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  • il y a 5 semaines
Le 10 septembre 2015, La Deux (RTBF) diffuse un long entretien de Johnny Hallyday dans 69 minutes sans chichis. Face à Joëlle Scoriels, Johnny se confie pendant près de 45 minutes sur sa carrière, sa vie et son actualité. L’émission a été enregistrée à Monaco le 29 juillet 2015. Un document particulièrement riche pour retrouver Johnny Hallyday dans un format d’interview long et intimiste.

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Musique
Transcription
00:00Vous savez, je suis en moitié belge quand même alors.
00:03Moi je trouve que les belges sont des gens gays, qui aiment bien s'amuser.
00:07J'ai pas besoin de leur dire, il faut allumer le feu, ils l'allument déjà dès que je rentre
00:10sur scène.
00:11Nous irons aussi dans les coulisses du concert que Johnny a donné cet été à Biarritz
00:15pour découvrir certains aspects de sa personnalité.
00:19Franchement, la générosité est assez exceptionnelle.
00:22C'est un mec qui donne.
00:28Johnny abordera en toute sincérité certains moments importants de sa carrière.
00:32Moi je me suis fourvoyé par moments, je veux dire un petit peu dans la variété,
00:36ce que je ne regrette pas d'ailleurs.
00:39Mais j'en fais plus là, j'essaye, je suis revenu aux sources de la musique
00:43qui m'a donné envie de faire ce métier.
00:45Vous aurez l'occasion de découvrir les témoignages de personnalités du show business
00:49qui connaissent bien la star pour l'avoir côtoyé à différentes étapes de sa vie.
00:54Il n'a jamais oublié que j'étais là à ses débuts.
00:57J'ai eu la chance d'être sa marraine.
01:00Je vois un peu comme un phare sur l'horizon, quelqu'un à regarder, à observer.
01:04Salut Johnny, je suis vraiment content qu'on me demande de parler de toi.
01:08C'est un bonhomme, c'est la bande-son de nos vies.
01:12Vous découvrirez des archives exceptionnelles que Johnny n'avait jamais vues auparavant.
01:19Ce qui n'est pas très bavard, les potes.
01:21De toute façon, mes chansons ne sont jamais violentes.
01:23Elles sont réclées, mais pas violentes.
01:26Le tout ponctué de vrais moments à la sauce sans chichi.
01:30Vous êtes vraiment un chic type.
01:32C'est ce que tout le monde s'accord, on l'a dit.
01:33Mais vraiment, voilà.
01:35Au mois de novembre, Johnny Lidé sera en concert chez nous à Bruxelles
01:38pour offrir au public belge les plus beaux titres de son dernier album,
01:41Restez vivant, mais aussi quelques-uns des formidables tubes
01:44qui ont jalonné sa carrière hors normes.
01:46Johnny est une véritable icône.
01:48Alors avant que j'aille le rejoindre, pour passer à un moment privilégié
01:51que je vais partager avec vous, je vous propose qu'on se remette en mémoire
01:53quelques chiffres qui symbolisent la carrière incroyable
01:56de notre amoureux du blues préféré.
02:00Johnny Lidé, en 10 chiffres.
02:0572 ans, c'est l'âge de Johnny Lidé, de son vrai nom Jean-Philippe Smet,
02:10né le 15 juin 1943 à Paris.
02:14Officiellement, Johnny a 55 ans de carrière,
02:17mais il occupe les planches depuis qu'il a 9 ans.
02:19En 1952 déjà, il chante sur scène pendant les changements de costume
02:23de ses cousines danseuses, Ménène, Desta et son compagnon Lee Hallyday.
02:28Ensemble, ils forment les Hallydays.
02:31Johnny Hallyday a enregistré 49 albums studios
02:34et sorti 28 albums live.
02:36100% est son album le plus vendu,
02:38avec plus de 2 millions d'exemplaires écoulés.
02:41Mon fils !
02:44C'est son fils, David Hallyday,
02:46qui lui a écrit l'album en 1999.
03:04A ce jour, le rockeur a vendu plus de 110 millions de disques.
03:12La chanson « Marie » est le single le plus vendu de Johnny,
03:15avec 1 400 000 exemplaires écoulés lors de sa sortie en 2002.
03:27Johnny a déjà enregistré plus de 1300 chansons.
03:30En 2011, un sondage désigne le titre « Que je t'aime »
03:34comme la chanson favorite de son répertoire.
03:49183, c'est le nombre de tournées réalisées par Johnny Hallyday.
03:53Chacune de ses entrées sur scène est inédite
03:55et conçue pour surprendre son public.
04:07En 1993, il gagne la scène du Parc des Princes
04:10en traversant une foule de 55 000 spectateurs
04:13protégés par un cordon de sécurité.
04:15L'image fait le tour de l'Europe.
04:19Johnny a déjà attiré plus de 28 millions de spectateurs à ses concerts.
04:22En 2000, il bat même un record d'affluence
04:25avec plus de 800 000 personnes
04:27qui assistent à son spectacle au pied de la tour Eiffel.
04:36Johnny n'a que 11 ans quand il débute sa carrière devant les caméras
04:40dans une publicité pour des vêtements pour enfants.
04:48Johnny Hallyday a joué dans 32 films
04:50pour la télé et le cinéma.
04:52Le dernier en date, Salon Thème, de Claude Lelouch, est sorti en 2014.
05:02Écoutez-moi, j'ai quelque chose à vous dire.
05:04Je ne veux pas savoir qui a eu l'idée de me faire cette merveilleuse surprise.
05:08Je ne veux pas savoir combien de temps vous allez rester près de moi,
05:11mais je veux que vous sachiez une chose,
05:13c'est qu'ici, vous êtes chez vous
05:15et qu'aujourd'hui, moi, je suis l'homme le plus heureux du monde.
05:21Avec sa tournée, restez vivant, Johnny Hallyday va donner 82 concerts.
05:25En novembre, il fera un arrêt à Bruxelles pour deux soirées au Palais 12.
05:32Et voici le moment tant attendu.
05:34Après avoir salué toute l'équipe, Johnny s'installe dans le canapé
05:37pour 69 minutes d'interviews exclusives.
05:41Bonjour, Johnny Hallyday.
05:42Bonjour.
05:42Merci. Est-ce que je peux vous appeler Johnny, ce soir ?
05:44Bien sûr, bien sûr.
05:45Merci beaucoup.
05:46Je suis évidemment ravie, enchantée de passer un petit moment avec vous
05:49et puis d'en faire profiter notre public belge.
05:53Comment ça va ?
05:54Moi, je vais très bien.
05:55Oui, vous étiez...
05:56Oui, très, très bien.
05:57Et comment, quoi ?
05:58C'est un beau moment dans ma carrière.
05:59Mais bon, on s'en fiche, ce n'est pas le sujet qui nous occupe.
06:02Vous étiez en concert hier soir, ici, au Sporting Monte Carlo.
06:05Encore ce soir.
06:06Merci de nous accorder un moment, justement, entre deux concerts.
06:09Je vous en prie.
06:10Comment vous vous sentez entre deux dates comme ça ?
06:13Bon, ça va.
06:14Là, je pars un peu en vacances.
06:15C'est mon dernier concert de l'été.
06:17Donc, je pars un peu en vacances et je reprends en septembre.
06:21Donc, voilà, tout va bien.
06:22Oui.
06:22Est-ce que vous devez vous préserver de manière particulière
06:25chaque fois le jour d'un concert ?
06:27Est-ce que, par exemple, vous vous levez à quelle heure, par exemple ?
06:31Oh, je me lève tard, moi, en tournée.
06:33Parce qu'on se couche tard.
06:34Moi, je ne peux pas manger avant.
06:36Donc, en général, on va dîner après le spectacle,
06:38ce qui veut dire une heure du matin.
06:39Donc, on ne se couche pas avant 4 heures du matin.
06:41C'est vrai ?
06:41Oui.
06:41Hier soir, il était 4 heures ?
06:424 heures, 5 heures, ça dépend.
06:44Ah, waouh.
06:45Mais bon, je me réveille vers midi.
06:48D'accord.
06:49Ok.
06:49Donc, en tournée uniquement.
06:50Oui, oui.
06:51Et quoi, sinon ?
06:52En tournée, je me lève à 8 heures, 7 heures, ça dépend.
06:55Comme la plupart des gens.
06:56Je fais mon sport le matin, donc je me lève assez tôt quand je ne travaille pas.
07:00D'accord.
07:01Alors, je suis d'autant plus heureuse de vous rencontrer pour une autre raison,
07:04je le dis juste en passant, mais je trouve ça très important.
07:06Donc, ça fait quelques semaines qu'on prépare cette rencontre avec vous.
07:09Et alors, toutes les rumeurs qui circulent à votre propos,
07:12elles se résument en une seule formule.
07:14Vous êtes vraiment un chic type.
07:15C'est ce que tout le monde s'accorde à dire.
07:16Mais vraiment, voilà.
07:18Tout le monde semble dire que vous êtes d'une générosité, d'une gentillesse exceptionnelle.
07:22Vous savez, moi, j'aime bien les gens.
07:24Alors, je ne vois pas pourquoi je serais désagréable avec les gens en général.
07:30Moi, j'aime bien les gens.
07:31Les gens sont en général assez gentils avec moi aussi.
07:33C'est vrai.
07:34Donc, bon, voilà.
07:36Oui, voilà.
07:37C'est comme ça que ça marche, effectivement.
07:39Normalement, dans cette émission, on démarre en prenant l'apéro.
07:42Là, vous êtes sur scène dans quelques minutes, dans quelques quarts d'heure.
07:46Donc, je vous propose de l'eau.
07:47Oui, je ne bois pas d'alcool avant le chantier.
07:49Voilà, c'est une eau belge de la ville de Spa.
07:53Vous connaissez, je pense.
07:54Voilà.
07:55Plate ou pétillante ?
07:56Plate, oui.
07:56Elle est plate.
07:57Je peux vous dire.
07:58Elle est tempérée parce que c'est meilleur pour la gorge quand c'est tempérée.
08:00Non, je ne peux pas.
08:01Oui, j'aime.
08:02Vous savez, on te sort en et on est sur tout l'été.
08:05Il est courant d'air.
08:06On rentre dans les hôtels, il y a la clim.
08:08On sort dehors, il fait chaud.
08:10Et là, vous êtes éraillé, alors ?
08:11Là, un petit peu.
08:12Ça va, ça va aller.
08:13Bien sûr que ça va aller.
08:14J'ai l'impression que ça va toujours avec vous.
08:17On est là, évidemment, avant tout pour parler de votre métier.
08:20Vous faites des chansons.
08:22Vous êtes un artiste.
08:23Et j'ai l'impression que votre nouvel album, Restez Vivant, il a une saveur particulière pour vous.
08:27Est-ce que je me trompe ?
08:29Une saveur particulière, je n'en sais rien.
08:31Mais j'essaye toujours de faire des choses un petit peu différentes à chaque album que je fais.
08:35Qu'un album ne ressemble pas à celui que j'ai fait avant,
08:40le plus difficile, c'est surtout de trouver des nouveaux thèmes, des thèmes à chaque fois.
08:44Oui.
08:45Donc, vraiment, moi, j'aime bien chanter l'amour.
08:47C'est déjà une chose plus facile pour écrire des textes.
08:52Mais en général, je travaille beaucoup avec les auteurs qui m'écrivent les paroles.
08:57Et je leur explique un petit peu ce que je veux, ce que j'ai envie de dire au moment
09:01où je fais les enregistrements.
09:04Et ça peut varier.
09:05Ça peut aller d'un gars qui est en prison, comme ça peut être un gars qui est une victime
09:13de l'amour, ou que je t'aime.
09:15Enfin, pour ça, c'est très varié.
09:18C'est surtout sur le moment présent, ce qu'on ressent dans les choses.
09:24D'une année à l'autre, on ne ressent pas les mêmes choses.
09:27C'est vous qui faites des demandes aux auteurs en leur expliquant les thèmes,
09:31ou bien vous recevez de toute façon des flopés de textes et de propositions ?
09:34En général, la première chose que je fais, c'est écouter les musiques.
09:37Ou j'en écris moi-même, ou je travaille avec des compositeurs qui écrivent des musiques.
09:44Et après, je retravaille avec eux sur le montage des refrains couplets, comme je les entends, moi, dans ma tête.
09:52Et ensuite, une fois que j'ai choisi les musiques, après, on travaille sur les paroles.
09:57Mais en général, on travaille toujours les paroles après la musique.
10:00D'accord.
10:01Mais j'imagine que vous devez avoir des propositions à n'en plus finir.
10:04Moi, si je veux vous écrire un texte, je peux vous l'envoyer par la poste et vous le lirez.
10:08Ou bien c'est pas comme ça que ça marche ?
10:10Non, c'est pas comme ça que ça marche.
10:12Vous savez, en général, les textes ou les musiques, on les envoie à ma maison de disques.
10:16Et moi, ensuite, ils me les envoient à moi, que moi, je les écoute après.
10:21Alors, Restez vivant, c'est un disque qui est sorti en novembre 2014.
10:23C'est un nouveau succès.
10:2412 morceaux, 3 bonus selon les éditions Collectors.
10:28Des auteurs français, on vient d'en parler.
10:30Et puis, ce sont américains.
10:31C'est un peu votre potion magique du moment, j'ai l'impression.
10:34C'est surtout...
10:36Moi, j'aime bien les prits de son aux Etats-Unis.
10:40Parce que j'aime bien le son américain.
10:43C'est vrai qu'aux Etats-Unis, il y a une sonorité qui est différente de celle qu'on peut
10:49avoir en Europe.
10:50Il y a des merveilleux musiciens en France.
10:53Mais, je sais pas, moi, ça m'inspire d'enregistrer aux Etats-Unis.
10:57Et quoi, si vous deviez vous faire plaisir, vous feriez un disque de skiffle avec des planches à laver en
11:04bois,
11:04enfin, la façon des musiciens...
11:05De skiffle, non, je...
11:07Pas à ce point-là.
11:08Non, je l'ai fait déjà, mais...
11:10Non, j'essaie de trouver des sons différents à chaque fois.
11:13Donc, c'est pour ça qu'on change souvent d'ingénieur du son.
11:17Aussi.
11:17Pour justement trouver des sons un petit peu différents.
11:19Alors, c'est un disque qui a été perçu vraiment comme très cohérent avec l'homme que vous êtes aujourd
11:23'hui, justement.
11:24On parlait de ces thèmes qui vous ressentent, dans lesquels vous vous retrouvez.
11:27Il y a des clins d'œil, il y a la fidélité à nos promesses.
11:31Un clin d'œil à un dernier verre aussi dans le Café de l'Avenir.
11:34Il y a le single « Seul » qui a été illustré par un clip poignant.
11:38Un clip signé Pierre Rambaldi qui a été tourné dans la rue de Los Angeles.
11:42Et moi, je vous trouve incroyablement fort et puissant dans les balades très sobres.
11:47Vous savez, « Seul » c'est une jolie chanson.
11:50Alors, déjà, de la chanter, c'est déjà inspirant de chanter.
11:57Je trouve que les paroles sont très fortes.
11:59La musique est très anglo-saxonne, il faut bien le dire.
12:02D'ailleurs, la musique a été composée par un anglais, d'ailleurs.
12:06Et c'est vrai, c'est très anglo-saxon comme chanson.
12:10Mais quand on a une bonne chanson, c'est beaucoup plus facile d'en interpréter
12:14que d'interpréter une mauvaise chanson, de toute façon.
12:18Enfin, vous vous sentez bien dans ce registre, quoi.
12:20J'essaye, j'essaye.
12:22J'essaye de bien chanter, en tout cas.
12:24Ah là, vous êtes vraiment d'une modestie permanente, hein, vous ?
12:28Non, non, vous savez, ce n'est pas toujours évident.
12:30Vous savez, il y a des chansons qu'on a plus de mal que d'autres à chanter
12:33parce qu'on les ressent moins, elles vous inspirent moins.
12:37Et que c'est vrai, quand on a une bonne chanson, c'est beaucoup plus inspirant
12:42d'envoyer, de faire passer des émotions.
12:45Il y a « Rester vivant » qui est aussi une chanson importante.
12:47C'est une chanson qui parle d'amour.
12:48C'est aussi le titre du disque.
12:50Mais c'est curieux parce que, comme titre, ce n'est pas « être vivant »,
12:53c'est « rester vivant ».
12:54Je trouve qu'il y a une notion un peu dramatique là-dedans.
12:58Comment vous le percevez, vous ?
13:02Je ne sais pas.
13:03Très honnêtement, la chanson est venue comme ça.
13:07Je n'ai absolument pas changé les paroles.
13:09J'étais comme ça, on m'a proposé comme ça.
13:12D'ailleurs, la musique, c'est de mon guitariste, Yaro Le Poupo.
13:16Et j'ai entendu la chanson, j'ai dit « top ».
13:20Et puis, comme il fallait trouver un titre d'album,
13:22on a choisi « Rester vivant ».
13:24C'est qui qui choisit le titre ?
13:25Non, mais c'est en général, c'est moi.
13:27C'est moi qui essaie de trouver toujours des titres d'albums
13:30parce que c'est vrai que ça reste après un titre d'album.
13:33Et puis, on fait une tournée après.
13:35Donc, on appelle la tournée du nom de l'album.
13:39Même si on ne fait pas toutes les chansons de l'album.
13:41Mais bon.
13:43Donc, on a décidé d'appeler cette tournée « Rester vivant »
13:47pour donner la pêche aux gens.
13:58J'ai eu la chance de voir Johnny sur scène à deux reprises cet été.
14:01Je peux vous assurer que lui, à 72 ans, il a une pêche d'enfer.
14:05La tournée du Roqueur va démarrer officiellement à Nice, le 2 octobre prochain,
14:08avant de faire un passage très attendu par Bruxelles, les 20 et 21 novembre.
14:12Pour se chauffer, l'artiste a donc participé à de nombreux festivals cet été,
14:16que ce soit ici à Monaco ou encore à Nîmes, La Rochelle ou Biarritz.
14:20Et justement, j'ai réussi à me faufiler dans les coulisses du concert de Biarritz
14:24histoire d'aller à la rencontre de l'entourage professionnel le plus proche de Johnny.
14:28Je vous propose de découvrir ce reportage.
14:30Et puis, juste après, on retrouve M. Hallyday ici à Monaco
14:33pour évoquer cette 183e tournée.
14:38Direction l'extrême sud-ouest de la France,
14:41où la beauté des paysages basques a vibré au son du rock en juillet dernier.
14:46C'est au stade Aguilera de Biarritz qu'avait lieu le Bic Festival
14:50où Johnny est monté sur scène devant plus de 12 000 personnes.
14:53Un festival qui accueillait bien sûr d'autres artistes,
14:56mais le public semblait attendre son favori avec impatience.
15:01C'est l'amour de ma vie, l'amour de ma mère, l'amour de moi.
15:04C'est le boss, le maillot des chanteurs.
15:08Et celui qu'on surnomme le taulier est bien plus qu'un chanteur pour ses fans.
15:13Le roi du rock, français.
15:15Johnny, il parle de tout, il parle de tout avec amour, il parle.
15:18On dirait que c'est un dur, mais il parle avec amour.
15:20Je ne sais même plus qu'il y a la guerre dans le monde.
15:21Je ne sais plus rien quand j'ai vu Johnny, donc il me transporte.
15:25C'est tonton, c'est tonton, parce que mon fils a bougé la première fois au concert de Johnny.
15:31Voilà dans mon ventre.
15:32Johnny ne change pas, reste comme tu es.
15:35Moi j'aime Johnny, mais je trouve super l'éticien aussi.
15:42Les portes s'ouvrent, les fans se ruent vers la scène où les techniciens terminent d'installer le matériel.
15:48C'est 4 semis remorques, 2 bus, 25, 26 techniciens, 2 tournées.
15:55Et après c'est entre 4 et 5 heures de montage uniquement de nos équipements.
16:01Dans les coulisses, les 16 musiciens de Johnny sont prêts.
16:04Il est 22h30, le rocker sort de sa loge, entouré par sa garde rapprochée.
16:09Il s'apprête à donner un récital de plus de 2h et son esprit semble être déjà sur scène.
16:15La tension est palpable.
16:17C'est un moment de concentration pour Johnny et l'équipe qui l'accompagne.
16:20Un moment particulier que son entourage connaît bien.
16:25Sébastien Farrand, vous avez un métier magnifique puisque vous êtes le manager de probablement le plus grand chanteur français actuel.
16:33Qu'est-ce que ça fait ça ?
16:35Ça fait beaucoup de bien.
16:38C'est surtout qu'en plus d'être le plus grand chanteur français, c'est une personnalité assez fantastique et
16:44une personne assez incroyable.
16:46Quand nous avons décidé de travailler ensemble, l'idée c'était de lui dire que ce qui m'intéresse c
16:52'est de faire ce que tu as envie de faire.
16:53Je veux savoir ce que tu as envie de faire et après je peux construire par rapport à ça.
16:58Et il m'a dit que j'ai envie de faire du rock'n'roll.
17:03C'est à la fois très excitant parce que c'est ma première signature en plus en tant que producteur
17:08de spectacle.
17:09Donc commencer en signant Johnny Hallyday c'est quand même à la fois quelque chose de très enivrant.
17:14Et après c'est une lourde responsabilité.
17:17C'est à dire qu'il y a à la fois excitation et responsabilité vraiment.
17:19Un petit mélange des deux.
17:23Ce que je trouve très intéressant sur Johnny c'est qu'on a l'image d'un artiste très français.
17:28Il représente la France Johnny, c'est quand même un des symboles des grands artistes français.
17:32Mais c'est comme si c'était un malentendu parce que sa musique elle est avant tout américaine.
17:35Et que quand on réfléchisse bien c'est le premier artiste français à avoir popularisé la musique américaine en France.
17:45On s'est rencontrés nous il y a déjà un moment.
17:49On avait commencé à faire deux trois télés ensemble.
17:53J'avais accompagné à la guitare et puis je ne sais pas il y a un feeling qui est passé
17:57entre nous.
17:58On avait un peu la même culture musicale.
18:00On aimait les mêmes trucs.
18:00On avait un peu les mêmes références.
18:04Et voilà.
18:04Et de fil en aiguille en fait il m'a proposé de participer à sa tournée.
18:10Le vrai directeur musical c'est Johnny lui-même.
18:12Il sait exactement ce qu'il veut.
18:13Il sait avec qui il veut bosser et tout.
18:14Moi mon but il est simple.
18:16Il est juste que lui prenne son pied sur scène, fasse un bon concert, s'amuse et rigole avec nous.
18:23On essaie vraiment d'avoir cette espèce de complicité de groupe avec l'équipe, avec les musiciens et tout.
18:27On est vraiment très loin du concept du chanteur tout seul dans le halo de lumière avec l'orchestre derrière
18:34qui joue les chansons.
18:35Je n'attendais pas à quelqu'un de profondément légitime, de quelqu'un de si authentique, de si intègre, de
18:44si droit.
18:46Et il ne parle pas beaucoup Johnny.
18:47Il ne parle pas pour rien dire.
18:48Il dit, il est impressionnant.
18:52C'est un mec qui donne quoi.
18:53Il donne beaucoup.
18:54Il fait confiance, ce qui est quelque chose d'assez exceptionnel.
19:00Et il accepte.
19:02Moi je suis arrivé, il m'a dit, ok, tu as les clés de la maison.
19:08Il a une énergie incroyable, une voix de dingue.
19:13Et le rythme qu'on a là, on a joué hier, on joue ce soir, on joue après-demain.
19:18On joue deux heures et demie.
19:21Et j'en connais un paquet de mecs d'une vingtaine d'années qui seraient rétamés, qu'on n'aurait
19:26plus, qu'on n'aurait plus de voix, qui seraient...
19:28Et lui, tous les soirs, c'est du roi.
19:33Elle va être comment cette tournée 2015-2017 ?
19:35Elle va être rock and roll déjà, ça c'est clair et net.
19:39Elle va être longue parce qu'on fait quand même 90 dates.
19:42Et elle va être dynamique.
19:46Le show est très dynamique, c'est très beau.
19:56Tout le monde s'accorde à dire que vous êtes taillé pour la scène.
19:59Du coup, j'imagine que la vie de tournée qui s'annonce de nouveau de manière très intense en 2015
20:03-2016, c'est le bonheur absolu pour vous.
20:06Moi, je suis très heureux d'être sur scène.
20:08J'ai un groupe formidable.
20:10Je crois très sincèrement que c'est le meilleur groupe que j'ai eu depuis très longtemps.
20:17Et puis, je m'entends bien avec eux.
20:19Vous savez, il vaut mieux bien s'entendre parce qu'on est en tournée pendant un an et demi ensemble.
20:26Donc, on voyage ensemble, on est dans les mêmes hôtels, on partage la scène le soir.
20:32Donc, c'est important.
20:34C'est un peu une complicité que je peux avoir avec mes musiciens de mon groupe.
20:39Et voilà, donc, c'est important.
20:41Et puis, aussi, pour faire de la musique, il faut bien s'entendre aussi.
20:45Et justement, comment vous êtes avec eux ?
20:47Donc, vous vous entendez bien, mais comment vous êtes ?
20:48Vous êtes podes, vous êtes copains, vous buvez des coups ensemble ou plutôt pas ?
20:53C'est le boulot quand même.
20:54Non, non, non.
20:55Je vois, oui, oui, on mange ensemble, on voit des coups ensemble.
20:58En général, on mange après le spectacle.
21:00Donc, on se retrouve tous autour d'une table après dans un restaurant.
21:05Ça devient de moins en vrai facile de trouver des restaurants ouverts après le spectacle.
21:08Mais bon, on y arrive quand même.
21:10Oui, oui, vous jouez tard.
21:11En festival, ici, il fallait attendre.
21:12En festival, c'est tard ici.
21:13C'est 11h du soir.
21:14Alors, c'est vrai qu'on finit à 1h du matin.
21:17Après, le temps de se changer, tout ça, il est 2h.
21:19Il faut trouver des restaurants à 2h du matin.
21:21C'est pas toujours évident.
21:22Oui, mais pour Johnny, n'importe qui.
21:23En Belgique, on en trouve.
21:24Mais en France, c'est déjà plus difficile.
21:26Ah oui, c'est vrai ?
21:26Oui, mais enfin, si c'est pour Johnny Hallyday.
21:28Non, non, mais en Belgique, on trouve des restaurants qui restent ouverts pour 2h.
21:32Vous avez quand même à votre actif un nombre incalculable de tubes.
21:36On parle encore de cette tournée et d'une playlist qu'il faut proposer au public.
21:40Le public a des attentes.
21:41Vous, vous avez quand même envie de vous amuser aussi sur scène.
21:44Comment est-ce qu'on fait pour réussir cette équation entre les attentes d'hiver ?
21:47Mais vous savez, il y a beaucoup de chansons que je chante sur scène
21:49que j'avais complètement zappé, que j'ai oublié.
21:53Donc, je me prends sur YouTube.
21:55Ah oui ?
21:56Et je redécouvre des chansons que je n'avais pas chanté depuis 20 ans ou 30 ans.
22:01Comme par exemple Nadine, où j'ai pleuré sur ma guitare, des chansons comme ça.
22:05Et donc, voilà, je propose ça aux fans par Twitter.
22:14Et puis ils me répondent en disant qu'en telle ville, ils voulaient telle chanson,
22:17dans telle autre ville, ils voulaient une chanson.
22:18Et quoi, vous suivez vraiment les demandes ?
22:20Oui, oui, bien sûr.
22:22Donc, on travaille là-dessus.
22:23En tout cas, cette liste de cet été, ce ne sera pas la même que cet hiver.
22:27Donc, on change.
22:28Et puis, on a répété vraiment beaucoup de chansons.
22:30On a répété une cinquantaine de chansons pour ne pas chanter les mêmes chansons tous les soirs.
22:35Parce que si des gens reviennent voir un spectacle pendant la tournée,
22:38il y aura d'autres chansons qu'ils n'ont pas entendues qu'on fasse.
22:41Ah, c'est chic.
22:41Donc, on change comme ça.
22:43Je ne sais pas, j'en ai dû répéter une cinquantaine de titres pour en chanter 22, 23.
22:49Vous avez chanté plus de 1000 chansons, 1200, 1500 ?
22:53Oh, plus de 1000, oui.
22:551200 ou 1300, oui.
22:56Vous savez, quelle est votre chanson préférée à vous,
22:59celle pour laquelle vous avez le plus de tendresse, vous personnellement,
23:02sans tenir compte de la vie du public ?
23:04Ou bien ça varie avec vous ?
23:05Vous savez, c'est une chanson que, oui, il y a une qui, surtout parce qu'elle me correspond très
23:11bien.
23:11C'est une chanson que m'avait écrite Jean-Jacques Goemann, c'est l'envie.
23:14Pour moi, c'est une chanson qui représente beaucoup de choses,
23:17parce que donnez-moi l'envie d'avoir envie, ça veut tout dire, quoi.
23:20Et ça tombe bien, parce que le public l'adore.
23:22Oui, ça tombe mieux.
23:24Oui, c'est bien, effectivement.
23:26Alors, les articles se contredisent sur la toile, on s'en fiche un petit peu.
23:29182e ou 183e tournée, vous savez, vous ?
23:33183e tournée.
23:33C'est vrai, vous le savez. Vous avez quelqu'un qui fait les contes.
23:37Qu'est-ce qui va différencier cette tournée ?
23:38Enfin, je le sais, parce que je l'ai lu.
23:40Ah, voilà, vous l'avez lu.
23:41Parce que moi, je m'en rappelle, j'en ai fait voir.
23:43Non, j'imagine. Et puis, en soi, le nombre précis, ça n'a pas beaucoup d'importance.
23:47Qu'est-ce qui va différencier cette tournée-ci des précédentes ?
23:51Aucune.
23:52On essaye de faire ce qu'on n'a pas fait.
23:54Oui, c'est ça.
23:55Ce qui n'est pas toujours évident, parce que comme on a fait déjà pas mal de choses,
23:57il faut toujours trouver des entrées différentes sur scène,
24:02des sorties différentes, des titres différents.
24:05Bon, donc, mais on y arrive quand même, on y arrive.
24:10C'est compliqué, mais on y arrive.
24:12Alors, on essaye toujours de trouver des effets de lumière qu'on n'a pas encore faites.
24:17Là, pour cet hiver, on va avoir quelque chose qu'on n'a pas encore vue,
24:23qui ne s'est pas encore fait.
24:24C'est des tas de miroirs qui font écran, qui se bougent, qui se lèvent en haut.
24:28Donc, c'est compliqué à expliquer, mais je crois que ce sera très intéressant à voir.
24:36Dimitri Vassiliou, ce qui va...
24:37Oui, c'est lui qui s'en occupe.
24:39Et après avoir travaillé avec des artistes comme Julien Clerc, Zazie ou Mylène Farmer,
24:44ce concepteur de lumière, de talent, s'apprête à nous en mettre plein la vue
24:48pendant la tournée de notre rockstar.
24:53Dimitri Vassiliou, vous êtes un peu le boss du visuel de Johnny Hallyday.
24:57En quoi est-ce que ça consiste ?
24:58Ça consiste à mettre en place la lumière, la vidéo et la scénographie.
25:04Vous avez donc commencé cette tournée avec Johnny par une espèce de pré-tournée estivale.
25:09Il y a déjà, j'imagine, le type d'énergie qu'on verra à partir de la vraie tournée d
25:15'octobre.
25:15Comment vous pourriez décrire justement le type d'énergie qu'on va sentir ?
25:21On est parti dans l'idée de faire un truc vraiment rock'n'roll.
25:24Il y aura beaucoup de techniques, il va y avoir beaucoup de mouvements d'écran,
25:28beaucoup de mouvements de lumière et des effets.
25:32Un petit mot sur les effets, est-ce qu'on peut en avoir un avant-goût ?
25:36Non, pas pour le moment.
25:38C'est vrai, c'est top secret ?
25:39C'est un peu top secret, oui.
25:41Comment se passe le travail de préparation avec Johnny Hallyday ?
25:43Est-ce qu'il s'implique dans les choix visuels ?
25:45Oui, il s'implique puisqu'on lui a présenté 5 projets différents de scénographie,
25:49de lumière et d'image pour les médias vidéo.
25:54On a communiqué par mail et quand il nous a dit la version qu'il émet,
26:00on a travaillé sur cette version-là et on lui a renvoyé des dossiers par mail.
26:05Et après, on s'est vus en réunion et on a validé tout ce qui lui plaisait.
26:09Une couleur d'éclairage qui lui va le mieux à Johnny Hallyday ?
26:12Pour l'instant, je pense que c'est le blanc qui lui va le mieux.
26:15Je suis habillé en noir avec de la lumière blanche, donc ça lui va très bien.
26:20Si jamais il y a un souci technique grave,
26:22qu'est-ce que vous faites, vous, qui est tellement important dans le visuel ?
26:25Qu'est-ce que vous faites ?
26:26On a souvent quelques solutions de secours.
26:29Si vraiment un projecteur est très important sur un musicien,
26:32souvent on en a un deuxième qui est en stand-by.
26:37Et puis sinon, on trouve des solutions sur le moment.
26:40On coupe des projecteurs, mais on a peu de panne maintenant.
26:43On a moins en moins de panne.
26:44Vous n'avez jamais fini à la bougie, quoi ?
26:46Non, jamais.
26:50Ma rencontre avec le fascinant Johnny Hallyday est loin d'être terminée.
26:53Dans quelques instants, vous découvrirez comment l'artiste se sent relié à la Belgique.
26:58Son coup de cœur pour les cuberdons à la framboise,
27:00des témoignages du monde du showbiz et même une surprise signée Gad Elmaleh.
27:04Restez tout près de nous pour la suite.
27:06Nous sommes à Monaco pour vivre un rendez-vous d'exception
27:08avec celui qu'on nomme le taulier de la chanson française, Johnny Hallyday.
27:12Avant de reprendre notre entretien, je vous propose un petit détour
27:14par quelques témoignages de grands noms du showbusiness.
27:18Ce sont des stars incontestées, mais face à Johnny,
27:21tous ressentent une grande admiration.
27:26Charles Aznavour a rencontré Johnny Hallyday quand celui-ci avait 17 ans à peine.
27:31Il lui écrit ses premières chansons, comme Retiens la nuit.
27:34Il l'a même hébergée chez lui.
27:36Depuis, les artistes sont restés très proches.
27:39Il n'a jamais oublié que j'étais là à ses débuts.
27:43Moi, quand Piaf m'a dit, elle est arrivée des Etats-Unis,
27:46elle m'a dit, Johnny Hallyday, qu'est-ce que c'est que ça ?
27:48J'ai dit, c'est très bien, vous devriez aller le voir.
27:51Et elle avait l'habitude de me dire, si ça ne me plaît pas, je vais tout, tu vas voir,
27:53non ?
27:54J'ai dit, allez voir.
27:56Elle a été le voir, elle est revenue, elle m'a dit,
27:58eh ben, tu avais raison, il est vraiment très bien.
28:00Donc, je n'étais pas seul à penser ça.
28:04Lara Fabian a, elle aussi, côtoyé l'artiste
28:06à l'occasion d'un duo devenu célèbre.
28:08Elle revient pour nous sur ce moment particulier.
28:12Non, je ne vais pas m'envoler sans elle.
28:20Du tout curé, du tout pasteur,
28:23d'ailleurs, il saillait se faire pendre.
28:27Le requiem pour un fou est né d'un désir qu'il a eu de chanter avec moi.
28:32Et la première fois qu'on l'a fait, c'était au Resto du Coeur, en fait.
28:36Et après cette expérience des Resto du Coeur,
28:39durant, ben, après la répétition,
28:41je n'oublierai jamais, il est rentré dans ma loge avec un bouquet de roses orange.
28:45Et il m'a dit, je voulais t'annoncer que tu es la seule femme que j'ai choisie
28:48pour être à mes côtés au Stade de France.
28:50Et c'est comme ça, c'est à la suite de ce moment des Restos,
28:53je pense qu'il s'est passé quelque chose de complètement naturel et magique à la fois.
28:57C'est-à-dire que c'était tellement normal qu'on se comprenne comme ça musicalement
29:00et à la fois tellement magique, tellement inattendu pour moi.
29:06Si on devait traduire dans la vie d'un artiste
29:09une dimension un peu alien, un peu exceptionnelle,
29:13un peu hors du monde, hors de tout ce qu'on a pu imaginer dans sa carrière,
29:18ce moment-là symboliserait ça,
29:20symboliserait cet instant qu'on n'aurait jamais pu prédire,
29:24qu'on n'aurait jamais pu anticiper
29:26et qui est le cadeau par excellence dans une jeune carrière.
29:29Moi j'arrivais quelque part en France,
29:30c'était même pas après deux ans de la sortie de l'album pur.
29:36Donc pour moi c'était complètement lunaire.
29:39Je me suis demandé franchement ce qui m'arrivait ce jour-là.
29:49Je le vois un peu comme quelqu'un qui est la matérialisation du fait
29:53qu'on peut commencer une carrière
29:56et tout au long d'une vie l'entretenir en restant soi,
30:01avec dévotion, avec force
30:03et en comprenant exactement quel est le sens du sacrifice aussi
30:07que l'on doit faire pour rester au travers de toutes ces années
30:11et ces décennies qui se sont succédées.
30:13Il est un peu exceptionnel en ce sens.
30:16C'est un peu pour ça que je le vois comme ça,
30:19je le vois un peu comme un phare sur l'horizon.
30:21Quelqu'un à regarder, à observer
30:26et auprès duquel prendre une grande inspiration.
30:30Comment est-ce que vous recevez l'admiration de vos confrères ?
30:36Vous savez, entre nous, quand on se rencontre,
30:38on ne se fait jamais de compliments.
30:42On est potes, quoi.
30:43Enfin, bonjour, ça va, tu vas bien ?
30:46Donc voilà, je ne sais absolument pas...
30:50Je ne sais pas ce qu'ils pensent de moi.
30:53Je pense que ceux qui m'aiment bien, m'aiment bien.
30:55Donc voilà.
30:56J'ai un petit message à vous montrer.
30:58Justement à propos de quelqu'un qui pense quelque chose de vous.
31:02Salut Johnny.
31:03Je suis vraiment content qu'on me demande de parler de toi, d'abord,
31:06mais vraiment content que tu ne sois pas à côté de moi.
31:08C'est vraiment souvent embarrassant
31:10quand on demande à un artiste de parler d'un autre artiste
31:12et l'autre artiste est à côté, puis il est un peu gêné.
31:15C'est ce que je vous disais, là.
31:16Ça arrive, mais je m'en fous.
31:17Moi, là, je suis à l'aise.
31:19Je voulais te dire un grand merci
31:21pour le cadeau que tu m'as fait pour mes 20 ans de scène.
31:23Je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire, voilà, en direct.
31:26Et je sais que c'était un moment compliqué de tourner.
31:29Tu voulais te retrouver avec ta famille.
31:31Tu finissais ta tournée.
31:32T'as tenu à être là pour les 20 ans de scène.
31:34Je sais que 20 ans de scène, pour toi, ce n'est pas beaucoup.
31:36Pour toi, c'est mes débuts.
31:38Mais pour moi, ça veut dire beaucoup, quoi.
31:41Vraiment.
31:41Je t'aime fort.
31:42Merci.
31:43Et un jour, explique-nous comment tu fais, quoi, s'il te plaît.
31:47C'est super.
31:48Il faut répondre.
31:49J'aime beaucoup, Gade, moi.
31:50Il faut répondre à sa question, comment vous faites.
31:53Pour.
31:54Je ne sais pas.
31:54Il vous demande comment tu fais.
31:56J'ai l'envie d'avoir envie.
31:59On y revient, effectivement.
32:01Non, mais cela dit, c'est vraiment une question que tout le monde se pose.
32:03Mais j'ai beaucoup de tendresse pour Gade.
32:06C'est vraiment un super artiste.
32:09Il est bon comédien.
32:11Il chante bien.
32:13Il est drôle.
32:15Il est beau.
32:17Donc, voilà.
32:18Il a beaucoup de qualités.
32:20Vous avez rencontré forcément beaucoup d'artistes dans le monde entier.
32:24Mais si je vous dis, je sais aussi qu'on vous en parle souvent,
32:27mais c'est touchant et important de pouvoir en parler.
32:30Si je vous dis, Lynn Renaud et Charles Aznavot,
32:32j'ai l'impression qu'eux deux en particulier,
32:34ils ont une importance spéciale.
32:36Oui, ils ont une importance pour moi.
32:37Parce que d'abord, Charles Aznavot,
32:40pour moi, ça a toujours été un petit peu comme mon père, spirituel.
32:46Je ne sais pas pourquoi, mais il s'est attaché à moi.
32:49Je venais de commencer, donc je n'étais pas encore très connu.
32:55Je n'avais pas encore chanté L'Idole des Jeunes.
32:57Je n'avais pas encore chanté Retir la nuit, tout ça.
32:59Bon, et il s'est pris l'affection pour moi.
33:02Et à l'époque, il habitait à Montfort-la-Maurie.
33:06Et moi, j'habitais dans un petit studio à Paris.
33:09Et il me dit, écoute, tout le reste est dans son studio.
33:11Viens chez moi.
33:11Et j'ai habité chez lui pendant deux ans.
33:14Il m'avait d'ailleurs offert à cheval,
33:16que j'avais appelé Rock, bien sûr.
33:18Et puis, et c'est là, il m'a écrit mes premières chansons.
33:24C'est-à-dire Retir la nuit, samedi soir, douce violence.
33:28Et je lui porte une admiration sans fin.
33:32C'est quelqu'un que j'aime profondément.
33:35Lune Renaud, ça a été ma marraine, à mes tout débuts.
33:39C'est elle qui m'avait présenté dans ma première émission,
33:42enfin, la première émission de télévision que je faisais.
33:45Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime,
33:52que je t'aime.
33:55J'ai eu la chance d'être sa marraine.
33:59C'est moi qui l'ai présenté pour la première fois
34:01à la télévision française, au public français.
34:05Et je suis très fière.
34:08Eh bien, Johnny Hallyday, venez.
34:11Il a 16 ans, je crois.
34:1217 ans, vous voyez, ça change tout.
34:15Quand il est arrivé, avant de dire un mot,
34:18le charisme était là.
34:20Alors déjà, pour moi, il avait fait
34:23une bonne partie du chemin.
34:26Car vous ne pouvez pas faire ce métier
34:28si vous n'avez pas de charisme.
34:30Et puis après, bien entendu,
34:31quand il a chanté, bon, bien,
34:34c'était tout.
34:35Il amenait le rock.
34:39Et même si, là, quand il est allé,
34:42jusqu'à se pencher, vous savez,
34:44comme il le faisait comme ça,
34:46jusqu'à être complètement renversé.
34:49et, bon, ben, je ne sais pas,
34:51hésitez une seconde.
34:57Une semaine après, on savait qu'il serait une grande vedette.
35:02Parce que le courrier qu'on a reçu,
35:05absolu, que j'ai reçu,
35:07je me faisais engueuler par les parents et les grands-parents.
35:12Enfin, l'une renoue, qu'est-ce que c'est ?
35:14Que cette énergie humaine qui se couche par terre.
35:17Et puis les autres lettres, c'était comment il s'appelle ?
35:20Comment on écrit son nom ?
35:22Mais qu'est-ce qu'il est bien ?
35:23Merci, merci.
35:25Et alors, Loulou, mon mari, a dit,
35:27il a gagné parce qu'il n'a certainement pas créé l'indifférence.
35:35Cette chanson, quand il dit que je t'aime,
35:38bien entendu, dans le texte, il s'adresse à une femme.
35:42Mais aussi, il s'adresse à son public quand il chante
35:45que je t'aime, que je t'aime.
35:47Et quand on a des petites fêtes ici
35:48et qu'il me prend dans ses bras,
35:50qu'il me dit que je t'aime, que je t'aime,
35:53alors je prends aussi la chanson pour moi.
35:56Pour moi, peut-être que les gens, comme c'est un rockeur,
36:00ne se rendent pas compte.
36:02Mais je vais m'adresser au public.
36:06Johnny, sachez-le, c'est un vrai gentil,
36:10profondément gentil.
36:12Un vrai coin.
36:13Est-ce que vous vous sentez connecté aussi
36:15à leur univers musical, à ces deux monstres sacrés ?
36:17Est-ce que vous avez une chanson préférée à eux ?
36:20Écoutez, moi, la chanson que je préfère au monde,
36:24c'est « Ne me quitte pas » de Jacques Brel.
36:28Parce que, d'abord, c'est un bon ami aussi, Jacques Brel.
36:31J'ai beaucoup...
36:33J'étais vraiment très, très triste quand il est parti.
36:40Et on s'est vu pendant très longtemps.
36:43Il venait me chercher en tournée avec son petit avion.
36:45Il venait m'amener dans un restaurant à déjeuner à midi,
36:49me ramener à mon spectacle le soir.
36:50On était très proches.
36:51Et c'était vraiment...
36:52Pour moi, c'est ridicule à dire.
36:56Ça peut vous sembler bizarre.
36:58Mais pour moi, c'était un chanteur de rock.
37:02Pas musicalement.
37:03Mais sa façon d'envoyer les mots,
37:05d'envoyer les textes...
37:09Moi, c'est le seul chanteur qui m'y fait pleurer
37:12dans la salle.
37:15Quand il chante, chez ces gens-là...
37:18Bon, c'est poignant, quoi.
37:20Et pour moi, c'est...
37:22Le plus grand interprète que je connaisse, quoi.
37:26Il vous a appris ?
37:27Il m'a toujours...
37:27Oui, il m'a...
37:29Il m'a donné l'envie de, justement,
37:32de se servir des textes
37:33pour envoyer des sentiments aux gens, quoi.
37:37Pour faire passer les sentiments aux gens.
37:41Cette complicité entre Jacques Brel et Johnny Hallyday
37:44se prolonge au cinéma dans un film intitulé
37:46L'aventure, c'est l'aventure,
37:48réalisé par Claude Lelouch en 1972.
37:54France Brel, la fille de Jacques Brel,
37:56se souvient des débuts de cette amitié.
38:01Ils se sont croisés, Johnny et mon père,
38:04sur ce tournage.
38:05Et je pense qu'ils ont dû être très heureux
38:08de se rencontrer.
38:09Et c'est peut-être à partir de ce moment-là
38:11que mon père a demandé à Johnny
38:13de venir l'accompagner en avion.
38:19Mon père était tout à fait attiré par l'aviation
38:22et il avait décidé de suivre des cours.
38:25Et il avait acheté un petit avion
38:26et il aimait beaucoup ça.
38:28Et dès qu'il avait le temps,
38:29il avait envie de voyager.
38:30Mais il avait surtout envie de voyager avec des gens.
38:32Mais beaucoup de gens
38:34n'ont pas osé monter en avion avec lui
38:37parce que quand même, un pilote...
38:38Oui, mais enfin, Jacques Brel, en tant que pilote,
38:41ce n'était pas toujours une source de garantie
38:43aux yeux des gens.
38:44Et Johnny, il dit oui.
38:45Et ça, c'est merveilleux.
38:46Et je crois que là, Johnny a dû faire
38:48vraiment très plaisir à mon père
38:49parce que pour une fois,
38:50il y a quelqu'un qui lui dit oui.
38:52« C'est pas donné votre truc. »
38:54« Mais si tu n'avais pas un lancement classique,
38:56ça aurait coûté 10 fois plus cher. »
38:58« Et tu n'aurais pas eu... »
38:59Quand Johnny évoque la notion de chanteur de rock
39:01pour mon père,
39:03je dois dire que je ne suis pas étonnée.
39:05Parce qu'il y a là un point commun,
39:06à mon sens, qui est important.
39:08À savoir qu'on pourrait dire que
39:10dans ce rock, dans cet autre style
39:12qui arrive sur la scène au début des années 60,
39:16il y a un dépassement de limite.
39:18On sort d'une mise en scène de gestes étudiés
39:21et je trouve que ce point commun
39:23est le sans-limites pour les deux.
39:25Dans leurs interprétations,
39:28il n'y a pas de limite.
39:29Il y a un artiste qu'on a présenté
39:31il n'y a pas très longtemps d'ailleurs,
39:32comme le nouveau Jacques Brel.
39:34C'est Stroma et d'un autre grand Belge
39:36qui est en train de démarrer
39:37une carrière impressionnante.
39:38Vous l'avez vu en concert aux Etats-Unis ?
39:40Je l'ai vu à l'ensemble de l'Est.
39:42Oui ?
39:42Qu'est-ce que vous avez pensé de son univers ?
39:44Écoutez, j'ai trouvé ça très intéressant.
39:47J'ai trouvé que ses textes sont formidables.
39:51Non, non, mais j'ai passé une formidable soirée.
39:55Mes filles sont absolument fans de lui.
39:58Et puis nous l'avons rencontré dans les coulisses
40:00après son spectacle, il a été adorable.
40:02D'ailleurs, il a fait des photos avec mes filles,
40:04avec moi, etc.
40:05Et le courant est passé d'une manière particulière ?
40:07Oui, mais il est très timide.
40:09Oui, oui, oui.
40:09Alors bon.
40:10Et vous pas par contre ?
40:11Je suis, moi aussi.
40:12Ah ben voilà.
40:13Je suis, mais bon.
40:13Alors deux timides qui se rencontrent ensemble,
40:16qu'est-ce que ça donne ?
40:17Je ne sais pas.
40:18Vous étiez réservés tous les deux.
40:20Mais bref, vous appréciez son univers.
40:22Oui, bien sûr.
40:23Mais oui, c'est formidable.
40:26Surtout jeune comme il est, je veux dire,
40:29il est habité, quoi.
40:30Il est habité par ses textes,
40:32par la façon qu'il les présente.
40:35Et justement, c'est un jeune artiste,
40:38fragile comme tous les jeunes artistes,
40:39comme vous l'avez été aussi.
40:41Vous avez explosé, si l'on peut dire, très jeune.
40:44Lui aussi, un peu moins jeune quand même.
40:45Qu'est-ce que vous pourriez dire
40:46à des jeunes personnes
40:47qui se retrouvent tellement exposées comme ça,
40:51de votre expérience ?
40:52C'est très facile.
40:56Surtout qu'ils ne se trahissent pas
40:57et qu'ils fassent vraiment ce qu'ils ont envie de faire.
41:00Qu'ils ne se laissent pas manipuler
41:03par les maisons de disques
41:04ou les impressorios,
41:06les gens comme ça,
41:07et qu'ils fassent la musique qu'ils ont envie de faire.
41:10Je crois que quand...
41:13On ne peut pas être aussi bon
41:14que quand on fait ce qu'on aime.
41:16Et vous, vous avez réussi sur le total
41:17à faire ce que vous voulez ?
41:19Moi, je me suis pourvoyé par moments.
41:21Je veux dire, un petit peu dans la variété,
41:23ce que je...
41:24Je ne regrette pas, d'ailleurs.
41:26Mais je n'en fais plus, là.
41:27Je suis revenu aux sources de la musique
41:30qui m'a donné envie de faire ce métier,
41:31c'est-à-dire le rock'n'roll, le blues,
41:33la country.
41:34Voilà.
41:35Donc, je suis revenu à mes origines.
41:38J'évoque une jeune star,
41:41Stromae et notre équipe,
41:42a retrouvé dans les archives de la RTBF
41:44une petite pépite.
41:47Ce sont des images de vous.
41:49Pendant deux jours,
41:50une équipe de la RTBF vous a suivi.
41:52Et on vous voit notamment circuler
41:54dans les rues de Bruxelles,
41:56dans des circonstances qui sont actuellement
41:58totalement inimaginables, je pense.
42:01vous allez me dire ce que vous en pensez.
42:14C'est vrai que je bêtais des cravates à ce peuple-là, oui.
42:19Denis, qu'est-ce que tu penses
42:20à ces conférences de presse ?
42:24Je n'aime pas trop ça.
42:25Ta vie, c'est toujours la même chose ?
42:28À peu près, oui.
42:29Tu ne peux pas faire deux pas,
42:30tu ne peux pas être deux minutes seul.
42:31Est-ce qu'à la langue,
42:33tu n'en as pas un petit peu marre ?
42:34De temps en temps, oui.
42:35Un petit peu de solitude,
42:36de temps en temps,
42:37ça doit faire du bien aussi ?
42:40Ça fait du bien, oui.
42:41Malheureusement,
42:42on n'en a pas assez souvent.
42:45Ce n'était pas très bavard à l'époque.
42:48C'est l'histoire.
42:49En voyant ce jeune homme,
42:51qu'est-ce que vous vous dites ?
42:53Je me dis qu'on change tous.
42:55Oui, alors bien sûr.
42:56Vous êtes craquant,
42:58vous avez 20 ans.
43:00Et puis par rapport à cette quête de solitude,
43:03à cette époque-là,
43:04qu'est-ce que vous en pensez aujourd'hui ?
43:11Actuellement,
43:12je n'ai pas le temps d'être seul.
43:14Je n'ai pas le temps d'y penser.
43:16Parce que je travaille beaucoup.
43:17Et puis, vous savez,
43:18la vie, on change.
43:20Là, j'ai des filles,
43:22une qui a 7 ans,
43:24une qui a 11 ans, déjà.
43:26Ça passe vite, en plus.
43:28J'ai un fils qui a 50 ans
43:29et j'ai une fille qui a 30 ans.
43:31Alors, bon,
43:33moi, j'ai une...
43:34j'ai une...
43:35Quand on a une famille de père,
43:37comme ça,
43:39on ne peut pas se sentir seul.
43:42Ce n'est pas possible.
43:43C'est très différent.
43:44Oui.
43:44C'est sûr.
43:45Oui, et puis on évolue dans la vie.
43:46C'est vrai que je crois que
43:48quand on est jeune,
43:49on a cette tendance toujours
43:52à se sentir seul,
43:55à être taciturne.
43:58Alors que ça passe avec les années.
44:01En ce qui me concerne.
44:05On parle de Belge,
44:07on parle de Jacques Brel,
44:08de Stromae.
44:08J'ai un petit cadeau pour vous.
44:09En fait, non.
44:10J'ai trois cadeaux,
44:11mais vous ne pouvez en choisir
44:12qu'un seul.
44:12Je vais vous montrer.
44:13Ce sont trois gourmandises.
44:14Vous êtes plutôt un gourmet.
44:16Vous avez bien mangé.
44:17Oui, j'aime bien manger, oui.
44:18Alors voilà.
44:19Ce sont trois gourmandises belges.
44:20Je vous explique.
44:21Vous devez choisir
44:22et vous devez nous dire
44:23pourquoi vous choisissez
44:26une friandise plutôt qu'une autre.
44:27Ça, ce sont des cuberdons.
44:28Des quoi ?
44:29Des cuberdons.
44:30Ce n'est pas un gros mot.
44:31Chez nous, en tout cas,
44:32c'est vraiment très bien pris.
44:33Ce sont des petites cônes
44:35à la framboise
44:36avec une espèce
44:37de gelée de framboise.
44:38Alors ici,
44:39on a des spéculoos.
44:39Vous connaissez les spéculoos ?
44:40Je t'en goûte.
44:41Ah oui, il faut.
44:42Alors les spéculoos,
44:43ça, c'est...
44:44Non, je prends les blagues.
44:44Ça, vous connaissez ?
44:45Ok, ils sont bons.
44:46Oui, c'est bon.
44:47Ah, c'est super.
44:48Je suis contente que vous en ayez.
44:49Et puis, vous avez déjà choisi, du coup.
44:51Et alors, il y a des chocolats.
44:52Bon, c'est classique,
44:53mais ils sont quand même délicats,
44:55parfumés et tout.
44:55Qu'est-ce que vous préférez
44:57dans tout ça, vous ?
44:58Les droquins.
45:00J'aime bien les trois.
45:01C'est vrai ?
45:02Vous aimez tout ?
45:02J'adore le chocolat.
45:04Bon, d'accord.
45:04Ok, ça va, vous aurez...
45:05Mais, je choisirai les spéculoos
45:06parce que j'adore les spéculoos
45:07et puis c'est bien belge.
45:09Ah oui, oui, c'est bien belge,
45:10c'est sûr et certain.
45:11J'adore les spéculoos.
45:11Les cuberdons aussi.
45:12Bon, alors...
45:13Ça, c'est parmi la beauté.
45:14C'est pas trop bon.
45:14Ah, vous aimez bien ?
45:15Et alors, il y a plein de parfums
45:16différents maintenant.
45:17Ah, c'est très, très bon.
45:17Je ne connaissais pas.
45:19Ah, ben voilà.
45:19Écoutez, mais finalement,
45:21j'ai bien réfléchi
45:21et vous pouvez prendre les trois.
45:23Ah, ben merci.
45:24Ça, je vais après chanter,
45:26parce qu'avant, je ne peux pas.
45:27J'imagine.
45:28Alors, voilà des petites spécialités belges.
45:30Est-ce que pour vous,
45:30parce qu'on l'évoquait déjà
45:31un petit peu tout à l'heure,
45:32est-ce que pour vous,
45:32le mot belgitude,
45:33l'esprit belge, ça a du sens
45:35et qu'est-ce que ça peut signifier ?
45:39Écoutez, moi, je trouve que les Belges
45:41sont des gens gays, en général,
45:42qui aiment bien s'amuser.
45:43J'aime bien la bouffe,
45:46pour parler comme ça.
45:48Belge.
45:48Moi, je m'arrête souvent
45:49dans des kiosques,
45:51comme ça, à frites,
45:51où je prends des frites mayonnaise,
45:52parce que j'adore les frites
45:53avec la mayonnaise,
45:54donc, oui, j'ai des goûts
45:55quand même assez belges.
45:56Moi, c'est de la mayonnaise aussi.
45:57J'adore la bière belge,
45:59la stèle, là.
46:00Il y a plein de choses
46:01que j'aime en Belgique.
46:02J'aime bien les moules frites,
46:04j'aime bien les...
46:05Voilà, bon.
46:07Le stoumpf.
46:08Oui, le stoumpf.
46:09Ah oui, avec plein de légumes
46:10différents, c'est belges.
46:11Vous savez, je suis en moitié belge,
46:13quand même, alors.
46:13Oui, mais vous avez été belge...
46:15Mais on va en reparler, d'ailleurs.
46:16Vous avez été belge jusqu'à 18 ans.
46:18Il fallait choisir, à un moment,
46:19comment ça s'est passé.
46:20C'est-à-dire, je suis né
46:21d'une mère française,
46:22j'étais un père belge.
46:22Mais comme je suis né à Paris,
46:26je n'avais pas trop le choix.
46:28Je vivais à Paris, moi.
46:31C'est quelque chose que les artistes
46:33disent souvent,
46:33que le public belge est particulier.
46:35Est-ce que c'est juste une formule
46:36ou il y a quelque chose ?
46:37Vous savez, on dit toujours
46:39que dans le Nord,
46:39les gens sont moins chauds
46:40que dans le Sud.
46:41Ce n'est pas vrai.
46:41En Belgique, les gens sont chauds.
46:43Le public, en tout cas.
46:45Ils sont chauds.
46:46Je n'ai pas besoin de leur dire
46:47qu'il faut allumer le feu.
46:47Ils l'allument déjà
46:49dès que je rentre sur scène.
46:51Non, non, mais vraiment,
46:53j'adore chanter en Belgique
46:54parce que c'est un super bon public.
46:56Vous avez un souvenir
46:57de scène particulière en Belgique ?
46:58J'adore la Forest Nationale.
47:00Je sais que cette fois-ci,
47:01on ne va pas le faire,
47:03malheureusement.
47:03Mais c'est un endroit
47:04que j'aime beaucoup,
47:05la Forest Nationale.
47:06Il y a une âme.
47:07C'est un petit peu comme...
47:08C'est un peu le Bercy de Bruxelles.
47:11Vous serez au Palais XII
47:13en novembre.
47:14C'est pas mal non plus.
47:15Oui, je n'y ai jamais été.
47:16Je ne sais pas comment.
47:17Découvrir.
47:17Je vais découvrir.
47:18Vous le direz après.
47:19Vous reviendrez.
47:22Eddie Pribilski
47:23connaît bien
47:23la carrière de Jenny Hallyday.
47:25Ce journaliste beige
47:26a publié un ouvrage
47:27de référence
47:28sur la jeunesse de l'artiste.
47:29Il nous explique
47:30pourquoi le rocker
47:31aime tant
47:32cette salle de concert.
47:33C'est une salle
47:34qui lui convient
47:34très, très, très bien.
47:36Parce que j'ai vu
47:36des spectacles parisiens
47:38de Johnny
47:38qui venaient ici
47:40après en tournée.
47:41Et il y a ici
47:41une proximité
47:42entre le public
47:43et l'artiste
47:44qui n'existe pas
47:46dans les stades,
47:47qui n'existe pas
47:48dans les grandes salles
47:49parisiennes.
47:50Et vraiment,
47:50c'est une salle
47:51qui lui convient
47:51très, très bien.
47:52qu'est-ce qu'on est content
47:54d'être aussi
47:55ce soir avec vous
47:56à Moselle.
48:02Mais les liens
48:03du chanteur
48:03avec la Belgique
48:04ne s'arrêtent pas
48:05à la Seine.
48:06En fait,
48:06ils trouvent
48:06leur ancrage
48:07en Wallonie.
48:10Ces racines belges
48:11sont extrêmement importantes
48:13puisque la famille
48:14est originaire
48:15du Namurois,
48:15donc de la région
48:17de Baie plus exactement
48:19où est né son grand-père
48:20d'ailleurs.
48:20Et toute la famille,
48:21toute la famille,
48:22même à Paris,
48:23enfin quand Johnny
48:24a été élevé
48:25par sa tante
48:25qui, elle,
48:26était namuroise
48:27et émigrait à Bruxelles
48:28aussi, je veux dire.
48:30Et il a été élevé
48:31en 70 et en 90,
48:33pas en 70 et en 90.
48:35Il a déjà
48:35à prendre ça ailleurs.
48:37Mais vraiment,
48:37à la maison,
48:38on disait 70.
48:3870 et 90, oui.
48:39Donc c'est la preuve
48:40que l'ancrage belge
48:41était réel.
48:45Alors la presse,
48:46forcément,
48:47on vous met très souvent
48:47à l'honneur en France
48:49et c'est aussi le cas
48:50chez nous en Belgique.
48:51Alors on a demandé
48:51un petit coup de pouce
48:52à la rédaction
48:53du Cine et Télé-Rvue
48:54qui est un magazine belge,
48:55un hebdo le plus populaire
48:56de Belgique.
48:57Vous le connaissez forcément
48:58parce que vous avez fait
48:59beaucoup de choses avec eux.
49:00Et on leur a demandé
49:00un coup de pouce
49:01pour remettre la main
49:02sur quelques images
49:03que vous avez faites
49:04pour le Cine et Télé-Rvue.
49:06On a fait une petite compilation.
49:07et je vous propose
49:08de feuilleter
49:09ces quelques couvertures
49:10ou photos exclusives
49:11parce que ça nous permet
49:12de remonter le temps.
49:13Vous devez feuilleter un peu,
49:14vous devez dire
49:14ce que vous aimez bien
49:15et puis moi,
49:16je vous dirai aussi
49:16ma photo préférée.
49:19j'aime pas trop me regarder.
49:22Non, c'est normal.
49:24J'aime bien Céline,
49:25disons.
49:26Oui, c'est vrai,
49:26c'était un chouette souvenir.
49:28Je ne connaissais pas
49:29cette photo.
49:30Elle est sympa.
49:30Ah, c'est vrai ?
49:31Quoi, et vous êtes en cover
49:33du Cine et Télé-Rvue ?
49:43Oui, oui.
49:45Il y a des photos
49:46où vous êtes
49:46méconnaissable, je trouve.
49:48Comment ?
49:48Il y a des photos
49:49où votre expression
49:49est tellement différente.
49:51Moi, j'aime bien
49:52cette photo-clapte.
49:56Et celle-là ?
49:56Ça, je n'aime pas du tout.
49:59Comment j'ai fait
50:00pour m'habiller comme ça ?
50:02Mais c'était quoi ?
50:02On vous disait,
50:03ben oui,
50:04Johnny, il faut tenter le truc.
50:04C'était l'époque,
50:06alors bon.
50:06Mais je n'aime pas du tout
50:07cette période.
50:09Le flower power,
50:10c'est...
50:12Ça, c'est ma préfère.
50:13Ça, je préfère ça.
50:14C'est plus sympa.
50:14Ça, c'était à l'Olympia,
50:15d'ailleurs.
50:16Ah oui ?
50:16Vous vous souvenez
50:17de ce moment-là ?
50:17C'était un de mes premiers
50:18concerts à l'Olympia.
50:19Vous avez vu cette mine, quoi ?
50:21Moi, je trouve que ce sourire
50:22craquant et cette bouille
50:24à la James D,
50:25je trouve que c'est une merveille,
50:26quoi.
50:27Non ?
50:27Non, je ne sais pas.
50:29En fait, de nouveau,
50:30je trouve que c'est une merveille
50:31de retrouver toutes ces photos,
50:34et vraiment, celle-là,
50:35elle a quelque chose
50:37de très touchant.
50:38Et en plus,
50:39ça nous rapproche
50:41du gamin que vous étiez,
50:42du gamin qui n'est pas allé
50:44à l'école,
50:46qui mettait des semelles
50:47en carton dans ses chaussures
50:48trouées.
50:48C'est ça que vous avez connu,
50:49vous l'avez raconté, ça ?
50:50Oui.
50:51J'étais en tournée
50:51depuis que j'ai l'âge
50:52de 4 ans.
50:53Alors donc,
50:54j'ai toujours connu
50:55que les tournées.
50:56Donc, c'est vrai que
50:57c'est une des raisons aussi
50:58pour lesquelles j'aime faire
50:59ce métier,
50:59c'est qu'on est toujours
51:01en tournée, toujours...
51:03Je m'ennuie, moi,
51:04quand je ne travaille pas.
51:05Pour évoquer les débuts
51:07de Johnny,
51:07nous sommes allés
51:08à la rencontre
51:08d'un spécialiste du rock.
51:10Philippe Manœuvre
51:11publiera en octobre prochain
51:12un livre sur les coulisses
51:14de la tournée américaine
51:15de Johnny.
51:16Il nous a fixé rendez-vous
51:17à Paris,
51:18dans le quartier
51:18de la Trinité,
51:19où Johnny Hallyday
51:20a passé son adolescence.
51:22Il est sur scène
51:23depuis très, très, très,
51:24très, très, très longtemps,
51:26en fait.
51:26Il a commencé très jeune.
51:28Mais pour lui,
51:28c'est quelque chose
51:29d'incidental.
51:30Il ne fait pas ça
51:31dans l'espoir de devenir
51:32le plus grand chanteur français
51:33de tous les temps, du tout.
51:35Il se dit,
51:36je vais devenir acteur,
51:37comme mon héros James Dean,
51:39comme Marlon Brando,
51:41parce qu'en fait,
51:41c'est ça,
51:42ses grandes fascinations.
51:43Et Elvis Presley,
51:44il le découvre au cinéma.
51:48Et là,
51:49waouh,
51:50il va se passer quelque chose.
51:52Voilà,
51:53là,
51:53il y a...
51:54Clairement,
51:54il va voir
51:55quelque chose
51:56qu'il pourrait faire.
51:58En 1957,
51:59Elvis provoque
52:00un véritable choc
52:01sur le jeune Johnny Hallyday.
52:02C'est une révélation pour lui.
52:03Cette expérience sera
52:04à l'origine
52:05de sa vocation de chanteur.
52:16Johnny habite rue de la Trinité.
52:18Et évidemment,
52:19le soir après le dîner,
52:21il aime bien descendre au square
52:22où il retrouve
52:23ce qu'on va appeler plus tard
52:24la bande de la Trinité,
52:26à savoir Eddie Mitchell,
52:28mais aussi Adi Calafat,
52:30qui deviendra le bassiste
52:31de El Toro et les Cyclones,
52:32le groupe où Jacques Dutron
52:33joue de la guitare.
52:34Et puis,
52:35il y a le frère
52:36de Francis Huster,
52:37Jean-Pierre Huster.
52:38Et voilà,
52:38ils sont tous là le soir,
52:40ils fument des cigarettes,
52:41ils parlent d'Elvis Presley,
52:43de Eddie Cochrane,
52:44des derniers disques.
52:46Donc,
52:46ils commencent à chanter du rock
52:48et là,
52:48il est repéré
52:49par les disques vomes.
52:51En janvier 1960,
52:52il sort un premier single
52:53de l'intitulé « T'aimer follement ».
52:57Les débuts ne laissent
52:58personne indifférents
52:59dans cette France
52:59du général de Gaulle.
53:00Les adultes sont sceptiques,
53:02voire outrés,
53:03alors que la jeunesse
53:04en redemande.
53:05Son premier succès,
53:06« Souvenir, souvenir »,
53:07sorti la même année,
53:08mettra tout le monde d'accord.
53:13Depuis,
53:14Johnny est devenu une icône,
53:15tant par ses chansons
53:16que par ses spectacles
53:17d'une ampleur
53:18jamais vue auparavant.
53:20« Je m'appelle Jean-Philippe
53:26et je suis né à Paris.
53:28Vous me connaissez mieux,
53:30c'est le nom de Johnny.
53:32À 12 juin 1943,
53:35moi je suis né dans la rue
53:36par une nuit de rage.
53:38Moi je suis né dans la rue !
53:40Je suis né dans la rue ! »
53:42« Sur scène,
53:44c'est un spectacle unique.
53:45Quand vous êtes là,
53:46dans les coulisses,
53:47vous le regardez travailler,
53:48il est en contrôle
53:49et en même temps
53:50il donne quoi.
53:51Il interprète à la brêle.
53:54Il me fait penser à Brêle
53:55en vieillissant.
53:56Comment Johnny a fait
53:57pour rester aussi longtemps
54:00au top, number one ?
54:02Je crois qu'il n'a pas changé du tout.
54:04Je crois qu'il est toujours
54:04le même garçon,
54:06passionné par la musique,
54:08passionné par le spectacle,
54:10inquiet de vouloir
54:11toujours donner mieux
54:12à ses fans,
54:13à ses spectateurs.
54:14Ce n'est pas anodin,
54:15Johnny Hallyday.
54:29C'est quelqu'un,
54:29si vous habitez en France
54:31dans les années 60,
54:3270, 80, 90,
54:34il était à la radio
54:35mais d'une façon massive.
54:36Presque tous les trois mois,
54:38il y avait un nouveau
54:3845 tours de Johnny Hallyday.
54:40Alors certains connaissent
54:41une triomphe incroyable.
54:43Il y a eu des disques
54:44mais historique.
54:45Mais quoi, ma gueule ?
54:48Mais qu'est-ce qu'elle a, ma gueule ?
54:50Ma gueule ?
54:51Tout le monde s'appelait ma gueule.
54:53Les taxis, comment ça va ma gueule ?
54:55Les chauffeurs de bus,
54:56salut ma gueule.
54:58Les copains, salut ma gueule.
55:00Tout le monde s'appelait ma gueule
55:00à cause d'une chanson
55:02de Johnny Hallyday.
55:03Il a eu une importance fondamentale
55:06dans le paysage.
55:07C'est un bonhomme,
55:08c'est la bande-son de nos vies.
55:10Pour moi,
55:12de chanter,
55:12c'est pas du travail.
55:14C'est du plaisir.
55:15Oui, mais c'est quand même
55:16votre métier.
55:17C'est mon métier.
55:19Petit cadeau.
55:21Encore ?
55:21Mais vraiment modeste.
55:23C'est vraiment d'un modeste.
55:24Mais je peux toujours
55:25amener cela.
55:25Oui, oui, vous gardez cela.
55:27Vous gardez ça.
55:28Mais vous emportez autre chose
55:30et ça va être raccord
55:31avec au moins une chose
55:32que vous aimez en Belgique.
55:34On vous a trouvé
55:35quatre petits porte-clés.
55:39C'est un peu kitsch, j'avoue.
55:40Mais ça parle de nous.
55:42Il y en a un avec
55:44un cornet de frites
55:45à la mayonnaise,
55:45ça tombe bien.
55:47Et puis les autres,
55:48ils parlent un peu de la Belgique.
55:49On a Belgium,
55:50dans un esprit plus gris-gris.
55:52On a un bon vieux mannequin piece.
55:54Oui, oui, je le connais.
55:55Bien clinquant, bien doré.
55:57Et puis on a un petit J
55:59qui pourrait être Johnny,
56:00qui pourrait être Jade,
56:01qui pourrait être Joey.
56:02J'aime bien ça, moi.
56:03Ah, voilà.
56:04C'est ça que vous choisissez ?
56:05Oui.
56:05C'est vrai ?
56:06J'aime bien ça, oui.
56:07Donc ça, c'est votre gris-gris
56:09porte-bonheur
56:09pour que vous pensiez
56:11à nous pendant la tournée.
56:13Et si vous deviez
56:13en offrir à vos filles,
56:15vous en prendriez ?
56:18Ce serait...
56:19Le J, il va pour tout le monde, évidemment.
56:21J, parce que Jade,
56:22et Joy.
56:22Oui.
56:23Et Joël aussi,
56:24c'est le prénom.
56:25Ah, ben alors, oui.
56:25Si vous le prenez,
56:26vous vous souvenez moins.
56:26C'est pour mes filles, alors.
56:27Merci.
56:28Bon, d'accord, voilà.
56:29Et des frites pour Laetitia, non ?
56:32Un mannequin pisse ?
56:33Oh, le mannequin pisse, plutôt.
56:34D'accord.
56:35Et je vous donne les frites aussi,
56:36et puis voilà, comme ça, vous pouvez.
56:37Bon, d'accord.
56:38En plus, ce sont les anniversaires
56:39de Jade et Joy juste maintenant,
56:40c'est ça, hein ?
56:40C'est le 27 juillet, le 3 août
56:42qu'elles fêtent leurs anniversaires.
56:44Oui.
56:44Oui, Jade a...
56:47Jade a 11 ans,
56:49le 28.
56:50Oui.
56:51Le 27, pardon.
56:52Et Joy, le 3 août.
56:54Oui, donc vous allez fêter ça
56:55en famille, tranquillement.
56:57Oui, oui.
56:57Durant tout le mois d'août.
56:58Vous avez tout le mois d'août
56:59pour fêter les anniversaires.
57:00Eh ben, écoutez,
57:02on va pas se priver.
57:03Mais non, j'imagine,
57:04profitez-en bien.
57:05Un immense merci.
57:05C'est vous qui avez le mot de la fin.
57:06Qu'est-ce que vous dites
57:07à notre public, belle ?
57:08Eh ben, à très bientôt.
57:09Je vous aime.
57:12Je vous aime.

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