- il y a 1 semaine
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00L'heure des pros 2 avec ce soir, Mémona Interman. Bonsoir, je suis très heureux de vous retrouver.
00:05Merci beaucoup Thomas Bonnet.
00:07Avec grand plaisir. Sabrina Verlain-Bouillet est également avec nous du service Police Justice.
00:11Bonsoir, beaucoup de sujets à aborder ensemble ce soir.
00:13Léonard Zerbib, bonsoir. Avocat, très heureux de vous retrouver.
00:16Et puis c'est le grand retour ce soir de Louis Dragnel. Bonsoir.
00:19Bonsoir Thomas, merci beaucoup.
00:20On est ravis de vous retrouver après vos vacances bien méritées.
00:23Ce qui se sont bien passées, on peut dire que ça s'est bien passé.
00:25Très bien.
00:25Vous étiez en famille, on l'imagine, avec vos enfants, en vacances.
00:29On est très heureux de vous retrouver sur l'antenne de ces news.
00:32Alors, je précise que vous étiez avec vos enfants parce que visiblement, il ne faut pas trop le dire.
00:35Pourquoi je dis ça ? Parce que Clémence Guettet, députée de la France Insoumise ce matin,
00:40venait dire à la radio, de service public bien sûr, que la famille traditionnelle, c'était d'extrême droite.
00:46Je schématise un peu, mais vous allez l'entendre.
00:47C'est un peu l'idée quand même qu'elle véhicule.
00:50Écoutez donc Clémence Guettet, députée de la France Insoumise du Val-de-Marne ce matin.
00:54Le fait est qu'aujourd'hui, la famille traditionnelle, vous l'avez dit, elle est survalorisée.
00:58Le couple, majoritairement couple hétérosexuel, la famille avec des enfants,
01:04comme institution, prônée d'ailleurs par la droite, par les réactionnaires de tout temps et de toute époque,
01:09est accompagnée par l'État, par le système socio-fiscal, par les aides sociales, etc.
01:13Or, aujourd'hui...
01:14Pas seulement par la droite, et avec aussi Clémence Guettet comme objectif de faire en sorte que la démographie reparte,
01:20que l'on puisse faire des enfants pour financer le modèle social.
01:22J'en parle dans le livre, quand M. Macron parle de réarmement démographique sans s'intéresser une seconde aux causes.
01:27C'est-à-dire, pourquoi on fait moins d'enfants aujourd'hui dans notre pays ?
01:29Peut-être que c'est la crainte du futur, le changement climatique.
01:33Peut-être que les femmes ne sont pas du tout accompagnées pour le moment du postpartum, dans leur carrière, etc.
01:38Bref, aucune cause n'est remise en question.
01:40Et M. Macron participe en ça, d'une bataille idéologique qui est celle de l'extrême droite.
01:44C'est une forme d'extrême-droitisation de la société que de revenir à cette famille traditionnelle.
01:47Oui, j'estime que c'est un combat antifasciste.
01:50Je viens de vous expliquer pourquoi la famille traditionnelle, pas besoin de vous rappeler la devise de la France pétainiste,
01:55mais pourquoi la famille traditionnelle et la question de la natalité a toujours été associée à l'idéologie d'extrême
02:01droite.
02:02Voilà, donc il ne manquait plus que ça.
02:04Il y avait beaucoup de choses qui avaient été cataloguées, étiquetées extrême droite.
02:07Désormais, la famille traditionnelle, cher Louis, c'est d'extrême droite.
02:09C'est même pétainiste, elle dit Clémence Guettet.
02:12Mais dans ce cas, il faut s'intéresser à tout ce qu'a fait le maréchal Pétain.
02:14Et donc tout ce qui est la retraite, vous savez que c'est le maréchal Pétain qui a introduit la
02:18retraite.
02:19La décentralisation, grand acte de cette décentralisation.
02:21Tous ces thèmes-là, en fait, on ne peut plus les évoquer du tout,
02:23parce que le maréchal Pétain, à un moment, a fait des réformes sur le salaire minimum, par exemple.
02:28C'est aussi le maréchal Pétain.
02:29Donc c'est absolument stupide.
02:31Et on voit bien la volonté de Clémence Guettet de caricaturer et d'essayer de montrer,
02:35d'expliquer que le modèle traditionnel, qui n'a rien d'incroyable,
02:39c'est-à-dire qu'une famille avec des enfants qui partent en vacances,
02:43eh bien c'est le Pétainisme, c'est l'extrême droite.
02:45Je pense que les téléspectateurs de CNews, les auditeurs d'Europe 1,
02:48voient bien la grosse ficelle et ne tomberont pas dans ce panneau.
02:51Mais la volonté, c'est déconstruire, déconstruire, tout déconstruire.
02:54C'est-à-dire que même la famille, même la famille, le socle familial,
02:56ils s'y attaquent la France insoumise.
02:58Mais bientôt, respirer, ce sera être un fasciste pour la France insoumise.
03:02C'est quand même hallucinant que tous les sujets pour la France insoumise
03:06vous amènent à être traités d'extrême droite ou de fasciste.
03:11Il y avait d'autres propositions que j'ai trouvées assez hallucinantes aussi,
03:13le congé pour deuil amical.
03:15Parce qu'elle présente, on précise que Clémence Guettet présente un livre sur l'amitié,
03:19qu'elle veut en faire une valeur politique, une notion politique.
03:21Et donc il y a ce congé amical.
03:23Pour deuil amical, on ne sait pas pour combien d'amis,
03:24parce qu'on peut avoir tous beaucoup d'amis.
03:26Moi, par exemple, je peux dire que je suis ami avec la chanteuse qui vient de décéder,
03:29Dolly Parton, et donc je demande à mon employeur de m'accorder un congé.
03:32Après tout, pourquoi pas ?
03:33Donc c'est vraiment la logique purement théorique de LFI
03:36qui ne se met pas en pratique.
03:37Ce sont des personnes qui ne connaissent pas l'entreprise,
03:40qui font des propositions comme cela sans vérifier leur application.
03:44Mais simplement, si on regarde quand même depuis quelques jours,
03:47on voit que la France insoumise réussit quand même
03:50à marquer le tempo de cette rentrée politique.
03:53Parce que vous voyez bien, on dit que c'est ridicule,
03:55mais tous les jours, on parle des différentes propositions de la France insoumise.
03:58Hier, on parlait des nuisibles, le terme de Manon Aubry,
04:03pour évoquer les ultra-riches.
04:05La veille, c'était les préfets par Jean-Luc Mélenchon.
04:08Donc finalement, cette stratégie outrancière,
04:10elle fonctionne pour Jean-Luc Mélenchon et pour la France insoumise.
04:12C'est toujours le même dilemme.
04:13Quand il y a des phrases comme ça prononcées par la France insoumise,
04:16on se pose toujours la question.
04:17Est-ce qu'on donne une caisse de résonance ou pas ?
04:19Mais là, ça nous paraît tellement lunaire, tellement incroyable.
04:22Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:23J'ai écouté cette interview, parce qu'il faut écouter les voisins
04:25pour savoir ce qu'ils pensent.
04:25Et puis surtout, France Inter, c'est la radio que nous subventionnons aussi.
04:31Je l'ai écoutée de A à Z et j'étais quand même sidérée.
04:33Je me suis dit, voilà une idéologue, genre années 70.
04:36Et de mettre la famille sous le terme infamant,
04:42quand même pour une partie de la France,
04:44d'extrême-droitisation,
04:48il faut le faire, il faut le faire.
04:51Je crois que ça catalogue vraiment l'état d'esprit
04:56chez Mélenchon et associés.
04:59Il faut les écouter, il faut que ça se sache
05:03à l'intérieur du pays, dans toutes les couches sociales.
05:07Voilà où ces gens-là veulent nous mener.
05:08Est-ce que c'est porteur électoralement ?
05:10Je me suis posé la question en l'entendant,
05:11je me dis à qui ça parle,
05:12à qui ça trouve un peu d'écho cette sortie ?
05:17Je pense que ça parle à toute cette France
05:19qui déteste tout ce qu'on est.
05:21Quand on voit ce qu'elle veut faire
05:22avec son concept de l'amitié,
05:23en réalité qui est censé remplacer
05:25le concept de la famille.
05:26Elle essaye de remplacer, de casser le modèle
05:29de la société telle qu'elle est construite
05:31aujourd'hui en France.
05:32C'est tous les gens qui ont cette espèce
05:33de désir de violence, de revanche.
05:35Il y a quand même beaucoup de gens
05:37aujourd'hui en France qui sont attirés
05:39par les sirènes de Jean-Luc Mélenchon
05:41qui jettent des géricanes d'essence sur le feu,
05:44à chaque fois sur les plaies,
05:45pour bien montrer aux gens
05:47que l'État est horrible,
05:48que l'État est fasciste,
05:50qu'on est méchant avec eux.
05:51Et je vous rejoins également,
05:53il y a aussi cette volonté à chaque fois
05:54de créer un débat pour faire en sorte
05:55que les Français réagissent
05:58aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon.
05:59Moi, ce qui m'a sidéré depuis deux jours,
06:01vous savez, il y a la réunion
06:02des grands patrons du MEDEF
06:05en ce moment à Roland-Garros.
06:07Moi, ce qui m'a sidéré,
06:08c'est que Jean-Luc Mélenchon
06:09a imposé même tout le débat économique actuellement.
06:13la question de l'héritage,
06:15la question des taxes,
06:17même la question de la dette.
06:19Quand il explique,
06:20il pose ça comme ça,
06:21il sait très bien l'effet que ça va produire,
06:22Jean-Luc Mélenchon.
06:23Quand il explique qu'il peut s'asseoir
06:24sur une partie de la dette
06:25et que ça ne changera rien
06:26et que ce n'est pas grave,
06:27qu'on n'est pas obligé de rembourser
06:28ses créanciers.
06:29Et en fait, à chaque fois,
06:30ça pose, moi je trouve,
06:31la droite et le centre
06:33en position toujours
06:34d'être en réaction à Jean-Luc Mélenchon.
06:35Et ce que j'ai constaté aujourd'hui,
06:38c'est qu'à part Bruno Retailleau...
06:39Oui, alors on va voir le tweet
06:40justement de Bruno Retailleau
06:41qui a réagi et qui...
06:42On a du mal à suivre,
06:43il y a tellement de déclarations chocs...
06:45La droite est en réaction,
06:46et pas du tout en impulsion.
06:48Bruno Retailleau qui dit
06:49si vous êtes attaché à votre famille,
06:50à vos parents, à vos enfants,
06:51vous êtes pour LFI
06:51un réactionnaire d'extrême droite.
06:53Bienvenue dans le monde stalinien de LFI
06:54où l'État va s'occuper
06:55de votre famille,
06:56de vos amitiés.
06:56Oui, mais c'est stalinien.
06:58Et moi, ça me rappelle
06:58les grandes fêtes de l'amitié
06:59en Union soviétique.
07:01C'était dans les années 70,
07:02on parlait beaucoup
07:03de ces sujets-là
07:04avec les petits flonflons,
07:05et aussi en Chine
07:06et même en Corée du Nord.
07:07C'est ça, leur idéologie.
07:09Et ils veulent nous l'infiltrer
07:10dans les cerveaux
07:11pour qu'on soit préparés.
07:13Au moins, on saura ce qu'ils veulent.
07:15Et puis, sur le fond,
07:16c'est quand même intéressant
07:17de se dire que l'État,
07:18selon eux,
07:19a mission et a compétence
07:20de légiférer sur l'amitié.
07:22Je trouve très révélateur aussi,
07:24au-delà de cette proposition
07:25en tant que telle,
07:26mais de leur logiciel.
07:27Pour eux,
07:27l'État doit s'ingérer de partout,
07:30y compris dans la vie privée des gens,
07:32et définir finalement
07:32ce qu'est l'amitié
07:33ou ce qu'il ne l'est pas.
07:34Parce que si l'État
07:34commence à dire
07:35dans tel ou tel rapport
07:37on peut avoir des avantages
07:38parce qu'on est amis,
07:39ça veut dire qu'il propose
07:40une définition juridique
07:42de l'amitié.
07:42C'est stalinien
07:43et c'est 1984.
07:45Et puis,
07:45ce n'est pas du tout
07:46une demande de la société.
07:47Est-ce que vous connaissez des gens
07:48qui vous disent
07:49qu'il y a des manifestations
07:49pour dire
07:50nous, on veut un statut
07:51de l'amitié,
07:52un statut juridique ?
07:52C'est pour ça que je demandais
07:52ces porteurs électoralement.
07:53Je ne vois pas qui est touché
07:55par les propos
07:56de l'amitié sur l'amitié.
07:57c'est qu'on en parle.
07:58Regardez,
07:59on en parle nous ce soir.
08:01On arrête d'en parler.
08:02Non, non,
08:02il n'y a pas de problème.
08:03Non, non, mais vous n'avez pas
08:04pas de raison.
08:05Et encore une fois,
08:06la droite et le centre
08:07sont en réaction.
08:08Et moi, ce que je trouve
08:09un peu décevant
08:10dans ce début de campagne électorale,
08:12cette fin d'été,
08:13c'est que vous regardez
08:13d'Edouard Philippe
08:15à Marine Le Pen,
08:16globalement,
08:17tous les candidats
08:18sont plus en réaction
08:19à ce que dit
08:20Jean-Luc Mélenchon
08:20et à certaines propositions
08:21de la gauche
08:22qu'en propositions.
08:23Et normalement,
08:24si vous voulez gagner,
08:25vous savez,
08:25il y a un vieil adage
08:26qui dit que c'est à vous
08:26d'imposer les débats.
08:28Nicolas Sarkozy
08:29l'avait fait brillamment
08:30en 2007.
08:31Il avait imposé
08:31trois débats par jour
08:32et tout le monde
08:33était en réaction.
08:34La campagne ne fait que démarrer.
08:35On verra.
08:35Peut-être que les voix de droite
08:37se feront entendre.
08:37On va changer de sujet.
08:38Donc, on en a fini
08:39avec cette sortie
08:40de Clémence Guettet
08:41avec vous,
08:42Sabrina Bialin-Bouillet.
08:43On va parler du périscolaire
08:44puisqu'il y a eu
08:44de nouvelles évolutions.
08:46On a appris que trois familles
08:52la première fois que ça arrive.
08:53Expliquez-nous.
08:53Ce sont trois plaintes.
08:54Deux qui viennent d'être déposées
08:55et une qui va suivre
08:56qui se concerne
08:58et qui vise
08:59l'ancienne maire de Paris,
09:00Anne Hidalgo
09:01et aussi son ex-premier adjoint,
09:03Patrick Bloch.
09:04Ces plaintes sont concernant
09:08la non-assistance
09:09à personne en danger
09:10dans le dossier du périscolaire.
09:12C'est très important
09:13parce que c'est la première démarche
09:14qui se fait au pénal
09:15puisque jusqu'alors,
09:17il y a eu évidemment
09:19des signalements
09:19faits au procureur
09:20mais aucune plainte pénale
09:21jusqu'alors
09:22qui visait nommément
09:23des élus parisiens
09:24dans ce scandale
09:25du périscolaire.
09:26Ici,
09:27ces trois plaintes,
09:27vous l'avez dit,
09:28viennent de parents
09:29d'enfants abusés sexuellement,
09:31des enfants qui ont
09:31entre 3 et 7 ans,
09:33tous étaient au périscolaire
09:34de l'école Saint-Dominique.
09:35Une enquête
09:36est encore en cours
09:37à l'école Saint-Dominique
09:39même si on sait
09:39que deux animateurs
09:40sont mis en examen
09:42et placés en détention
09:43provisoire là-bas
09:44pour viol et agression
09:45sexuelle sur mineurs.
09:47Donc, il faut comprendre
09:47déjà que ce sont
09:48deux procédures distinctes.
09:49Il y a d'un côté
09:50cette procédure pénale
09:51qui vise les deux animateurs
09:53puis cette nouvelle procédure
09:55qui vise les élus politiques.
09:57Du côté des familles
09:58des victimes,
09:59les responsabilités politiques
10:01auraient dû
10:02alerter bien avant.
10:03Voilà ce qu'elle cherche
10:04à comprendre,
10:05à savoir.
10:06L'avocate parle,
10:07je cite,
10:07d'un silence coupable
10:08et intentionnel.
10:10Notamment,
10:10les plaignants s'appuient
10:11sur un rapport municipal
10:12qui date de 2015,
10:14un rapport qui examinait
10:15déjà des situations
10:17de risque d'infraction sexuelle
10:18commises sur mineurs
10:19par des agents municipaux
10:21donc pour ces familles,
10:23le danger,
10:24il était déjà connu
10:25des élus.
10:26Selon autre élément,
10:27le collectif SOS Périscolaire
10:29qui avait déjà alerté
10:31directement Patrick Bloch
10:33dès 2021
10:34par mail,
10:35par visioconférence.
10:37Donc,
10:37pour eux également,
10:38il était au courant.
10:40Voilà leurs arguments.
10:41Du côté d'Anne Hidalgo,
10:42on se défend,
10:43elle dit avoir agi
10:44dès qu'un signalement
10:45lui parvenait.
10:46Elle pointe du doigt
10:47même la responsabilité
10:49de certains collaborateurs
10:51intermédiaires
10:51qui lui auraient caché
10:53des éléments.
10:54Elle parle de hiérarchie
10:57intermédiaire,
10:57ce sont ses termes.
10:58Patrick Bloch,
10:59lui en avant,
11:00son plan d'urgence
11:01qu'il a annoncé
11:01fin 2025
11:02pour régler la situation.
11:04Voilà leur axe de défense.
11:05Enfin,
11:06j'allais dire,
11:06enfin,
11:07peut-être l'heure des comptes
11:08pour ceux qui étaient
11:08aux responsabilités.
11:09Je veux juste vous lire,
11:10avant d'être en direct,
11:11avec une représentante
11:12justement de SOS
11:13périscolaire.
11:14Trois extraits
11:14de ce qu'on peut lire
11:15dans le point.
11:16Les témoignages sont
11:17dans le point.
11:18D'abord,
11:18l'avocate de ces familles
11:20qui dit
11:20l'absence totale
11:21de remise en question
11:21de compassion
11:22ou de regret
11:23de Mme Hidalgo
11:23et de M. Bloch
11:24est pour elle,
11:25elle parle des familles
11:27insupportables.
11:27C'est ce qui les pousse
11:28notamment à porter plainte.
11:29Et puis,
11:30il y a deux mères de famille
11:30qui sont citées.
11:31Les prénoms ont été changés.
11:33La première dit
11:34j'espère que le jour du procès,
11:35je verrai tous les responsables
11:36sur le banc des accusés.
11:38Je trouve cette phrase
11:39qui résume parfaitement
11:43que je voulais vous proposer
11:44ce soir.
11:44J'ai compris avec notre affaire
11:46dit une autre mère de famille
11:47que le problème
11:48était systémique.
11:49Il y a de nombreux responsables
11:50à différents niveaux
11:51mais les premiers responsables
11:52ce sont les élus.
11:53Cela ne doit pas rester impuni.
11:55Il y a une recherche
11:56de responsabilité
11:57qui se fait de la part des familles
11:58mais pourquoi aussi ?
11:59Parce que jusqu'alors
12:00la justice
12:01elle n'a pas répondu
12:02à la détresse des familles.
12:03Il y a eu trois procès
12:05concernant le périscolaire.
12:07Deux relax
12:07et une seule condamnation
12:09pour un individu,
12:10un animateur
12:11jugé coupable
12:12d'agression sexuelle
12:13sur un enfant de 5 ans.
12:14Il a écopé
12:15de 18 mois de prison
12:16avec sursis.
12:17Donc vous voyez
12:18les familles sont désoeuvrées
12:19et il y a une recherche
12:20de responsabilité
12:21dans ce scandale
12:22qui est énorme.
12:23Maintenant c'est aux élus
12:24de répondre.
12:25Avant d'ouvrir la discussion
12:26au plateau
12:26je le disais
12:27on est avec Anne
12:28de SOS Périscolaire
12:29et je la remercie
12:30d'être en direct
12:30avec nous ce soir
12:31dans l'heure des pro 2.
12:32Bonsoir.
12:33Quelle est votre réaction
12:34à ces plaintes
12:35qui visent désormais
12:36très directement
12:37Anne Hidalgo
12:38et son adjoint
12:39en charge de ces sujets-là ?
12:41Alors nous
12:42on n'est évidemment
12:42pas du tout surprise
12:44puisque ça fait
12:46plusieurs mois
12:46que des familles
12:47partout en France
12:49estiment que dorénavant
12:50il y a des responsabilités
12:52comme vous le disiez
12:53à aller chercher
12:54au-delà
12:55de celles et ceux
12:56qui commettent
12:57les infractions
12:57les mises en cause
12:58directes des plaintes
12:59parce que
13:00dans les administrations
13:02on se rend compte
13:03notamment à Paris
13:04dans de très nombreuses affaires
13:05nous on le sait
13:06qu'il y avait eu
13:07des signalements
13:08qui ont été
13:08laissés pour compte
13:11et nous on le sait
13:12en particulier
13:13puisque précisément
13:14quand on a pris
13:15contact avec
13:16M. Bloch
13:17dès 2021
13:18effectivement
13:18on a pensé
13:20qu'il y aurait
13:21une action
13:22et on a su
13:23par la suite
13:24dans des affaires
13:25qui ont suivi
13:26que
13:28les alertes
13:28avaient déjà été données
13:29et que rien n'avait été fait
13:31donc on ne peut que
13:31comprendre les familles
13:32nous ne sommes pas étonnés
13:33et on pense même
13:34que des plaintes
13:35de ce genre
13:36contre des mairies
13:37partout dans France
13:38risquent de se multiplier
13:40tant que les mairies
13:41et les maires
13:42et les élus
13:42n'adoptent pas
13:43les réactions
13:44qui conviennent
13:45Alors je crois savoir
13:46que vous avez essayé
13:47justement d'avoir des échanges
13:48parfois avec
13:49les équipes municipales
13:50on a l'impression
13:51qu'à chaque fois
13:51on se heurte à un mur
13:52c'est-à-dire qu'ils ne prennent
13:54pas conscience
13:54vous pensez qu'ils ne prennent
13:55pas conscience
13:55de l'ampleur de ce sujet
13:58Alors en fait
13:59il y a deux choses
13:59il y a Paris
14:00où nous
14:01c'était notre
14:01premier terrain d'action
14:02puisque nous sommes
14:03des mamans parisiennes
14:05qui avons confondé
14:06SOS Périscolaire
14:07et donc évidemment
14:08c'est tout de suite
14:09monsieur Bloch
14:10qu'on a eu comme interlocuteur
14:11et si on en croit
14:12vos confrères
14:13du point
14:14et l'article
14:15dont vous parliez
14:15à l'instant
14:17et bien
14:17ce n'est même pas
14:18en fait
14:19la responsabilité
14:20de la personne morale
14:22qu'ils sont
14:23avec madame Hidalgo
14:24en tant qu'ex-maire de Paris
14:25ce sont les personnes physiques
14:27aujourd'hui
14:27qui sont attaquées
14:28c'est-à-dire que
14:29de ce que j'ai lu
14:30on ne peut plus
14:32comprendre
14:32et penser
14:33qu'il puisse y avoir
14:34une justification
14:36au fait d'ignorer
14:38les alertes
14:38pour peut-être
14:39la bonne marge
14:40du service public
14:41ou que ce soit
14:43en fait
14:43dans une gestion
14:44normale de la ville
14:45c'est pour ça
14:46que les plaintes
14:46en fait
14:47elles sont visiblement
14:48dirigées contre
14:49elles sont des plaintes
14:50personnelles
14:50elles sont dirigées
14:51contre les personnes physiques
14:52ça c'est quand même
14:53un point qui est
14:54hyper intéressant
14:55donc ça c'est pour Paris
14:56et pour répondre
14:57sur les mairies
14:58partout en France
14:59on a énormément de cas
15:01où effectivement
15:02nous passons notre temps
15:04à dire aux mairies
15:05ce qu'elles devraient faire
15:06c'est-à-dire
15:06les responsabilités
15:08qui leur incombent
15:08par exemple
15:10l'article 40
15:11qui exige
15:11qu'elles saisissent
15:13le procureur
15:13de la République
15:14dès qu'elles ont connaissance
15:15d'une violence
15:16commise sur un mineur
15:17pendant l'exercice
15:18de leur fonction
15:19ça ce n'est pas toujours fait
15:20ensuite on se heurte aussi
15:21beaucoup
15:22à quelque chose
15:23qui rend les parents
15:23complètement fous
15:24comme par exemple
15:25à Mardier
15:25en ce moment
15:27c'est que les mairies
15:28mettent du temps
15:29voire ne refusent
15:30de communiquer aux parents
15:31par exemple
15:32l'existence d'une plainte
15:33alors ça peut être
15:34parce que les gendarmes
15:35le déconseillent
15:36mais pendant ce temps-là
15:37il y a comme une entrave
15:39en fait à la justice
15:39et ça ça peut
15:40être reproché aux mairies
15:42parce que pendant ce temps-là
15:43les parents
15:43qui ne sont pas au courant
15:44ne peuvent pas
15:45faire de la recherche
15:46de victimes
15:46sur leurs enfants
15:47pour essayer de voir
15:48si leurs enfants
15:49ont aussi été victimes
15:50s'ils ne sont pas au courant
15:51qu'il y a une plainte
15:52en tout cas on comprend
15:53en effet le travail titanesque
15:55qui reste à effectuer
15:56on peut saluer d'ailleurs
15:57votre engagement
15:57merci d'ailleurs
15:58Anne d'avoir été en direct
15:59avec nous ce soir
16:00pour suivre l'évolution
16:02de cette plainte
16:02moi je dis juste
16:03il est temps que ceux
16:04qui étaient aux responsabilités
16:05rendent des comptes
16:06c'est tout ce qu'on demande
16:07il y avait cette commission
16:09au Sénat
16:09c'est très bien
16:10c'est une bonne chose
16:10cette commission d'enquête
16:11c'est à la justice
16:12de passer Léonard Zerbi
16:13vous êtes d'accord avec ça
16:14j'imagine ?
16:15Bien sûr
16:15et puis on comprend évidemment
16:17le désarroi de ces familles
16:18de victimes
16:18qui se sentent complètement délaissées
16:20dans cette histoire
16:21depuis le début
16:22elles ont le sentiment
16:23et on peut les comprendre
16:24que la justice pénale
16:25ne va pas assez vite
16:26ou qu'elle n'est pas assez sévère
16:27dans les affaires
16:28qui ont été évoquées
16:29donc on comprend
16:30qu'elle cherche
16:30de toutes les manières
16:32à obtenir des responsabilités
16:34voilà
16:34donc ce sera intéressant
16:35de suivre ce procès
16:36pour voir si on peut considérer
16:38effectivement
16:38que ces élus
16:39avaient connaissance
16:40d'un péril grave
16:41éminent pour ces enfants
16:42et qu'ils n'ont pas agi
16:43dans ce cas là
16:44on aurait effectivement
16:44une négligence
16:45maintenant simplement un point
16:46pour aussi défendre
16:48les maires et les élus
16:49parce que j'en côtoie beaucoup
16:50il m'arrive aussi
16:51d'en défendre
16:52et Madame disait
16:53ils ne communiquent pas
16:54les plaintes
16:54parfois les maires
16:55ne sont pas forcément
16:55au courant de ces plaintes
16:56elles sont ensuite
16:57à l'Hidalgo
16:58en l'occurrence
16:58elle était au courant
16:59alors là peut-être
17:00mais ce n'est pas toujours le cas
17:01et je veux dire simplement
17:02que certains maires
17:04font aussi
17:04tout ce qu'ils peuvent
17:05ils ont une responsabilité
17:06pénale personnelle
17:07il ne faut pas
17:08que la responsabilité pénale
17:09devienne une responsabilité politique
17:11ça a été un sujet de campagne
17:12lors de la campagne
17:14municipale à Paris
17:15et finalement
17:15le maire de Paris
17:17a bien été
17:17vous avez parfaitement raison
17:18il ne faut pas
17:20criminaliser
17:20pénaliser
17:20trop la vie politique
17:22mais là
17:22on parle de faits
17:23qui sont beaucoup trop graves
17:24et de négligence trop grave
17:25vous avez raison
17:26mais on a quand même
17:27l'impression que là
17:28s'il ne se passait rien
17:29globalement
17:29c'est tout le monde
17:30est un peu responsable
17:31en fait personne ne l'est
17:32et ça remet un peu
17:33au milieu du village
17:34le fait que pour des élus
17:35il y a une double responsabilité
17:37il y a la responsabilité
17:38politique et morale
17:39c'est-à-dire que c'est la politique
17:40que vous impulsez
17:40c'est à la fois
17:41la politique de recrutement
17:42c'est à la fois
17:43la politique de suivi
17:44de recueil des signalements
17:45et de traitement
17:46de ces signalements
17:47il y a l'aspect
17:47évidemment moral
17:48parce que vous avez
17:49une responsabilité pour vous-même
17:50par rapport à ce que vous faites
17:51la politique que vous menez
17:52pour autrui
17:53et enfin
17:54il y a la responsabilité pénale
17:55effectivement
17:56comme il y a un certain nombre
17:57de familles qui ont été
17:57très déçues
17:58par le volet pénal
18:00de cette affaire
18:01et bien maintenant
18:02si vous voulez
18:03quand vous êtes parent
18:04de victime
18:04je pense que c'est insupportable
18:06d'entendre des politiques
18:08ou la justice
18:08qui vous disent
18:08en fait il n'y a pas
18:09de responsabilité
18:10tout le monde était
18:11un peu responsable
18:12quand on les entend
18:12parce qu'on ne les entend pas toujours
18:13et la plupart du temps
18:14ils ne veulent même pas répondre
18:15et je pense que le mérite
18:17au moins de cette action en justice
18:18si elle va au bout
18:19et si elle permet d'entendre
18:20les uns et les autres
18:21et bien ça va être
18:22d'établir une responsabilité
18:24en politique
18:25le principe de base
18:26c'est quand même
18:26la responsabilité morale
18:27de ce que vous faites
18:28c'est-à-dire que la moindre action
18:29que vous engagez
18:30pour les autres
18:31et bien vous êtes comptable
18:32de cette action
18:33de surcroît pour les plus petits
18:34de surcroît pour des faits
18:35tels qu'ils sont rapportés
18:37et l'autre mérite Thomas
18:38je pense quand même
18:39il ne faut pas que l'arbre
18:40cache la forêt
18:41Paris c'est Paris
18:42c'est très important
18:42il y a tout le reste de la France
18:44et je sais par exemple
18:45qu'à Biarritz
18:46dans les Pyrénées-Atlantiques
18:47il y a eu une enquête
18:48qui a concerné deux personnes
18:50juste à côté
18:51dans les Landes
18:52à Tarnos
18:53enfin
18:53on s'est intéressé
18:55au profil
18:55assez inquiétant
18:56d'un homme
18:57et puis il y a tout le reste
18:57mais tout le reste de la France
18:59quand je dis toute la France
19:00il y a la France de l'Outre-mer
19:01vous savez qu'en Outre-mer
19:02c'est un véritable problème
19:03et que les prédateurs
19:05à l'égard des enfants
19:05sont extrêmement puissants
19:07actifs
19:08et qu'on les laisse faire aussi
19:09et depuis très très longtemps
19:10donc Paris
19:11j'espère qu'à Paris
19:12on verra clair
19:12et que ça va permettre
19:13de réveiller le reste
19:15le reste c'est-à-dire
19:16toute la France
19:16en un mot
19:17qu'est-ce qui peut attendre
19:18Anne Hidalgo désormais ?
19:19est-ce qu'elle peut être entendue
19:20dans les jours qui viennent
19:21comment ça va se passer
19:21qu'est-ce qu'on a une idée
19:22peut-être
19:23comment la procédure
19:24peut s'articuler ?
19:25Alors Maître répondra mieux
19:26que moi à cette question
19:27mais oui
19:27elle risque d'être entendue
19:28cette plainte
19:29elle est sérieuse
19:30en assistance à la personne en danger
19:32il va y avoir
19:33un travail d'enquête maintenant
19:34on est au tout début
19:35je vous dis
19:35une dernière plainte
19:36va être déposée
19:36peut-être d'autres vont suivre
19:38ça veut dire qu'elle va être convoquée
19:39est-ce qu'elle va être convoquée
19:39Anne Hidalgo ?
19:40Est-ce qu'elle va être entendue
19:41par la justice
19:41par les enquêteurs ?
19:42Elle peut l'être
19:43de toute façon
19:45si cette plainte est sérieuse
19:47et visiblement
19:48au vu des premiers éléments
19:48elle l'est
19:49à ce moment-là
19:50elle devrait être entendue
19:51on ne sait pas sous quel statut
19:52ensuite
19:53mais voilà
19:53elle pourra avoir à rendre des comptes
19:55ou elle peut être simplement
19:57entendue en tant que témoin assisté
19:58par exemple
19:59et devoir répondre
20:00effectivement
20:00à des questions
20:01des enquêteurs
20:02à suivre bien sûr
20:03en tout cas
20:04c'est une évolution
20:05on demandait justement
20:06depuis longtemps
20:07pourquoi l'ancienne maire de Paris
20:08n'était pas entendue
20:10par la justice
20:10ça va peut-être être le cas
20:12et donc
20:12il faut bien sûr
20:13saluer l'engagement
20:14de ces familles
20:15on va marquer une courte pause
20:16dans l'heure des pro 2
20:17et puis on va recevoir un patron
20:18parce que les patrons
20:18ils sont partout
20:19ils veulent prendre la parole
20:20et c'est très bien
20:20parce que dans le débat public
20:22en ce moment
20:22on entend un peu tout
20:23n'importe quoi
20:23vous le rappeliez Louis
20:25les patrons
20:25ils veulent se faire entendre
20:26ils ont des messages
20:27à faire passer
20:27l'un d'entre eux
20:28sera avec nous
20:29dans quelques instants
20:29et puis on pourra parler
20:30de cette une incroyable
20:32du JD News
20:32qui est en kiosque
20:33à partir d'aujourd'hui
20:34le bilan économique
20:35d'Emmanuel Macron
20:35comment Macron a ruiné le pays
20:38voilà la une du JD News
20:39on va en parler
20:40juste après la pause
20:40restez avec nous
20:41dans l'heure des pro
20:41on est de retour
20:45dans l'heure des pro 2
20:47et on est avec un patron
20:49bonsoir Lionel Roch
20:50vous êtes un patron
20:51alors j'adore
20:51parce qu'en ce moment
20:52les patrons prennent la parole
20:53et c'est très bien
20:53vous vous l'avez prise
20:54depuis longtemps
20:55on peut le dire
20:55vous avez déjà alerté
20:56sur pas mal de sujets
20:58qui pourrissent
20:59la vie des patrons
21:00je vais le dire comme ça
21:01votre livre c'est
21:01Laissez-nous bosser
21:02on peut le remontrer d'ailleurs
21:03et vous dites déjà
21:05ce qui est en train de se dire
21:06en ce moment
21:06du côté du MEDEF
21:07les patrons prennent la parole
21:09et se plaignent
21:09de ne pas être suffisamment écoutés
21:11comment vous voyez
21:13ce qui est en train de se passer ?
21:14je le vois mal
21:16mais en même temps
21:18il y a un intérêt
21:19c'est la première fois
21:20que la France
21:21parce que le coeur de mon livre
21:23c'est pas seulement
21:24les patrons
21:26c'est la France qui bosse
21:27et qui entreprend
21:28vous êtes patron d'une PME
21:30je suis patron d'une PME
21:31patron de terrain
21:32et vous avez
21:34un tiers de la France
21:35qui bosse dur
21:36et qui fait tourner
21:39difficilement
21:40ce pays
21:40cette France qui bosse dur
21:42on l'a dans nos entreprises
21:43c'est évidemment
21:44des entrepreneurs
21:45mais c'est des salariés
21:45et c'est aussi
21:46il y a des fonctionnaires
21:47qui font tourner
21:49on connait dans les hôpitaux
21:50l'infirmière, l'interne
21:51qui va dépasser ses horaires
21:53on a vu ça
21:54avec les pompiers
21:55on a le policier
21:57qui va faire plus
21:58donc vous avez
21:59un tiers de ce pays
22:00qui fait tourner
22:02et le mon livre
22:03était de dire
22:03attention
22:03si cette France
22:04qui bosse
22:05et qui entreprend
22:06lâche
22:07là on va rentrer
22:08dans une période
22:09extrêmement compliquée
22:10et on y est en plein
22:11et ça s'est accéléré
22:12puisque Emmanuel Macron
22:14a décidé la dissolution
22:15la dissolution a fait
22:16qu'il n'y avait plus
22:17de majorité
22:18et on est rentré
22:19dans du n'importe quoi
22:20avec un narratif
22:21qui est totalement
22:23dans les mains
22:23de LFI
22:25et ce qui est fascinant
22:27LFI donne une leçon
22:29de communication
22:29à tout le monde
22:31d'ailleurs
22:32j'entendais
22:33vous commentiez
22:34Clémence Guettet
22:35ou je ne sais plus quoi
22:36ils sont là
22:36pour occuper
22:37complètement le terrain
22:38et pour qu'on ne soit plus
22:39que les commentateurs
22:40de ce qu'ils racontent
22:42et donc économiquement
22:44on invente
22:46une taxe Zuckman
22:47qui est
22:47et donc qui fait débat
22:49vous dire
22:50qui dicte le tempo
22:51médiatique
22:52politique
22:52en ce moment
22:53voilà
22:54et donc
22:54mais ça fait
22:55ça fait deux ans
22:56ça fait même depuis 2022
22:58mais ça fait deux ans
22:59et très souvent
23:00quand je suis invité
23:00sur un plateau
23:01on me demande
23:01de commenter
23:02ce que raconte
23:04LFI
23:04alors moi je veux bien
23:05qu'on commente
23:06la taxe Zuckman
23:07la taxe Zuckman
23:08elle a trois avantages
23:09elle est anticonstitutionnelle
23:11elle est contre
23:12les traitements européens
23:13et si elle arrivait
23:15à être là
23:17Bernard Arnaud
23:17Hanco
23:18partirait immédiatement
23:19à la seconde
23:20c'est à dire
23:20si vous voulez
23:21il faudrait que Bernard Arnaud
23:22pour payer la taxe Zuckman
23:23des 3 milliards
23:24vendre des actions
23:25vous pensez
23:26que Bernard Arnaud
23:27va rester
23:27donc ça veut dire
23:28que 1800 personnes
23:29partira
23:30c'est d'ailleurs
23:31le but de LFI
23:32mais comme ils mettent
23:33le tempo
23:33vous avez derrière
23:35des gens qui sont
23:35censés être plus raisonnables
23:36Raphaël Gluckman
23:37qui dit
23:37on va quand même faire
23:39la taxe Zuckman
23:40et puis la taxe
23:41sur les holdings
23:42et tout ça
23:43est fait pour
23:45détruire
23:46notre société
23:48dont les entreprises
23:50sont les empêcheurs
23:51de tourner en hondres
23:52donc à un moment
23:53il faut falloir
23:53prendre la parole
23:54une partie des patrons
23:55est réunie
23:56et vous en parliez
23:56tout à l'heure
23:57c'est les rencontres
23:58du MEDEF
23:59il y aura des candidats
23:59demain
23:59Patrick Martin
24:00a déjà pris la parole
24:01le patron du MEDEF
24:01il a parlé justement
24:02de la taxe Zuckman
24:03comme vous
24:03Lionel Rock
24:04donc c'est Patrick Martin
24:05qui en parlait
24:06cet après-midi
24:07à certains responsables politiques
24:11je le dis
24:11cesser
24:12cesser
24:13d'entretenir
24:15ce mythe
24:16et de souffler cyniquement
24:18sur les braises
24:19de la jalousie
24:20la France est au contraire
24:22un des pays
24:23les plus égalitaires
24:25du monde
24:25je le répète
24:27fantasmer
24:29sur la taxe Zuckman
24:30et ses avatars
24:32ne réglera rien
24:33au déclassement
24:34de la France
24:34bien au contraire
24:36ce qui est fou aussi
24:38et vous avez commencé
24:38à en parler
24:38c'est qu'on met un peu
24:39sur le même plan
24:40médiatiquement
24:41j'entends
24:41des militants professionnels
24:43qui martèlent en effet
24:44des anathèmes
24:45qui parlent des patrons
24:46des riches
24:47comme des nuisibles
24:47et puis des chefs d'entreprise
24:49qui ont réussi
24:50qui emploient
24:50qui sont responsables
24:52du tissu économique
24:53en France
24:53et ça se retrouve
24:54sur le même plan
24:55en fait
24:55après dans les débats
24:57mais ce qui
24:57il faut bien regarder
24:59la taxe Zuckman
25:00d'ailleurs
25:00les masques tombent
25:02la taxe Zuckman
25:02c'est une taxe
25:03sur le capital
25:04c'est à dire
25:05pas sur les revenus
25:06mais on dit
25:07tiens
25:07Bernard Arnault
25:08pèse 150 milliards
25:09alors ça dépend
25:10les moments
25:10parce qu'à un moment
25:11il en pesait 100
25:12après il en pesait 250
25:13maintenant c'est 150
25:14et donc on va le taxer
25:16là-dessus
25:16mais ils savent très bien
25:17que Bernard Arnault
25:19ne restera pas
25:20avec la taxe Zuckman
25:21tout ça
25:21c'est pour amener doucement
25:22une taxe sur le capital
25:23à 2%
25:24mais la taxe sur le capital
25:26c'est sur vos appartements
25:27c'est sur votre maison
25:28puisque le seul moyen
25:29de faire ramener
25:31de l'argent
25:31à un état
25:32qui n'est plus
25:33un état providence
25:33mais qui est un état
25:34glouton
25:34c'est à dire
25:35il faut le nourrir
25:36à tout prix
25:36donc pour le nourrir
25:37à tout prix
25:38on va faire une taxe
25:39sur le capital
25:39la taxe sur le capital
25:40elle sera pour tous
25:41les français
25:42et après on parle
25:43de la taxe holding
25:44la taxe holding
25:45c'est quoi ?
25:45c'est une taxe sur les fonds
25:46propres des sociétés
25:47c'est à dire si vous voulez
25:47sur l'argent
25:48qu'il y a dans les sociétés
25:49là aussi
25:50c'est pas Bernard Arnault
25:51et nos 1800 milliardaires
25:52qui la paieront
25:53donc ça va d'abord
25:54être les petits entrepreneurs
25:55mais après on va taxer
25:56l'épargne des français
25:57puisque c'est le seul moyen
25:59de s'en sortir
26:00et donc on arrive
26:01si vous voulez
26:02et doucement
26:03ils viennent de le faire
26:04sur l'héritage
26:04c'est à dire
26:05ah ça va être les gros héritages
26:06puis là maintenant
26:06ils font
26:06ah mais dès le premier euro
26:07donc il va falloir
26:09faire payer
26:10l'ensemble des français
26:11un modèle social
26:13qui est complètement défaillant
26:15parce qu'on doit
26:16nourrir l'ogre
26:17Lionel Rock
26:18moi j'ai une question
26:18à vous poser
26:19par rapport à ce que vous dites
26:20c'est à dire que là
26:20vous présentez la vision
26:21qui essaye d'imposer
26:22une partie de la gauche
26:23une grande partie de la gauche
26:24et de l'extrême gauche
26:25mais de l'autre côté
26:26est-ce que vous n'êtes pas
26:27un peu déçu
26:27par les propositions
26:28qui sont faites par la droite
26:29c'est à dire que
26:30les candidats de droite
26:31s'engagent tout au mieux
26:32à dire
26:34moi je regarde les déclarations
26:35c'est moi je m'engage
26:36à ce qu'il n'y ait pas
26:36de hausse d'impôt
26:37vous ce que vous aimeriez
26:39c'est pas uniquement
26:40de ne pas avoir de hausse d'impôt
26:41ce que vous aimeriez
26:41c'est payer moins d'impôt
26:42vous aimeriez aller plus loin
26:44et on a l'impression
26:45que la gauche
26:46est devenue tellement puissante
26:47dans le narratif
26:48en matière de politique économique
26:50que la droite
26:51ne s'autorise même plus
26:52à dire
26:53nous on va alléger les impôts
26:54on va réduire la fiscalité
26:56on va baisser baisser baisser
26:57et on va vous laisser travailler
26:58mais parce que
26:59la droite
27:00comme la gauche
27:01ils sont étatistes
27:02c'est à dire
27:04que l'état
27:04doit répondre
27:05à tout
27:06et on arrive même
27:07à avoir
27:08le rassemblement
27:09national
27:10qui est
27:11de droite
27:12vous pouvez l'appeler radical
27:13ou ce que vous voulez
27:14sur certains problèmes
27:15mais qui économiquement
27:16est de gauche
27:17est étatiste
27:18Marine Le Pen
27:19dit bien
27:20moi je ne suis pas de droite
27:21je ne baisserai pas
27:22le nombre de fonctionnaires
27:23si vous ne baissez pas
27:24le nombre de fonctionnaires
27:25en France
27:25vous augmentez les impôts
27:26donc ce que vous dites
27:27c'est que vous avez l'impression
27:28que la classe politique
27:28est prise en otage
27:29par le discours de la gauche
27:31sur ce sujet
27:32et n'ose pas
27:33faire des propositions
27:34qui vont dans le sens
27:35de ce que vous en avez
27:35bien sûr
27:35parce que ça veut dire
27:36du courage
27:37ça veut dire
27:38qu'il faut tout remettre à plat
27:39et c'est compliqué
27:40donc déjà
27:41ça veut dire
27:41avoir des idées
27:42avoir du courage
27:43et arrêter de penser
27:45que la France
27:47ressemble
27:47juste à un petit monde
27:48parisien
27:49qu'on entend
27:51la France
27:52n'est pas
27:52LFiste
27:53et Jean-Luc Mélenchon
27:55ne gagnera jamais
27:56en 2027
27:56même s'il arrive
27:58à faire peur
27:58à mes collègues
27:59patrons
28:00qui me disent
28:00ouais on ne sait jamais
28:01il peut gagner
28:02il ne gagnera jamais
28:03le problème
28:04n'est pas
28:04la victoire
28:05éventuelle
28:06de Jean-Luc Mélenchon
28:07en 2027
28:07c'est que les idées
28:09néfastes
28:10infusent
28:10sur toute la classe politique
28:12et donc
28:13j'entendais Bruno Le Maire
28:14qui maintenant
28:15dit
28:15bon ça y est
28:16j'ai appris
28:17ça s'appelle
28:17le droit à la rédemption
28:19non mais il dit
28:21il dit
28:22j'ai appris
28:23donc il dit
28:24voilà
28:26il va quand même
28:27falloir faire payer
28:28les riches
28:28faire payer les riches
28:29est une phrase
28:30très intéressante
28:31aujourd'hui
28:31pour faire payer
28:32les riches
28:32plus
28:33vous n'avez pas
28:34tellement
28:36de solutions
28:37c'est ce qu'ils sont
28:38en train de faire
28:38c'est à dire
28:38sur les plus-values
28:40virtuelles
28:41alors il y en a
28:4116 000 qui ne payent pas
28:42mais il faudrait
28:43à mon avis
28:43si on met les pieds
28:44dans le plat
28:44est-ce qu'aujourd'hui
28:45on peut gagner
28:45en promettant
28:46des baisses de subventions
28:48la baisse des impôts
28:49pour certains
28:50pas tous
28:51est-ce que c'est possible
28:52j'en suis convaincu
28:53même pour vous dire
28:54non mais parce que
28:54c'est la question
28:55que tout le monde se pose
28:55est-ce que c'est possible
28:56de gagner
28:57en promettant
28:58j'en suis absolument
28:59convaincu
29:00à partir du moment
29:01où vous avez
29:02un projet
29:03à partir du moment
29:04où vous dites
29:05les choses
29:05de façon claire
29:06à partir du moment
29:07où tout le monde
29:08fait un effort
29:09et tout le monde
29:09fait un effort
29:10dans le même sens
29:12à partir du moment
29:13où on a une vision
29:13à partir du moment
29:14où on remet la France
29:15qui bosse
29:15et la France
29:16qui entreprend
29:16au coeur du projet
29:18c'est-à-dire
29:18pour vous c'est qui
29:20alors quel candidat
29:20pour l'instant
29:22le candidat
29:22on ne l'a pas
29:23mais on ne l'a pas
29:24pourquoi
29:24parce que
29:26tous sont en train
29:27de travailler
29:28sur des communautés
29:29c'est-à-dire
29:30la droite travaille
29:31sur les retraités
29:32c'est segment
29:33population
29:33segment électorat
29:34et Jean-Luc Mélenchon
29:35arrive en alliée
29:36de Marine Le Pen
29:38fait le ramasse tout
29:39derrière
29:39des promesses
29:40vous les avez
29:41déjà entendu
29:41moi j'ai entendu
29:42en 2017
29:42un président
29:43un candidat
29:44à l'époque
29:44parler de la
29:44start-up nation
29:45dire justement
29:46faire les promesses
29:47sur la baisse
29:47des fonctionnaires
29:48et puis c'est quoi
29:48le résultat
29:49dix ans plus tard
29:50c'est un cataclysme
29:51économique
29:52on va montrer
29:52la une du JD News
29:53je le disais
29:54qui sort aujourd'hui
29:55en kiosque
29:55comment Macron
29:56a ruiné le pays
29:57et c'est documenté
29:58Lou Dragnel
29:59tous les indicateurs
30:00qui sont dans le rouge
30:02allez-y
30:02parce que c'est
30:03vous parliez
30:03des salariés
30:04de la fonction publique
30:05et bien
30:05quand Emmanuel Macron
30:06a pris le pouvoir
30:07en 2017
30:07il y avait 5,8 millions
30:11aujourd'hui on est à plus de 6 millions
30:13la charge de la dette
30:14elle était de 41 milliards d'euros
30:15en 2017
30:16on est à 77 milliards d'euros
30:18là en 2026
30:20c'est les taux d'intérêt
30:20qu'on rembourse chaque année
30:21pour la dette
30:22exactement
30:22on est à 70 000 faillites
30:24d'entreprises
30:25en 12 mois
30:25plus 28,7%
30:27depuis 2017
30:28et puis
30:29les fameuses dépenses
30:30en faveur
30:31des administrations publiques
30:33et bien on est à plus
30:3433,7%
30:35les dépenses de fonctionnement
30:37de l'Etat
30:37on est à plus
30:3831,8%
30:39c'est-à-dire
30:39550 milliards
30:41d'euros en plus
30:42au total
30:43pardon
30:44pendant la dernière année
30:45et puis
30:47ça représente quand même
30:48aujourd'hui
30:48les dépenses de fonctionnement
30:50plus de 30%
30:51de toutes les dépenses publiques
30:52c'est absolument considérable
30:53ce qu'on a voulu faire par là
30:55c'est qu'effectivement
30:55je reprends votre mot
30:57il y a beaucoup de gens
30:57qui ont cru
30:58et qui à mon avis
30:59se sont fait avoir
31:00élire un président libéral
31:01start-up nation
31:02tout ce que vous voulez
31:03en 2017
31:03et bien on s'est rendu compte
31:05que la politique
31:05qui a été mise en place
31:06et la politique du chèque
31:07et le quoi qu'il en coûte
31:08vous évoquiez tout à l'heure
31:09la question des propos
31:10de Bruno Le Maire
31:11et bien ça a coûté très cher
31:13il y a eu énormément
31:14de dépenses
31:14et en réalité
31:16Emmanuel Macron a vécu
31:17enfin a dépensé
31:18beaucoup plus
31:19qu'il n'a fait gagner
31:21d'argent au pays
31:21parce que moi j'entends
31:22vos craintes
31:23vos réticences
31:24sur les différents partis
31:25politiques
31:25Lionel Rock
31:26mais la force est de constater
31:27que ceux qui prétendument
31:28avaient raison
31:29étaient raisonnables
31:30étaient les gens
31:30les sachants
31:32nous ont mis dans le mur
31:33alors sur Emmanuel Macron
31:36le drame
31:37c'est en même temps
31:37c'est à dire que
31:39Emmanuel Macron
31:41Emmanuel Macron 2017
31:42parce que Emmanuel Macron
31:43en 2022
31:44Emmanuel Macron en 2017
31:46il baisse un peu la fiscalité
31:48sur les entreprises
31:49il fait deux ou trois
31:50petites choses
31:51il le retrouve
31:52en recette
31:53c'est à dire que
31:53les entreprises
31:55ont payé
31:55beaucoup plus d'infos
31:57bien sûr
31:57le problème
31:58c'est que comme
31:59il fallait qu'il s'excuse de ça
32:01il a distribué de l'argent
32:03il y a un truc intéressant
32:04j'aime bien lire
32:05les livres politiques
32:06je lis les livres
32:06de ses anciens ministres
32:08tous disent
32:08alors nous
32:09on avait l'argent
32:11c'est à dire que
32:12il fallait
32:13se faire pardonner
32:15le fait d'avoir fait
32:16des cadeaux aux riches
32:17des cadeaux aux entreprises
32:18et donc il a distribué
32:19de l'argent
32:20dans tous les sens
32:21et il n'a rien réformé
32:22c'est là d'ailleurs
32:23où on peut dire
32:24qu'il a fait à peu près
32:25une politique de droite
32:26c'est à dire que
32:26quand la droite arrive
32:27elle baisse un peu
32:28les impôts
32:29mais comme elle ne baisse
32:30pas les dépenses de l'Etat
32:31elle réaugmente les impôts
32:32au final
32:33et quand la gauche arrive
32:35elle massacre d'impôts
32:36et puis après
32:37les entreprises
32:38déposent le bilan tout
32:39et elles commencent à faire
32:40des CIC et autres
32:41tout ça comme François Hollande
32:42au final
32:42c'est dramatique
32:43c'est à dire qu'il faut
32:44tout remettre à plat
32:45alors la question
32:46qui est à chaque fois
32:47de dire
32:48ah oui mais d'accord
32:48mais pour qui tu vas voter
32:49d'abord je pense qu'il y a
32:50quelque chose
32:50alors pour qui vous allez voter
32:51je pense qu'il y a quelque chose
32:52qui est très intéressant
32:53en ce moment
32:54c'est que de mes salariés
32:56jusqu'à Louis Gallois
32:57patron de gauche
32:58que j'ai croisé
32:59on se pose tous la question
33:00on me pose la question
33:01mes salariés me disent
33:02mais tu vas voter pour qui
33:03je dis j'en sais rien
33:04et eux ils me disent
33:04moi non plus j'en sais rien
33:06et donc le fait de ne pas savoir
33:07avant c'était simple
33:09vous étiez de gauche ou de droite
33:10c'était très simple
33:11et peut-être qu'ici
33:13en fait on ne sait pas
33:14donc il y a un moment
33:15où les politiques
33:16vont devoir entendre
33:17on a des candidats
33:19de droite
33:19de droite
33:20et du centre
33:21il va falloir que d'urgence
33:22il fasse une primaire
33:23parce que la primaire
33:24elle a un avantage
33:25c'est de poser des idées
33:26et c'est d'avoir
33:27des vraies propositions
33:28on n'est pas parti
33:28dans cette direction
33:29là pour l'instant
33:30c'est pas la direction
33:31que ça prend
33:32vous l'avez vu là
33:32j'ai entendu
33:34que David Lysnard
33:35commence à le dire
33:36si Bruno Retailleau
33:38si Hervé Morin aussi
33:39si Bruno Retailleau
33:40veut rester à 8%
33:41si maintenant
33:43Gabriel Attal
33:44et Edouard Philippe
33:44se disant
33:45bon alors attends
33:45on est à 12 ou à 13
33:47oui mais ça sera
33:47le seul moyen
33:48puisqu'il faut maintenant
33:49avoir des idées
33:50et il faut avoir des idées
33:51qui sont extrêmement
33:52disruptives
33:53c'est à dire
33:54qu'il faut remettre
33:55tout l'état
33:56le fonctionnement
33:57de l'état
33:58à plat
33:58personne n'en parle
33:59la primaire de 2016
34:01elle avait eu l'avantage
34:01c'est à dire
34:02qu'à droite
34:02si vous voulez
34:04Fillon avait un programme
34:05qui était même
34:06d'ailleurs
34:06mais il y avait des choses
34:07dans le programme
34:08de Fillon
34:09qui étaient disruptives
34:10où sont les mesures disruptives
34:12on a un programme
34:13qui est à peu près
34:14on est en train de parler
34:15de...
34:15On a entendu
34:16votre appel
34:16primaire
34:17demain il y a ce débat
34:18ce sera l'occasion aussi
34:19pour les candidats
34:20de montrer
34:20ce qu'ils ont
34:21comme ambition
34:22pour les patrons
34:24pour les entreprises
34:24pour la situation économique
34:26en tout cas
34:26moi ce que je note
34:27et vraiment
34:28c'est pour moi très important
34:29les patrons prennent la parole
34:30et ça c'est bien
34:31parce que
34:31vous l'avez dit
34:32le débat est trop
34:34monopolisé
34:34par une partie
34:35des militants
34:36qui eux
34:37imposent les thèmes
34:39on n'a pas le choix
34:40on est forcé
34:40parce que
34:41accessoirement
34:42nous on peut aller ailleurs
34:43mais nos salariés
34:44on peut aller dans d'autres pays
34:45mais nos salariés
34:46il va falloir qu'ils restent en France
34:48et donc
34:49on se doit
34:50de monter
34:51juste parce que
34:52je sens que vous voulez terminer
34:54vous le sentez bien
34:55il le va
34:56non non
34:56il y a juste un mot
34:58plus loin que
34:59tout ce qu'on est en train
35:00de nous faire
35:00on est en train
35:02chaque jour
35:02il y a
35:03un projet de taxe
35:04un projet d'interdiction
35:06un serment
35:07et une insulte
35:08c'est à dire
35:09c'est ça
35:10c'est ça que vous avez
35:13tous les jours
35:14et avec une remise en question
35:16de la propriété privée
35:17qui est faite constamment
35:19donc on va vous réquisitionner
35:21vos bureaux
35:22parce qu'ils sont climatisés
35:23c'est à dire
35:23ça fait 20 ans
35:24qu'on nous parle
35:25de réchauffement climatique
35:26mais personne n'a climatisé
35:27donc on va vous réquisitionner
35:29ça
35:29on va réquisitionner
35:30l'appartement vacant
35:31c'est à dire que
35:32si vous êtes
35:34vous avez acheté
35:35une petite maison
35:36de campagne
35:37et donc on est en train
35:39d'attaquer
35:39tout ce à quoi
35:41croit
35:41la France
35:42qui bosse
35:43et qui entreprend
35:43et c'est une minorité
35:45qui veut imposer ça
35:46donc maintenant
35:47il faut prendre
35:48la parole
35:48et vous l'avez fait
35:50déjà dans ce livre
35:50je renvoie à la lecteur
35:51de votre livre
35:52Laissez-nous bosser
35:52sur les éditions
35:53de l'Observatoire
35:53merci
35:54Yonel Rock
35:55d'avoir été avec nous
35:55c'est toujours
35:57super intéressant
35:57de vous entendre
35:58et vous portez une parole
35:59qu'on a envie d'entendre
36:00de plus en plus
36:00donc vous êtes
36:01plus que jamais le bienvenu
36:03merci
36:03on a encore
36:03plusieurs sujets à aborder
36:05on va parler de Mayotte
36:06parce que le Premier ministre
36:07était à Mayotte
36:07encore aujourd'hui
36:08pour lutter
36:09contre l'immigration
36:09écoutez
36:10les détails sur place
36:12de notre envoyé spécial
36:13Félix Pérolas
36:19une des priorités
36:20du gouvernement
36:20ici à Mayotte
36:21c'est bien sûr
36:22la lutte
36:22contre l'immigration
36:23illégale
36:24nous avons eu connaissance
36:26de plusieurs chiffres
36:27depuis le début
36:29de l'année 2026
36:3016 500 bateaux clandestins
36:33ont fait l'oeuvre
36:34de mesures
36:36d'éloignement
36:37ils étaient
36:37au nombre
36:38de 23 000
36:39en 2025
36:40soit une augmentation
36:41au premier semestre
36:41de 23%
36:43autre chiffre
36:45ce sont 700
36:46à 900
36:47bateaux clandestins
36:49qui ont été interceptés
36:50et puis
36:50900
36:51à 1000
36:52intrusions
36:52maritimes
36:53sur le sol
36:54de Mayotte
36:55la mesure
36:55phare
36:56c'est un système
36:57désormais de bonus
36:58malus
36:59pour les pays
37:00que l'on aide
37:01les 7 pays
37:02de la région
37:03des Groenlacs
37:03qui se trouvent
37:04aux alentours
37:05de Mayotte
37:05entre 2019
37:06et 2024
37:07nous leur avons donné
37:08plus d'1,8 milliard
37:11d'euros
37:11pour l'aide
37:12au développement
37:13désormais
37:14si le gouvernement
37:15estime
37:15que ces pays
37:16ne remplissent pas
37:17leurs tâches
37:18en matière
37:18de renseignement
37:20contre l'immigration
37:21illégale
37:22ces montants
37:23seront revus
37:23à la baisse
37:25Félix Pirolas
37:26avec Godéric Bay
37:27depuis Mayotte
37:28le premier ministre
37:29fait des annonces
37:30est-ce que c'est
37:31convaincant
37:31Mémona Interman
37:32qu'est-ce que vous en pensez ?
37:33le premier ministre
37:34a indiqué
37:35que dorénavant
37:36l'aide au développement
37:37notamment
37:38pour les Comores
37:39les îles Comores
37:40mais aussi pour les pays
37:41de la façade
37:42de l'Afrique
37:43on appelle la région
37:44des Grands Lacs
37:45la région des Grands Lacs
37:45c'est-à-dire
37:46Burundi, Rwanda
37:47Tanzanie
37:47République démocratique
37:49du Congo
37:50etc.
37:51auront moins d'argent
37:51puisqu'il y a un volume
37:52il y a une enveloppe
37:53de 300-400 millions
37:54en gros
37:54c'est déjà pas mal
37:55et on leur demanderait
37:55une contrepartie
37:56on va dire
37:57si vous n'aidez pas
37:58à lutter efficacement
37:59contre les passeux
38:01etc.
38:01vous aurez moins d'argent
38:01le problème de Mayotte
38:02c'est un problème
38:03très complexe
38:03les gens en France
38:04en France métropolitaine
38:06entendent parler de Mayotte
38:07tout d'un coup
38:07mais Mayotte
38:08c'est un petit confetti
38:09de l'archipel des Comores
38:11en jouant Moëlie
38:12la Grande Comore
38:13et Mayotte
38:13ça s'appelait autrefois
38:14l'archipel des sultans
38:16batailleurs
38:17et ce sont en effet
38:17beaucoup bataillés entre eux
38:18en 1841
38:20la France achète Mayotte
38:22pour avoir un point d'appui
38:23dans le canal du Mozambique
38:24et puis il ne fait pas grand chose
38:25sauf que
38:26en 2011
38:27quand Nicolas Sarkozy
38:29sous l'impulsion
38:29de Brice Hortefeux
38:30fait de Mayotte
38:31un département
38:32on ne prévoit pas
38:33que ce sera l'afflux
38:35de tous les réfugiés
38:37de la terre
38:37qui ont envie
38:38de venir en France
38:39et c'est là
38:39que la France
38:40ait pris ce risque
38:42d'une départementalisation
38:43dans le canal du Mozambique
38:45à cet endroit du monde
38:46sans réfléchir
38:47à ce qu'allait se passer
38:47c'est vraiment coupable
38:49c'est vraiment coupable
38:50je ne
38:51je ne conteste pas
38:52aux maorais
38:53l'envie d'être français
38:53j'allais dire c'est fait
38:55oui mais enfin
38:55on ne peut pas revenir en arrière
38:57mais on fait quoi maintenant
38:58mais sur les annonces
38:59de Sébastien Lecornu
39:00est-ce qu'enfin
39:00de conditionner l'aide de développement
39:02à des réciproques
39:04et d'une aide
39:05c'est pas assez
39:06c'est pas assez
39:07vous dites aussi que c'est pas assez
39:08c'est pas suffisant
39:08moi ce qui m'agace un peu
39:09dans cette affaire
39:10c'est qu'on a l'impression
39:11à chaque fois qu'il y a une campagne
39:13notamment présidentielle
39:13il y a tous les politiques
39:14qui défilent à Mayotte
39:15et le reste de l'année
39:17pratiquement tout le monde
39:18se moque du sort des maorais
39:19il y a une exception quand même
39:20c'est Marine Le Pen
39:21Marine Le Pen
39:21y est allée très souvent
39:22elle est allée souvent
39:23et elle a fait des scores
39:2543% au premier tour
39:26et 59% au second tour
39:28donc elle a fait un score
39:30énorme
39:30mais je veux dire
39:30la situation migratoire à Mayotte
39:32est une situation catastrophique
39:33on parle d'un archipel
39:35de 323 000 habitants
39:37la moitié des habitants
39:38sont étrangers
39:39et parmi ces étrangers
39:41il y a un tiers
39:42qui sont nés
39:42sur l'archipel
39:44donc c'est une situation
39:46qui est absolument critique
39:47il y a des mesures
39:49beaucoup plus drastiques
39:50me semble-t-il
39:51auxquelles il faudrait réfléchir
39:52alors il y a des obstacles juridiques
39:53je pense notamment
39:54au droit du sol
39:54on peut le réformer
39:55on peut le réviser
39:56mais on ne peut pas le supprimer
39:57complètement à Mayotte
39:57donc il faudrait pour ça
39:58réviser la constitution
39:59mais ça ce serait
40:00par exemple une des propositions
40:01vraiment très concrètes
40:02pour éviter que
40:03tous ceux qui naissent
40:05sur l'archipel
40:05ne deviennent aussi facilement
40:07aussi facilement français
40:08mais c'est une situation
40:10absolument catastrophique
40:11moi j'ai l'impression
40:12Louis Dragnel
40:13qu'en fait
40:13il parle de Mayotte
40:14parce que la situation
40:15est évidemment catastrophique
40:17pour éviter de parler
40:18de la métropole
40:19mais beaucoup des problèmes
40:20qu'on a à Mayotte
40:21on les a en métropole
40:22à moins de grande échelle
40:23mais on les a pareil
40:24et là ils osent moins en parler
40:25ça les inquiète un peu plus
40:27Mayotte est un peu
40:27la pointe avancée
40:28de la métropole
40:29c'est-à-dire que les problèmes
40:29qu'on voit à Mayotte
40:30en fait les problèmes
40:31qu'on voyait il y a 20 ans
40:32vous demandez à des anciens préfets
40:34des anciens commissaires
40:35qui étaient en poste à Mayotte
40:35ils vous expliquent très clairement
40:37que les problèmes
40:38qu'ils ont connus
40:38il y a 10-15 ans à Mayotte
40:40et bien c'est des problèmes
40:40qu'on connaît aujourd'hui
40:41en métropole
40:42sur toutes les questions
40:43d'identité
40:43d'accès à la nationalité
40:44d'accès aux prestations sociales
40:46et de la même manière aussi
40:47d'exclusion
40:48d'accès aux prestations sociales
40:50le vrai sujet pour Mayotte
40:52je rejoins tout à fait
40:53ce que vous avez dit
40:54c'est-à-dire qu'en fait
40:54on n'a jamais dit
40:55ce qu'on voulait faire de Mayotte
40:56et en réalité
40:57on doit définir une ambition
40:59pour Mayotte
41:00avec les Mahorais
41:01depuis des années
41:02en réalité
41:02on leur dit
41:03on va vous coller
41:04un pansement de plus
41:05on va vous aider
41:06on va vous donner
41:06une subvention en plus
41:08on va créer un département
41:09mais à aucun moment
41:10on n'a répondu à la question
41:11que faire de Mayotte
41:12Mayotte c'est situé
41:13comme vous l'avez rappelé
41:14dans le canal du Mozambique
41:15c'est un site stratégique
41:15on pourrait tout à fait
41:17faire un plan d'investissement
41:18sur Mayotte
41:18et se dire
41:19voilà maintenant
41:19en fait on arrête
41:20de faire en sorte
41:20que Mayotte
41:21enfin on arrête
41:22de faire de Mayotte
41:22une espèce de déchetterie
41:24une poubelle
41:24et dans laquelle
41:25c'est une île
41:25qui ne peut absolument pas
41:26accueillir autant de gens
41:27tout simplement
41:28c'est même pas une question
41:29mais même si vous êtes
41:30pro-migrant
41:30même si vous êtes
41:31pro-mahorais
41:32tout ce que vous voulez
41:32pro-comorien
41:35en réalité vous voyez bien
41:36que l'île n'a absolument
41:37pas les capacités
41:38d'eau, de sanitaire
41:40et même la superficie
41:41et moi je pense
41:42qu'on pourrait faire
41:42de Mayotte en réalité
41:43voilà une pointe stratégique
41:45pour la France
41:46vous pouvez créer
41:47un port en eau profonde
41:48vous pouvez faire un hub
41:49c'était le projet
41:50de Valéry Giscard d'Estaing
41:51qui avait eu ce projet là
41:53et on voit bien
41:54qu'il y a un péril
41:55aussi au niveau
41:55de l'outre-mer
41:56que constituait
41:57l'ancien empire français
41:58la Nouvelle-Calédonie
41:59il y a quand même
42:00des contestations assez fortes
42:01vous voyez bien
42:02dans d'autres îles
42:02d'outre-mer
42:03et on voit aussi
42:04derrière
42:04c'est la France insoumise
42:05qui est en train
42:06de labourer le terrain
42:07pour essayer de favoriser
42:08des indépendances
42:09en trompe-l'œil
42:10pour essayer d'expliquer
42:11aux gens sur place
42:12vous serez bien mieux
42:13sans la France
42:13vous vivrez avec quoi ?
42:14et bien moi
42:15je pense
42:16c'est l'exact contraire
42:17je pense que les Mahorais
42:18qui ont plusieurs reprises
42:19à l'occasion de référendums
42:20de voter pour la France
42:21et on fait une déclaration
42:22d'amour à ce qu'on est
42:23à notre identité
42:24à notre mode de vie
42:24et bien on leur doit
42:26la protection
42:26la sécurité
42:27et donc
42:27des mesures sur place
42:31draconiennes
42:31pour leur permettre
42:32de le vivre
42:32pas seulement en temps de campagne
42:33et là vous avez raison
42:34il faudrait se souvenir
42:35de Mayotte
42:35tout au long de l'année
42:36peut-être que Sébastien Lecornu
42:37est un candidat de plus
42:39en tout cas oui
42:39c'est le groupe de Votayon
42:40qui a quasiment lancé
42:41sa campagne à Mayotte
42:42Edouard Philippe
42:43qui s'est rendu
42:43Sébastien Lecornu
42:44maintenant
42:44c'est cousu du fil blanc
42:45c'est évidemment
42:46une façon de répondre
42:47à l'ancien Premier ministre
42:48Emmanuel Macron
42:49il fait campagne
42:51il essaie de s'en dissocier
42:52comme tout le monde
42:52mais bon ça c'est
42:53un autre sujet
42:54je voulais qu'on parle
42:54de cette affaire avec vous Sabrina
42:56de ce cycliste
42:56qui a été poignardé
42:58parce que
42:58j'ai entendu beaucoup de choses
43:00dans les médias
43:01on parle de cette affaire
43:02comme de la violence
43:04qui découlerait
43:04des différents routiers
43:05qui seraient de plus en plus nombreux
43:06de la place des cyclistes
43:08dans les grandes villes
43:09etc
43:09or je crois qu'on passe
43:10totalement à côté du sujet
43:11si on analyse ça
43:12sous ce prisme là
43:13alors on va rappeler
43:13ce qui s'est passé
43:14on va regarder le sujet
43:16d'Eliott Jamois
43:16et Florian Doré
43:17et puis on verra avec vous
43:18après où on en est de l'enquête
43:20Une altercation
43:21qui dégénère
43:22en quelques instants
43:23mardi aux alentours
43:24de 13h30
43:25rue de 16
43:25dans le 9ème arrondissement
43:27de Paris
43:27un automobiliste
43:28et un cycliste s'invectivent
43:29ce commerçant
43:30nous décrit la scène
43:31le conducteur il sort
43:32il lui met un coup
43:33il avait une réaction
43:35de l'autre
43:36il se mettait à terre
43:36genre pendant deux minutes
43:38et ils avançaient
43:39jusqu'à la porte là
43:41on a essayé
43:41de les séparer
43:42on était à trois
43:43c'est alors que
43:44l'automobiliste riposte
43:45il porte un coup de couteau
43:47à la gorge du cycliste
43:48avant de prendre la fuite
43:49les enquêteurs
43:50remontent rapidement
43:50jusqu'au conducteur
43:51il est interpellé
43:52vers 17h
43:53quelques heures
43:54après les faits
43:55puis placé en garde à vue
43:56des faits assez fréquents
43:57selon ce témoin
43:58malheureusement
43:59ça arrive quand même
43:59souvent dans cette rue
44:00parce que je ne sais pas
44:01si vous voyez
44:02la rue est quand même
44:03assez étroite
44:03ils ont mis sur une voie
44:05et la piste cyclable
44:06à contresens
44:06de la circulation
44:08avec des camions
44:09qui sont garés tout le temps
44:10en double fil
44:10dans cette rue
44:11donc ça arrive assez régulièrement
44:12ce genre de situation
44:14aussi violente
44:14je n'en avais jamais vu avant
44:15parce que là
44:16c'était quand même
44:16assez violent
44:17quant au cycliste
44:18il est d'abord transporté
44:19à l'hôpital
44:20en urgence absolue
44:21avec une suspicion
44:22d'atteinte à la carotide
44:23la victime est sortie
44:24de l'hôpital ce mardi
44:25en fin d'après-midi
44:26avec des lésions
44:27peu profondes
44:28et deux jours d'ITT
44:28une enquête
44:29pour tentative de meurtre
44:30a été ouverte
44:31et confiée
44:32à la police judiciaire
44:33on parle de mobilité douce
44:35il n'y a rien d'où
44:35dans les rapports
44:36entre automobilistes
44:37cyclistes et piétons
44:38mais ce n'est pas vraiment
44:39le sujet à mon avis
44:39c'est la présence
44:40de ce couteau
44:41et le fait qu'il s'en serve
44:44cet automobiliste
44:44à bord de cette camionnette
44:45tout à fait
44:46dans le sujet
44:46on voit un témoin
44:48qui dit que ça arrive
44:49souvent les bagarres
44:50à cet endroit-là
44:51dans Paris
44:51des bagarres
44:52là on ne parle pas
44:53d'une bagarre
44:54ça commence avec
44:55une altercation
44:55une dispute
44:56oui il y a eu
44:56un coup de poing
44:57et puis l'individu
44:59aurait sorti un couteau
45:00de son véhicule
45:01et à poignarder
45:04à la gorge
45:05tout de même
45:05c'est pour tuer
45:06quand on poignarde
45:06à la gorge
45:07c'est pour tuer
45:07voilà
45:08on est dans un escalade
45:10de la violence
45:11qui ne ressemble pas
45:11à ce qu'on a connu
45:12il y a encore 20-30 ans
45:13lorsqu'il y a des bagarres
45:14oui parce que ça peut arriver
45:15des conflits sur la route
45:17là il y a un acte très grave
45:19qui a été posé
45:20l'individu a été interpellé
45:21il est placé en garde à vue
45:22c'est un jeune homme
45:23de 29 ans
45:24qui est né en Égypte
45:25pour l'instant
45:25on ne sait pas plus
45:26concernant son casier judiciaire
45:27s'il en a un
45:28mais c'est important de voir
45:29que le problème
45:30c'est que cet homme
45:31avait un couteau
45:32c'est illégal
45:33en sa possession
45:34dans un véhicule
45:34et il s'en est servi
45:36en poignardant à la gorge
45:38un autre individu
45:39tout à fait
45:39c'est incroyable
45:40pour un différent routier
45:41en fait on parle d'ensauvagement
45:42il y a des débats
45:43sémantiques etc
45:44mais là il y a
45:45c'est en train
45:46par un effet de capillarité
45:47d'imprégner toute la France
45:49mais on n'avait pas
45:49ses habitudes en France
45:50ça n'existait pas
45:51ça n'existait pas
45:52on n'attaquait pas au couteau
45:53quand on avait un cycliste
45:54qui nous rentrait dedans
45:54c'est la première fois
45:55que j'entends une histoire
45:57sur la route
45:58entre un cycliste
45:59et un automobiliste
45:59ou quelqu'un sort un couteau
46:00et plante l'autre
46:02c'est dramatique
46:03mais il faut dire
46:04qu'il y a un climat
46:04qui est tellement anxiogène
46:05aujourd'hui
46:06notamment à Paris
46:07aux heures de pointe
46:08vous voyez
46:08les cyclistes
46:09les automobilistes
46:10les piétons
46:11c'est une ambiance électrique
46:13alors ça justifie
46:14le climat
46:15je le mets totalement de côté
46:16je suis d'accord avec vous
46:16mais il n'y a pas de bien
46:17de cause et effet
46:18un type qui prend un couteau
46:20dans sa voiture
46:21pour se dire
46:21au cas où
46:21si quelqu'un m'énerve
46:22c'est ça le sujet
46:24c'est le fait
46:25qui met un couteau
46:25et qui s'en sert
46:26mais en tout cas
46:26on comprend pourquoi
46:27on a compris
46:28ce qui est devenu
46:30la mobilité à Paris
46:30ça explique beaucoup de choses
46:31on arrive déjà
46:32au terme de cette émission
46:33le temps pour moi
46:33de vous dire
46:34qu'à partir de demain matin
46:35c'est le retour
46:35de Pascal Praud
46:36pour l'heure des pros
46:37le retour aussi
46:38de Christine Kelly
46:39dans Face à l'Info
46:39de Laurence Ferrari
46:40dans Punchline
46:41et puis le retour
46:42de Gauthier Le Bret
46:43100% frontière
46:44100% politique
46:45demain
46:46documentaire exceptionnel
46:46anti-flic
46:47woke pro-palestinien
46:48LFI fait sa rentrée
46:50ce sera à suivre
46:51demain soir
46:51à partir de 21h
46:52voici un extrait
46:53de ce documentaire
46:56Une autre institution
46:57cristallise une hostilité
46:58bien plus profonde
46:59la police
47:00au fil de nos rencontres
47:02plusieurs militants
47:03ne cachent pas
47:03leur défiance
47:04voire leur rejet
47:05à l'égard des forces
47:06de l'ordre
47:06Ce qu'on dénonce
47:07ce sont les violences policières
47:09ce sont les abus policiers
47:10ce sont les bavures
47:11c'est le racisme
47:14institutionnel
47:14systémique
47:15qu'il y a dans la police
47:16c'est toutes les dérives
47:18autoritaristes
47:18c'est ça qu'on dénonce
47:20j'en peux plus moi
47:21de cette police
47:22raciste
47:22violente
47:23brutale
47:23Il m'est arrivé
47:24de détester la police
47:25en manif
47:26puisque tu prends
47:27des violences policières
47:28t'as rien fait
47:29t'as jamais levé
47:31un seul bras
47:32t'as jamais jeté
47:33un truc
47:33t'as jamais rien fait
47:35je me suis pris
47:35plein de violences policières
47:37dans ma vie
47:38Violence
47:39brutalité
47:40les accusations
47:41sont lourdes
47:41mais un autre chiffre
47:43raconte une réalité
47:44rarement évoquée ici
47:45au premier trimestre
47:462026
47:47les violences
47:48visant les forces
47:49de l'ordre
47:49ont augmenté
47:50de 19%
47:51sur un an
47:53Grand reportage
47:54donc à suivre
47:54demain à 21h
47:56sur l'antenne
47:57de CNews
47:57Merci à tous les quatre
47:58de m'avoir accompagné
47:59ce soir
47:59Demain ce sera donc
48:00Pascal Praud
48:01dans quelques instants
48:02Johan Usaï
48:03pour l'heure inter
48:03puis 100% politique
48:05moi je vous retrouve
48:06demain matin
48:07dans la matinale
48:08de Romain Desarbres
48:09Merci à Lucas Vizutil
48:10qui m'a aidé
48:10à préparer cette émission
48:11Merci à toutes les équipes
48:11en régie
48:12L'info continue
48:13sur CNews
48:13A très vite
Commentaires