03C'est ça, à mon sens,
25:04le vrai sujet.
25:05Mais quand même,
25:06pour un homme de gauche, Pascal,
25:07puisqu'on parle de difficultés
25:09des gens qui arbitrent
25:11entre remplir leur réservoir
25:12et remplir leur frigidaire,
25:14pardon, mais,
25:15bien sûr qu'on fait
25:16ce qu'on veut de son argent
25:17et quand on a beaucoup,
25:18on peut en dépenser beaucoup.
25:19Ce n'est pas le sujet,
25:19vous avez raison.
25:20Mais quand même,
25:21pour quelqu'un qui défend
25:21la veuve, l'orphelin
25:23et l'exploité salarié
25:24dans l'entreprise,
25:25c'est le mot de M. Pigasse,
25:27ça la fout un tout petit peu mal,
25:28quand même, pardon, pardon.
25:29Il est dans la posture, Pigasse.
25:31Voilà.
25:31Il était absolument inconnu
25:33et ce positionnement politique
25:36lui a permis d'être sur la photo.
25:38Apparemment, il aurait voulu être
25:39dans la primaire,
25:40si j'ai bien compris,
25:41socialiste pour les présidentielles.
25:43Il a bien fait de ne pas y aller.
25:43Ça lui a été refusé,
25:45semble-t-il.
25:45Il a bien fait de ne pas y aller.
25:47Bon, qu'a-t-il dit également ?
25:48Parce que, alors,
25:49chaque jour,
25:50nous entendrons des personnalités
25:52qui prendront position
25:56et généralement,
25:57c'est contre la droite
25:57pour dire les choses simplement.
25:59Écoutez ce qu'il a dit,
26:00M. Pigasse.
26:01Et c'est sur France Inter
26:01parce que sur France Inter,
26:03c'est le canal historique
26:05de la gauche.
26:06Je vais mener trois combats
26:07pour être très clair.
26:08Le premier combat,
26:09c'est celui
26:11contre l'extrême droite.
26:12faire tout pour faire barrage
26:14au Rassemblement National
26:15et à l'extrême droite.
26:15On va peut-être en parler.
26:16C'est l'objet de ce qu'on appelle
26:17la bataille culturelle
26:18que je mène
26:19et que nous menons.
26:20Le deuxième combat,
26:21c'est œuvrer pour l'union de la gauche.
26:23Aucune gauche
26:23ne gagnera seule.
26:25Et je veux porter cette idée,
26:26c'était mon troisième combat d'ailleurs,
26:28qu'il faut mener
26:30une politique de rupture.
26:31Que ces politiques de rupture,
26:33elles sont nécessaires,
26:34mais possibles.
26:36Bon.
26:36Politique de rupture,
26:37l'année prochaine au camping.
26:39Mathieu Pigasse.
26:42Autre,
26:43dans la revue de presse,
26:44parce que cette revue de presse,
26:44elle nous intéresse
26:46et on aime voir
26:47ce qui se passe
26:48chez nos confrères.
26:49Par exemple,
26:49hier matin sur RTL,
26:50c'était Manuel Montpard
26:51qui était l'invité
26:52de Philippe Cave-Rivière.
26:54Et il est intéressant
26:55Cave-Rivière
26:56parce que lui,
26:57justement,
26:58d'abord il est drôle.
26:58Ce n'est pas le cas
26:59de beaucoup d'humoristes.
27:01Il est vraiment drôle,
27:02sincèrement drôle.
27:04Et puis,
27:06il traite les uns
27:07et les autres
27:08de la même manière.
27:08Donc c'est efficace.
27:09Mais ce qui est plus intéressant,
27:11ce n'est pas Cave-Rivière
27:11dans le sujet
27:12que vous allez voir
27:13dans la séquence
27:14que vous allez voir,
27:15c'est Manuel Montpard
27:16qui n'a pas beaucoup d'humour.
27:17Ce qui est le signe
27:18généralement des gens
27:19d'extrême-gauche d'ailleurs.
27:20Ils ne sont pas habitués.
27:21Là, il n'a pas d'humour
27:22parce qu'il sait que c'est vrai.
27:23Oui.
27:23Donc ça ne lui a pas à rire,
27:25voyez-vous.
27:25Il n'a pas beaucoup d'humour
27:26et c'est souvent un signe
27:30distinctif
27:31de la France Insoumise.
27:32Écoutez.
27:34Alors, qui votait les filles ?
27:35Alors, c'est l'analyse inverse
27:36de celle que j'ai faite
27:37à Bruno Retailleau.
27:38Bruno, je lui avais dit
27:39j'ai l'impression
27:39qu'il y a un ventre mou
27:40sur le vote musulman.
27:42Vous, j'ai l'impression
27:42qu'il n'y a pas un raz-de-marée
27:44de séfarades et d'ashkénazes
27:45dans les meetings.
27:47Les jours de Shabbat,
27:47je veux dire,
27:48votre salle est comble quand même.
27:51S'il y avait des séfarades,
27:52on les entendrait
27:53parce que c'est bruyant.
27:54C'est un pantisémite
27:55mais c'est vrai.
27:56D'ailleurs,
27:57c'est Yom Kippour.
27:58Aujourd'hui, c'est le grand pardon.
27:59On salue tôt
28:00vos militants
28:01de confession juive.
28:03Merde, j'avais mis les noms
28:04sur un post-it.
28:06Je ne sais pas où j'ai...
28:07C'est pas grave,
28:08c'est pas grave.
28:08Continuez, continuez.
28:09Il est surpris,
28:09M. Cabrilla.
28:10Est-ce que vous...
28:12Non mais,
28:12ce n'est pas de l'humour
28:13que les filles Cabrillaire
28:14disent simplement la vérité.
28:15Oui, c'est de l'humour.
28:17J'entends ce que vous dites
28:19naturellement.
28:19Il le dit drôlement,
28:20si vous voulez.
28:21La réalité,
28:22et c'est ce que pensent
28:22la plupart de nos compatriotes
28:24de confession juive,
28:25c'est que si LFI
28:26arrive au pouvoir,
28:27il n'y aura plus
28:27beaucoup de juifs en France.
28:28C'est ça qu'il y a derrière.
28:29Manuel Bompard,
28:30sur cette thématique-là,
28:31il ne rit pas
28:32parce qu'il sait effectivement
28:33qu'il appartient
28:34à un partisémite.
28:34Donc forcément,
28:35il tire la gueule.
28:38Paul Mirabel.
28:39Est-ce que vous connaissez tous
28:39Paul Mirabel ?
28:40Oui, bien sûr.
28:42C'est un humoriste.
28:45Je le trouve drôle.
28:46Sans surprise.
28:48La séquence qu'on va voir,
28:49je vous assure,
28:50il me fait de la peine.
28:51Parce que vous avez
28:53les journalistes de quotidien
28:54qui sont autour de lui
28:56et qui veulent lui arracher
28:57visiblement
28:59un vote anti-RN
29:01et il est incapable
29:02d'aligner deux mots
29:03et de proposer un argument.
29:06Donc écoutez cette séquence
29:07qui n'est pas son avantage.
29:12En fait,
29:13j'ai l'impression
29:15que j'aurais du mal
29:16en tant qu'on est artiste,
29:17mais j'ai l'impression
29:17qu'avant tout,
29:18je suis citoyen français
29:20de 30 ans
29:21qui habite à Paris
29:22et que derrière l'artistique,
29:25j'ai des convictions
29:25et des choses
29:27qui me font peur.
29:28Et j'aurais peut-être
29:29pas répondu ça
29:29il y a quelques années,
29:30mais là,
29:30je me sentirais mal
29:31de ne pas faire
29:34barrage
29:35ou de ne pas dire
29:35que je suis contre
29:36certains partis
29:37qui prônent
29:38la diversité,
29:39la...
29:39pardon,
29:40la...
29:41La division.
29:41La division, pardon.
29:43La division
29:43et le non-vivre-ensemble,
29:45on va dire.
29:46Pour être clair,
29:47quelle partie tu vises ?
29:49Pas de...
29:51D'un certain côté
29:53qu'on n'aime pas trop
29:54et voilà.
29:55Alors c'est sur le côté gauche
29:57de votre télé ?
29:57Oui, c'était...
30:04Juste, j'expliquais.
30:06Mais là,
30:08là quand on montre là,
30:09c'est à droite.
30:10Non mais en fait,
30:10j'ai l'impression
30:11qu'il y a tellement
30:11de priorités actuellement
30:13qu'on devrait plutôt
30:14chercher à se rassembler
30:16plutôt qu'à nous diviser.
30:18Et tous les discours
30:19politiques de haine,
30:21si je peux,
30:22d'une quelconque façon
30:23m'y opposer,
30:24je le ferai avec grand plaisir.
30:26C'est vraiment d'une banalité,
30:28c'est tous les éléments
30:28de langage.
30:29Par définition,
30:30une élection présidentielle,
30:31c'est effectivement
30:32des idées différentes.
30:33Donc forcément,
30:34il y a des idées
30:35qui s'opposent.
30:36Mais quel discours de haine
30:37en plus ?
30:37Lesquels ?
30:38Lesquels ?
30:39Non mais il y a deux choses
30:40qui sont intéressantes,
30:40c'est le nous.
30:41Maïa Lenn Trémolet.
30:42Il y a deux choses,
30:42il dit le nous,
30:43on est contre, etc.
30:44Donc il part du principe,
30:45et il a raison,
30:46que le plateau de quotidien
30:47et tous les gens
30:48qui assistent au plateau de quotidien,
30:50tout le monde
30:50est bien d'accord
30:51pour être contre
30:52tout ce qui va être
30:53un peu trop à droite
30:54selon eux.
30:55Donc à savoir
30:55le Rassemblement National,
30:56pourquoi pas reconquête
30:57et LR.
30:58Et ça,
30:59c'est une certitude absolue.
31:00On voit que ça choque personne
31:02quand il dit ça.
31:03En revanche,
31:03il y a une chose
31:04pour laquelle je le défendrais,
31:05c'est que c'est assez insupportable.
31:06Les journalistes
31:07qui essayent de coincer
31:08les footballeurs,
31:09les humoristes
31:09et les acteurs,
31:10là on voit très bien,
31:11par exemple,
31:12certes,
31:13il bégaye un peu,
31:13mais il n'a pas du tout
31:14envie de répondre.
31:15Et on voit que les journalistes
31:16ne le lâcheront pas
31:17jusqu'à ce qu'il ait montré
31:18un Blancin
31:19qu'il ait dit
31:19« Non mais vous inquiétez pas,
31:21moi aussi,
31:21je ne veux pas
31:22du Rassemblement National. »
31:23Et ça,
31:24je trouve que c'est
31:24légèrement poussif,
31:26mais c'est attendu.
31:27Non mais surtout,
31:27il aurait dû réfléchir
31:28à sa dernière phrase.
31:29Je vise un...
31:31Il faut rassembler.
31:32Bon,
31:32alors il a le droit
31:33d'être contre l'ARN,
31:34moi ça ne me pose pas de problème.
31:35Mais est-ce qu'il trouve
31:36par exemple que LFI
31:37rassemble les Français ?
31:38Non,
31:39il fracture les Français,
31:40la France insoumise.
31:41Donc il aurait pu avoir
31:42une position...
31:43Mais vous avez raison,
31:44en fait on lui extorque
31:45le champ final.
31:48a dit il y a quelques années,
31:49je pense que les artistes
31:50sont formés à ne pas répondre
31:51dans la question.
31:51Pascal-Pierre Garbarini.
31:52Moi je suis désolé,
31:53il y a un moment,
31:54moi je suis 100% d'accord,
31:55mais où je suis désolé,
31:56c'est qu'ils ont
31:58une colonne vertébrale.
31:59Ils arrivent à dire
32:00« Je ne veux pas répondre
32:01à la question »
32:02ou « Je ne suis pas d'accord ».
32:03Ils arrivent à exprimer
32:05ce qu'ils veulent vraiment dire.
32:07Oui mais c'est pire
32:07parce que...
32:08C'est un truc de dingue.
32:09Ces gens-là,
32:10à chaque fois qu'on leur pose
32:11une question,
32:12ils vont dans le sens
32:13de la réponse qu'on attend.
32:14« Non, moi si je ne suis pas d'accord,
32:16je ne suis pas d'accord ».
32:17Mais Pascal-Pierre,
32:18s'ils disent ça
32:19ou s'ils disent
32:20qu'ils ne veulent pas répondre,
32:21il y a toute la meute
32:22de l'extérieur gauche
32:23qui part à ses trous
32:25sur les réseaux sociaux
32:26et qui ne les lâche pas
32:27pendant des heures,
32:28voire des jours.
32:28Et ça peut compliquer
32:29leur carrière médiatique.
32:30Oui mais c'est contre-productif.
32:32Ces sorties-là,
32:32je vous assure,
32:33je ne sais pas
32:33si tous les jours
32:34on va avoir
32:35c'était Grand Corps Malade,
32:37c'était...
32:37Adèle Xarcopoulos.
32:39Exactement.
32:39Tous les jours,
32:40jusqu'au printemps,
32:41si à chaque fois
32:42on a un artiste...
32:43Mais non,
32:43ça va être le pire au pire.
32:44Oui,
32:45ça ne s'est rien.
32:46Mais j'entends,
32:47mais je pense
32:47que c'est contre-productif
32:48et que ça agace
32:49beaucoup le public.
32:51Vraiment,
32:51ça agace beaucoup.
32:52On imagine Ventura, là ?
32:54Oui, oui.
32:56Si vous voulez,
32:56Lino Ventura,
32:57ce n'est pas Paul Mirabel.
32:59Il n'est pas son rôle,
32:59lui,
33:00il est humoriste,
33:00il fait des blagues,
33:01d'ailleurs,
33:01il est assez bon.
33:02Ce n'est pas tellement
33:02le sujet pour lui.
33:04Il ne se passera rien.
33:04Le jour d'après,
33:05il ne se passera rien.
33:09Ces gens-là,
33:10la menace est plus forte
33:11que l'exécution.
33:11Marine Le Pen,
33:11ce qui n'est pas à exclure,
33:13que se passera-t-il ?
33:14Rien.
33:15La menace est plus forte
33:17que l'exécution.
33:17Vous avez peur de quoi ?
33:18Vous avez peur de Paul Mirabel ?
33:19Sa réaction au lendemain
33:20de l'élection de Marine Le Pen ?
33:21Non, mais je vous l'ai plainte.
33:22Moi, ça ne m'inquiète pas
33:22spécialement, personnellement.
33:23Mais surtout,
33:24M. Mirabel a prouvé quelque chose,
33:25c'est que quand il apprend
33:26ses sketchs par cœur,
33:27parfois drôles,
33:28il n'est pas mauvais,
33:29mais quand il faut improviser,
33:31il n'a pas ce talent-là.
33:33Et puis, Jean-Michel Apathy,
33:35il y a un vrai problème.
33:36Alors là,
33:37j'ai vu que Sarah Acnafo
33:38avait réagi,
33:39mais Jean-Michel Apathy,
33:40c'est incroyable.
33:40Ce qu'il dit de Sarah Acnafo
33:43est sidérant.
33:45Alors, je ne sais pas
33:46si l'Arc Homme,
33:47parce qu'on est tous soumis
33:49à l'Arc Homme,
33:50si l'un de vous disait,
33:52en parlant d'un acteur politique,
33:54ce que dit M. Apathy,
33:56je serais, évidemment,
33:57je le modérerais,
33:58comme on dit.
33:59Là, ça passe crème.
34:01Écoutez ce qu'il dit,
34:02je ne sais pas
34:02si l'Arc Homme va réagir,
34:03je ne sais pas
34:04si l'Arc Homme même
34:04a été saisi,
34:05mais je trouve ça
34:07parfaitement inadmissible.
34:07Sarah Acnafo
34:08n'est même pas sur son plateau.
34:10Écoutez ce que dit
34:11M. Apathy.
34:13Et donc,
34:14on essaie de vendre
34:14Cnafo à l'article.
34:15Même avant,
34:15ce n'était pas possible.
34:16Mais Cnafo,
34:16il est xénophobe
34:17et raciste comme lui
34:18et elle est copine
34:19avec la F2.
34:19Mais ce n'est pas nouveau.
34:21Rien n'est nouveau.
34:21Non, ce n'est pas nouveau.
34:22Elle est raciste et xénophobe.
34:24Mais on ne peut pas
34:24insulter les gens.
34:32Omar,
34:32sa place habituellement,
34:34vous aurez parlé
34:34du privilège rouge.
34:36Oui, mais là,
34:36on n'est pas dans le privilège rouge.
34:38Tout est permis.
34:39C'est une attaque personnelle.
34:40Alors,
34:41elle a répondu,
34:42Sarah Acnafo,
34:43il fut un temps
34:43où Jean-Michel Apathy
34:44était journaliste
34:44et il posait des questions.
34:45Aujourd'hui,
34:45il colle des étiquettes.
34:47Ce monsieur vient de me traiter
34:48de raciste et de xénophobe.
34:49C'est une plateau de quotidien,
34:50évidemment,
34:51là où une insulte
34:52qui est un lieu d'analyse
34:53et où personne autour de la table
34:54ne trouve rien à redire.
34:55Ce sont les deux seuls mots
34:57de son répertoire.
34:58Il les ressort
34:59à chaque adversaire
34:59depuis 20 ans,
35:00sans jamais un fait,
35:02sans jamais un argument.
35:03À force de les servir
35:05à tout le monde,
35:05ils ne veulent plus rien dire
35:06de personne
35:07sauf de leur auteur,
35:09a dit Sarah Acnafo.
35:11Et elle n'a pas tout à fait tort.
35:13Et Sarah Acnafo
35:15a croisé,
35:16c'est assez drôle d'ailleurs,
35:18elle a croisé François Hollande,
35:20visiblement dans l'aéroport.
35:22Je ne sais pas
35:22quel aéroport c'est d'ailleurs.
35:24Non, c'est une gare.
35:24C'est dans une gare.
35:25La gare de Bordeaux,
35:26pardonnez-moi.
35:27La gare de Bordeaux,
35:27pour son lit.
35:29Mais c'est assez drôle
35:30cette séquence
35:31sur les réseaux sociaux
35:32que vous avez peut-être vu
35:33et qui a été mise en ligne
35:35par Sarah Acnafo.
35:36Regardez.
35:46Elle dit sans rancune, non ?
35:48J'ai l'impression
35:48qu'elle dit sans rancune,
35:50ce qui est assez drôle.
35:52Bon, c'est une image
35:53évidemment furtive.
35:54Quelques jours après
35:55le retrait de LB,
35:55François Hollande
35:56n'aurait pas serré la main
35:57d'une raciste xénophobe.
35:59Oui, bah oui.
36:03Vous avez raison.
36:04Charles Sapin,
36:05quelques jours après le retrait
36:06de l'édito hebdomadaire
36:07du directeur adjoint
36:07de la réaction de Valeurs Actuelles
36:09qui avait déclenché
36:09une fronde interne
36:10chez France Inter,
36:11la radio de service public
36:11est visée par une saisine
36:12de l'Arcôme.
36:15La Ligue des Libertés
36:16a saisi l'Arcôme
36:17et l'exhorte à examiner
36:18un possible manque
36:19de pluralisme.
36:20Le pluralisme
36:21n'est pas une faveur
36:21que la direction accorde,
36:23c'est une obligation
36:24du service public.
36:26Rappelle Guilhem Carillon,
36:27fondateur de la Ligue des Libertés.
36:30Bon, écoutez,
36:31on a beaucoup parlé
36:32de l'affaire Charles Sapin,
36:33il n'y a pas grand-chose
36:34à redire.
36:35Non, mais ce que dit
36:38ce monsieur,
36:38c'est exactement
36:39ce que dit Bruno Lasser,
36:41qui était le vice-président
36:42du Conseil d'État honoraire,
36:44qui a été chargé
36:45d'un rapport
36:46qu'il a rendu
36:47au mois de juillet
36:48sur le pluralisme,
36:49et c'est exactement
36:49ce qu'il dit.
36:50Il dit que
36:51les radios
36:52et les médias,
36:53les médias
36:54de service public
36:55sont tenus
36:55justement au pluralisme,
36:57non seulement
36:57pour ceux
36:58qui les écoutent,
36:59mais ceux
36:59qui ne les écoutent pas
37:00ou qui ne les regardent pas.
37:02Ils sont tenus
37:02au pluralisme,
37:03ce qui n'est pas le cas
37:04des médias privés
37:05qui eux
37:06ont le droit
37:07d'avoir une fidélisation
37:09de leur public.
37:10En revanche,
37:11ce n'est pas le cas
37:12pour les médias publics
37:13puisqu'ils reçoivent
37:14des subventions
37:14de l'État.
37:15C'est-à-dire
37:15de l'affaire,
37:17pour moi,
37:17Charles Sapin
37:18est doublement intéressante.
37:20Un,
37:20pour ceux qui en doutaient,
37:21elle prouve
37:21que ce sont les syndicats
37:22qui dirigent Radio France
37:23et les radios
37:24de service public,
37:26je m'en souviens.
37:27Et deux,
37:28si les syndicats,
37:29en supprimant l'édito
37:30de Charles Sapin
37:31en lui collant un débat,
37:32voulaient prouver
37:33qu'il y a un sectarisme
37:34éditorial politique
37:35en donnant raison
37:36à la commission d'enquête
37:37de Charles Laloncle,
37:38ils ne s'y sont pas pris
37:40différemment.
37:41Ils sont en train
37:42de se tirer une balle
37:43dans le pied.
37:44Et d'ailleurs...
37:45Pourquoi ils ne se tirent pas
37:45une balle dans le pied ?
37:46Hélas !
37:47Pour ceux qui en doutaient encore
37:48peut-être l'opportunité
37:50d'une privatisation,
37:51ça peut faire basculer.
37:52Oui, mais...
37:54Et d'ailleurs,
37:54pardon,
37:55il rajoute,
37:56il ajoute Bruno Lasser,
37:58c'est le vice-président
37:59du Conseil d'État,
37:59honoraire,
38:00il rajoute dans son rapport
38:02qu'il serait de bon ton
38:05justement
38:05que des personnages
38:10médiatiques forts,
38:10des journalistes
38:11qui ont une certaine force
38:12et qui ne soient pas
38:13des mêmes idées
38:15que les autres,
38:17soient employées
38:18dans les chaînes
38:19de services publics.
38:20Et c'est justement,
38:21je pense,
38:21ce qui a conduit
38:22à l'embauche
38:24de Charles Sapin.
38:25Ça, c'est fait en 80,
38:26avec l'élection
38:27de François Mitterrand.
38:27Deux minutes.
38:28Dans des groupes privés
38:29de télévision
38:29où des journalistes
38:30très à gauche
38:31sont venus renforcer
38:32les équipes,
38:32notamment de TF1.
38:34Bon,
38:35on va parler
38:35des carburants
38:36et du pouvoir d'achat.
38:37Et alors,
38:38les retraités,
38:38évidemment,
38:39sont toujours visés.
38:40et ce soir,
38:41j'ai lu dans le Figaro
38:42la grande transmission.
38:44Les notaires estiment
38:45à 6200 milliards d'euros
38:47le patrimoine
38:48qui sera transféré
38:48d'ici 2040
38:50en France.
38:51Rien que ça,
38:53les retraités,
38:54les fameux retraités égoïstes
38:55qui vont transmettre
38:566200 milliards.
38:58On peut au moins
38:59leur accorder le fait
39:00qu'ils ont travaillé
39:01toute leur vie,
39:02qu'ils aident
39:02de leur vivant
39:03les enfants.
39:04Parfois,
39:04souvent,
39:05qu'ils vont transmettre
39:06à leurs enfants,
39:07au passage...
39:08Comment ?
39:09On leur transmet aussi
39:103500 milliards de dettes.
39:11Mais oui,
39:13je suis d'accord avec vous,
39:14mais...
39:14Il ne faut pas l'oublier, ça.
39:15Oui,
39:15mais ce n'est pas la même chose.
39:16Oui.
39:17Là,
39:17je vous parle de la transmission.
39:18Les retraités,
39:19ils sont visés.
39:20Et là,
39:20je lis dans le Figaro
39:22ce soir...
39:23Alors,
39:23il y a d'abord
39:23le gouvernement
39:24qui n'est jamais
39:24avare de calcul
39:25sur les bénéfices
39:25de la désintextation,
39:26ne s'est jamais donné
39:27la peine d'évaluer
39:28l'aide intergénérationnelle
39:30des parents,
39:30des grands-parents,
39:31aux enfants,
39:32aux petits-enfants
39:32qui est souvent considérable.
39:34Et c'est 415 milliards
39:36par an,
39:37transmis par an.
39:38Héritage.
39:39Oui,
39:39mais ce que je veux vous dire,
39:40c'est qu'il y a transmission,
39:42c'est ça que je veux vous dire.
39:43Oui.
39:44Eh bien oui,
39:45c'est une transmission.
39:45C'est les retraités
39:46qui transmettent,
39:46un peu plus que le montant
39:47des pensions.
39:48C'est tout.
39:50Je pense aux retraités
39:52qui nous écoutent
39:53et qui en ont marre
39:54d'être ciblés.
39:55Et je m'aperçois
39:56qu'en France,
39:56ils transmettent
39:57415 milliards par an.
40:00Et j'ai cité
40:01le chiffre de...
40:01Non ?
40:02Vous qui êtes économiste ?
40:03Oui,
40:03alors les 400 et quelques milliards,
40:05je n'avais pas du chiffre en tête.
40:07Le reste,
40:07oui.
40:07Enfin,
40:08il faut voir aussi
40:08ce que le fisc va prendre
40:10au passage,
40:10quand même.
40:11Parce que vous savez
40:12que c'est jusqu'à 100 000 euros
40:13par an et par enfant
40:15tous les 10 ans.
40:16Tous les 15 ans.
40:17Tous les 15 ans.
40:17Non mais...
40:18On va transmettre
40:18tous les 15 ans.
40:19Non mais très bien,
40:20très bien.
40:20Mais ça veut dire quand même
40:21que sur les 6000 milliards,
40:22je veux savoir combien
40:22il va en rester.
40:23Mais où vous avez raison,
40:24et ça,
40:24ce n'est pas suffisamment dit,
40:26au-delà de l'aide
40:26que donnent les grands-parents,
40:28les parents à leurs enfants,
40:28à leurs parents.
40:29Bien sûr que ça aide.
40:29Il y a autre chose.
40:30C'est que quand vous transmettez
40:31400 milliards,
40:32je ne sais pas combien
40:32il en restera après le fisc,
40:34en fait,
40:34vous donnez un surcroît
40:35de pouvoir d'achat
40:36aux générations
40:37qui vous suivent,
40:38en réalité.
40:39Donc,
40:39au lieu de cibler
40:39les retraités
40:40qui ont cotisé
40:41toute leur vie
40:41pour avoir le niveau
40:42de retraite qui est leur,
40:44on pourrait s'apesantir là-dessus.
40:45Et peut-être moins fiscaliser,
40:47tiens,
40:47les héritages.
40:48Moins fiscaliser les héritages.
40:56En ce moment,
40:57ce n'est pas un hasard.
40:58À un moment
40:59où l'État cherche de l'argent,
41:01faire sortir ce chiffre,
41:02ça veut évidemment dire
41:03qu'on va prendre l'argent
41:04où il est
41:04et donc on va taxer
41:05davantage les héritages.
41:06Moi,
41:07je le lis comme ça.
41:09Évidemment.
41:12Moi,
41:12je pensais moins
41:13à la présidentielle,
41:14mais si c'est plus...
41:15Voir même ponctionner
41:15sur l'épargne.
41:17Sur le budget-là,
41:18enfin moi,
41:18je ne sais pas,
41:19mais faire sortir ce chiffre
41:20dans la période actuelle,
41:22ça n'est pas un hasard quand même.
41:23Je n'y crois pas une seconde.
41:25C'est possible.
41:26Vous voyez,
41:27je n'avais pas imaginé comme vous,
41:28mais cette analyse
41:29est séduisante.
41:30Je l'écris.
41:31Quand on connaît,
41:33effectivement...
41:33C'est un ballon d'essai,
41:34allons-y.
41:34Voilà.
41:35Bon,
41:36il nous reste quelques minutes
41:38peut-être
41:39pour évoquer
41:41Donald Trump
41:42qui a évoqué
41:45Trump,
41:46son succès,
41:47en tout cas,
41:48tel qu'il le pense,
41:49son succès,
41:50maître du monde.
41:52Le président de...
41:53D'ailleurs,
41:53je crois qu'Emmanuel Macron
41:55est en train de parler
41:56ce soir en l'ONU.
41:57Oui,
41:57il parlait à 19h.
41:58Oui,
41:59je l'assure,
42:00il n'y avait pas grand monde
42:01qui l'écoutait.
42:02Ça montre,
42:02c'est aussi significatif.
42:04Les rangs étaient assez
42:05clairsemés.
42:06Donald Trump,
42:07lui,
42:07il est au sommet annuel
42:08de l'ONU,
42:08il s'est exprimé
42:09pendant plus d'une heure
42:10durant lequel il abordait
42:11les thématiques du Moyen-Orient
42:13au régime cubain
42:13en passant par la guerre
42:14en Ukraine.
42:15Et évidemment,
42:16il a dit que l'Amérique
42:17n'a jamais été aussi forte.
42:19Je suis heureux de vous dire
42:21avec fierté
42:22que l'Amérique est de retour.
42:24Notre pays est aujourd'hui
42:26plus fort
42:27que jamais auparavant.
42:31Notre économie
42:33fait l'envie
42:35du monde entier.
42:36Notre armée
42:37est la plus puissante
42:38du monde.
42:39Notre technologie
42:40n'a pas de pareil.
42:42Notre énergie
42:44coule à flôte
42:45dans la planète.
42:46Notre pays
42:47se développe.
42:48Notre puissance
42:49se propage.
42:50Notre pays
42:52se porte mieux
42:52que jamais.
42:54Notre avenir
42:54est absolument radieux.
42:57Millet
42:58et Millet
42:58il a réussi.
43:00Incontestable d'ailleurs.
43:01Comme Mélodie
43:02a plutôt réussi.
43:04Non mais l'Argentine
43:05partait beaucoup
43:05beaucoup plus loin.
43:06Oui mais je suis d'accord
43:07avec vous mais
43:08le redressement de Millet
43:10est spectaculaire
43:10même sur le taux
43:11de pauvreté
43:11qui avait commencé
43:12à croître
43:13au moment
43:13de ses réformes
43:14en fait il diminue.
43:15L'inflation a été coupée
43:16par je ne sais pas combien.
43:16Il est quasiment
43:17un excellent budgétaire.
43:19Il a une croissance formidable
43:20mais c'est vrai
43:20qu'on n'en parle pas suffisamment.
43:21Parce que c'est loin
43:22l'Argentine
43:24et puis on n'en parle pas
43:26pourquoi ?
43:26Parce que ça marche.
43:29Si Millet
43:29il se plantait
43:30tout le monde
43:31en parlerait
43:31dans l'espace médiatique.
43:33Ce serait la lune
43:33de tous les journaux.
43:35Regardez Millet
43:36ça ne marche pas.
43:37Vous les connaissez ?
43:39Bon.
43:40Vous n'êtes pas d'accord ?
43:41Si si je les connais.
43:43Bon.
43:44Et il a dit d'ailleurs
43:45ça dérange l'Europe
43:45d'entendre la vérité
43:46sur la manière
43:47dont elle est en train
43:47de couler
43:48ce qu'a dit Millet
43:49à cause d'un état
43:50providence pervers
43:51couplé à un problème
43:52migratoire terrible
43:53et au wokisme
43:55qui a provoqué
43:55un désastre en Europe
43:56ceux qui pensent
43:57que Donald Trump
43:57a affaiblé l'Occident
43:58en tort
43:59l'Europe est gênée
43:59par la vérité
44:00elle est en train
44:00de couler.
44:01Bon.
44:01Maintenant sur le bilan
44:02économique de Trump
44:04parce que j'entends tout
44:05et son contraire.
44:06Oui.
44:07Non mais pardon
44:08celui qui aurait pu dire
44:11l'Argentine
44:11est plus forte que jamais
44:12c'est Millet.
44:13Entendre Trump dire
44:14que l'Amérique
44:15est plus forte que jamais
44:15pardon
44:16en l'Isée
44:17en Iran
44:17l'armée la plus puissante
44:18du monde
44:19si c'est la plus puissante
44:20du monde
44:20elle est quand même
44:21arc-boutée
44:22sur la défense
44:23des mollas iraniens
44:24maintenant
44:25au niveau économique
44:26il y a un sujet
44:27pour les Etats-Unis
44:27en ce moment
44:28c'est la remontée
44:29des taux d'intérêt
44:29pourquoi ?
44:30Parce qu'il y a une inflation
44:30il y a une inflation
44:31donc vous avez une inflation
44:32qui n'est pas négligeable
44:34du tout aux Etats-Unis
44:35donc la Fed remonte ses taux
44:36et donc ça casse la croissance
44:37Trump est en colère
44:39il dit au patron de la Fed
44:40d'arrêter de faire n'importe quoi
44:41bon mais le patron de la Fed
44:42il est indépendant
44:43donc l'économie américaine
44:46Pascal
44:46elle est quand même
44:47je ne vais pas dire chancelante
44:48mais elle est fragilisée
44:49par le choc pétrolier
44:50qui touche également
44:52les Etats-Unis
44:53bien qu'ils aient du gaz
44:54et du pétrole de schiste
44:55cette augmentation des taux
44:57ça brise la croissance
44:58donc c'est pour ça
44:58quand même
44:59pardon
45:00l'Amérique est plus forte que jamais
45:02oui il a la limite terme
45:04dans quelques mois
45:05mais là c'est du self
45:07il y a une échéance
45:07très importante dans les questions
45:08Gauthier Lebray
45:09t'es là
45:10et je vais le saluer
45:11puisque c'est lui
45:12qui va venir
45:13avec nous
45:14dans une seconde
45:16mais on va se quitter
45:18avec une bien triste nouvelle
45:20puisque le comédien
45:22émetteur en scène
45:23Arnaud Denis
45:24qui était venu
45:25sur notre plateau
45:26vous étiez peut-être là
45:27le matin
45:27quand il est venu
45:28bon
45:28moi je l'avais régulièrement
45:29au téléphone
45:30c'est horrible
45:31ce qui lui est arrivé
45:32bon il avait 43 ans
45:34il s'est fait euthanasier
45:35en Belgique
45:35je l'assure
45:36c'est horrible
45:38et c'est son avocat
45:39maître Philippe Courtois
45:41qui l'a annoncé
45:41en janvier
45:43il a raconté
45:44le cauchemar
45:44vécu après la pose
45:45d'un implant
45:47anti-hernie
45:48en 2023
45:49il disait
45:51souffrir de graves complications
45:52au point d'avoir engagé
45:53une procédure d'euthanasie
45:54faute de solution médicale
45:55depuis que je me suis fait
45:57implanter
45:57c'est l'horreur
45:58je n'arrive plus à manger
45:59depuis deux ans et demi maintenant
46:00je perds tous mes muscles
46:01je ne peux bientôt plus marcher
46:02il décrivait aussi
46:03des acouphènes épouvantables
46:05la perte d'une partie de sa vue
46:07selon son avocat
46:08il était en état d'invalidité sévère
46:10après la pose de cet implant
46:11anti-hernie
46:12anti-hernie
46:13et moi je l'avais eu
46:15plusieurs fois au téléphone
46:17il ne souhaitait pas d'ailleurs
46:17s'exprimer
46:18mais l'avis n'avait plus de sens
46:20et surtout
46:20l'avis n'était que souffrance
46:23souffrance
46:23et il a donc choisi
46:24cette solution
46:27en l'occurrence en Belgique
46:28et je vous propose
46:29de l'écouter
46:29lorsqu'il était venu
46:30sur notre plateau
46:31il était venu parler des liaisons dangereuses
46:33il était avec Delphine
46:34Depardieu ce jour-là
46:35c'était un acteur merveilleux
46:37c'était un metteur en scène
46:38merveilleux
46:38d'une très grande intelligence
46:39c'est lui qui avait réécrit entièrement
46:41les liaisons dangereuses
46:42c'est une version nouvelle
46:43puisque ce n'est pas une pièce
46:44les liaisons dangereuses
46:45donc il avait
46:47proposé cette version
46:48et
46:50il est mort
46:50hélas
46:53on peut avoir une pensée
46:54pour lui ce soir
46:55et pour sa famille
46:59la direction d'acteur
47:00à mon sens
47:01elle est réussie
47:01quand elle ne se voit pas trop
47:03et je l'ai reçu
47:04de mon maître
47:04Jean-Laurent Cochet
47:05qui nous enseignait
47:06ce que c'était
47:06que les ruptures vocales
47:07et rythmiques
47:07ce que c'était
47:08que les respirations
47:09ce que c'était
47:09que tout joue dans le rythme
47:11si vous voulez
47:12et Molière
47:13conseillait à ses acteurs
47:14par exemple
47:14de jouer le plus naturellement
47:16du monde
47:16ça je trouve
47:17c'est quelque chose
47:17qui s'est perdu
47:18faire entendre
47:19un texte du 18ème siècle
47:20comme s'il était
47:21naturel et coulant
47:23comme jouent les anglais
47:24d'ailleurs
47:25comme il joue encore
47:25Shakespeare aujourd'hui
47:26moi je trouve qu'en France
47:27on joue trop lentement
47:28on s'arrête à chaque point
47:29on pose
47:30et on fait preuve justement
47:31de trop de pédagogie inversée
47:33pour reprendre ce que vous dites
47:34c'est-à-dire qu'il ne faut pas
47:35mâcher au public son travail
47:38les gens comprennent très bien
47:39quand on parle à un rythme naturel
47:40comme on parle là
47:41mais l'idée c'est de réinventer
47:42de casser
47:43tout en faisant entendre la langue
47:45et je dois dire que
47:47j'ai
47:48c'est vrai que c'est très parlé
47:49oui
47:50mais la direction d'acteur
47:51pour moi aussi
47:52c'est ça
47:54mais c'est
47:55c'est quand un metteur en scène
47:56aussi
47:57amène à son plus haut point
47:58un comédien
47:59c'est une fusion
48:00entre les deux
48:01entre le metteur en scène
48:02et entre l'acteur
48:03c'est une compréhension
48:05des deux
48:06et c'est le
48:07le metteur en scène
48:08qui le soulève
48:09en lui donnant
48:10les clés du personnage
48:11et c'est vraiment
48:12ce que fait Arnaud
48:13et donc là
48:14c'était en novembre
48:152024
48:16c'était une pièce exceptionnelle
48:18extraordinaire pièce
48:19on l'avait reçu
48:20mais c'était extraordinaire
48:21et il s'était donc fait poser
48:22un implant
48:23un an avant
48:24et il était déjà
48:25en difficulté
48:26parce qu'il ne pouvait pas
48:27jouer la pièce
48:28alors qu'il aurait dû être
48:29sur scène
48:30il l'avait mise en scène
48:31il l'avait écrite
48:33mise en scène
48:33mais il ne pouvait pas
48:34assurer les représentations
48:36tous les soirs
48:36et il souffrait
48:38et il souffrait tant
48:39que la vie
48:40lui est devenue insupportable
48:41c'est vraiment
48:43c'est d'une tristesse inouïe
48:45et dans ces cas-là
48:46les mots
48:47sont évidemment inutiles
48:50Gauthier Lebret
48:50c'est à vous
48:51sans transition
48:52on va parler
48:53des artistes
48:54qui se multiplient
48:56contre le Rassemblement National
48:57puisqu'on va pouvoir
48:58les compter
48:58à mon avis
48:59jusqu'au premier tour
48:59de l'élection présidentielle
49:00jusqu'à mai 2027
49:02donc c'est Paul Mirabel
49:03c'est Adèle Exercopoulos
49:04c'est Grand Corps Malade
49:05c'était les sportifs
49:06la semaine dernière
49:07Teddy Riener
49:07et on va parler
49:08de Kylian Mbappé
49:08un jour une polémique
49:09puisqu'il a remis
49:10une pièce dans la machine
49:11dans le ballon d'or
49:11en gros il est pour moi
49:12et si je le gagne
49:14je le dédicacerai à l'Afrique
49:15donc cette déclaration
49:18fait parler
49:20et bien écoutez
49:21nous vous suivrons
49:21avec intérêt
49:23et demain
49:23quel est demain
49:25l'artiste
49:25qui prendra position
49:27contre le Rassemblement National
49:29ça peut être un jeu
49:31évidemment que nous
49:34pouvons proposer
49:35tous les soirs
49:36alors qui était
49:37avec nous ce soir
49:39qui était avec nous
49:40ce soir
49:43je l'ai en message
49:44me dit-on
49:46et bien
49:46non
49:47je ne l'ai pas
49:47à vrai dire
49:49non non
49:50mais je voulais
49:51Julien Duroux
49:52était avec nous
49:54Julien Duroux
49:55était avec nous
49:56et puis
49:58ça sera un générique
49:59si vous voulez
50:00exactement
50:00non mais c'est
50:02je passe un générique
50:02il n'y a aucun problème
50:03il n'y aura tout le monde
50:26voilà c'est important
50:27mais non mais
50:28tout le monde
50:29n'oubliez jamais un prénom
50:30c'est émouvant
50:32mais non mais je ne sais pas
50:33si c'est émouvant
50:33mais en tout cas
50:35comment ?
50:36il y a Roger
50:36oui mais dans le temps
50:37vous avez raison
50:39au théâtre ce soir
50:41la pièce que nous avons eu
50:42le bonheur de jouer
50:42d'Eco
50:43a été de Roger
50:44bon
50:44passez une excellente soirée
50:46Gauthier dans une seconde
50:48rendez-vous demain matin
50:49voilà
Commentaires