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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:03Je vous présente les invités dans un instant, mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Pauline
00:07Trèveser.
00:08Rebonsoir Pauline.
00:09Bonsoir Eliott, bonsoir à tous.
00:11A la une de votre journal, une décision de justice qui interroge le tueur d'Éric Monroy,
00:16condamné à 12 ans de réclusion criminelle, aurait bénéficié de 15 permissions de sortie depuis l'été 2025.
00:23Pour rappel, le 6 août 2020 au Mans, il avait tué ce policier de 43 ans
00:28après un refus d'obtempérer, une situation qui suscite l'incompréhension de la famille d'Éric Monroy.
00:34Le récidiviste aurait pu, pendant ses permissions de sortie, se rendre dans des fêtes et des parcs aquatiques.
00:40Un mot de politique à présent.
00:42Au deuxième jour des journées d'été du PS à Blois dans le Loir-et-Cher,
00:46le premier secrétaire Olivier Faure a martelé que le bloc central allait s'effondrer.
00:52On écoute Olivier Faure.
00:54Le bloc central va s'effondrer.
00:57C'est terminé.
01:00La seule question, la seule question est désormais de savoir qui sera chargé de reconstruire.
01:08Je veux dire à ceux qui nous écoutent et nous attendent, nous sommes prêts !
01:14Et justement, cette campagne présidentielle devra répondre aux priorités des Français.
01:1946% d'entre eux placent le pouvoir d'achat en tête de liste.
01:23En deuxième position, à 30%, les Français sont préoccupés par leur sécurité.
01:28Chiffre révélé par une étude Ipsos BVA réalisée pour le laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer.
01:35À l'international, au Népal, le bilan humain provisoire s'alourdit.
01:39Au moins 675 personnes ont perdu la vie.
01:42Après la gigantesque coulée de boue qui a touché le nord du pays mercredi, dernier bilan communiqué par les secours,
01:49parmi les 3000 disparus, 4 Français sont activement recherchés.
01:53Et un mot de sport pour finir ce journal et du cyclisme rebondissement sur la 8ème étape de la Vuelta.
02:00Le Slovéne Tadej Pogacar, leader au général, a été contraint à l'abandon.
02:05Après une chute survenue dans les 30 derniers kilomètres, à l'arrivée de cette étape chaotique, c'est un Français
02:11qui a finalement levé les bras.
02:13Brian Cocard s'impose au Sprint devant Matt Peterson et Jordi Méhous.
02:17Merci chère Pauline Trevzer pour le point sur l'information à la une de l'heure des pros.
02:21Et je salue avant bien sûr Sabrina Medjeber, Pierre Lelouch.
02:25Mais j'étais déjà dans les starting blocks, j'avais déjà envie de commencer.
02:28La campagne est lancée, ça me motive.
02:31Ce n'est pas que la rentrée, quand je vois qu'il y a tout le monde qui est sur
02:34le terrain.
02:34Ça me motive.
02:36Mathieu qui est avec nous et Olivier Vial.
02:38Notre énergie trouvera utilement à s'employer vu le casting actuel.
02:43Oh, soyez positif.
02:44Et pourquoi je souhaite être positif, c'est que je pense que les candidats à la présidentielle ont bien conscience
02:52qu'il va falloir battre campagne le plus tôt possible.
02:55Parce que les Français sont passionnés par le fait politique.
02:58Ils sont conscients qu'on est en train de vivre un tournant.
03:02Et regardez cette carte, parce que c'était un samedi de campagne.
03:05A la une de l'heure des pros, je le disais, cette campagne et cette bataille est déjà lancée.
03:09Vous aviez à Chalon en Champagne Jordan Bardella pour sa rentrée politique.
03:13À Sens, c'était autour de Jean-Michel Blanquer, François Hollande, Sébastien Lecornu, Edouard Philippe, Bernard Cazeneuve.
03:22Certains ne sont pas officiellement candidats, mais aspirent à l'être.
03:26À Blois, pour les universités d'été du Parti Socialiste, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, François Ruffin ou encore Ségolène Royal.
03:34Et à Cannes, David Lysnard.
03:37Et parmi toutes les séquences de la journée, c'est là aussi parfois des moments de télévision.
03:44Vous avez les journalistes qui sont présents sur le terrain.
03:46Et je salue l'excellent Maxime Leguay qui a couvert le déplacement à Chalon en Champagne de Jordan Bardella.
03:53Il part dans une explication, c'est ce qu'on appelle un duplex dans le jargon journalistique.
03:59Et va s'incruster dans le duplex un certain Jordan Bardella.
04:03Regardez.
04:04Le message politique adressé par Jordan Bardella.
04:07Je serai aux côtés de Marine Le Pen.
04:10Je suis candidat à Matignon.
04:13Elle est candidate à l'élection présidentielle.
04:15Les rôles sont bel et bien déterminés.
04:17Voilà Jordan Bardella qui confirme mes propos.
04:19Et bonjour aux téléspectateurs de CNews.
04:22Merci beaucoup.
04:23Alors que dans quel état d'esprit vous êtes pour cette rentrée politique ?
04:25Très très bien.
04:26Extrêmement serein.
04:28On va se préparer calmement, sereinement.
04:32Et les Français doivent avoir conscience que ce qui va se jouer dans quelques mois
04:35va engager leur avenir, l'avenir de leurs enfants.
04:38Ils ont une occasion historique de changer leur quotidien.
04:41Ils n'en auront pas deux.
04:42Et donc je les appelle à la mobilisation cette année.
04:46Voilà.
04:46Ça peut être une année de renaissance pour la France et pour la patrie.
04:48La campagne qui s'annonce rude, violente.
04:51Il y a plusieurs personnalités de gauche qui appellent à la désobéissance civile
04:54en cas de victoire du Rassemblement national.
04:56Est-ce que vous êtes inquiet de ce climat de campagne ?
04:59Ce qui est certain, c'est que l'extrême gauche va chercher par tous les moyens
05:03à contester le bon déroulement de la campagne électorale.
05:06Ils ont déjà commencé à le faire d'ailleurs.
05:08Et j'appelle là encore une fois les Français à être extrêmement lucides
05:12et à ne pas donner de voix à ceux qui pourraient dans les prochains mois
05:17appeler à semer le trouble ou semer le désordre dans notre pays.
05:22Dans cette période, nous avons tous une responsabilité et les électeurs aussi.
05:25Voilà pour la séquence.
05:26Revenons sur le fond.
05:27Et là, je me tourne vers l'homme d'expérience que vous êtes, Pierre Lelouch.
05:30Des campagnes, vous en avez vécu.
05:32Vous avez été au combat, vous avez battu, compagne.
05:35On est à 7 mois et 20 jours du premier tour.
05:38C'est loin.
05:39Et pourtant, dans l'esprit des Français, c'est demain.
05:42Et peut-être dans l'esprit des candidats.
05:44Est-ce que vous avez déjà vécu ou vu une campagne commencer aussitôt, Pierre Lelouch ?
05:51Pas avec autant de monde, en tout cas.
05:54Sur la ligne de départ ?
05:55Oui.
05:56C'est quasiment le marathon de Paris.
05:57Oui, d'habitude, les partis se préparaient.
05:59Il y avait des débats internes et c'était ça dont on parlait.
06:03Là, on voit que le débat est grand ouvert.
06:05Mais je vais vous dire ce qu'il me fera.
06:07Vous avez parlé de Français qui sont passionnés par la politique.
06:10Vous n'avez pas tort, bien sûr.
06:12Mais c'est surtout qu'ils sont angoissés.
06:14En colère.
06:15Toute la journée, tous les jours.
06:17Les gens viennent dans la rue et qui me disent
06:19« Mais alors, qui va nous sortir de là ? Qu'est-ce que vous nous conseillez ?
06:24Qu'est-ce qui va se passer ? Qui va nous sortir ? »
06:26Il y a une grande angoisse, en vérité.
06:27Il y a une part de colère.
06:29Mais c'est surtout une angoisse parce que, regardez,
06:32ils ont subi, les Français, 25% d'augmentation des prix alimentaires
06:38avec l'après-Covid.
06:41Là, ils vont en reprendre encore pour 17%.
06:45Donc, la nourriture aura augmenté de 50%.
06:49C'est catastrophique.
06:50Le chômage remonte.
06:51Beaucoup de gens, les entreprises sont tétanisées par les charges,
06:56parce qu'on leur promet, on annonce des impôts.
06:58On va en reparler, je pense, tout à l'heure.
07:00Oui, bien sûr.
07:01C'est une ambiance qui est très difficile.
07:04Et en plus, autour, il y a une situation internationale qui est très angoissante aussi.
07:08Donc, vous avez des gens qui vous disent « Mais qui va nous sortir de là ? »
07:11« Qui va redresser le pays ? »
07:13C'est la première fois qu'on entend vraiment ça.
07:17Le sentiment que les gens savent que le système est cassé
07:20et il faut que quelqu'un, une équipe, vienne pour rebâtir,
07:23comme ça avait été le cas en 45, en 58.
07:27C'est à ça qu'on va.
07:29C'est vers ça qu'on va.
07:29On est à ce niveau, selon vous, d'inquiétude et de bascule.
07:33Je voudrais qu'on...
07:34Et de gravité de la situation.
07:35On ira, parti par parti, candidat par candidat.
07:38Je veux qu'on reste sur Jordan Bardella.
07:40Il n'est pas candidat à la présidentielle.
07:41Et pourtant, son statut, sa popularité ne faiblissent pas.
07:45Accueilli en rockstar à Châlons-en-Champagne, à la foire de Châlons,
07:49les médias scrutent, évidemment, le moindre geste,
07:53la moindre phrase qui annoncerait, confirmerait ou infirmerait
07:57une dissension avec Marine Le Pen.
08:01Jordan Bardella l'assure.
08:02Ça a été un été studieux, bien que discret médiatiquement.
08:06Écoutez.
08:08Nous avons beaucoup travaillé cet été sur le programme de redressement
08:14de notre pays que nous allons proposer aux Français
08:16dans les prochaines semaines avec Marine Le Pen.
08:20Nous avons beaucoup travaillé sur cette campagne présidentielle
08:23et législative qui nous attend.
08:25Et je me réjouis d'entrer en campagne avec l'ensemble des élus,
08:28des cadres, des militants du Rassemblement national,
08:31parce que nous pouvons gagner cette élection présidentielle.
08:34Et je mettrai, évidemment, toute mon énergie et toute ma combativité
08:39au service de nos idées pour faire en sorte que nous la remportions.
08:42Bon, là, on met de côté l'aspect tension entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
08:50C'est ce qu'il dit d'entrée pour cette rentrée,
08:52parce qu'au moment où arrive l'été, au lendemain de la décision de Marine Le Pen
08:58d'être candidate, il y a ce déplacement sur le terrain.
09:01Et certains journalistes vont imaginer, dans le discours de Jordan Bardella,
09:06même vont scruter son visage en disant qu'il a le visage fermé.
09:09Mais c'est normal, il était candidat pour l'Élysée.
09:12Désormais, ce sera seulement Matignon.
09:14Je veux qu'on aille, plutôt que d'aller sur la forme,
09:16je veux qu'on aille sur le fond et notamment sur le climat.
09:19Il y a une petite musique qui est en train de se mettre en branle.
09:22C'est celle de la désobéissance civile si le RN venait à remporter l'élection.
09:27Et c'est assumé. Ça va jusqu'à l'insurrection populaire.
09:30C'était la formule employée par Bali Bagayoko.
09:34Réponse en longueur de Jordan Bardella.
09:37Il est un aveu de faiblesse de la part de la gauche qui déteste la démocratie,
09:42qui remet en cause les grands principes de l'état de droit et du fonctionnement électoral.
09:46La France insoumise et M. Mélenchon ne veulent pas gagner cette élection présidentielle.
09:50Ils ne veulent pas protéger les institutions, ils veulent les détruire.
09:53Et je m'inquiète sur les intentions réelles de Jean-Luc Mélenchon.
09:56Je pense que les Français doivent se méfier dans cette campagne des apôtres de la post-France et de la
10:06guerre civile.
10:06Notre pays s'est toujours battu contre la guerre civile.
10:09La guerre civile, la désobéissance civile.
10:11C'est intéressant, vous êtes spécialiste des radicalités, Olivier Vial.
10:14Je rappelle qu'en mars dernier, juste avant le premier tour des élections municipales,
10:18il y avait un sondage qui rappelait que pour les Français,
10:217 Français sur 10 considèrent que la France insoumise est une menace pour la démocratie.
10:25On est en plein dedans.
10:27Et il n'y a pas qu'elle est fille, puisqu'il y a Marine Tondelier qui entre également dans
10:30la danse.
10:30Effectivement, on voit, et c'est là que c'est effectivement très inquiétant,
10:33il y a un vrai continuum entre l'ultra-gauche politique qu'elle est fille,
10:40certains mouvements plus modérés, entre guillemets, comme les Verts et Marine Tondelier,
10:44ils sont tous dans cette logique de vouloir perturber dans un premier temps la campagne présidentielle
10:50en essayant de multiplier les provocations, parce que les provocations qu'ils vont faire
10:54sont susceptibles d'alimenter le discours de deux blocs et donc d'un risque d'arriver de l'extrême droite.
11:01Et ça, c'est quelque chose qu'ils alimentent dans une grande partie de leurs médias.
11:05Puisque ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est qu'ils ont aujourd'hui,
11:08l'ARCOM se focalise sur les chaînes d'info.
11:11Mais elle est fille et son écosystème, aujourd'hui, c'est un écosystème médiatique
11:15qui passe par les réseaux sociaux, qui est sans doute 10 à 15 fois plus puissant
11:19que l'ensemble des chaînes d'info.
11:22Respectez-nous.
11:23Non, mais en termes d'audience, c'est extrêmement ciblé.
11:26Il n'y a même rien à représenter.
11:28C'est extrêmement ciblé, mais effectivement, ils ont aujourd'hui une galaxie d'influenceurs
11:32qui fait entre 5 et 6 millions de vues par jour,
11:35et qui est très ciblée et qui, en gros, alimente ce discours de risque d'extrême droite
11:40et donc de nécessité d'être résistant.
11:42Mais vous avez tellement raison, et il y a un cas, non pas dans la radicalité,
11:46mais qui est très intéressant, pour montrer la faiblesse parfois des médias traditionnels.
11:52Rappelez-vous de cette enquête, ça a pourri huit mois, sur Bernard Arnault,
11:56publiée en plusieurs épisodes par Le Monde, qui a été lu, pardonnez-moi l'expression,
12:01par Trois-Pelé et Intondu, et la réponse de Bernard Arnault sur les réseaux sociaux,
12:06qui a été reliée plus de 10 millions de fois.
12:08Donc c'est ça aussi qu'il faut voir.
12:11Mais je veux rester sur ce climat.
12:12Ce discours-là, en fait, il légitime demain des actions violentes,
12:17et on a déjà des actions violentes, puisque depuis le mois de janvier,
12:19le nombre de sabotages d'extrême gauche a augmenté de façon assez importante,
12:24et donc ça se prépare.
12:25Et c'est S-Qualité, spécialiste des radicalités, que je vous posais la question.
12:29Mathieu Haug, sur le fait démocratique, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:32même le résultat des urnes pourrait être contesté.
12:35Mathieu Vallée était notre invité, il est député RN, il est porte-parole du Rassemblement national.
12:40Je lui ai dit, mais si Jean-Luc Mélenchon, demain, venait à remporter l'élection,
12:43est-ce que vous appelleriez à la désobéissance civile ?
12:46Il a répondu non, et ça paraissait évident de son côté.
12:50Ce n'est pas évident du côté de Marine Tondelier, de Manuel Bompard, de la France insoumise.
12:54Je serais curieux de savoir ce que ferait également l'extrême-centre, Mathieu Haug.
12:58– Exactement, et c'est là où justement on se dit, mais la gauche a un problème, entre guillemets, sur
13:03ce sujet-là.
13:03C'est qu'en fait, ils expliquent que l'extrême-droite, ce qu'ils appellent l'extrême-droite,
13:07est justement antidémocratique et refuse le résultat des élections,
13:11en rappelant toutes les références historiques, 1934, etc.
13:14mais importent les mêmes méthodes, en tout cas.
13:16Et en disant, voilà, ce sera la désobéissance civile, ça sera…
13:20En fait, c'est pour instiller l'idée, mais les Français ne seront probablement pas dupes là-dessus,
13:24parce que le peuple français est un grand peuple politique et démocratique,
13:28mais pour instiller le doute qu'avec Marine Le Pen, ça sera le chaos.
13:32Ça sera le chaos parce que, vous voyez, il y aura des résistances au niveau de l'État.
13:35C'est-à-dire que des hauts fonctionnaires n'appliqueront pas les directives de Marine Le Pen et de Jordan
13:41Bardella.
13:41Ça sera le chaos parce que, dans les banlieues, il y aura une forme d'inflammation.
13:46Les banlieues vont être à feu et à sang.
13:48Et donc, effectivement, ne votez pas pour Marine Le Pen et Jordan Bardella et la Ration nationale,
13:52parce que vous aurez le chaos.
13:54Mais la réalité, c'est qu'on a vu aujourd'hui, à la rentrée de Jordan Bardella,
13:57quelqu'un qui est décomplexé parce que, justement, le Ration nationale ne promet pas le chaos.
14:02Quand on prend des comparaisons à l'étranger, par exemple, l'Italie de Georgia Melloni,
14:06il n'y a pas eu le chaos que certains ont prédit avec l'arrivée de Georgia Melloni en septembre
14:102023.
14:12Sabrina Medgeber.
14:13Oui, je suis entièrement d'accord avec tout ce qui a été dit,
14:16c'est-à-dire que cette dérive antidémocratique pré-insurrectionnelle,
14:22elle est en branle aujourd'hui parce qu'ils savent que le fameux barrage républicain institutionnel
14:29balbutierait si jamais demain le Rassemblement national arrivait en tête,
14:35donc élu à la présidence de la République.
14:39Et en effet, c'est une façon d'élaborer les consciences, de mentaliser les esprits
14:44pour, justement, bloquer, corseter toute action.
14:48Mais est-ce que ça imprime ? Vous dites que c'est une manière de mentaliser les consciences.
14:52Est-ce que aujourd'hui, ce rouleau compresseur que tente de mettre en marche
14:57l'extrême-gauche, impacte sur la population ?
15:00Vous disiez que la France est angoissée.
15:03Leurs électorats, bien sûr.
15:04Mais leurs électorats, ils sont déjà montés à bloc, ils sont remontés comme des coucous.
15:08La question, c'est de savoir si ça crée une sorte de crainte,
15:12un climat de défiance du côté de l'ensemble de la population.
15:16Le climat de défiance, je ne saurais pas répondre à cette question-là,
15:19mais ce que je vois en filigrane de cette stratégie de Mélenchon,
15:24c'est qu'ils veulent tuer le match, en réalité.
15:26Ils veulent un match contre Marine Le Pen et, du même coup, éliminer tous les autres.
15:32Donc, on est dans une confrontation société contre société,
15:361793 contre les cléricaux, on recommence, on rejoue la Révolution française.
15:42Et alors, on élimine le tiers-État, on élimine le bloc central,
15:47on élimine tous les autres.
15:48Donc, il a besoin de ça, il essaye d'imposer un duel.
15:52D'ailleurs, qui n'est pas un mauvais duel du point de vue de Marine Le Pen.
15:56D'avoir Mélenchon qui est un repoussoir national, c'est pas mal non plus.
16:00Donc, je pense qu'il y a un jeu assez subtil entre les deux,
16:03pour installer le match, éliminer les autres,
16:06et puis, on verra après, programme contre programme.
16:10D'ailleurs, l'insurrection dont il parle,
16:13elle est inscrite, puisque vous faites référence à la Révolution française,
16:15dans la Constitution de 1793.
16:18Dans son article 35, il est écrit que,
16:20lorsque un gouvernement viole les droits d'un peuple,
16:22eh bien, l'insurrection est un droit et un devoir sacré pour l'individu.
16:26Avançons, je le disais, on fait un peu le tour de France de ce samedi de campagne.
16:30Direction Sens à présent, pour les universités d'été du mouvement de Jean-Michel Blanquer,
16:36donnant lieu à plusieurs débats.
16:37C'est d'ailleurs intéressant, ce que fait Jean-Michel Blanquer,
16:39parce qu'il arrive à réunir des personnes qui n'ont pas forcément les mêmes convictions.
16:44Et il y a eu un débat très intéressant cet après-midi,
16:47entre Édouard Philippe et François Hollande.
16:51Il partage une chose, c'est un bilan.
16:53Et c'est presque un boulet pour Édouard Philippe,
16:55qui a été chef du gouvernement,
16:57et pour François Hollande, qui a été chef de l'État.
17:01Et c'est très intéressant, parce qu'il y a eu un échange autour de la France insoumise.
17:05Je précise que si François Hollande est revenu dans la sphère politique,
17:09c'est au moment des élections législatives,
17:11et c'est en tapant dans la main de la France insoumise.
17:14Et Édouard Philippe n'a pas manqué de lui rappeler.
17:18Il faut s'adresser aux électrices et aux électeurs.
17:20Il faut leur dire, voilà, il y a une union à faire.
17:23Dans un pays aussi divisé, où la discorde a été installée,
17:26où il y a une forme de radicalité, de populisme,
17:30où on met les uns contre les autres, il faut s'unir.
17:33C'est ça le grand enjeu, je le disais, de l'élection présidentielle,
17:37c'est arriverons-nous à nous unir,
17:39entre tous ceux qui divisent.
17:40Mais c'est qui ?
17:40Ce sont les extrêmes qui divisent.
17:42RN et LFI ?
17:43Oui, bien sûr, les deux divisent.
17:45Et ont besoin d'ailleurs de diviser, ont besoin l'un de l'autre.
17:47S'entraînent d'ailleurs dans cette discorde.
17:51Ce que je dis, c'est qu'ils contribuent à la division du pays.
17:54Et ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est de s'unir.
17:56S'unir sur l'essentiel.
17:58Je partage assez volontiers ce qu'il nous dit aujourd'hui.
18:01Quand il dit qu'il faut se méfier du Rassemblement national,
18:07autant qu'il faut se méfier de LFI,
18:10non pas parce qu'il serait illégitime dans le débat public,
18:12mais parce qu'il divise.
18:13J'observe, M. Hollande, que dans les urnes, dans les investitures,
18:21dans la discussion en 2024, dans les élections municipales,
18:24cette rupture à laquelle vous nous invitez, avec LFI, vous ne l'avez pas pratiquée.
18:28Cette ligne qu'on ne franchit pas, qui est la condition de l'Union,
18:34il me semble que vous ne l'avez pas complètement respectée.
18:37Et il me semble qu'il est un peu culotté, Edouard Philippe.
18:40Parce qu'il faut rappeler ce qu'il s'est passé en 2024,
18:43au moment des élections législatives anticipées.
18:46Au second tour, il y a un duel Parti communiste-Rassemblement national.
18:51Edouard Philippe vote et appelle à voter pour le communiste.
18:56Ce communiste était présenté sous la bannière Nouveau Front populaire.
18:59Il ne faut pas nous prendre pour des jambons.
19:00C'est pour ça qu'ils sont discrédités.
19:02Et à mon avis, discrédités définitivement,
19:04parce que les Français n'ont pas oublié.
19:07Je trouve pathétique qu'un ancien président de la République,
19:11qui a été réélu à l'Assemblée nationale en faisant un deal avec Mélenchon,
19:15en soit aujourd'hui à être candidat, en prétendant être contre Mélenchon,
19:18alors que, de toute façon, tout le monde sait qu'au deuxième tour,
19:21toute la gauche va essayer de s'unir.
19:23C'est écrit.
19:24Quant à M. Edouard Philippe,
19:28Philippe Edouard, enfin comme on voudra,
19:30là aussi, c'est lamentable,
19:32parce qu'il n'a fait rien d'autre que Attal à l'époque,
19:35qui était de fusiller les membres de son propre groupe
19:38pour faire élire la gauche et stopper le Rassemblement national.
19:41C'était ça la doctrine en 2020.
19:43Et d'ailleurs, Edouard...
19:44Quand vous entendez ça et que vous connaissez,
19:46c'est pas vieux, c'était il y a deux ans.
19:48Non, et les Français ne sont pas dupes.
19:49Donc les Français, ils s'en souviennent.
19:49Et d'ailleurs, Edouard Philippe et Gabriel Attal,
19:52qui ont eu des mots très durs à l'endroit d'Emmanuel Macron,
19:56ils ont perdu des pulumes en faisant ça,
19:58parce que là aussi, les Français ne sont pas dupes.
20:01La loyauté, ça a un sens.
20:03Ils doivent tout à Macron.
20:05Moi, je n'aime pas beaucoup Macron,
20:06mais ceux qui ont été chez Macron.
20:08Je n'y suis pas allé, moi, à l'époque, il y a dix ans,
20:10mais ceux qui ont été ont été bien récompensés.
20:12Si aujourd'hui, M. Edouard Philippe et M. Attal
20:15font les kékés sur les plateaux,
20:17c'est parce que quelqu'un les a mis à Matignon.
20:19Il ne serait jamais allé tout seul.
20:20Je n'ai jamais vu gagner une élection.
20:22La vraie difficulté, c'est qu'on voit à la fois
20:24sur ce positionnement,
20:25mais sur toutes leurs propositions.
20:27Mais c'est ça.
20:28En gros, c'est l'ardoise magique.
20:29En fait, ils espèrent qu'on a tout oublié.
20:33Et en fait, qu'on est capable de tout oublier.
20:35Et aujourd'hui...
20:36Redonnez-moi mon emploi.
20:37Redonnez-moi mon emploi.
20:37Et François Hollande, qui est capable aujourd'hui,
20:40après avoir été celui qui voulait imposer à 75%,
20:43de dire qu'il est contre les impôts,
20:44qu'il est presse pour une politique de l'offre,
20:46qu'il est devenu de droite.
20:47François Hollande, vous avez rêvé,
20:49vous avez mal écouté cet après-midi,
20:50ou vous avez mal bûché.
20:51Parce qu'au contraire, on commence le festival.
20:54Le festival des impôts et des taxes.
20:57Et là, aujourd'hui, c'était extraordinaire.
21:00Le déficit budgétaire, je rappelle pour les téléspectateurs,
21:03ce que c'est, c'est la différence négative
21:04entre ce que l'État dépense et ce qu'il encaisse, d'accord ?
21:07Sur une année.
21:08Et pour réduire ce déficit,
21:10soit vous baissez drastiquement les dépenses,
21:13mais certains préfèrent quoi ?
21:15Augmenter les recettes.
21:16Et qui dit augmenter les recettes,
21:17c'est augmenter les impôts.
21:19On est bien d'accord.
21:20Ou les taxes.
21:21François Hollande, les masques tombent.
21:23On revient aux premières amours.
21:25François Hollande, écoutez ce qu'il disait
21:27sur les impôts cet après-midi.
21:29Moi, j'ai fait des baisses d'impôts
21:31et des baisses de cotisations sociales.
21:32Faut-il pouvoir les financer ?
21:33Elles n'ont pas été financées.
21:34Donc, il faut dire la vérité.
21:36Il y aura une augmentation de prélèvement.
21:38Qui doit payer ?
21:39Ceux qui doivent payer,
21:40c'est pour partie les plus favorisés,
21:43les plus fortunés.
21:44Et pour partie,
21:45il faudra demander un effort à tous,
21:46mais pour aussi les entreprises.
21:49Allez !
21:50Les plus riches et les entreprises, c'est parti !
21:52Non mais vous devriez...
21:54Eliott, je peux me permettre de vous souligner,
21:56vous devriez ressortir
21:58le...
21:59Monsieur le Président Hollande
22:01en campagne...
22:02On est mis sur la finance.
22:03On est mis sur la finance.
22:04Avec 75%.
22:06La taxe à 75%.
22:08Mais elle a été paléiée, cette taxe.
22:10Non mais elle a été...
22:11Par le Conseil constitutionnel.
22:12Il s'est quand même fait élire sur cette promesse-là
22:14de taxer à 75%.
22:16Mais là, on y revient.
22:17Aujourd'hui, Mélenchon, il est à 100%,
22:19donc ils n'ont pas loin.
22:20Mais il faut toujours plus taxer.
22:23C'est-à-dire qu'on est les champions du monde
22:26du prélèvement obligatoire.
22:27Non, il ne s'est pas suffisant.
22:29Écoutez, parce qu'il a un comparse,
22:32François Hollande,
22:33il s'appelle Olivier Faure.
22:35Lui aussi, il était en déplacement,
22:36non pas à Sens, mais à Blois.
22:38Il dit, l'impôt, ça n'est pas une punition.
22:45Économiser sur nos enfants,
22:48c'est faire tourner le monde à l'envers.
22:52Il faut assumer,
22:55oui, il faut assumer
22:57la bataille de la fiscalité.
23:00L'impôt n'est pas une punition.
23:03Il est la cotisation
23:05que nous versons à la civilisation commune.
23:10Allez, c'est parti.
23:14Si le niveau d'impôt
23:16était synonyme de prospérité dans le monde,
23:18la France serait le pays
23:20le plus prospère du monde
23:22puisqu'on a 43,6% de taux
23:23de prélèvement obligatoire.
23:24C'est le record du monde
23:25des pays de l'OCDE.
23:27Et surtout,
23:28on parle beaucoup de cette taxe
23:30à 75% de François Hollande.
23:32J'aimerais quand même rappeler
23:32que celle-ci a été censure,
23:34mais il y a toutes les autres.
23:35L'exil taxe, etc.
23:37Et François Hollande arrive en 2012,
23:39donc c'est vrai qu'il n'a aucune leçon
23:40à donner en termes de politique économique.
23:41Il a augmenté de 48 milliards d'euros
23:43les impôts,
23:4432 milliards sur les ménages
23:45et 16 sur les entreprises.
23:49Et à chaque fois,
23:50c'est toujours la même musique.
23:51Au départ,
23:51ce sont les ultra-riches.
23:53Ensuite,
23:53ce sont les ultra-méga-riches.
23:54Puis après,
23:55ça va être les moins riches.
23:56Puis les personnes aisées.
23:57Et puis en fait,
23:58au final,
23:58c'est la classe moyenne.
23:59C'est toujours
24:00le même logiciel politique.
24:01Je précise qu'on découvre actuellement
24:04un nouveau parti,
24:05du moins une nouvelle idée,
24:07le socialo-écolo-communisme
24:09avec Olivier Faure.
24:11Quand je vous dis que c'est un festival,
24:12ce n'est pas terminé.
24:13Parce que là,
24:14vous venez d'entendre les impôts.
24:15Mais attention pour les dividendes.
24:17Les dividendes des entreprises.
24:19Nouvelle idée d'Olivier Faure.
24:22Olivier Faure veut interdire
24:24aux entreprises
24:25de verser des dividendes
24:26si elles ne s'engagent pas
24:28pleinement
24:29dans la transformation écologique.
24:31Pourquoi pas ?
24:31Écoutez.
24:33Tout le monde doit s'y mettre.
24:35Il faut cumuler
24:36investissement public et privé.
24:39Je propose
24:41de suspendre
24:42le versement de dividendes
24:44pour toute entreprise
24:46qui ne s'engage pas
24:47résolument
24:48dans sa propre
24:49transformation écologique.
24:52Pas écolo,
24:54pas de cadeau.
24:55de distribuer les dividendes.
24:58Attention,
24:59c'est extraordinaire.
25:00Qui c'est lui
25:00pour interdire les dividendes ?
25:02D'où ça sort,
25:03cette blague ?
25:04Écoutez,
25:05c'est une nouveauté.
25:06Mais ce n'est pas fini
25:07parce que dans quelques instants,
25:08on écoutera
25:09Raphaël Glucksmann,
25:10François Hollande,
25:12Olivier Faure,
25:13Raphaël Glucksmann
25:14sur les super héritages.
25:16Maintenant,
25:17c'est le droit...
25:17C'est ça.
25:18Non mais je vais vous dire,
25:19on taxe, on taxe,
25:20on impose,
25:20on taxe, on impose.
25:22Raphaël Glucksmann.
25:24Les deux tiers
25:25de la fortune des Français,
25:27c'était le produit
25:27de leur travail
25:28et un tiers,
25:29c'était l'héritage.
25:30Aujourd'hui,
25:30c'est l'exact inverse.
25:32Les deux tiers,
25:32c'est l'héritage
25:33et un tiers seulement
25:34le produit de leur travail.
25:35Eh bien, ça veut dire
25:36que nous sommes en train
25:36de devenir
25:37une société de privilégiés,
25:39une société de rentiers
25:41et d'héritiers
25:41et nous devons redevenir
25:42une société de travailleurs.
25:43Donc la mesure,
25:44elle est simple.
25:45On va taxer
25:45les méga-héritages,
25:47c'est-à-dire
25:47au-dessus
25:48de 2 millions d'euros.
25:52Vous en riez,
25:53mais pardonnez-moi,
25:54c'est très intéressant
25:55de voir ce qui se passe.
25:56Dans quelques instants,
25:57on sera avec Jules Thorez
25:58qui s'est entretenue
25:59avec Sarah Knafo
26:01qui propose un ouvrage
26:02absolument passionnant
26:03qui s'appelle
26:03Le Casse du siècle.
26:05Il s'était entretenu
26:05et c'est un entretien
26:06exclusif à découvrir
26:07demain dans les colonnes
26:08du JDD.
26:10Et gentiment,
26:10Jules Thorez,
26:11ce soir,
26:11va nous proposer
26:12les grandes lignes
26:13de cet entretien.
26:14Elle a une doctrine,
26:16Sarah Knafo,
26:17c'est de dire
26:18moi,
26:19je ne veux pas
26:20moins de riches,
26:21je veux moins de pauvres
26:23et plus de riches.
26:24Il faut taxer moins,
26:25il faut dépenser moins
26:26et aujourd'hui,
26:27on a taxé à tout va
26:28à tel point
26:29qu'on a fait n'importe quoi
26:30avec l'impôt des Français.
26:32Vous avez des milliards
26:32qui se sont envolés,
26:33on ne sait même pas.
26:34Il y en a tellement
26:35qu'on ne sait même plus
26:35où on va.
26:36C'est deux doctrines
26:37qui sont différentes.
26:38Courte pause,
26:39on revient dans un instant
26:40avec Jules Thorez
26:41qui a pu s'entretenir
26:42en longueur
26:43avec Sarah Knafo
26:44et nous allons découvrir
26:45en exclusivité
26:46ce que vous allez découvrir
26:48en longueur demain
26:48dans les colonnes du JDD.
26:5420h30 sur CNews,
26:55Pierre Lelouch est toujours
26:56avec nous,
26:56Sabrina Medjeber,
26:57Mathieu Haque,
26:58Olivier Vial
26:59et Jules Thorez.
27:01Cher Jules,
27:01ravi de vous retrouver
27:02cher Jules.
27:03Vous avez pu vous entretenir
27:05cet après-midi
27:05avec Sarah Knafo.
27:07C'est le livre événement
27:08de cette rentrée,
27:10le casse du siècle
27:11de Sarah Knafo.
27:13C'est une bombe
27:14dans l'univers politique
27:15et dans l'univers littéraire.
27:17Il y a déjà des milliers
27:18de précommandes
27:19et ce qui est intéressant
27:21c'est qu'elle est venue
27:23une sorte d'enquête
27:24qui débouche
27:25sur un véritable
27:25manifeste présidentiel.
27:28130 milliards d'euros
27:29d'économies,
27:30des baisses d'impôts,
27:31une méthode de gouvernement,
27:33une sorte de plan de campagne
27:34dans un polar fiscal.
27:36C'est quelque chose
27:36qu'on n'avait jamais vu.
27:37Quand je parlais
27:38d'engouement littéraire,
27:40Jules Thorez,
27:40et c'est en toute transparence
27:42que je le dis,
27:43pendant la pub,
27:44je disais
27:44que j'avais rarement vu
27:45un tel engouement.
27:46Il faut remonter
27:47au livre d'Éric Zemmour,
27:49aux premiers ouvrages
27:50de Jordan Bardella
27:51ou encore ceux
27:52de Philippe de Villiers.
27:53C'est-à-dire que
27:55ces dernières semaines,
27:57les Français
27:58pouvaient m'interpeller
27:59sur le livre
28:01de Sarah Knafo.
28:02Le livre de Sarah Knafo,
28:03c'est une bombe
28:04politico-littéraire.
28:05D'ailleurs,
28:05ça vient pour cette rentrée
28:07politique avant
28:07l'élection présidentielle
28:08et on sait très bien
28:09que les élections présidentielles,
28:10notamment sous la Ve République,
28:12elles se gagnent certes
28:13dans les urnes,
28:14mais souvent,
28:14les batailles,
28:15elles commencent
28:15dans les livres.
28:16François Mitterrand,
28:17il a bâti
28:18sa stature d'opposant
28:19avec le coup d'État permanent.
28:21Jacques Chirac,
28:22avec une nouvelle France,
28:23c'est peut-être aussi
28:24grâce à ça
28:25qu'il a gagné en 1995.
28:27Nicolas Sarkozy,
28:28de la même manière,
28:29Emmanuel Macron
28:30a commencé sa campagne
28:31présidentielle
28:31avec Révolution.
28:32Donc évidemment,
28:33Sarah Knafo,
28:33elle connaît l'histoire politique
28:34par cœur
28:35et elle connaît les traditions.
28:36La seule différence ici,
28:37c'est qu'elle change
28:38un petit peu les codes.
28:39C'est-à-dire que ce livre,
28:40je pense être l'un des seuls
28:42journalistes parisiens
28:43aujourd'hui
28:43à avoir pu le lire,
28:44c'est normal,
28:45c'est une exclusivité
28:45qu'il y aura dans le JDD demain,
28:47ce n'est pas un livre
28:47comme les autres,
28:48ce n'est pas des mémoires,
28:49ce n'est pas un récit personnel,
28:50c'est une vraie enquête.
28:51C'est pour ça que j'ai dit,
28:52j'écris dans le JDD
28:53que c'est une sorte
28:54de polar fiscal.
28:55Polar fiscal,
28:55j'adore cette expression.
28:56C'est-à-dire qu'elle mène
28:58une enquête,
28:59alors il y a des accusés,
29:00il y a les milliardaires,
29:02le marché,
29:03l'Europe de Bruxelles,
29:04la bureaucratie,
29:05il y a une pièce à conviction,
29:06c'est la fiche de paix
29:07du fameux Nicolas,
29:08du fameux Nicolas qui paye,
29:09qui ne récupère pas
29:11le fruit de son travail.
29:12C'est pour ça que je vous dis
29:13que c'est une bombe
29:13politico-littéraire
29:14parce qu'elle va à la fois,
29:16je trouve,
29:17bousculer les jeux littéraires,
29:18il y a des milliers
29:19de précommandes déjà
29:20alors que le livre
29:20n'est toujours pas sorti,
29:21il sort mardi prochain,
29:22et bombe politique
29:23parce que c'est un livre programme,
29:25c'est une sorte
29:26de manifeste présidentiel
29:27avec 15 résolutions,
29:29130 milliards d'euros d'économie
29:30et beaucoup,
29:31beaucoup de lièvres
29:33qui ont été levées
29:33par Sarah Knafo.
29:34Parce que si vous parlez
29:35de polar fiscal,
29:36on peut imaginer
29:36que c'est une fiction.
29:37Pas du tout.
29:38C'est-à-dire que là,
29:39on est sur un livre détaillé,
29:43chiffré, étayé, sourcé.
29:44Qu'est-ce qu'elle dit ?
29:45Elle dit
29:45« Mon livre ne parle pas de moi
29:46dans l'entretien
29:47que vous avez pu avoir,
29:48mais de votre argent. »
29:49Donc elle interpelle les lecteurs,
29:51de votre fiche de paix,
29:52de vos urgences,
29:53de l'école,
29:54de vos enfants,
29:55du crime
29:56dont vous êtes les victimes.
29:58L'heure des comptes
29:59a sonné.
30:00Une question
30:00que je me pose
30:01depuis 10 ans
30:02à travers toutes les expériences
30:03que j'ai eues,
30:04où va l'argent
30:05de nos impôts ?
30:06Et c'est une question
30:06que tout le monde
30:07se pose aujourd'hui.
30:08On veut bien
30:09les payer les impôts,
30:10mais on aimerait simplement
30:11que la santé fonctionne,
30:13qu'on ait suffisamment
30:15de canadaires,
30:15pourquoi pas ?
30:16Que les policiers
30:17aient suffisamment de moyens,
30:18que la justice
30:19ne soit pas aussi lente.
30:21Comment tout cela
30:21peut-il produire
30:23des urgences saturées,
30:25des écoles
30:25qui n'instruisent plus,
30:26des agriculteurs
30:27qui se suicident ?
30:29Et effectivement,
30:30elle revient
30:31sur cette pièce
30:31à conviction
30:32et sur le personnage
30:33principal.
30:34Ce livre a un personnage
30:35principal,
30:36il s'appelle Nicolas.
30:37C'est un salarié
30:38au salaire médian.
30:39Et donc,
30:40elle prend le salaire médian,
30:41il gagne
30:422079 euros net
30:44par mois
30:44et la moitié
30:45et la moitié des Français
30:46gagne moins que lui.
30:47Son employeur,
30:48ça c'est vertigineux,
30:50lui verse
30:523922 euros.
30:54Entre les deux,
30:55la moitié a disparu
30:56avant que Nicolas
30:58ait vu la couleur
30:59de son argent.
31:00Mais vous imaginez ?
31:01L'employeur,
31:02il lui donne
31:033922 euros.
31:04Et ça,
31:05c'est le réel.
31:06Ça,
31:06c'est le réel.
31:07Et sur sa fiche
31:08de paye,
31:09il y a 2079.
31:09Et sur ces 2000 euros
31:11qui restent,
31:11il va payer la TVA
31:12sur tout ce qu'il consomme,
31:14les taxes sur le carburant,
31:15les taxes sur les cigarettes
31:16s'il fume, etc.
31:17Et Sarah Knafo donne
31:18dans l'interview
31:18un chiffre que moi
31:19je n'avais jamais entendu.
31:20On connaît le salaire médian,
31:21on connaît Nicolas
31:22et elle vous donne un chiffre.
31:24Et moi,
31:24je suis allé le vérifier
31:25parce que quand Sarah Knafo
31:26me dit ça dans l'interview,
31:27je me dis non,
31:27ce n'est pas possible.
31:28Elle dit,
31:29elle affirme
31:29qu'un salarié
31:30à 2079 euros net
31:32verse plus d'un million d'euros
31:34de prélèvement
31:35au cours de sa carrière,
31:37au cours de sa vie.
31:38Rendez-vous compte.
31:39Rendez-vous compte.
31:40Elle dit finalement
31:41c'est une résidence principale
31:42ou secondaire au bord de mer.
31:44Oui,
31:44il verse l'équivalent
31:45de son salaire
31:46pendant toute sa vie professionnelle.
31:48L'heure des comptes a sonné.
31:49Mais il faut aujourd'hui
31:50prendre conscience
31:51de cette gabegie étatiste
31:53dans laquelle nous sommes.
31:55On est quasiment
31:55dans un pays communiste.
31:57Oui, c'est ça.
31:58Mais moi,
31:58je dis quasiment.
31:59Heureusement que je dis quasiment.
32:00Je sais que l'ARCOM
32:01veille au grain.
32:03Mais avec un État
32:05qui ne fonctionne pas,
32:06du moins des services publics
32:08qui ne fonctionnent pas.
32:09Ce ne sont pas les pompiers,
32:10ce ne sont pas les policiers,
32:12ce ne sont pas les soignants
32:12qui sont remis en question.
32:14C'est le fonctionnement aujourd'hui.
32:16Vous savez,
32:16au moment de la chute du mur
32:18et de la fin de l'Union soviétique,
32:19j'avais un vieil ami soviétique
32:21qui s'appelait Armatov,
32:23directeur des instituts
32:24des Etats-Unis et du Canada,
32:25qui a même été
32:26à un moment ministre
32:27et qui m'a dit
32:28vous en France,
32:30vous êtes un pays communiste
32:32qui a réussi,
32:33une Union soviétique
32:34qui a réussi.
32:36Exactement.
32:36Savez-vous,
32:38et ça,
32:38c'est dans cet entretien,
32:39c'est encore une fois
32:40très intéressant
32:40parce qu'on nous explique
32:41que si on a un déficit,
32:43la croissance baisse,
32:44c'est de la faute des incendies,
32:45ce n'est jamais de la faute
32:46de personne au sein du gouvernement,
32:48que nous dépensons aujourd'hui
32:50234 milliards d'euros de plus
32:51qu'en 2020,
32:52l'année du Covid
32:54et du quoi qu'il en coûte,
32:55sans crise sanitaire,
32:57sans confinement,
32:58sans chômage partiel,
32:59le plus stupéfiant,
33:00le total de ce que nous avons
33:02gaspillé depuis des années
33:03et qui se chiffrent
33:04en milliers de milliards d'euros,
33:05n'existe dans aucun bilan comptable
33:08de l'État.
33:09Oui.
33:10Vous avez vu Le Corneau aujourd'hui
33:13à l'approche du budget
33:15qu'il va présenter,
33:17indiquer que les dépenses de l'État
33:19continueront à augmenter cette année.
33:21Moins que l'inflation,
33:21mais continueront à augmenter.
33:23C'est sidérant.
33:25Sachant que nous allons emprunter
33:26350 milliards d'euros
33:28pour financer tout ça.
33:30On avance.
33:31On parlait de doctrine tout à l'heure.
33:33Je vous ai dit,
33:33c'était le festival des impôts,
33:35des taxes à gauche.
33:36On a entendu François Hollande
33:38dire qu'il faudra augmenter
33:40les recettes,
33:40donc les impôts.
33:41On a entendu Olivier Faure
33:43nous dire que l'impôt,
33:44ça n'est pas une punition.
33:45Olivier Faure imaginait
33:47interdire le reversement
33:49des dividendes
33:50pour les entreprises
33:50qui n'étaient pas
33:51dans la transition écologique.
33:53Et ce n'est pas tout.
33:53Maintenant,
33:54on va taxer encore un peu plus
33:55l'hyper-héritage.
33:57D'accord ?
33:57Ça, c'est à gauche.
33:59Sarah Knafo,
33:59qu'est-ce qu'elle dit
34:00sur la gauche
34:01et les nuisibles ?
34:02Vous lui posez la question.
34:03La gauche,
34:03elle a désigné ses coupables.
34:04Les milliardaires,
34:05les nuisibles,
34:06vous les disculpez
34:07dans votre livre.
34:09Faisons le calcul,
34:09dit-elle.
34:10Les fortunes cumulées
34:11d'Arnaud,
34:11de Bolloré et de Pinault
34:12sont estimées
34:13à 195 milliards d'euros.
34:14Pas mal, quand même.
34:16Confisquez-les intégralement,
34:18vous couvrez à peine
34:19une année de déficit.
34:20Et l'année suivante,
34:21nous serons toujours
34:22aussi endettés,
34:23sauf qu'il n'y a plus
34:24LVMH,
34:25ni Kering,
34:26ni Hachette,
34:27ni Canal+,
34:28leurs centaines
34:28de milliers d'emplois.
34:29Il ne restera plus
34:30qu'à taxer les autres,
34:31la classe moyenne,
34:32nous, tout le monde,
34:33quand la gauche taxe
34:34les riches,
34:35c'est toujours nous
34:36qui payons l'addition.
34:37Et c'est cette phrase
34:38qui m'a marqué,
34:39la gauche veut moins de riches,
34:41moi je veux moins de pauvres.
34:41Vous voyez,
34:42et c'est ce qu'on disait
34:43un petit peu ces derniers jours
34:44quand on a vu jeudi
34:45ce débat qui était intéressant
34:47entre les candidats
34:47à l'élection présidentielle.
34:48Bon, alors Sarah Knafo
34:49n'est pas candidate
34:50à l'élection présidentielle,
34:51mais on aurait aimé
34:51peut-être dans ce débat
34:52une voix peut-être
34:53un petit peu plus libérale,
34:55une voix qui soit
34:56davantage portée
34:57sur la baisse
34:58de la dépense publique
34:58et des impôts.
34:59Et c'est vrai
35:00qu'il y a eu Bruno Retailleau
35:01certes qui était là
35:01et qui a défendu
35:02plutôt cette ligne-là,
35:03mais il manquait peut-être
35:04celle de David Lissnard,
35:06celle d'Éric Zemmour,
35:07une fibre qui soit
35:08beaucoup plus raccord
35:09avec ce que nous dit
35:09Sarah Knafo
35:10dans cette interview.
35:11Le procès de l'état dépensier
35:13c'est à découvrir demain
35:14dans les colonnes du JDD,
35:15mais c'est un entretien
35:16passionnant
35:16et donc je vous en donne
35:18les plus grandes lignes,
35:19vraiment bravo
35:19Jules Torres.
35:22Elle revient
35:23sur le droit de propriété,
35:24justement,
35:24c'est ce qu'on disait
35:25sur la taxe
35:26sur les vérités.
35:27Elle, c'est à Fouera,
35:28on supprime.
35:29Elle dit
35:30c'est une question,
35:31il n'y a rien de plus noble
35:32que de vouloir s'enrichir
35:33pour transmettre
35:34à ses enfants.
35:36C'est interdit en France.
35:37De quoi ?
35:38De transmettre.
35:39Sans être taxé,
35:40vous voulez dire ?
35:41Oui, sans être taxé.
35:42Oui, mais justement,
35:43elle veut revenir là-dessus.
35:43Oui, la plupart des gens
35:44ne peuvent pas payer
35:45les impôts
35:46dont ils sont obligés
35:48de vendre.
35:48C'est ce qu'elle explique.
35:49Maintenant,
35:49ils veulent même remettre
35:50sur la table
35:51la taxation des entreprises,
35:53des transmissions d'entreprises.
35:54C'est complètement suicidaire.
35:56Elle dit que dix pays
35:57de l'OCDE
35:58ont déjà aboli
35:59ces droits de succession,
36:00y compris la Suède
36:02qui est une sociale démocratie.
36:04Absolument.
36:04Elle explique
36:05que ces droits de succession
36:06doivent être abolis.
36:08Nous n'avons pas à payer,
36:10n'avons-nous donc pas
36:11à payer assez d'impôts
36:13en France
36:13tout au long de notre vie
36:14que l'État
36:15doit encore venir
36:16récupérer son dû
36:17au seuil
36:18de notre tombe,
36:19Jules Torres.
36:21Il y a d'autres candidats
36:22qui partagent
36:23cette idée
36:24de la suppression
36:25des droits de succession ?
36:26De mémoire,
36:27Éric Ciotti
36:27est quasiment sur la même ligne
36:29ou alors il est pour une baisse
36:29quasiment drastique
36:31pour ne pas dire totale.
36:32Mais c'est vrai
36:32qu'elle cible,
36:33d'ailleurs Bruno Roteu
36:34dans l'interview,
36:35c'est la partie peut-être
36:35un petit peu plus politique
36:36qui nous prédestine
36:39de ce qu'on va voir
36:39pendant l'élection présidentielle.
36:40Mais en tout cas,
36:40on voit bien
36:41qu'elle veut en faire un marqueur
36:42parce que c'est vrai
36:43que cet impôt sur la mort,
36:44à part à gauche,
36:45il n'est quasiment plus défendu.
36:46Souvenez-vous quand même
36:48de Yael Brandpivet,
36:48la présidente de l'Assemblée nationale
36:50qui disait que finalement,
36:51les droits de succession,
36:53c'était normal,
36:53il fallait peut-être les augmenter
36:54parce que l'héritage,
36:55ça nous tombait du ciel.
36:56Non, ça ne tombe pas du ciel,
36:57c'est bien souvent
36:57le fruit de son travail.
37:00Alors, sur la question
37:01de l'héritage
37:01pour les grandes fortunes,
37:03bon, ça on sait
37:04que c'est la marotte
37:04qu'il y a dans le débat public
37:05mais il y a des personnes
37:07qui sont modestes,
37:08qui ont un petit bien,
37:09qui payent des impôts de succession
37:10et qui ne peuvent pas le payer
37:12ou alors même
37:12qui contractent des prêts,
37:13des prêts aujourd'hui
37:14qui sont à des taux extrêmement élevés
37:16et qui le payent toute leur vie.
37:17Qu'ils payent quoi toute leur vie ?
37:19Eh bien, qu'ils payent
37:19un prêt tous les mois
37:20pour rembourser
37:21les droits de succession
37:22sur l'appartement
37:23de leur maman qui est décédée.
37:24Voilà la réalité aujourd'hui
37:25de ce système
37:26qui est profondément injuste.
37:27Mais ça coûte ça.
37:27Les droits de succession,
37:28ça rapporte.
37:30Ah oui, énormément.
37:30Ça rapporte.
37:3216 milliards d'euros en 2024,
37:34les droits de succession,
37:36en ajoutant également
37:37les droits sur les donations
37:38et la mutation à titre gratuit
37:40représente environ 20 milliards
37:42en 2024.
37:44Donc, quand on n'a plus de sous,
37:45quand on a fait n'importe quoi
37:47et qu'on vous a tout ponctionné,
37:49on continue les droits de succession.
37:50Et M. Glucksmann,
37:51il pense aux hyper-successions.
37:54Ah bah tiens, on y va.
37:55L'hyper-héritage.
37:56Ces gens pensent à prendre
37:57jusqu'à 50% au lieu de 45%
37:59pour les très très très grands héritages
38:01et quant à M. Mélenchon,
38:03il a déjà annoncé
38:04qu'au-dessous de 12 millions,
38:05lui, il prend tout.
38:06Il fait 100%.
38:07Et sur l'héritage,
38:08il faut juste un chiffre
38:09pour préciser aussi,
38:11c'est que vous avez rappelé
38:1120 milliards d'euros,
38:12c'est le revenu
38:15des taxes sur l'héritage
38:16en France.
38:17De tous les pays européens,
38:18c'est 46 milliards d'euros.
38:19Donc, la France représente
38:21quasiment 50%
38:23de toutes les taxes
38:24sur les héritages
38:25et sur le patrimoine
38:27des pays européens.
38:28C'est colossal.
38:28C'est une vraie anomalie française.
38:30Autant sur d'autres impôts,
38:31on peut être équivalent.
38:32Autant là, sur l'héritage,
38:33c'est une vraie anomalie.
38:34Dernière séquence politique,
38:35Jules Torres.
38:35Je vais vous dire
38:36pourquoi ce livre va fonctionner.
38:38Pourquoi la commission d'enquête
38:39de Charles à l'oncle
38:40a fonctionné ?
38:41C'est parce qu'en fait,
38:42toutes les personnes
38:43qui vont traquer les gabegies,
38:45qui vont traquer
38:46ceux qui profitent du système,
38:47qui vont s'en prendre
38:48dans la bureaucratie,
38:50eh bien,
38:50ils auront du succès
38:51parce qu'ils vont trouver
38:52des choses.
38:52Ils n'auront pas du succès
38:53parce qu'ils sont beaux,
38:54parce qu'ils écrivent bien
38:55ou parce qu'ils sont bons
38:56à les joutes oratoires
38:57et bons à l'oral
38:57ou bons à la télévision.
38:58Non, ce n'est pas ça.
38:59C'est parce qu'ils vont trouver
39:00des vrais gabegies
39:01et je peux vous dire
39:02qu'il y en a dans ce livre
39:03de Sarah Knafro,
39:04le casse du siècle.
39:05Le dernier élément,
39:06c'est de savoir
39:06si Sarah Knafro
39:07sera candidate
39:08pour la conquête
39:09ou si Éric Zemmour.
39:11Oui, vous avez essayé.
39:13On a la réponse.
39:14Pardonnez-moi,
39:15c'est limpide.
39:16Ce livre ressemble
39:17à un programme pour 2027.
39:18Éric Zemmour le portera-t-il
39:20ou pourriez-vous
39:20être vous-même candidate ?
39:22Dites-moi si je me trompe.
39:24Éric Zemmour
39:24est le candidat naturel
39:25dans la conquête.
39:26Le moment venu,
39:27il le dira.
39:28En attendant,
39:29nous préparons tout.
39:30Le jour où la candidature
39:32sera officialisée,
39:33le diagnostic sera déjà
39:34entre les mains des Français.
39:36Il ne restera plus
39:37qu'à porter les solutions.
39:38Je crois que ça a le mérite
39:39d'éclair.
39:40C'est quand même le plus dur.
39:41Parce que le plus dur,
39:42ça va être de dire
39:43où on coupe.
39:44Non mais j'entends.
39:45Mais ce que je veux dire,
39:46est-ce que là,
39:46vous voyez un doute
39:48dans ce qu'elle dit
39:49sur la candidature
39:50d'Éric Zemmour
39:51ou ça arrête ?
39:51C'est limpide.
39:52Mais vous savez
39:53que les journalistes politiques,
39:55méfiez-vous des journalistes politiques.
39:57c'est une race particulière.
39:59Donc je me méfie grandement
40:01des journalistes politiques.
40:02Je m'éloigne.
40:02Pour leur défense,
40:03l'histoire a souvent
40:06montré
40:06qu'entre les déclarations
40:08et ce qui s'est passé...
40:09Je savais que vous aviez
40:11une petite fibre
40:11de journaliste politique
40:12en vous,
40:13spécialiste des radicalités.
40:15Plus sérieusement,
40:15est-ce qu'elle vient
40:16finalement de clarifier
40:17une question
40:19que beaucoup de monde
40:19se posait ?
40:20En tout cas,
40:21c'est vrai que si on lit
40:21noir sur blanc,
40:22on voit qu'Éric Zemmour
40:24est le candidat naturel
40:24de Reconquête
40:25et que Sarah Knafow est là.
40:27Mais la question,
40:28elle va se poser
40:28et ce n'est pas pour faire
40:30de la polémique
40:30mais on est dans
40:31une campagne présidentielle.
40:32On a bien vu
40:32que les journalistes
40:33commençaient déjà
40:34à poser des questions,
40:34que les Français
40:35commencent à se poser
40:36des questions.
40:36Les Français,
40:37ils apprécient Sarah Knafow.
40:38Elle est en très bonne position
40:40dans les baromètres d'opinion.
40:42Elle sort un livre
40:43avant une rentrée politique
40:45qui sera extrêmement importante.
40:46Donc c'est vrai
40:47qu'elle se pose la question
40:48de pourquoi pas Sarah Knafow ?
40:49Elle a fait un score
40:50quasiment historique
40:51pour la droite
40:52ou en tout cas
40:53pour la droite nationaliste
40:54à Paris
40:54aux dernières élections municipales
40:55avec plus de 10%.
40:56Elle s'est retirée
40:57pour essayer de faire gagner
40:58Madame Dati,
40:58ça n'a pas fonctionné.
40:59Mais en tout cas,
41:00le produit Sarah Knafow,
41:02il a aujourd'hui
41:03une excellente cote
41:04dans le marché politique.
41:05Toute la question
41:06est de savoir
41:06si elle va le convertir
41:09avec une élection présidentielle.
41:10Après,
41:10j'ai envie de dire
41:11à Sarah Knafow,
41:11elle a le temps.
41:12Je ne sais pas.
41:13Elle a une belle route
41:13tracée devant elle.
41:14C'est-à-dire qu'au sortir
41:15de cet entretien,
41:16elle propose un plan
41:17de 130 milliards
41:18d'euros d'économie par an.
41:19On est d'accord ?
41:20Oui.
41:22Au MEDEF,
41:24Marine Le Pen
41:24proposait un plan
41:25de 125 milliards
41:26d'euros d'économie.
41:28Et cet après-midi,
41:29Jordan Bardella
41:30a expliqué
41:31qu'il allait,
41:32une fois arrivé
41:33s'il arrivait à Matignon,
41:35la première chose
41:36qu'il allait faire,
41:37c'est aller.
41:37On va prendre une feuille,
41:38vous voyez ce dont rêvent
41:41M. Gluckmann,
41:42M. Fort,
41:44et on va supprimer.
41:45À Fouera,
41:46plus de 120 taxes
41:47et impôts.
41:49Il parle d'une myriade
41:50de taxes et d'agences.
41:52Et agences,
41:53il y en a plus d'un millier.
41:54Plus de 1 200.
41:55Mais c'est très intéressant
41:56parce que c'est vraiment
41:57deux visions
41:59de cap
41:59qui sont présentées
42:01aux Français
42:01et puis ensuite,
42:02ce sont...
42:02Non, mais les économies,
42:03on peut les trouver.
42:04C'est une question
42:04de volonté politique
42:05et avant de pédagogie.
42:07C'est-à-dire dire aux Français,
42:08bon, ça commence
42:09à rentrer dans les têtes quand même,
42:10qu'on est dans une situation
42:12vraiment limite
42:12et que si rien ne se passe,
42:14ça va dégénérer grave.
42:16Donc là,
42:17le climat,
42:18à mon avis,
42:19s'est installé dans le pays
42:20pour un discours de vérité.
42:21Le problème,
42:22c'est que le système
42:23se défend.
42:24Il se défend
42:24par l'extrême-gauche
42:26et la gauche
42:26qui continue à bazarder
42:28des impôts toute la journée
42:29en disant
42:29c'est un dollar,
42:30vous inquiétez pas,
42:31c'est pas vous,
42:31c'est les riches.
42:32Et il se défend aussi
42:35par le fait que
42:36beaucoup de gens
42:37profitent du système actuel.
42:39C'est ça le vrai problème.
42:39Et ils sont payés
42:40par le système actuel.
42:42On va laisser après
42:43Jules Torres
42:45vaquer à ses obligations
42:46parce qu'il y a un journal.
42:48Je suis très heureux
42:48d'être avec vous.
42:49Mais écoutez,
42:49le plaisir.
42:49C'est vrai que nous avons
42:50un journal à boucler.
42:51Et partagé,
42:52mais vous avez un journal
42:54à boucler,
42:54une une qu'on n'a pas pu découvrir.
42:56Vous l'aurez bien proposé
42:57mais on ne l'a pas encore.
42:57On découvrira évidemment plus tard.
43:00Un grand merci d'être venu nous voir.
43:02Le casse du siècle,
43:03ça sort donc mardi.
43:05Mais l'entretien de Sarah Knafo,
43:08c'est à découvrir en longueur
43:09dans les colonnes du JDD
43:10le procès de l'État dépensier.
43:13Et d'ailleurs,
43:14parmi les priorités
43:15et les préoccupations des Français,
43:16les cinq préoccupations,
43:17vous avez aussi l'idée
43:19de la dépense publique.
43:20Comment faire pour réduire
43:22cette fameuse,
43:24pour ne pas dire fichue,
43:26mais la difficulté,
43:27c'est que la première préoccupation
43:29des Français,
43:30c'est aussi le pouvoir d'achat.
43:31Et comme l'a dit le ministre,
43:33effectivement,
43:33pour une grande partie des Français,
43:35les dépenses publiques,
43:36c'est aussi une partie
43:37de leur pouvoir d'achat
43:38parce que 56% des dépenses publiques,
43:41c'est des allocations.
43:42Et donc,
43:43c'est là où ça devient très compliqué,
43:45c'est qu'effectivement,
43:46il va falloir quand même
43:48remettre tout ça en place
43:49parce qu'en fait,
43:49ce qui a augmenté considérablement
43:51dans les dépenses publiques,
43:52ce n'est pas effectivement
43:53les dépenses pour l'hôpital,
43:54ce n'est pas les dépenses
43:55pour la sécurité,
43:56c'est pour les allocations.
43:57Et ça,
43:57effectivement,
43:58c'est un vrai souci.
43:58C'est le désastre.
44:00Dernière déclaration politique,
44:02on a fait un ordé pro,
44:03mais c'est normal,
44:04c'est vraiment la préoccupation
44:06et la priorité
44:06des Français aujourd'hui.
44:08Et on va vivre
44:11une campagne présidentielle
44:12aussi dure que passionnante.
44:15Et tout au long du week-end,
44:17je le dis aux téléspectateurs,
44:19on vous offrira
44:20toutes les déclarations politiques
44:22de la journée,
44:23on va essayer de les commenter,
44:24de les décoder,
44:25de savoir qui dit vrai,
44:27qui dit faux,
44:28ou en tout cas,
44:28qui a oublié
44:29ce qu'il avait pu dire
44:30il y a deux ans.
44:31Exemple,
44:32jurisprudence,
44:32on va appeler ça
44:33la jurisprudence Édouard Philippe,
44:34qui a dit quand même
44:35cet après-midi,
44:36il est culotté.
44:37François Hollande,
44:38vous dites que le LFI,
44:40c'est pas bien.
44:41Vous avez quand même
44:42tapé dans la main.
44:42Oui, mais enfin,
44:43M. Édouard Philippe,
44:44vous avez appelé
44:44à voter pour un communiste
44:46en 2024.
44:48Venons-en
44:48à Sébastien Lecornu,
44:50chef du gouvernement,
44:52mais est-ce qu'il a
44:52d'autres ambitions,
44:53Sébastien Lecornu ?
44:54Tiens, tiens,
44:55on va l'écouter.
44:58Je ne suis pas
44:58candidat à l'élection présidentielle.
45:00Jamais.
45:00Je ne suis pas
45:01candidat à l'élection présidentielle.
45:02Déjà, il reste six mois,
45:03enfin plus que ça,
45:04huit mois,
45:05huit mois dans lesquels
45:06il ne faut pas de désordre.
45:07Bon, le gouvernement
45:09peut tenir
45:10cette boussole-là
45:11à la condition
45:12de ne pas se mêler
45:13à l'élection présidentielle.
45:14Je me l'applique à moi-même.
45:16Je ne peux pas être plus clair.
45:17Il ne peut pas être plus clair,
45:18mais est-ce qu'il l'est véritablement ?
45:19Non, parce qu'en plus,
45:20un peu plus loin,
45:21il dit que s'il venait
45:23à être censuré,
45:24il reprendrait sa liberté.
45:25Bah oui,
45:25vous avez dit,
45:26je ne peux pas être candidat
45:27maintenant,
45:27je suis Premier ministre.
45:28Mais si je suis censuré,
45:29qu'est-ce qui se passe ?
45:30Vous savez comment il l'appelait
45:31en Calédonie,
45:32parce qu'à un moment,
45:32comme vous le savez,
45:33il a été responsable
45:34de la Calédonie.
45:35Il l'appelait comment ?
45:36Et ça a donné
45:37un texte de loi
45:38qui a mis le feu
45:40à l'île
45:41et qui a été complètement
45:42ensuite dénaturé.
45:44Et le brave Lecornu,
45:45sur place,
45:48les Calédoniens,
45:49ils l'appelaient
45:50le tordu.
45:51Bah écoutez,
45:51parce que là,
45:52le synthé,
45:52c'était Sébastien Lecornu
45:53ferme la porte.
45:54Ce n'est pas vrai.
45:55Au contraire,
45:55il dit,
45:56à l'instant T,
45:58je ne peux pas,
45:59je ne suis pas candidat,
46:00ma priorité,
46:01c'est d'être Premier ministre.
46:01Vous vous souvenez
46:02quand il passe à la télé
46:03en disant,
46:04non, non,
46:04je veux être émissiose.
46:06Alors,
46:06je vais vous dire,
46:08j'ai déjà les éléments
46:09de langage
46:09s'il est candidat.
46:10C'est un candidat
46:14de mon compte,
46:15ce n'est pas imposé
46:17et en responsabilité.
46:19Ah oui,
46:19en responsabilité.
46:19En responsabilité,
46:21Monsieur le ministre,
46:22pour éviter
46:22que les extrêmes
46:24l'emportent.
46:24Absolument.
46:25J'ai décidé
46:26d'être candidat
46:26à la Présidente.
46:27Mais c'est en responsabilité
46:28et c'est une mission
46:29qu'on m'impose.
46:31C'est une mission
46:32qu'on m'impose.
46:33Le problème,
46:33c'est que cet élément
46:34de langage-là,
46:36le problème,
46:37c'est que ces éléments
46:38de langage-là,
46:39il y a des droits d'auteur
46:39parce que c'est ceux
46:40aussi de François Hollande.
46:41Eh bien,
46:41écoutez,
46:42franchement,
46:43merci à tous les quatre.
46:45C'est une belle équipe
46:46de comiques entre nous.
46:47Ah ben,
46:47non,
46:48c'est passionnant.
46:49En tous les quatre,
46:50Pierre Lelouch.
46:51Ce qui est très embêtant,
46:52c'est l'état du pays.
46:53Je suis ravi.
46:54C'est le décalage
46:55entre l'état du pays
46:56et ce genre de blagues.
46:58Pierre Lelouch,
46:59je vous retrouverai
47:00demain soir
47:01à 19h.
47:02Ça va être une émission
47:04passionnante
47:05parce que vous allez être
47:06face à Henri Guénaud
47:07et on va,
47:08entre 19h et 20h,
47:11analyser
47:11l'actualité internationale.
47:14On va parler
47:14du Niger,
47:16on va parler
47:16du Moyen-Orient,
47:18on va parler,
47:19évidemment,
47:19de la Russie,
47:20du Venezuela
47:21avec Trump
47:22et le pétrole.
47:23Bref,
47:23on va essayer
47:24de parler de tout cela
47:25et on reparlera également
47:27de l'actualité nationale.
47:28Ravis de vous avoir
47:29vus tous les quatre.
47:31Merci aux téléspectateurs
47:32qui ont accordé
47:33leur confiance
47:34hier soir
47:36face à Philippe de Villiers
47:37mais également
47:37pour l'heure des pros.
47:38L'heure des pros
47:39hier soir
47:40pour la rentrée
47:40de l'heure des pros
47:41week-end a été un carton.
47:43Vous avez questionné
47:44les trois concurrents,
47:44vous vous retrouvez
47:45avec le score qu'on a fait.
47:46C'est plutôt pas mal.
47:47C'est bien.
47:48Donc,
47:48c'est vraiment
47:49un honneur
47:50et un bonheur
47:50de vous retrouver.
47:51Il faut rester
47:53évidemment humble
47:54face à cela.
47:55Je salue Barthélémy
47:56qui est un auditeur
47:58et un téléspectateur régulier
47:59et qui fête son anniversaire.
48:00Joyeux anniversaire à lui.
48:01Martin Mazur,
48:02merci beaucoup
48:03et nous,
48:04à demain matin.
48:04Eliott.
48:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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