00:00Je suis inquiet sur son positionnement futur et j'ai envie de lui dire aujourd'hui de nous rejoindre.
00:07Voilà, on voit bien que sa démarche, elle ne prospère pas parce qu'il ne peut pas prétendre à la
00:13victoire au second tour.
00:15Voilà, donc là aussi, je crois que le moment est fait pour mobiliser le courage, pour additionner les forces.
00:22Et je dis à Bruno de nous rejoindre. Je lui dis de revenir dans une maison de droite forte, courageuse,
00:31audacieuse et avec nous de renverser la table.
00:34Il vous dit de les rejoindre. Est-ce que vous dites jamais, au grand jamais, vous ne rejoindrez le Rassemblement
00:41national ?
00:42Et je double ma question de certains commentaires de proches politiques, je pense à Jean-François Copé s'il est
00:47encore proche par ailleurs,
00:48qui vous accuse parfois de complaisance avec le parti de Marine Le Pen de ne pas être assez étanche. Ce
00:54sont ces termes plus précisément.
00:56Qui vous visent en particulier, Jean-François Copé quand il dit qu'il n'est pas étanche.
00:59Je n'ai jamais changé de ligne. Je vois que bien souvent, quand la droite assume d'être de droite,
01:05on l'accuse de toutes les dérives possibles.
01:10Mais la vérité, c'est qu'il n'y a pas de dérive quand il y a de la clarté,
01:14de la constance. Et ça a toujours été mon cas et le cas de Bruno Retailleau.
01:18Juste un mot sur Éric Ciotti. Il dit « rejoignez-nous dans une maison de droite ».
01:23Moi, je crois en effet que, et ce n'est pas parce que je tiens aux querelles inutiles, mais je
01:27crois que dans le débat public, et c'est assez sain,
01:29il y a des clivages qui se constituent et qu'il y a une gauche et qu'il y a
01:32une droite.
01:32Je n'ai jamais été macroniste parce que je n'y ai jamais cru en même temps. Je ne pense
01:36pas qu'en même temps, ça existe.
01:38Je pense que la politique, c'est comme la vie. Ça veut dire faire des choix.
01:41Et je vois qu'il y a dans ce pays une gauche qui assume d'être de gauche et je
01:44pense qu'il faut une droite qui assume d'être de droite.
01:45Ce n'est pas ce que fait le Rassemblement national. Marine Le Pen a un point commun avec Emmanuel Macron.
01:49Elle non plus, elle ne croit pas qu'il y a une gauche et une droite.
01:52Et elle est très cohérente là-dessus. Je ne lui reproche pas. Elle n'a jamais changé d'avis.
01:55Elle a toujours dit « moi, je ne veux pas être la droite ». Et elle le montre d'ailleurs
01:59dans cette rentrée.
02:00Elle commence sa rentrée en disant « la retraite à 60 ans », ça c'est quand même assez de
02:04gauche.
02:04Je ne sais pas comment Éric Ciotti le vit. « La retraite à 60 ans » ou à 62 ans.
02:08Quand on a un système de retraite qui est au bord de l'effondrement, ça me paraît irresponsable.
02:12Mais ça ne me paraît pas vraiment être les leçons d'une politique de droite.
02:15Quand on lui propose de baisser le nombre de fonctionnaires, vous voyez, Edouard Philippe dit 7 000.
02:19Eh bien Marine Le Pen, elle dit « baisser le nombre de fonctionnaires, c'est un truc de droitard ».
02:22Bon, écoutez, moi je pense qu'il faut qu'on ait cette cohérence qui nous permettra, y compris, de faire
02:29face aux problèmes migratoires.
02:30Parce que si vous n'affrontez pas avec des solutions de droite les problèmes de notre modèle social aujourd'hui,
02:35vous continuerez d'avoir cette immigration massive qui arrivera dans le pays.
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