00:00Pourquoi se doute, Bruno Rotailleau, pourquoi se doute sur le fait que, de la part de certains, que vous n
00:04'iriez pas jusqu'au bout ?
00:05Pourquoi cette idée tenace sur votre prochain ralliement ?
00:07Il y a tout un écosystème de personnalités autour de vous qui pense ou qui laisse à penser que vous
00:14seriez soluble dans le macronisme, dans le philippisme.
00:17Mais je ne le suis pas. J'ai été au gouvernement pendant un an.
00:21Vous vous êtes toujours défendu d'être macroniste, même si l'étiquette colle.
00:23Je suis allé au gouvernement pour empêcher que M. Mélenchon et ses amis prennent le pouvoir en France.
00:28C'est pour ça que j'y suis allé.
00:30Je n'ai cessé d'ailleurs de m'opposer au président de la République.
00:33J'étais un ministre de l'Intérieur de cohabitation.
00:36Je me suis opposé sur l'Algérie, sur les visas, sur l'immigration, sur la politique à tenir contre l
00:43'islamisme, notamment contre les...
00:44On reviendra sur vos résultats, d'ailleurs.
00:46J'ai fait des sorties tonitruantes en Conseil des ministres sur la Corse.
00:51Aucun ministre de l'Intérieur avant moi n'avait eu cette liberté de parole.
00:55Je ne suis pas soluble dans le macronisme.
00:57Et mes amis, certains de mes soi-disant amis, pensent courir au succès à la victoire en s'alignant vers
01:06tel ou tel qui, aujourd'hui, dans les sondages, est très très élevé.
01:10François Barroin me rappelait il y a quelques semaines que Jacques Chirac, c'était en janvier, en janvier 95, quelques
01:18mois avant l'élection présidentielle.
01:20Il y avait à l'époque 500 parlementaires UMP.
01:25Et il est réuni.
01:27Alors, ce n'était pas l'UMP, c'était à l'époque RPR et UDF.
01:32Et il les invite.
01:33Sur les 500, il y en avait 20 qui sont venus.
01:35Et quelques semaines après, il remportait l'élection.
01:38Donc tout ça ne veut rien dire.
01:39Moi, en tout cas, ce que je sais...
01:40Ils viendront quand la soupe est bonne, c'est ce que vous êtes en train de dire.
01:43La France va très très mal.