00:00Est-ce que vous êtes de ceux qui disent, attention, la France est en train de mettre un orteil ou
00:03même tout le pied dans la guerre ?
00:05Bien sûr que non. C'est une très bonne décision et je crois que le président de la République a
00:10pris une bonne initiative.
00:12C'est une bonne initiative à plusieurs titres. D'abord parce qu'aujourd'hui, nous avons besoin de montrer que
00:19la France est présente
00:20et qu'elle sait s'impliquer pour protéger des partenaires qui se trouvent fragilisés, en particulier par le retrait des
00:27États-Unis.
00:28L'Arabie Saoudite, classiquement proche des États-Unis et le président Trump a décidé qu'il n'interviendrait pas.
00:34Il la laisse confronter au outil, cette milice qui est en réalité intégralement financée par l'Iran.
00:41Et donc, c'est le moment de montrer que notre pays sait relever des défis comme cela, de manière uniquement
00:46défensive.
00:47Encore une fois, il ne s'agit pas de rentrer dans un conflit.
00:48On entend ce que dit Jean-Noël Barraud, de manière uniquement défensive.
00:51La question, c'est si nos hommes ou nos femmes sur place sont frappés, sont touchés. Est-ce qu'il
00:56faudra répliquer ou pas ?
00:57Non, mais on parle d'abord de moyens de protection antiaérienne.
00:59Des radars, a dit Emmanuel Macron, mais aussi des troupes.
01:02Oui, parce qu'il faut bien, effectivement, assurer la conduite des opérations.
01:05Si les outils frappent les soldats français en Arabie Saoudite, que fait-on ?
01:08Mais d'abord, les outils s'en prennent déjà directement à nos intérêts.
01:11Je ne sais pas si ceux qui font cette critique le savent, mais les outils menacent des navires occidentaux, français,
01:20à tel point que la Marine nationale, depuis des mois maintenant, escorte des bateaux dans le détroit d'Hormuz ou
01:26dans cette région,
01:28pour être certain que nos bateaux soient protégés.
01:31On n'a pas entendu ceux qui font cette remarque aujourd'hui au président de la République
01:36se plaindre que la Marine nationale pouvait être en première ligne quand elle était effectivement impliquée dans ces missions de
01:42protection.
01:42La question qui est posée, c'est est-ce qu'on devient de fait possiblement des belligérants, des co-belligérants
01:48?
01:48Et par ailleurs, est-ce que ce type de décision, cette annonce, doit être précédée par un vote au Parlement
01:53?
01:53Ce que demandent notamment les Insoumis ou le Parti Socialiste ?
01:57Est-ce qu'il faut qu'il soit organisé à l'Assemblée nationale un vote des députés pour dire oui
02:01ou non ?
02:02Allons-y en ce sens.
02:04C'est important que le Parlement soit consulté, qu'il y ait un débat au Parlement, mais il n'y
02:07a aucune nécessité qu'il y ait un vote.