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00:00Bonjour Hélène. Bonjour Rachid. Direction Paris pour parler de street art.
00:03En tout cas les images elles sont impressionnantes et surtout magnifiques.
00:06Donc direction le quartier de la Défense à Paris où le street art a trouvé sa place depuis près de
00:1250 ans.
00:13Dans un immeuble de bureau vacant, le Zorro Art Show réunit aujourd'hui près de 400 artistes sur 4 étages.
00:20Le street art y a fait ses premiers pas à la fin des années 70, notamment le long des voies
00:25ferrées dans les espaces souterrains
00:27bien avant de devenir un art reconnu et commercial.
00:30Aujourd'hui cette histoire se poursuit avec le Zorro Art Show installé depuis juin 2025
00:35dans un immeuble de bureau vacant transformé en immense musée informel du street art.
00:40Sur 4 étages, graffeurs, peintres ou calligraphes ont investi les murs du sol au plafond
00:45avec des tags, des fraises colorées, des oeuvres en 3D et des créations habituellement exposées dans les galeries parisiennes.
00:52L'idée c'est de partir vraiment du tag, du graffiti de rue pour arriver ensuite au dernier étage
00:58petit à petit à des oeuvres qu'on va plutôt retrouver dans des galeries et dans des musées.
01:02Donc l'idée c'est de vraiment montrer au public et à tout le monde comment on part du graffiti
01:08de rue
01:09pour arriver à ce qu'on appelle aujourd'hui le street art.
01:11C'est plutôt né aux Etats-Unis. Après aux Etats-Unis ça a été assez vite repris en galeries, en
01:18musées, etc.
01:18Donc le graffiti de rue en fait aux Etats-Unis n'a pas forcément, c'est pas forcément beaucoup développé.
01:24Par contre les Européens, il y a des Européens qui sont allés chercher des Américains
01:28et inversement des Américains qui sont venus en Europe.
01:31Et en fait ça s'est développé de manière beaucoup plus, je pense, beaucoup plus forte et beaucoup plus sauvage
01:35en Europe
01:35où la pratique aussi est beaucoup plus artistique.
01:37Et le succès est au rendez-vous.
01:39L'exposition a déjà attiré près de 150 000 visiteurs et a été prolongé à deux reprises.
01:44Pour le graffeur d'Arco, figure historique de cette scène, tout est parti ici du graffiti
01:49à une époque où les artistes peignent notamment le long des voies ferrées illégalement
01:53pour bénéficier d'un public nombreux.
01:55Sans qu'en plus, chaque se souvient lui d'une véritable galerie à ciel ouvert
01:59découverte dans les années 80 par les jeunes qui arrivaient de la banlieue parisienne en RER.
02:05Une histoire que Paris La Défense entend aujourd'hui continuer à faire vivre depuis 2015.
02:10L'établissement finance des œuvres dans les parkings et les tunnels du quartier
02:14et permet aux artistes d'y exposer ou d'y performer.
02:21Et curieusement, on n'était plus libre avant.
02:23C'est-à-dire qu'on nous faisait faire du graffiti, on nous faisait faire vraiment du graffiti.
02:26C'est-à-dire qu'on nous laissait libre de ce qu'on allait peindre.
02:28Aujourd'hui, ils essaient quand même de nous cadrer.
02:30Ils veulent de la décoration, ils veulent que ça soit un peu kitsch, qu'il n'y ait pas de
02:33message politique.
02:35Ils essaient quand même de nous cadrer.
02:37On vous donne autorisation, mais il faut faire des fleurs.
02:40Ou beaucoup de figuratif.
02:42Et c'est pour ça que d'ailleurs, ce qui prend le pas sur ce mouvement, c'est souvent le
02:46figuratif.
02:47On parle aussi littérature dans le coin de culture, avec un roman particulièrement qui fait déjà beaucoup parler.
02:52Un roman, puisque c'est la rentrée littéraire.
02:54J'ai choisi justement de parler du premier roman du jeune écrivain Abibou Diouf, publié le 19 août dernier.
03:01Chez Albin Michel, l'âge de déplaire est le premier roman d'Abibou Diouf, auteur d'origine sénégalaise installé à
03:07Paris.
03:08On y suit Fadet, tiraillé entre deux pays et deux vies en France.
03:11Une liberté qu'il découvre peu à peu.
03:14Et au Sénégal, une existence encadrée par la famille, la tradition et des attentes strictes sur ce que doit être
03:20un homme.
03:21La mort de son père, le pouce à rentrer à Dakar.
03:24Et ce retour ravive tout ce qu'il avait mis à distance.
03:26Les souvenirs, la colère et la présence obsédante d'un homonyme, un artiste marginal surnommé Fadet Lefou.
03:34Dans l'existence, ce même défi, les codes établis.
03:37Deux hommes, un même prénom, de façon radicalement différente, d'habiter le monde.
03:42Mon personnage, Fadel, qui est le narrateur de l'histoire, il est né au Sénégal.
03:48Il a grandi au Sénégal dans une société où dès l'enfance, dès qu'on est petit garçon, on apprend
03:53aux hommes,
03:54aux petits garçons à devenir des hommes forts, des hommes silencieux, des hommes dominants.
03:59Et en grandissant, lui, il ne souhaite pas devenir finalement ce qu'on attend de lui.
04:04Il ne veut ni être dans un rapport de domination avec les femmes,
04:07ni dans un rapport de domination avec les autres hommes, ses frères, ses amis.
04:12Et en même temps, il ne veut pas être dominé.
04:14Donc la question que pose mon livre, c'est comment finalement sortir de l'assignation à la virilité
04:19qui est toujours associée à la domination, sans être dominé en même temps.
04:23Au-delà de l'histoire de Fadel, c'est toute une réflexion sur l'héritage familial
04:28que déploie Abiboudiouf, ce qu'on reçoit sans l'avoir choisi
04:31et ce qu'on décide de garder, de transformer ou de rejeter.
04:35Le roman interroge sans détour les masculinités traditionnelles,
04:39les violences symboliques transmises au nom de la coutume
04:42et les silences qui pèsent sur les familles sénégalaises.
04:45La critique a salué un premier roman courageux et une belle découverte de la rentrée.
04:49Le livre a depuis été distingué par le prix du premier roman à la forêt des livres
04:53et faisait partie des huit titres présélectionnés pour le prix Talent Cultura,
04:58de quoi confirmer une entrée en littérature remarquée.
05:03Le rapport père-fils est très important aujourd'hui à interroger dans nos sociétés.
05:08Et j'ai voulu, au-delà de la question de la masculinité, de la virilité,
05:12parler de la question de la famille,
05:14qui est bien sûr un espace de tendresse, un espace de refuge,
05:18mais en même temps un lieu où s'exercent toutes les formes de domination
05:20et où commencent toutes les formes d'oppression.
05:24Donc c'est un récit qui a été difficile à écrire en ce sens-là
05:28parce qu'il y a une part autobiographique,
05:30mais ça s'ouvre sur des questions plus larges,
05:35ça s'ouvre sur des questions qui dépassent mon propre vécu.
05:39La littérature qui peut aussi servir à préserver des langues qui sont menacées.
05:43Et en tout cas, c'est ce qu'a voulu faire l'UNESCO,
05:45puisque près de 170 livres pour enfants et adolescents
05:49publiés dans plus de 150 langues autochtones et en péril.
05:53C'est la collection lancée par l'UNESCO et l'Union internationale des livres de jeunesse,
05:57IBI, pour contribuer à la sauvegarde de la langue, parfois menacée de disparition.
06:02L'initiative a été présentée à Ottawa lors du 40e congrès mondial d'IBI
06:06et rassemble albums, romans, bandes dessinées, biographies et documentaires
06:10publiés entre 2018 et 2025 pour l'UNESCO et IBI.
06:14L'enjeu est bien plus que littéraire, faire lire les enfants dans leur langue.
06:19C'est contribuer à transmettre une culture, des connaissances et une mémoire
06:22aux nouvelles générations et le catalogue, en tout cas,
06:24est disponible gratuitement sur le site de l'UNESCO.
06:28On parle de cinéma, à présent avec un film chinois qui crée la surprise.
06:32Et oui, c'est un petit film, mais en tous les cas, qui a trouvé une place à l'international.
06:36Tourné avec un budget modeste d'environ 14 millions de yuan,
06:39environ 2 millions d'euros, sans vedette et entièrement en dialogue.
06:44Tichou, du sud de la Chine, Diyu, est devenu l'une des plus grandes surprises
06:49du cinéma chinois de l'année.
06:51Sorti le 30 avril, le film n'avait récolté que 3,7 millions de yuan
06:55lors de sa première journée, avant d'exploser grâce au bouche à oreille.
06:59Début juin, il avait déjà attiré plus de 41 millions de spectateurs
07:03et rapporté 1,45 milliard de yuan, soit plus de 213 millions de dollars,
07:08avant de poursuivre son ascension.
07:10Mais Diyu ne s'arrête plus aux frontières chinoises.
07:13Après son succès national, le film a été vendu et diffusé en Asie,
07:16en Australie et en Amérique du Nord, avec des sorties au Royaume-Uni,
07:19en Irlande et en France.
07:20Cette histoire profondément ancrée dans la mémoire de la diaspora chinoise
07:24parvient ainsi à toucher un public bien plus large grâce à des thèmes universels.
07:29L'exil, la famille, la séparation et la transmission.
07:32Le film doit sortir aux Etats-Unis.
07:34On regarde un extrait de la bande-annonce.
07:38On regarde un extrait de la bande-annonce.
08:07Père Poccaperien.
08:09– C'est un extrait de la bande-annonce.
08:22– Ça a l'air pas mal, hein ?
08:24– Oui.
08:24– À voir en tout cas.
08:25– En tout cas, oui.
08:25– Alors là, Ilham, je suis sûr que vous allez faire danser tout le monde.
08:29Ceux qui nous regardent, ils sont nombreux, avec un tube qui ne vieillit pas.
08:34Et il ne vieillit pas exactement, mais en fait il s'agit des 50 ans du Dancing Queen du groupe
08:39ABBA et qui continuent de faire danser, sorti en août 1976.
08:44Le titre est devenu l'un des plus grands classiques du groupe suédois, porté par une mélodie immédiatement reconnaissable, un
08:52refrain fédérateur et cette énergie disco qui donne toujours envie de danser.
08:55Mais le plus surprenant est peut-être sa capacité à séduire aujourd'hui des générations qui n'étaient pas nées
09:01lorsque le morceau est sorti.
09:02Aujourd'hui encore, les jeunes découvrent et reprennent Dancing Queen, notamment grâce aux réseaux sociaux, aux séries et aux films
09:10qui ont contribué à faire entrer les chansons d'ABBA dans la culture populaire contemporaine.
09:17Et bien évidemment, on écoute un extrait.
09:51Sous-titrage Société Radio-Canada
10:29Une merveille !
10:32Une petite anecdote royale, ce titre a été présenté pour la première fois, c'était à l'occasion du mariage
10:40du roi Charles de Sueb et la reine Sylvia.
10:42Voilà, c'est l'anéctode royale.
10:43C'est encore les mariages d'ailleurs.
10:45Merci beaucoup, madame Balada, vous avez gagné maintenant, on a ça dans la tête pour toute la journée.
10:49Ça c'est, il y a beaucoup de gens qui vont vous en vouloir.
10:52Merci en tout cas.
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