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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros, heureux de vous retrouver ce soir avec Sabrina Medjabber, avec
00:05Véronique Jacquet, avec Joseph Massescaron, Éric Revelle, Yohann Ouzahi et Maxime Leguay.
00:10L'année sera politique et aussi économique parce que le budget s'est imposé ces dernières heures et les thèmes
00:17économiques se sont imposés déjà dans une campagne qui a commencé, la course vers l'Elysée.
00:21On peut dire qu'elle est partie. Je vous propose pour commencer cette émission un sondage IFOP avec l'intention
00:26de vote au second tour de l'élection présidentielle.
00:30Second tour et plusieurs hypothèses. Marine Le Pen, 52% contre Édouard Philippe, 42%. A chaque fois, Marine Le Pen
00:37est donnée gagnante.
00:38L'intention de vote au second tour, cette fois contre Jean-Luc Mélenchon, 67-33%. Contre Gabriel Attal, 54-46%.
00:47L'intention de vote au premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen à 34%, elle sera 34%
00:52et pour le moment Jean-Luc Mélenchon sera 17%.
00:54Raphaël Glucksmann est haut, 15 points. Devant Gabriel Attal, devant Bruno Retailleau, devant Éric Zemmour.
01:02L'intention également avec Fabien Roussel, l'intention de vote 3%. Marine Tondelet, 3%. La gauche d'ailleurs, il y
01:09a plusieurs candidats de gauche.
01:10S'il n'y avait qu'un candidat de gauche autour de Jean-Luc Mélenchon, ces résultats seraient peut-être
01:14différents.
01:15L'intention de vote au premier tour avec 5 candidats du Bloc central, c'est une autre hypothèse.
01:21Marine Le Pen, cette fois, serait à 33%. Édouard Philippe à 19%. Jean-Luc Mélenchon à 18%. Raphaël Glucksmann à
01:2815%.
01:30Et je crois que c'est la dernière intention de vote que je voulais vous donner.
01:34Il faut prendre ça évidemment avec des pincettes. C'est bien que les intentions de vote peuvent changer. C'est
01:42simplement une indication, un paramètre.
01:45Quand on est aussi loin de l'élection, les sondages indiquent une dynamique.
01:48Et c'est ce qui est le plus intéressant. Il y a deux candidats qui sont en dynamique.
01:51C'est Marine Le Pen et c'est Jean-Luc Mélenchon. Voilà ce que signifie ce sondage.
01:55Ensuite, dans l'entourage de Marine Le Pen elle-même, tout le monde dit qu'elle est sans doute un
01:58peu surévaluée et qu'elle sera plutôt aux alentours de 30% au premier tour de l'élection présidentielle.
02:03Ce qui est déjà absolument énorme.
02:05Je disais que la course vers l'Elysée est lancée. C'était le tout premier débat de l'élection présidentielle
02:082027 qui a été organisé ce jeudi par le mouvement des entreprises de France.
02:12C'était d'ailleurs à Roland-Garros. C'était devant tous les patrons. Vous l'avez suivi entièrement, Maxime Le
02:17Guet ?
02:17Oui, trois heures durant.
02:18Ça durait trois heures. Ça devait durer deux heures. Ça durait trois heures. Jean-Luc Mélenchon, pas le favori des
02:23patrons a priori.
02:24Non, je vous confirme. Peut-être d'abord un mot sur la forme. Parce qu'on sait depuis Hugo que
02:29la forme c'est le fonds qui remonte à la surface.
02:30Et c'était un débat de bonne tenue. Ce qui n'est pas toujours évident quand il y a sept
02:35candidats qui échangent.
02:37Ce n'a pas été la cacophonie, la foire d'empoigne. Déjà peut-être de ce point de vue-là.
02:41Il m'a semblé deux candidats qui ont tiré leur épingle du jeu. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
02:46Jean-Luc Mélenchon, parce que vous l'avez dit, il n'avait pas grand-chose à perdre. Il s'est
02:50offert en réalité une tribune anticapitaliste à peu de frais, si j'ose dire.
02:53Et donc, il nous a dit, il a sommé les entrepreneurs, les patrons, d'augmenter les salaires. Sinon, ce serait
02:59la récession.
02:59Marine Le Pen, parce qu'on l'a trouvée, je l'ai trouvée en l'occurrence, solide sur ses dossiers.
03:06Offensive aussi. On sent qu'elle a été revigorée par son calendrier judiciaire.
03:12Et elle a été sur les dossiers très solide. Gabriel Attal et Édouard Philippe, eux, ont été à l'aise
03:17techniquement.
03:18Mais ils n'ont eu de cesse de se voir renvoyer tel un boomerang de la figure, un passé qui
03:23apparaissait tel un passif, pour poursuivre la métaphore économique.
03:26Et évidemment, leur participation au gouvernement d'Emmanuel Macron. Et donc, ils n'étaient pas audibles sur les propositions qu
03:32'ils pouvaient formuler.
03:33Voilà pour ce débat où Bruno Rotailleux a été fidèle à lui-même, plutôt aussi solide. Il dit souvent la
03:39même chose.
03:40Il a fait plusieurs annonces, lui, parce que du point de vue des annonces, on était un peu déçus.
03:44Bon, c'est plutôt bien qu'un homme politique dise la même chose et plutôt cohérent.
03:47Alors, je voulais vous faire écouter deux, trois choses.
03:49Mais c'est vrai que tous ceux qui ont touché de près ou de loin la Macronie, forcément, on va
03:55leur dire, vous voulez proposer ce que vous n'avez pas fait quand vous étiez au pouvoir.
03:59C'est radioactif.
04:00C'est radioactif. Alors, premier échange de ce point de vue-là.
04:04De Gabriel Attal, qui accuse cette fois-ci Jean-Luc Mélenchon et qui lui dit, vous auriez dû vous excuser.
04:11Et monsieur Mélenchon, je vous ai écouté.
04:13À votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de Manon Aubry, qui a qualifié des entrepreneurs français
04:18de nuisibles et de parasites.
04:23La deuxième chose.
04:29Bon, là, Jean-Luc Mélenchon, qui est toujours prolixe, il n'a pas su quoi répondre.
04:33Il était scotché, collé au mur, si vous me permettez cette expression un peu triviale.
04:38C'est vrai que Manon Aubry a dit à tous ceux qui pensent qu'un milliardaire est simplement quelqu'un
04:40qui a beaucoup travaillé, faisant un jeu,
04:43avec le salaire médian français, sans jamais rien dépenser, il faudrait cinq ans, etc.
04:48Bon, et elle a parlé de nuisibles.
04:51Taxer les riches, ce n'est pas suffisant.
04:52Les milliardaires sont des nuisibles.
04:54Cette phrase est évidemment folle.
04:57Il faut les interdire, mais on peut les tuer aussi.
05:00Ça serait possible.
05:03Je ne pense pas que Mme Aubry pense à cela, mais il y a quelque chose, le mot nuisible.
05:09C'est un mot pour parler à la base électorale.
05:11Il faut que tout le monde comprenne bien et ait en tête pour les prochains mois que Jean-Luc Mélenchon
05:15ne veut pas gagner l'élection présidentielle.
05:17Il veut être au second tour face à Marine Le Pen.
05:20C'est ça, son objectif.
05:21Donc, pour être au second tour, il a besoin de mobiliser sa base.
05:24Et quand sa base, en l'occurrence, quand ses cadres, Manon Aubry ou lui, dit que les milliardaires sont des
05:29nuisibles, on va les interdire,
05:31ça ganvanise sa base, ça va les pousser à aller aux urnes.
05:34C'est ça, l'objectif.
05:35Il ne veut pas gagner.
05:36Il ne s'adresse pas à l'ensemble des Français, Jean-Luc Mélenchon.
05:38Il s'adresse aux 20-25% grand maximum de Français qui sont susceptibles de voter pour lui au premier
05:44tour.
05:44Point.
05:45C'est ça, sa stratégie.
05:45Deuxième passage que je vous propose.
05:46Et qui sont susceptibles aussi, à un moment donné, de se retrouver dans la rue.
05:50Absolument.
05:50Non, mais ça sera naturellement.
05:51Ça, c'est ce que Yohan dit très justement.
05:53Naturellement.
05:54Oui, c'est l'élément important.
05:55C'est l'élément important.
05:58J'avais eu une conversation avec Mélenchon et il m'avait dit, moi, ça ne m'intéresse pas d'être
06:02président de la République.
06:03Parce qu'il faisait référence à Hollande.
06:04Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'écrire une page dans l'histoire de la gauche.
06:08Et bien, peu importe que cette page de l'histoire de la gauche soit même en lettres de sens.
06:11Ce n'est pas ça qui m'importe.
06:12C'est d'être présent dans l'histoire de la gauche.
06:14Deuxième passage que je vous propose, Marine Le Pen, cette fois-ci, qui est en opposition à Gabriel Attal.
06:20Vos propositions sont injustes, monsieur l'ancien Premier ministre, dont il est effectivement utile de rappeler que sous Macron,
06:291 000 milliards d'euros de dettes supplémentaires.
06:32Le PLF 2026, 43 milliards de prélèvements supplémentaires de prévus.
06:38Le gouvernement Barnier, 30 milliards, dont 20 milliards d'augmentation des impôts sur les entreprises.
06:46Bon, par conséquent, vous avez été ceux qui avaient aggravé considérablement les impôts.
06:51Il ne vous aura pas échappé que je ne suis pas monsieur Barnier.
06:54Je serai bien resté à la place de monsieur Barnier à l'époque pour ne pas augmenter les impôts.
06:58La réponse, elle est très faible, Gabriel Attal.
07:01Elle est très faible.
07:02Et vous disiez tout à l'heure, Radioactif, ils ne s'en sortiront pas.
07:06Il est mis KO par le réel.
07:07Mais ils ne s'en sortiront pas.
07:09Et Attal et Philippe, ils ne s'en sortiront pas parce qu'ils ont été effectivement les premiers ministres d
07:16'Emmanuel Macron.
07:18Emmanuel Macron, c'est la une du JD News aujourd'hui.
07:22Le Mozart de la finance termine en apothéose.
07:25C'est-à-dire que c'est des déficits partout.
07:27En récouillant.
07:29Oui, explosion de la dette, hausse du déficit, hausse du chômage, impôts en flèche.
07:34Que voulez-vous que Attal et Philippe puissent dire ?
07:39Ils ont été avec lui.
07:41Ils ont voté avec lui.
07:43Tu te demandes d'ailleurs pourquoi il se présente.
07:45Mais je voulais quand même rajouter une chose.
07:47Là, il y a un sondage, parce que vous parliez d'un sondage,
07:49il y a un sondage très intéressant qui est sorti dans le Figaro d'Odoxa
07:51sur la crédibilité, juste avant le débat,
07:54juste avant le débat sur la crédibilité économique des différents candidats.
07:58Ce qui est assez surprenant, je trouve,
08:00parce que ce n'est pas forcément le terrain de jeu du RN,
08:04c'est que les deux qui sortent du lot,
08:06c'est Marine Le Pen et Édouard Philippe.
08:08C'est-à-dire que ces deux candidats sont jugés dans ce sondage
08:11plus crédibles sur leurs mesures économiques que les autres.
08:14Ça, c'est un premier point.
08:15Puis autre chose quand même, c'est qu'en ce moment, l'air de rien,
08:17Jean-Luc Mélenchon impose des thèmes dans le débat.
08:20Il impose des thèmes.
08:21On peut revenir sur sa sortie sur l'annulation de la dette soutenue par M. Pigasse,
08:24comme si on pouvait annuler une dette du jour au lendemain
08:27sans que c'aient des effets, ni sur l'euro, ni sur nos relations avec les autres pays.
08:32Mais c'est lui qui impose en ce moment des thèmes économiques
08:34qui plaisent par définition à sa base, en fait.
08:38Et cette dynamique-là, elle est portée par des mesures
08:41que beaucoup de gens trouvent complètement ridicules.
08:44Mais c'est lui qui impose ces thèmes.
08:45Le sujet du pouvoir d'achat, attendez, le sujet du pouvoir d'achat,
08:48c'est un vrai thème.
08:49Augmenter le pouvoir d'achat, augmenter les salaires, c'est un vrai thème.
08:52Là, avec ce qui s'est passé avec la canicule,
08:54vous allez avoir une envolée des prix d'alimentation.
08:57Non, mais là, vous avez raison.
08:58C'est que Nicolas Sarkozy avait fait cela avec Travailler Plus pour les plus.
09:02C'est-à-dire qu'il y avait des thèmes forts.
09:03Et que la droite aujourd'hui, ou le camp d'en face...
09:06On ne les voit pas.
09:07Pour le moment, sauf Marine Le Pen, quand même, qui a un...
09:11C'était le thème principal de sa campagne en 2022.
09:13Ça sera le thème principal en 2023.
09:15Alors, Gabriel...
09:17Gabriel.
09:18Oui, j'oublie son nom.
09:20Monsieur Glucksmann.
09:20Raphaël.
09:21Raphaël.
09:22Il faut peut-être que je me familiarise à apprendre son prénom.
09:25Raphaël Glucksmann, vous l'avez trouvé comment ?
09:27Raphaël Glucksmann ?
09:28Honnêtement, assez décevant.
09:29C'est-à-dire, j'en attendais peut-être pas grand-chose non plus,
09:31mais on l'a senti un peu mal à l'aise sur des dossiers.
09:35Il y a eu des hésitations dans ses prises de parole.
09:37On a bien senti qu'il a voulu attaquer Marine Le Pen,
09:40attaquer Gabriel Attal, mais il n'était pas très percutif.
09:42Bon, il est crédité à CO quand même,
09:44parce qu'il représente un courant qui est important en France,
09:46qui est la social-démocratie,
09:47qui est le courant également de François Hollande.
09:49Et il y aura une primaire, visiblement...
09:50Alors, c'est une primaire PS avec 40 000 personnes,
09:52simplement, il faudra payer 15 euros,
09:54et François Hollande n'y sera pas.
09:55C'est bien ce que j'ai compris ?
09:56Grosso modo, c'est ça.
09:57Ça peut être un peu plus que 40 000 personnes,
09:58parce que vous pouvez vous inscrire sur une plateforme
10:00jusqu'à trois jours avant l'élection.
10:02Mais bon, compte tenu du prix,
10:04ça va réduire évidemment l'électorat potentiel.
10:06Et puis, quand tu parles aux gens du PS,
10:08ils disent que c'est de la magouille complète,
10:09qu'ils ont toujours triché.
10:12Les gens te disent,
10:12mais moi, je ne veux pas aller dans cette primaire-là,
10:13parce qu'ils trichent.
10:14C'est vrai ou pas ?
10:15C'est une primaire qui a été taillée sur le...
10:17Il y a eu des exemples.
10:18C'est ce qui s'est passé.
10:19C'est ce qu'ils disent.
10:19Il y a eu des exemples par le passé.
10:21Vous vous souvenez du Mano Mano
10:22entre Martine Aubry et Ségolène Royal
10:24pour la direction du PS ?
10:26On s'est couché le soir.
10:28Ségolène Royal était largement en tête.
10:29On s'est levé le matin.
10:30Martine Aubry l'emportait de quelques cent.
10:36Là, ce qui se passe,
10:37c'est que cette primaire,
10:37elle est taillée sur mesure
10:38pour Raphaël Glucksmann.
10:40C'est ça qui peut se relâcher.
10:41Le prix même va faire que l'électorat
10:43va être très réduit
10:44et qu'il sera probablement
10:46un peu plus favorable à Raphaël Glucksmann.
10:47Écoutons-le, Raphaël Glucksmann.
10:50C'est quand même assez étonnant
10:51de se prendre des leçons sur la dette
10:53de la part de deux anciens premiers ministres
10:56d'Emmanuel Macron.
10:57C'est bien qu'ils soient deux d'ailleurs,
10:58parce que pour défendre ce bilan,
10:59il vaut mieux être deux.
10:59Parce que faire 1 000 milliards,
11:031 000 milliards de dettes supplémentaires
11:04sans créer le moindre actif,
11:06sans créer le moindre actif
11:08sur lequel on peut s'appuyer,
11:10c'est vraiment chapeau bas.
11:11Ils disent mot pour mot
11:12ce que dit Marine Le Pen,
11:13Véronique Jacquet,
11:14et ça va être le thème.
11:16Je ne vois pas comment
11:17ou Gabriel Attal et Édouard Philippe
11:19prennent leur distance en disant
11:20bon, on a été mauvais
11:21et Macron était nul.
11:22On a été nul.
11:23Il n'était pas performant
11:25dans la dépense publique.
11:27Mais c'est très difficile
11:28pour eux de dire ça,
11:29parce qu'ils ont été
11:30leur premier ministre.
11:31Donc là, le positionnement,
11:33vous qui faites la com',
11:34je ne sais pas comment
11:34il faut se positionner.
11:35Il y a quelque chose d'intéressant,
11:37c'est que tous les indicateurs
11:38disent que la France s'appauvrit,
11:39la classe moyenne
11:40est en train de disparaître.
11:42Donc ils ont ça quand même
11:43à leur actif.
11:44Et pour compléter ce qu'a dit
11:45Éric Revelle
11:46sur le sondage au DOXA,
11:47moi ce qui me paraît intéressant
11:48dans la journée
11:50que les acteurs politiques
11:52viennent de vivre
11:52sur le plan économique,
11:53c'est que Marine Le Pen
11:54n'était pas tellement crédible
11:56en 2017 sur l'aspect économique.
11:58Elle a été créditée
11:58de seulement 18%.
12:00Là, sur le pouvoir d'achat,
12:01elle est à 38%.
12:03Et elle les surpasse tous.
12:04Donc ça veut dire
12:05qu'effectivement,
12:05elle a un boulevard
12:06pour être la candidate
12:07du pouvoir d'achat
12:07plus que jamais.
12:08Vous, vous parlez de récits souvent.
12:10Alors les communicants
12:11parfois m'agacent
12:11parce que vous dites
12:12qu'il faut faire un récit.
12:14Justement,
12:14les communicants
12:15ne font pas de récits.
12:16Ils font des séquences.
12:18Oui.
12:19C'est encore plus agaçant.
12:21C'est toute la différence.
12:22Parce que le récit,
12:24Mélenchon fait un récit.
12:25Mais je n'ai pas terminé
12:25ma phrase en plus.
12:26C'est le début de l'année.
12:27C'est tout le récit.
12:28Donc Mélenchon,
12:29tout le monde le dit,
12:30il a un récit.
12:31Mais si vous êtes aujourd'hui
12:32à droite,
12:33si vous êtes Retailleau,
12:34par exemple,
12:36ou si vous êtes Philippe,
12:38qu'est-ce que vous devez dire
12:39pour pouvoir vous démarquer
12:41précisément du macronisme
12:43et avoir un récit,
12:44comme vous dites,
12:45qui peut intéresser les Français ?
12:46Vous voulez que je vous dise
12:47vraiment le fond de la pensée ?
12:48Oui.
12:48Je pense qu'Edouard Philippe
12:50ne peut pas se démarquer.
12:54D'ailleurs, je l'écoute
12:55et je vois aussi
12:55la campagne qu'il fait.
12:57Elle me rappelle
12:57celle de Raymond Barr
12:58en 1988.
12:59Réellement.
13:00Mais avec en plus
13:01comme projet...
13:02Avec en plus comme projet...
13:04Il a été battu.
13:05Je vais vous rappeler
13:06qu'il a été battu.
13:07La France se portait bien.
13:08Il rejette les idées heureuses,
13:10l'idée heureuse d'Alain Juppé.
13:11Donc ça ne marche pas.
13:12Ça ne marche pas.
13:12Le seul qui pourrait,
13:13c'est Retailleau.
13:14D'accord.
13:15Mais c'est un problème pour lui.
13:16Pourquoi ?
13:17C'est un vrai problème
13:18parce qu'il se trouve
13:19dans une position
13:20où il doit choisir.
13:21C'est-à-dire que
13:22soit il affirme
13:23ce qu'il est,
13:24c'est-à-dire vraiment
13:25une France éternelle.
13:26Un libéral conservateur.
13:27Oui, mais aussi
13:27une France éternelle,
13:29ce qu'il représente.
13:30C'est-à-dire,
13:31soit il le met en avant...
13:32Et pourquoi il ne le met pas,
13:33selon vous ?
13:34Et parce que tous
13:34pensent au second tour.
13:36Et ils sont pris
13:37entre ces deux.
13:38Et qu'est-ce que vous conseilleriez ?
13:40D'abord qu'il ne se trompe pas.
13:42Il faut qu'il fasse
13:43un premier tour.
13:45Qu'il y aille comme s'il
13:46était engagé
13:47dans un premier tour.
13:47Ce que Mélenchon fait,
13:48d'ailleurs.
13:49Ce que Mélenchon fait.
13:50Pour le reste,
13:51Raphaël Guzman,
13:52c'est autre chose.
13:53Quand je l'entends,
13:53j'ai l'impression qu'il refait
13:54et il s'est trompé d'élection.
13:55Il est aux européennes.
13:56Il y a une différence,
13:57si je peux me permettre.
13:58Encore une fois,
13:58il ne veut pas gagner
13:59le second tour.
14:00Donc ça facilite quand même
14:01sa stratégie de premier tour.
14:02Bon, écoutons maintenant
14:03ce qu'avait dit
14:04Jean-Luc Mélenchon
14:04avant le débat.
14:05Ce qu'on avait évidemment...
14:06Bon, ça a duré trois heures.
14:07On ne peut pas vous passer
14:08ces trois heures
14:10que vous reverrez peut-être
14:12d'ailleurs sur les réseaux sociaux.
14:13Mais écoutons ce qu'avait dit
14:14Jean-Luc Mélenchon
14:15avant le débat cette fois-ci.
14:17L'Assemblée nationale,
14:18c'est un parti lamentable.
14:20Et il y a des patrons lamentables.
14:22Ils se retrouvent.
14:23Et puis, il y en a d'autres,
14:24non.
14:24Alors, ils se retrouvent avec moi.
14:26Qu'est-ce que vous pensez d'eux ?
14:27Ils sont bien.
14:29Pourtant, je suis anticapitaliste.
14:31Tout le monde le sait.
14:31Je ne crois qu'à ce que je vois
14:34monter du pays.
14:36Et je me projette
14:37dans la situation de gouverner.
14:39Ce n'est pas la première fois
14:40que je me projette.
14:41Et je vois l'immensité
14:43de tout ce qu'il y a à faire face.
14:45Donc, je n'ai pas de temps
14:45à perdre avec, je ne sais pas quoi,
14:48une espèce de brise
14:49parce que tout d'un coup,
14:51les gens qui se voient élus
14:52souvent, ils commettent cette erreur.
14:53Pas moi.
14:54Il a promis, s'il était élu,
14:55de revenir à la retraite
14:56à 62 ans
14:58et il a mis en garde
14:58les entrepreneurs
14:59sur le risque de récession.
15:00Si vous n'augmentez pas les salaires,
15:02la France va tomber en récession.
15:04Écoutez, Marine Le Pen,
15:05campagne tendue.
15:06Alors, on sort tous de vacances
15:08et vous avez sans doute
15:09été interpellés les uns les autres
15:10parce que le public,
15:11parfois, vous a identifié
15:12et les gens ont dû vous dire
15:15non, ça va être dur pour vous,
15:16vous allez passer une année terrible.
15:18Je pense que vous avez...
15:19Bon, d'autant que vous êtes
15:20sur l'antenne de CNews.
15:21Donc, c'est...
15:21C'est pas toujours facile, Pascal.
15:24Parfois, un petit peu plus difficile.
15:26Mais les gens en question
15:27disent aussi qu'on est avec vous.
15:28Oui, aussi.
15:28Oui, mais...
15:29Alors, en même temps,
15:31faites attention
15:31parce que les gens
15:31ne vous disent toujours
15:32que ce que vous voulez entendre.
15:33Donc, ils vous disent toujours...
15:36Mais bref,
15:38mais donc, on va écouter Marine Le Pen
15:39parce que c'est vrai,
15:40alors ce matin,
15:41on était avec Gérard Carreau
15:42qui connaît bien la Ve République,
15:44ça va être la campagne
15:45peut-être la plus tendue
15:46et peut-être aussi
15:47la plus décisive
15:49depuis bien longtemps
15:51et en tout cas depuis 1981
15:53et peut-être même depuis 1958.
15:55Donc, écoutez ce qu'a dit Marine Le Pen.
15:58Je m'attends à une campagne tendue.
16:00Je m'attends à ce que
16:02un certain nombre de mouvements de gauche
16:04cherche à empêcher
16:05le processus démocratique
16:06parce qu'ont été empêché
16:08un candidat
16:09ou des candidats d'ailleurs
16:11de pouvoir rencontrer les Français,
16:13de pouvoir tenir des meetings,
16:14de pouvoir faire des marchés.
16:16C'est empêcher le processus démocratique
16:19de se dérouler normalement.
16:21J'espère que leur chef
16:23les appellera au respect de la démocratie.
16:26J'espère aussi que les médias
16:27pourront être vigilants là-dessus
16:30parce que je les trouve bien indulgents
16:31parfois avec la France insoumise.
16:34sur les violences
16:35qui sont parfois proférées
16:37par certains leaders
16:39de la France insoumise.
16:40Écoutez ce qu'a dit Bruno Retailleau
16:41qui lui a parlé de la France insoumise
16:43et qui avait parlé hier de collabos.
16:46Ces gens-là préfèrent pactiser
16:47avec les islamistes
16:49plutôt que de protéger les Français.
16:50Donc Rima Hassan est une ennemie de la France ?
16:52Ce sont des collabos.
16:53Oui, c'est un parti de collabos
16:56avec les ennemis de la France.
16:59Moi je l'assume.
17:00La terreur et le terrorisme
17:02c'est à chaque fois
17:03on vise des innocents.
17:05C'est ça.
17:05C'est ça l'objectif des terroristes.
17:07Pour traumatiser une société
17:09et pour l'amener à des fins
17:11auxquelles on souhaite l'amener.
17:13Eh bien moi je suis en résistance
17:14contre ces gens-là.
17:16C'est intéressant l'imaginaire français
17:17il nous ramène à 40.
17:19Non, moi pour moi non.
17:20Collabos, résistants, c'est des mots
17:21Oui mais c'est pas à ça
17:22que pense Bruno Retailleau.
17:24Bruno Retailleau, non, non, non.
17:25Il pense, il pense, pardon,
17:27il pense plutôt
17:28à ce que pense d'ailleurs Mélenchon
17:30à la révolution française.
17:32C'est à ça qu'il pense.
17:33Et à la terreur.
17:34C'est à ça qu'il pense.
17:35Il ne faut pas se tromper.
17:35Je ne suis pas sûr.
17:36Ah mais moi je suis sûr, pardon.
17:38Moi je suis sûr.
17:39Et ça c'est...
17:40Il ne faut pas se tromper.
17:41J'entends ce que vous dites
17:41et je peux le comprendre.
17:42Sauf qu'il a parlé de résistants et de collabos.
17:44Il n'a pas parlé de la terreur et de 81.
17:46Mais c'est à ça qu'il pense.
17:47Mélenchon, quand il parle de collabos,
17:49il fait référence à la France insoumise
17:51qui collabore avec les islamistes
17:54qui sont les nouveaux nazis.
17:56Il pense à cela Bruno Retailleau évidemment.
17:58Attendez, attendez.
18:00Modérateur.
18:00Les islamistes, ah oui.
18:02Oui, modérateur.
18:03Arcom.
18:03Les islamistes.
18:04Modérateur.
18:04Pardon, non, non.
18:06Les islamistes sont les nouveaux nazis.
18:07Oui.
18:08Ils veulent éradiquer les juifs.
18:09Oui.
18:09Ben oui.
18:11Alors, la frange la plus extrême
18:14de l'islamisme, on va le dire comme cela.
18:16Oui.
18:16Mais évidemment...
18:18T'as raison, c'est l'islamisme.
18:20C'est l'islamisme.
18:22C'est l'islamisme.
18:23Depuis la visite du Grand Moufti à Hitler en 1942,
18:27pardonnez-moi, c'est l'islamisme.
18:29Il n'a rien à raison.
18:30Je fais très attention.
18:33Vous savez, il ne faut pas être dupe
18:35de ce qui se passe aujourd'hui en France.
18:37L'Arcom nous écoute.
18:39Et derrière l'Arcom, le pouvoir
18:41a peut-être l'intention de nous fermer.
18:43C'est ça, la vérité.
18:45Avant la présidentielle.
18:45Et parce qu'on dit la vérité,
18:46c'est pour ça qu'il va nous fermer.
18:47C'est possible.
18:48C'est possible.
18:48C'est possible.
18:49Donc, les modérateurs que nous sommes
18:51et tous les gens de la chaîne
18:53feront extrêmement attention...
18:54Mais vous avez raison.
18:55Bien évidemment,
18:55à tout ce qui se dira sur ces plateaux.
18:57Mais ce que j'ai dit,
18:57c'est appui sur ces...
18:58Mais aussi, même si l'Arcom ne nous écoutait pas,
19:01bien sûr, parce que c'est aussi notre rôle
19:03d'être vigilant sur ce qui peut se dire.
19:05Je ferme la parenthèse.
19:06On peut dire les choses autrement.
19:07C'est-à-dire que la France insoumise,
19:09concernant en tout cas sa relation avec l'islamisme,
19:12elle l'entretient de manière très claire et très nette
19:14avec les leaders communautaires de certains quartiers
19:16qui lui amènent de manière monolithique
19:19des voix et des voix et des réservoirs de voix.
19:21Jean-Luc Mélenchon culmine parfois à 80%
19:24d'un certain bureau de vote de certains quartiers.
19:26Il a fait presque 69% en 2022
19:29à la présidentielle de manière générale.
19:33Il y a eu une commission d'enquête sur les liens
19:35qu'entretient la France insoumise avec l'islamisme.
19:38Il y a des propos qui sont tenus
19:40en faveur du totalitarisme islamique.
19:43Voilà.
19:43Un dernier mot sur cette présidentielle qui s'avance
19:46pour la campagne de Marine Le Pen.
19:49J'ai vu que c'est M. Durie
19:53qui a quitté...
19:54Durie.
19:55M. Durie.
19:56Exactement.
19:56Je le dis bien,
19:57qui était un collaborateur de Jordan Bardella,
20:00si j'avais bien compris.
20:01Conseiller économique.
20:02Conseiller économique.
20:03Il y a cinq mois.
20:03Voilà.
20:03Et qui quitte Marine Le Pen.
20:05Oui, absolument.
20:06Et il y a l'explication de texte.
20:08L'explication, c'est qu'il a été d'abord recruté
20:10par Jordan Bardella,
20:11par le président du parti,
20:12pour le conseiller économiquement.
20:13Et qu'il était plus proche économiquement
20:14de Jordan Bardella
20:16que de Marine Le Pen.
20:17Donc, il aurait sans doute souhaité
20:18que le candidat du parti
20:19soit Jordan Bardella.
20:21Donc, Marine Le Pen
20:22s'est-elle sans doute un peu sentie
20:24trahie.
20:25Et lui a sans doute considéré
20:26que la vision économique portée
20:27par Marine Le Pen
20:28n'était pas complètement la sienne.
20:29Et donc, qu'il aurait du mal
20:30à la défendre au long de cette campagne.
20:32Mais c'est un signal économique
20:34qu'il faut prendre en compte.
20:35Oui, naturellement.
20:36Ça signifie quelque chose.
20:37Ça n'est pas anecdotique.
20:38Ce n'est pas anecdotique.
20:39La personne dont vous parlez
20:41était le bras droit
20:43de M. Sterrin.
20:45Mais on va prendre un exemple
20:46très concret.
20:47Quand il était conseiller économique
20:48de Jordan Bardella,
20:49il avait par exemple conseillé
20:51une dose de capitalisation
20:53puisqu'on a beaucoup parlé
20:53des retraites dans ce débat.
20:55Marine Le Pen avait suivi
20:56un peu le chemin.
20:57Mais ce n'est pas du tout
20:58la voie qui était celle
20:59de Marine Le Pen
21:00sur la question des retraites.
21:01Donc là, est-ce que ça veut dire
21:03qu'elle rebrouille le chemin
21:05sur cette idée
21:06qu'il faut réformer
21:07le système par répartition
21:08en mettant de la capitalisation ?
21:09C'est un vrai sujet, Pascal.
21:10Et c'est pour ça que je vous en parle.
21:12Ça confirme l'idée
21:13qu'il y a une différence économique
21:19entre Jordan Bardella
21:20et Marine Le Pen.
21:21La temporalité...
21:22C'est quand même en train
21:23de se lisser.
21:24Il y a un côté pragmatique
21:25quand on rentre en campagne.
21:26Marine Le Pen a laissé entendre
21:28qu'elle était pour
21:29une part de capitalisation
21:30dans les retraites.
21:31Mais après,
21:31elle a sorti de terminer
21:32dans les larmes.
21:32Elle veut peut-être aussi
21:34mettre dans son giron
21:36les retraités
21:36et un maximum
21:37de personnes
21:38qui puissent voter pour elle.
21:39Elle va aussi
21:40dans le sens de l'histoire
21:41d'avoir la capitalisation,
21:42me semble-t-il.
21:43Je cite Sarah Knafo
21:44qui a réagi
21:45il y a quelques minutes.
21:46Devant le MEDEF,
21:47nous avons assisté
21:48à la primaire
21:49des étatistes.
21:50Le plus à droite
21:51veut supprimer
21:51250 000 postes
21:52de fonctionnaires.
21:53On se retournerait
21:55même pas
21:55au chiffre de 2017
21:57avant qu'Emmanuel Macron
21:58fasse exploser
21:59les effectifs.
22:00Marine Le Pen assume
22:02ne pas avoir
22:03une approche comptable
22:04des retraites.
22:04C'est rassurant
22:05quand on parle
22:05du premier poste
22:06de dépense publique.
22:07Elle maintient
22:08sa retraite à 60 ans
22:09et commence son propos
22:10par l'importance
22:11du rôle de l'État
22:12dans l'économie.
22:13Même introduction
22:14chez Jean-Luc Mélenchon.
22:15Les anciens premiers ministres
22:16d'Emmanuel Macron
22:18promettent la main
22:18sur le cœur
22:19de desserrer
22:20le carcan
22:21dans lequel
22:21ils nous ont mis
22:22et la gauche
22:23trouve que le pays
22:24le plus taxé du monde
22:25a besoin
22:26de plus d'impôts,
22:27de plus de normes,
22:28de plus d'interventions publiques
22:29et d'annuler ses dettes.
22:30Vous savez ce que proposent
22:31les complices du casse
22:32pour les véritables solutions
22:34à nos problèmes ?
22:35Lisez le casse du siècle
22:36dès mercredi en librairie.
22:37C'est ce que dit
22:38Sarah Knafo.
22:39C'est intéressant.
22:40Il y avait trois options
22:40à cette université.
22:42Il y avait Sarah Knafo,
22:43David Lissnard
22:44et il y avait les idées.
22:46Parce que les idées,
22:47pardon,
22:47les idées,
22:48vous avez beau tendre l'oreille,
22:49les idées du patronat,
22:51vous ne les entendez pas.
22:52J'entends en effet
22:53Gattaz avec son IDS
22:55qui a fait un institut
22:56qui s'appelle aujourd'hui
22:57l'Institut des solutions
22:58où il propose
22:58lui des solutions concrètes.
22:59Mais je ne vois pas,
23:00il y a plein de thèmes
23:01par exemple
23:02qui ont complètement disparu
23:03du Medef,
23:03complètement disparu.
23:04Par exemple,
23:05les retraites des fonctionnaires.
23:07Qui en parle ?
23:08Vous comme moi ?
23:09Enfin, tous ici
23:10dans les années 90-2000,
23:11tout le patronat
23:12ne parlait que de ça.
23:13Et ça a disparu.
23:15Il n'y a plus de problème.
23:16Alors que les retraites,
23:18on sait que c'est
23:18le système privé
23:19qui est à l'équilibre
23:21et le système des retraites.
23:22Et il y a effectivement
23:23une différence
23:23entre les retraites du privé.
23:25Avançons.
23:26Avec les dingueries
23:27peut-être de la gauche.
23:27On a pas mal parlé
23:28ces derniers temps.
23:29Je dis les dingueries,
23:29c'est un mot un peu léger.
23:30Écoutez par exemple
23:31ce que dit Clémence Guettet
23:32sur la famille
23:33parce que c'est aussi intéressant.
23:34Ça donne le ton de la...
23:35Très important.
23:35Vous trouvez que c'est très important ?
23:37C'est très important.
23:39C'est très important.
23:39C'est très important.
23:40Écoutons-la alors.
23:40C'est très important.
23:41Écoutons-la d'abord peut-être.
23:43Pardon.
23:44L'amitié c'est une valeur
23:47souple, gratuite, libre,
23:49extrêmement valorisée
23:50d'ailleurs dans notre société
23:51mais qui n'est pas du tout
23:52reconnue par l'État,
23:53par la loi, etc.
23:55Le fait est qu'aujourd'hui
23:56la famille traditionnelle,
23:57vous l'avez dit,
23:58elle est survalorisée.
23:59Le couple,
24:00majoritairement couple,
24:01hétérosexuel,
24:02la famille avec des enfants,
24:04comme institution,
24:05prônée d'ailleurs
24:06par la droite,
24:07par les réactionnaires
24:08de tout temps
24:08et de toute époque,
24:09est accompagnée par l'État,
24:11par le système socio-fiscal,
24:12par les aides sociales,
24:13etc.
24:13Quand M. Macron parle
24:15de réarmement démographique
24:16sans s'intéresser
24:17une seconde aux causes,
24:18c'est-à-dire pourquoi
24:18on fait moins d'enfants
24:19aujourd'hui dans notre pays,
24:20peut-être que c'est
24:21la crainte du futur,
24:22le changement climatique,
24:23peut-être que les femmes
24:24ne sont pas du tout
24:24accompagnées pour le moment
24:26du postpartum,
24:27dans leur carrière,
24:28etc.
24:28Bref, aucune cause
24:29n'est remise en question
24:30et M. Macron participe
24:31en ça d'une bataille idéologique
24:33qui est celle
24:33de l'extrême droite.
24:34C'est une forme
24:35d'extrême-droitisation
24:36de la société
24:36que de revenir
24:37à cette famille traditionnelle.
24:38Oui, j'estime
24:38que c'est un combat
24:40antifasciste.
24:41Je viens de vous expliquer
24:41pourquoi la famille traditionnelle,
24:43pas besoin de vous rappeler
24:44la devise de la France pétainiste,
24:46mais pourquoi la famille traditionnelle
24:47et la question de la natalité
24:49a toujours été associée
24:50à l'idéologie
24:51d'extrême-droite.
24:53Vous pensez vraiment
24:54que ce type de discours
24:56touche le plus grand nombre ?
24:58Touche les personnes
24:59à lesquelles je touche
25:00et oui, absolument.
25:02Et ça donne en fait
25:03un lien à tout
25:05parce que le récit
25:06de la France insoumise,
25:07c'est ce que je disais tout à l'heure,
25:08il revient de très loin.
25:10C'est-à-dire que,
25:11moi je connais,
25:11j'ai lu suffisamment
25:13de débats
25:14avec Jean-Luc Mélenchon
25:14là-dessus
25:15et ça vient
25:15de la Révolution française.
25:16C'est ça aussi
25:17cette question.
25:18Quand vous entendez ça,
25:18vous dressez l'oreille.
25:19La tribune qu'elle fait,
25:21Clémence Guettet,
25:22elle ne part pas comme ça
25:23à la fleur au fusil.
25:23Elle est totalement soutenue
25:25par Mélenchon,
25:25mais totalement.
25:26Après,
25:27tous ceux qui,
25:28à la France insoumise,
25:29sont un peu construits
25:29intellectuellement,
25:30ce qui en exclut
25:31un certain nombre,
25:32savent très bien
25:32que Jean-Luc Mélenchon
25:33ne pourra pas gagner
25:35cette élection
25:35et donc que c'est
25:36sa dernière élection.
25:37Mais vous n'en savez rien,
25:38moi non plus.
25:38Mais si, si,
25:38j'en suis absolument certain.
25:40Je vous invite à penser
25:41que personne ne sait...
25:43Un grand nombre
25:44de cap de la France insoumise
25:45le savent
25:46et ils ont,
25:46me semble-t-il,
25:47déjà commencé
25:48à penser à l'après-Mélenchon
25:49et si Clémence Guettet
25:51dit cela
25:51et qu'elle fait un livre
25:52aujourd'hui,
25:53c'est parce qu'elle se positionne
25:54pour l'après
25:54et qu'elle cherche déjà
25:56à créer son propre
26:00Donc la position de parole politique
26:01c'est de dire que la famille
26:02est d'extrême droite.
26:02Vous trouvez que ça a
26:03un positionnement politique.
26:04Non mais elle va plus loin que ça.
26:05Elle parle de l'amitié.
26:06Elle commence à poser
26:07des marqueurs politiques
26:07pour elle,
26:08pas pour Jean-Luc Mélenchon.
26:09Véronique Jacquier.
26:10Oui, non mais parce qu'ils sont
26:12dans le fait de vouloir proposer
26:13un nouveau projet de société.
26:15Donc la famille traditionnelle,
26:16évidemment, c'est Asbine.
26:17Il faudrait peut-être leur rappeler
26:18quand même que dans leur électorat,
26:20notamment dans les familles
26:21issues de l'immigration,
26:22la famille traditionnelle,
26:23ce n'est pas Asbine du tout.
26:24Donc moi, j'ai du mal
26:25à la suivre quand même
26:26sur ce terrain-là,
26:27Clémence Guettet.
26:28Et puis, il faut quand même
26:30lui rappeler que la famille traditionnelle
26:32avec le couple stable
26:33tel qu'il a été mis en place
26:36il y a des siècles,
26:37c'est quand même
26:38ce qui a été le creuset.
26:39Non mais il a évolué aussi.
26:41Les familles sont recomposées
26:42aujourd'hui et ça peut aussi fonctionner.
26:45Elles ne sont plus traditionnelles
26:47comme il y a 50 ans.
26:48On a l'impression qu'on arrive
26:48au bout du bout de la déconstruction
26:50de 1968 avec la France insoumise.
26:52Non mais une nouvelle France,
26:53une nouvelle forme de faire famille.
26:54Bon, et autre dinguerie,
26:57écoutez ce qu'a dit Sandrine Rousseau
26:59qui elle veut s'opposer physiquement
27:01aux chasseurs.
27:03Il va nous falloir nous affronter
27:05à cette ouverture de la chasse
27:07et j'espère,
27:08et je vous le dis ici,
27:09j'espère vraiment
27:09que nous serons nombreux et nombreuses
27:11à aller dans les forêts,
27:12dans les campagnes,
27:13dans les lisières,
27:14sur les chemins.
27:15C'est parce que nous serons là,
27:17debout, face à eux,
27:18physiquement,
27:19qu'enfin,
27:20qu'enfin,
27:23ils prendront conscience
27:24de la réalité
27:25de ce que nous sommes.
27:27Même Philippe Poutou,
27:28il est mort de rire.
27:29Oh là là,
27:30où est-ce que je suis tombé ?
27:31Bon, bah écoutez,
27:32si ça plaît,
27:33qu'est-ce que vous voulez,
27:33je vous dise.
27:34En marge de l'actualité à gauche,
27:37le député insoumise
27:37Sébastien Delegoux
27:38a été placé en garde à vue jeudi
27:40après son altercation,
27:42après trois policiers
27:42venus interpeller un suspect
27:43dans l'immeuble
27:44où il réside.
27:44Il y a peut-être
27:46des spectateurs
27:46qui sont étonnés
27:47parce qu'il est député
27:49et a priori,
27:50il faut une levée
27:51de l'immunité parlementaire
27:53sauf quand c'est en flagrant délit.
27:55Il s'agit d'une enquête
27:56en flagrance,
27:56effectivement,
27:57et donc dans ce cadre-là,
27:58il peut être placé
27:58en garde à vue
27:59sans lever
28:00de l'immunité parlementaire.
28:01Bon,
28:02que dire là-dessus ?
28:05Pas grand-chose,
28:06sinon que...
28:06Ce qui ne fait pas bon
28:07en ce moment
28:08d'être député
28:08de la France insoumise
28:09parce qu'on a
28:10haut redéputé
28:11Rima Hassan
28:12qui a été convoqué
28:13pour apologie du terrorisme.
28:14On a Bali Bagayoko,
28:16même si l'enquête
28:16est toujours en cours
28:17pour détournement
28:19de fonds publics
28:19et on a Sébastien Delogus.
28:20Mais Sébastien Delogus,
28:21ça va booster sa carrière
28:22au sein de la France insoumise.
28:23Ah, ce n'est pas impossible.
28:25On n'est pas
28:25qu'il sera mis sur la touche,
28:26il va y avoir une promotion.
28:28Bon, ça c'est la rentrée politique.
28:30La rentrée économique,
28:31on l'a dit avec Patrick Martin.
28:32Alors, il a dit quelque chose
28:33qui est intéressant,
28:34Patrick Martin,
28:35je pense que peu de gens
28:36s'en étaient peut-être rendus compte.
28:39Aux grands hommes,
28:40la patrie reconnaissante,
28:42c'est la devise du Panthéon.
28:44C'est intéressant.
28:46Il y a des philosophes,
28:46des écrivains,
28:47des avocats,
28:48des hommes politiques, etc.
28:50Il n'y a pas de...
28:50Et il souhaite faire rentrer
28:53André Citroën.
28:54André Citroën, oui.
28:56Qui est mort en 1935.
28:57Il avait 57 ans.
28:58Donc, il y a quelques années déjà.
29:00Et c'est porté par Jacques-Henri Citroën,
29:03qui est son petit-fils.
29:04Écoutez ce qu'a dit Patrick Martin,
29:06parce que, bon, c'est symbolique,
29:08bien sûr.
29:09Mais c'est intéressant
29:11qu'un grand patron
29:13ne soit pas au Panthéon.
29:15Et si demain, par exemple,
29:16à Dieu ne plaise,
29:17et que ce soit le plus tard possible,
29:19mais si Bernard Arnault,
29:21qui est un acteur important
29:25sur l'échiquier mondial,
29:27décédait,
29:27je ne pense pas
29:28qu'il y aurait beaucoup de gens
29:29qui souhaitent
29:30qu'il aille au Panthéon.
29:32Ce ne serait pas un réflexe naturel.
29:33Or, c'est aux grands hommes
29:34la patrie reconnaissante.
29:36Donc, écoutez ce qu'a dit
29:38M. Martin.
29:39« Soutenons l'entrée
29:42au Panthéon
29:43d'André Citroën.
29:51André Citroën,
29:53fils d'immigré,
29:55ingénieur visionnaire,
29:57capitaine d'industrie,
29:59il avait combattu dans les tranchées
30:00et mis ses usines
30:02au service de la France.
30:04Un industriel,
30:06un grand patron social,
30:08un entrepreneur patriote
30:10au Panthéon,
30:11ce serait une belle reconnaissance
30:13de ce que nous sommes,
30:14nous aussi,
30:15des acteurs clés
30:17de la réussite de notre pays.
30:25Je salue l'auteur
30:27de ce beau projet
30:28qui est présent parmi nous.
30:31Son nom évoquera quelque chose.
30:32Henri-Jacques Citroën.
30:44C'est ça le courage patronal,
30:46individuel et collectif.
30:48Éric Reuil, c'est vrai que...
30:49Oui, mais en fait,
30:51Pascal,
30:51c'est très cohérent
30:52avec l'image
30:53que globalement,
30:54les Français ont de l'entreprise.
30:55L'entreprise,
30:56pour la plupart des Français,
30:57parce que c'est aussi comme ça
30:58qu'on l'enseigne,
30:58c'est un endroit de coercition
31:00où le travail n'épanouit pas.
31:01Si !
31:02Mais moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
31:03Je pense que c'est ça qui parle.
31:04C'est ceux qui parlent
31:05au nom des Français
31:06qui disent ça,
31:06mais les Français,
31:07ils adorent leur entreprise.
31:08Attendez, je vais compléter.
31:10Pourquoi est-ce que
31:10les politiques ne le proposent pas ?
31:12Parce que précisément,
31:14pendant des années,
31:15des décennies,
31:16l'entreprise n'avait pas
31:17une belle image
31:18de l'entreprise.
31:18Non, mais ce n'est pas vrai.
31:20Mais vous-même,
31:21vous tombez dans le pire.
31:22Non, non.
31:24Vous interrogez les gens,
31:25ils adorent leur boîte.
31:26J'aime ma boîte
31:27de Sophie de Menton.
31:28Vous vous êtes posé la question.
31:29Vous n'aimez pas votre boîte ?
31:29Mais si,
31:30mais vous n'avez pas aimé
31:31toujours mes entreprises.
31:32Mais si,
31:32mais vous vous êtes posé la question.
31:33Moi, les gens que je connais,
31:34ils adorent leur boîte.
31:34Je vous retourne la question
31:35que vous avez posée judicieusement.
31:37Pourquoi est-ce qu'on n'a jamais demandé
31:38l'entrée au Panthéon
31:39d'agranger l'entreprise ?
31:41Pourquoi est-ce qu'un politique
31:42ne l'a jamais fait ?
31:42Parce que ceux qui parlent
31:43au nom des Français
31:44pensent que les Français
31:45n'aiment pas leur entreprise.
31:47Ce qui est récent,
31:48c'est que les Français
31:49pensent que leur vie quotidienne
31:50changera plus avec les entreprises
31:51qu'avec la classe politique.
31:52Ça, vous avez raison.
31:54Mais pendant des décennies,
31:55le monde de l'entreprise,
31:57pour les politiques,
31:57c'était un monde tabou.
31:58C'était un monde tabou.
31:59Mais si !
32:00Mais reconnaissez-le, Pascal.
32:02Pour la gauche, en tout cas.
32:03Mais bien sûr,
32:04l'entreprise,
32:07est-ce qu'on allait vous enchaîner ?
32:08Mais bien sûr,
32:09c'était le lieu d'exploitation.
32:12Mais ça, c'est une vision
32:13du 19e siècle.
32:14Enfin, qui a perduré un peu
32:15dans la façon dont on enseigne
32:16l'économie en France.
32:18Oui, bien sûr.
32:18Je suis bien d'accord.
32:19Il a fait du tapis
32:20pour enverser la table,
32:22de toute façon.
32:22Bon.
32:23Rentrée politique,
32:24rentrée économique,
32:25rentrée médiatique.
32:27Et là, on salue notre camarade.
32:29Oui.
32:30Sonia Maboukaki,
32:31on souhaite évidemment bonne chance.
32:32Alors, Sonia,
32:33elle a été sur ses dios.
32:35Et puis, elle est partie
32:36sur une chaîne concurrente
32:36où elle fait une émission
32:37de CNews.
32:38Mais une émission de CNews,
32:39ça ne veut rien dire.
32:40Elle témoigne simplement
32:41de la réalité.
32:42Bon, elle fait son travail
32:43de journaliste.
32:44Et elle a été invitée
32:45pour la première fois
32:46ce matin sur France Inter.
32:47Personne,
32:48elle n'a jamais été invitée
32:49sur France Inter
32:49quand elle était sur CNews.
32:50Elle passe sur la concurrente,
32:52il l'invite sur France Inter.
32:53Bon, pourquoi ?
32:54Parce qu'il pense
32:54qu'elle va dire du mal
32:55de CNews,
32:56et pourquoi pas ?
32:57Et pourquoi pas
32:58de Vincent Molloré ?
32:59C'est pour ça
32:59qu'il l'invite.
33:01Et là ?
33:02Manqué.
33:03Manqué parce que
33:05le jeune du Hamel
33:06s'est fait un peu
33:07reprendre de volée.
33:08Et elle a été,
33:09elle a dit les choses
33:10telles qu'il fallait les dire.
33:11D'ailleurs,
33:12on la salue.
33:12et puis c'est vrai
33:13que, en fait,
33:16je vais vous dire,
33:17c'est Xavier Suspé-Régui,
33:18je cite les grands auteurs
33:19qui travaillent avec nous,
33:20qui nous a dit,
33:21en fait,
33:22CNews,
33:22c'est l'agéocère.
33:23C'est-à-dire que
33:24Sonia Mabrouk,
33:25elle est partie sur...
33:27On forme des gens
33:28et puis ils s'en vont.
33:28Paul Melun,
33:29il y a beaucoup de gens
33:30qui partent
33:31sur les autres chaînes.
33:33Eugénie Bastier,
33:34Figaro, bien sûr,
33:35mais CNews
33:36et puis elle va faire
33:36l'ordre de vérité.
33:38Donc,
33:39c'est finalement,
33:40c'est ça qui est
33:40le plus important.
33:42que demain,
33:42on fasse peut-être
33:43moins d'audience,
33:44ce n'est pas très grave,
33:44mais que les journalistes
33:45témoignent de la réalité
33:47et,
33:48comment dire,
33:49ne masquent pas
33:51la réalité,
33:52c'est le plus important.
33:54On fera peut-être
33:54un petit peu moins d'audience.
33:55Et alors,
33:57si effectivement,
33:57les autres font
33:58la même chose
33:58que ce que nous faisons
33:59sur CNews,
34:00forcément,
34:02s'ils acceptent
34:03de témoigner,
34:03je le répète,
34:04de la réalité,
34:07ça sera différent.
34:08Donc,
34:09je vous propose
34:09d'écouter Sonia Mabrouk
34:10qui était sur
34:10France Inter ce matin.
34:13Malgré tout,
34:13moi,
34:13je garde pour CNews
34:15une véritable affection.
34:17J'y ai beaucoup d'amis.
34:18C'est une chaîne aussi
34:19qui m'a vue grandir
34:20et je n'ai pas l'habitude
34:21de crasher dans la soupe
34:22quand je quitte
34:23un média,
34:24un groupe
34:24qui a été très souvent
34:25dans l'œil du cyclone.
34:27Vous considérez
34:28que l'appellation
34:29chaîne d'opinion
34:29par rapport à BFFV
34:30est-ce que vous avez dit ?
34:31Moi,
34:31j'avais dit
34:32chaîne d'opinion.
34:32Vous aussi,
34:33vous avez des opinions.
34:34De dire que CNews
34:35est une chaîne d'opinion ?
34:36Oui.
34:36Mais vous savez,
34:37Sonia Mabrouk,
34:38moi,
34:39je le dis tout à fait sereinement.
34:42Est-ce que vous êtes choqués
34:44par ceux qui disent
34:45que CNews est une chaîne d'opinion ?
34:45que je suis journaliste
34:46et intervieweuse.
34:47Donc,
34:47ça m'arrive aussi
34:48de renvoyer les choses
34:49pour que l'interlocuteur
34:51s'explique.
34:51Vous m'avez fait une liste
34:53de mes déclarations.
34:54Je me permets
34:54de faire une liste des vôtres.
34:55Vous avez dit vous-même
34:56que CNews est une chaîne d'opinion.
34:58Voilà une opinion
34:59que vous avez donnée
35:00dans l'espace public.
35:01Je ne le crois pas.
35:01Je ne crois pas que ce soit
35:01une opinion politique,
35:02Sonia Mabrouk.
35:03Un petit peu quand même.
35:04Quand on dit que CNews
35:05est une chaîne d'opinion,
35:05je pense que vous pensez derrière
35:07que c'est une opinion
35:07d'un certain camp.
35:08Moi,
35:08je ne crois pas profondément
35:10à ce qu'Alain Fiquelcro
35:11t'appelait le campisme.
35:12C'est-à-dire chacun
35:12est cantonné dans son camp.
35:14Je crois à l'intelligence
35:15d'abord de ceux
35:15qui nous regardent
35:16et qui nous écoutent
35:16qui ont le choix aujourd'hui.
35:18Et je suis pour un pays
35:19où on a le choix,
35:19voyez-vous,
35:20de regarder CNews,
35:21BFM,
35:21d'écouter France Inter ce matin.
35:23Et je suis très heureuse
35:24d'avoir été une patron invitée.
35:26Bon,
35:27masterclass.
35:28Mais c'est vrai
35:29qu'elle lui dit
35:30à juste titre.
35:31D'ailleurs,
35:31elle lui dit
35:31vous-même,
35:32vous avez une opinion.
35:33Vous-même,
35:34Benjamin Nuhamel,
35:35vous dites que CNews
35:36est une chaîne d'opinion.
35:37Il dit
35:37je ne crois pas
35:37que c'est une opinion politique.
35:40Là, franchement,
35:41il nous prend pour
35:42des blins-blins.
35:43Évidemment que c'est
35:44ce qu'il veut dire
35:44que c'est une chaîne
35:46qui est engagée
35:46politiquement.
35:47Ce n'est pas vrai.
35:48C'est une chaîne
35:48qui témoigne de la réalité.
35:50Point.
35:51Ce que les autres
35:51ne font pas
35:53ou ne veulent pas faire
35:53pour plein de raisons.
35:55Pour le coup,
35:56France Inter
35:56est un média d'opinion.
35:58Oui,
35:59quand ils font le choix
36:00des invités,
36:01toujours les mêmes,
36:01les choix des thèmes,
36:02des angles,
36:03très souvent les mêmes,
36:04ils comptent en tout cas
36:05fabriquer l'opinion.
36:06Le but de France Inter
36:07c'est de fabriquer l'opinion.
36:09Mais c'est le but
36:09plus généralement
36:10d'une grande partie
36:11du service public
36:12de faire évoluer l'opinion.
36:13J'ai dit récemment
36:14même de rééduquer
36:15politiquement les Français
36:16à l'approche
36:16de l'élection présidentielle.
36:17Ça me semble
36:18encore beaucoup plus grave,
36:19voyez-vous.
36:20Ça a été dit d'ailleurs.
36:22Oui,
36:22ça a été dit
36:23d'un terme très clair
36:23par Laurence Bloch aussi.
36:25Donc,
36:25il ne se cache pas derrière.
36:27Mais les grands penseurs
36:28de la Révolution
36:29disaient qu'il faut
36:30conscientiser les masses.
36:31Les masses ne sont pas
36:32capables de penser
36:33par elles-mêmes.
36:33Mais pourquoi elle est invitée
36:35alors qu'elle n'a jamais été invitée
36:36comme St-News ?
36:37Ça ne me choque pas du tout
36:40qu'on parle d'opinion.
36:41Mais la grande différence,
36:42c'est que pendant des décennies,
36:43l'opinion,
36:44elle était monolithique.
36:45Elle était servie
36:46par des médias
36:46qui étaient monolithiques.
36:48Et l'arrivée,
36:48en fait,
36:49de C-News
36:50dans ce concert
36:51de bien-pensance
36:52a remis en cause
36:54cette pensée monolithique.
36:55Et c'est ça,
36:56à mon avis,
36:56qui gêne le plus
36:57Benjamin Duhamel.
36:58Non,
36:58je pense que les médias
36:59alternatifs comme C-News
37:00ont offert aussi
37:01la possibilité aux Français
37:02de comprendre
37:03qu'il y a des journalistes
37:05qui témoignent
37:05d'une réalité factuelle.
37:07C'est ça.
37:07Et puis,
37:08Sonia Magro
37:08n'est pas tombée
37:09dans le piège
37:09de l'acrimonie,
37:11certainement,
37:11que lui tendait
37:12Benjamin Duhamel
37:13sur la chaîne C-News.
37:15Donc,
37:15elle a été...
37:16Effectivement,
37:16elle l'a retournée
37:17comme une crêpe,
37:18comme dirait l'expression.
37:19Avec douceur et sérénité.
37:21On le salue néanmoins,
37:23Benjamin Duhamel.
37:23On lui souhaite
37:24une bonne rentrée.
37:25C'est un jeune professionnel
37:26et de qualité
37:27et de talent.
37:27Et donc,
37:28on lui souhaite
37:29le meilleur,
37:30bien évidemment,
37:31pour cette rentrée.
37:32Parce que,
37:32aimons-nous les uns les autres.
37:34Un mot sur Léa Salamé.
37:35Je disais ce matin
37:36qu'elle a annoncé
37:40ce lundi
37:40se mettre en retrait
37:41de la présentation
37:42du journal de 20h
37:43de France 2.
37:43Bon,
37:44je comprends,
37:45mais je trouve
37:46qu'on est un drôle de pays
37:47ou une femme
37:48parce que son compagnon
37:50ou son mari
37:51a un engagement politique
37:52qui est obligé
37:53de se retirer.
37:54Je pense qu'elle peut faire
37:55son métier
37:56de la même manière.
37:56Évidemment,
37:57je ne lui demande pas
37:57d'interroger
37:58Raphaël Glucksmann,
37:59mais elle l'a dit.
38:02J'en avais pris
38:03l'engagement
38:03dès le premier jour
38:04et je m'y tiens.
38:05Je me mets en retrait
38:05de la présentation
38:06du journal de 20h
38:07le temps de la candidature
38:07de mon compagnon
38:08comme je l'avais fait
38:09lors des deux dernières
38:09élections européennes.
38:10Merci infiniment
38:11à tel dit,
38:12cher téléspectateur.
38:13Il y a consensus.
38:14Moi, j'étais le seul
38:15ce matin à trouver
38:15qu'en 2026,
38:18une femme peut très bien
38:19continuer,
38:20ou un homme d'ailleurs
38:21peut très bien continuer.
38:22C'est pas parce qu'il est une femme
38:25d'aventure avait eu
38:26un compagnon.
38:26On aurait dit exactement
38:27la même chose
38:28et on aurait dit
38:28l'incompatibilité.
38:30Ce n'est pas tant le sexe
38:31que l'incompatibilité
38:32du poste qui était vise.
38:33Je vous dis,
38:34il y a consensus
38:35donc je ne vais pas rentrer.
38:36Il y a une époque,
38:37Pascal,
38:38où des grandes journalistes
38:39qui étaient les femmes
38:41de ministres
38:42de France.
38:42Ça, c'est autre chose.
38:43Ils n'avaient aucun scrupule
38:44à interroger
38:45le président de la République
38:45alors que leur mari
38:46était dans le gouvernement.
38:48Christine O'Krent
38:48et Anne Sinclair
38:50célèbres
38:52qui donnent des leçons
38:53d'éthique
38:54à la presse entière.
38:56Madame O'Krent
38:56donne des...
38:57Voilà, je ne la gênais pas.
38:58Son mari s'appelait
38:59Bernard Kucheter.
38:59C'était le ministre
39:01de François Mitterrand.
39:03Elle aurait pu simplement
39:04ce jour-là
39:05ne pas faire l'interview.
39:06C'est tout.
39:07Mais elle pouvait...
39:08Ce n'est pas le cas
39:09pour Anne Sinclair, pardon.
39:10Anne Sinclair,
39:11Dominique Troscan
39:13était au gouvernement.
39:15Elle a démissionné
39:16immédiatement en 97.
39:17Oui, mais avant.
39:18C'est avant 97.
39:19Bien sûr.
39:19Mitterrand est mort en 95.
39:21Et là, ça ne choquait personne.
39:22Je ne comprends pas.
39:22C'était à l'été ministre de...
39:24Je ne comprends pas.
39:24C'est Raphaël Guishman
39:25qui devrait se retirer.
39:28C'est-à-dire qu'il y a
39:29une forme d'hypocrisie.
39:31Il y a une forme d'hypocrisie
39:33parce que, de toute façon,
39:34la ligne éditoriale de France 2...
39:36Véronique Jacquet
39:37et qui va en déterminant,
39:37je pense que c'est Raphaël Guishman
39:39qui devrait se retirer
39:39et laisser la place à Léa Salamé.
39:43Il y a une forme d'hypocrisie
39:44parce que la ligne éditoriale
39:45de France 2, de toute façon,
39:46est complètement compatible
39:47avec celle de son compagnon.
39:49Donc, on ne va pas pousser
39:50des cris d'orfraie.
39:51Moi, si elle était restée en place,
39:52ça ne m'aurait pas gênée
39:53parce que, fondamentalement,
39:54bien entendu,
39:55elle a le droit de penser
39:56par elle-même.
39:57Mais en règle générale,
39:58quand on est en couple,
39:59on peut quand même imaginer
39:59qu'on partage un certain nombre
40:01d'opinions et de convictions.
40:02Ah bon ?
40:03Quand même,
40:03vous avez une forme de symbiose.
40:06Politiquement ?
40:06Moi, je vais vous présenter
40:07des couples.
40:08Vous pensez que tous les couples
40:09votent pareil ?
40:10Ah !
40:10Non.
40:12Alors là,
40:13je n'ai pas de statistiques.
40:14Vous pourriez épouser
40:15quelqu'un de la France insoumise,
40:16vous ?
40:17Moi, je...
40:19Je ne vois pas pourquoi
40:20vous me posez ce genre
40:20de questions.
40:22Mais non, mais l'amour !
40:23L'amour !
40:24L'amour !
40:25L'amour !
40:26On peut imaginer
40:27que Léa Salamé
40:27va voter pour Gluckman,
40:29quand même, non ?
40:29Voilà.
40:30Oui.
40:31Donc, son vote
40:31est plus secret,
40:32en réalité,
40:32ce qui pose un problème,
40:33quand même.
40:34Mais qu'est-ce que vous en savez ?
40:35Il y a un petit conflit
40:35d'interprétation.
40:36Alors, il va y avoir
40:36un problème dans le couple.
40:37Je ne veux pas créer
40:39des ordres dans leur couple,
40:40mais bon.
40:40Mais peut-être.
40:41Bon, écoutez,
40:41il y avait consensus.
40:42Bref, tout le monde est d'accord.
40:44Dans l'actualité du jour,
40:46invité sur le plateau
40:47de The Glenn Beck Show,
40:48ce mercredi,
40:49Donald Trump a déclaré
40:50vouloir interdire
40:51la charia aux Etats-Unis.
40:52Et selon le président américain,
40:53parier long,
40:54la charia est presque
40:54comme un deuxième mode de vie.
40:56C'est assez intéressant
40:57de voir comment
40:58les autres nous voient.
41:00Et Trump,
41:01alors, il n'y a pas
41:01la charia en France.
41:02Il exagère.
41:03Dans certains territoires,
41:04pardon, si.
41:06Ah oui, si, si, oui.
41:07Il y a des territoires
41:08qui sont, en effet,
41:08c'est la doctrine sociale,
41:10la charia.
41:10Si, si, bien sûr.
41:11Je vous le dis,
41:12il y a un sondage de l'IFOP
41:12qui est sorti en novembre 2025.
41:14Vous constaterez les chiffres.
41:15Il y a une réelle
41:16réaffiliation religieuse,
41:17en partie chez les jeunes.
41:18Il y a une réelle
41:19réislamisation de la société.
41:20Il y a réellement
41:21un islamisme
41:22de plus en plus visible
41:23dans l'espace public.
41:24Si, si, bien sûr,
41:25cher Pascal.
41:26Vous avez les chiffres.
41:2742% des femmes
41:28qui portent le voile
41:28dans certains quartiers
41:29le font par sécurité.
41:3015% d'entre elles
41:31le font pour ne pas
41:32paraître impudique.
41:33Donc, il y a une forme
41:34de grignotage.
41:34Alors, ce n'est pas
41:35l'entièreté du territoire français,
41:36mais il y a des parcelles
41:37de...
41:38Grignotage.
41:38Quand vous vous mariez.
41:40Grignotage.
41:40C'est un mot
41:40qu'on a souvent employé
41:41la saison dernière.
41:42Quand vous vous mariez.
41:43Quand vous vous mariez.
41:43Je le dis,
41:44je ne sais pas.
41:44Quand vous vous mariez
41:45devant l'imam
41:46et pas devant le maire.
41:54Alors, toi, tu auras le droit
41:55à ça.
41:55Toi, tu auras ça.
41:56Qu'est-ce que c'est ?
41:57Vous appelez ça comment ?
41:58Non, sérieusement ?
41:59Vous appelez ça comment ?
42:00Le chiffre le plus éloquent,
42:01il est même officiel
42:02et il vient du ministère
42:04de l'égalité
42:04entre les hommes
42:05et les femmes
42:05qui a fait une étude
42:07et ce chiffre dit
42:08que 7% des femmes
42:10en Seine-Saint-Denis
42:12ont subi l'excision.
42:147% des femmes
42:15dans un département français.
42:17Bon, ça donne en partie,
42:19en tout cas en partie,
42:20raison à Donald Trump.
42:22Alors, l'excision,
42:23pour le coup,
42:23n'a rien à voir
42:24avec la Sharia,
42:24mais c'est en effet
42:25une pratique archaïque
42:26qui est en effet
42:26très présente
42:27sur le secteur français.
42:27C'est quand même
42:28une pratique
42:28de l'islamisme radical.
42:30Alors, ce n'est pas
42:30l'islamisme à Sharia,
42:31c'est l'excision,
42:33mais c'est une pratique archaïque
42:34qui est complètement invisibilisée
42:36d'ailleurs par les féministes.
42:36Elles sont 136 000
42:37sur le territoire français
42:39à être excisées.
42:40Ça n'intéresse pas
42:40le socle des féministes
42:42de Salon.
42:43Tout à fait autre chose.
42:44Je voulais vous parler
42:45de la réunion publique
42:46avec les services de l'État,
42:47dont Sophie Brocas,
42:48qui a eu une forme de courage
42:49quand même
42:49d'aller parler devant
42:52ceux qui ont tout perdu
42:53et c'est au Porges,
42:56le village de la Porges,
42:59on dit ?
43:01Du Porges.
43:01Du Porges.
43:02Pardonnez-moi.
43:02Le village du Porges.
43:03Pardonnez-moi.
43:04Et les habitants du Porges
43:05ont exprimé leur colère
43:06et ont pointé du doigt
43:07les erreurs commises
43:08dans la gestion du méga-feu
43:09qui a ravagé la Gironde.
43:11Et cette soirée
43:12a été particulièrement houleuse
43:14et je vous propose
43:15d'écouter des témoignages,
43:21des interpellations.
43:22Ils ont interpellé le préfet
43:24et notamment le premier témoignage.
43:26C'est ça qui est vraiment intéressant.
43:28C'est-à-dire qu'il y a une personne
43:29qui dit mais en fait
43:30on pouvait éteindre le feu,
43:32je pouvais moi l'éteindre,
43:34les pompiers pouvaient aussi l'éteindre
43:37mais ils attendaient
43:38qu'on leur dise d'éteindre le feu.
43:40C'est une chose de folle.
43:42Écoutez ce témoignage
43:43qui m'a beaucoup intéressé.
43:45Au contact du feu,
43:47les gars attendaient,
43:48j'aurais pu l'éteindre tout seul,
43:50peut-être avec ma fille de 17 ans
43:52ou peut-être avec le 3 compétences
43:54parce que j'aurais dit
43:55si vous n'avez pas le droit
43:57par les chefs de rentrer,
43:58laissez-nous éteindre nos parcelles,
44:00il n'y a aucun danger.
44:01On m'a dit
44:01on ne peut pas vous laisser rentrer,
44:03la parcelle a brûlé,
44:04vous connaissez l'histoire.
44:05Parce que
44:07ayant travaillé avec l'armée de l'air,
44:09je peux vous dire
44:10qu'un avion à hélice,
44:11même s'il est basé à Toulon,
44:13il ne lui faut pas
44:144 heures pour arriver.
44:16Vous habitez dans des logements
44:18que l'on paye magnifiques
44:19et compagnie à la préfecture.
44:21Monsieur Vermelette,
44:22je ne sais pas où il habite.
44:23Mais c'est nous qui payons tout.
44:24C'est nous qui payons tout.
44:25Moi j'ai 76 ans et demi.
44:27J'ai tout perdu.
44:28Le lit de ma mère
44:29quand elle m'a accouché.
44:30Vous comprenez ce que c'est ça ?
44:32Tous mes meubles,
44:33toutes les décorations
44:33de mon père
44:34et de ma grand-mère.
44:35Ça on s'en fout.
44:37On a réussi.
44:38Vous voyez,
44:38on a fait ça,
44:39on a fait ça,
44:39on a vachement bien fait.
44:40Putain,
44:41la prochaine fois qu'il y a un feu,
44:42ça se fera 80 000 hectares de brûlés.
44:44Alors moi,
44:45je vous demande
44:45votre démission par honneur.
44:4740 ou 50 maisons brûlées
44:48et tout le monde est parti.
44:49Mais qu'est-ce qui se passe ?
44:50On est abandonnés.
44:51J'ai écouté votre interview.
44:53Vous dites,
44:53vous n'allez pas abandonner.
44:54À moi,
44:55vous ne me le direz pas.
44:56J'étais sur place.
44:57On a été abandonnés,
44:59le Porsche.
44:59Alors depuis le début,
45:01je suis présent.
45:02On ne souhaite pas avoir un exposé.
45:04On souhaite avoir un échange.
45:06C'est normal
45:06que vous apportiez des réponses
45:08mais je pense que la priorité,
45:09elle est en face de vous.
45:10La priorité de parole,
45:12elle est en face de vous.
45:13Alors il y avait également cette idée
45:14qu'on a privilégié
45:15un autre territoire,
45:17en l'occurrence le Cap Ferret
45:18et non pas ce village.
45:22Ça a été démenti par les autorités.
45:23Moi, je n'ai pas de compétences.
45:25Mais si vous voulez,
45:25il y a quand même,
45:26globalement,
45:26il y a,
45:28vous savez,
45:29l'ONF,
45:29l'Office National des Forêts
45:30qui gère les forêts doméniales
45:32dans ce pays
45:32a une stratégie,
45:34à mon avis,
45:34qui n'est plus du tout adaptée
45:35à ce qui est en train de se passer
45:36avec le réchauffement
45:37ou le changement climatique.
45:38L'ONF préconise
45:39que tout ce qui tombe des arbres,
45:41les pommes de pin,
45:42les branches mortes,
45:43doit rester au sol.
45:44On ne doit pas les ramasser
45:44parce que ça fait de l'humus.
45:45Parce qu'écologiquement,
45:46c'est plus pratique.
45:47Le problème,
45:48c'est que tout ce qui tombe
45:49au sol dans les forêts,
45:50c'est des boîtes d'allumettes
45:51que vous entreposez,
45:52en fait,
45:52sous les sous-bois.
45:54Et cette stratégie-là,
45:55si elle n'est pas remise en cause,
45:56vous pourrez voir
45:57les canadaires que vous voulez
45:58ou les dashes que vous voulez,
45:59ça va être un sujet.
46:02Cet été, par exemple,
46:03un endroit que je connais bien
46:04dans l'île de Ré,
46:05le sujet est venu sur la table
46:06des autorités locales.
46:07Parce que si vous avez un feu,
46:09par exemple,
46:09sur une île
46:10qui est reliée par un pont,
46:11c'est le cas de l'île de Ré,
46:12si vous avez un feu gigantesque
46:14dans les bois,
46:14qui maintenant ne sont plus du tout
46:15heureusement constructibles,
46:17par où vont s'échapper les gens ?
46:19Par le pont.
46:20La plupart par le pont.
46:22Il y a beaucoup de forêts.
46:24Oui, il y a encore
46:25beaucoup de forêts.
46:26J'ai l'impression
46:27que c'est assez plat.
46:28Oui, c'est plat.
46:29Mais vous avez des forêts
46:31entre Rive-Dou,
46:32Sainte-Marie,
46:33le voie Henri IV à la Coarte,
46:34que je connais bien, etc.
46:35Donc là,
46:35les autorités sont en train
46:36de s'interroger.
46:37Si vous avez le même genre
46:38de feu énorme
46:40sur une île,
46:41comment est-ce que
46:42vous évacuez la population ?
46:45Le témoignage
46:46de la première personne
46:47qui pouvait arrêter le feu
46:48et on attendait les ordres.
46:50Ça paraît fou d'entendre ça.
46:52On rejoint le sujet précédent,
46:54vous savez,
46:54sur le MEDEF,
46:55c'est-à-dire qu'en fait,
46:56la réalité de ce que vivent
46:57les Français
46:58dans ce type de cas,
46:58c'est l'horreur
47:00de la bureaucratie,
47:02la difficulté
47:03face à la bureaucratie.
47:04On a cessé de le dire
47:05cet été
47:06lorsqu'on assistait
47:06à ces incendies
47:09absolument abominables.
47:10c'est en effet
47:11la complexité des normes,
47:12l'enchevêtrement des normes,
47:13les pompiers
47:14sont venus en témoigner
47:15et en effet
47:16la dépense publique,
47:17les ODAC par exemple
47:18qui représentent
47:18des milliards
47:19de toutes ces agences
47:19qui ne servent à rien,
47:21au lieu de financer
47:22précisément
47:23une manœuvre
47:24beaucoup plus souple
47:24de l'administrer
47:26face à un problème,
47:28ils financent
47:29la bureaucratie,
47:30les normes,
47:30la complexité des normes,
47:31etc.
47:31Je vous propose
47:35d'écouter
47:36Jérôme Rampenoux
47:37qui était présent
47:38sur place
47:39et qui nous parle
47:40de cette colère
47:40des habitants.
47:43Oui,
47:43effectivement,
47:44vous avez raison,
47:44les habitants étaient
47:45très en colère,
47:46ils s'attendaient
47:46des réponses,
47:47tous voulaient avoir
47:48des réponses
47:48claires et nettes
47:49sur ce qui s'était passé,
47:50savoir comment ça avait
47:50été géré
47:52ici au Porges,
47:53cet incendie,
47:54vous le disiez,
47:54de nombreuses maisons
47:55qui ont brûlé
47:55comme celle de Brice,
47:57ça faisait un an et demi,
47:57un Brice,
47:58que tu étais installé
47:59ici,
48:00dans cette maison,
48:01vous habitiez juste
48:01à côté avant,
48:03hier soir,
48:03vous étiez présent
48:04dans cette réunion,
48:06quel sentiment
48:07à la sortie
48:07vous en avez eu ?
48:08Plus de colère,
48:12c'est même plus
48:12de la tristesse,
48:13c'est vraiment
48:13de la colère pure et dure,
48:14on attendait des réponses,
48:16ils ont tourné
48:16autour du pot,
48:17ils nous ont pris
48:17pour des ânes,
48:19ce sont des gens
48:20incompétents,
48:20on sait qu'on n'aura
48:21jamais les réponses
48:22à nos questions,
48:23pourquoi on a été
48:25abandonné au profit
48:26du ferré,
48:26je n'ai pas honte
48:26à le dire
48:27et je le crierai
48:28haut et fort,
48:28comment ils expliquent
48:29que nos maisons
48:30ont été filmées
48:31en train de brûler,
48:32tout ça,
48:32on n'a eu aucune réponse,
48:34pourquoi nous
48:34et pas les autres,
48:36on n'en aura aucune
48:37et il y a énormément
48:38de colère.
48:39Donc vous voyez,
48:40c'est très compliqué
48:41encore ici,
48:41les réponses,
48:42les gens les attendent,
48:43il va falloir maintenant
48:44réussir à passer
48:45quand même
48:45à autre chose,
48:46commencer à reconstruire,
48:48les assurances
48:48vont se mettre en route
48:49mais ça peut aussi
48:50durer assez longtemps,
48:51cela va dépendre
48:52des zones,
48:53cela va dépendre
48:53de la possibilité
48:54de reconstruire
48:54ou pas,
48:55certaines zones
48:55risquent de ne plus
48:56être constructibles
48:57non plus
48:57ou en tout cas,
48:58il va falloir respecter
48:59à la reconstruction
49:00les plans d'origine,
49:02se rapprocher
49:02le plus possible
49:03pour pouvoir
49:04reconstruire rapidement
49:05quand il va y avoir
49:05des changements
49:06par rapport au terrain
49:07ou nouvelles lois
49:08tout simplement
49:09dues à la forêt,
49:10ça risque d'être
49:11beaucoup plus long,
49:11ça va en tout cas
49:12être très compliqué
49:13ici au Porsche
49:14pour réussir
49:14à passer à autre chose.
49:16Jérôme Rampe-nous
49:16qui était donc sur place
49:18et puis dans l'actualité
49:19également,
49:20je voulais vous parler
49:20de Patrick Bruel
49:21parce que depuis
49:22plusieurs jours,
49:23de nombreux maires
49:23dont ceux de Chartres,
49:25Dijon, Strasbourg
49:25ou encore Amiens
49:26ont exprimé leur opposition
49:27à l'avenue du Chanteur
49:28de 67 ans
49:29dans leur ville respective.
49:31C'est des sujets
49:32extrêmement délicats
49:32parce qu'il y a
49:33une trentaine de plaintes
49:34et en même temps,
49:34la loi,
49:35la loi c'est
49:36la présomption d'innocence
49:37et le tribunal
49:38n'a pas interdit
49:38à Patrick Bruel
49:39de chanter.
49:41Donc il y a
49:42un conflit
49:43si j'ose dire,
49:43en tout cas,
49:43il y a des maires
49:44qui prennent
49:44des positions différentes.
49:46Aurore Berger
49:47qui est la ministre
49:48des droits d'égalité
49:49entre les hommes
49:50et les femmes
49:51a trouvé que les conditions
49:52n'étaient pas réunies,
49:53c'est ce qu'elle a dit
49:54ces dernières heures.
49:55Je vous propose
49:55d'écouter le maire
49:56de Chartres
49:57qui était ce matin
49:57avec Gauthier Lebret
49:58sur le plateau
49:59de 100% frontières.
50:03Il était censé,
50:04Patrick Bruel,
50:05commencer sa tournée
50:06à Chartres
50:06et on s'est dit
50:07tout simplement
50:08c'était absolument
50:09impossible
50:09dans le contexte
50:10de 32 plaintes
50:13de prévoir
50:14le maintien
50:15de sa venue.
50:15Il se trouve
50:16que sa venue
50:17n'était pas signée,
50:20c'est que le contrat
50:21n'était pas signé
50:21entre Chartres
50:23et lui.
50:24Donc c'était plus facile
50:25peut-être que pour
50:25d'autres villes
50:26de dire
50:26on ne passe pas
50:27ce contrat maintenant,
50:28on renonce
50:29complètement à sa venue,
50:30on supprime
50:30l'option de réservation.
50:32Et puis on était
50:32tout à l'heure
50:33entre 16h et 18h
50:34sur l'antenne d'Europe 1
50:35avec Serge Grouard
50:37qui est le maire
50:38d'Orléans,
50:39maire d'Hiver droite
50:39qui est sur une position
50:40différente.
50:42Qu'est-ce qu'il faut faire
50:43très concrètement ?
50:44Il faut prendre
50:45un arrêté
50:45d'interdiction du concert.
50:48En tant que maire,
50:49je ne peux le faire
50:49que dans un cas
50:50très précis
50:51s'il y a un risque
50:52de trouble grave
50:53à l'ordre public.
50:54Et le juge
50:55est extrêmement pointilleux
50:57pour vérifier
50:58le trouble grave.
51:00Monsieur Bruel,
51:01il a été mis en examen,
51:02donc la justice
51:03est là.
51:04Mais elle n'a pas
51:05interdit à monsieur Bruel
51:06de se produire.
51:08Donc quand
51:09certaines personnes
51:10me disent
51:10il faut interdire
51:12son concert,
51:12on me demande en fait
51:13de me substituer
51:14à la justice.
51:15Et moi ça,
51:16je le refuse
51:17par principe.
51:17ce n'est pas
51:18au maire
51:19de décider
51:20à la place
51:21de la justice.
51:22La justice a dit
51:23qu'il pouvait
51:24continuer à se produire.
51:26Sur ces sujets
51:27qui sont extrêmement délicats,
51:28il me semble
51:29qu'il faut en rester
51:29à la loi
51:30et aux décisions
51:31de justice
51:31parce qu'autrement
51:32on ne s'en sortira pas.
51:34Alors effectivement,
51:34Patrick Bruel
51:35lui-même
51:36pourrait considérer
51:36qu'il ne doit pas
51:38chanter
51:38mais c'est sa décision.
51:40À partir du moment
51:41où il prend
51:41la décision
51:42de vouloir monter
51:43sur scène
51:43si la loi
51:44ne lui interdit pas
51:45et que le public
51:47vient le voir.
51:47Il n'y a aucune annulation.
51:50Serge Gouard disait
51:51les 9000 places
51:51ont été vendues
51:52à Orléans.
51:53Il me semble
51:55et quels que soient
51:56les témoignages,
51:57j'entends ce que disent
51:58ces témoignages
51:59et un témoignage
52:00ce n'est pas 30 témoignages.
52:01Nous sommes tout à fait
52:02d'accord aussi.
52:03Mais il me semble
52:04qu'on ne peut pas sortir
52:05de la loi
52:05et de la présomption
52:06d'innocence.
52:07En revanche,
52:08vous avez plusieurs
52:08procureurs moraux
52:09qui s'arrogent
52:10le droit de juger
52:12une affaire
52:12alors qu'en effet
52:13il est pour l'instant
52:15présumé innocent.
52:16Je vois que certaines
52:17s'agitent
52:17sur certains hommes
52:19pendant 56 mois
52:21alors qu'elles omettent
52:22ou elles oblitèrent
52:23les problèmes profonds
52:25que rencontrent
52:25certaines femmes
52:26ou certaines jeunes filles
52:27en France par exemple.
52:29Alors il faut entendre
52:31évidemment
52:32les plaintes
52:33de ces femmes.
52:34Je le répète,
52:3430 plaintes
52:35ce n'est pas la même chose
52:36qu'une plainte.
52:37Tout à fait.
52:37Pour l'instant
52:38il est présumé innocent.
52:40On soutient bien entendu
52:40ces femmes-là.
52:41On ne dit pas
52:42qu'elles ont manqué
52:43leur parole
52:43mais je trouve
52:44que les paroles
52:45de Serge Gouard
52:46sont pleines de bon sens
52:47pour la simple et bonne raison
52:48que sinon ça s'apparente
52:50à de la censure morale
52:50si on ne respecte pas la loi
52:52et que si
52:53en tant que fan
52:54de Patrick Bruel
52:55on est choqué
52:55par ses éventuelles prédations
52:57et bien on ne se rend pas
52:58au concert tout simplement.
53:00On a quand même
53:00heureusement encore
53:01cette liberté-là
53:01dans notre pays.
53:03Ce que je trouve aussi
53:05c'est toujours
53:05le deux poids deux mesures
53:06par exemple.
53:07je pense à Tarek Ramadan
53:09qui a été condamné
53:10en mars dernier
53:11à 18 ans
53:12de réclusion
53:14qui se trouve
53:15en Suisse
53:17parfaitement
53:17hospitalisé
53:18sans aucun problème.
53:19Est-ce que ça émeut
53:20quelqu'un ?
53:21Personne.
53:22Personne.
53:22Il a été condamné
53:23par la justice
53:23de notre pays
53:24et pourtant
53:25il est pour crime.
53:27Donc c'est toujours
53:28aussi les deux points
53:29de mesure
53:30qui me chagrinent.
53:30Absolument Joseph.
53:31Merci.
53:33Bon ce soir
53:34CNews va proposer
53:35à 21h
53:36un grand reportage inédit
53:37et Gauthier Lebret
53:38va faire sa rentrée
53:40il l'a faite déjà ce matin
53:41ça s'appelle
53:42anti-flico
53:43qui est pro-palestinien
53:44je remercie évidemment
53:44Maxime Leguay
53:45à qui je souhaite
53:46une bonne saison
53:47au service politique
53:48service politique
53:49c'est la saison
53:50à laquelle il faut être
53:51je ne sais pas
53:52si c'est français
53:53ce que j'ai dit
53:53c'est la saison
53:55je ne crois pas
53:56que ce soit français
53:57c'est la bonne saison
53:57pour intégrer
53:58au sein de l'équipe
53:59il faut être
53:59exactement
53:59parce que Gauthier Lebret
54:00avait fait la campagne
54:022022
54:03je suivais la campagne
54:04d'Eric Zemmour
54:04absolument
54:05voilà
54:06Maxime
54:06vous allez avoir du job
54:08vous allez être sur le terrain
54:10et ça ne va pas
54:10toujours être facile
54:12forcément d'être sur le terrain
54:13c'est la vie
54:14vous êtes jeune
54:14vous avez du talent
54:16donc bonne rentrée à vous
54:18un grand reportage
54:20inédit anti-flico
54:21qui est pro-palestinien
54:21les filles donc
54:22faites sa rentrée
54:22et vous avec
54:24pas en même temps
54:26elle est qui n'a fait
54:27des voix de l'autre
54:28je vous ai vu
54:29sur les réseaux
54:29cet été
54:30avec le petit
54:31Marcel
54:31qui grandit
54:32la famille traditionnelle
54:33oui j'ai appris
54:34j'ai écouté Clément
54:35vous êtes un fan
54:36de la famille traditionnelle
54:37c'est d'extrême droite
54:39vous êtes marié
54:39vous êtes passé à l'église
54:40vous avez un petit garçon
54:41vous allez peut-être encore
54:42avoir des enfants
54:43mais avoir des enfants
54:44et pousser à avoir des enfants
54:45c'est d'extrême droite
54:46filer un mauvais coton
54:48ça fait un petit moment
54:48je pense que mon cas est condamné
54:50c'est pas d'aujourd'hui
54:51pendant 4 jours
54:52la France Insoumise
54:53a fait sa rentrée politique
54:54à l'occasion des
54:56des Amphi
54:57oui des Amphi
54:58l'université d'été
54:58de la France Insoumise
54:59donc là
55:00on y est allé
55:01exactement
55:01les équipes de Guillaume Jambon
55:02y sont allées
55:04avec Aude
55:05qu'on aura tout à l'heure
55:05qui est allée
55:06de manière un peu cachée
55:07parce qu'il va y avoir
55:08un grand reportage
55:09tout de suite après
55:09il n'y aura pas de publicité
55:11après notre émission
55:12et il y aura un débat
55:13comme vous le faites régulièrement
55:13exactement
55:14et on parlera évidemment
55:15aussi de Sébastien Delogu
55:16qui est actuellement
55:17comme vous le savez
55:17en garde à vue
55:18pour donc
55:20s'en être pris
55:21aux forces de l'ordre
55:22donc ça tombe ce soir
55:23paradoxalement
55:24avec le timing
55:24pour nous
55:25et voilà
55:26avec le documentaire
55:27fait sens
55:28donc on va parler évidemment
55:29de ce documentaire
55:30où on est allé
55:32donc les équipes de Guillaume Jambon
55:32au sein des universités d'été
55:34et on a vu
55:35la parole
55:35se libérer des militants
55:37anti-flics
55:38une parole
55:39qui flirte
55:40avec l'antisémitisme
55:41haine des riches
55:42wokisme etc
55:43et ensuite
55:44j'ai entendu même
55:45une comédienne
55:46Anna Mouglas
55:49expliquer
55:50que travailler
55:51pour Canal Plus
55:51c'était comme
55:52travailler pour la Continental
55:53pendant la guerre
55:54et participer
55:56à Continental
55:57était une
55:58production
55:59allemande
56:00et il y avait
56:00des comédiens
56:01qui avaient
56:02travaillé régulièrement
56:03pour cette production
56:05allemande
56:05et elle faisait
56:06un parallèle
56:06qui était
56:07effectivement
56:08assez étonnant
56:09on va le dire comme ça
56:10et je ne sais pas
56:12si vous avez vu la séquence
56:13avec Mathilde Panot
56:13notre consœur
56:14Apolline de Malherbe
56:15liste toutes les tenues
56:17avec lesquelles
56:18Anna Mouglas
56:18est allée sur les tapis rouges
56:21et ça ne sonne pas très bien
56:23avec l'anticapitalisme
56:23on porte du Chanel
56:25toute la journée
56:25écoutez c'est un plaisir
56:26de vous retrouver
56:27vous avez passé un bon été
56:28tous
56:28vous avez pris un petit peu
56:30le soleil
56:30vous n'êtes pas très bronzé
56:31à l'île de Ré
56:32vous n'êtes pas
56:33vous étiez à l'île de Ré
56:34il prépare ses municipales
56:35vous ne vous exposez pas
56:35vous ne vous exposez
56:36qu'à la télévision
56:37non non non
56:38je me baigne
56:41parce que je rentre chez moi
56:43je vais voir des amis
56:44quand vous vous promenez
56:45dans l'île de Ré
56:46les gens
56:47on m'a dit que vous alliez
56:48guérir les enfants
56:48vous touchiez
56:49on me demande souvent
56:51de vos nouvelles
56:51on me demande souvent
56:52de vos nouvelles
56:52les écrouelles
56:53vous avez les rois
56:54je dis je ne le vois pas
56:54tous les jours
56:55et je ne l'ai pas tous les jours
56:56et alors vous avez refusé
56:57vous avez oublié
57:00politiquement
57:01vos intentions
57:01de prendre la quarde
57:03ça c'est fini
57:03vous avez passé un bon été
57:05oui
57:06très bon
57:07les uns les autres
57:07vous avez travaillé
57:09écoutez pour que vous puissiez
57:10partir si longuement
57:11en vacances
57:12j'ai été obligé de moi
57:13de travailler
57:14ce fut un plaisir
57:15je veux faire le préciser
57:16ah oui d'ailleurs
57:16je voulais remercier
57:17alors attendez
57:17ça c'est très très important
57:19parce que
57:19je l'avais demandé
57:21à Elodie Huchard
57:22et Elodie a été formidable
57:23et je voulais vraiment
57:25remercier
57:27Elodie
57:27qui a
57:28évidemment
57:29fait
57:30l'émission
57:31l'heure des pros
57:32le matin
57:33évidemment
57:34Johan
57:35aussi
57:36mais
57:36tous ceux
57:37qui
57:37Julien Pasquet
57:39qui a été là
57:40Thomas Bonnet
57:41Thomas Bonnet
57:42a fait l'émission
57:42était formidable
57:43Julien Pasquet
57:44Thierry Cabane
57:44Elodie Huchard
57:45étaient des présentateurs
57:47d'été
57:47donc vraiment
57:47je les remercie
57:48et Eliott
57:48il a fait tout le mois de juillet
57:49Eliott Deval
57:49Eliott Deval
57:51bien évidemment
57:51et Eliott
57:52j'avais oublié Eliott
57:53bah oui
57:53je le salue également
57:56remarquable
57:56comme quoi
57:57on est bien dans les choses
57:57une dernière chose
57:58si vous le permettez
57:59et après il y aura
58:01le documentaire
58:01qui partira directement
58:03mais une dernière chose
58:04et elle est importante
58:04c'était donc la rentrée
58:05aujourd'hui pour ces news
58:06et je voulais vous dire
58:07que évidemment
58:08nous sommes heureux
58:08de vous retrouver
58:09mais qu'une voix
58:10va manquer
58:11sur la chaîne
58:12celle de
58:12Xenia Federova
58:14qui intervenait
58:15régulièrement
58:15notamment dans l'émission
58:16L'heure inter
58:17au nom de la liberté
58:18d'expression
58:19on ne peut que regretter
58:20l'arrêté d'expulsion
58:20du ministre de l'Intérieur
58:22pris le 29 juillet
58:23qui interdit
58:23à Xenia Federova
58:25d'être présent
58:25sur le sol de France
58:26elle est accusée
58:27d'être un relais
58:28des campagnes
58:29de désinformation pilotées
58:30par les autorités
58:31russes
58:31pour déstabiliser
58:32l'ordre public
58:33en France
58:34je ne crois pas
58:34que Xenia Federova
58:36déstabilise
58:37quoi que ce soit
58:38elle exprime
58:39un point de vue différent
58:40qui est lié
58:41à son origine
58:41à son histoire
58:42elle n'avance pas
58:43masquée
58:43elle est née
58:44en Russie
58:45il ne s'agit pas
58:46d'être d'accord
58:48avec ce qu'elle dit
58:49ni de partager
58:51son analyse
58:51il s'agit
58:52de pouvoir l'écouter
58:53au nom de la liberté
58:55d'expression
58:55et non de la censurer
58:57je ne peux que regretter
58:58son absence
58:59parmi nos débatteurs
59:00en cette rentrée
59:01et je lui adresse
59:02par la même
59:03un message
59:04de soutien
59:04là-dessus
59:06à 21h04
59:07vous voyez
59:07le grand reportage
59:09sur LFI
59:10et notre ami
59:11Gautier Levret
59:12tout de suite après
59:13bonne soirée
59:14à demain
59:15merci
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