00:00On est avec Francis Van Nelryk, secrétaire général d'Alliance Police Nationale.
00:04Je voudrais rendre un coup de chapeau, si j'ose dire, aux policiers qui sont admirables.
00:07Parce qu'il n'y ait pas de mort, qu'il n'y ait pas de mort en France,
00:10après ce qu'on a vu tout le week-end, c'est admirable.
00:13Vous acceptez de vous faire lyncher, de vous faire brutaliser,
00:16de vous faire caillasser, de vous faire insulter, sans quasiment répondre.
00:20Et je voulais simplement vous citer ce que disait le général de Gaulle,
00:23parce qu'il y a des réponses policières qui doivent changer.
00:26Voilà ce que dit le général de Gaulle en 68.
00:28Comment voulez-vous dialoguer avec des enragés qui veulent tout foutre en l'air ?
00:31Le seul ton à prendre quand il y a des émeutes dans la rue, c'est le ton du commandement.
00:35À la fin des fins, l'État a une prérogative, celle d'abattre ceux qui veulent l'abattre.
00:40Vous faites les sommations, vous tirez en l'air, une fois, deux fois,
00:43et si ça ne suffit pas, vous tirez dans les jambes.
00:45Il faut d'abord rétablir l'ordre, c'est une affaire de rapport de force.
00:49Voilà ce que disait le général de Gaulle.
00:51Eh bien, il y a des milliers de gens, et peut-être davantage, qui nous écoutent ce matin,
00:54et qui sont d'accord avec ça.
00:56Voilà, jusqu'à quand, jusqu'à quand la police ne va-t-elle pas répondre ?
01:00Et j'ai entendu ça tout le week-end, tout le week-end j'ai entendu ça.
01:04Des gens, effectivement, cette parole n'arrive jamais jusqu'aux antennes,
01:07disant mais quand est-ce que la police va répondre ?
01:09Et je vous interroge et vous pouvez nous donner la réponse.
01:13Mais quand on nous aura, bonjour déjà,
01:14quand on nous aura donné les moyens de pouvoir répondre tout simplement,
01:17c'est-à-dire que tant qu'il n'y aura pas un signal politique,
01:19qu'on sera dans le consensus moult que tout le monde connaît depuis dix ans,
01:21eh bien on se retrouvera dans une situation qui dégénèrera au fur et à mesure du temps,
01:25et ça sera de plus en plus difficile et de plus en plus dur.
01:28Nous, on avait tort d'avoir raison trop tôt,
01:30c'est-à-dire que rappelez-vous, dès 2021, il y avait des phrases,
01:33je l'avais évoqué, le problème de la police et de la justice,
01:35on avait fait des communiqués de presse avec le mot nuisible qui avait créé un tollé,
01:38alors que nuisible, ça veut juste dire néfaste et dangereux.
01:40Tous ces crapules sont néfastes et dangereux pour la société.
01:43On avait dit que ça allait se passer comme ça,
01:45on parlait de chaos, d'insurrection,
01:47certains politiques qui sont encore là disaient qu'on était dans la posture syndicale,
01:50qu'on était un syndicat à droite dure, etc.
01:53Enfin, toujours les mêmes prétextes pour cacher, évidemment,
01:56une réalité que tout le monde connaît.
01:58Les gens en ont marre, les citoyens en ont marre,
02:00mais le policier n'en peut plus.
02:02Aujourd'hui, ça pète de partout,
02:04c'est comme de la gangrène,
02:05où je vais peut-être qualifier, pour tous ceux qui connaissent,
02:08le champignon, la mérule.
02:09C'est ça, c'est-à-dire que c'est sous-jacent,
02:11on ne la voit pas arriver,
02:12et puis au fur et à mesure, ça grignote, ça grignote,
02:14et on se retrouve dans une France envahie,
02:17incendiée, pillée, vandalisée.
02:20Toutes les circonscriptions,
02:21parce qu'on parle beaucoup de Paris, évidemment,
02:24parce que là, ça a été le chaos,
02:26mais ça a été le chaos partout.
02:27Mes amis marseillais, ça a été une catastrophe.
02:29Bordeaux, mais même des villes comme Limoges,
02:31où pourtant, on peut penser que ça pourrait être un peu plus calme.
02:34Prenons juste Limoges,
02:35parce que le plus difficile, ça a été aussi un manque de moyens.
02:38Limoges, vous avez 60 policiers.
02:40Ce jour-là, 32 policiers blessés sur les 60.
02:43On voit la difficulté, la dangerosité.
02:46Après, on entend...
02:47Limoges, pardonnez-moi, c'est un symbole.
02:49Notre-Dame de Limoges.
02:51Mais c'est pour ça que je l'ai cité.
02:52Notre-Dame de Limoges,
02:53c'est vraiment le symbole de ce qui s'est passé.
02:56Mais tout ça est la conséquence,
02:58évidemment, Mélenchon.
03:00Mais l'espace médiatique.
03:02Notre chaîne, notre antenne,
03:05Europe 1 également,
03:06LGD News et le journal du dimanche,
03:08nous témoignons de la réalité.
03:11C'est tout ce que nous faisons.
03:12Il n'y a aucune autre ligne éditoriale
03:14que de témoigner de la réalité.
03:15Et voyez comment nous sommes pris à partie
03:18par tout un système
03:20qui ne veut pas entendre ça,
03:22qui ne veut pas que nous montrions ça.
03:26Et, je veux dire,
03:27on est traité d'extrême droite,
03:29on est traité de fasciste,
03:30on est traité...
03:31Comment dire ?
03:31Des gens sont venus d'ailleurs
03:32devant Europe 1, devant CNews,
03:35sans qu'aucun syndicat de journalistes
03:38ne monte au créneau.
03:39Simplement pour nous défendre.
03:40Quoi ?
03:41Pour déplorer.
03:42On en est là, en France.
03:44Donc on est, nous, les seuls à...
03:46Alors maintenant,
03:47ils vont peut-être venir d'ailleurs,
03:49mais on est les seuls depuis des années
03:50à dire cela.
03:52Et parce que nous le disons,
03:53on veut nous fermer.
03:56Certains veulent nous fermer.
03:57Et on est attaqué matin,
03:58midi et soir.
03:59La réalité,
04:00on n'est qu'au début,
04:01moi je le dis,
04:01tous ceux qui m'écoutent
04:02depuis des mois et des mois,
04:04ce n'est que le début.
04:05Je le dis en permanence.
04:07Ce n'est que le début.
04:09Et Thibault de Montbrial
04:10dit la même chose.
04:12Et qui le dit aujourd'hui ça ?
04:14À part effectivement
04:15certains politiques.
04:17Richard Millet.
04:18Vous aviez dit quelque chose
04:19jeudi dernier
04:19qui m'avait beaucoup frappé.
04:20Vous avez dit
04:21qu'une partie de la situation
04:22dépendait des préfets.
04:24et vous avez dit
04:25que ces préfets
04:25obéissaient à un plan
04:26de carrière personnel
04:28qui expliquait un certain
04:28nombre de choses,
04:29notamment dans le laxisme.
04:31Est-ce que vous avez vu le cas
04:32ce week-end par exemple ?
04:33Je continue à dire la même chose.
04:35De toute façon,
04:35malheureusement,
04:36rien n'a changé un week-end.
04:37Il y a les préfets,
04:38il y a aussi certains directeurs
04:39qui pensent à leur carrière personnelle.
04:41Après,
04:41on va au-delà
04:42parce que
04:43quelles que soient
04:43les carrières des uns et des autres
04:44et d'une façon ou d'une autre,
04:46ces gens-là
04:47resteront ce qu'ils sont
04:48et ça ne changera jamais.
04:49C'est plutôt l'impunité
04:51et je crois que M. Proulx a raison.
04:53Ce qu'il décrit,
04:54c'est exactement ce qu'il parle.
04:55Oui, parce que ça peut...
04:56Alors, je vais vous dire,
04:57on peut au moins répondre
04:58sur l'impunité.
04:59Il y a plein de choses.
05:00L'éducation,
05:00on ne va pas la refaire.
05:01Tous ces gosses de 20 ans,
05:02ça va être compliqué.
05:03Pourquoi pas ?
05:03Il y a quand même des solutions.
05:05La solution,
05:06c'est effectivement
05:06une réponse pénale,
05:08immédiate
05:08et très puissante.
05:09Très puissante.
05:10Alors, il faut peut-être
05:10changer les lois,
05:11bon, etc.
05:12Parce que je vous assure,
05:13il y a plein de...
05:14Tiens, je vais vous faire écouter
05:15la séquence Franprix.
05:18C'est un homme
05:20qui a perdu manifestement.
05:22Le Franprix a été
05:23complètement vandalisé,
05:24mais d'après ce que je comprends,
05:26cet homme,
05:26il est issu,
05:27un Français issu
05:28de l'immigration.
05:29Lui-même en a marre.
05:31Donc, toute la France
05:33issue de l'immigration
05:33n'est pas dans l'état
05:35de vouloir casser ce pays.
05:36Donc, il faut répondre précisément
05:38à ceux qui sont des casseurs
05:39et les mettre en dehors
05:40de la société.
05:41En dehors de la société.