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  • il y a 11 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur ces scènes de chaos dans Paris avec des commerces pillés, des biens publics dégradés et des forces de l'ordre caillassées.

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Transcription
00:00La réalité a trois visages, les policiers la connaissent d'ailleurs.
00:03Le premier visage, on en a peu parlé samedi, c'est une manifestation qui part de la place de la
00:07République,
00:08qui va à place de Clichy, c'est des lycées non-violents qui depuis un mois portent des revendications sérieuses
00:15et les gilets jaunes sur la vie chère et sur la situation qui leur sont faites dans cette société.
00:21Un salaire ne peut pas permettre de vivre dignement.
00:23Ils existent encore, on n'en parle plus parce que bien évidemment tout ça est passé par-dessus bord.
00:28Le second, ce sont en effet une gauche radicale, une extrême gauche, politisée, avec en effet un projet d'anti
00:37-France.
00:38Celle-là, elle est biberonnée à une idéologie qui existe, chauffée à blanc par les insoumis, c'est vrai.
00:45Ce sont donc des casseurs, des émeutiers qui veulent s'attaquer à l'État de droit.
00:51À la France.
00:52À l'État.
00:53À la France.
00:54Et il y a les pires. Je ne leur connais pas, je vous le dis, de projets politiques où ils
00:58vont biberonner à une idéologie, à un discours.
01:01Ils sont sur les derniers baskets, ils sont sur une forme de barbarie, de tout éventrer, de tout saccager.
01:08Il y a une porosité entre les deux catégories.
01:10Mais oui, il y a une porosité entre les deux dernières catégories.
01:14Mais il y a aussi, il ne faut pas en douter, une France qui, dans la difficulté, ne bascule pas
01:21dans la haine ou dans le désordre,
01:23et dont l'exigence, le cri parfois, n'est plus entendu par personne.
01:27Il y a, dans l'intervention du président de la République hier soir, une non-écoute extraordinairement dangereuse pour ces
01:37gens-là.
01:37Et c'est aussi l'une des dimensions de la cocotte minute qu'est la société française.
01:44Il n'en est plus du tout question de cela.
01:47On n'en parle plus, Pascal.
01:48Ce n'est même pas une non-écoute.
01:49Je pense que vous avez un président de la République qui est d'abord perdu, qui ne comprend pas, et
01:55qui pose des questions.
01:57C'est terrifiant, quand tu es président de la République, de dire, je me demande ce que ces jeunes gens
02:03ont dans la tête.
02:05Cette phrase est folle.
02:07Je vous assure, cette phrase est folle.
02:09Cette phrase est absolument folle.

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