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  • il y a 2 mois
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Vous parliez à quelques instants, Florence Portelli, du budget.
00:02Sébastien Lecornu dévoile quelques-unes de ses pistes chez nos confrères du Parisien aujourd'hui en France.
00:06Pas de hausse d'impôts, promet le Premier ministre, pas de gel du RSA,
00:10et pas de gel, dit-il, des petites retraites.
00:14Évidemment, la question qu'on se pose tous, c'est que deviendra-t-il au-dessus des petites retraites ?
00:18À partir de combien ? Mais très clairement, Nicolas Demenac, c'est-à-dire que là, on est en train,
00:23après tous les ballons d'essai pendant l'été, on commence à y voir un petit peu plus clair sur
00:26la copie du gouvernement.
00:27Certaines retraites vont probablement être désindexées.
00:30En tout cas, c'est le souhait du Premier ministre.
00:31Vous trouvez qu'on y voit vraiment plus clair ?
00:33J'essaye, en tout cas.
00:35On voit plus clair sur le chemin pour aller dans le mur.
00:38J'ai l'impression que tout le monde a l'air de se conjurer à nouveau pour un débat insupportable,
00:43comme on l'a connu il y a peu de temps, pendant des semaines,
00:47on a parlé de ce budget au point d'écœurer tous les Français,
00:50de voir que, comme on le disait tout à l'heure, devant chaque effort,
00:53vous avez des gens qui refusent de le faire,
00:54et à l'arrivée, vous aurez un échec total.
00:58À mon sens, on est menacé par une crise financière.
01:01Je veux dire, il faut être clair, parce qu'on n'y arrivera pas à se mettre d'accord.
01:04Pourquoi il dit ça, le Premier ministre ?
01:07Il dit ça, à mon avis, parce qu'il sait que, de toute manière,
01:10les retraités les plus aisés, de toute manière, voteront pour le candidat du Bloc central.
01:16Ça paraît tout à fait évident.
01:18Ils iront très peu vers le Rassemblement national.
01:20Ils vont un peu plus qu'avant, quand même.
01:21Et donc, il s'avonnait la planche à Edwin Fini.
01:24C'est pour ça qu'il pourrait, je n'ai pas dit que ce serait le cas,
01:28franchir le pas de désindexer les retraites des retraités les plus aisés.
01:34Et c'est pour ça aussi qu'il souligne qu'il ne touchera surtout pas
01:38les retraites des plus modestes.
01:40Ce qui, d'ailleurs...
01:41Dans notre enquête de ce soir, Marine Le Pen est en tête chez les retraités.
01:46Oui, mais les retraités, il y a beaucoup de retraités qui vivent chichement.
01:51Mais ils n'ont jamais été aussi nombreux dans le corps électoral.
01:56Je ne fais pas c'est le message que la Nouvelle-France, elle est vieille.
02:00Mais ça, ce n'est pas un petit clin d'œil à la gauche.
02:02Le Premier ministre qui dit, avant le vote du budget,
02:04on sait que toutes les voix seront importantes.
02:06On ne touchera pas aux petites retraites.
02:08Il ne précise pas le montant.
02:10Mais normalement, la technique de Le Cornu, c'est...
02:13J'avais laissé entendre que j'allais vous mettre 12 coups de fouet.
02:15Je ne vais vous en mettre que 6.
02:16Il faudrait lui dire merci.
02:18Non, mais on est dans une situation...
02:19Je vais prendre un petit coup de fouet légitime de Florence Portelli
02:21qui me rappelle qu'il n'y a pas que la droite et qu'il n'y a pas que
02:23la gauche qui dit ça.
02:23Ce qui n'est pas des magos, c'est de dire...
02:25Est-ce qu'il y a des nouvelles recettes, par exemple ?
02:27Est-ce qu'on peut imaginer de nouvelles recettes ?
02:29Parce que moi, j'ai reçu la lettre de M. Le Cornu.
02:31Je l'ai lue, qui dit...
02:32Là, dans le fond, il nous a dit, lors du budget précédent,
02:35jamais je n'utiliserai le 49-3.
02:37Ça s'est terminé en 49-3.
02:39Il y a quand même eu un débat parlementaire qui a eu lieu
02:41parce que je ne voudrais pas, là aussi, je vois bien le piège antiparlementaire
02:43dans lequel le bon nous enfermait.
02:45Il y a eu un débat parlementaire, là dans le fond, de qualité d'ailleurs.
02:47Il y avait même un budget qui avait été quasiment en situation d'être adopté.
02:50C'est catastrophique.
02:50Non, pourquoi il était catastrophique ?
02:53Pardon, c'est le budget de nos députés, de vos députés.
02:56C'est un budget qui prévoyait des recettes et qui prévoyait, me semble-t-il,
03:0020 cents.
03:00À part qu'on a encore plus taxé, qu'on ne réduit pas les déficits,
03:03que la dette se creuse.
03:04Mais de quoi parlez-vous ?
03:06Non, Florence Portelli, vous êtes trop intelligente,
03:08la dette ne se creusait pas.
03:08Nous faisions des recettes et nous remplissions le déficit.
03:11Oui, dans le dernier budget.
03:12Il y avait des impôts.
03:13Alors, il y avait une chose qui est vraie,
03:15c'est que nous réduisons...
03:17Mais les impôts, tout dépend de quoi on parle.
03:19Je répète et j'assume que dans ce pays,
03:21il y a des gens qui ont accumulé les principales fortunes de ce pays,
03:26ont décuplé quasiment depuis 20 ans
03:28et multiplient par 4 l'accumulation de richesses sous Emmanuel Macron.
03:32C'est pas par l'impôt, c'est par quoi alors ?
03:35C'est par la fourche !
03:35Moi, je suis pour la paix et l'impôt.
03:37Il faut réformer complètement l'État.
03:39Il faut complètement réformer l'État.
03:40Vous savez quoi ?
03:41L'État, et c'est pas par l'impôt que vous allez résoudre l'État.
03:44Ça donne rien.
03:44L'État est un très mauvais chef d'entreprise.
03:50L'argent, il le dépense pour faire fonctionner la boutique,
03:54mais pas...
03:54Moi, je le crois.
03:56Mais si chaque fois que quelqu'un prend la parole pour dire
03:59que dans ce pays, il y a trop d'inégalités,
04:00qu'il faut y corriger, ça hurle.
04:02De la même façon qu'une image choquante,
04:04lorsque devant les patrons, les candidats de gauche disent
04:06qu'il faut augmenter les salaires, c'est l'éclat de rire général,
04:08ça va mal se terminer.
04:10Parce que c'est l'éclat de rire général.
04:11Les Français le voient bien.
04:13Et les Français, ils ont la passion de l'égalité.
04:15C'est vrai, républicain.
04:17Chaque fois qu'on veut mettre sur la table le fait que...
04:19C'est caricatural.
04:20Mais moi, justement, je ne caricature rien.
04:22Je ne veux spoiler personne.
04:22Il faut corriger par l'impôt les inégalités
04:25qu'on nous dit, c'est impossible,
04:26le dernier budget était très mauvais.
04:28Non.
04:28Mais on croit déjà sous les impôts
04:30parce que le public se porte mieux.
04:31S'il veut brutaliser l'Assemblée nationale,
04:33ça se terminera mal, évidemment.
04:34Il lance un appel au présidentiel aujourd'hui,
04:36il dit, après tout, je pourrais choisir
04:38de laisser filer le déficit,
04:39mais ce n'est pas votre intérêt non plus.
04:40Vous aurez encore plus de boulot après.
04:42Ils avaient prévu que ce serait à 5% du PIB
04:44et avec ce qui s'est passé,
04:46notamment la canicule,
04:47les problèmes aussi de la crise internationale, etc.
04:49On n'y sera pas à 5-3, voire même 5-3.
04:52Bon, il y a ce problème-là.
04:53Ce qui est vrai, c'est que ça va être
04:54un assaut démagogique, à gauche on sait,
04:56mais même à droite,
04:57parce que quand il y a l'élection présidentielle,
04:58ils n'oseront pas.
04:59Vous voulez que je vous parle franchement ?
05:01Oui.
05:01Moi, je vous dirais ce qu'il faut faire,
05:03de mon point de vue.
05:04Ce n'est pas populaire.
05:05Je pense en effet qu'il va falloir,
05:06parce qu'on n'a pas le choix,
05:08désindexer en effet les retraites des plus aisées,
05:11mais tout dépend si à où on met le curseur du plus aisé.
05:14C'est combien ?
05:15Je pense qu'il ne faut pas taper sur les classes moyennes,
05:17et même les classes moyennes super,
05:18elles sont déjà pressurisées.
05:19Mais en tous les cas,
05:20on n'a pas le choix
05:20parce qu'on a reporté la réforme des retraites.
05:23Dans ce pays, il faut travailler plus.
05:24Il faut travailler plus longtemps.
05:25Après la question de la réforme des retraites,
05:27j'espère qu'on aura des débats là-dessus,
05:28parce que moi, par exemple,
05:29je n'ai jamais été hostile
05:30à la question de la retraite par points.
05:32Je trouve que c'est des débats hyper intéressants
05:34qu'on a vite balayés.
05:35Mais en tous les cas,
05:36tant qu'on en est là,
05:37il faut trouver de l'argent.
05:39Et quand vous avez un quart de la dépense publique
05:41qui va dans les retraites,
05:43il est évident qu'hélas,
05:44on va devoir geler en partie.
05:46Ça ne veut pas dire qu'elles ne vont pas augmenter.
05:47C'est juste qu'on ne va pas pouvoir totalement
05:48les indexer sur l'inflation.
05:50C'est le sujet majeur, les retraites.
05:52Et à droite, il faut qu'on ait le courage de dire ça,
05:54parce que sinon, ça veut dire qu'on ment aux gens.
05:56Tant qu'on n'aura pas dit aux Français
05:57que les retraites,
06:00des dépenses publiques,
06:03ils ne comprendront pas
06:05pourquoi il faut évidemment réformer ce système,
06:09éventuellement une part de capitalisation.
06:12Sauf que c'est très démago de dire ça.
06:14Les retraites, c'est un tiers de dépenses publiques.
06:16C'est une caisse dans laquelle les travailleurs cotisent.
06:19Ce n'est pas de l'impôt.
06:20C'est démago de dire ça.
06:22Merci beaucoup à tous les cinq.
06:26Alexis Corbière, Yves Tréard, Florence Portelli,
06:28Nicolas Domenac,
06:28j'aurai le plaisir de vous retrouver chaque samedi.
06:30À quelle heure ?
06:31Euh, tard.
06:3419h20.
06:3519h30, à partir de la semaine prochaine
06:36pour le grand débat du samedi soir.
06:37Merci à Bernard Salanès.

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