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  • il y a 1 semaine
Bruno Retailleau, candidat “Les Républicains” à l’élection présidentielle était l’invité de BFM Politique ce dimanche 6 septembre. Il a notamment été interrogé sur sa position face à la Russie.

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Transcription
00:00Et là encore, il y a une tendance du Rassemblement national qui, paradoxalement, affiche son patriotisme.
00:05Pardon, j'étais ministre de l'Intérieur et croyez-moi, croyez-moi, la Russie, c'est une menace pour la
00:11France.
00:11Il n'y avait pas de semaine sans qu'il y ait des cyberattaques.
00:14Il y a même eu un attentat qu'on a pu attribuer, une tentative d'attentat, qu'on a pu
00:19directement attribuer à la Russie.
00:21Donc, de l'un ou l'autre, soit on est patriote et on n'accepte rien, soit on aime bien
00:28Poutine.
00:28Mais à ce moment-là, c'est au mépris des intérêts de la France.
00:31Pour vous, Bruno Retailleau, le RN est vendu à Vladimir Poutine ? Non, mais je vous pose la question.
00:35Vous caricaturez. Oui, il est poutinophile. En tout cas, il y a une forme d'attirance.
00:40On l'a bien vu par le passé. Ils essaient de s'en démarquer aujourd'hui.
00:43Mais très franchement, je ne confierai pas les intérêts de la France à ce parti-là.
00:49Est-ce que vous êtes favorable à une... Certains le disent, vous, président.
00:53Est-ce que vous pensez qu'il faut réintégrer la Russie de Poutine dans le G7 ?
01:00Moi, je pense que tout le monde veut la fin de la guerre.
01:03Je pense que tant que Poutine n'aura pas compris que militairement, il ne peut pas gagner,
01:08il ne reviendra pas à la table des négociations.
01:10Donc, je pense que si on veut la paix, il faut montrer à Vladimir Poutine que la guerre coûtera beaucoup
01:17plus que la paix.
01:18Et c'est dans ce sens qu'il faut que les Occidentaux, l'Europe puissent soutenir l'Ukraine,
01:22d'autant que, je le dis à nos compatriotes, et je sais qu'un certain nombre d'électeurs de droite
01:26parfois sont troublés.
01:27Je dis Poutine, ce n'est pas la Russie. Poutine, c'est le KGB.
01:31Poutine, c'est le retour à un État KGB.
01:34Ça n'a rien à voir avec ce que l'on peut imaginer.
01:39Au départ, ce qu'il avait voulu laisser penser, le peuple slave, une culture slave,
01:43le retour à une forme de slavitude, l'orthodoxie sur le plan religieux.
01:48Non, c'est autre chose. C'est autre chose.
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