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  • il y a 3 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur ces scènes de chaos dans Paris avec des commerces pillés, des biens publics dégradés et des forces de l'ordre caillassées.

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Transcription
00:00On est avec Francis Van Nelryk, secrétaire général d'Alliance Police Nationale.
00:04Je voudrais rendre un coup de chapeau, si j'ose dire, aux policiers qui sont admirables.
00:07Parce qu'il n'y ait pas de mort, qu'il n'y ait pas de mort en France,
00:10après ce qu'on a vu tout le week-end, c'est admirable.
00:13Vous acceptez de vous faire lyncher, de vous faire brutaliser,
00:16de vous faire caillasser, de vous faire insulter, sans quasiment répondre.
00:20Et je voulais simplement vous citer ce que disait le général de Gaulle,
00:23parce qu'il y a des réponses policières qui doivent changer.
00:26Voilà ce que dit le général de Gaulle en 68.
00:28Comment voulez-vous dialoguer avec des enragés qui veulent tout foutre en l'air ?
00:31Le seul ton à prendre quand il y a des émeutes dans la rue, c'est le ton du commandement.
00:35À la fin des fins, l'État a une prérogative, celle d'abattre ceux qui veulent l'abattre.
00:40Vous faites les sommations, vous tirez en l'air, une fois, deux fois,
00:43et si ça ne suffit pas, vous tirez dans les jambes.
00:45Il faut d'abord rétablir l'ordre, c'est une affaire de rapport de force.
00:49Voilà ce que disait le général de Gaulle.
00:51Eh bien, il y a des milliers de gens, et peut-être davantage, qui nous écoutent ce matin,
00:54et qui sont d'accord avec ça.
00:56Voilà, jusqu'à quand, jusqu'à quand la police ne va-t-elle pas répondre ?
01:00Et j'ai entendu ça tout le week-end, tout le week-end j'ai entendu ça.
01:04Des gens, effectivement, cette parole n'arrive jamais jusqu'aux antennes,
01:07disant mais quand est-ce que la police va répondre ?
01:09Et je vous interroge et vous pouvez nous donner la réponse.
01:13Mais quand on nous aura, bonjour déjà,
01:14quand on nous aura donné les moyens de pouvoir répondre tout simplement,
01:17c'est-à-dire que tant qu'il n'y aura pas un signal politique,
01:19qu'on sera dans le consensus moult que tout le monde connaît depuis dix ans,
01:21eh bien on se retrouvera dans une situation qui dégénèrera au fur et à mesure du temps,
01:25et ça sera de plus en plus difficile et de plus en plus dur.
01:28Nous, on avait tort d'avoir raison trop tôt,
01:30c'est-à-dire que rappelez-vous, dès 2021, il y avait des phrases,
01:33je l'avais évoqué, le problème de la police et de la justice,
01:35on avait fait des communiqués de presse avec le mot nuisible qui avait créé un tollé,
01:38alors que nuisible, ça veut juste dire néfaste et dangereux.
01:40Tous ces crapules sont néfastes et dangereux pour la société.
01:43On avait dit que ça allait se passer comme ça,
01:45on parlait de chaos, d'insurrection,
01:47certains politiques qui sont encore là disaient qu'on était dans la posture syndicale,
01:50qu'on était un syndicat à droite dure, etc.
01:53Enfin, toujours les mêmes prétextes pour cacher, évidemment,
01:56une réalité que tout le monde connaît.
01:58Les gens en ont marre, les citoyens en ont marre,
02:00mais le policier n'en peut plus.
02:02Aujourd'hui, ça pète de partout,
02:04c'est comme de la gangrène,
02:05où je vais peut-être qualifier, pour tous ceux qui connaissent,
02:08le champignon, la mérule.
02:09C'est ça, c'est-à-dire que c'est sous-jacent,
02:11on ne la voit pas arriver,
02:12et puis au fur et à mesure, ça grignote, ça grignote,
02:14et on se retrouve dans une France envahie,
02:17incendiée, pillée, vandalisée.
02:20Toutes les circonscriptions,
02:21parce qu'on parle beaucoup de Paris, évidemment,
02:24parce que là, ça a été le chaos,
02:26mais ça a été le chaos partout.
02:27Mes amis marseillais, ça a été une catastrophe.
02:29Bordeaux, mais même des villes comme Limoges,
02:31où pourtant, on peut penser que ça pourrait être un peu plus calme.
02:34Prenons juste Limoges,
02:35parce que le plus difficile, ça a été aussi un manque de moyens.
02:38Limoges, vous avez 60 policiers.
02:40Ce jour-là, 32 policiers blessés sur les 60.
02:43On voit la difficulté, la dangerosité.
02:46Après, on entend...
02:47Limoges, pardonnez-moi, c'est un symbole.
02:49Notre-Dame de Limoges.
02:51Mais c'est pour ça que je l'ai cité.
02:52Notre-Dame de Limoges,
02:53c'est vraiment le symbole de ce qui s'est passé.
02:56Mais tout ça est la conséquence,
02:58évidemment, Mélenchon.
03:00Mais l'espace médiatique.
03:02Notre chaîne, notre antenne,
03:05Europe 1 également,
03:06LGD News et le journal du dimanche,
03:08nous témoignons de la réalité.
03:11C'est tout ce que nous faisons.
03:12Il n'y a aucune autre ligne éditoriale
03:14que de témoigner de la réalité.
03:15Et voyez comment nous sommes pris à partie
03:18par tout un système
03:20qui ne veut pas entendre ça,
03:22qui ne veut pas que nous montrions ça.
03:26Et, je veux dire,
03:27on est traité d'extrême droite,
03:29on est traité de fasciste,
03:30on est traité...
03:31Comment dire ?
03:31Des gens sont venus d'ailleurs
03:32devant Europe 1, devant CNews,
03:35sans qu'aucun syndicat de journalistes
03:38ne monte au créneau.
03:39Simplement pour nous défendre.
03:40Quoi ?
03:41Pour déplorer.
03:42On en est là, en France.
03:44Donc on est, nous, les seuls à...
03:46Alors maintenant,
03:47ils vont peut-être venir d'ailleurs,
03:49mais on est les seuls depuis des années
03:50à dire cela.
03:52Et parce que nous le disons,
03:53on veut nous fermer.
03:56Certains veulent nous fermer.
03:57Et on est attaqué matin,
03:58midi et soir.
03:59La réalité,
04:00on n'est qu'au début,
04:01moi je le dis,
04:01tous ceux qui m'écoutent
04:02depuis des mois et des mois,
04:04ce n'est que le début.
04:05Je le dis en permanence.
04:07Ce n'est que le début.
04:09Et Thibault de Montbrial
04:10dit la même chose.
04:12Et qui le dit aujourd'hui ça ?
04:14À part effectivement
04:15certains politiques.
04:17Richard Millet.
04:18Vous aviez dit quelque chose
04:19jeudi dernier
04:19qui m'avait beaucoup frappé.
04:20Vous avez dit
04:21qu'une partie de la situation
04:22dépendait des préfets.
04:24et vous avez dit
04:25que ces préfets
04:25obéissaient à un plan
04:26de carrière personnel
04:28qui expliquait un certain
04:28nombre de choses,
04:29notamment dans le laxisme.
04:31Est-ce que vous avez vu le cas
04:32ce week-end par exemple ?
04:33Je continue à dire la même chose.
04:35De toute façon,
04:35malheureusement,
04:36rien n'a changé un week-end.
04:37Il y a les préfets,
04:38il y a aussi certains directeurs
04:39qui pensent à leur carrière personnelle.
04:41Après,
04:41on va au-delà
04:42parce que
04:43quelles que soient
04:43les carrières des uns et des autres
04:44et d'une façon ou d'une autre,
04:46ces gens-là
04:47resteront ce qu'ils sont
04:48et ça ne changera jamais.
04:49C'est plutôt l'impunité
04:51et je crois que M. Proulx a raison.
04:53Ce qu'il décrit,
04:54c'est exactement ce qu'il parle.
04:55Oui, parce que ça peut...
04:56Alors, je vais vous dire,
04:57on peut au moins répondre
04:58sur l'impunité.
04:59Il y a plein de choses.
05:00L'éducation,
05:00on ne va pas la refaire.
05:01Tous ces gosses de 20 ans,
05:02ça va être compliqué.
05:03Pourquoi pas ?
05:03Il y a quand même des solutions.
05:05La solution,
05:06c'est effectivement
05:06une réponse pénale,
05:08immédiate
05:08et très puissante.
05:09Très puissante.
05:10Alors, il faut peut-être
05:10changer les lois,
05:11bon, etc.
05:12Parce que je vous assure,
05:13il y a plein de...
05:14Tiens, je vais vous faire écouter
05:15la séquence Franprix.
05:18C'est un homme
05:20qui a perdu manifestement.
05:22Le Franprix a été
05:23complètement vandalisé,
05:24mais d'après ce que je comprends,
05:26cet homme,
05:26il est issu,
05:27un Français issu
05:28de l'immigration.
05:29Lui-même en a marre.
05:31Donc, toute la France
05:33issue de l'immigration
05:33n'est pas dans l'état
05:35de vouloir casser ce pays.
05:36Donc, il faut répondre précisément
05:38à ceux qui sont des casseurs
05:39et les mettre en dehors
05:40de la société.
05:41En dehors de la société.

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