00:00Ce qu'elle vaut, c'est de la com', on le sait bien, mais on va la voir, cette image
00:04dans la barraque à frites.
00:06D'ailleurs, les frites avaient l'air bonnes, elles étaient bien dorées.
00:09Elles manquaient de sel, disait Gérald Darmanin.
00:11Je trouve qu'il y a une bonne analogie, parce que la campagne aussi manque un peu de sel.
00:13Oui, mais bon, c'est de la com', mais il y a quand même un message.
00:17Le message, c'est qu'il faut faire peuple.
00:21Gérald Darmanin, c'est quelqu'un qui a la fibre plus sociale qu'Édouard Philippe,
00:26et il l'amène à Tourcoing, sur ses terres.
00:29On sait que c'est le nouvel ami, aujourd'hui, Gérald Darmanin, donc il y a aussi un message là
00:33-dedans.
00:33Bon, nous sommes d'accord.
00:34Ce n'est pas anecdotique, parce qu'on aurait pu penser que Darmanin allait plutôt se rallier à quelqu'un
00:40comme Gabriel Attal.
00:41On sentait un peu plus grande proximité, peut-être, au niveau politique, je veux dire.
00:46Les relations entre les hommes, c'est différent.
00:50Mais voilà, c'est un bon coup pour Édouard Philippe.
00:53Comme c'est la rentrée, il faut souhaiter à tout le monde le meilleur, et notamment à ce qu'il
00:56est la frite, M. Édouard Philippe.
00:58Mais je vous propose d'écouter la séquence, parce qu'elle est assez marrante,
01:00parce qu'en fait, on voit qu'il ne mange jamais de frites dans des barquettes à frites,
01:04puisqu'il en met qu'un tout petit peu.
01:06Donc il y a Gérald Darmanin qui dit « Sois plus généreux, Édouard ! »
01:09Regardez cette petite séquence parfaitement anecdotique, j'en conviens.
01:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:42Peut-être qu'ils sont en train de nous regarder, et l'un et l'autre, ils se disent «
01:45Finalement, on a réussi notre coup.
01:46Tu fais un discours pendant trois heures, tout le monde s'en fout.
01:48T'es dans une baraque à frites, et au moins, ça fait l'ouverture, et on en parle, et il
01:53y a un message là-dedans. »
01:54D'ailleurs, ce serait bien qu'Édouard Philippe vienne sur ce plateau.
01:56Tous les candidats, il faut qu'ils viennent sur notre plateau.
01:58Moi, je les invite tous, ça peut être sympa.
02:00C'est une formule qui leur permettrait d'être peut-être différents des autres plateaux de télévision.
02:06À bâton rompu, on pourrait échanger les uns et les autres.
02:09Est-ce que c'est vraiment anecdotique ?
02:11Rien, tout fait sens.
02:13Tout fait sens.
02:14Moi, je trouve que le détail n'existe pas.
02:16Je pense que c'est la politique spectacle quand même à son niveau le plus bas pour commencer.
02:21Bon, ensuite, excusez-moi, j'ai des analogies qui me viennent.
02:24Ça fait un peu dernier repas sur le Titanic, moi, je trouve.
02:28Non, mais le pays est en train de couler de toutes les manières possibles.
02:32On attend les nouveaux résultats des pizzas, vous savez, l'évaluation des connaissances.
02:38On va voir que le Titanic a encore descendu d'un camp,
02:40et vous avez deux hommes politiques majeurs qui partagent une barquette de frites.
02:44Moi, je trouve ça assez terrible.
02:46Écoutez, Donald Trump a fait la même chose.
02:48Vous allez voir cette image, il était au McDonald's, il a fait exactement la même chose.
02:54la même chose, tout.
02:55Donc, voilà, Donald Trump, il donnait les frites.
02:58Oui, parce qu'en plus, c'est pompé sur les États-Unis, vous voyez.
03:01Non, mais c'est tout ça.
03:01Enfin, c'est de la com', ça fait 50 ans que je disais, regardez,
03:07cette séquence de Trump, c'est drôle d'ailleurs,
03:11parce que j'ai dit tuchisation, mais c'est peut-être Trumpisation,
03:14finalement, d'Edouard Philippe, mais il a le tablier pareil.
03:17Bon, c'est...
03:18Non, mais pourquoi singer les Américains dans ce qu'ils ont de moins ?
03:21Oh, là, je dirais, je pensais, ils le singent pas.
03:23Je pense que c'est un hasard.
03:26Mais les frites McDo me paraissent moins intéressantes que les frites du Nord.
03:30Parce que moi, je les connais, ces frites du Nord.
03:33Parce qu'à Lens, avant les matchs, j'ai mangé les frites dans la baraque à frites.
03:39Je peux vous dire, d'ailleurs, le type qui a la baraque à frites,
03:41il est plus riche que vous et moi, je vous le dis.
03:43Parce qu'il en a six ou sept autour de Lens, et ça marche bien l'histoire de match.
03:48Et puis, Giscard, je disais, Giscard et son accordéon.
03:51Je crois qu'on va voir la photo de Giscard et son accordéon.
03:54Mais Rachida Dati, ramassant les ordures, il y a quelques mois, au moment de la...
03:57Qu'est-ce que vous appelez, ramassant les ordures ?
03:59Oui, bien sûr.
04:00À qui faites-vous les ordures ?
04:02Avec les Rachida Dati, avec les éboueurs.
04:05Ah, oui, avec les éboueurs.
04:06Avec Yves Thormand.
04:07Bon, là, Giscard, par exemple, il allait chez Daniel Gilbert,
04:10que je salue d'ailleurs chez Daniel Gilbert, elle nous écoute régulièrement.
04:12Bon, ça a toujours été plus ou moins ça, on veut faire peuple.
04:16Bon, et ceux qui n'ont pas réussi à faire peuple, c'était Édouard Baladur dans le métro.
04:22Et c'est-à-dire qu'on ne vote pas que pour des idées, on vote aussi pour un personnage.
04:25Oui, oui.
04:26Et vous votez pour une personnalité.
04:28Exactement. Écoutez Chirac et la bière, par exemple.
04:30Voyez, cette séquence, c'est en 2000...
04:351995.
04:36Entre les deux tours, 1995, Jacques Chirac et la bière.
04:41Bien sûr, la campagne de Jacques Chirac reste la même.
04:44Sur le terrain, le rassemblement se passe bien.
04:46Voilà ce que veut signifier le candidat gaulliste en se promenant à Rennes.
04:52Le maire de Paris poursuit son dialogue avec les Français.
04:55Le candidat arpente les rues.
04:56Il échange même quelques mots.
04:58Le message de cette campagne de second tour ne change donc pas.
05:02Les proches du candidat le répètent à tout moment.
05:05Alors, Jacques Chirac décline sa France pour tous, sur tous les tons.
05:09Venez acheter donc Macadam, là.
05:11Vous ne le regretterez pas.
05:13Ce sont toujours les chômeurs, les exclus ou les femmes qui retiennent son attention.
05:17Et Macadam, c'était le journal, manifestement, des chômeurs.
05:20Bon, la campagne de France.