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  • il y a 1 semaine
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00:00Et nos envoyés spéciaux aux rencontres du MEDEF sont Léopold Odebert et Gaëtan Mélin.
00:00:05Les candidats sont attendus, très très attendus, Léopold.
00:00:11Eh oui, parce que, bonjour Alain et Olivier, la politique c'est sur BFM TV, on le répète,
00:00:16mais ça va être le cas comme ça Gaëtan, jusqu'à la fin de la campagne.
00:00:20Sur BFM TV on va tout suivre avec, c'est vrai, cet échange qui va être crucial dans quelques instants.
00:00:25Que va-t-il se passer à Roland-Garros ?
00:00:28C'est la question qu'on se pose, qui de ces candidats que l'on va voir pendant ce débat,
00:00:33Marine Le Pen, Raphaël Guzman, Bruno Retailleau, évidemment, qui sera également présent,
00:00:37Gabriel Attal, Marine Tondelier, Edouard Philippe ou encore Jean-Luc Mélenchon,
00:00:42qui va attaquer qui, qui va être en défense de qui ?
00:00:46Tout ce qui va se jouer dans quelques instants, évidemment, va être crucial pour la suite.
00:00:50Ça va être un moment, évidemment, à suivre avec nous, d'autant Gaëtan,
00:00:53que face à ces personnes, face à ces hommes politiques, ces femmes politiques chevronnées,
00:00:58que les personnes sur BFM TV qui nous regardent régulièrement connaissent,
00:01:02il y aura des chefs d'entreprise qui sont précisément ceux qu'on va voir dans quelques instants.
00:01:06Ce sont tout simplement des chefs d'entreprise qui sont très inquiets.
00:01:09Olivier et Alain, vous venez de le dire,
00:01:11Ce sont aujourd'hui 82% d'entre eux qui redoutent l'impact du prochain quinquennat.
00:01:18Ils ont besoin de visibilité, ils ont besoin de stabilité.
00:01:22Ce que leur a offert Emmanuel Macron entre 2017 et 2024,
00:01:27ils ne veulent pas être la variable d'ajustement pour réduire le déficit.
00:01:31Donc, ils vont interroger les candidats pour savoir
00:01:34si les uns ou les autres ont de bonnes intentions envers ces chefs d'entreprise,
00:01:40ou bien si, encore une fois, ce sont eux qui seront mis à contribution
00:01:44pour réduire la dette de la France.
00:01:47Voilà, parmi les déclarations fortes qu'on a pu voir,
00:01:49nous ici avec Gaëtan, dans les allées évidemment de ce cours
00:01:53Philippe Châtrier, Olivier et Alain.
00:01:55Il y a notamment évidemment Jean-Luc Mélenchon
00:01:56qui a déclaré qu'il allait dire dans quelques instants
00:02:00ces quatre vérités au patron.
00:02:02Ça donne aussi un peu le ton de ce qu'on va voir dans quelques instants.
00:02:05– Merci Léopold Odebert et Gaëtan Mélin.
00:02:10Alors, justement, ceux qui sont d'ores et déjà arrivés,
00:02:13ils sont tous là, mais qui étaient le plus sous la forêt des micros,
00:02:16la nuit des micros, c'est Jean-Luc Mélenchon
00:02:18et Marine Le Pen, Marine Le Pen, on l'écoute.
00:02:21– Les entrepreneurs qui ont pu lire le projet économique
00:02:27du Rassemblement National, au moins pour les dernières années,
00:02:30ne peuvent pas être inquiets des propositions que nous faisons,
00:02:33mais je ne suis pas dupe, je ne suis pas naïve
00:02:36et je sais qu'il existe parfois des caricatures
00:02:41qui sont faites de notre projet économique.
00:02:44– Elle veut se sortir des caricatures de son projet, Marine Le Pen.
00:02:47– Oui, mais Anthony Le Bosse, il va falloir quand même
00:02:49qu'elle clarifie notamment sa position sur les retraites.
00:02:52Elle est très attendue sur ce sujet.
00:02:54On imagine que les chefs d'entreprise ne vont pas effectivement esquiver
00:02:58ces questions sur la retraite, comment elle finance, 60, 62 ans ?
00:03:03– Oui, ils vont y aller franchement, clairement, parce qu'en plus,
00:03:05il faut savoir qu'effectivement, ces dernières semaines, ces derniers mois,
00:03:07il y a quand même eu du flou sur la ligne du Rassemblement National,
00:03:10sur la question des retraites.
00:03:11Ça a été tranché avec la candidature officielle de Marine Le Pen, effectivement,
00:03:16et Patrick Martin, le patron du MEDEF, avait d'ores et déjà alerté.
00:03:19Attention, si le RN ne revient pas sur la question des retraites,
00:03:23ce sera la catastrophe.
00:03:24C'est un peu d'ailleurs ce qu'il a dit à tout le monde,
00:03:26en s'adressant à tous les responsables politiques de tous bords,
00:03:29de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen,
00:03:30mais aussi directement à Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:03:33qui est en train déjà de préparer le budget 2027.
00:03:35Alors là, effectivement, gros enjeu pour les candidats à la présidentielle.
00:03:39On va reprendre une sorte de petite métaphore ténistique,
00:03:41parce qu'on est quand même à Roland-Garros.
00:03:43Il y en a certains qui vont jouer un peu fond de cours,
00:03:45qui ne vont pas trop prendre de risques.
00:03:46C'est Marine Le Pen, par exemple, qui dit aujourd'hui,
00:03:49attention, je temporise, je vais présenter mon projet économique dans quelques semaines.
00:03:52Je n'ai pas besoin de rassurer les patrons,
00:03:53parce qu'ils n'ont pas raison de s'inquiéter.
00:03:55Et puis, il y en a d'autres qui vont tenter aussi de prendre des risques
00:03:57et de monter au filet, en quelque sorte.
00:03:59C'est Édouard Philippe, par exemple, qui a martelé,
00:04:01qui voulait notamment revoir les règles de l'indemnisation chômage.
00:04:03C'est Gabriel Attal aussi qui veut en rajouter une couche.
00:04:06C'est Bruno Retailleau, qui est très bas dans les sondages dans le Bloc central,
00:04:09qui dit qu'il faut moins de taxes, moins de normes, moins d'impôts, moins de contraintes.
00:04:12Donc, effectivement, on va quand même assister ici à un jeu de rôle
00:04:16de la part des candidats à la présidentielle,
00:04:17qui vont tenter de montrer leur différence,
00:04:19mais aussi de convaincre des patrons,
00:04:21qui pour certains, même pour beaucoup,
00:04:22sont quand même assez inquiets de la situation.
00:04:23– Et il y en a un qui attend ce rendez-vous avec « gourmandise ».
00:04:27– C'est son mot.
00:04:28– C'est son mot.
00:04:30Il est là, il a hâte d'être face à eux.
00:04:32C'est Jean-Luc Mélenchon.
00:04:35Écoutez-le, le patron de la France Insoumise.
00:04:37– Qu'est-ce que vous allez leur dire ?
00:04:39– Leur cas de vérité.
00:04:41– C'est-à-dire ?
00:04:42– Vous ne les craignez pas ?
00:04:43– Non, alors, le crâne, déjà, c'est pas trop ma nature.
00:04:46Non, mais je pense qu'ils sont un peu dans un jeu de rôle.
00:04:50Et moi, bon, mais si je suis élu,
00:04:54ma présence s'impose à eux, ils l'ont dit,
00:04:55ils sont républicains.
00:04:56Et eux à moi, puisque nous sommes compatriotes.
00:04:59Donc moi, je ne dis pas ça comme un moment de tension,
00:05:01sauf s'ils veulent, mais j'y suis aussi entraîné qu'eux.
00:05:05– Oui, il est prêt à la castagne, quand même,
00:05:06Marie-Chanteret, Jean-Luc Mélenchon.
00:05:08– Oui, il le dit très clairement.
00:05:10– Il sait que les chefs d'entreprise
00:05:10qui vont poser des questions seront sans doute assez punchy.
00:05:13– Oui, il le dit, je vais leur dire leurs quatre vérités.
00:05:15Mais il sait que ça s'inscrit dans une séquence,
00:05:17les amphis, les universités d'été de la France Insoumise,
00:05:20où des propos ont été tenus par Jean-Luc Mélenchon,
00:05:23mais aussi certaines de ses troupes.
00:05:25Je pense à Manon Aubry sur les milliardaires nuisibles
00:05:29et sur la ligne qui est tout simplement
00:05:31la ligne économique de la France Insoumise,
00:05:33qui s'agit de taxer aujourd'hui les plus grandes entreprises,
00:05:37les plus grandes fortunes.
00:05:38Et de ce point de vue-là…
00:05:39– Et des gens qui gagnent plus de 4 000 euros.
00:05:41– Absolument, ça fait partie de sa jauge,
00:05:43de son programme économique.
00:05:45En tout cas pour lui, à 4 000 euros,
00:05:47vous êtes un gros salaire
00:05:48et cela mérite une taxation plus importante.
00:05:52Jean-Luc Mélenchon, en effet, qui dit les choses
00:05:54et qui, le connaissant un petit peu
00:05:57et à sa quatrième campagne présidentielle,
00:05:59ne va pas jouer les anguilles
00:06:01face à un public peut-être un peu différent
00:06:03de celui qu'il a l'habitude d'avoir en face de vie.
00:06:06– Là, il ne joue pas à domicile.
00:06:07– Il ne joue pas à domicile, ça c'est très clair.
00:06:09– Il y aura des chefs d'entreprise,
00:06:11donc des gens qui, a priori,
00:06:12ne sont pas prêts à voter Mélenchon.
00:06:14– Et il sera intéressant de voir,
00:06:15ce n'est pas forcément l'habitude
00:06:17de ce type, justement, de public,
00:06:19mais s'il est hué,
00:06:21si effectivement les applaudissements
00:06:23sont moins au rendez-vous
00:06:24que pour d'autres candidats,
00:06:25là aussi, à la clodimienne,
00:06:26ce sera intéressant d'observer tout ça.
00:06:27– À mon île, il y a aussi le sujet de la dette,
00:06:29puisque Jean-Luc Mélenchon a expliqué
00:06:31qu'on pouvait supprimer une partie de la dette
00:06:33et la mettre au feu,
00:06:34notamment la dette détenue par la Banque de France.
00:06:39Ça a fait beaucoup réagir,
00:06:42et là, j'imagine qu'il va devoir s'expliquer précisément.
00:06:44– Bien évidemment,
00:06:45puisque Jean-Luc Mélenchon a là aussi eu des mots
00:06:47qui étaient volontairement brutaux,
00:06:49c'est-à-dire, il a dit,
00:06:50on peut brûler la dette sans débarrasser,
00:06:53l'acheter aux orties.
00:06:54Depuis, il a essayé d'expliquer…
00:06:55– Et le chef d'entreprise banquier,
00:06:57Mathieu Pigasse, a soutenu cette thèse.
00:06:59– Exactement, c'est a priori
00:07:01l'un des seuls banquiers
00:07:02qui, aujourd'hui, soutient cette thèse.
00:07:04Jean-Luc Mélenchon sait bien
00:07:06qu'il ne va pas convaincre les patrons aujourd'hui.
00:07:09Tous disent que, de toute façon,
00:07:10s'il choisit de faire cela, s'il est élu,
00:07:12c'est une crise financière qui se présente,
00:07:15c'est une perte de crédibilité complète pour la France.
00:07:18Et d'ailleurs, il est intéressant de noter
00:07:19que de l'autre côté complet de l'échiquier politique,
00:07:23Marine Le Pen, elle,
00:07:24essaie au contraire de rassurer les patrons
00:07:26sur le sujet de la dette,
00:07:27notamment en ayant des propos
00:07:29qui sont beaucoup moins outranciers
00:07:31ou qui font moins peur, disons, au patronat.
00:07:35Donc, on va avoir aujourd'hui,
00:07:38effectivement, un panel extrêmement large
00:07:39et c'est très intéressant
00:07:40parce que c'est la première fois
00:07:42qu'on a quasiment l'affiche complète
00:07:45des principaux prétendants à l'Élysée.
00:07:47Alors, il en manque un, quand même,
00:07:49aujourd'hui important,
00:07:50notamment, c'est François Hollande
00:07:51qui a fait des propositions choc.
00:07:54– Il est embusqué, peut-être qu'il sera embusqué
00:07:55quelque part dans Roland-Garros.
00:07:56– Alors, tout de suite, parce qu'il dit
00:07:57qu'il attend jusqu'au mois de décembre.
00:07:59– Il est en haut de la tribune, peut-être.
00:08:00– Oui ou non, il ira,
00:08:01mais il a fait des propositions importantes
00:08:03sur la retraite.
00:08:04– Ces derniers jours, la retraite,
00:08:06il envisage notamment 63 ans.
00:08:08– Qui s'est déclaré aujourd'hui.
00:08:09– Xavier Bertrand, qui s'est déclaré aujourd'hui,
00:08:11à moitié, il a dit, je serai candidat,
00:08:14mais je vous dirai quand et comment le moment venu.
00:08:15– Il se prépare encore.
00:08:16– Oui, pardon, mais il y a Raphaël Glucksmann
00:08:18qui est candidat à la primaire socialiste,
00:08:19mais il n'y a pas les autres candidats
00:08:21à cette primaire.
00:08:21On pourrait imaginer Ségolène Royal, notamment,
00:08:24ou Olivier Faure n'est pas encore déclaré,
00:08:26mais Philippe Brun, Jérôme Gage.
00:08:28Voilà, comment on a sélectionné les sept
00:08:30qui sont aujourd'hui réunis sur le cours central ?
00:08:35– Ce qui pèse, c'est plus important.
00:08:36– Ça a été une discussion avec le MEDES,
00:08:37ce qui pèse en effet politiquement,
00:08:39ce qui sont testés aujourd'hui le plus régulièrement
00:08:42dans les enquêtes d'opinion et les sondages.
00:08:45Mais c'est vrai que…
00:08:46– Parce qu'il y a Marine Thondelier, par exemple,
00:08:47on ne peut pas dire que Marine Thondelier,
00:08:48– Oui, mais figure du parti écologique,
00:08:51je pense qu'en étant à sa tête,
00:08:53c'est vrai que c'est intéressant de voir le casting
00:08:54de cette année comparé à celui de l'année dernière.
00:08:57Pardonnez-moi, j'enfonce une porte ouverte,
00:08:58mais à la place de Marine Le Pen,
00:09:00c'était Jordan Bardella l'an dernier,
00:09:01on ne savait pas encore qui serait le candidat du RN,
00:09:04le 7 juillet à trancher les choses.
00:09:05– Il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon ?
00:09:06– Il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon,
00:09:07c'était Manuel Bompard qui le représentait,
00:09:10mais c'est vrai que cette affiche, en effet,
00:09:12donne le la d'une présidentielle,
00:09:15sa campagne qui n'en est qu'à son début.
00:09:16– Et puis il y a les sortants,
00:09:17c'est-à-dire ceux qui étaient aux manettes
00:09:19et qui aujourd'hui sont candidats
00:09:21et qui vont devoir montrer qu'ils peuvent faire mieux
00:09:24que ce qu'ils ont fait,
00:09:26surtout quand ils étaient à Matignon,
00:09:27exemple Édouard Philippe et Gabriel Attal.
00:09:30– Si on veut rendre la France plus prospère,
00:09:35plus puissante, plus libre, plus souveraine,
00:09:37on a besoin de créer des richesses.
00:09:40Créer des richesses, rendre l'économie française
00:09:43beaucoup plus prospère qu'elle n'est aujourd'hui,
00:09:45ça passe par trois choses prioritaires
00:09:46et c'est ce que je suis venu expliquer.
00:09:47La première, c'est des comptes en ordre.
00:09:50Les comptes en ordre, c'est pas une lubie obsessionnelle,
00:09:53c'est pas une obsession comptable,
00:09:55c'est une nécessité, ça veut dire
00:09:56qu'on doit rétablir l'ordre dans nos comptes
00:10:00en baissant nos dépenses, au premier rang desquelles
00:10:01les dépenses sociales qui sont celles
00:10:03qui augmentent le plus rapidement.
00:10:05– Cette élection présidentielle,
00:10:06c'est probablement la plus importante depuis très longtemps.
00:10:09Quand on voit ce qui se passe dans le monde
00:10:10avec le retour des empires,
00:10:11la guerre commerciale avec la Chine et les États-Unis,
00:10:14le retour de la guerre en Europe
00:10:15avec ce qui se passe en Ukraine,
00:10:16le défi de l'intelligence artificielle,
00:10:18le dérèglement climatique,
00:10:19ça mérite que la France puisse avoir
00:10:21une vraie campagne présidentielle.
00:10:23– Alors on va au MEDEF
00:10:24retrouver Léopold Odeber en direct pour BFMT
00:10:27parce que les candidats vont bientôt prendre la parole.
00:10:29Léopold.
00:10:29– Oui, absolument, match simple d'habitude ici à Roland-Garros.
00:10:36Match double, un match à 7 dans quelques instants.
00:10:38Quelque chose qui est inédit à ce niveau-là,
00:10:40Gaëtan, en début de campagne,
00:10:42dans quelques instants.
00:10:44Tension maximale ici à Roland-Garros.
00:10:46On l'a senti toute la journée avec ces 7 candidats
00:10:49que l'on va renommer Bruno Retailleau,
00:10:50Raphaël Glussman, Marine Le Pen,
00:10:52Édouard Philippe,
00:10:53Jean-Luc Mélenchon,
00:10:54Marine Tondelier,
00:10:55Gabriel Attal sur BFM TV.
00:10:57BFM TV, la chaîne de la politique,
00:10:59on le répète à nos téléspectateurs,
00:11:01mais là, ça va être le cas.
00:11:02Il va falloir rester avec nous,
00:11:03avec les meilleurs experts, évidemment,
00:11:05pour tout comprendre,
00:11:06tout voir de ce qui va se passer dans quelques instants.
00:11:09Il va y avoir beaucoup de mouvements.
00:11:10– Et il va y avoir surtout beaucoup de questions
00:11:12de la part de ces chefs d'entreprise,
00:11:14des questions auxquelles les candidats devront répondre
00:11:18en apportant justement un certain nombre de précisions
00:11:21puisque depuis le début de la semaine,
00:11:22on l'a vu, tous ces candidats apportent des précisions.
00:11:25– Et priorité au direct,
00:11:26on écoute tout de suite le débat en direct sur BFM TV.
00:11:28– Les entreprises françaises.
00:11:29Le premier problème, ce n'est pas la concurrence,
00:11:31même quand elle est déloyale,
00:11:33vous l'affrontez quotidiennement.
00:11:35Le problème, ce n'est pas non plus
00:11:37les changements technologiques,
00:11:39ils sont vertigineux,
00:11:40mais là encore, vous transmorvez
00:11:42vos entreprises en permanence.
00:11:44Le premier problème, c'est l'État.
00:11:46C'est l'État bureaucratique.
00:11:48C'est un État vorace
00:11:50qui dévore plus de 57% de la richesse des Français
00:11:55que chaque année les Français produisent
00:11:57et qui prend les entreprises pour des vaches à lait.
00:12:00C'est un État paperasse,
00:12:02un État paperasse qui, en fait,
00:12:05asphyxie les forces vives de la nation
00:12:07et vous-même, les chefs d'entreprise,
00:12:10sous des montagnes de contraintes,
00:12:13de normes, de réglementations,
00:12:15et qui finit par considérer, d'ailleurs,
00:12:18les chefs d'entreprise comme des suspects,
00:12:20comme des délinquants potentiels.
00:12:24Alors, vous voyez, je pense que ce ne sont pas
00:12:26les entreprises qui doivent être au service de l'État.
00:12:28C'est l'État qui doit être au service des entreprises.
00:12:31Il faudra, non pas des réformes,
00:12:34il faudra une rupture.
00:12:35Une rupture pour changer le système
00:12:37et il faudra aussi une autre ambiance.
00:12:39Parce qu'il y en a marre.
00:12:41Il y en a marre de ces discours délirants
00:12:43sur l'annulation d'une partie de la dette
00:12:46alors que la France est au bord de la faillite,
00:12:49que les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés.
00:12:51Il y en a marre de cette obsession fiscale
00:12:54qui, budget après budget,
00:12:57organise la taxation des entreprises
00:12:59et leur affaiblissement.
00:13:00Et puis, il y en a marre aussi
00:13:01de cette espèce de chasse
00:13:04à chaque budget qui est ouverte
00:13:05aux chefs d'entreprise.
00:13:07Certains même déclarant que
00:13:09il faut que le succès,
00:13:11il faut considérer que ceux qui réussissent
00:13:13sont dénusibles.
00:13:15Eh bien, nous ne réussirons pas
00:13:16dans une France qui va mal
00:13:17sans les entreprises.
00:13:19C'est ce que je suis venu vous dire
00:13:21aujourd'hui, très clairement.
00:13:22Et je n'ai jamais changé d'avis
00:13:24depuis des années et des années.
00:13:26Mes convictions ne changeront pas
00:13:28ni par le passé,
00:13:29ni après l'élection.
00:13:30Bruno Retailleau, je précise
00:13:31qu'il y a un compteur
00:13:32qui s'affiche juste sous nos yeux.
00:13:34Vous avez dépassé les deux minutes.
00:13:35C'est donc terminé.
00:13:36Raphaël Glucksmann, vous avez la parole.
00:13:38Bonjour à tous et je suis très heureux
00:13:42d'être parmi vous aujourd'hui
00:13:44et très heureux que vous ayez choisi
00:13:46comme thème le courage.
00:13:47Parce que le courage,
00:13:49c'est ce qui manque aux dirigeants français
00:13:51et européens depuis trop longtemps.
00:13:53Le courage d'affronter
00:13:55le réchauffement climatique.
00:13:56Le courage d'affronter
00:13:58la concurrence déloyale de la Chine.
00:14:00Le courage d'affronter
00:14:02les géants de la tech américaine
00:14:04qui transforment la France
00:14:05en colonie numérique.
00:14:07Le courage de refuser
00:14:08un destin de parc d'attraction
00:14:10pour notre pays.
00:14:12Moi, il y a une nouvelle
00:14:13qui m'a marqué.
00:14:14C'est la rencontre de deux infos.
00:14:17D'un côté, on célèbre l'ouverture
00:14:20d'un parc Dragon Ball Z
00:14:22financé par l'Arabie Saoudite
00:14:24en France.
00:14:25Et de l'autre,
00:14:26on enterre le projet de Gigafactory
00:14:28de fosse sur mer
00:14:29qui devait produire
00:14:3110 millions de panneaux photovoltaïques par an
00:14:33et créer des milliers d'emplois.
00:14:35Eh bien moi, je ne veux pas
00:14:36pour mon pays, la France,
00:14:38d'un destin de parc d'attraction
00:14:40pour tycoon américain,
00:14:42oligarque russe,
00:14:43dignitaire du Parti communiste chinois
00:14:45ou émir du Golfe.
00:14:47Et je suis venu vous proposer
00:14:48un nouveau contrat patriotique
00:14:50qui fixe le cadre
00:14:51pour les cinq ans qui viennent.
00:14:53Il sera organisé autour de trois axes
00:14:56qui travaillent au redressement du pays.
00:14:59Premier axe,
00:14:59la révolution écologique
00:15:01qui sera
00:15:02la grande révolution industrielle
00:15:05du XXIe siècle.
00:15:06Le deuxième axe,
00:15:07c'est bâtir à nouveau
00:15:08une société de travailleurs
00:15:10et non plus une société
00:15:11de rentiers et d'héritiers.
00:15:13Et le troisième axe,
00:15:14c'est embrasser la révolution technologique
00:15:16et redevenir un pays créateur.
00:15:19Alors certes,
00:15:20moi je ne vais pas venir vous voir
00:15:21et vous promettre
00:15:23un choc fiscal de 1 000 milliards
00:15:25et par ailleurs
00:15:26amener une broyeuse anorme
00:15:28à l'Arabia Milaï.
00:15:29Mais ce que je vous dis,
00:15:31je vais le faire.
00:15:32Je ne suis pas moi
00:15:33en politique
00:15:34ou candidat
00:15:36pour la quatrième fois
00:15:37à la présidentielle,
00:15:38mais il y a une chose
00:15:39qui est mon combat
00:15:40depuis le début.
00:15:41Assurer la souveraineté
00:15:43de notre pays.
00:15:44Je me suis battu
00:15:46dans les institutions européennes
00:15:48pour mettre fin
00:15:49à cette religion du libre-échange
00:15:50qui laisse notre appareil
00:15:52se faire rativoiser.
00:15:54Et ce que je vous dis,
00:15:56je le ferai.
00:15:57Et voilà.
00:15:58Chacun est attentif au temps ici.
00:16:00On le saura tout au long du débat.
00:16:03Je suis là pour rappeler
00:16:04les règles à chacun.
00:16:05Je le ferai avec chacun d'entre vous
00:16:06pendant les deux prochaines heures
00:16:08et plus encore.
00:16:09Edouard Philippe,
00:16:10vous avez la parole.
00:16:12Merci.
00:16:13Bonjour à tous.
00:16:13J'ai deux minutes.
00:16:14Je vais aller vite.
00:16:15La situation n'est pas bonne
00:16:17et les entreprises souffrent.
00:16:18Elles sont inquiètes.
00:16:19Les perspectives que je vois
00:16:21dans les entreprises
00:16:22au Havre, chez moi,
00:16:23celles que j'ai rencontrées
00:16:23à La Réunion
00:16:24il y a encore quelques jours,
00:16:25partout en France,
00:16:26je vois bien l'inquiétude,
00:16:27le refus d'investir
00:16:28ou plus exactement
00:16:29l'attente d'une amélioration
00:16:32de la situation,
00:16:32la difficulté de trouver
00:16:34les personnes compétentes
00:16:35lorsqu'on veut embaucher.
00:16:36Bref, je mesure parfaitement
00:16:38l'inquiétude qui est la vôtre.
00:16:39Et en même temps,
00:16:40je suis convaincu
00:16:41qu'on ne gagne pas une élection
00:16:42mais surtout qu'on ne sort pas
00:16:44un pays de lornière
00:16:46en se contentant
00:16:47de dire ce qui ne va pas
00:16:48et en disant que ça va être dur.
00:16:49Je suis sûr que nous pouvons
00:16:51collectivement
00:16:52créer la richesse
00:16:54nécessaire à ce pays
00:16:55pour avoir une économie prospère,
00:16:58pour faire en sorte
00:16:59que notre pays
00:17:00crée suffisamment de richesse
00:17:02pour lui permettre
00:17:03d'être souverain,
00:17:04d'être libre,
00:17:05de vivre comme il l'entend,
00:17:06de redistribuer la richesse
00:17:08le cas échéant.
00:17:09Il me paraît
00:17:10qu'il faut au moins
00:17:10trois conditions.
00:17:11La première,
00:17:12ce sont des comptes en ordre.
00:17:14Ces comptes en ordre,
00:17:15ils doivent être remis en ordre,
00:17:16non pas en augmentant les impôts
00:17:18mais en acceptant collectivement
00:17:19de travailler plus.
00:17:22La deuxième chose,
00:17:24c'est que nous devons laisser
00:17:25les entreprises créer de la richesse.
00:17:27Entre 2017 et 2020,
00:17:29nous avons mis en place
00:17:30une politique dite
00:17:31la politique de l'offre.
00:17:32C'est d'ailleurs une politique
00:17:32qui disait aux entreprises
00:17:34foncez,
00:17:35investissez en France.
00:17:37Cette politique de l'offre,
00:17:39elle a permis d'obtenir des résultats.
00:17:41On doit la continuer.
00:17:42J'ai proposé un double effacement,
00:17:43celui des 50 milliards
00:17:44d'impôts de production
00:17:45en contrepartie
00:17:46de la suppression
00:17:47de 50 milliards d'aides
00:17:48aux entreprises.
00:17:49Je propose aussi
00:17:50qu'on sécurise
00:17:51cette catégorie d'entreprises
00:17:52absolument essentielles
00:17:53qui sont les entreprises familiales
00:17:54en arrêtant de remettre en cause
00:17:56à intervalles réguliers
00:17:57le pacte d'Utreil.
00:17:58Je veux une politique
00:17:59qui, au fond,
00:18:01dise aux chefs d'entreprise
00:18:02et à l'ensemble des entreprises
00:18:03qui créent la richesse,
00:18:04allez-y.
00:18:04Enfin,
00:18:06troisième axe décisif,
00:18:07une grande politique
00:18:08d'infrastructure
00:18:09parce qu'une économie
00:18:11qui va bien,
00:18:11ce n'est pas simplement
00:18:12des comptes en ordre
00:18:12et des entreprises
00:18:13qui créent de la richesse,
00:18:14c'est une adaptation
00:18:15aux nécessités de l'époque,
00:18:17notamment en la transformation
00:18:18climatique,
00:18:19mais je suis certain
00:18:19que j'aurai l'occasion
00:18:20d'en dire plus.
00:18:20Merci.
00:18:21C'est exactement
00:18:21ce que j'allais vous dire.
00:18:22Vous aurez tous l'occasion
00:18:23de vous exprimer largement
00:18:24un peu plus tard.
00:18:24Marine Le Pen,
00:18:25c'est à vous.
00:18:28Mesdames et messieurs,
00:18:29bonjour.
00:18:30Je crois qu'il y a
00:18:30un consensus général
00:18:32sur la gravité
00:18:33de la situation,
00:18:33tous les indicateurs
00:18:35économiques
00:18:36ayant viré
00:18:37définitivement au rouge.
00:18:39On n'est pas là non plus,
00:18:39je crois,
00:18:41pour faire un débat
00:18:42sur comment reproduire
00:18:44les erreurs d'hier
00:18:46en les appelant
00:18:46par un autre nom.
00:18:48Moi,
00:18:49j'appelle à l'union
00:18:50de l'ensemble des acteurs,
00:18:52à l'union des salariés
00:18:54et des entrepreneurs
00:18:55pour opérer
00:18:56le redressement.
00:18:58J'oserais même,
00:19:00même en présence
00:19:00de M. Attal,
00:19:02la renaissance
00:19:03de la France.
00:19:05Il faut qu'on le fasse ensemble,
00:19:07mais il faut qu'on le fasse ensemble
00:19:09tout simplement
00:19:09parce que l'économie
00:19:11n'est pas hors sol.
00:19:12L'économie,
00:19:13elle s'inscrit
00:19:13dans une histoire,
00:19:15elle s'inscrit
00:19:15dans des institutions,
00:19:18elle s'inscrit
00:19:19dans la psychologie
00:19:20d'un peuple
00:19:21et ça,
00:19:21ça s'appelle
00:19:22l'identité économique
00:19:24de la France.
00:19:25Ça n'est pas un gros mot.
00:19:27Notre pays
00:19:27a une identité économique.
00:19:29Cette identité économique,
00:19:30elle s'appuie
00:19:31sur les entreprises,
00:19:33elle s'appuie
00:19:34sur la nation,
00:19:35elle s'appuie
00:19:35sur l'État.
00:19:36Elle s'appuie
00:19:37sur des entreprises
00:19:38qui ont beaucoup souffert
00:19:40dans les dix dernières années,
00:19:41qui ont besoin
00:19:41de constance.
00:19:42Ça veut dire que
00:19:44quand on s'engage
00:19:45à baisser les impôts
00:19:46de production,
00:19:46il faut respecter
00:19:47cette promesse.
00:19:48Ça veut dire
00:19:49qu'il faut que les impôts
00:19:49exceptionnels ne deviennent
00:19:50pas des impôts
00:19:52qui soient définitifs.
00:19:54Ça veut dire qu'il faut
00:19:54arrêter la folie normative.
00:19:55La nation,
00:19:57ce sont les hommes
00:19:58et les femmes
00:19:59qui créent la richesse
00:20:00et qui doivent pouvoir
00:20:02donner le meilleur
00:20:02d'eux-mêmes.
00:20:03Ça passe par l'éducation,
00:20:05ça passe par une réforme
00:20:06de la formation,
00:20:07ça passe par la juste
00:20:08valorisation du travail.
00:20:11Et là,
00:20:12l'État,
00:20:13lui,
00:20:13il a un rôle
00:20:14qui est quand même
00:20:14essentiel,
00:20:15qui est de créer
00:20:16les conditions
00:20:17d'un environnement
00:20:19économique maximal.
00:20:20c'est-à-dire
00:20:22mettre en place
00:20:23les conditions
00:20:23pour que vous autres
00:20:25entrepreneurs
00:20:25puissiez créer
00:20:27de la richesse.
00:20:28On aura l'occasion
00:20:29de discuter
00:20:30durant le débat
00:20:30de toutes les conditions
00:20:32qui sont nécessaires
00:20:33précisément
00:20:34pour que l'État
00:20:35remplisse ce rôle.
00:20:36Merci Marine Le Pen.
00:20:37Pour ceux qui nous rejoignent,
00:20:38vous êtes sur LCI,
00:20:39c'est le premier débat
00:20:40de la présidentielle,
00:20:41le débat du MEDEF
00:20:42et c'est maintenant
00:20:43Jean-Luc Mélenchon
00:20:43qui a deux minutes
00:20:44pour son introduction.
00:20:47Bon,
00:20:47je vais commencer
00:20:48par vous dire bonjour
00:20:49et puis ensuite
00:20:50vous dire que
00:20:51je crois que
00:20:52dans les cinq ans
00:20:53qui viennent
00:20:53nous avons intérêt
00:20:54à bien comprendre
00:20:55que l'économie monde
00:20:56va prendre de rudes chocs
00:20:58et que la France
00:20:58ne pourra pas vivre
00:20:59en dehors de ces chocs.
00:21:00Le premier,
00:21:01ça va être
00:21:02le changement climatique
00:21:03parce qu'il va perturber
00:21:04toutes les chaînes
00:21:05de production,
00:21:07il va perturber
00:21:08la finance
00:21:08de l'assurance
00:21:10et il va perturber
00:21:12d'une manière générale
00:21:13absolument
00:21:13tout le champ
00:21:14des activités humaines.
00:21:16Le second,
00:21:17c'est que
00:21:17nous sommes menacés
00:21:18d'une crise financière
00:21:19qu'elle vienne
00:21:20de la bulle numérique
00:21:21ou qu'elle vienne
00:21:22de la dette des Etats
00:21:23à commencer
00:21:23par les Etats-Unis
00:21:25d'Amérique.
00:21:26Ensuite,
00:21:27il y a la bascule
00:21:27du monde
00:21:28vers l'Asie chinoise
00:21:30qui est un défi
00:21:31qui conduit
00:21:32les Nord-Américains
00:21:33à penser
00:21:34qu'il n'y a pas
00:21:35de solution de marché
00:21:36à la compétition
00:21:37avec les Chinois
00:21:37autrement dit
00:21:38c'est la menace
00:21:39de guerre
00:21:39et nous les en savons
00:21:40capables.
00:21:42Et je déplore
00:21:42que nos débats
00:21:43se limitent
00:21:44à discuter
00:21:44tout le temps
00:21:45de savoir
00:21:45de combien on va
00:21:46baisser les cotisations
00:21:47sociales
00:21:47et de combien
00:21:48on va baisser les impôts
00:21:49parce que cette affaire-là
00:21:51qui est une politique
00:21:52qui a été appliquée
00:21:53depuis au moins 20 ans
00:21:54et peut-être davantage
00:21:55n'a pas marché.
00:21:56Et je n'hésiterai pas
00:21:58à vous dire
00:21:58que le total du déficit
00:22:00aujourd'hui
00:22:00c'est le total
00:22:01des cadeaux fiscaux
00:22:02qui ont été faits.
00:22:03Par conséquent,
00:22:04pour ma part,
00:22:05j'offre un nouveau cadre
00:22:06d'action.
00:22:07Ça commence
00:22:08d'abord par le retour
00:22:09de l'État.
00:22:10Je crois à l'État.
00:22:12le retour de l'État
00:22:13et avec lui
00:22:16la planification écologique
00:22:18pour gagner en visibilité,
00:22:21fonder l'économie circulaire
00:22:22et prendre les mesures
00:22:24qui s'imposent
00:22:24à tous
00:22:25pour faire face
00:22:26à la crise climatique
00:22:28qui arrive.
00:22:29Ensuite,
00:22:29il nous faut que l'argent
00:22:30circule
00:22:31et non pas soit retenu
00:22:32dans des bulles.
00:22:33C'est la raison
00:22:34pour laquelle
00:22:34il faut réorganiser
00:22:36un crédit facile,
00:22:38fluide.
00:22:38Ce crédit facile
00:22:39est fluide.
00:22:40Je compte le faire
00:22:41avec un pôle public.
00:22:42Je termine
00:22:42parce que je crois
00:22:43qu'il est debout.
00:22:43Et là,
00:22:44je saute dos
00:22:44de mes points.
00:22:45Deux minutes.
00:22:46Essayez.
00:22:47Je termine par un point.
00:22:48Je vous mets en alerte.
00:22:50Le budget,
00:22:51le corps nu
00:22:51plus l'inflation alimentaire.
00:22:53Si vous n'augmentez pas
00:22:54les salaires,
00:22:55la France va tomber
00:22:56en récession.
00:22:56C'est terminé.
00:22:57Ça, c'est votre responsabilité.
00:22:59Gabriel Attal.
00:23:01Je crois que ce qui est
00:23:02attendu de nous
00:23:04aujourd'hui,
00:23:04c'est de faire preuve
00:23:05de lucidité.
00:23:06Beaucoup de choses
00:23:07ont déjà été dites
00:23:08sur les dernières années.
00:23:09certaines un peu caricaturales,
00:23:11donnant le sentiment
00:23:11que tout aurait été mal fait.
00:23:13Moi, je crois
00:23:14qu'il y a eu des réussites
00:23:15ces dernières années.
00:23:17La baisse du chômage
00:23:18jusqu'en 2024.
00:23:20L'apprentissage
00:23:21jusqu'aux dernières décisions
00:23:22très néfastes
00:23:23qui ont été prises.
00:23:24Et le retour
00:23:25de l'attractivité
00:23:25pour les investissements
00:23:26étrangers.
00:23:27Mais la lucidité,
00:23:28c'est aussi de reconnaître
00:23:29qu'il y a eu
00:23:29des échecs
00:23:30et des erreurs économiques.
00:23:32J'en citerai trois.
00:23:34La première,
00:23:35c'est avec la dissolution,
00:23:36la fin de dix ans
00:23:37de politique de l'offre
00:23:38qui avait démarré
00:23:39sous François Hollande
00:23:40avec le CICE.
00:23:42La deuxième,
00:23:43c'est un secteur
00:23:44dont on parle trop peu
00:23:45dans le débat public
00:23:45et pourtant qui est central
00:23:47dans l'économie française.
00:23:48C'est le logement
00:23:49et le bâtiment
00:23:50qui a pâti
00:23:51de mauvaises décisions
00:23:52qui ont été prises
00:23:52ces dernières années.
00:23:54et la troisième,
00:23:56c'est l'échec
00:23:58finalement
00:23:58d'un engagement
00:24:00à libérer les énergies,
00:24:01enlever des bâtons
00:24:02dans les roues
00:24:02de ceux qui veulent faire
00:24:03pour en mettre
00:24:04dans les roues
00:24:05de ceux qui passent
00:24:05leur temps
00:24:06à empêcher de faire.
00:24:07Et malgré tout ça,
00:24:08je le dis,
00:24:08moi j'ai confiance
00:24:09pour l'avenir.
00:24:09On est là pour parler
00:24:10d'avenir.
00:24:11J'ai confiance
00:24:11parce que je crois
00:24:12que c'est possible
00:24:12que la France
00:24:13ait ses plus belles pages
00:24:14devant elle
00:24:15dans les années qui viennent.
00:24:16Ce qui m'empêche
00:24:17de dormir aujourd'hui,
00:24:18c'est trois choses.
00:24:19Un,
00:24:20le moral
00:24:20de nos entrepreneurs.
00:24:22Parce que quand
00:24:22nos entrepreneurs craquent,
00:24:23c'est le pays qui craque.
00:24:24Et M. Mélenchon,
00:24:25je vous ai écouté.
00:24:26A votre place,
00:24:27j'aurais présenté
00:24:28des excuses
00:24:28pour les propos
00:24:29de Manon Aubry
00:24:30qui a qualifié
00:24:30des entrepreneurs français
00:24:31de nuisibles
00:24:33et de parasites.
00:24:36La deuxième chose...
00:24:42Merci,
00:24:42mais n'arrête pas
00:24:43le compteur
00:24:44pendant les applaudissements,
00:24:45donc je vais accélérer.
00:24:46La deuxième chose,
00:24:47c'est qu'il m'empêche
00:24:48de dormir,
00:24:48c'est la Chine.
00:24:50On parle beaucoup
00:24:50des Etats-Unis aujourd'hui
00:24:52dans les médias
00:24:52et dans la presse.
00:24:53Il y a une politique chinoise
00:24:55assumée visant
00:24:57à couler notre industrie.
00:24:58On peut avoir
00:24:58tous les débats
00:24:59si on n'apporte pas
00:25:00les réponses nécessaires.
00:25:01On n'arrivera pas
00:25:02à résister.
00:25:03Et la troisième chose,
00:25:05la troisième chose,
00:25:06c'est le défi
00:25:06de l'intelligence artificielle
00:25:08et de l'innovation.
00:25:09Pendant les deux heures
00:25:10de ce débat,
00:25:11les géants du numérique
00:25:12américain
00:25:12auront investi
00:25:13100 millions de dollars
00:25:15de la recherche en IA.
00:25:16On doit être au rendez-vous.
00:25:17C'est à Marine Tondelier.
00:25:19Je vous en prie,
00:25:19vous avez deux minutes.
00:25:24Eh bien,
00:25:25merci beaucoup
00:25:25de votre invitation
00:25:26et de votre accueil.
00:25:27Et M. le Président du MEDEF,
00:25:29nous avons
00:25:29un point commun.
00:25:31J'ai lu votre discours d'hier
00:25:34et vous avez appelé
00:25:35de vos voeux
00:25:36un programme présidentiel
00:25:38de liberté.
00:25:39Eh bien,
00:25:40les écologistes aussi
00:25:41veulent la liberté.
00:25:42Je dirais même
00:25:43que l'écologie
00:25:44est la condition
00:25:46de la liberté.
00:25:46Je vais vous expliquer
00:25:47pourquoi.
00:25:48En prenant une image,
00:25:49celle du navigateur
00:25:50style skipper du Vendée Globe
00:25:51qui sait qu'il dépend
00:25:53de son écosystème,
00:25:54du courant,
00:25:55de la marée,
00:25:55de la houle,
00:25:56du vent,
00:25:56et qui peut décider
00:25:58s'il le souhaite
00:25:59parce qu'il y a un récif
00:25:59devant lui
00:26:00et que ça contrarie
00:26:01sa trajectoire
00:26:01de considérer
00:26:03que ce récif
00:26:03n'existe pas.
00:26:04Mais il y a de fortes chances,
00:26:06un,
00:26:06que le récif
00:26:07ne soit pas tenu
00:26:08de partager son opinion
00:26:09et, deux,
00:26:10que ça se termine
00:26:11plutôt mal.
00:26:12Et donc,
00:26:12la liberté,
00:26:13ce n'est pas le fait
00:26:13de n'avoir aucune contrainte,
00:26:15aucune dépendance.
00:26:15Elles existent,
00:26:16ces dépendances.
00:26:17C'est de considérer
00:26:18le monde réel
00:26:19tel qu'il est,
00:26:19de maîtriser
00:26:20son écosystème
00:26:21et de trouver
00:26:23les solutions
00:26:23pour naviguer
00:26:25dans cet écosystème.
00:26:25Eh bien,
00:26:26la planète,
00:26:27c'est pareil.
00:26:28Nous,
00:26:28comme citoyens,
00:26:29vous,
00:26:29comme entrepreneurs,
00:26:31l'activité économique
00:26:31dépend aussi
00:26:32de la température
00:26:33qu'il fait,
00:26:33dépend du cycle de l'eau,
00:26:35dépend de l'océan,
00:26:36des forêts,
00:26:37dépend de tout ça.
00:26:37Et donc,
00:26:38on peut appeler liberté
00:26:39le fait de franchir
00:26:41une à une
00:26:41ses limites planétaires
00:26:42en disant
00:26:43qu'on décide
00:26:44de ne pas voir
00:26:45et de ne pas savoir.
00:26:46Mais la vérité,
00:26:47c'est qu'en faisant ça,
00:26:49on ne sera pas
00:26:50indépendant de la nature.
00:26:51Ça ne se décrète pas.
00:26:52On se rendra
00:26:53juste beaucoup plus vulnérable
00:26:55à ces déstabilisations.
00:26:57Et c'est ce qu'il est arrivé
00:26:58cet été,
00:26:58à cause de vous,
00:27:00de vous,
00:27:00de vous,
00:27:01de personnes qui ont décidé
00:27:02d'être dans le déni climatique
00:27:03et qui nous ont amenés là.
00:27:04Et je vous le dis,
00:27:05ça coûte très cher.
00:27:06Une journée
00:27:07de canicule
00:27:08coûte à notre économie
00:27:10le même prix
00:27:10qu'une demi-journée de grève.
00:27:12C'est ça la réalité.
00:27:13Et donc,
00:27:14vous voulez être libre ?
00:27:15Moi aussi,
00:27:16je veux que nous soyons libres
00:27:17et pour ça,
00:27:18on va avoir besoin
00:27:18de décisions
00:27:19ici,
00:27:20ici
00:27:20et partout dans le pays
00:27:22de décisions courageuses
00:27:23et engageantes.
00:27:24Et je compte sur vous,
00:27:25cher monde de l'entreprise,
00:27:26parce que j'ai discuté
00:27:27avec beaucoup d'entre vous
00:27:28depuis mon arrivée ce matin
00:27:30et puis tout au long de l'année.
00:27:31Et je sais à quel point,
00:27:32premièrement,
00:27:33vous êtes des chefs d'entreprise,
00:27:34mais vous êtes aussi des parents,
00:27:35aussi des grands-parents.
00:27:36Vous tenez tous à des enfants
00:27:37et vous avez envie
00:27:38qu'ils aient une planète
00:27:38acceptable.
00:27:39Mais aussi,
00:27:40aussi parce que
00:27:41beaucoup de chefs d'entreprise,
00:27:42je le sais,
00:27:42ont bien mieux compris
00:27:43les enjeux environnementaux.
00:27:44C'est ceux qui nous gouvernent.
00:27:46Les bases
00:27:47de ce premier débat
00:27:48d'élection présidentielle,
00:27:49débat du MEDEF,
00:27:50sont posées,
00:27:50ça se passe en exclusivité.
00:27:51C'était la prise de parole
00:27:53de chacun des candidats
00:27:54pour donner un peu le ton,
00:27:56la manière dont il s'exprimera
00:27:57devant les entrepreneurs.
00:28:00On a regardé
00:28:01et on a senti quand même
00:28:02qu'il y avait peut-être,
00:28:03allez,
00:28:03une petite séquence favorable
00:28:05à Gabriel Attal,
00:28:06dans ce que l'on a entendu.
00:28:08Absolument.
00:28:08Deux minutes chacun,
00:28:09vous avez raison,
00:28:10je pense de le souligner.
00:28:12Et la prise de parole
00:28:13de Jean-Luc Mélenchon
00:28:14est celle, en effet,
00:28:15de Gabriel Attal
00:28:16qui,
00:28:16au nom de certains,
00:28:17s'est excusé des propos
00:28:18de certains à la France Insoumise
00:28:20comparant les milliardaires
00:28:21à des nuisibles.
00:28:22Et cette sortie
00:28:23de Gabriel Attal,
00:28:24un des candidats
00:28:25du Bloc central,
00:28:26a fait que le cours
00:28:27Philippe Châtrier
00:28:28a commencé à applaudir
00:28:29longuement
00:28:30le candidat
00:28:31et ancien Premier ministre,
00:28:33Jean-Luc Mélenchon
00:28:34qui, lui,
00:28:35n'a pas hésité
00:28:35à finalement,
00:28:37sans parler de menace,
00:28:38évidemment,
00:28:39mais s'adresser directement
00:28:40à ses patrons
00:28:40dans cette introduction
00:28:41en disant
00:28:42si vous n'augmentez pas
00:28:43les salaires,
00:28:43la France va tomber
00:28:45en récession.
00:28:46Il avait dit aux patrons
00:28:47qu'il leur dirait
00:28:48leurs quatre vérités.
00:28:48Ce n'est que le début,
00:28:49mais il a aussi donné le ton
00:28:51le candidat de la France Insoumise.
00:28:52Amandine,
00:28:52chacun était dans son rôle,
00:28:53on va dire.
00:28:54Bien entendu,
00:28:55les propositions
00:28:55de Bruno Rotaillot
00:28:56seront sans doute plus proches
00:28:58de ce que souhaiteraient
00:29:00les chefs d'entreprise.
00:29:01On peut aussi ajouter
00:29:03Édouard Philippe,
00:29:04Gabriel Attal.
00:29:05Mais, par exemple,
00:29:06Marine Le Pen
00:29:07a dit qu'elle n'était pas
00:29:09contre les entreprises,
00:29:11qu'il fallait que l'État,
00:29:11justement,
00:29:12mette en place
00:29:13un terrain favorable
00:29:14à la création de richesses
00:29:15et a d'ailleurs annoncé
00:29:16qu'elle allait sans doute
00:29:17faire des propositions
00:29:18dans la foulée ici.
00:29:19Oui,
00:29:19mais le problème,
00:29:20c'est qu'elle est restée floue,
00:29:20même pendant ces deux minutes.
00:29:22C'est-à-dire qu'elle aura quand même
00:29:24fait un peu la leçon aussi
00:29:25sur le côté
00:29:26les entrepreneurs,
00:29:27vous appartenez à un tout
00:29:28avec les salariés
00:29:29au sein d'une société unie.
00:29:32Et en fait,
00:29:32le patron du MEDEF
00:29:33a déjà reproché
00:29:34ces derniers jours
00:29:34à Marine Le Pen
00:29:35de ne pas dévoiler
00:29:36suffisamment de propositions.
00:29:38La principale
00:29:39qui cause problème pour eux,
00:29:40c'est la volonté
00:29:41de Marine Le Pen
00:29:42de revenir sur la retraite
00:29:44pour la mettre à 62 ans
00:29:45et 60 ans
00:29:46pour les carrières longues.
00:29:48Ça, évidemment,
00:29:49c'est un point de blocage
00:29:51énorme.
00:29:51Marine Le Pen a insisté
00:29:52sur le fait
00:29:53qu'elle voulait lever les normes,
00:29:55mais les patrons
00:29:55en attendent beaucoup plus.
00:29:57Ils n'approuvent pas non plus
00:29:58la vision, par exemple,
00:29:59de l'Union européenne
00:30:00de Marine Le Pen.
00:30:00Ils n'approuvent pas
00:30:01que le Rassemblement national
00:30:02ait voté beaucoup de taxes
00:30:03lors du budget
00:30:04à l'Assemblée nationale,
00:30:05sur les multinationales,
00:30:06sur les superdividendes,
00:30:07que sais-je.
00:30:08Donc,
00:30:08elle a un gros travail aujourd'hui
00:30:09pour arriver tout simplement
00:30:11à les rassurer.
00:30:12Ils ont vu les sondages,
00:30:14ils savent qu'elle a
00:30:14de grandes chances
00:30:15d'être au second tour,
00:30:17c'est certain,
00:30:17et peut-être de l'emporter.
00:30:19Donc,
00:30:19c'est l'une des prises de parole
00:30:20vraiment les plus importantes
00:30:21pour eux aujourd'hui.
00:30:22Marine Le Pen qui a dit
00:30:23finalement que tout le monde
00:30:24était d'accord pour dire
00:30:25que la situation économique
00:30:26était en ce moment très mauvaise,
00:30:27les indicateurs étaient au rouge.
00:30:29Donc là,
00:30:29vissement,
00:30:30il y a un consensus
00:30:30sur ce point-là.
00:30:32Oui,
00:30:32avec ceux qui essaient quand même
00:30:33d'avoir un peu d'optimisme,
00:30:36par exemple,
00:30:36Gabriel Attal ou Edouard Philippe
00:30:37qui disent qu'ils ont
00:30:39là où d'autres ont un ton plus accusateur,
00:30:41par exemple,
00:30:41Marine Tondelier
00:30:42ou Jean-Luc Mélenchon.
00:30:43Bonne sortie d'ailleurs
00:30:44de Jean-Luc Mélenchon
00:30:45qui a peut-être eu la phrase
00:30:46qu'on va retenir
00:30:47en disant
00:30:48« Si vous n'augmentez pas les salaires,
00:30:49il y aura une récession,
00:30:50ce sera votre responsabilité ».
00:30:52Il a un peu ouvert le match
00:30:53avec un premier coup de poing symbolique.
00:30:55Bien sûr,
00:30:56en mesurant les enjeux,
00:30:58notamment sur l'Asie.
00:31:00Il a parlé de basculement.
00:31:03Oui,
00:31:03de rue de choc à venir.
00:31:05C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon
00:31:06qui parle de planification écologique,
00:31:08qui parle aussi
00:31:09de plus d'interventionnisme de l'État.
00:31:11Au fond,
00:31:12avec ces introductions-là,
00:31:13on voit clairement
00:31:14cette...
00:31:15Je vous interromps, Anthony,
00:31:16parce qu'on va revenir
00:31:16sur le direct
00:31:17avec une question posée
00:31:19à Jean-Luc Mélenchon
00:31:20sur la dette.
00:31:21Voilà,
00:31:21et sur les emprunts,
00:31:22à partir de quand
00:31:23est-ce qu'on n'en prendra plus
00:31:24pour le fonctionnement de l'État ?
00:31:25Donc,
00:31:25c'est la dette qui est au cœur
00:31:26maintenant des réponses
00:31:27des candidats.
00:31:28On va les écouter.
00:31:29Et c'est vrai que le premier
00:31:30qui avait été un peu provocateur,
00:31:31c'est Jean-Luc Mélenchon
00:31:33en disant qu'on pouvait,
00:31:33c'était son expression,
00:31:35foutre partiellement
00:31:36la dette au feu.
00:31:37Ce qui avait même provoqué
00:31:38d'ailleurs sur les réseaux
00:31:39des débats entre économistes,
00:31:40certains disant
00:31:41oui, c'est possible,
00:31:42d'autres non.
00:31:44Et on voit bien
00:31:45que le fonctionnement de l'État
00:31:46entre la dette
00:31:47et le déficit,
00:31:48ça va être ensuite
00:31:49au cœur de cette campagne électorale,
00:31:50chacun apportant ses solutions.
00:31:52Alors, on va écouter
00:31:52la réponse de Jean-Luc Mélenchon.
00:31:53La réponse de Jean-Luc Mélenchon.
00:31:54C'est la manière
00:31:55avec laquelle vous l'avez posée.
00:31:57Je vais vous dire
00:31:58la chose suivante.
00:31:58Le premier point,
00:31:59c'est qu'il faut cesser
00:32:01de décrier notre État
00:32:03et la construction sociopolitique
00:32:06de notre pays.
00:32:07La dépense française
00:32:09est dans la moyenne européenne
00:32:11pour l'État.
00:32:12Le salaire des fonctionnaires
00:32:14a reculé de 6 points
00:32:16dans le PIB.
00:32:18La dépense de l'État
00:32:20de 7 points en 20 ans.
00:32:21Donc, il faut cesser de dire
00:32:23que l'État jetterait l'argent
00:32:25par les fenêtres.
00:32:26Deuxièmement,
00:32:27la quasi-totalité
00:32:29de la dépense de l'État
00:32:30est redistribuée
00:32:31sous une forme
00:32:32ou sous une autre.
00:32:33Investissement,
00:32:34fonctionnement,
00:32:35ceci, cela.
00:32:36Ce n'est donc pas
00:32:37de l'argent
00:32:37qui disparaît dans le sable.
00:32:39La question qui nous est posée,
00:32:40c'est celle de son usage.
00:32:42Vous me demandez
00:32:43comment rétablir les comptes.
00:32:44Je pourrais vous faire
00:32:45une réponse très provocante
00:32:46et instantanée.
00:32:47Si nous supprimons
00:32:49toutes les aides
00:32:49aux entreprises,
00:32:51le déficit de l'État
00:32:52disparaît.
00:32:52Pourquoi ?
00:32:53M. Fabien Gué
00:32:54a parlé de 210 milliards d'aides.
00:32:57Le président de cette commission,
00:32:59qui est Les Républicains,
00:33:00donc pas un gauchiste échevelé,
00:33:02lui parle de 120 milliards.
00:33:03Le déficit de l'État
00:33:04est de 150 milliards.
00:33:06Si je décide instantanément
00:33:08de céder,
00:33:09de cesser les aides
00:33:11aux entreprises,
00:33:11il n'y a plus
00:33:12de déficit de l'État.
00:33:13Donc, ce n'est pas là
00:33:14qu'est la question.
00:33:15Nous devons retrouver
00:33:16des marges de manœuvre.
00:33:18Nous en sommes conscients,
00:33:19vous et moi.
00:33:20Où allons-nous les retrouver ?
00:33:22Premièrement,
00:33:22nous devons retrouver
00:33:23du crédit fluide.
00:33:25Aujourd'hui,
00:33:26le comportement bancaire
00:33:27n'est pas acceptable.
00:33:29Il n'aide pas l'économie.
00:33:30Il la surveille.
00:33:31Ce n'est pas la même chose.
00:33:33Deuxième élément,
00:33:36la manière avec laquelle
00:33:37intervient l'État
00:33:38en tant qu'investisseur
00:33:40et vous-même.
00:33:41Donc, ce que je peux faire
00:33:43dans cette situation,
00:33:45après avoir relâché
00:33:47la pression qui existe
00:33:48sur ce plan,
00:33:49sur les aides,
00:33:51plus d'aides
00:33:51sans contrepartie,
00:33:53ça, c'est clair,
00:33:54tout le monde comprend.
00:33:55Ça sera comme ça
00:33:56avec moi.
00:33:58Deuxièmement,
00:33:59la question de la dette,
00:34:00parce que je n'ai pas
00:34:00le temps de développer
00:34:01en 4 minutes.
00:34:03La question de la suppression
00:34:04de la dette
00:34:05est posée depuis 10 ans.
00:34:06Il y a un débat
00:34:07parmi les économistes.
00:34:09Donc, évitons les caricatures.
00:34:10Sinon, on ne se comprend pas
00:34:11et on ne sait plus
00:34:12de quoi on parle.
00:34:13Je parle de la dette
00:34:14de la France
00:34:15auprès de la Banque Centrale
00:34:16européenne.
00:34:17Voilà de quoi je parle.
00:34:18Et cette dette,
00:34:19c'est une dette à nous-mêmes
00:34:21car nous sommes membres
00:34:21de l'euro.
00:34:22Si bien que si la proposition
00:34:24est sur la table,
00:34:25évidemment pas nous,
00:34:26les Français,
00:34:27tout seuls à décider
00:34:28que la dette n'existe plus.
00:34:29Mais si nous avons
00:34:30une proposition européenne
00:34:32et si nous nous motivons
00:34:33au moment où les taux d'intérêt
00:34:34sont les plus élevés,
00:34:35plus de 4 points,
00:34:37nous ferons baisser
00:34:38ces taux d'intérêt
00:34:39parce que le ratio
00:34:40entre la dette
00:34:41de tous les États
00:34:42de l'Europe
00:34:42et leur PIB
00:34:45se sera amélioré.
00:34:47Voilà le sens
00:34:48de cette proposition.
00:34:49Les Américains font ça.
00:34:51ils viennent de se racheter
00:34:53leurs propres dettes.
00:34:54Et nous,
00:34:54on serait les seuls
00:34:55de l'univers
00:34:56à renoncer
00:34:57à cette possibilité.
00:34:58Alors pourquoi
00:34:59a-t-on fait une monnaie unique ?
00:35:00Pourquoi avons-nous
00:35:01une Banque Centrale
00:35:02européenne commune ?
00:35:03Nous le pouvons.
00:35:04Et je vous prends le pari,
00:35:05si je suis élu,
00:35:06je trouverai des alliés
00:35:07en Europe,
00:35:08notamment dans les pays latins
00:35:10et sans doute aussi
00:35:10les Allemands
00:35:11car cette année,
00:35:12ils vont passer
00:35:13des 3% de déficit.
00:35:14Donc il y a un débat.
00:35:16Ne le caricaturons pas.
00:35:18Je ne suis pas en train
00:35:19de mettre en cause
00:35:19les créanciers privés,
00:35:21en tout cas à cette étape.
00:35:22Alors Jean-Luc Mélenchon,
00:35:23ayons-le, ce débat.
00:35:24Edouard Philippe,
00:35:25je vous ai vu,
00:35:27n'hésitez pas tous
00:35:28à rapprocher votre micro.
00:35:29Je vous fais le petit point
00:35:31technique,
00:35:31vous rapprochez bien
00:35:32vos micros
00:35:33pour qu'on vous entende bien.
00:35:34Voilà, ça s'est dit,
00:35:35ça s'est fait.
00:35:35Edouard Philippe,
00:35:36je vous voyais réagir
00:35:36et je me tourne vers vous
00:35:37parce que vous savez très bien
00:35:38que les derniers quinquennats
00:35:39du macronisme
00:35:40ont été souvent jugés,
00:35:41sont toujours jugés
00:35:42très responsables
00:35:43de la dégradation
00:35:43de la situation.
00:35:44Alors vous,
00:35:45que répondez-vous
00:35:46à Jules Mélenchon
00:35:47qui est juste ici ?
00:35:48Et surtout,
00:35:48qu'avez-vous à proposer ?
00:35:49Est-ce qu'il y a toujours
00:35:50question d'un référendum,
00:35:52d'une règle d'or ?
00:35:53D'abord,
00:35:54d'abord un,
00:35:55que la question de la dette,
00:35:56c'est pas une question,
00:35:58c'est une question
00:36:00extrêmement sérieuse.
00:36:02Et je dois dire
00:36:03que ce que je viens d'entendre
00:36:05de la part de M. Mélenchon
00:36:07pourrait m'amuser
00:36:08si ce n'était pas
00:36:09aussi dangereux.
00:36:10Je pense que ce que vous venez
00:36:11de dire, M. Mélenchon,
00:36:12c'est extrêmement dangereux.
00:36:13Je pense,
00:36:14non, non,
00:36:15je pense,
00:36:16je pense très sincèrement
00:36:17que expliquer à nos partenaires
00:36:19que nous n'allons pas
00:36:22respecter des règles
00:36:23dont nous sommes convenus
00:36:24en commun,
00:36:25que les Grecs
00:36:26ont respecté.
00:36:27D'ailleurs,
00:36:27j'observe que ceux
00:36:28qui ont mis en place
00:36:28les mesures très dures
00:36:29en Grèce,
00:36:30c'était des partis
00:36:31très à gauche
00:36:31qui n'ont pas eu le choix.
00:36:33Ce que vous êtes en train
00:36:34de dire, M. Mélenchon,
00:36:35au fond,
00:36:36revient à ça.
00:36:36Vous expliquez
00:36:37qu'on va brûler la dette
00:36:38et vous allez faire en sorte
00:36:39que la France
00:36:40finisse interdit bancaire.
00:36:42Je ne veux pas de ça.
00:36:43Je ne veux pas de ça.
00:36:44La France,
00:36:45elle a une parole,
00:36:46elle la tient
00:36:47et elle remet en ordre
00:36:49ses comptes
00:36:49comme tous les autres pays
00:36:51l'ont fait,
00:36:52y compris lorsqu'ils étaient
00:36:53gouvernés à gauche
00:36:54avec du sérieux,
00:36:55ce n'est pas un gros mot
00:36:56et en tenant
00:36:57les engagements
00:36:58qu'on a pris.
00:36:58Donc, je pense que la dette
00:36:59c'est un sujet sérieux.
00:37:00La deuxième chose
00:37:01que je crois,
00:37:02c'est que le risque
00:37:02est élevé.
00:37:03Et je sais bien
00:37:04que quand en France
00:37:05on dit,
00:37:05on dit,
00:37:06attention,
00:37:07on est dans une passe
00:37:08qui est dangereuse,
00:37:10nos concitoyens
00:37:11même dans le débat public
00:37:11disent toujours,
00:37:12attendez,
00:37:13la France,
00:37:13ce n'est pas la Grèce.
00:37:15Je me permets
00:37:16de vous faire observer,
00:37:16M. Mélenchon,
00:37:17que les Grecs,
00:37:18avant la crise financière,
00:37:19ils disaient,
00:37:19la Grèce,
00:37:20ce n'est pas l'Argentine.
00:37:21Et à la fin,
00:37:22la crise est arrivée.
00:37:25L'effet de la dette
00:37:26sur notre économie,
00:37:28c'est un,
00:37:29un risque de choc
00:37:30extrêmement brutal
00:37:31qui serait terrible
00:37:33pour les plus fragiles
00:37:34et deux,
00:37:35peut-être pire encore,
00:37:36un lent étranglement
00:37:38que nous sommes en train
00:37:39de vivre
00:37:40et qui nous interdit
00:37:42d'investir,
00:37:43de bouger,
00:37:44de conquérir l'avenir.
00:37:46Nous devons revenir
00:37:47à un esprit de conquête
00:37:48et pour revenir
00:37:49à cet esprit de conquête,
00:37:50il faut régler
00:37:50cette question
00:37:51du déficit
00:37:52et de la dette.
00:37:53Et je le dis
00:37:54comme je le pense.
00:37:56Donc comment ?
00:37:56Troisième chose.
00:37:57Le référendum
00:37:57sur la règle d'or,
00:37:58par exemple ?
00:37:58Troisième chose.
00:37:59L'endroit
00:38:01où nous dépensons
00:38:02beaucoup plus,
00:38:03non pas que les Chinois,
00:38:05non pas que des pays
00:38:06qui sont difficilement comparables
00:38:08par leur histoire,
00:38:08par leur identité,
00:38:09comme disait
00:38:10Mme Le Pen tout à l'heure,
00:38:11par rapport
00:38:12à nos voisins,
00:38:13l'endroit
00:38:14où nous consacrons
00:38:15beaucoup plus de richesse
00:38:16que nos voisins,
00:38:16c'est la dépense sociale.
00:38:18Nous avons une dépense sociale
00:38:20bien plus élevée,
00:38:22bien plus élevée,
00:38:23bien plus élevée.
00:38:25Vous n'entendez pas
00:38:26au micro,
00:38:26mais mon voisin de gauche
00:38:29m'interrompt.
00:38:33Il est doublement
00:38:35mon voisin de gauche
00:38:36du reste.
00:38:39Allez-y.
00:38:41C'est donc
00:38:42dans la maîtrise
00:38:43de la dépense sociale
00:38:44que nous devons faire
00:38:45des progrès
00:38:45et notamment
00:38:46sur la question des retours.
00:38:47Le débat est lancé
00:38:49sur la dette,
00:38:50l'annulation de la dette,
00:38:51est-ce possible ou pas ?
00:38:52Et Jean-Luc Mélenchon
00:38:53a été interpellé
00:38:55par les patrons.
00:38:56Édouard Philippe aussi
00:38:57apporte sa pierre à l'édifice
00:38:58en disant
00:38:58« Soyez raisonnable,
00:38:59c'est extrêmement dangereux. »
00:39:01Léopold Odebert,
00:39:02vous êtes au MEDEF
00:39:03pour BFM TV.
00:39:05Là, ça y est,
00:39:06c'est parti.
00:39:07On est sur la France.
00:39:08C'est le danger pour la France
00:39:09que de mettre la dette au feu.
00:39:14On est dans le dur,
00:39:15Gaëtan,
00:39:15ça y est,
00:39:15on peut le dire comme ça.
00:39:16On est rentrés
00:39:17là au vif
00:39:18de ce débat
00:39:19alors que pour tout
00:39:19vous raconter,
00:39:20Alain et Olivier,
00:39:21nous qui sommes à Roland-Garros
00:39:22pour vous raconter aussi
00:39:23les coulisses sur BFM TV,
00:39:24on entend les applaudissements
00:39:26notamment
00:39:27pour Édouard Philippe
00:39:28et pour Gabriel Attal.
00:39:29Pourquoi est-ce qu'il parle
00:39:29là comme ça
00:39:30de la Grèce
00:39:33avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:39:34Il l'attaque assez frontalement.
00:39:35Ce que vous dites
00:39:35est dangereux,
00:39:36dit Édouard Philippe.
00:39:37Oui, tout à fait
00:39:37parce que depuis le début
00:39:38de la semaine,
00:39:39effectivement,
00:39:40Jean-Luc Mélenchon
00:39:41laisse entendre
00:39:42que la France
00:39:43pourrait demander
00:39:44aux institutions européennes
00:39:45de tout simplement
00:39:47congeler ou mettre au feu
00:39:48la dette française,
00:39:50la dette que la BCE
00:39:51détient sur la France.
00:39:54Il fait référence
00:39:55à la Grèce.
00:39:56Pourquoi ?
00:39:56Eh bien tout simplement
00:39:57parce que la Grèce
00:39:59a eu des difficultés financières,
00:40:01on s'en souvient tous,
00:40:03et a été contrainte
00:40:04par le FMI
00:40:06mais également
00:40:07par les institutions européennes
00:40:08à faire
00:40:09de très, très
00:40:11grosses réformes.
00:40:13Ça a été vraiment
00:40:14un choc
00:40:14pour les Grecs.
00:40:16Il a fallu restructurer
00:40:17la dette.
00:40:17On ne l'a pas annulée,
00:40:18on l'a restructurée
00:40:20mais moyennant
00:40:21des efforts
00:40:22pour les Grecs
00:40:23vraiment très, très importants
00:40:24pour les fonctionnaires,
00:40:25pour les retraités,
00:40:27pour les salaires.
00:40:28Et ce que dit
00:40:29aujourd'hui
00:40:29Édouard Philippe,
00:40:30c'est ce qu'on n'a pas
00:40:31offert à la Grèce
00:40:32il y a quelques années,
00:40:33pourquoi les Européens
00:40:35l'offriraient
00:40:36à la France aujourd'hui ?
00:40:36Voilà, risque de choc
00:40:37extrêmement brutal
00:40:38de la part de son voisin
00:40:40de gauche,
00:40:40doublement de gauche
00:40:41dit avec le sourire également
00:40:43Édouard Philippe.
00:40:44On serait au tennis
00:40:45puisqu'on est à Roland-Garros,
00:40:46Lain et Olivier,
00:40:46on dirait le premier set
00:40:47c'était Gabriel Attal
00:40:49contre Jean-Luc Mélenchon,
00:40:50le deuxième c'est Édouard Philippe
00:40:52contre Jean-Luc Mélenchon.
00:40:53À chaque fois qu'il s'agit
00:40:55de parler de la dette,
00:40:57beaucoup de beaux mondes
00:40:59proposent que ce soit
00:41:00les autres qui fassent un effort.
00:41:02Moi, il m'apparaît
00:41:03que le premier
00:41:04qui doit faire un effort,
00:41:05c'est l'État.
00:41:06Et il doit baisser
00:41:07drastiquement son train de vie.
00:41:10Voilà ce que je viens dire.
00:41:12Parce que oui,
00:41:12je suis très inquiète
00:41:13par la situation
00:41:14de la dette.
00:41:15Donc clairement,
00:41:16nous la rembourserons.
00:41:18Deuxièmement,
00:41:19nous sommes pour l'inscription
00:41:20dans la Constitution
00:41:21d'une règle d'or.
00:41:22Vous voyez qu'on peut
00:41:23avoir un certain nombre
00:41:24de points communs.
00:41:26Nous présenterons
00:41:28juste avant
00:41:29le débat budgétaire,
00:41:30nous présenterons
00:41:31notre trajectoire
00:41:33de rétablissement
00:41:34des finances publiques
00:41:35avec 125 milliards
00:41:38d'euros d'économie.
00:41:39Pourquoi ?
00:41:40Pas parce que ça me fait plaisir.
00:41:41Parce qu'il est absolument
00:41:43nécessaire de le faire.
00:41:44Parce qu'aujourd'hui,
00:41:45l'effet boule de neige
00:41:46de la dette
00:41:46n'est même plus
00:41:47le fait
00:41:48de l'importance
00:41:49des taux d'intérêt.
00:41:50C'est le refinancement
00:41:53de la dette
00:41:53qui aujourd'hui
00:41:55crée un effet
00:41:56boule de neige
00:41:56qui va,
00:41:57pour la souverainiste
00:41:58que je suis,
00:41:59nous priver
00:42:00de notre liberté,
00:42:01mais surtout
00:42:02nous mettre
00:42:02dans une situation
00:42:04économique
00:42:05et vous
00:42:05et nous d'ailleurs
00:42:07qui sera dramatique.
00:42:09Sur la retraite,
00:42:10pardon de vous dire
00:42:11et on se donne rendez-vous
00:42:12la deuxième semaine d'octobre.
00:42:14Vous verrez
00:42:15le nombre de secteurs
00:42:17dans lesquels
00:42:17on peut faire
00:42:18des économies.
00:42:19Les agences,
00:42:201200,
00:42:21les hauts instituts
00:42:22de je ne sais pas quoi
00:42:23qui soit servent à rien,
00:42:24soit sont totalement toxiques.
00:42:27Pardon de le dire
00:42:28et j'aurai des gens
00:42:28qui ne seront pas d'accord
00:42:29avec moi.
00:42:29sûrement l'immigration
00:42:31qui coûte très cher
00:42:33à notre système
00:42:33de protection sociale.
00:42:35L'Union européenne,
00:42:36il n'y a pas
00:42:37de raison majeure
00:42:38qu'on lui accorde
00:42:40plus de 5 milliards
00:42:42de contributions nettes.
00:42:44Cette contribution,
00:42:44elle s'est envolée
00:42:45dans les dernières années
00:42:47sans que l'Union européenne
00:42:49n'apporte beaucoup,
00:42:51il faut bien le dire,
00:42:52à notre économie
00:42:53si ce n'est
00:42:53une masse considérable
00:42:55de normes,
00:42:56de contraintes,
00:42:57d'empêchements
00:42:59et de règles
00:43:00diverses et variées.
00:43:01Ça, c'est pour la dette,
00:43:03pour la retraite.
00:43:04La réforme des retraites
00:43:06que je propose,
00:43:07que j'ai proposée,
00:43:08elle part d'un principe
00:43:10qui n'est pas
00:43:11un principe comptable.
00:43:13Ça ne veut pas dire
00:43:13que je me moque
00:43:14de la comptabilité,
00:43:15mais elle ne part pas
00:43:16d'un principe comptable.
00:43:17Elle part d'une évidence
00:43:18et que le taux d'emploi
00:43:20en France est trop bas.
00:43:22Nous avons,
00:43:23notamment pour les jeunes,
00:43:2415 points de retard
00:43:25sur l'Allemagne
00:43:27et nous avons,
00:43:28je crois,
00:43:29près de 7 points
00:43:30d'écart
00:43:31pour le taux d'emploi général.
00:43:34Ça veut dire que
00:43:34le stock,
00:43:36en réalité,
00:43:36de travail
00:43:37n'est pas suffisant.
00:43:38Alors,
00:43:39la facilité,
00:43:40pardon,
00:43:40M. Philippe,
00:43:41c'est de dire,
00:43:42il n'y a qu'à faire travailler
00:43:43les gens plus longtemps,
00:43:44sans d'ailleurs admettre
00:43:45qu'en réalité,
00:43:46il est extrêmement difficile
00:43:48de les faire travailler
00:43:49au-delà d'un certain âge
00:43:50parce que,
00:43:51bien souvent,
00:43:51il faut bien le dire,
00:43:53eh bien,
00:43:53lorsqu'ils sont licenciés
00:43:55à partir de 55
00:43:57ou de 60 ans,
00:43:58ils ont le plus grand mal
00:43:59à retrouver un emploi.
00:44:00Et vous le savez,
00:44:01puisque vous avez proposé
00:44:02que les indemnités chômage
00:44:03soient réduites
00:44:04avant 50 ans.
00:44:05Ça veut donc dire
00:44:06qu'après 50 ans,
00:44:07vous savez qu'il est extrêmement
00:44:08difficile de retrouver,
00:44:09pour le coup,
00:44:10un emploi.
00:44:10Donc moi,
00:44:11ma première préoccupation,
00:44:12c'est d'augmenter
00:44:13le taux d'emploi
00:44:14des jeunes.
00:44:15Le premier emploi effectif
00:44:17chez les jeunes,
00:44:18c'est 27 ans.
00:44:19C'est considérable.
00:44:20Il faut qu'il y ait plus de jeunes
00:44:22qui rentrent sur le marché
00:44:23du travail
00:44:24avant l'âge auquel
00:44:25ils le font aujourd'hui.
00:44:27Et pour cela,
00:44:28la réforme de retraite
00:44:29que je propose
00:44:29est une incitation.
00:44:31Elle répond également
00:44:32au problème
00:44:32de la pénibilité,
00:44:34sans multiplier
00:44:35par l'âge du capitaine,
00:44:36le nombre de fois
00:44:37où on s'est penché
00:44:37dans la journée.
00:44:38tous ceux qui ont commencé
00:44:40à avoir un emploi effectif
00:44:42au sens de l'INSEE
00:44:43avant 20 ans,
00:44:44cotiseront 40 ans
00:44:45et partiront à 60 ans.
00:44:47Puis, progressivement,
00:44:49jusqu'à 24 ans et demi,
00:44:52on arrivera à 42 ans
00:44:54de cotisation
00:44:55et un âge légal
00:44:57de 62 ans.
00:44:58Parallèlement,
00:44:59et je terminerai,
00:45:00parce que je me suis attachée
00:45:01au début,
00:45:02si je puis me permettre,
00:45:04de la vie au travail,
00:45:05je m'attache également
00:45:06à la fin.
00:45:06Et nous mettrons en place
00:45:08des incitations
00:45:09pour que ceux
00:45:10qui ont dépassé
00:45:11l'âge de la retraite
00:45:12et ont leur trimestre
00:45:15puissent continuer
00:45:15à travailler
00:45:16s'ils le souhaitent.
00:45:18Et pour cela,
00:45:19par exemple,
00:45:20nous proposons
00:45:21de supprimer
00:45:21les cotisations retraite
00:45:25et les cotisations chômage.
00:45:26Ça incite les entreprises
00:45:28et ça incite les salariés.
00:45:30Mais pardon,
00:45:30je ne peux pas être à toi.
00:45:31Oui, le temps file.
00:45:32Mais enfin,
00:45:32il a filé aussi beaucoup
00:45:33pour les autres.
00:45:34Je suis là pour le réguler
00:45:35sinon on est là jusqu'à minuit.
00:45:36Cette réforme des retraites,
00:45:37elle s'englobe
00:45:39dans un projet économique global
00:45:41dans lequel massivement
00:45:43nous allons soutenir
00:45:44l'apprentissage,
00:45:46massivement nous allons soutenir
00:45:48l'alternance,
00:45:49massivement nous allons réformer
00:45:51les offres de formation
00:45:52pour qu'elles correspondent
00:45:53aux besoins
00:45:54qui sont celles
00:45:56des entreprises.
00:45:57Alors,
00:45:57terminons parce que j'entends
00:45:58déjà ce qu'on va me dire.
00:46:00Elle coûtera,
00:46:01la réforme que je propose,
00:46:029 milliards d'euros
00:46:03en année pleine.
00:46:04Vous me direz,
00:46:05ah mon Dieu,
00:46:06c'est un déficit supplémentaire.
00:46:07C'est un choix de société,
00:46:09mesdames et messieurs.
00:46:10Comme est un choix de société
00:46:11le fait d'avoir exonéré
00:46:13les entreprises de charge
00:46:17progressivement jusqu'à 3 fois
00:46:18le SMIC
00:46:19parce que le taux,
00:46:20le coût du travail
00:46:21est trop important.
00:46:22C'est un choix de société.
00:46:24Assumons les choix de société.
00:46:26Moi, je les assume.
00:46:27On a encore pas mal de temps devant nous.
00:46:28On va pouvoir aborder
00:46:29encore pas mal de ces thèmes.
00:46:30Moi, Raphaël Glucksmann,
00:46:31j'ai envie de savoir
00:46:31si vous serez le candidat de gauche
00:46:33qui assumera de dire
00:46:34offensé,
00:46:34il faut travailler plus longtemps.
00:46:35Alors, d'abord,
00:46:36vous allez savoir
00:46:37que je suis le candidat
00:46:38qui va assumer
00:46:39de dire que la solution
00:46:41de Marine Le Pen
00:46:41pour lutter contre la dette,
00:46:43c'est mettre fin
00:46:44à l'immigration.
00:46:46Et je pense que
00:46:47c'est vraiment le lieu
00:46:48de produire
00:46:49une telle analyse.
00:46:51Vous allez faire
00:46:52soit comme Mme Meloni,
00:46:53c'est-à-dire promettre
00:46:54une immigration zéro
00:46:55et ensuite vous rendre compte
00:46:56qu'on a besoin
00:46:57d'immigration dans notre pays,
00:46:58d'immigration de travail,
00:47:00soit couler définitivement
00:47:02l'économie française
00:47:03et aggraver grandement
00:47:04la dette.
00:47:06Et le deuxième coupable
00:47:07de la dette,
00:47:08selon Marine Le Pen,
00:47:10c'est l'Union européenne.
00:47:12Alors là,
00:47:13excusez-moi,
00:47:14c'est aussi,
00:47:15si, c'est ce que vous avez dit,
00:47:16puisque si on arrête
00:47:18de contribuer
00:47:19à l'Union européenne,
00:47:19ça veut dire qu'on en sort,
00:47:20c'est qu'on sort des traités
00:47:21et j'aimerais
00:47:22qu'on comprenne quand même
00:47:23la gravité d'un tel propos,
00:47:25pas simplement
00:47:25en manière géopolitique,
00:47:27mais économiquement.
00:47:28Quel est l'avenir
00:47:29des entreprises françaises ?
00:47:30C'est le marché européen
00:47:31et c'est justement
00:47:32le fait d'assumer
00:47:33ce marché unique.
00:47:34C'est ça l'avenir
00:47:36des entreprises européennes.
00:47:37Où est le niveau
00:47:37de protection
00:47:38pour nos entreprises ?
00:47:40C'est à l'échelle européenne.
00:47:42Et moi,
00:47:42vous savez,
00:47:43au Parlement européen,
00:47:44je me suis battu
00:47:45pour que les dirigeants
00:47:46européens sortent
00:47:47de leur idéologie
00:47:49du libre-échange.
00:47:50Et à chaque fois
00:47:51que j'ai porté un texte,
00:47:52le bannissement
00:47:53des produits
00:47:53du travail forcé chinois,
00:47:55le fait de réserver
00:47:58les fonds européens
00:47:59de défense
00:48:00aux productions européennes,
00:48:02le fait d'imposer
00:48:04des normes
00:48:05aux géants
00:48:06de la tech
00:48:06américains.
00:48:07À chaque fois,
00:48:09Mme Le Pen,
00:48:09vos députés
00:48:10étaient contre
00:48:11par idéologie
00:48:13anti-européenne.
00:48:14Et vous-même,
00:48:16Mme Le Pen,
00:48:17vous-même
00:48:17à l'Assemblée nationale,
00:48:19quand il y a
00:48:19un vote sur la taxe,
00:48:21sur les petits colis
00:48:22chinois,
00:48:23sur Chine,
00:48:24cette plateforme
00:48:25qui est en train
00:48:25de détruire
00:48:26l'industrie
00:48:26de la mode française,
00:48:28qui est en train
00:48:28de saccager
00:48:30les commerces
00:48:31des centres-bourgs
00:48:31français,
00:48:32eh bien,
00:48:33vous votez contre.
00:48:34Vous votez contre
00:48:35la protection
00:48:36des industries françaises,
00:48:37vous votez contre
00:48:38la protection
00:48:39des petits commerces
00:48:40français,
00:48:41et tout ça
00:48:41par idéologie.
00:48:42Donc,
00:48:42quand on vous pose
00:48:43une question sur la dette,
00:48:44vous répondez
00:48:45les immigrés
00:48:46et l'Europe.
00:48:48Eh bien,
00:48:48non,
00:48:49il y a d'autres
00:48:49problèmes en France,
00:48:51Mme Le Pen.
00:48:52Et donc,
00:48:53sur la question,
00:48:57sur la question,
00:48:58pourquoi,
00:48:59et je vais répondre
00:49:00d'ailleurs à votre
00:49:00question directement,
00:49:03vous demandez
00:49:03quand est-ce qu'on
00:49:04remettra
00:49:05le calendrier
00:49:06de la réforme
00:49:07qui a été
00:49:08abrogée
00:49:09ou repoussée.
00:49:10Eh bien,
00:49:10nous,
00:49:11nous l'abrogerons,
00:49:11cette réforme,
00:49:12parce que nous pensons
00:49:12qu'elle est injuste.
00:49:15Elle est injuste.
00:49:16Et que la seule réforme
00:49:18des retraites
00:49:19qui peut fonctionner
00:49:20et faire consensus
00:49:20dans notre société,
00:49:21c'est une réforme juste.
00:49:22Et maintenant,
00:49:23quand on me pose
00:49:23la question,
00:49:24est-ce que vous,
00:49:25vous voulez une réforme
00:49:26des retraites
00:49:27ou juste un retour
00:49:28pur au statu quo
00:49:30hanté ?
00:49:31Eh bien,
00:49:31je vais vous dire,
00:49:32oui,
00:49:32il faudra faire
00:49:33une réforme des retraites.
00:49:34Mais il faudra
00:49:35la fonder sur la pénibilité.
00:49:36Et j'en profite
00:49:36puisque je suis
00:49:37au MEDEF.
00:49:39il y a eu un conclave
00:49:41et la CFDT
00:49:45et d'autres syndicats patronaux
00:49:47étaient proches
00:49:47d'un accord.
00:49:48Et je pense que vous avez
00:49:49fait une erreur.
00:49:50Mais on en discutera encore.
00:49:52Je pense que vous avez
00:49:53fait une erreur
00:49:53parce qu'en fait,
00:49:55une réforme juste,
00:49:56c'est une réforme
00:49:57qui considère
00:49:57que nous ne sommes pas égaux
00:49:58face au travail,
00:49:59que nous ne sommes pas égaux
00:50:01face à la vie
00:50:01et que donc nous ne pouvons
00:50:02pas être égaux
00:50:03face à la retraite.
00:50:05Et une réforme de gauche,
00:50:06eh bien c'est celle
00:50:07qui permet à ceux
00:50:08qui ont trimé dur
00:50:09et qui arrivent
00:50:10à la retraite
00:50:11avec une espérance
00:50:12de vie en bonne santé
00:50:13beaucoup plus faible
00:50:14que ceux qui ont eu
00:50:16une carrière plus facile
00:50:18eh bien de partir plus tôt.
00:50:20Et donc on ne peut pas
00:50:21donner une réponse
00:50:22universelle à cette question
00:50:23de où est-ce que
00:50:24vous mettez le curseur,
00:50:25où est-ce que
00:50:25vous mettez l'âge.
00:50:26Maintenant,
00:50:28je veux continuer
00:50:28sur la dette.
00:50:29Oui, mais il va bientôt
00:50:30falloir s'arrêter quand même.
00:50:31Oui, j'ai assisté
00:50:32à un meeting
00:50:32d'Edouard Philippe
00:50:33puis à un meeting
00:50:34de Marine Le Pen.
00:50:35je peux donc avoir
00:50:36mon propre meeting.
00:50:36Bah non, si chacun
00:50:37vous fait un meeting
00:50:38personne ne va s'en sortir
00:50:39sur ce travail
00:50:40pour aucun d'entre vous.
00:50:40Et donc, laissez-moi
00:50:41finir sur la dette.
00:50:42Il faut s'attaquer
00:50:43à la dette.
00:50:44Oui, il va falloir
00:50:45faire des économies.
00:50:46Oui, il y a une taxation
00:50:48sur les plus hauts patrimoines
00:50:49qui est nécessaire.
00:50:50Oui, il va falloir voir
00:50:52comment fonctionne
00:50:53le train de vie de l'État
00:50:54mais non, c'est pas l'État
00:50:55qui est en train
00:50:56de faire exploser la dette.
00:50:57C'est faux.
00:50:57Donc, maintenant,
00:51:01posons-nous la question
00:51:02de la dette.
00:51:03D'où vient-elle
00:51:04structurellement ?
00:51:05Structurellement.
00:51:06Eh bien, la dette,
00:51:07elle vient de la désindustrialisation
00:51:09des années 80-90.
00:51:11Elle est structurelle
00:51:12dans notre pays
00:51:12parce que nous ne produisons
00:51:14pas assez de richesses
00:51:15et que nous ne produisons pas
00:51:17assez de biens manufacturés.
00:51:18Vous voulez résorber la dette ?
00:51:20Eh bien, il faut rapatrier
00:51:21des usines.
00:51:21Il faut faire en sorte
00:51:22qu'on produise dans notre pays.
00:51:24Il faut protéger nos producteurs
00:51:26et il faut arrêter
00:51:28de les exposer
00:51:29à une concurrence déloyale.
00:51:31Et pour finir,
00:51:33c'est quand même
00:51:33assez étonnant
00:51:34de se prendre
00:51:35des leçons sur la dette
00:51:36de la part de deux
00:51:38anciens premiers ministres
00:51:39d'Emmanuel Macron.
00:51:40C'est bien qu'ils soient deux,
00:51:41d'ailleurs,
00:51:41parce que pour défendre ce bilan,
00:51:42il vaut mieux être deux.
00:51:43Parce que faire
00:51:441 000 milliards,
00:51:461 000 milliards de dettes
00:51:47supplémentaires
00:51:47sans créer le moindre actif,
00:51:49sans créer le moindre actif
00:51:51sur lequel on peut s'appuyer,
00:51:52c'est vraiment chapeau bas.
00:51:54Vraiment, Raphaël Glucksmann,
00:51:56on avance.
00:51:57Alors, justement...
00:51:58On a assisté
00:52:00aux premières passes d'armes.
00:52:01Premières passes d'armes,
00:52:02c'est autour de cette dette
00:52:04que vous savez,
00:52:04Jean-Luc Mélenchon
00:52:05veut mettre partiellement au feu.
00:52:06Et puis alors là,
00:52:07on a les candidats
00:52:08qui, bien évidemment,
00:52:09se sont positionnés
00:52:10sur le train de vie de l'État.
00:52:12Marine Le Pen
00:52:13a remis un peu d'huile
00:52:15sur le feu
00:52:15en parlant de l'immigration
00:52:17et en parlant d'Europe.
00:52:18Et là, d'un coup,
00:52:19ça s'est enflammé,
00:52:20Marie Chantret.
00:52:21Effectivement.
00:52:22Et cette première passe d'armes
00:52:23entre Jean-Luc Mélenchon
00:52:25et Édouard Philippe
00:52:26qui a ce mot,
00:52:27peut-être cette formule
00:52:28qui restera
00:52:30dans ce début de campagne
00:52:32sur cette proposition
00:52:32des Insoumis
00:52:33de mettre au feu la dette,
00:52:35mettre la France
00:52:36en interdit bancaire.
00:52:37Voilà ce que, bien,
00:52:39répondrait,
00:52:40ce que serait la réponse
00:52:41à une telle mesure.
00:52:43Édouard Philippe,
00:52:44particulièrement offensif
00:52:45sur ce sujet.
00:52:46Ce que vous venez de dire,
00:52:47Jean-Luc Mélenchon,
00:52:48est extrêmement dangereux
00:52:49sur cette proposition-là.
00:52:51Pour Marine Le Pen,
00:52:52la candidate
00:52:52du Rassemblement national,
00:52:54pour elle,
00:52:55le premier effort à faire,
00:52:57c'est celui du train
00:52:58de vie de l'État.
00:52:59Et elle propose
00:53:00jusqu'à 125 milliards
00:53:01d'euros d'économie
00:53:03avec, évidemment,
00:53:04ses priorités
00:53:05pour couper
00:53:06dans les dépenses publiques,
00:53:07l'immigration,
00:53:08mais également l'Europe,
00:53:09des propositions
00:53:10sur lesquelles,
00:53:10là,
00:53:11le candidat socialiste
00:53:13place publique,
00:53:14Raphaël Guzman,
00:53:15est immédiatement revenu,
00:53:17considérant que ces
00:53:18lubies, dit-il,
00:53:19ou obsessions
00:53:20font du mal à la France.
00:53:21Donc, on a
00:53:22sept candidats
00:53:23qui s'affrontent
00:53:24à huit mois du scrutin,
00:53:25des candidats déclarés
00:53:26officiellement
00:53:27pour cette élection
00:53:28présidentielle.
00:53:29Charles Consigny,
00:53:30c'est utile,
00:53:31notamment sur ces sujets
00:53:32qui seront sans doute
00:53:32les sujets
00:53:33peut-être les plus importants
00:53:34de cette campagne
00:53:352026-2027,
00:53:36c'est-à-dire
00:53:36les sujets économiques,
00:53:38la dette,
00:53:39les finances publiques,
00:53:41comment recréer
00:53:41l'emploi,
00:53:42de la richesse en France.
00:53:43Moi, je trouve ça,
00:53:44bien sûr,
00:53:45utile à plusieurs titres.
00:53:46D'abord,
00:53:48j'observe qu'il y a
00:53:48un phénomène quand même
00:53:49de décantation,
00:53:50c'est-à-dire ce genre
00:53:51de débat,
00:53:51il est très cruel
00:53:52pour les 30 autres
00:53:54candidats
00:53:54à l'élection présidentielle
00:53:55qui ne sont pas
00:53:56sur le plateau,
00:53:57qui ne participent pas
00:53:58sur la scène
00:53:59du MEDEF,
00:54:01qui ne participent pas
00:54:01au débat
00:54:02et qui, de fait,
00:54:03sont hors-jeu.
00:54:04Donc, déjà,
00:54:05un peu de décantation.
00:54:07Ensuite,
00:54:07à huit mois du scrutin,
00:54:09c'est intéressant
00:54:09de voir qui est en forme,
00:54:10qui ne l'est pas.
00:54:11Sans parler du fond,
00:54:13je trouve que Marine Le Pen,
00:54:14par exemple,
00:54:14est très en forme.
00:54:15Pour quelqu'un
00:54:16qui peut avoir un peu
00:54:17ses hauts et ses bas,
00:54:18qu'on peut sentir
00:54:18parfois un peu
00:54:20traîné un peu
00:54:20à vouloir rentrer
00:54:23dans l'arène,
00:54:24là, manifestement,
00:54:25elle s'est reposée
00:54:25en Bretagne
00:54:26et elle est en forme.
00:54:28Et puis,
00:54:29même si,
00:54:30j'observe
00:54:31qu'avec la décantation,
00:54:33le niveau général
00:54:34monte un peu,
00:54:35c'est-à-dire qu'on pouvait
00:54:36être effaré
00:54:37ces derniers temps
00:54:38par le niveau global
00:54:39de ses candidats
00:54:40à l'élection présidentielle,
00:54:41faible niveau
00:54:42qui fait qu'aucun
00:54:43ne se détache
00:54:43l'un par rapport à l'autre.
00:54:45Il n'y en a aucun
00:54:45dont on se dit
00:54:45« Oh là là, celui-là,
00:54:46il est tellement brillant
00:54:48que c'est évidemment lui
00:54:48qu'il nous faut ».
00:54:50Mais quand même,
00:54:51ça monte un peu
00:54:51et en même temps,
00:54:52ce que je trouve,
00:54:53c'est qu'ils sont tous,
00:54:55au fond,
00:54:56très peu révolutionnaires.
00:54:58Ils sont très techniques,
00:54:59ils sont sur des petits ajustements,
00:55:01on va monter
00:55:01de temps d'année,
00:55:03la cotisation,
00:55:03on va faire ci,
00:55:04on va faire ça.
00:55:05Pour avoir l'air sérieux,
00:55:06j'imagine,
00:55:06ils sont précis,
00:55:07mais ils ne font pas
00:55:09la révolution.
00:55:10Personne n'est renversataire ?
00:55:12À mes yeux,
00:55:13sauf peut-être Mélenchon.
00:55:14Vous n'avez pas vu
00:55:15de tronçonneuse,
00:55:15c'est ce que vous voulez dire.
00:55:17Alors, à titre personnel,
00:55:18oui, je pense,
00:55:19mais puisqu'on dit
00:55:20que ce sont les sujets
00:55:21importants de la présidentielle,
00:55:22l'économie,
00:55:24et en gros,
00:55:24est-ce que notre pays
00:55:25va s'en sortir ou pas ?
00:55:26Là, quand même,
00:55:27il n'y a pas eu
00:55:27beaucoup d'élections présidentielles
00:55:28où la question qui se posait,
00:55:30c'était
00:55:30est-ce que la France survit
00:55:32dans les 10-15 ans qui viennent
00:55:33ou en fait,
00:55:33est-ce qu'on sombre complètement ?
00:55:35Et là, je trouve
00:55:35qu'ils restent tous
00:55:37assez prudents et timides.
00:55:41Moi, je les trouve
00:55:42un peu trop techno.
00:55:44Ils ne veulent pas griller
00:55:44toutes leurs cartouches,
00:55:45Amandine Nathalie.
00:55:46Pas très révolutionnaire.
00:55:48Ça se débat quand même
00:55:49parce que, par exemple,
00:55:50les 125 milliards d'euros
00:55:51d'économie de Marine Le Pen
00:55:52sur le train de vie de l'État,
00:55:53c'est quand même
00:55:54une belle forme de tronçonneuse.
00:55:55Après, il faut voir ce que c'est.
00:55:57Pour l'instant,
00:55:58elle dit que c'est l'immigration,
00:55:59c'est des agences
00:56:00et des instituts de mémoire.
00:56:01Je crois que ça avait été chiffré
00:56:03supprimer des agences
00:56:04et des instituts.
00:56:04Ça ne fait pas
00:56:04125 milliards.
00:56:05Ça fait quelques millions.
00:56:06Non, non.
00:56:08Les agences et les instituts,
00:56:09ça ne fait pas des milliards.
00:56:11Oui, mais après les 125 milliards,
00:56:12on sait ce qui coûte cher en France,
00:56:14ce sont essentiellement
00:56:15les dépenses sociales,
00:56:17les retraites.
00:56:18Oui, mais elle va le dire
00:56:18très précisément
00:56:19puisqu'elle a dit
00:56:19qu'elle annoncerait
00:56:20le contenu de son plan
00:56:21avant le débat budgétaire.
00:56:22Mais pour les retraites,
00:56:23elle dit qu'elle va dépenser plus.
00:56:24Elle a besoin de 19 milliards par an.
00:56:26Moi, j'ai trouvé
00:56:26qu'en fait,
00:56:26elle parlait aux Français.
00:56:27C'est-à-dire qu'elle ne s'embarrasse
00:56:28même pas d'essayer
00:56:28de convaincre les patrons aujourd'hui.
00:56:30Ça, elle sait que c'est peine perdue.
00:56:31Donc, elle explique aux Français
00:56:33que là où Édouard Philippe,
00:56:34comme le dit Marine Le Pen,
00:56:35veut du sang et des larmes
00:56:36avec, par exemple,
00:56:37moins d'indemnisation
00:56:38pour le chômage,
00:56:39des arrêts maladie
00:56:40plus compliqués, etc.,
00:56:42elle, ce qu'elle veut,
00:56:43c'est dégraisser l'État.
00:56:44Donc, quelque chose
00:56:44qui ferait moins souffrir
00:56:46les Français.
00:56:47Et c'est assez simple,
00:56:48le message,
00:56:49mais elle a été bonne,
00:56:50en effet,
00:56:51pour ce qui concerne
00:56:56sa réforme des retraites.
00:56:57On attendait de savoir
00:56:58si, oui ou non,
00:56:59elle maintenait cet âge légal
00:57:00de 62 ans
00:57:01ou est-ce que,
00:57:02comme Jordan Bardella,
00:57:02elle voulait réfléchir,
00:57:04ben non,
00:57:04elle ne réfléchit pas du tout,
00:57:05elle maintient les 62 ans.
00:57:06Moi, j'ai trouvé
00:57:06que la passe d'armes
00:57:07la plus intéressante,
00:57:08c'est celle entre
00:57:08Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon
00:57:09parce que là,
00:57:09on a deux projets de société,
00:57:11quand même.
00:57:12On a deux candidats
00:57:13qui disent des choses
00:57:14diamètrement opposées.
00:57:15Oui, c'est à ça
00:57:16que ça sert aussi,
00:57:17ces débats,
00:57:17à affirmer aussi les lignes,
00:57:18à affirmer les visions.
00:57:19Et c'est vrai que les visions
00:57:20s'éclaircissent en quelque sorte
00:57:22avec le dévoilement
00:57:23des positions de chacun
00:57:24sur la dette.
00:57:26Effectivement,
00:57:26il y a eu cette mesure
00:57:27déjà très décriée
00:57:28de Jean-Luc Mélenchon
00:57:29de la brûler
00:57:30ou de la congeler.
00:57:31Ça dépend des formules.
00:57:32Réponse d'Édouard Philippe
00:57:33avec une autre formule
00:57:35qui dit au fond
00:57:36que cette mesure
00:57:37de Jean-Luc Mélenchon
00:57:38mènerait la France
00:57:38à un interdit bancaire.
00:57:40En tout cas,
00:57:40tous déjà
00:57:41ont le même constat.
00:57:42C'est-à-dire qu'il y a
00:57:43effectivement une gravité
00:57:44de la situation.
00:57:45Alors, effectivement,
00:57:45ils n'ont pas tous
00:57:46les mêmes remèdes.
00:57:47Moi, ce qui m'interpelle
00:57:48dans la déclaration
00:57:49de Marine Le Pen
00:57:50et je ne suis pas totalement
00:57:51d'accord avec vous
00:57:52Amandine Natalaya
00:57:52parce qu'elle s'adresse aussi
00:57:54en quelque sorte
00:57:54aux entrepreneurs
00:57:55et aux grands patrons
00:57:56en tentant de les convaincre
00:57:57parce qu'elle ne parle pas
00:57:58de ce qu'elle avait défendu
00:57:59l'année dernière,
00:57:59la taxation des super profits
00:58:00ou encore quelques mesures
00:58:02qui visaient à limiter
00:58:03les rachats d'actions.
00:58:04Non, elle parle d'économie
00:58:05de l'État.
00:58:05Elle dit qu'il faut avoir
00:58:06plus de jeunes
00:58:06sur le marché de l'emploi.
00:58:08En quelque sorte,
00:58:08moi, j'ai eu l'impression
00:58:09d'entendre finalement
00:58:10une candidate de la droite
00:58:13dite républicaine
00:58:17et même Marine Le Pen
00:58:18l'année dernière
00:58:18lors des discussions budgétaires
00:58:19défendait aussi
00:58:20comme les insoumis
00:58:22et comme la gauche
00:58:22la taxation des super profits
00:58:24et d'autres mesures
00:58:25qui visaient à toucher davantage
00:58:27les grands patrimoines
00:58:27et aussi les grandes entreprises.
00:58:28On va retrouver
00:58:29Léopolo Debert sur place
00:58:30avec Gaëtan Mélin
00:58:31pour BFM TV
00:58:32parce qu'on a entendu déjà
00:58:34quelques passes d'armes
00:58:35assez fortes
00:58:36entre les candidats.
00:58:38On s'est répondu sur la dette.
00:58:39Jean-Luc Mélenchon
00:58:39très rapidement
00:58:40a interpellé les patrons
00:58:42en disant
00:58:42si vous n'augmentez pas
00:58:43les salaires,
00:58:43vous porterez la responsabilité
00:58:45de plonger
00:58:45la France dans la récession
00:58:47donc on ne mâche pas
00:58:48ces mots en ce moment
00:58:49au MEDEF.
00:58:52Oui c'est très tendu
00:58:53avec c'est vrai
00:58:54même derrière nous ici
00:58:55près de secours
00:58:56Philippe Châtrier
00:58:57des salves d'applaudissements
00:58:59très inégales
00:59:00on peut le dire comme ça aussi
00:59:01selon les candidats
00:59:02Gaëtan
00:59:03moi je retiens
00:59:03trois duels
00:59:04pour l'instant
00:59:05un peu comme vous
00:59:06effectivement Alain
00:59:07ce duel
00:59:08Jean-Luc Mélenchon
00:59:09Edouard Philippe
00:59:10également
00:59:10Gabriel Attal
00:59:11Edouard Philippe
00:59:12et puis le dernier
00:59:13qui a quand même
00:59:13marqué les esprits
00:59:14avec ce sujet
00:59:16de la dette
00:59:16qui est arrivé
00:59:18comme un
00:59:19achetant dans un jeu
00:59:20de quille
00:59:20en quelque sorte
00:59:21dans ce débat
00:59:22entre Raphaël Glucksmann
00:59:24et Marine Le Pen
00:59:25on écoute d'abord
00:59:25Marine Tondelier
00:59:26en direct
00:59:27Gaëtan
00:59:27c'est dans la journée
00:59:31et bien non
00:59:32ça ne dépend plus
00:59:32de combien de fois
00:59:33on s'est baissé
00:59:33dans la journée
00:59:34parce que les postures pénibles
00:59:35qui comme leur nom l'indique
00:59:36sont pénibles
00:59:38ne sont plus un critère
00:59:40de pénibilité
00:59:40grâce à Emmanuel Macron
00:59:42donc oui
00:59:42les gens sont plus malades
00:59:43ils sont plus malades
00:59:44aussi parce qu'ils ont
00:59:45moins accès aux soins
00:59:46parce qu'on met longtemps
00:59:47à trouver un médecin
00:59:48parce que des maternités
00:59:49fermes par exemple
00:59:50il y a plein de départements
00:59:51il n'y a plus maternité
00:59:52et moi quand je rencontre
00:59:53les pompiers
00:59:54avec qui je ferai une conférence
00:59:54de presse demain
00:59:55ils me disent
00:59:56on n'a jamais fait
00:59:56autant d'accouchements
00:59:57parce que ce système français
00:59:59il est en train de s'effondrer
01:00:00et qu'il y a des gens
01:00:00qui le tiennent à bout de bras
01:00:03quand je vois
01:00:03qu'on a supprimé
01:00:04200 inspecteurs
01:00:05qu'on a supprimé
01:00:0616% des inspecteurs
01:00:07du travail
01:00:08récemment
01:00:09et que du coup
01:00:09il y a plus
01:00:10d'accidents du travail aussi
01:00:11quand je vois
01:00:12qu'en France
01:00:13on meurt
01:00:14deux fois plus
01:00:15au travail
01:00:16que dans toute l'Europe
01:00:18deux fois plus
01:00:19je ne pense pas
01:00:19que dans les pays d'Europe
01:00:21autres que la France
01:00:22on travaille deux fois moins
01:00:23et bien on meurt
01:00:24deux fois moins
01:00:25dans ces pays là
01:00:25donc oui
01:00:26les dépenses sociales
01:00:27c'est important
01:00:27et puis on va quand même
01:00:28se parler
01:00:29vous parlez de dette
01:00:30et de retrait
01:00:31mais on va quand même
01:00:31se parler
01:00:32alors moi sur la retrait
01:00:33j'abroge la réforme
01:00:34je sais pourquoi
01:00:36et je peux vous dire
01:00:38qu'il n'y a jamais eu
01:00:38beaucoup de suspens
01:00:39sur la question
01:00:39nous étions dans la rue
01:00:41pour la combattre
01:00:42elle est passée
01:00:42de manière illégitime
01:00:43et quand ça passe
01:00:44de manière illégitime
01:00:45ça ne fonctionne pas
01:00:46c'est ce qu'on voit
01:00:47aujourd'hui
01:00:47mais je voulais vous dire
01:00:48aussi que quand on essaye
01:00:49de faire des économies
01:00:50en n'ayant pas compris
01:00:51l'écologie
01:00:52on fait pire que mieux
01:00:53j'ai à ma gauche
01:00:54quelqu'un qui a supprimé
01:00:55des commandes de Canadair
01:00:57pour faire des économies
01:00:58j'ai à ma droite
01:00:59quelqu'un qui a supprimé
01:01:01qui a annulé
01:01:03d'une base
01:01:04d'une base
01:01:05dans les Landes
01:01:06à Mont-de-Marsan
01:01:07qui aurait permis
01:01:07d'arriver plus vite
01:01:08pour les bombardiers
01:01:09pour les Canadair
01:01:10qui ont été annulés
01:01:12dans
01:01:14la crise climatique
01:01:19sur les crises climatiques
01:01:21on est libre
01:01:22de ne pas voir
01:01:23les limites planétaires
01:01:23donc premièrement
01:01:24on ne combat pas
01:01:25la crise climatique
01:01:27deuxièmement
01:01:27on ne prend pas
01:01:28les mesures d'adaptation
01:01:29le fond vert
01:01:30qui devait servir
01:01:30aux collectivités
01:01:31à isoler le bâti scolaire
01:01:32les écoles de nos enfants
01:01:33qui devait servir
01:01:34à prévenir les risques
01:01:35de nos nations
01:01:35il a été divisé
01:01:36par 4 en 2 ans
01:01:37c'est vrai ou c'est pas vrai ?
01:01:39c'est vrai
01:01:39on l'a dit à chaque fois
01:01:41gouvernement Attal
01:01:42gouvernement Barnier
01:01:43gouvernement Bayrou
01:01:44gouvernement Lecornu
01:01:45tous vous l'avez baissé
01:01:46et résultat
01:01:47on en est là
01:01:47et on n'est pas prêt
01:01:48et alors le meilleur
01:01:50puisque nous sommes à bord
01:01:51du Titanic
01:01:53insubmersible
01:01:53et qu'il n'y a pas de risque
01:01:54et qu'il n'y a pas de crise écologique
01:01:55on lésine sur les moyens de secours
01:01:57je l'ai dit pour les Canadair
01:01:58je l'ai dit pour la base
01:02:00dans les Landes
01:02:01mais qu'est-ce que ça veut dire ?
01:02:02ça veut dire qu'on se sent
01:02:03tellement intouchable
01:02:04tellement en sécurité
01:02:05qu'on peut lésiner
01:02:06sur les moyens de secours
01:02:07qu'on peut faire des économies
01:02:09de bout de chandelle
01:02:09et ne pas assez
01:02:10pour voir en moyen
01:02:11les pompiers
01:02:13mais les gens
01:02:13qui prennent ces décisions là
01:02:14comme sur le Titanic
01:02:16où il y avait
01:02:16deux fois moins de place
01:02:17sur les canaux de sauvetage
01:02:18qu'à bord du bateau
01:02:19c'est des gens
01:02:20qui savent
01:02:20qu'ils auront toujours
01:02:21leur place
01:02:21sur les canaux de sauvetage
01:02:23c'est ça la réalité
01:02:24et donc moi
01:02:25ce que je dis
01:02:26c'est qu'il va falloir
01:02:27prendre des mesures justes
01:02:27parce qu'aujourd'hui
01:02:28quand certains
01:02:29veulent faire de l'écologie
01:02:31je parle pour deux
01:02:31donc j'ai plus de temps
01:02:33je parle pour les générations futures
01:02:34ah oui non
01:02:34pardon
01:02:35ça a beaucoup de charme
01:02:36je le reconnais
01:02:37mais je crois
01:02:38je vais quand même
01:02:39finir ma démonstration
01:02:41ce que je vous dis juste
01:02:42c'est que
01:02:43l'écologie
01:02:44telle qu'elle a tenté
01:02:45d'être faite
01:02:45à un moment
01:02:46de ce mandat
01:02:47elle a été très mal faite
01:02:49parce qu'elle n'a pas
01:02:50pris en compte le fait
01:02:51qu'une mesure
01:02:52ne peut pas être juste
01:02:53si elle ne prend pas
01:02:54en compte
01:02:55le fait que les personnes
01:02:56n'ont pas les mêmes revenus
01:02:57pas les mêmes responsabilités
01:02:59dans le problème
01:03:00et pas les mêmes alternatives
01:03:02donc si vous faites
01:03:03les mêmes mesures
01:03:04pour des gens
01:03:04qui ont des voitures
01:03:05ou pas de voitures
01:03:05pour des gens
01:03:06qui sont principaux
01:03:08responsables de cette crise
01:03:08ou pour des gens
01:03:09qui ont un mode de vie
01:03:10tout à fait sobre
01:03:11et pour des gens
01:03:12qui ont les moyens
01:03:13de trouver d'autres solutions
01:03:15ou pas
01:03:15alors c'est très injuste
01:03:16et ça ne marchera pas
01:03:17donc je dis
01:03:18justice sociale
01:03:19justice fiscale
01:03:20et oui ça coûtera
01:03:21un peu d'argent
01:03:21mais je rappelle pour terminer
01:03:22que l'inaction climatique
01:03:23et les assureurs
01:03:24dans cette salle le savent
01:03:26coûtent 5 fois plus cher
01:03:27que l'action
01:03:27donc faire des économies
01:03:28sur l'écologie
01:03:29c'est une mauvaise décision
01:03:30environnementale
01:03:31mais c'est une mauvaise décision
01:03:32économique
01:03:33on vient d'entendre
01:03:34Marine Tondelier
01:03:36mettre l'accent aussi
01:03:37sur l'importance
01:03:38d'aller vers l'écologie
01:03:40c'est un défi
01:03:41c'est un défi
01:03:42aussi économique
01:03:43il faut faire
01:03:44cette transition écologique
01:03:45on ne combat pas
01:03:48la crise climatique
01:03:49elle l'a dit
01:03:49on est en train
01:03:50de faire de la casse sociale
01:03:51en tout cas
01:03:52moi je relève aussi
01:03:54qu'on a une espèce
01:03:55de retour
01:03:57selon certaines nuances
01:03:58mais quand même forte
01:03:59du clivage
01:04:00entre la droite
01:04:01et la gauche
01:04:01c'est à dire que
01:04:03sur la scène
01:04:05Gabriel Attal
01:04:06est peut-être le seul
01:04:07à essayer encore
01:04:08de faire
01:04:09en même temps
01:04:10le dépassement
01:04:11etc
01:04:11ils l'appellent comme ils veulent
01:04:12sinon tous les autres
01:04:14ils se positionnent
01:04:15soit à droite
01:04:15soit à gauche
01:04:16Edouard Philippe
01:04:17montrant
01:04:17de manière assez volontaire
01:04:20de plus en plus
01:04:20de signes
01:04:21de son appartenance
01:04:23à la droite
01:04:24ça c'est un premier
01:04:25un premier élément
01:04:26qui je trouve
01:04:26est flagrant
01:04:27et ce matin
01:04:28il disait
01:04:28qu'il fallait mettre fin
01:04:29à l'open bar
01:04:29des arrêts de travail
01:04:30par exemple
01:04:31donc il envoie clairement
01:04:32je crois qu'il le disait
01:04:33au Figaro d'ailleurs
01:04:33donc je crois qu'il envoie
01:04:34clairement quelques signaux
01:04:36de même que
01:04:37Raphaël Glucksmann
01:04:38il essaie d'être vraiment
01:04:39le candidat des bobos
01:04:40de toute la gauche modérée
01:04:42qui veut voter à gauche
01:04:43mais qui ne veut pas
01:04:44voter Mélenchon
01:04:44Edouard Philippe
01:04:45c'était à la FU
01:04:46avec son premier
01:04:46ah pardon
01:04:47je l'ai vu moi
01:04:48sur le Figaro
01:04:50mais c'était en une
01:04:51disons
01:04:52c'était mis en avant
01:04:53donc c'est le retour
01:04:54du bon vieux clivage
01:04:55droite-gauche
01:04:56moi j'ai le sentiment
01:04:57que c'est le retour
01:04:57du bon vieux clivage
01:04:58droite-gauche
01:04:59un élément
01:05:00que je trouve intéressant
01:05:01aussi c'est que
01:05:02pour l'instant
01:05:03je n'ai pas énormément
01:05:04entendu parler
01:05:04du bilan
01:05:05de ces dix dernières années
01:05:08or quand même
01:05:09par quelques bouts
01:05:09qu'on le prenne
01:05:10il est lourd ce bilan
01:05:12c'est-à-dire
01:05:12sur la dette
01:05:13il est quand même
01:05:15assez catastrophique
01:05:15sur l'immigration
01:05:17qui intéresse
01:05:18beaucoup d'électeurs
01:05:19il est quand même
01:05:20assez catastrophique
01:05:21alors pardon
01:05:21je vous interromps
01:05:22mais tout à l'heure
01:05:22Gabriel Attal
01:05:23a quand même
01:05:23salué le bilan
01:05:25en disant
01:05:25qu'il était bon
01:05:26jusqu'en 2024
01:05:27en gros jusqu'à la dissolution
01:05:28et que cette politique
01:05:29de l'offre
01:05:30qui avait quand même
01:05:31permis de créer
01:05:32des emplois
01:05:33de faire la France
01:05:34un pays d'accueil
01:05:35aussi d'entreprise
01:05:36bon malheureusement
01:05:37tout s'était arrêté
01:05:37avec la dissolution
01:05:39c'est pas vrai
01:05:40parce que
01:05:40sur la dette notamment
01:05:42c'était déjà
01:05:43très largement creusé
01:05:44bien avant
01:05:44la dissolution
01:05:45c'est pas la dissolution
01:05:46qui a fait
01:05:47qu'on sort
01:05:47de ses 10 ans
01:05:48avec un bilan
01:05:49qui est quand même maigre
01:05:50alors peut-être
01:05:51que la dissolution
01:05:51a fait reprendre
01:05:52le chômage
01:05:53ça c'est possible
01:05:54et a rendu la France
01:05:55un peu moins attractive
01:05:57jusqu'à la prochaine
01:05:58présidentielle
01:05:58parce que
01:05:59les entreprises
01:06:00manquent de visibilité
01:06:01mais sinon
01:06:02je trouve que
01:06:02le bilan
01:06:03on parlait
01:06:03de l'école
01:06:05il n'y a pas très longtemps
01:06:05bon ben
01:06:06le bilan sur l'école
01:06:07il n'est pas terrible
01:06:07non plus
01:06:08donc voilà
01:06:09pour l'instant
01:06:09je ne t'en pas
01:06:10beaucoup parler de ça
01:06:11qui me paraît
01:06:12quand même important
01:06:12il n'y a pas eu de réponse
01:06:14mais c'est que le début
01:06:15des entretiens
01:06:15à ce que disait
01:06:16Patrick Martin
01:06:17le patron du MEDEF
01:06:18alors il écoute
01:06:19les candidats
01:06:19il leur a dit
01:06:20mais moi je voudrais
01:06:21qu'on entende parler
01:06:22de liberté
01:06:23et pas de contrainte
01:06:25c'est ce qu'il attend
01:06:25aussi de la part des candidats
01:06:26enfin tout du moins
01:06:27de certains
01:06:27parce qu'il sait que
01:06:28d'autres il n'aura pas
01:06:29l'écho
01:06:30l'écho qu'il attend
01:06:31oui ça veut dire
01:06:32moins de normes
01:06:32et moins de taxes
01:06:34Bruno Retailleau
01:06:34est quand même allé
01:06:35dans ce sens
01:06:35au début
01:06:37Marine Le Pen
01:06:37a essayé de dire
01:06:38qu'il y aurait
01:06:38moins de normes
01:06:39elle aussi
01:06:40Edouard Philippe
01:06:41dit pareil
01:06:42qu'il veut alléger
01:06:43les taxes
01:06:43que ce soit
01:06:44sur les entreprises
01:06:45ou sur les successions
01:06:47donc il y a quand même
01:06:49des efforts
01:06:49de la partie droite
01:06:50en effet
01:06:51de ce côté là
01:06:52et c'est vrai
01:06:52c'est intéressant
01:06:53ce que dit Charles
01:06:54sur le fait
01:06:54qu'il y ait ce clivage
01:06:55qui se réinstalle
01:06:57avec des candidats
01:06:58du centre
01:06:58Edouard Philippe
01:06:59et Gabriel Attal
01:07:00qui font franchement
01:07:00campagne plutôt à droite
01:07:01on entend très peu
01:07:03de signaux
01:07:03y compris aujourd'hui
01:07:04à destination
01:07:05des électeurs de gauche
01:07:06si ce n'est peut-être
01:07:07Edouard Philippe
01:07:08qui a dit
01:07:08non c'est pas le lieu
01:07:09mais dans la globalité
01:07:10de la campagne
01:07:11Edouard Philippe a dit
01:07:12a fait un geste
01:07:13aux enseignants
01:07:14en disant qu'il voulait
01:07:15les augmenter de 20%
01:07:16c'était à peu près
01:07:16le seul signal à gauche
01:07:17sur le quinquennat
01:07:18sur la durée du quinquennat
01:07:20pour le reste
01:07:21c'est que des signaux
01:07:21à droite pour l'instant
01:07:22c'est normal
01:07:23sur l'électorat
01:07:24sur l'entreprise
01:07:24parce que Gabriel Attal
01:07:26Edouard Philippe
01:07:27c'est le premier tour
01:07:27c'est ça
01:07:28et en fait
01:07:28il se départage au sondage
01:07:30donc ils sont en train
01:07:31d'essayer de séduire
01:07:32ces électeurs du centre
01:07:33et de la droite
01:07:33Edouard Philippe
01:07:34qui était arrivé
01:07:34avec ces mesures
01:07:35comme vous disiez
01:07:36libérales
01:07:36sur abaisser à 12 mois
01:07:38la durée d'intaminisation
01:07:39il a même employé
01:07:40l'expression
01:07:40l'open bar
01:07:41mettre fin
01:07:42à l'open bar
01:07:43des arrêts maladie
01:07:44donc il est en train
01:07:45de caresser le patronat
01:07:46dans le bon sens
01:07:47quoi en fait
01:07:48Anthony Lébos
01:07:48il veut apparaître
01:07:49le libéral de service
01:07:51aujourd'hui c'est moi
01:07:51c'est pas franchement
01:07:52une surprise
01:07:53pour Edouard Philippe
01:07:54qui veut effectivement
01:07:55assurer un peu le coup
01:07:56face au patron
01:07:57il est certes
01:07:58comme l'a dit aussi Charles
01:08:00voilà
01:08:00responsable du bilan
01:08:02du bilan de ses 10 ans
01:08:03mais il tente aussi
01:08:03de s'en délester
01:08:04et donc il doit quand même
01:08:05donner d'autres propositions
01:08:07face au patron
01:08:08il n'est pas responsable
01:08:09des 10 ans
01:08:09oui mais il a quand même
01:08:11soutenu Emmanuel Macron
01:08:12en 2022
01:08:13ses députés Horizon
01:08:14ont voté toutes les mesures
01:08:15voilà
01:08:16et donc il fait quand même
01:08:17partie d'un ensemble
01:08:18mais il n'est pas du tout
01:08:18allé sur le terrain
01:08:19de Gabriel Attal
01:08:20qui lui a reconnu
01:08:21des erreurs économiques
01:08:22et effectivement
01:08:24ce sont des arguments
01:08:25sur la situation
01:08:26notamment de nos finances publiques
01:08:27qui reviennent
01:08:28en boomerang
01:08:29à ces deux candidats
01:08:30du bloc central
01:08:31qui ont été respectivement
01:08:32premier ministre
01:08:33d'Emmanuel Macron
01:08:34et on l'a vu notamment
01:08:35à son déplacement
01:08:36à Mayotte
01:08:37sur un tout autre sujet
01:08:38que sont l'immigration
01:08:39et sur cet archipel
01:08:41où la situation
01:08:42est particulièrement dramatique
01:08:43Marine Le Pen
01:08:44quand Edouard Philippe
01:08:45a fait toutes ses propositions
01:08:47sur la fermeture
01:08:48des vannes migratoires
01:08:48à Mayotte
01:08:49lui a dit
01:08:49mais que n'avez-vous pas fait
01:08:50pendant toutes les années
01:08:52où vous avez été au pouvoir
01:08:54et à Matignon
01:08:55et c'est vrai que cette place
01:08:56d'ancien premier ministre
01:08:58chef du gouvernement
01:09:00revient régulièrement
01:09:01en boomerang
01:09:02dans la bouche
01:09:02des opposants
01:09:03à Gabriel Attal
01:09:04et à Edouard Philippe
01:09:05ça c'est une réalité politique
01:09:06Alors les premières passes d'armes
01:09:07on les a entendues
01:09:08assez tôt
01:09:09dans les prises de parole
01:09:10notamment entre
01:09:10Jean-Luc Mélenchon
01:09:11et Edouard Philippe
01:09:14Je déplore que nos débats
01:09:15se limitent à discuter
01:09:16tout le temps de savoir
01:09:17de combien on va baisser
01:09:18les cotisations sociales
01:09:20et de combien on va baisser
01:09:21les impôts
01:09:22parce que cette affaire-là
01:09:23qui est une politique
01:09:24qui a été appliquée
01:09:25depuis au moins 20 ans
01:09:26et peut-être davantage
01:09:27n'a pas marché
01:09:28et je n'hésiterai pas
01:09:30à vous dire
01:09:30que le total du déficit
01:09:32aujourd'hui
01:09:32c'est le total
01:09:33des cadeaux fiscaux
01:09:34qui ont été faits
01:09:35Je dois dire
01:09:35que ce que je viens d'entendre
01:09:37de la part de M. Mélenchon
01:09:39pourrait m'amuser
01:09:40si ce n'était pas
01:09:41aussi dangereux
01:09:42Je pense que
01:09:43ce que vous venez de dire
01:09:43M. Mélenchon
01:09:44c'est extrêmement dangereux
01:09:45Ce que vous êtes en train
01:09:46de dire M. Mélenchon
01:09:47au fond revient à ça
01:09:48Vous expliquez
01:09:49qu'on va brûler la dette
01:09:50et vous allez faire en sorte
01:09:51que la France
01:09:52finisse interdit bancaire
01:09:53Je ne veux pas de ça
01:09:55C'est intéressant de voir
01:09:56que c'est une passe d'arme
01:09:58entre Mélenchon et Philippe
01:10:00pas entre Philippe et Le Pen
01:10:01donc effectivement
01:10:01c'est la droite
01:10:02contre la gauche
01:10:03on assiste à ça
01:10:04cet après-midi
01:10:05C'est clairement
01:10:06une confrontation ici
01:10:07entre le 3ème et le 2ème
01:10:08dans les sondages
01:10:09alors ça dépend
01:10:09de quel sondage
01:10:10Mais clairement
01:10:10l'adversaire aujourd'hui
01:10:11d'Edouard Philippe
01:10:12c'est principalement
01:10:13Jean-Luc Mélenchon
01:10:14parce qu'il est quand même
01:10:15dans une baisse sondagière
01:10:16Edouard Philippe
01:10:17depuis quelques temps
01:10:18et selon un certain nombre
01:10:19de sondages
01:10:19Jean-Luc Mélenchon
01:10:20est quand même en dynamique
01:10:21depuis un certain nombre
01:10:22de semaines
01:10:22et depuis son lancement
01:10:24de campagne
01:10:24donc là effectivement
01:10:25il avait aussi
01:10:26j'ai envie de dire
01:10:27un couloir et un boulevard
01:10:28devant lui
01:10:29d'attaquer Jean-Luc Mélenchon
01:10:30sur une mesure
01:10:31Il joue à domicile en fait
01:10:32Edouard Philippe
01:10:33Il joue aussi à domicile
01:10:34effectivement
01:10:34quand on entend
01:10:35Patrick Martin dire
01:10:36attention aux mesures
01:10:37qui sont avancées
01:10:38par le Rassemblement National
01:10:39ou la France Insoumise
01:10:40on se doute bien
01:10:41qu'il va plutôt bien accueillir
01:10:42les mesures
01:10:43qui sont avancées
01:10:43par Edouard Philippe
01:10:44Il en profite
01:10:44Moi si j'étais
01:10:46candidat sortant
01:10:47comme le sont
01:10:49Edouard Philippe
01:10:49et Gabriel Attal
01:10:50dans cette élection
01:10:51j'irais quand même
01:10:53chercher des responsabilités
01:10:54parce que
01:10:55ils donnent à tout le monde
01:10:57des leçons
01:10:58de sérieux
01:11:00ils prennent de haut
01:11:02tous ceux
01:11:02qui ne font pas partie
01:11:03de leur mouvement politique
01:11:05ou de leur famille politique
01:11:07or ils sont les candidats
01:11:09d'un establishment
01:11:10qui sur la question
01:11:11de la dette en particulier
01:11:12a complètement failli
01:11:13ces dix dernières années
01:11:14c'est-à-dire que
01:11:15la Cour des Comptes
01:11:16la Banque de France
01:11:18Bercy
01:11:18sont censés
01:11:20normalement
01:11:20faire en sorte
01:11:21que les finances publiques
01:11:23restent sous contrôle
01:11:24et qu'on ne se retrouve pas
01:11:25avec une dette
01:11:25qui nous met
01:11:27au seuil
01:11:28de devoir rendre des comptes
01:11:29devant le FMI
01:11:30et de voir
01:11:31nos finances
01:11:32prises en main
01:11:33par le FMI
01:11:34ou la Banque Centrale Européenne
01:11:36or toutes ces institutions
01:11:37elles n'ont pas contrôlé
01:11:39la dépense publique
01:11:40elles ont laissé filer
01:11:41la dépense publique
01:11:42et donc moi je trouve
01:11:43que cet establishment
01:11:44qui entend
01:11:45se reconduire tranquillement
01:11:47en faisant gagner
01:11:49de nouveau
01:11:50le candidat
01:11:50soi-disant raisonnable
01:11:51contre les extrêmes
01:11:53et bien à mon sens
01:11:54ils devraient rendre des comptes
01:11:55aux Etats-Unis
01:11:56ça s'appelle
01:11:57le spoil system
01:11:57l'administration change
01:11:59à chaque élection
01:12:00à chaque alternance
01:12:01moi je trouve
01:12:02qu'il faudrait faire
01:12:03un spoil system
01:12:04des hauts fonctionnaires
01:12:04qui se sont plantés
01:12:05et je pense que
01:12:07les hauts fonctionnaires
01:12:08de Bercy
01:12:09de la Cour des Comptes
01:12:11et de la Banque de France
01:12:13ils se sont quand même
01:12:15lamentablement plantés
01:12:15sur la question de la dette
01:12:17pour l'instant
01:12:18le spoil system
01:12:19des candidats
01:12:20en tout cas
01:12:20c'est que
01:12:21les macronistes
01:12:22sont complètement à la traîne
01:12:23ils ne sont pas du tout
01:12:24en dynamique
01:12:24dans cette campagne
01:12:25donc ils le paient déjà
01:12:26il y a un spoil system
01:12:27démocratique
01:12:28absolument
01:12:28ils sont déjà
01:12:28en train de se faire
01:12:29pour l'instant sortir
01:12:30et ça va être quand même
01:12:31l'enjeu de cette campagne
01:12:32de faire beaucoup d'autocritique
01:12:33et de promettre
01:12:34beaucoup de responsabilités
01:12:35non c'est vrai
01:12:35c'est vrai
01:12:36ça va être toute la difficulté
01:12:37d'Edouard Philippe
01:12:38et Gabriel Attal
01:12:39c'est-à-dire d'être les sortants
01:12:39et de marquer la rupture
01:12:40et de dire
01:12:42on ferait autrement
01:12:43faites-nous confiance
01:12:44on va faire autrement
01:12:45et c'est pour ça
01:12:46qu'Edouard Philippe
01:12:47arrive avec des mesures
01:12:49un petit peu plus fortes
01:12:50mais Attal tout à l'heure
01:12:51en faisant ce bilan
01:12:53la colonne des plus
01:12:54et la colonne des moins
01:12:55a quand même
01:12:56effectivement
01:12:57dit très clairement
01:12:58qu'il y avait des choses
01:12:58qui avaient raté
01:12:59il a parlé notamment
01:13:00du logement
01:13:00il a dit qu'ils n'avaient pas
01:13:02pris de bonnes mesures
01:13:03pour l'immobilier
01:13:06sur d'autres sujets également
01:13:08sur ne pas avoir poursuivi
01:13:09le CICE
01:13:09il peut se montrer critique
01:13:12il y en a eu
01:13:12il a fait une bande
01:13:13de demi
01:13:14mais à coup le pas
01:13:15Gabriel Attal
01:13:16on le sait
01:13:16on ne va pas revenir
01:13:17longuement là-dessus
01:13:17mais c'est un des grands brûlés
01:13:19de la dissolution de 2024
01:13:21il n'est pas contre
01:13:22le droit d'inventaire
01:13:23il n'est pas contre
01:13:24ce droit d'inventaire là
01:13:25après il s'agirait
01:13:26de s'émanciper aussi
01:13:28de son passé
01:13:29de Premier ministre
01:13:30de s'émanciper aussi
01:13:32du macronisme
01:13:33et du président Emmanuel Macron
01:13:35à qui il a dit
01:13:36et à qui il a dit publiquement
01:13:38qu'il doit quasiment tout
01:13:39de sa carrière
01:13:40et de ce qu'il est devenu
01:13:41et désormais
01:13:43il s'agit de présenter
01:13:44des mesures crédibles
01:13:46après ce qui est très dur
01:13:47aussi pour lui
01:13:48c'est que
01:13:49vous parliez
01:13:50des déclarations
01:13:51d'Edouard Philippe Charles
01:13:52ce matin
01:13:53à nos compréhens de l'AFP
01:13:54quand il lui est demandé
01:13:55ce matin
01:13:56à Pauline
01:13:56il lui pose la question
01:13:57il est quasiment
01:13:58sans surprise finalement
01:14:00quasi totalement
01:14:01accord
01:14:02avec son ancien collègue
01:14:05au gouvernement
01:14:05Edouard Philippe
01:14:06donc comment se démarquer
01:14:07et ce type de grand rendez-vous
01:14:09est aussi délicat
01:14:11pour des candidats
01:14:11parce qu'une campagne
01:14:12c'est du temps long
01:14:13aussi
01:14:13c'est un marathon
01:14:14et tout dévoiler
01:14:16tout dévoilé
01:14:17à la fin du mois d'août
01:14:18serait aussi une erreur
01:14:20parce qu'une campagne
01:14:20il faut des annonces
01:14:21il faut un programme
01:14:23fort
01:14:24et qui marque les esprits aussi
01:14:25oui on voit les candidats
01:14:26de rupture
01:14:27avec des programmes
01:14:27qui sont établis
01:14:29qui sont précis
01:14:31définis
01:14:31après qui sont critiquables
01:14:32mais que ce soit
01:14:34Raphaël Glucksmann
01:14:34Jean-Luc Mélenchon
01:14:35Marine Le Pen
01:14:36mais il y a quand même
01:14:36sur le plateau
01:14:37il y a trois ex
01:14:37il y a deux ex-premiers ministres
01:14:39il y a un ex-ministre
01:14:41de l'intérieur
01:14:41il y a trois personnalités
01:14:42qui se présentent
01:14:43mais en étant quand même
01:14:44comptables
01:14:45chacun à leur niveau
01:14:47du bilan d'Emmanuel Macron
01:14:48trois personnalités
01:14:49dont on se dit
01:14:50qu'à un moment
01:14:50ou à un autre
01:14:51elles peuvent même
01:14:52se retrouver
01:14:53derrière celui
01:14:54qui sera peut-être
01:14:55le plus en tête
01:14:56ou le mieux à même
01:14:57d'emmener
01:14:58le bloc central
01:14:59à l'élection présidentielle
01:15:01oui
01:15:01chacun sa difficulté
01:15:03pour les ex
01:15:03ceux qui ont été
01:15:04au gouvernement
01:15:05et au pouvoir
01:15:05c'est de dire
01:15:06qu'ils vont faire différemment
01:15:08c'est pas facile
01:15:09à faire passer cette idée
01:15:10et pour les nouveaux
01:15:11ceux qui sont vierges
01:15:12du pouvoir
01:15:13qu'on n'a jamais vu
01:15:14l'exercer jusque là
01:15:15la difficulté
01:15:16c'est de rassurer
01:15:17c'est bien ce qu'a essayé
01:15:18de faire Marine Le Pen
01:15:19aujourd'hui quand même
01:15:20notamment sur la dette
01:15:21elle a vraiment des propos
01:15:22qui sont extrêmement posés
01:15:24en disant
01:15:24nous la rembourserons
01:15:25il n'est pas question
01:15:27bien évidemment
01:15:27de la mettre au feu
01:15:29je mettrai même en place
01:15:30une règle d'or
01:15:31il y aura une trajectoire
01:15:32de rétablissement
01:15:32des finances publiques
01:15:33elle parle là aussi
01:15:35vise déjà la suite
01:15:36en fait
01:15:37à tout cet électorat
01:15:38de droite
01:15:38qui ne lui est pas encore acquis
01:15:39et qui est toujours inquiet
01:15:41une partie des retraités aussi
01:15:43qui a peur
01:15:44de Marine Le Pen
01:15:45chef de l'État
01:15:46sera-t-elle suffisamment sérieuse
01:15:47donc voilà
01:15:48chacun a son créneau
01:15:50certains doivent convaincre
01:15:50qu'ils peuvent faire différemment
01:15:51et renverser un peu la table
01:15:53Marine Le Pen
01:15:53les Français qui la soutiennent
01:15:55sont déjà convaincus
01:15:55qu'elle va faire différemment
01:15:56elle doit rassurer
01:15:57elle doit rassurer
01:15:58parce qu'effectivement
01:15:59son électorat
01:15:59parce qu'il y a peut-être
01:16:00deux rassemblements nationaux
01:16:01il y a un rassemblement national
01:16:02un peu bourgeois du sud
01:16:04et puis il y a un rassemblement national
01:16:06de la campagne du nord
01:16:08qui compte sur Marine Le Pen
01:16:09pour remettre des services publics
01:16:11remettre de l'État
01:16:12là où il est abandonné
01:16:13au moment où elle dit elle-même
01:16:14que l'État doit faire des économies
01:16:16il suffit de l'écouter
01:16:18Moi il m'apparaît
01:16:19que le premier
01:16:20qui doit faire un effort
01:16:21c'est l'État
01:16:22et il doit baisser drastiquement
01:16:24son train de vie
01:16:26voilà ce que je viens dire
01:16:28parce que oui
01:16:28je suis très inquiète
01:16:29par la situation
01:16:30de la dette
01:16:31nous présenterons
01:16:32notre trajectoire
01:16:33de rétablissement
01:16:34des finances publiques
01:16:36avec 125 milliards
01:16:38d'euros d'économies
01:16:40pourquoi ?
01:16:40pas parce que ça me fait plaisir
01:16:42parce qu'il est absolument
01:16:43nécessaire de le faire
01:16:45Voilà Marine Le Pen
01:16:47qui est au MEDEF
01:16:48avec les six autres candidats
01:16:50donc vous aurez
01:16:52tout au long de la soirée
01:16:52sur BFM TV
01:16:53de larges extraits
01:16:55des interpellations
01:16:56des candidats
01:16:57par les patrons
01:16:58de leur passe d'armes
01:16:59aussi entre ces sept
01:17:01prétendants à l'Élysée
01:17:02la rentrée
01:17:03la campagne électorale
01:17:04elle démarre en ce moment
01:17:06porte d'auteuil
01:17:06à Roland-Garros
01:17:07avec le face-à-face
01:17:09entre les candidats
01:17:10à l'élection présidentielle
01:17:11et les patrons
01:17:1121
01:17:1223
01:17:1225
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