00:00D'abord, la plupart des millionnaires n'ont fait que naître.
00:03Ce n'est pas vrai.
00:05Pardon, mais moi, je suis millionnaire,
00:07alors pas dans des seuils qui me vaudraient la taxe Zuckman,
00:10et ce n'est pas de l'argent que j'ai hérité de mes parents.
00:13J'ai monté des boîtes, j'en ai planté, je me suis bagarré.
00:16Donc, ce parti pris de dire que l'argent est forcément un argent immérité,
00:21c'est philosophiquement la négation de tout le travail, de la réussite.
00:24Et qui viendrait de pratiques coupables aussi, ça fleure bon.
00:26Oui, il y a un petit côté, ça va faire sourire,
00:29mais c'est le petit côté de la culpabilité académique de l'argent vis-à-vis des protestants.
00:33Oui, je sais que c'est peut-être un peu bizarre de dire ça.
00:35Oui, pourquoi pas, c'est un grand écart, oui.
00:36Non, mais il y a quelque part dans l'inconscient, plutôt.
00:40Donc ça, c'est pour la philosophie.
00:42Et puis, oui, la famille, c'est important.
00:45Quand on a travaillé, on a envie de transmettre à ses enfants.
00:48Après, il y a l'aspect pratique, opérationnel.
00:50La première année, ça peut marcher,
00:52parce que les gens n'ont pas le temps de s'organiser.
00:54Mais vous pouvez être sûr que l'Italie, que la Suisse, que la Belgique,
00:58que l'Angleterre vont faire fortune.
01:00Les gens, ils vont partir.
01:01Alors, ils vont nous dire, oui, mais on va mettre une exit-taxe, machin, etc.
01:04Enfin, à un moment, ça devient l'Union soviétique, leur truc.
01:06Non, mais tout ça...
01:07Même si nous parlons quand même de sommes qui sont...
01:09Il est vrai, et des milliards qui s'accumulent, qui sont gigantesques.
01:11Bien sûr, bien sûr.
01:12Et encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure,
01:14s'il y avait un effort massif sur les dépenses publiques,
01:17si on disait aux Français, les gars, c'est 2 euros la france.
01:19Vous l'entendez, cet effort, aujourd'hui ?
01:20Pardon ?
01:21Vous l'entendez, cet effort, quelque part ?
01:22Quel effort, pardon ?
01:23Sur les dépenses publiques ?
01:25Ben non, je ne l'entends pas.
01:26Donc, chez personne, nous sommes d'accord.
01:28Non, c'est très difficile.
01:29Pourquoi ?
01:29C'est quand même un véritable problème, Geoffroy Audisier.
01:32Mais bien sûr, et y compris, d'ailleurs, je vais vous surprendre,
01:35mais y compris sur les aides aux entreprises.
01:37Le seul qui en a parlé, c'est toujours Edouard Philippe,
01:39en disant, je rase les aides aux entreprises,
01:40et en échange, je baisse les impôts de production.
01:42Tant qu'on ne rase pas gratis, c'est ça la question.
01:44Ça fait une somme, c'est un jeu de somme nulle.
01:46Mais il faut baisser les dépenses publiques,
01:48on ne peut pas continuer comme ça.
01:49Et oui, ce n'est pas normal qu'on ne paye pas les médicaments,
01:51ce n'est pas normal, etc.
Commentaires