00:00La réalité a trois visages, les policiers la connaissent d'ailleurs.
00:03Le premier visage, on en a peu parlé samedi, c'est une manifestation qui part de la place de la
00:07République,
00:08qui va à place de Clichy, c'est des lycées non-violents qui depuis un mois portent des revendications sérieuses
00:15et les gilets jaunes sur la vie chère et sur la situation qui leur sont faites dans cette société.
00:21Un salaire ne peut pas permettre de vivre dignement.
00:23Ils existent encore, on n'en parle plus parce que bien évidemment tout ça est passé par-dessus bord.
00:28Le second, ce sont en effet une gauche radicale, une extrême gauche, politisée, avec en effet un projet d'anti
00:37-France.
00:38Celle-là, elle est biberonnée à une idéologie qui existe, chauffée à blanc par les insoumis, c'est vrai.
00:45Ce sont donc des casseurs, des émeutiers qui veulent s'attaquer à l'État de droit.
00:51À la France.
00:52À l'État.
00:53À la France.
00:54Et il y a les pires. Je ne leur connais pas, je vous le dis, de projets politiques où ils
00:58vont biberonner à une idéologie, à un discours.
01:01Ils sont sur les derniers baskets, ils sont sur une forme de barbarie, de tout éventrer, de tout saccager.
01:08Il y a une porosité entre les deux catégories.
01:10Mais oui, il y a une porosité entre les deux dernières catégories.
01:14Mais il y a aussi, il ne faut pas en douter, une France qui, dans la difficulté, ne bascule pas
01:21dans la haine ou dans le désordre,
01:23et dont l'exigence, le cri parfois, n'est plus entendu par personne.
01:27Il y a, dans l'intervention du président de la République hier soir, une non-écoute extraordinairement dangereuse pour ces
01:37gens-là.
01:37Et c'est aussi l'une des dimensions de la cocotte minute qu'est la société française.
01:44Il n'en est plus du tout question de cela.
01:47On n'en parle plus, Pascal.
01:48Ce n'est même pas une non-écoute.
01:49Je pense que vous avez un président de la République qui est d'abord perdu, qui ne comprend pas, et
01:55qui pose des questions.
01:57C'est terrifiant, quand tu es président de la République, de dire, je me demande ce que ces jeunes gens
02:03ont dans la tête.
02:05Cette phrase est folle.
02:07Je vous assure, cette phrase est folle.
02:09Cette phrase est absolument folle.