00:00En tout cas, reprendre le contrôle de la politique d'immigration devrait être le grand enjeu de l'élection présidentielle
00:062027,
00:07qu'il s'agisse de choisir le profil des nouveaux arrivants ou de la suspendre avec un moratoire.
00:13Mais en tout cas, la question de reprendre le contrôle, dans tous les cas, n'est pas si simple,
00:18puisque, contrairement à une idée qui peut être répandue dans le débat public,
00:22il ne suffit pas de délivrer des instructions aux préfectures ou de voter une loi.
00:27La Cour des comptes nous explique que pour l'année 2018, si on met de côté les étudiants étrangers,
00:33vous n'avez qu'un quart des entrées légales qui résultent d'un choix souverain de l'État.
00:38On parle de l'immigration légale, on ne parle pas de l'immigration clandestine qui est distincte.
00:43Elle ajoute la Cour des comptes que les trois quarts de cette immigration légale
00:47résultent d'une logique de droits individuels qui sont protégés par la Constitution,
00:53le droit européen et nos engagements internationaux.
00:56C'est vrai pour l'asile.
00:58Aujourd'hui, l'asile, qui est le premier canal d'immigration,
01:01si on inclut les déboutés, qui restent à 95% sur le territoire national,
01:06elle est protégée par la Convention de Genève, par nos engagements européens.
01:09C'est vrai pour l'immigration familiale, qui est plus large que le recoupement familial,
01:13qui aujourd'hui est protégée par le Conseil constitutionnel,
01:15par la Cour européenne des droits de l'homme, par une directive européenne de droit.
01:18Je crois.
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