00:00Moi je crois qu'Emmanuel Macron a bénéficié et qu'il a aussi organisé la fragilisation des vieux partis traditionnels
00:07qui, par paresse intellectuelle, avaient pendant trop longtemps déserté leur propre rôle.
00:12Et donc le clivage droite-gauche avait fini par s'effriter, il n'avait plus beaucoup de sens.
00:15Mais en réalité ce clivage n'a pas disparu. Il existe depuis le début de nos démocraties occidentales.
00:21Il est né d'ailleurs en France et il continue de s'exprimer partout en Europe d'ailleurs.
00:26Je me permets de le dire, partout en Europe, le clivage droite-gauche s'était fragilisé.
00:30Et il est en train de revenir partout. Pendant quelques années, c'est vrai, le clivage c'était populiste contre
00:34mondialiste
00:35ou libéraux contre souverainiste. C'était en Italie Matteo Renzi contre Salvini.
00:40C'était société close contre société ouverte.
00:43Oui mais le fait est qu'en fait ça ne répond absolument pas au clivage tel qu'il existe de
00:49nouveau aujourd'hui.
00:49Regardez en Espagne, à nos frontières, tout près de nous, c'était Podemos contre Ciudadanos.
00:53Ces deux forces ont disparu. Aujourd'hui c'est le parti populaire, parti de droite, allié de LR, contre les
00:59socialistes.
01:00En Italie, de la même manière, Mélanie veut incarner la droite contre la gauche qui est en train de se
01:04reconstruire.
01:05C'est la même formation du débat se réactive partout.
01:10Et je crois qu'elle va se réactiver aussi en France.
01:12Parce qu'en fait, et je me permets de le dire pour terminer, il y a dans le macronisme aussi
01:17des ambiguïtés partout.
01:18Il y a des gens qui viennent de tous les côtés. Mais en fait, c'est très frappant d'entendre
01:22aujourd'hui ceux qui sont les héritiers du macronisme
01:25qui désavouent pour tenter de survivre à l'échec de leur propre pouvoir, qui tentent de désavouer tout ce qu
01:31'ils ont servi.
01:32Parce que la vraie question que les Français se posent aujourd'hui, je suis d'accord avec vous, ce n
01:35'est pas est-ce qu'on est de droite ou de gauche.
01:36La vraie question qui se pose, c'est comment sortir ce pays de l'ornière dans laquelle il est aujourd
01:40'hui.
01:40Et quand j'entends Gabriel Attal, par exemple, au MEDEF, le débat du MEDEF que nous avons essayé de suivre,
01:46quand j'entends Gabriel Attal qui dit « il faut simplifier la simplification, la liberté »,
01:51mais en réalité, il dit le contraire de ce que lui et toutes ses troupes ont fait, y compris dans
01:56les derniers débats au Parlement européen,
01:57quand on vote un texte de simplification en Europe, les macronistes et les soldats de Gabriel Attal votent contre.
02:03Donc la vérité, c'est que ces gens-là viennent de la gauche, ils continuent d'appliquer des politiques de
02:07gauche,
02:07et ils sont contre la liberté, donc aussi contre le retour de la puissance de notre pays.