- il y a 1 semaine
Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, était l’invité de BFMTV ce jeudi 27 août dans 100% Mabrouk.
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00:00Tandis qu'Éric Coquerel s'installe sur ce plateau, député LFI de Seine-Saint-Denis, président de la commission des
00:05finances de l'Assemblée.
00:07Bonsoir M. Coquerel.
00:08Bonsoir Sraignan.
00:08Merci d'être là. Vous avez accompagné Jean-Luc Mélenchon. Je ne sais pas si vous avez assisté à l
00:13'entièreté de cet exercice,
00:15mais Jean-Luc Mélenchon en a fait le bilan, son propre bilan, si je puis dire, de sa prestation, et
00:20sans doute celle des autres candidats.
00:22Je vous propose de l'écouter.
00:25Vous avez raté l'entrée de M. Milley en France, avec M. Rotaillot, et voilà, on ne paye plus rien,
00:31au revoir et merci.
00:33Bon, il y a eu des moments quand même fous, si on s'intéresse au contenu de ce que disent
00:38les gens.
00:39Après, moi, je suis dedans, donc je ne suis pas un bon critique, je suis dedans.
00:42Mais ça m'a paru, j'ai entendu des moments, puis alors les deux autres qui sont anciens premiers ministres
00:47et qui sont en train de réinventer l'eau chaude, alors ça, j'ai trouvé ça... Non, mais ça coupe
00:51le souffle !
00:52Bon, le mec a foutu une pagaille, pas possible, et mis une milliard, il vient de dire comment il faut
00:55faire.
00:56Mme Le Pen, elle avait l'air absente, je ne sais pas pourquoi, mais bon, elle avait l'air absente.
01:02Il avait l'air d'ailleurs plutôt à l'aise, Jean-Luc Mélenchon, dans cet écosystème...
01:06C'est au surprend ?
01:06Non ? Ai-je l'air surprise ?
01:09Non.
01:10Économique et très politique, mais si vous deviez vraiment, pour commencer, Eric Coquerel, résumer la relation en un mot
01:16entre les chefs d'entreprise dans leur diversité, ils sont très divers en France, et Jean-Luc Mélenchon,
01:20et donc la France insoumise, avec tout ce qu'on a entendu ces derniers temps.
01:23Quel serait le mot que vous choisissez ce soir ?
01:27Écoutez, d'abord, vous le dites vous-même, les chefs d'entreprise, c'est très divers.
01:32Entre le chef d'entreprise, d'une société multinationale qui pense surtout à la rente de ses actionnaires,
01:39et ceux qui essayent tous les jours d'assurer la pérennité de leur boîte, d'essayer de gagner des marchés,
01:45d'essayer de produire, etc.
01:47Ce n'est pas forcément le même monde, toujours.
01:50Donc déjà, première chose que je voulais dire.
01:53Moi, ce que j'ai constaté aujourd'hui, c'est qu'il y avait d'un côté un candidat qui
01:59propose une alternative
02:00à tout ce qui est en échec maintenant, de plus en plus depuis des années.
02:04En gros, la politique de l'offre, des coupes budgétaires comme seule solution,
02:09des politiques où on se parle sans arrêt du coût du travail, puis on ne parle jamais du coût du
02:13capital,
02:14donc il faut baisser les salaires, ou alors il faut baisser les cotisations.
02:17Et puis après, on s'étonne qu'il y ait un problème dans les régimes de sécurité sociale.
02:21Et puis, et ça, ça allait, j'allais dire, de l'ultra droite de M. Retailleau à la droite macroniste,
02:28y compris Mme Le Pen, qui a eu des propositions très finalement liées à la politique de l'offre.
02:32Et puis d'un autre côté, Jean-Luc Mélenchon, qui propose une alternative, une rupture franche, claire et nette,
02:38à la fois sur le plan écologique, social, et sur le plan aussi du partage des richesses
02:43et de la relance économique. Voilà, je trouve qu'aujourd'hui, la distinction était assez nette.
02:47Et c'est finalement projet contre projet, aussi ces deux visions de la France qui sont un salé jour propre.
02:52Mais nous, face à tous les autres, finalement.
02:54Oui, ça c'est votre vision.
02:55Ben, c'était un peu ça. Je vais vous donner un exemple.
02:57Ah bon, même pas Marine Tondelier, c'est intéressant.
02:59Non, mais, oui, non, non.
03:00Vous l'avez oublié au passage.
03:01Non, c'est pas que je l'oublie, c'est qu'il m'a semblé quand même que dans les
03:04candidats de gauche qui étaient là,
03:05celui qui avait le programme, et c'est normal, puisqu'on va le présenter,
03:09et que lui est déjà candidat de manière certaine, ce n'est pas le cas.
03:11Je vous propose ce soir, M. Coquerel, je pense que vous serez d'accord, de ne pas caricaturer les propositions.
03:15Non, non, mais je ne caricature pas, je vous dis...
03:17J'ai parlé parfois du procès que parfois vous pouvez faire.
03:21Et donc, d'essayer vraiment d'aller le plus loin possible sur la question de la dette.
03:25Elle intéresse les Français d'abord, tout simplement parce que c'est aussi la dette que vous portent déjà nos
03:31enfants.
03:31J'ai reçu il y a quelques jours deux personnalités qu'on peut classer, si vous voulez, dans le même
03:36courant, mais très différentes.
03:37Thierry Breton, qu'est-ce qu'il a dit au sujet de l'effacement d'une partie de la dette
03:41?
03:41Il a dit non, mais c'est de la folie. Ce n'est pas faisable.
03:44Et si vous recevez quelqu'un de la France insoumise, a-t-il dit sur ce plateau,
03:48il ne vous dit pas la vérité, ce sera un Frexit déguisé.
03:51Donc vous sortez de la zone euro.
03:53Et j'ai reçu M. Henri Guénaud, il me dit mais pas du tout.
03:56C'est tout à fait possible, ce n'est qu'une question politique.
03:59C'est-à-dire que c'est une question de bras de fer.
04:01Et de négociation. Ah, vous nous suivez. C'est une bonne chose.
04:04Bon, voilà deux personnalités qu'on peut qualifier, si vous voulez, de raisonnables,
04:08mais qui n'ont pas le même avis sur un sujet aussi important.
04:11Voilà, nous on est raisonnable et on a aussi notre propre avis.
04:15Alors je vous explique pourquoi il faut poser cette question de la dette maintenant.
04:19D'accord ?
04:19Moi ça fait depuis 2021 que je pense que la dette dite Covid,
04:22c'est-à-dire que la dette qui a été, je ne vais pas rentrer en détail,
04:26en gros prêtée directement aux États, via les banques centrales, par la BCE.
04:30C'est ça la dette Covid qui représente aujourd'hui,
04:32alors pas la dette Covid seule, mais avec d'autres mécanismes,
04:36environ 18% de la dette totale.
04:38Moi j'étais déjà à l'époque pour l'annuler.
04:40Pourquoi ? Parce qu'on voit bien que le poids de la dette est important,
04:43que ça sert des fois à certains moments de critères.
04:45Éric Coquerel, pardonnez-moi, nous écoutons Marine Le Pen qui fait le même bilan.
04:49Parce que quelqu'un s'attendait à ce que je change ?
04:51Jordan Bardella avait laissé entendre qu'il souhaitait amender cette réforme des retraites.
04:55Non, pas du tout.
04:56J'ai d'ailleurs indiqué très clairement qu'on continuait à travailler
05:01à l'autre bout du problème des retraites.
05:05On a réglé, je crois en grande partie, l'incitation au travail des jeunes.
05:11Et donc nous travaillons, et j'en ai parlé tout à l'heure,
05:15à l'incitation au travail des seniors.
05:19Qu'est-ce que vous avez pensé de ce premier match avec les autres candidats ?
05:22Écoutez, je trouve que ça s'est relativement bien passé.
05:27Bon, c'est toujours un peu saucissonné.
05:31L'économie nécessite une cohérence globale.
05:36Quand on est obligé de répondre à des sujets très précis en deux minutes,
05:40ça saucissonne un peu le débat.
05:41Mais je pense que ça a permis quand même une clarification
05:44sur toute une série de sujets qui étaient la bienvenue.
05:47On a appris pendant ce débat un départ chez vous,
05:49celui de François Durvi, qui était conseiller économique spécial de Jordan Bardella,
05:52qui était chargé, il le disait lui-même quand il a été nommé à ce poste,
05:56de faire des ponts de relier les milieux économiques avec le RN.
06:00Est-ce que vous déplorez son départ aujourd'hui ?
06:02Ben non, parce que je l'ai souhaité.
06:05C'est vous qui avez mis la porte ?
06:06Je ne le déplore pas.
06:08Je ne m'étalerai pas dessus,
06:10mais nous avons beaucoup de contacts avec les chefs d'entreprise
06:14et nous continuerons à avoir beaucoup de contacts avec les chefs d'entreprise
06:17parce qu'encore une fois,
06:19ils sont importants dans notre pays
06:22pour la création de richesses,
06:25création de richesses dont j'ai rappelé
06:27qu'elles étaient absolument nécessaires
06:29au maintien d'un système de protection sociale efficient.
06:34Merci.
06:36Là où vous serez peut-être d'accord sur les mots avec Marine Le Pen,
06:40c'est que c'est un exercice de clarification.
06:42C'est vraiment projet contre projet.
06:44C'est intéressant, évidemment, pour ce début de campagne,
06:47notamment sur la dette.
06:49Eric Coquerel, je vais vous laisser poursuivre.
06:50C'est déjà assez compliqué.
06:52Je suis d'accord.
06:53Mais c'est un sujet qui est infusé.
06:54Et vraiment, il y a une vraie interrogation.
06:56Comment vous pouvez nous dire ce soir
06:58que c'est possible sans une sortie ?
07:01Peut-être que vous l'assumez.
07:02Tout simplement parce que ça a déjà été fait.
07:04C'est-à-dire que l'esprit des traités européens,
07:07théoriquement, ne permet pas à la BCE de prêter directement aux États.
07:10Sauf qu'en réalité, la BCE,
07:12quand il a fallu des investissements massifs
07:14et des prêts massifs du fait du Covid
07:16et que ça ne pouvait pas être sur les marchés,
07:18a dérogé presque à ses propres règles
07:20par des programmes d'achat.
07:21Donc, ma première réponse, c'est que ça a déjà été fait.
07:24Et ça peut être fait de nouveau.
07:26Ce que la BCE a fait, à un moment donné,
07:28on peut l'imaginer de nouveau.
07:29Et la raison...
07:29À quel pays ?
07:30Pas à des pays aussi fondateurs dans l'Union européenne que la France ?
07:33Si, si, elle l'a prêtée.
07:35Vous avez les exemples, monsieur.
07:36Je recommence.
07:37La dette Covid a été prêtée
07:38de la manière quasiment équivalente
07:40à hauteur de 18% des dettes des États
07:45qui font partie de la zone euro.
07:46Donc, à tous les États.
07:48Voilà.
07:48Donc, ça a été fait une fois
07:49pour des raisons exceptionnelles.
07:51Moi, je considère qu'on est à nouveau
07:52dans des raisons exceptionnelles.
07:54Pourquoi ?
07:54Parce qu'on a besoin...
07:56Il y a un mur d'investissement nécessaire
07:58face à la bifurcation écologique.
07:59On voit bien cette année
08:00avec les canicules, les incendies,
08:01qu'il va falloir de l'argent.
08:03Beaucoup d'argent,
08:03y compris d'investissement public.
08:05Deuxièmement,
08:06il y a aussi la question du numérique.
08:09Monsieur Draghi, il y a deux ans,
08:10avait estimé qu'il fallait 800 milliards d'investissements
08:13sur toute la zone euro.
08:14Or, dans le même temps,
08:15il se trouve que pour le coup, réellement,
08:17les taux d'intérêt sont en train d'augmenter.
08:19Et que ce qui n'était pas un problème jusqu'à maintenant,
08:21contrairement à ce qui a été dit...
08:22Tout le monde, je crois, l'a constaté.
08:24Voilà, on peut le devenir.
08:25Donc, si on a à faire ça,
08:26puisqu'on a besoin d'un investissement,
08:29de prêts,
08:30eh bien, je pense que nous devrions
08:32à nouveau nous engager vis-à-vis de la BCE,
08:34que la France le fasse,
08:35vis-à-vis de ses partenaires en 20,
08:36pour dire...
08:37Renouvelons un prêt qui soit en dehors des marchés financiers
08:40et qu'il ne subisse pas
08:41les mêmes augmentations de taux d'intérêt
08:43et qu'après, effectivement,
08:45parce que ce n'est pas un prêt qui nous appartient,
08:47c'est nous,
08:47ce n'est pas aux marchés financiers
08:48qu'on ferait des faussettes.
08:49Mais ce serait une perte pour la BCE
08:50qui sera à l'achat.
08:51On pourrait décider, pourquoi pas,
08:52de l'annuler, de le reporter, etc.
08:53Vous avez raison dans le raisonnement
08:54et à la fin, c'est quand même...
08:56Non, vous avez raison que ça nous appartient
08:57via la Banque de France,
08:59mais j'ajoute que ce serait une perte pour la BCE
09:02qui sera alors à la charge
09:03de tous les membres de la zone euro
09:04et la Banque de France agit ici
09:06dans le cadre de l'eurosystème.
09:08Mais non, non.
09:08Mais non, ça ne serait pas une perte
09:09parce que, déjà,
09:10je rentre dans un autre...
09:11Que ce soit la dette publique
09:12ou que ce soit la dette sur les marchés privés,
09:15le stock, vous ne le remboursez jamais.
09:16Vous remboursez les intérêts.
09:18C'est ça la règle
09:19parce que, quelque part,
09:21on sait très bien que cette dette se renouvelle.
09:23Donc la question,
09:24ce n'est pas l'annulation de la dette en tant que telle
09:26et les environ 600 milliards
09:28qui sont dans les caves aujourd'hui
09:30de la Banque de France
09:31parce que, de toute façon,
09:31cette dette-là,
09:32elle ne sera pas remboursée.
09:33C'est des intérêts.
09:34C'est le fait, un, déjà,
09:35de s'assurer qu'on va la renouveler
09:36parce que, figurez-vous,
09:37chaque année,
09:38il y a à peu près 50 milliards
09:39qui sont retranchés
09:40et donc, 50 milliards
09:42qui ont été empruntés
09:42des taux d'intérêt intéressants,
09:44comme les déficits continuent d'augmenter,
09:46on va, cette fois-ci,
09:46les emprunter sur les marchés
09:48au moment où elle est à 4%.
09:49Donc, déjà, c'est une mauvaise affaire.
09:50Et vous pouvez, pardonnez-moi,
09:51confirmer que ce n'est pas une sortie
09:52pour vous des traités ?
09:54Non, ce n'est pas une sortie pour vous
09:55ni de la zone euro.
10:02qu'à notre côté,
10:03il y a besoin de ces murs d'investissement
10:04pour faire face à la pire des dettes,
10:06à la pire qui est la dette écologique.
10:08Le moment est venu
10:08d'aller convaincre nos partenaires
10:10et je pense qu'on a les armes
10:11pour le faire,
10:12de s'engager sous ce forme...
10:13Vous dites que c'est une décision politique.
10:14C'est une décision...
10:15Totalement politique.
10:15...de conviction par rapport...
10:17Alors, à partir de là,
10:18c'est très intéressant
10:19parce qu'on rentre dans un sujet
10:20et merci de l'explication,
10:22je vous ai laissé posséder
10:22parce que je pense que c'est important
10:23d'aller jusqu'au bout.
10:25Comment convaincre ?
10:26Monsieur Coquerel, expliquez-nous
10:27pourquoi les Français auraient droit...
10:30Parce que c'est une forme de faveur
10:31à laquelle les Grecs
10:33n'ont pas eu droit.
10:33Mais il n'y a aucun rapport ?
10:34Ils ont eu le sang.
10:35Ah bah, quand même un peu, si.
10:38Oui, il n'y a pas de comparaison.
10:39Ok, continuez, continuez.
10:41Il y a un point commun déjà
10:42qui est quelqu'un
10:43que vous connaissez bien
10:44et qui est proche de vos cercles,
10:45qui est banquier d'affaires,
10:46qui avait proposé cela
10:47à l'époque pour la Grèce.
10:50Thierry Breton et d'autres
10:50confirment qu'il n'y a pas eu d'annulation,
10:52qu'il y a eu une restructuration
10:54en échange de réformes très difficiles
10:56et la Troïka,
10:58on peut dire qu'elle a fait boire
10:59la calice jusqu'à la lit aux Grecs.
11:00Et pourquoi nous,
11:01on aurait ça avec les roses
11:02et les pétales ?
11:02Déjà, ma première remarque
11:04que je pourrais vous faire,
11:05c'est le fait que moi,
11:06j'étais déjà pour annuler
11:07la dette des Grecs
11:08et non pas leur faire surbir
11:09une carte de sécurité de pauvreté.
11:09Il est vrai, j'ai retrouvé ça
11:10depuis déjà 2005.
11:11Déjà, je suis au final.
11:13Il se trouve que la France,
11:14parce qu'on a un poids en Europe
11:15et que l'Europe,
11:17y compris l'euro,
11:18ne peut plus,
11:18grec, continuer sur la France,
11:20on a le poids, justement,
11:21politique pour changer
11:22cette fois-ci, la donne.
11:23Donc, autant en profiter.
11:24Ça servira d'ailleurs,
11:25Vous pensez qu'on a encore
11:26ce poids politique ?
11:27Bien sûr, on est le deuxième.
11:28Vous ne pensez plus
11:28qu'on est malheureusement
11:29un nain politique
11:30aujourd'hui en Europe ?
11:31Je ne crois pas.
11:31On est la deuxième puissance économique
11:33en Europe.
11:34On est un pays beaucoup plus jeune,
11:35par exemple, que l'Allemagne.
11:36On a quand même...
11:37Il faut arrêter de...
11:39On a cette dette.
11:40On a des moyens, etc.
11:41Et je vous rappelle
11:42que ce qui a changé
11:43par rapport à la Grèce,
11:44c'est que l'Allemagne,
11:45justement,
11:46est en grande difficulté.
11:47Elle est en grande difficulté
11:48et c'est la raison, par exemple,
11:49pour laquelle l'Allemagne,
11:50il y a deux ans,
11:51a décidé d'en finir
11:52avec sa propre règle d'or
11:53qui empêche les déficits.
11:55Alors, ce qui m'a amusé
11:57d'entendre M. Philippe
11:57et M. Le Pen pensaient
11:58qu'on devrait, nous,
12:00appliquer maintenant
12:00cette règle d'or
12:01que les Allemands
12:01ont renoncé à faire.
12:02Pourquoi ?
12:03Parce qu'ils se sont aperçus
12:04que, faute, justement,
12:06de pouvoir investir,
12:07faute que l'État puisse venir,
12:09justement, sur les investissements,
12:10qu'il y ait suffisamment,
12:12j'allais dire, d'aide aux Allemands
12:13quand la consommation populaire faiblit,
12:16ils étaient en récession.
12:17Donc, les Allemands,
12:18par exemple,
12:19c'est peut-être un scoop
12:19que je vous apprends,
12:20vont être quasiment,
12:21aujourd'hui, emprunteurs
12:22au même niveau que nous,
12:23au niveau d'Europe.
12:24Donc, ça change les choses
12:25parce que même les Allemands
12:26ont intérêt, justement,
12:28à passer à un système
12:29où il y a une aide publique massive.
12:31Je voulais vous l'entendre redire.
12:32Ça ne peut pas être sur les marchés.
12:33Donc, vous voulez faire une autre forme.
12:34Pour vous, c'est par le levier de la...
12:36On va convaincre, en fait,
12:37nos partenaires,
12:38à leur expliquer, écoutez,
12:39la France doit avoir
12:40ce régime de faveur.
12:41Non.
12:42Et si vous n'y arrivez...
12:42On propose qu'il existe aussi
12:44pour nos autres partenaires.
12:45C'est là où peut-être qu'il y a eu...
12:47On propose que pour nos autres partenaires...
12:49Oui.
12:50Un, on réfléchisse à l'annulation
12:51Ils ont subi le pire
12:52et c'est déjà passé.
12:53Ils ont fait leur réforme structurelle.
12:54Parce qu'ils ont eu aussi cette dette.
12:56Et deux,
12:56qu'il y ait des prêts
12:57qui soient décidés
12:59directement par la Banque centrale
13:00pour pouvoir passer
13:01ce nécessité
13:02de bifurcation écologique
13:04qui devient vitale.
13:05Excusez-moi,
13:06mais la question,
13:06elle est plus vitale
13:07que la dette financière aujourd'hui
13:09si on regarde
13:10ce qui s'est passé cette année
13:10en termes de canine
13:11et qui va nous coûter
13:12toujours plus cher.
13:13Le sujet mérite d'être débattu,
13:14de comprendre
13:15à quoi sert la dette,
13:17est-ce que c'est un investissement,
13:18sur quoi...
13:19Donc, c'est bien
13:19qu'il soit étonnant...
13:20Déjà, une chose
13:20à laquelle il ne faut pas
13:21que ça serve,
13:21je termine là-dessus,
13:22c'est que vous avez remarqué,
13:24je parle d'investissement
13:24depuis la question écologique.
13:26Quand la dette,
13:27pour moitié depuis 2017,
13:28sert à payer
13:29les cadeaux fiscaux
13:29plus riches,
13:30là, ça pose problème.
13:31Et c'est exactement
13:32ce qui s'est passé en France.
13:34Vous voyez,
13:35j'allais éviter
13:36de vous poser la question
13:36sur les nuisibles,
13:38sur ce qu'a dit
13:38Jean-Luc Mélenchon,
13:40lamentable...
13:40Allez-y,
13:41allez-y, posez-moi la question,
13:43parce que c'est au cœur du sujet.
13:44C'est un peu pavlovien,
13:45je sais ce que vous allez dire.
13:47Mais moi,
13:47je m'étonne toujours
13:48que quand on aime ce pays,
13:49on a envie de toujours
13:51un petit peu exalter
13:52cette lutte des classes.
13:53Justement, j'aime ce pays,
13:54vous ne pouvez pas avoir
13:55dans votre meeting
13:55un banquier et un ouvrier,
13:57monsieur...
13:57Mais c'est aucun rapport.
13:58Alors d'abord,
13:59première chose,
14:00c'est que tous les banquiers
14:03ne sont pas milliardaires,
14:04j'allais dire.
14:05Mais comme j'aime ce pays,
14:06j'aime aussi sa devise.
14:07Liberté, égalité, fraternité.
14:08Le pacte républicain.
14:10Quand, depuis 2017,
14:12vous avez les milliardaires
14:13qui ont vu leur patrimoine
14:14doubler,
14:15doubler, d'accord ?
14:16Plus 220 milliards
14:17pour les milliardaires,
14:18environ les 500 personnes
14:19les plus riches,
14:20plus 600 milliards.
14:21Et que dans le même temps,
14:22ils payent proportionnellement
14:23moitié moins d'impôts global
14:25sur leur patrimoine et revenus
14:26que l'ensemble des Français,
14:27excusez-moi,
14:28ça me pose un problème.
14:29Mais voyez-vous,
14:29c'est un débat.
14:30C'est autre chose
14:31que de dire nuisible.
14:32C'est qu'il nous manque
14:32de l'argent.
14:34C'est qu'il nous manque
14:35de l'argent.
14:35Au moins,
14:36voyez ce terme-là.
14:37Au moins,
14:37c'est un terme bélier
14:39qui permet de dire pourquoi.
14:40Ce n'est pas les personnes
14:41en tant que telles
14:42qui sont nuisibles.
14:43Si vous qualifiez de nuisible,
14:44vous le prendriez mal.
14:45Je ne le ferai jamais.
14:46Pour notre économie.
14:47Mais vous comprenez
14:47que vous le prendriez mal.
14:47Ce qui n'est plus supportable
14:48pour notre économie,
14:49c'est qu'il y ait des gens
14:50qui gagnent autant
14:51et qui payent aussi peu d'impôts
14:53sous des prétextes
14:54que sinon,
14:55ils risquent de partir
14:55à l'étranger, etc.
14:56Ça, c'est insupportable
14:57sur les Français.
14:58Les Français qui nous regardent
14:59et qui payent leurs impôts,
15:00qui payent leurs cotisations
15:02et autres,
15:03ils doivent se trouver
15:03insupportables aujourd'hui
15:04que les plus riches de ce pays
15:06payent zéro euro d'impôt
15:07sur le revenu.
15:08Ça ne vous scandalise pas ?
15:09J'espère.
15:10Les injustices me scandalisent.
15:11Mais d'où vient ce syndrome ?
15:12Les injustices,
15:13d'où qu'elles viennent
15:13et quelles qu'elles soient,
15:14d'où vient ce syndrome
15:15Robin Desbois ?
15:16Pourquoi, en qualifiant
15:17des gens qui ont sans doute
15:18beaucoup travaillé
15:19pour certains de nuisible,
15:21qui ça peut flacter ?
15:23Quelle base d'instinct ça peut faire ?
15:23C'est un syndrome républicain,
15:24excusez-moi de vous le dire,
15:26parce qu'il n'y aura pas
15:26la République
15:27s'il y a des telles inégalités
15:29qui explosent,
15:29surtout en France
15:30qui est un pays attaché à ça.
15:32Aujourd'hui, depuis 2017,
15:34qu'est-ce que le macronisme ?
15:35C'est la constitution à nouveau
15:37d'une noblesse d'argent.
15:38C'est ça le macronisme.
15:39À la fois par les successions,
15:42parce que je ne sais pas
15:42si vous savez,
15:43mais les 0 à 1% des plus riches,
15:44ils payent environ 10%
15:46de droits de succession
15:47quand, on va dire,
15:49la majorité des gens
15:50qui payent des impôts,
15:51ça peut arriver
15:51à des taux marginaux
15:52de 45%.
15:53Eh bien, c'est la même chose
15:54sur l'impôt.
15:55Ça, ce n'est pas acceptable.
15:56Et ça, c'est le macronisme.
15:57Donc nous, on propose
15:58de revenir là-dessus.
15:59Ça a deux avantages.
16:00Un, le consentement à l'impôt
16:01sera un peu plus accepté
16:03par les Français
16:04s'ils considèrent
16:05que les ultra-riches
16:06payent leur part d'impôt.
16:07Et deux, ça nous rapportera
16:09de l'argent,
16:09parce que, figurez-vous,
16:10on a fait le calcul,
16:10c'est plusieurs deuxiènes
16:12de milliards d'euros
16:12que nous récupérons
16:14qui pourront baisser les déficits,
16:15mais qui pourront aussi
16:16permettre d'investir
16:17pour les incendies,
16:18contre la canicule,
16:20sur les questions,
16:21les écoles, etc.
16:22Donc, c'est presque
16:24de salut public.
16:25Sur le plan politique,
16:26M. Coquerel,
16:27hier, à votre place,
16:28il y avait le candidat
16:29et ancien ministre de l'Intérieur,
16:30Bruno Rotaillot,
16:31qui a parlé de votre parti
16:32comme d'un parti de collabo.
16:33Il fait répéter
16:34à plusieurs reprises
16:36pour comprendre
16:36à quoi il faisait référence
16:38et il faisait référence
16:39de son point de vue
16:41à, pense-t-il,
16:42votre complicité idéologique
16:44avec les ennemis de la France.
16:45Que lui répondez-vous ?
16:46Déjà, je ne crois pas
16:47que M. Rotaillot
16:48sauvera sa campagne
16:49en faisant dans l'ultra-droite
16:50et en faisant une surenchère
16:51vis-à-vis du RN.
16:52Là, je vous le dis.
16:53Aujourd'hui, dans le débat,
16:55il nous a fait du Trump
16:57pratiquement libertarien,
16:58abat l'État,
16:58il n'y a plus d'État, etc.
16:59C'est le seul.
17:00Donc déjà, moi,
17:01je lui conseillerais
17:02de se calmer là-dessus
17:05et puis peut-être
17:06de revenir
17:06à ce que les Français
17:08attendent de ce débat.
17:09Justement.
17:09Collabo, ce n'est pas moi,
17:10c'est lui qui...
17:11Oui, oui.
17:11Il faut faire réagir.
17:12Je serais lui,
17:13je reviendrais plutôt
17:14au débat que les Français
17:15attendent.
17:15On fait des propositions,
17:17nous, par exemple,
17:17sur les éco-régions et autres.
17:18Il répond, par ailleurs.
17:19Il ferait mieux de répondre
17:19qu'avec des adathèmes.
17:21La deuxième chose,
17:22si vous voulez,
17:22quand vous parlez de collabo,
17:24vous faites référence
17:24à une période de l'histoire.
17:26Déjà, j'aimerais savoir
17:27qui, pour lui,
17:28sont les nazis.
17:29J'aimerais savoir,
17:29c'est grave.
17:30Et puis, deuxièmement,
17:31de la part de quelqu'un
17:34qui, quand il était
17:34ministre de l'Intérieur,
17:35a revendiqué
17:36l'expression
17:37français de papier
17:37inventée par Maurras,
17:39vis-à-vis, notamment,
17:40de nos concitoyens
17:41de religion juive
17:43dans l'avant-guerre.
17:45Quand il explique
17:46qu'il est pour le droit du sang
17:47qui a été instauré
17:49seulement par le régime de Vichy.
17:51Donc, il a des références,
17:52y compris quand il attaque
17:53l'État de droit,
17:54qui, pour moi,
17:55le place assez difficilement
17:57sur ce genre d'attaque.
17:59Voilà ce que j'ai envie
17:59de dire aujourd'hui.
18:00quelles sont vos références ?
18:01D'où est partie
18:02cette question,
18:03cette polémique ?
18:04Rima Hassan,
18:05c'est ce qu'il lui reproche,
18:07n'est pas contre
18:07la suppression des dispositifs
18:09permettant de lutter
18:09contre le terrorisme.
18:11– Non.
18:11– Non, je vais préciser.
18:12– Oui, oui.
18:13– C'était lors
18:13des universités d'été,
18:15j'ai écouté longuement.
18:17Et le débat a été lancé
18:18sur cela,
18:19sur est-ce qu'il faut
18:21interroger,
18:21voire démanteler,
18:22voire supprimer,
18:23voire effacer une partie
18:24de l'arsenal antiterroriste,
18:25notamment l'apologie ?
18:27– Oui, mais justement,
18:28c'est là où ça ne va pas.
18:28– Ah ben, ce n'est pas rien,
18:29l'apologie pour terrorisme.
18:30– Excusez-moi.
18:31– M. Coquerel,
18:32c'est quand même
18:32l'un des piliers
18:33de cet arsenal.
18:34– Non, ce n'est pas
18:35ce que je crois, du coup.
18:35– Ce qui est les piliers
18:37de la lutte contre le terrorisme,
18:38c'est les moyens.
18:38Excusez-moi, c'est les moyens.
18:40Voilà.
18:40Et par exemple,
18:41M. Rotaillot,
18:42c'est la suppression
18:42de 5 000 policiers judiciaires.
18:44C'est les moyens d'enquête.
18:45C'est les moyens
18:45pour surveiller
18:46les filières terroristes,
18:47etc.
18:48C'est les moyens
18:49par rapport au blanchiment
18:50de l'argent.
18:50Ça, c'est les moyens
18:51concrets pour lutter
18:52contre le terrorisme.
18:53Et nous, on a toujours
18:53été rendu.
18:54Par contre,
18:55utiliser la question
18:55du terrorisme
18:56pour faire
18:57de je ne sais quelles
18:58déclarations,
18:59y compris liées,
18:59par exemple,
19:00à Israël et la Palestine,
19:02une apologie du terrorisme
19:03en sortant cela
19:04du droit de la presse
19:06pour aller vers
19:06le code pénal,
19:07c'est-à-dire une aggravation
19:08qui est une éducation.
19:08– Ça, c'est votre point de vue,
19:09M. Votraillot.
19:10– Ce n'est en rien.
19:10– L'apologie du terrorisme
19:11se trouve dans cet arsenal.
19:12– Est-ce que M. Trevidi,
19:13qui est un collabo,
19:14à votre avis,
19:14– Évidemment non.
19:14– M. Trevidi,
19:16qui était le juge
19:16en terrorisme,
19:17a dit exactement la même chose
19:18à la loi sur l'apologie
19:19du terrorisme.
19:20Je vais vous dire une chose.
19:21– Ce n'est ni à vous,
19:21il n'y a pas de trancher,
19:22c'est à la justice
19:23de trancher sur le cas
19:24de Mme Rima Hassan.
19:25– Mais la question n'est pas là.
19:26– Ah, quand même.
19:27– Non, je reviens
19:27sur ce que vous avez dit.
19:29Vous dites,
19:31Mme Rima Hassan
19:32a mis en cause
19:32les moyens
19:33pour lutter contre le terrorisme.
19:34– Il va lancer un débat
19:35sur ce sujet.
19:35– Je vous dis non.
19:36Ne confondez pas
19:37des lois d'aggravation,
19:39je veux dire,
19:39qui mettent souvent
19:40encore plus à mal
19:41l'état de droit
19:42parce qu'ils reviennent
19:43sur des droits de la défense
19:45ou qu'ils prennent
19:46des mesures administratives
19:47par rapport à la politique.
19:47– Vous me poussez à aller
19:50dans les détails,
19:51allons-y.
19:52– Les moyens
19:52contre la lutte
19:53contre le terrorisme
19:54avec le fait
19:55de ne pas être d'accord
19:56sur cette apologie
19:58du terrorisme
19:58mise sur le code pénal.
19:59– Tout à fait.
20:00C'est à la justice
20:00de décider de trancher
20:01si une députée européenne
20:02a franchi la barrière
20:03entre l'expression
20:04d'une opinion
20:04et la justification,
20:06c'est grave,
20:07du terrorisme
20:07quand elle a relayé
20:08une citation
20:09destinée à justifier
20:10le massacre
20:10de l'aéroport de Lod
20:12en 72
20:13qui de mémoire
20:14avait fait de très nombreux
20:15morts,
20:16une trentaine je crois.
20:16– Non mais attendez,
20:17c'est au juge.
20:18– Je ne vais pas rentrer,
20:18oui d'accord,
20:19c'est au juge,
20:19mais je ne vais pas rentrer
20:20dans les sujets.
20:22– Et donc elle veut
20:23supprimer
20:24ce qu'on lui reproche.
20:24– Donc au nom de ça,
20:24je vais vous dire
20:25ce qui s'est passé.
20:26Au nom de cette question
20:28d'apologie du terrorisme,
20:29on a enquêté,
20:31espionné,
20:32Mme Hassan,
20:32en dehors de tout cadre légal.
20:34On a expliqué,
20:35et vous,
20:35vous avez été informé avant
20:36dans des gardes à vue
20:37qu'elle avait soi-disant
20:38de la drogue sur elle
20:39qui s'est avérée
20:39totalement faux.
20:40Donc je dis que
20:42cette criminalisation,
20:43laissez-moi finir,
20:44si vous me posez une question,
20:45je ne veux pas mettre
20:46sous l'idée
20:48de lutter contre le terrorisme
20:50qui est une cause
20:51absolument nécessaire
20:52sur laquelle
20:52nous serons toujours
20:53au même rendez-vous,
20:54ce qui est en réalité
20:55une criminalisation
20:56d'opinions politiques
20:57qui ne conviennent pas
20:58à certaines personnes,
20:59notamment,
21:00je vous le répète,
21:00sur la question
21:01du conflit israélo-palestinien.
21:02– Je vous répète
21:03que c'est au juge
21:04d'en décider
21:05et il transforme.
21:06– Vous, vous pensez
21:07que c'est un procès politique ?
21:08– Non, la question n'est pas là,
21:09c'est qu'à partir du moment
21:10où on a fait ces toits-là,
21:14on a accentué
21:15les possibilités
21:16de criminalisation
21:16y compris
21:17d'instrumentalisation
21:18de la justice.
21:19Je vous fais remarquer
21:20que Mme Mathilde Panot,
21:21parce que la question
21:22après n'est pas de voir
21:25comment ça s'est terminé,
21:26c'est pareil,
21:27elle a été accusée
21:28d'apologie du terrorisme.
21:29Ça s'est terminé
21:30évidemment par rien
21:31puisqu'il n'y avait rien,
21:32mais n'empêche,
21:33entre-temps,
21:33on a commencé en débattre.
21:34Donc je vous dis,
21:35tout ça c'est une bataille
21:36d'opinions
21:37et ce n'est pas
21:37les moyens concrets
21:38pour lutter contre le terrorisme.
21:39– On va conclure,
21:40Maxime Sutec nous attend,
21:41permettez une question
21:43lorsque Bali Bagayoko
21:44a fait l'objet
21:44d'une enquête du PNF
21:46sur des soupçons
21:46de détournement
21:47de fonds publics.
21:48Il est évidemment
21:48présumé innocent.
21:50Vous avez dénoncé cela
21:51et mis en avant
21:51le fait qu'il venait
21:52des quartiers populaires
21:53et qu'il est noir.
21:54Et lorsque Sébastien Delogui
21:57est placé en garde à vue
22:00dans l'enquête
22:01sur son altercation
22:02avec des policiers
22:02à Marseille,
22:03vous dites que c'est
22:05la nuance
22:05de la couleur de peau ?
22:06– On ne prend pas
22:07les sources d'extrême.
22:08– Je vous écoutais.
22:08– J'essaie de vous répondre.
22:10– Je vous écoutais.
22:11– Reprenez pas les sources
22:12de l'extrême droite
22:12ou du Figuero.
22:13– Arrêtez, vous êtes trop prévise.
22:14– Je n'ai pas dit seulement
22:14parce qu'il était noir.
22:16J'ai dit parce qu'il cumulait
22:17tout ce qui faisait discrimination.
22:18Parce qu'il était noir.
22:19– Ici, laissez-moi finir.
22:20– Ici, du quartier populaire.
22:21– Insoumis,
22:22ayant battu les socialistes
22:23et les municipales
22:23– Alors, pour M. Delogui,
22:25il y a quoi ?
22:25– Pour ces raisons,
22:25oui, je pense qu'il a
22:26un traitement très spécial
22:27qui fait que
22:28c'est la première personne
22:30qui, parce qu'adjoint au maire
22:31dans les années 2000
22:32a continué à exercer un métier
22:33et ce que font tous les adjoints au maire,
22:34se retrouvent devant le PNF.
22:35– Et pour M. Delogui,
22:36il est insoumis.
22:38– Et M. Delogui,
22:39il a le sort
22:40que beaucoup de députés insoumis ont,
22:42je vais vous le dire,
22:43c'est-à-dire qu'on n'est pas très respecté
22:45dans le respect
22:46que tout député doit avoir.
22:48Et quand un policier arrive
22:49et insulte un député
22:50avant même d'avoir commencé
22:52à ouvrir la bouche,
22:53eh bien, moi,
22:53ça me pose problème.
22:54– Déclaration contre déclaration.
22:56– Je demande un minimum de respect
22:56de ce point de vue-là.
22:57Je pense qu'on est élus de la République
22:59comme tout le monde.
22:59– Merci pour cette conversation respectueuse,
23:01M. Cochrane.
23:02Je vous remercie d'avoir été notre invité.
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