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  • il y a 1 semaine
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:02Générique
00:00:11Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct.
00:00:13C'est parti pour une nouvelle semaine d'infos et de débats après un week-end qui a déjà été
00:00:17bien riche en la matière.
00:00:19Guillaume Derrec est avec nous, on sait quelque chose, après avoir croisé notamment la route d'Edouard Philippe hier soir.
00:00:24Et puis Dominique de Villepin, c'était particulièrement dans ce hier.
00:00:27Et bien il y a encore des suites aujourd'hui sur l'actualité politique avec notamment un conseil des ministres
00:00:32qui commence en ce moment même.
00:00:34Maude Bréjon, la porte-parole de gouvernement, était ici il y a une heure, vous l'avez vu.
00:00:38Et ensuite direction l'Elysée pour suivre ce conseil des ministres qui sera suivi d'un séminaire gouvernemental sur une
00:00:43question qui est particulièrement sensible
00:00:45et qui concerne beaucoup, beaucoup de gens, tout le monde d'ailleurs, au premier rang desquels, les retraités.
00:00:51Et figurez-vous parce qu'on a cru comprendre depuis hier qu'ils allaient devoir mettre la main à la
00:00:56poche.
00:00:57On va retrouver à l'Elysée, Milan Argelas, pour cette première actualité du conseil des ministres.
00:01:01Vous êtes avec Thomas Errigo et vous avez vu les ministres arriver avec, comme toujours, vous savez, leur dossier là
00:01:06sous le bras, en mode rentrée, limite cartable, tatantane sur les épaules.
00:01:10Il y a du boulot et Sébastien Lecornu fait monter la pression.
00:01:15Oui, Julien, vous l'avez dit, le conseil des ministres est en ce moment même en train de débuter à
00:01:20l'Elysée.
00:01:20Il sera consacré aux questions de la rentrée scolaire avec, on le sait aujourd'hui, nous sommes à la veille
00:01:25de la rentrée des élèves dans les établissements demain.
00:01:28D'ailleurs, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Jeffrey, devrait venir s'exprimer aux côtés de Maude Bréjon tout
00:01:34à l'heure lors du traditionnel compte-rendu du conseil des ministres.
00:01:37Ensuite, le chef de l'État, Emmanuel Macron, qui préside ce conseil des ministres, se rendra à Stockholm en Suède
00:01:43pour une visite d'État.
00:01:45Quand de son côté, l'ensemble de ce gouvernement se rendra non loin d'ici, à l'Hôtel des Invalides,
00:01:49plus précisément au siège du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité Nationale.
00:01:54Vous l'avez dit, pour un séminaire gouvernemental où il sera notamment question des cyberattaques qui ont touché les services
00:02:01de l'État cet été.
00:02:02C'est d'ailleurs pour cela que c'est ce lieu qui a été choisi au sein de l'Hôtel
00:02:06des Invalides.
00:02:07Ce n'est pas le seul sujet qui sera au menu de ce séminaire gouvernemental.
00:02:10Il y aura aussi les questions budgétaires, vous l'avez évoqué, qui vont très vite arriver, très vite se poser
00:02:15pour le gouvernement.
00:02:17Il sera également question du calendrier parlementaire pour les prochaines semaines, les prochains mois.
00:02:22Pour cette réunion donc à huis clos avec le gouvernement au grand complet, téléphone portable interdit.
00:02:28Cette réunion devrait durer toute la journée, nous dit-on, peut-être jusqu'en fin d'après-midi, voire même
00:02:33jusqu'en début de soirée.
00:02:35On voyait derrière vous, pendant que vous parliez, Milana Argelas, les convois des ministres qui débarquaient, alors que dans le
00:02:39même temps, on voit ici Édouard Philippe,
00:02:41alors qu'il n'arrive pas à l'Élysée, il ne va pas au Conseil des ministres, il arrive à
00:02:45Chalot-en-Champagne pour la foire de Chalot-en-Champagne, déplacement hautement politique.
00:02:49Que vous suivez, Hugo Capelli ? On vous retrouve en direct.
00:02:55Oui, depuis une dizaine de jours, Édouard Philippe qui est omniprésent sur tous les terrains, et donc après Mayotte, après
00:03:01avoir rencontré les patrons au MEDEF, après avoir fait des frites,
00:03:04hier à Tourcoing avec Gérald Darmanin, il est aujourd'hui à Chalot-en-Champagne pour cette foire, ce rendez-vous
00:03:10incontournable de l'agriculture.
00:03:13Alors oui, il va être beaucoup question aujourd'hui de l'actualité, des enjeux pour ce secteur qui est impacté
00:03:18par la sécheresse suite à cet été,
00:03:20par les problèmes de trésorerie aussi, mais c'est aussi un déplacement très politique.
00:03:26La plupart des candidats sont venus ici à Chalot, Bruno Retailleau vendredi, Gabriel Attal hier, qui étaient là,
00:03:32et qui d'ailleurs a estimé à cette occasion, lors de sa prise de parole, qu'Édouard Philippe essayait de
00:03:36recréer les partis d'il y a 20 ans,
00:03:38de refaire l'UMP, pour dire les choses concrètement.
00:03:41Édouard Philippe qui n'a pas répondu à cette critique, mais il est vrai, qui l'a proposé ce week
00:03:46-end,
00:03:47un rassemblement des partis de la droite et du centre sous une même bannière, une sorte de confédération.
00:03:51C'est aussi une réponse à ceux qui à droite et au centre réclament une primaire.
00:03:56Édouard Philippe qui reste l'homme fort de ce camp, du centre et de la droite, il s'y refuse
00:04:00à cette primaire,
00:04:01car elle produit surtout de la division, estime le candidat, qui reste, on le rappelle, le favori des sondages du
00:04:07centre et de la droite,
00:04:08et qui va donc passer toute sa journée jusqu'à 18h ici, à la foire de Chalot en Champagne.
00:04:12Il commence à rencontrer en ce moment les personnes qui sont sur cette foire, qui travaillent sur cette foire de
00:04:18Chalot en Champagne.
00:04:20Effectivement, on voit qu'il accélère, Édouard Philippe, incontestablement, Guillaume Daré,
00:04:24avec ce déplacement aujourd'hui à Chalot en Champagne, avec les images hier de son association avec Gérald Darmanin,
00:04:31avec le tablier en train de faire des frites, et puis ensuite la réponse à vos questions.
00:04:35Il essaie de plier le match en fait.
00:04:36Oui, parce qu'à droite et au centre, ils savent que ça va se jouer dans les deux mois, en
00:04:40tout cas avant Noël,
00:04:41et donc entre Gabriel Attal, Bruno Rotaillot et Édouard Philippe, il faut marquer le coup.
00:04:43Il a fait un choix, on l'a vu, c'est d'assumer ses positions de droite, il l'a
00:04:46dit à mon micro,
00:04:47je suis un homme de droite, je ne me suis jamais renié, sur l'immigration, sur l'économie, sur la
00:04:52sécurité.
00:04:53Sa conviction, c'est qu'il y a un retour du clivage droite-gauche, parce que ça nécessite de marquer
00:04:56une rupture avec Emmanuel Macron.
00:04:58Sa conviction aussi, c'est qu'aujourd'hui, il a presque plus de facilité à faire venir à lui des
00:05:02électeurs,
00:05:02des Républicains, des proches de Bruno Rotaillot, presque plus que ceux qui sont aujourd'hui vers Gabriel Attal,
00:05:07qui se tourneraient davantage vers Raphaël Glucksmann.
00:05:10Donc, il assume ça, c'est sa façon de se dire, il faut que je bâtisse un socle pour passer
00:05:14le premier tour, c'est la première étape.
00:05:16Après, ce qui est compliqué, c'est l'équation à tenir, parce que s'il va au deuxième tour,
00:05:19il ne faut pas non plus braquer des électeurs de gauche qui pourraient avoir vocation à voter pour lui au
00:05:22second.
00:05:23C'était prévu ou il est en train de changer un peu son timing ?
00:05:25Non, c'est ce qui était prévu depuis de longs mois, il y avait une volonté de la part de
00:05:29l'entourage d'Édouard Philippe de dire,
00:05:30on a des séquences, c'est préparé, quand vous le rencontrez en privé, effectivement, c'est quelqu'un,
00:05:34ça ne veut pas dire, certains diront qu'il le trouve trop sûr, vous le trouvez trop sûr de lui,
00:05:37mais en tout cas, qui a son timing.
00:05:39Avant l'été, on disait, il ne se passe rien, ça ne démarre pas, Édouard Philippe, c'est ennuyant.
00:05:43Et on voit bien que depuis la rentrée, il y a eu l'immigration à Mayotte, il y a eu
00:05:47la question de l'économie.
00:05:48Hier encore, il nous a apporté des précisions, par exemple, sur la double peine.
00:05:51Il dit, pourquoi pas, moi, je n'ai pas de problème à la rétablir.
00:05:54Et puis, on voit cette volonté, effectivement, aussi, de répondre à Gabriel Attal.
00:05:58Il a dit, Gabriel Attal, il est très talentueux, mais il ferait mieux de concentrer ses tirs vers les opposants,
00:06:04Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, sous-entendu, on est tous dans le même bateau.
00:06:08Et si on ne va pas au second tour, ce sera parce que certains nous auront tirés dans le dos.
00:06:11Cap à droite pour Édouard Philippe, André Akotarac, vous avez peur qu'il vous pique un peu des voix du
00:06:15côté du RN ou pas spécialement ?
00:06:17Non, pas spécialement, puisque je pense que la rupture avec le macronisme, aujourd'hui, c'est Marine Le Pen qui
00:06:22l'incarne auprès de l'ensemble des Français
00:06:25et qu'Édouard Philippe était le premier ministre d'Emmanuel Macron.
00:06:29Donc, je pense que les Français sont assez lucides et conscients de cela.
00:06:33Alors, il y a la primaire à droite, dont Édouard Philippe ne veut pas.
00:06:36Il y a, en revanche, la primaire à gauche qui se précise.
00:06:38Avec un nouvel entrant hier, alors c'était dans les tuyaux depuis longtemps, mais il l'a officialisé.
00:06:43C'est Olivier Faure, le premier secrétaire du parti.
00:06:45Arthur Delaporte, c'est une bonne nouvelle ou pas, vous qui êtes député socialiste du Calvados ?
00:06:49Moi, je trouve que c'est sans doute la meilleure nouvelle de la soirée hier soir.
00:06:52Ah oui ?
00:06:53Parce qu'on a enfin un candidat qui peut, à mon sens, représenter le parti socialiste,
00:06:57mais aussi rassembler plus largement à gauche.
00:06:59Et je crois que c'est ce qu'on a besoin, si on veut, derrière, pouvoir l'emporter.
00:07:03Pas simplement pour gagner, mais pour à la fois marquer une alternative au macronisme,
00:07:07produire une France plus juste et puis, par ailleurs, pouvoir l'emporter face à l'extrême droite
00:07:12qui, on l'a vu encore hier soir, projette tout simplement un coup d'État sur la France.
00:07:18Alors, sept candidats à gauche, on les voit ici, ces visages, ça ne ressemble pas à la cacophonie quand même
00:07:26un petit peu ?
00:07:26Ce n'est pas la cacophonie, c'est un moyen de trancher.
00:07:29Vous savez, à un moment, nous, on est en capacité, justement, vous évoquiez la division à droite,
00:07:33de savoir comment, à la fin, dans un mois, il n'y aura plus qu'un seul ou une seule
00:07:38candidate.
00:07:39Et moi, je crois vraiment dans la capacité d'Olivier, derrière, de rassembler même plus largement que ça à gauche,
00:07:44parce qu'il faudra aller voir les communistes, il faudra aller voir les écologistes,
00:07:47et c'est toujours ce qu'il a réussi à faire, à créer du lien, pour pouvoir ensuite se qualifier
00:07:52au second tour.
00:07:52On voit bien, Daniel Aubono, vous qui nous avez rejoint également, le clivage ici,
00:07:56c'est entre ceux qui sont d'accord éventuellement, sans trop le dire aujourd'hui,
00:07:59mais avec une nouvelle alliance avec LFI, et ceux qui ne disent jamais de la vie, comme Raphaël Glucksmann.
00:08:03C'est vous, au fond, qui êtes un peu le centre de ce débat du côté du PS et du
00:08:08centre-gauche ?
00:08:09Moi, je n'en fais pas mon obsession. Enfin, je tiens à dire que LFI n'est pas au centre
00:08:12des préoccupations d'Olivier Faure.
00:08:13En tout cas, c'est le marqueur fort entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann.
00:08:16C'est ça la grande différence que tout le monde peut comprendre. Daniel Aubono.
00:08:20Écoutez, nous, nous avons un candidat, un programme, une équipe.
00:08:23Nous sommes en campagne, et nous mettons dans le débat des propositions concrètes.
00:08:29Et je crois que c'est ce qui intéresse la très grande majorité des Français et des Françaises.
00:08:33Les discussions internes au Parti Socialiste, les dynamiques de congrès, tout cela,
00:08:38franchement, ce n'est pas vraiment notre enjeu, notre problème.
00:08:42C'est de mobiliser, et nous avons besoin, quand on voit le bilan d'Emmanuel Macron,
00:08:48l'État dans lequel il laisse la France, et ce que veulent faire ses héritiers, directement, d'une part.
00:08:53Et puis, ce que prône le Rassemblement national, on l'a encore entendu,
00:08:58avec le programme xénophobe et raciste qu'il défend,
00:09:02oui, il faut une alternative, et c'est ce que représente la candidature de Jean-Luc Mélenchon et notre programme.
00:09:08Parmi ces mesures qui vous choquent, j'imagine, du côté du RN,
00:09:12il y a le projet d'interdiction du voile islamique dans l'espace public.
00:09:17Aller plus loin que la loi actuelle.
00:09:20Écoutez, Jean-Philippe Tanguy, qui a précisé les choses, parce que cette mesure, elle fait débat,
00:09:23y compris au sein du RN, depuis longtemps, c'était sur BFM TV.
00:09:28Nous sanctionnerons le port du voile, aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde,
00:09:33qui sont forcées à le porter, et qui meurent pour avoir cette liberté.
00:09:36Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
00:09:38quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité, ils ont une amende.
00:09:40Parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende.
00:09:44L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70% de Françaises
00:09:51et de Français.
00:09:53Alors c'est vrai qu'en disant ça, Andréa Cotara, qui donne l'impression de trancher ce débat qui est
00:09:57interne au sein du RN.
00:09:59Est-ce que vous avez été surpris, vous-même, de l'entendre affirmer cette position aussi définitive hier ?
00:10:03Non mais on peut s'opposer au port du voile sur les femmes pour des raisons morales, philosophiques.
00:10:08Jean-Luc Mélenchon, en 2010, lui-même, philosophiquement s'y était opposé.
00:10:13Maintenant, les femmes voilées ne seront pas sanctionnées comme ça d'un trait de stylo dès l'élection de Marine
00:10:18Le Pen.
00:10:19Au contraire, le RN est sérieux, on est prêt à gouverner le pays, on respecte la conscience religieuse,
00:10:24on respecte la liberté religieuse, on respecte l'intimité religieuse, que ce soit d'ailleurs contre les musulmans, pour les
00:10:29juifs ou pour les chrétiens.
00:10:30Ce qu'on propose, et c'est pour ça que vous allez vite le comprendre, si vous me permettez,
00:10:34c'est que Marine Le Pen a un projet de référendum, notamment contre l'idéologie islamiste, qu'elle déclenchera.
00:10:41Les Français décideront en priorité de leur lutte contre l'idéologie islamiste, takfériste, salafiste,
00:10:47cette idéologie qui a tué bon nombre de Français, avec des priorités comme la fermeture des mosquées salafistes et takféristes.
00:10:52Et donc ça, il n'y aura pas le voile ?
00:10:55L'expulsion des fichés étrangers, l'expulsion des terroristes étrangers...
00:11:00Et éventuellement, les Français pourront trancher d'amende forfaitaire sur les femmes voilées.
00:11:05Tout ça pour dire...
00:11:06Les Français...
00:11:09Il a raison, pardon, il a raison.
00:11:11Quel est le rapport avec les femmes qui portent un voile ?
00:11:12Ce sont les Français qui trancheront. Par ailleurs...
00:11:14Non mais c'est ça, pardon, pardon, que ce soit clair.
00:11:17C'est un référendum avec plusieurs questions, plusieurs cases à cocher.
00:11:20Ça s'appelle un référendum. Le projet présidentiel de référendum de Marine Le Pen est déjà en ligne.
00:11:26C'est le projet de loi contre l'idéologie totalitaire islamiste.
00:11:30J'ajoute un point quand même pour la gauche qui saute et hurle, qui ne connaissent pas vraiment leur histoire.
00:11:34Parce que dans l'histoire, les seuls gouvernements qui ont interdit le port du voile, ce sont des gouvernements de
00:11:42gauche.
00:11:42C'est le gouvernement communiste d'Afghanistan que M. Mélenchon a maintes fois défendu.
00:11:47C'est le gouvernement de Nasser en Égypte, socialiste.
00:11:50C'est le gouvernement de Tito qui avait très largement restreint les choses.
00:11:52Donc dans l'histoire, c'est la gauche qui a interdit le port du voile.
00:11:55Non mais on va s'y opposer.
00:11:57On va entendre les réactions, mais d'abord Guillaume, rappelez-nous que sur ce sujet, il y a quand même
00:12:02un désaccord, on peut dire les choses, entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:12:06Un désaccord en tout cas, il y avait une forme de nuance.
00:12:08C'est vrai que ça ne semblait pas une priorité pour Jordan Bardella.
00:12:12Ça a toujours été dans le programme.
00:12:13Il dit que c'est un objectif, mais en gros, ce n'est pas réalisable.
00:12:15Et je crois que c'est au cours d'un séminaire au début de l'été que ça a été
00:12:19clairement arbitré.
00:12:22Et il y avait cette question effectivement du référendum.
00:12:23Hier, Jean-Philippe Tanguy ne parle pas, dans cette phrase en tout cas, du référendum.
00:12:28La question, c'est plus l'applicabilité.
00:12:30Parce que rappelez-vous, quand Gabriel Attal lui-même a proposé l'interdiction du voile aux mineurs de 15 ans,
00:12:36quelqu'un qui s'appelle Isabelle Born, qui fait partie du même parti que Gabriel Attal,
00:12:39était monté au créneau, ici même sur ce plateau à mon micro,
00:12:41pour dire que c'était parfaitement inapplicable et anticonstitutionnel.
00:12:45Arthur Delaporte.
00:12:46Oui, mais là on voit en fait deux choses.
00:12:49D'une part, que le RN est profondément raciste.
00:12:51Parce qu'en fait, le problème du RN, c'est le voile.
00:12:54Et donc du coup, les musulmans et nos compatriotes qui sont musulmans du pays.
00:12:57Eh bien, ce n'est pas du tout la question de l'islam.
00:12:59Enfin, de l'islamisme.
00:13:01L'islamisme.
00:13:02C'est la question de l'islam, votre problème.
00:13:04On fait une grande différence entre les musulmans et les musulmans.
00:13:31D'ordre politique et républicain.
00:13:32Parce que vous projetez rien de moins qu'un coup d'État contre la France,
00:13:35contre les institutions françaises, contre les principes républicains de la France.
00:13:38La laïcité est ce que nous chérissons de plus précieux.
00:13:41Qu'est-ce que c'est que la laïcité ?
00:13:42La liberté de croire ou de ne pas croire.
00:13:44La liberté de se vêtir comme l'on souhaite.
00:13:46Et donc, vous avez bien compris que si vous voulez bouger la Constitution par voie référendaire de façon illégale,
00:13:53c'est que vous projetez un coup d'État.
00:13:54Et je vous invite à relire d'ailleurs Pierre Fouquet qui a lu votre projet de loi constitutionnelle.
00:13:59Effectivement, le programme du Rassemblement national est un programme raciste, sexiste et anti-laïcité.
00:14:05Puisqu'on retrouve toutes ces problématiques dans leurs propositions.
00:14:12Et on voit bien en fait quelles sont les priorités de ces gens.
00:14:15Nous, nous proposons par exemple de constitutionnaliser la règle verbe
00:14:19qui imposerait de ne pas prélever sur la nature plus que ce qu'elle ne peut reconstituer
00:14:23ni de produire plus que ce qu'elle ne peut supporter.
00:14:26Eux, ils veulent constitutionnaliser l'austérité pour finir de détruire notre protection sociale et nos services publics.
00:14:33Nous proposons un référendum d'initiative citoyenne
00:14:36qui permettrait aux citoyens et citoyennes de proposer des lois, d'en abroger, de révoquer des élus.
00:14:41Eux, ils veulent faire un référendum sur...
00:14:45La xénophobie contre les immigrés.
00:14:48Nous nous proposons d'augmenter les salaires et de partager les richesses.
00:14:52Eux, ils veulent sanctionner les femmes voilées, aller dans la rue...
00:14:55Alors justement, on a besoin de savoir.
00:14:57Vous voyez bien, je crois que nous n'avons pas les mêmes valeurs ni les mêmes priorités.
00:15:02Et je pense que les Français et les Françaises aspirent bien plus à ce que nous proposons
00:15:06qu'à ce qu'ils proposent.
00:15:08D'ailleurs, j'appelle toutes celles et ceux qui entendent cela,
00:15:11qui voient à quel point ils sont dangereux à aller s'inscrire sur les listes des droits
00:15:15et à faire campagne avec Jean-Luc Mélenchon.
00:15:42Non, il était contre le port du voile en 2010.
00:15:45Il était contre le port du Burkini.
00:15:46Et il expliquait même que le voile intégral était une pratique obscène.
00:15:50Je vois qu'il a complètement changé, puisqu'aujourd'hui, il manifeste avec les islamistes du CCIF,
00:15:55qui notamment est en organisation...
00:15:59Deuxièmement, le référendum d'initiative populaire, vous voyez, Madame,
00:16:03il était présent dans le programme présidentiel de Marine Le Pen en 2022.
00:16:06Il est encore présent pour 2027, mais manifestement, vous avez appelé à voter 4 fois pour M. Macron,
00:16:11qui, lui, ne l'avait pas dans le programme.
00:16:12Non, non, moi j'appelle à voter pour M. Mélenchon et nous défendons ça depuis 2012, M. Cotarac.
00:16:17Vous êtes de très mauvais copieurs.
00:16:19Je vote pas en touche, je réponds au mensonge.
00:16:23Votre priorité, c'est taper sur l'immigration, sur les immigrés.
00:16:26C'est ça, vos priorités.
00:16:28C'est ça que vous mettez dans le débat.
00:16:29C'est un programme raciste et génome.
00:16:33Pour M. Macron, une nouvelle fois.
00:16:35Marine Le Pen proposait 10% d'augmentation des salaires.
00:16:38Vous avez voté contre Mme Le Pen, vous avez voté Macron.
00:16:41C'est vrai que vous répondez pas sur l'applicabilité.
00:16:43C'est une question très claire.
00:16:44Comment on fait pour savoir ?
00:16:45Vous avez dit une chose très claire.
00:16:49Les amendes sur les femmes voilées ne sera pas faite dès l'élection de Marine Le Pen.
00:16:53Marine Le Pen permettra aux Français de trancher.
00:16:55Ce sera fait quoi ? 3 mois plus tard ? 6 mois plus tard ?
00:16:58Quand est-ce que vous allez vous attaquer à des femmes dans la rue ?
00:17:00Il n'y a dans le pays qu'une seule bonne réponse, c'est le pouvoir du peuple souverain.
00:17:06Je sais qu'au PS, vous n'êtes pas bien habitué, puisqu'au dernier référendum en 2005,
00:17:10les Français ont voté non, et M. Hollande était allé dire, avec Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient voté oui.
00:17:15Et maintenant, vous voulez assurer M. Cotarac ?
00:17:18Et maintenant, vous voulez assurer la règle d'or ?
00:17:20Allez, chacun son tour, s'il vous plaît, chacun son tour.
00:17:22Vous avez trahi les Français à chaque fois qu'il y a eu un référendum.
00:17:24Moi, j'invite nos concitoyens, pour comprendre la dangerosité de ce que dit M. Cotarac,
00:17:30à aller lire, tout simplement, sur le site de l'Assemblée nationale,
00:17:34le projet de loi constitutionnelle du Rassemblement national.
00:17:37M. Bocquet a fait un excellent livre, où il le décortique page par page.
00:17:41Et il montre à quel point, c'est Pierre-Yves Bocquet, c'est un juriste,
00:17:45c'est une personne qui a, en effet, analysé avec précision.
00:17:50Et il démontre, point par point, que vous êtes en train de projeter un coup d'étude raciste,
00:17:54tout simplement pour modifier la Constitution, pour mettre en place la...
00:17:58Laissez-moi finir.
00:17:59Non, mais dites-moi, sur quel point ?
00:17:59Pour modifier la Constitution, pour mettre en place...
00:18:01Lesquels, pourquoi, pour qui ?
00:18:02Vous ne laissez pas expliquer.
00:18:04Je vais vous expliquer, mais laissez-moi une petite minute, s'il vous plaît.
00:18:07Pour modifier la Constitution, pour mettre en place la préférence nationale,
00:18:10pour interdire le voile dans l'espace public...
00:18:12Dont les Français de confession musulmane seront, d'ailleurs, bénéficiaires de la priorité nationale.
00:18:16Là, vous êtes en train d'interdire le voile dans l'espace public à nos compatriotes musulmans.
00:18:22Eh bien, tout ceci suppose d'aller à l'encontre même de la Constitution,
00:18:26tout repasser le Conseil constitutionnel,
00:18:28et en fait, ce n'est tout simplement pas possible.
00:18:30C'est pour ça que vous demanderez par là.
00:18:31Au-delà du débat juridique, moi j'ai juste une question courte.
00:18:34Oui, c'est un débat important quand même.
00:18:35Oui, mais sur le fond, est-ce que pour vous, le voile, c'est un signe de soumission de la
00:18:45femme ou pas ?
00:18:48Je n'en sais rien, ça dépend des situations, mais ce n'est pas la question.
00:18:52Non, mais c'est quand même une question aussi, c'est une question importante.
00:18:55Non, mais attendez, quelles que soient les raisons pour lesquelles une femme décide de s'habiller d'une certaine manière
00:18:59et de vêtir un voile, est-ce une raison pour la stigmatiser ?
00:19:03Est-ce une raison pour la sanctionner ?
00:19:05On est dans une République, excusez-moi, les femmes se libèrent toutes seules,
00:19:09elles n'ont pas besoin de leur tirer ce qu'elles portent sur la tête.
00:19:13Excusez-moi, M. Cotarac, je ne crois pas qu'on libère qui que ce soit en sanctionnant
00:19:20ou en la soumettant, y compris ce qui arrive déjà en fait,
00:19:23des femmes qui se font agresser dans la rue, à qui on tire ce qu'elles portent sur la tête.
00:19:28C'est anti-laïque, parce que je vous rappelle, on est dans une République laïque
00:19:31qui défend la liberté de conscience, qui défend la liberté de croire ou de croire.
00:19:36Pour moi, je ne suis pas musulmane, M. Cotarac, et je respecte du coup les raisons
00:19:40pour lesquelles les femmes font le choix, font le choix de se vêtir d'une certaine manière aux autres.
00:19:45C'est le résultat de l'autre, de défendre le choix de porter ou de ne pas porter.
00:19:52C'est pas ce que disait Mélenchon en 2010.
00:19:54Et il a très favorablement changé là-dessus, il l'explique très bien.
00:19:59Je sais qu'il a changé, c'est pour ça que je l'ai quitté.
00:20:01Je suis pour la liberté de croyance.
00:20:02Mais si on commence à dire que si vous portez un voile dans l'espace public,
00:20:06vous êtes soumis à une religion.
00:20:08Si vous portez une kippa dans l'espace public, est-ce que vous êtes soumis à une religion ?
00:20:11Allez-y, dites-moi que vous voulez interdire la kippa dans l'espace public.
00:20:13Moi, je lutte pas contre l'islam, je lutte contre l'islamisme.
00:20:16Expliquez, expliquez, monsieur Kotarac.
00:20:18Vous êtes pour interdire la kippa ?
00:20:19Je ne suis pas pour tirer le voile.
00:20:21Vous êtes pour interdire la kippa ?
00:20:22Moi, je suis pour interdire l'idéologie qui tire sur les Français, vous voyez.
00:20:24Vous êtes pour interdire la kippa ?
00:20:25Monsieur, monsieur Kotarac, vous êtes pour interdire la kippa ?
00:20:31Le débat est ouvert et il ne sera pas les femmes françaises musulmanes.
00:20:36Donc vous êtes pour interdire la kippa également.
00:20:39Le problème, c'est que vous, vous défendez les islamistes.
00:20:41Ce sera l'un des points importants de débat pour la campagne présidentielle, tout comme la question budgétaire sera évidemment
00:20:45très importante.
00:20:46Et on y reviendra très largement tout à l'heure avec le séminaire gouvernemental qui est prévu aux alentours de
00:20:5311h30 midi.
00:20:54Vous le suivrez bien sûr sur BFM TV.
00:20:55L'actualité est aussi internationale ce matin parce que vous avez vu que les frappes américaines ont repris sur l
00:21:00'Iran.
00:21:00On va vous expliquer précisément pourquoi et surtout si ça peut durer.
00:21:03A tout de suite.
00:21:04Les bombardements sur l'Iran ont repris.
00:21:07On va vous dire dans quelques instants pourquoi, après un mois d'arrêt, les Etats-Unis ont décidé de frapper
00:21:13à nouveau notamment l'île, la fameuse île de Karg.
00:21:17Mais d'abord, on va regarder l'ensemble de l'actualité de ce lundi matin avec vous, Alizé Boissin, en
00:21:22commençant par le Népal avec un bilan qui s'aggrave dans des proportions qui sont vraiment alarmantes.
00:21:27Oui, le bilan provisoire de la crue dévastatrice s'est passé à 903 morts et 4 247 disparus selon les
00:21:36autorités népalaises.
00:21:37Vous le voyez sur ces images, des images complètement dévastées.
00:21:41Les opérations de recherche et de débléments se poursuivent à l'heure actuelle.
00:21:45Alors on se parle.
00:21:47Avec également à la une ce matin des pluies torrentielles aux Etats-Unis.
00:21:52Oui, des pluies torrentielles qui ont provoqué une crue éclair ce week-end dans le célèbre site touristique.
00:21:58Une personne a été retrouvée décédée, 15 personnes manquent toujours à l'appel.
00:22:03Presque toutes les percelles piétonnes qui traversent le cours d'eau ont été détruites.
00:22:07Les autorités redoutent encore aujourd'hui de nouvelles crues.
00:22:10Oui, effectivement, ils sont impressionnantes ces images.
00:22:11Il y a encore surdoute beaucoup de touristes dans la région.
00:22:13Ce n'est pas Patrick Sose qui connaît cette zone par cœur qui dirait le contraire.
00:22:17Très, très, très importante dans cette région, effectivement.
00:22:21Allez, on revient en France avec la rentrée des classes.
00:22:24Alors si vous regardez et que vous êtes élève, n'ayez pas peur.
00:22:27Vous n'avez pas raté le coche de 24 ans.
00:22:29C'est la rentrée à l'ISIS ce matin pour les profs.
00:22:32Oui, c'est ça.
00:22:32Plus de 850 000 enseignants retrouvent aujourd'hui le chemin de l'école.
00:22:36Oui, mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu.
00:22:38L'après-rentrée est perturbée dans certaines académies comme celle de Toulouse ou encore de Nantes.
00:22:42Après la cyberattaque qui a visé l'éducation nationale cet été,
00:22:46plusieurs accès à des outils numériques ont été suspendus à titre préventif.
00:22:51Compliquant ainsi les préparatifs pour certains chefs d'établissement.
00:22:54Et pour tous ceux qui rentrent de vacances justement et qui prennent la route aujourd'hui,
00:22:57ils constatent à l'ISIS que le prix des carburants ne cesse d'augmenter en ce moment.
00:23:00Oui, c'est ça.
00:23:01Mais le gouvernement, lui, il assure les aides destinées aux secteurs les plus exposés ne seront pas suspendues.
00:23:07Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, était l'invité ce matin d'Apolline de Malherbe.
00:23:11Écoutez-la.
00:23:11Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles, notamment pour les entreprises les plus en difficulté.
00:23:19Nous souhaitons poursuivre ces aides.
00:23:21Nous avons encore des discussions à mener avec les secteurs les plus touchés pour réfléchir avec eux
00:23:27dans quelle mesure ces aides doivent être prolongées, à quelle échéance, dans quelle proportion.
00:23:32Maintenant, on va se le dire très clairement, les entreprises les plus en difficulté qui font appel à ces aides
00:23:37pourront bien sûr dans les semaines à venir continuer à faire des demandes.
00:23:42Nous n'allons pas fermer les portails.
00:23:44Nous n'allons pas fermer les guichets.
00:23:46Et Maud Bréjon qui s'est ensuite rendu au Conseil des ministres, elle en fera le compte rendu tout à
00:23:50l'heure.
00:23:50Des larmes, maintenant Alizé, les larmes de Novak Djokovic qui a souffert, souffert au premier tour de l'US Open
00:23:57et d'ailleurs il a tellement souffert qu'il a perdu.
00:23:58Oui, un petit tour et puis il s'en va si je peux le dire comme ça.
00:24:01Coup de tonnerre, vous avez raison, à New York, Novak Djokovic qui a été éliminé hier soir dès le premier
00:24:06tour de l'US Open.
00:24:07L'ex numéro 1 mondial n'avait pas perdu au premier tour d'un grand chelem depuis, tenez-vous bien,
00:24:12plus de 20 ans.
00:24:12Oui, on voit bien cette image sur la balle de match, son adversaire est presque gêné de le battre, il
00:24:17ne court plus Novak Djokovic.
00:24:18Il a expliqué qu'il avait eu des vomissements tout au long de cette rencontre.
00:24:21On va surveiller Arthur Fiss qui entre en lice aujourd'hui et qui peut aller très loin.
00:24:25Les Etats-Unis, on va y rester justement parce que les Américains ont donc décidé de reprendre leur bombardement sur
00:24:31l'Iran
00:24:32et c'est la première fois depuis un mois maintenant.
00:24:34Comment cette décision est-elle justifiée du côté de Washington ?
00:24:37Eh bien, écoutons Antoine Ellard qui s'y trouve pour BFM TV.
00:24:41Écoutez, les Américains disent qu'ils ont lancé des frappes précises, limitées et préventives
00:24:46pour protéger les pétroliers qui empruntent le détroit d'Hormuz
00:24:49et qui auraient pu se retrouver sous la menace de ces mines.
00:24:53Sécuriser le détroit, rétablir le trafic, c'est la priorité absolue pour Donald Trump.
00:24:58La semaine dernière, il a affirmé que les dernières mines avaient été enlevées
00:25:01et il a lancé un avertissement à Téhéran en disant qu'il n'hésiterait pas à recourir à la force
00:25:07si les Iraniens cherchent à nouveau à piéger le passage.
00:25:11Alors ces frappes américaines, a priori, ne signifient pas le retour d'une guerre à grande échelle.
00:25:15Donald Trump a compris que ça ne mène à rien.
00:25:18Trump, aujourd'hui, mise sur la guerre économique.
00:25:21Il veut étouffer, asphyxier économiquement le régime pour le faire tomber.
00:25:25Reste que sur son réseau social, le président américain se montre particulièrement menaçant.
00:25:29Il a publié deux vidéos générées par intelligence artificielle
00:25:33où l'on voit l'île de Cargue et les dépôts pétroliers iraniens en feu
00:25:38après une série d'explosions.
00:25:40Et il y a ce commentaire de Donald Trump, l'île de Cargue pulvérisée.
00:25:44Alors tout cela ressemble quand même plus à une provocation qu'à une réelle menace.
00:25:48Trump sait que s'il ordonne une attaque contre l'île de Cargue,
00:25:51le prix du pétrole va exploser.
00:25:53Et ça, c'est quelque chose qu'il ne peut pas se permettre à deux mois des élections de mi
00:25:57-mandat.
00:25:58Alors que s'est-il passé exactement ?
00:26:00En fait, ça ne concerne pas du tout l'île de Cargue.
00:26:02Mais on va le voir précisément avec Alizé Boissin.
00:26:06Alizé, montrez-nous le site en question.
00:26:09Il est un peu confondu, le président américain.
00:26:11Oui, c'est ça.
00:26:12En fait, les frappes se déroulent dans une zone très précise.
00:26:15Regardez, je vous montre la carte.
00:26:17C'est sur l'île de l'Arak.
00:26:18Ça se trouve ici.
00:26:19C'est des frappes qui sont survenues alors que les gardiens de la Révolution
00:26:22étaient observés, selon les États-Unis, en train de se préparer à lancer des requêtes chargées de mines marines dans
00:26:28le Détroit,
00:26:29toujours selon les États-Unis.
00:26:31Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cette île de l'Arak, elle occupe une zone hautement stratégique.
00:26:36Regardez, on est au sud de l'île d'Hormuz et on est à l'endroit presque le plus étroit
00:26:40du Détroit d'Hormuz.
00:26:42Il s'agit à la fois d'un site majeur d'exportation de pétrole et d'une base militaire.
00:26:47Elle avait été baptisée, souvenez-vous, le péage de Téhéran au tout début du conflit
00:26:52parce qu'elle se trouve en effet à proximité de la route maritime
00:26:55sur laquelle Téhéran avait instauré un système de taxation de navires.
00:26:59Et donc c'est sur cette île qu'ont eu lieu les frappes dont nous parlons.
00:27:02Et dites-nous en plus à liser sur les lanceurs iraniens, les lanceurs de mines.
00:27:06Alors ce que l'on sait, c'est que ce sont des lanceurs de missiles
00:27:09qui permettent d'envoyer des mines navales.
00:27:11Ce sont des lanceurs mobiles, vous pouvez le voir à l'image.
00:27:15Ils peuvent envoyer des mines directement dans le Détroit.
00:27:18Les mines, vous savez, ce sont ces sortes de grosses bouées
00:27:20qui sont chargées d'explosifs et qui donc évidemment peuvent gêner le trafic maritime.
00:27:25Il n'y a pas plus tard qu'il y a quelques heures,
00:27:27il y a un pétrolier qui a percuté deux mines qui ont explosé.
00:27:32Donc le pétrolier a pris feu.
00:27:34Ça représente donc un véritable danger.
00:27:36Et selon les évaluations des services de renseignement américains
00:27:39relayés par le New York Times,
00:27:41Téhéran aurait encore accès à environ 60% de ses lanceurs de missiles.
00:27:46Et donc, vous l'aurez compris, ce sont ces missiles qui ont été frappés par les Etats-Unis.
00:27:50C'est ce qui a effectivement déclenché ces frappes américaines.
00:27:54Il y avait urgence, Patrick Sos, elle est crédible cette explication américaine ?
00:27:57Mais il y a d'autres choses qui nous échappent.
00:27:58Laquelle des explications américaines ?
00:27:59Celle du Sencom, oui, elle me paraît totalement rationnelle.
00:28:02On viendra sur celle de Donald Trump,
00:28:04qui s'est trompé d'île ou qui a choisi avec l'image et l'intelligence artificielle
00:28:10de montrer quelque chose qui était faux,
00:28:12cargue, qui n'a pas été touché, ça n'a été confirmé par personne,
00:28:15mais qui a plus d'impact pour les spectateurs.
00:28:18Cargue, larat, tout ça, c'est des îles dans ce point-là.
00:28:22Faites pas votre américain, je sais qu'ils sont pas très bons en géographie.
00:28:25Donald Trump, lui, de toute façon, il est totalement parti sur l'intelligence artificielle.
00:28:30Restons sur le côté plus rationnel du Sencom et de son porte-parole,
00:28:35qui a expliqué que les Américains ont vu que, côté iranien,
00:28:38on était en train de préparer ces fameuses requêtes à sous-munitions.
00:28:45Ça a été très bien expliqué par Alizé,
00:28:47mais en fait, on sent bien qu'il y a un jeu de communication depuis quelques jours.
00:28:50Après, moult déclarations de Donald Trump expliquant que le détroit d'Hormuz avait été déminé.
00:28:55Et enfin, on a eu un vrai communiqué militaire,
00:28:59donc dénué, a priori, de politique, disant que le déminage avait eu lieu,
00:29:02ou la levée de doute, en tout cas.
00:29:05Ce qui était une façon de reconnaître qu'il y avait des mines,
00:29:06parce que jusqu'à maintenant, on n'en était pas sûr.
00:29:08Écoutez, je ne sais toujours pas.
00:29:10Vous avez vu les mines, vous ?
00:29:11Non, mais ça aurait pu être, justement, un déminage d'informations
00:29:16s'il y avait eu, dans ce fameux compte Twitter du Sencom,
00:29:20expliquant « Voici une mine iranienne, grâce à l'activité de l'US Navy »,
00:29:23il n'y en a plus.
00:29:24Moi, je n'ai pas vu ça.
00:29:25Donc, il y a de la communication de partout,
00:29:27mais forcément, vous avez les Américains qui expliquent
00:29:29que le détroit n'est plus miné.
00:29:31Lorsqu'on parlait avec Alizé de l'Arak,
00:29:33barrière de péage de l'Iran,
00:29:35cette barrière n'a plus lieu d'être.
00:29:37D'où les menaces qui se sont faites de plus en plus prégnantes
00:29:41de la part des Iraniens.
00:29:42Et attention, là aussi, dans la communication,
00:29:44ce sont bien les Iraniens qui ont expliqué
00:29:46qu'un super pétrolier avait été touché par des mines.
00:29:48La seule explication, et je termine là-dessus,
00:29:50pour l'instant donnée par l'UKMTO,
00:29:52qui est l'agence britannique maritime,
00:29:54fait état d'un projectile qui a touché un pétrolier hier soir.
00:29:58Donc, sans doute, une roquette, et pas des mines.
00:30:00C'est vrai, Jérôme,
00:30:01que sur le plan de la communication des uns et des autres,
00:30:04on a du mal à s'y retrouver,
00:30:05parce que, Patrick le dit,
00:30:06les Américains disent « Il n'y a plus de mine »,
00:30:07et de l'autre, les Iraniens disent « Il y a un bateau en feu
00:30:09qui a touché une mine ».
00:30:11Mais on est dans cet espace d'état second,
00:30:14ce n'est plus la guerre, ce n'est pas la paix,
00:30:17il y a des tensions qui sont activées volontairement
00:30:21par les uns ou les autres,
00:30:22avec le fait que, de fait,
00:30:25ça pose un problème pour la navigation.
00:30:27Alors, d'une part, parce qu'il y a une revendication iranienne
00:30:30avec des discussions avec Oman
00:30:32pour, en quelque sorte, contrôler,
00:30:34toucher des droits de service, de péage, de raquettes.
00:30:38Et puis, de l'autre côté, bien sûr,
00:30:40Donald Trump qui se doit de démontrer
00:30:43que la navigation est libre,
00:30:44parce que ça a forcément un impact sur le prix du baril.
00:30:48C'est ça aussi qui entre en ligne de compte.
00:30:51Donc, parce que c'est bien lui
00:30:52qui est quand même à l'origine du blocage
00:30:54du détroit d'Hermouz.
00:30:56Pour les pays du Golfe,
00:30:58les pays qui sont traditionnellement alliés des États-Unis,
00:31:01ils ont du mal à exporter leur hydrocarbure.
00:31:04Donc, on est dans cet entre-deux,
00:31:06sachant qu'il n'y a pas de négociation ouverte
00:31:09depuis un mois,
00:31:10mais ça discute.
00:31:12Alors, ça discute par des intermédiaires,
00:31:14le Pakistan, Oman, l'Iran.
00:31:18Et sachant qu'aujourd'hui,
00:31:20il y a une réunion du G20 finance,
00:31:23enfin, budget à Washington,
00:31:25avec éventuellement de nouvelles sanctions contre Téhéran.
00:31:28Parce que Donald Trump sait qu'il ne peut pas reprendre la guerre.
00:31:31Elle coûte très cher.
00:31:32Elle est totalement impopulaire.
00:31:33Il y a les élections de mi-terme.
00:31:35Mais d'un autre côté, il ne peut pas non plus ne rien faire.
00:31:39Parce que c'est un aveu d'échec.
00:31:40Et il est dans cette posture d'entre-deux,
00:31:43tout en communiquant donc avec Benjamin Petrovert,
00:31:45ces images réalisées par l'intelligence artificielle,
00:31:47qu'il a relayées sur son réseau social.
00:31:51Ce sont des images qui sont bidons,
00:31:52et qui sont en plus présentées comme étant sur l'île de Cargue,
00:31:56alors que ce n'est pas là que ça a frappé.
00:31:57– Alors, je serais peut-être encore plus sceptique que Patrick.
00:32:01C'est-à-dire qu'il y a deux possibilités.
00:32:02Soit Donald Trump n'a vraiment pas suivi ce qui se passe
00:32:05et confond la RAC avec Cargue,
00:32:07soit il a repris son rôle de provocateur,
00:32:09ce qu'il a beaucoup fait depuis le début de cette guerre,
00:32:11et a envoyé ces images faites en intelligence artificielle
00:32:14en connaissant de cause pour dire
00:32:15« Attention, là, c'est la RAC qui est touchée,
00:32:18mais demain, ce sera Cargue. »
00:32:19Ces deux possibilités,
00:32:20en tout cas, l'intention américaine est claire,
00:32:22c'est de dire « Nous avons le contrôle sur les droits d'Hormuz. »
00:32:25On voit bien que la guerre a complètement changé,
00:32:26parce que la paralysie est là depuis un mois.
00:32:28Depuis fin juillet,
00:32:30les Américains et Iraniens ne se sont pas affrontés directement.
00:32:32C'est la première fois qu'il y a un affrontement.
00:32:34Est-ce simplement une escarmouche
00:32:36ou est-ce vraiment le début de la guerre qui reprend ?
00:32:39Ça, c'est une vraie question.
00:32:40On a plutôt l'impression,
00:32:41dans les explications des uns et des autres,
00:32:43que chacun veut montrer qu'il est dans son bon droit.
00:32:45C'est-à-dire que les Américains disent
00:32:46« Ils ont cherché à poser des mines,
00:32:49on les en empêche,
00:32:50parce que c'est nous qui contrôlons le Détroit.
00:32:52Et la Maison-Blanche, souvenez-vous,
00:32:53vendredi a dit « 1500 navires ont pu passer l'étroit d'Hormuz,
00:32:56les Iraniens, eux, ne peuvent pas exporter leur pétrole.
00:32:59Et de leur côté, les Iraniens disent
00:33:00« Les Américains nous ont touchés. »
00:33:02Donc on riposte.
00:33:02Ils ont riposté à la fois sur des bases américaines en Jordanie.
00:33:06Ils affirment avoir également touché du côté des Émirats,
00:33:09ce qui n'est pas confirmé à l'heure actuelle du côté émirati.
00:33:11Mais ça dit quelque chose.
00:33:13On est dans de l'escarmouche
00:33:14qui peut-être est le début d'autre chose.
00:33:15Que dit-on côté iranien ?
00:33:16Justement, on va le voir tout de suite
00:33:18avec Siav Chigazi depuis Téhéran.
00:33:20L'Iran a réagi avec beaucoup de fermeté
00:33:23face aux attaques américaines contre l'île de l'Arak
00:33:26à l'entrée du détroit d'Hormuz.
00:33:28Deux attaques ont été menées dans la nuit
00:33:30par l'aviation américaine
00:33:32contre des installations militaires iraniennes
00:33:36sur l'île de l'Arak.
00:33:38Deux bases américaines ont été visées
00:33:39par des missiles iraniens en Jordanie.
00:33:42Une base américaine a été visée aux Émirats arabes unis.
00:33:45Et puis, les gardiens de la révolution ont annoncé
00:33:48qu'un superpétrolier qui tentait de traverser
00:33:51sans l'autorisation de l'Iran
00:33:53la partie sud du détroit d'Hormuz
00:33:55dans la partie omanaise
00:33:57a été touché par deux mines
00:33:59et a été stoppé sur place
00:34:01avec un grand incendie.
00:34:03Donc l'Iran hausse l'automne
00:34:04face aux menaces américaines
00:34:07en affirmant que c'est Téhéran
00:34:09qui contrôle le détroit d'Hormuz
00:34:10et refuse de laisser passer
00:34:14les pétroliers ou encore les derrière marchands
00:34:16sans l'autorisation des gardiens de la révolution.
00:34:20Jérôme Palistroni, c'est une réplique
00:34:21plus symbolique qu'autre chose ?
00:34:23Oui et non, parce qu'il y a quand même
00:34:25le fait que, et à la fois la journaliste
00:34:28peut-être les Émirats arabes unis,
00:34:29il y a quand même eu le besoin
00:34:31d'intercepter ces missiles.
00:34:33Ça crée là aussi une stratégie de l'attention
00:34:34en particulier pour les pays
00:34:36qui habitent des bases américaines.
00:34:37Il ne faut pas oublier qu'il y a aussi
00:34:38une déclaration ce week-end
00:34:40du guide suprême, s'il est vivant,
00:34:42Mosh Tawar Hamenei, disant que
00:34:44les pays musulmans devaient s'allier
00:34:46contre les États-Unis et Israël.
00:34:49Contre le grand Satan.
00:34:50Contre le grand Satan.
00:34:51Donc, pour les pays apprisant
00:34:52des bases américaines, ça pèse.
00:34:55Parce qu'ils ne sont pas à l'abri,
00:34:57même si ce sont les bases américaines
00:34:59qui sont ciblées.
00:35:01Paradoxalement, ça veut dire aussi
00:35:02qu'il y a eu une forte consommation
00:35:03de missiles anti-missiles.
00:35:05On pense notamment aux missiles patriotes
00:35:08qui ont été utilisés pour intercepter.
00:35:11Petit détour, ce dont l'Ukraine a besoin aussi.
00:35:14Voilà.
00:35:15Donc, les Iraniens,
00:35:17ils savent aussi jouer sur cette stratégie
00:35:19de l'attention.
00:35:20La question est de savoir
00:35:21est-ce qu'effectivement,
00:35:21c'est une escarmouche de plus
00:35:22en attendant plus
00:35:24ou est-ce qu'on va retomber
00:35:26dans, je dirais, business as usual
00:35:29et puis en attendant le prochain coup de fièvre.
00:35:31– Alors, il y a un timing aussi
00:35:32qui n'est peut-être pas anodin, Benjamin.
00:35:34Vous allez nous dire ce que vous en pensez.
00:35:35Mais aujourd'hui, le président iranien,
00:35:37il va au Kyrgyzstan,
00:35:38il va rencontrer Vladimir Poutine
00:35:40et Xi Jinping.
00:35:41Ce n'est pas aussi un signal
00:35:42qu'on voit les Américains
00:35:43à quelques heures de ce rendez-vous ?
00:35:44– Oui, sachant plus qu'il y a quelques jours,
00:35:45souvenez-vous,
00:35:46les responsables des services secrets américains
00:35:48étaient en visite à Moscou.
00:35:49Donc, on voit bien que, limite,
00:35:50les deux conflits sont en train
00:35:52de se rejoindre l'un et l'autre.
00:35:53C'est ça que c'est en train de nous dire.
00:35:55Mais il ne faut pas oublier
00:35:56le message essentiel des Américains
00:35:57depuis plusieurs jours,
00:35:58c'était de dire
00:35:58« Nous contrôlons le détroit d'Hormuz ».
00:36:01C'est ça, le message des événements
00:36:02qui s'est déroulé cette nuit.
00:36:03Donald Trump l'a dit.
00:36:04Souvenez-vous même pour les téléspectateurs
00:36:06qui étaient en vacances
00:36:06en plein milieu du mois d'août,
00:36:07Donald Trump a quand même affirmé
00:36:09autour du 15 août
00:36:09que les Américains allaient déclarer
00:36:11le détroit d'Hormuz
00:36:12comme territoire américain.
00:36:13Comme s'il allait planter
00:36:14le drapeau américain à Hormuz,
00:36:17sur l'île,
00:36:17comme il allait le faire sur la Lune.
00:36:19– Comme sur le lac Ontario,
00:36:21rebaptisé par Donald Trump
00:36:23lac Amérique avec le Canada.
00:36:25Et puis, c'est aussi une façon, Patrick,
00:36:27pour les Américains ici,
00:36:28de dire que le détroit d'Hormuz,
00:36:30ce sont eux qui le contrôlent.
00:36:31Ça arrive quelques heures.
00:36:32Après, l'accord avec le Venezuela,
00:36:34tout ça est aussi dans un timing.
00:36:36On essaie de renouer un petit peu,
00:36:38de lier tous ces fils.
00:36:39On a raison de le faire ou pas ?
00:36:40– Oui, même si la liaison justement
00:36:41et le câble à venir du Venezuela
00:36:43aux États-Unis,
00:36:44ça ne va pas forcément de soi.
00:36:46Là encore,
00:36:47on est dans le grossissement,
00:36:49la caricature de Donald Trump
00:36:51qui passera bien le matin
00:36:53sur Fox & Friends,
00:36:54la matinale de Fox News.
00:36:56Mais effectivement,
00:36:57on sent quand même,
00:36:58moi je mets un petit bémol,
00:37:01je sens une fébrilité quand même
00:37:03extrêmement forte
00:37:03dans la communication de Donald Trump
00:37:05qui, malgré tous les discours,
00:37:08voit l'inflation qui continue de galoper,
00:37:10voit des élections de mi-mandat,
00:37:12qui, ça ne va pas être
00:37:13un raz-de-marée démocrate.
00:37:14Il ne faut pas non plus avoir ça
00:37:15totalement en tête,
00:37:16mais ça va être extrêmement difficile.
00:37:17Et surtout,
00:37:18s'il reprend la totalité
00:37:20de ses promesses économiques,
00:37:22on n'y est pas du tout.
00:37:23C'est extrêmement cher,
00:37:25compliqué d'être un Américain
00:37:26de la classe moyenne.
00:37:27Et on a du mal à comprendre,
00:37:29je reviens quand même
00:37:30sur ces images
00:37:30d'intelligence artificielle.
00:37:32Vous avez une bonne partie
00:37:33de l'administration,
00:37:34notamment Marco Rubio
00:37:36qui a expliqué qu'a priori,
00:37:38on ne reviendrait pas
00:37:38sur des bombardements.
00:37:39Et puis, vous avez le chef
00:37:40de la Maison Blanche
00:37:41qui lui vous dit
00:37:42qu'on explose tout,
00:37:43c'est en miettes,
00:37:44une île de cartes
00:37:44qui n'existe pas,
00:37:46qui reste très virtuelle
00:37:47pour les Américains.
00:37:48Donc, il y a beaucoup
00:37:49de confusion là-dessus.
00:37:50Et les faits qui restent têtus,
00:37:52ceux de l'économie,
00:37:53on le verra encore
00:37:54avec Wall Street
00:37:55et les autres indicateurs
00:37:56aujourd'hui,
00:37:57ça ne bouge pas,
00:37:58surtout pas positivement.
00:37:59It's the economy stupid,
00:38:01évidemment.
00:38:02Personne n'a oublié
00:38:02cette phrase mythique
00:38:03de la campagne de Bill Clinton.
00:38:04C'était il y a longtemps,
00:38:05mais elle reste dans les têtes
00:38:07du côté des Etats-Unis,
00:38:09du côté de la France aussi,
00:38:10parce que les questions budgétaires,
00:38:11elles sont au cœur du débat.
00:38:12Et Sébastien Lecornu
00:38:13anime un séminaire gouvernemental
00:38:15tout à l'heure,
00:38:16alors que le Conseil des ministres
00:38:17est en cours.
00:38:18Eh bien, on ira à l'Elysée
00:38:19voir comment ça se passe.
00:38:20Il y a aussi la question du voile.
00:38:21On voit ici un autre déplacement
00:38:22qui est celui d'Edouard Philippe
00:38:23à Chalon-en-Champagne
00:38:25pour vous dire
00:38:25que la campagne,
00:38:26elle bat encore son plein ce matin,
00:38:27avec donc également aussi
00:38:28cette proposition du RN
00:38:31qui réaffirme son intention
00:38:32d'interdire le voile islamique
00:38:34avec des amendes.
00:38:35On sait que Jordan Bardera
00:38:36n'était pas forcément d'accord
00:38:37avec ça.
00:38:38Eh bien, vous voyez,
00:38:38c'est Marine Le Pen
00:38:39qui, sur ce sujet,
00:38:40comme sur les retraites,
00:38:41réaffirme son leadership.
00:38:42Je ne suis pas tout de suite.
00:38:49Actualité politique et économique
00:38:50chargée ce matin
00:38:51dans Arnaud Direct
00:38:52avec le Conseil des ministres
00:38:54qui est en cours
00:38:54et un séminaire gouvernemental
00:38:56sur la question du budget.
00:38:57Puis il y a aussi
00:38:58un débat
00:38:59qui est en train de ressurgir.
00:39:00Le débat sur le voile
00:39:01que le Rassemblement national
00:39:04veut interdire.
00:39:04Ça faisait débat
00:39:05au sein du RN.
00:39:06Eh bien, ça a été tranché
00:39:07par Jean-Philippe Tanguy
00:39:08sur BFM TV.
00:39:09Vous l'entendrez.
00:39:09D'abord, on va aller à l'Elysée
00:39:11parce que le Conseil des ministres
00:39:12est donc en cours.
00:39:12On va retrouver
00:39:13Milan Argelas.
00:39:15Expliquez-nous le timing
00:39:16de cette matinée.
00:39:17Conseil des ministres
00:39:17puis séminaire.
00:39:21Absolument.
00:39:21Conseil des ministres
00:39:22toujours en cours.
00:39:23Vous venez de le dire,
00:39:24Julien.
00:39:24Conseil des ministres
00:39:25consacré notamment
00:39:26en question de la rentrée scolaire
00:39:28qui aura lieu demain.
00:39:29C'est d'ailleurs
00:39:29le ministre de l'Éducation nationale,
00:39:31Édouard Geffray,
00:39:32qui viendra s'exprimer
00:39:33tout à l'heure
00:39:34aux côtés de Maude Bréjonde
00:39:35pour le traditionnel point presse
00:39:37d'après Conseil des ministres.
00:39:38Ensuite, Emmanuel Macron,
00:39:40le chef de l'État
00:39:40qui préside ce Conseil des ministres
00:39:42décollera pour Stockholm en Suède
00:39:45quand de son côté,
00:39:46l'ensemble de son gouvernement
00:39:47se rendra à quelques minutes
00:39:48d'ici seulement
00:39:49à l'hôtel des Invalides,
00:39:51plus précisément
00:39:51à l'intérieur du siège
00:39:53du Secrétariat général
00:39:54de la Défense
00:39:55et de la Sécurité nationale
00:39:56pour un séminaire gouvernemental
00:39:59où il sera question
00:40:00notamment des cyberattaques
00:40:02qui ont touché
00:40:02les services de l'État
00:40:03cet été.
00:40:04C'est d'ailleurs pour cela
00:40:05que c'est ce lieu
00:40:06qui a été choisi
00:40:07pour ce séminaire gouvernemental,
00:40:09même si d'autres sujets
00:40:10brûlants pour le gouvernement
00:40:11seront abordés,
00:40:12notamment les questions budgétaires
00:40:14qui vont très vite
00:40:15se poser pour le gouvernement
00:40:16dans les prochaines semaines.
00:40:18Le calendrier parlementaire
00:40:20des prochaines semaines,
00:40:21des prochains mois
00:40:21sera également évoqué
00:40:23pour cette réunion
00:40:24où les téléphones portables
00:40:25sont interdits,
00:40:26ce qui montre
00:40:26toute la confidentialité
00:40:28de ce séminaire gouvernemental.
00:40:30l'ensemble des ministres
00:40:31seront présents autour de la table,
00:40:33le gouvernement au grand complet
00:40:35pour cette réunion
00:40:35qui doit durer toute la journée,
00:40:38on nous dit,
00:40:38jusqu'en fin d'après-midi,
00:40:39voire jusqu'en début de soirée.
00:40:41Vous avez encore quelques heures
00:40:42de travail devant vous,
00:40:43Milan, Guillaume Daré.
00:40:45Il est omniprésent,
00:40:46le Premier ministre,
00:40:46en cette rentrée.
00:40:48Oui, il y a une volonté de dire
00:40:48qu'il y a la campagne,
00:40:49c'est une chose,
00:40:50mais moi je m'occupe du pays
00:40:51et de la gestion
00:40:53et que la campagne
00:40:54ne doit pas empêcher,
00:40:55ne doit pas empiéter.
00:40:56D'ailleurs, il a passé un message
00:40:57en quelque sorte
00:40:57au candidat à l'élection présidentielle.
00:40:59Si je caricaturais,
00:41:00ce serait laissez-moi tranquille,
00:41:01laissez-moi travailler
00:41:02et que ça n'empiète pas
00:41:04évidemment sur les débats
00:41:06du gouvernement,
00:41:07sur les réformes
00:41:07qu'il souhaite mener.
00:41:08Évidemment,
00:41:09c'est un peu vain
00:41:10parce qu'on sait que notamment
00:41:11sur la question du budget,
00:41:12les socialistes n'auront pas
00:41:13la même attitude
00:41:13que l'an dernier
00:41:14quand ils avaient finalement
00:41:15discuté avec Sébastien Lecornu
00:41:17après le départ de François Bayrou
00:41:18pour dire OK,
00:41:19on ne censure pas,
00:41:20on est dans un contexte
00:41:20de campagne électorale
00:41:21et peut-être même
00:41:22pire qu'une campagne de primaire,
00:41:24il faut se différencier.
00:41:25Les socialistes l'ont déjà dit
00:41:26ce sera non
00:41:27et ce sera censure.
00:41:28Et on va rentrer dans le fond
00:41:29de ce débat budgétaire
00:41:30mais d'abord
00:41:30un autre débat
00:41:31plus sociétal
00:41:32sur le voile
00:41:33qui revient
00:41:34sur le devant de l'actualité
00:41:35avec cette déclaration
00:41:36de Jean-Philippe Tanguy
00:41:37sur BFM.
00:41:40Nous sanctionnerons
00:41:40le port du voile
00:41:42aussi en solidarité
00:41:43avec toutes les femmes
00:41:44à travers le monde
00:41:45qui sont forcées à le porter
00:41:46et qui meurent
00:41:47pour avoir cette liberté.
00:41:48Vous avez des gens
00:41:49qui ne mettent pas
00:41:49leur ceinture de sécurité
00:41:50et quand ils ne mettent pas
00:41:51leur ceinture de sécurité
00:41:51ils ont une amende
00:41:52parce qu'il y a des femmes
00:41:53qui portent le voile
00:41:54alors qu'il est interdit
00:41:55elles auront une amende.
00:41:56L'interdiction du voile
00:41:57dans l'espace public
00:41:58du voile islamiste
00:41:58est interdit
00:41:59et soutenue
00:42:00par 60 à 70%
00:42:02de françaises
00:42:03et de français.
00:42:04Et alors que Sandra Nicolique
00:42:06est avec nous
00:42:07alors on sait que cette question
00:42:08elle fait débat
00:42:09au sein même du ARN
00:42:09finalement Jordan Mardella
00:42:10et Marine Le Pen
00:42:11visiblement se sont mis d'accord
00:42:12même si Jordan Mardella
00:42:14il dit que c'est très difficile
00:42:15à mettre en oeuvre
00:42:17à mettre en pratique
00:42:17concrètement
00:42:18expliquez-nous
00:42:18comment ça se passe
00:42:19voilà on a un voile
00:42:20dans la rue
00:42:21on croise un membre
00:42:23défense de l'ordre
00:42:23qu'est-ce qui se passe ?
00:42:25Et bien on aurait une amende
00:42:25parce que c'est visible
00:42:28un voile islamique
00:42:30monsieur
00:42:30mais la question
00:42:31non pas forcément
00:42:32non mais
00:42:33comment vous décidez
00:42:34qu'un voile
00:42:34c'est un voile islamique
00:42:35ou pas islamique ?
00:42:35Parce que c'est visible
00:42:36enfin vous voyez
00:42:37quand vous avez un voile
00:42:39qui est esthétique
00:42:40très coloré
00:42:41qui ne couvre pas
00:42:42entièrement les cheveux
00:42:43et bien vous pouvez penser
00:42:44que c'est peut-être
00:42:44pas religieux
00:42:45mais par contre
00:42:46un voile religieux
00:42:47c'est très identifiable
00:42:48les policiers
00:42:48ne pourront pas
00:42:49à chaque fois
00:42:50voir ce qui est à la mode
00:42:51voir ce qui est joli
00:42:52pas joli
00:42:53islamique
00:42:53pas islamique
00:42:54mais ce qui est important
00:42:55sur ce débat là
00:42:56c'est le débat de fond
00:42:58on essaie d'être
00:42:59dans le débat de fond
00:43:00oui bah justement
00:43:00le débat de fond
00:43:01c'est le fait
00:43:03qu'aujourd'hui
00:43:04vous avez de plus en plus
00:43:05de femmes
00:43:05qui sont voilées
00:43:06dans notre pays
00:43:07et notamment dans la jeunesse
00:43:08ça concerne le voile
00:43:10d'ailleurs en 2003
00:43:11vous aviez 16%
00:43:12des jeunes filles
00:43:13de 18 à 24 ans
00:43:14des jeunes femmes
00:43:14qui étaient voilées
00:43:15aujourd'hui on est à 45%
00:43:16donc il y a un mouvement
00:43:17de radicalité
00:43:18qui s'exprime aussi
00:43:18dans la jeunesse
00:43:19sur le blasphème
00:43:20sur la vision de la femme
00:43:21notamment
00:43:21et donc il est important
00:43:24qu'on arrive
00:43:25par une loi
00:43:26à faire sortir
00:43:27ces femmes
00:43:28de la normalisation
00:43:29de cette radicalité
00:43:29religieuse
00:43:30j'entends déjà
00:43:32certains de gauche
00:43:32s'indigner
00:43:34la gauche normalement
00:43:35devrait être
00:43:36à la pointe
00:43:37justement
00:43:37d'une opposition
00:43:39au voile
00:43:40parce que c'est un signe
00:43:41d'un patriarcat religieux
00:43:43pourquoi Jordan Bardella
00:43:43était contre alors ?
00:43:44mais Jordan Bardella
00:43:45n'était pas contre
00:43:45non il n'est pas contre
00:43:46il dit c'est un objectif
00:43:47mais c'est impossible
00:43:48de la mettre en place
00:43:49si je peux juste expliquer
00:43:49parce qu'on fera un référendum
00:43:50et il y aura peut-être
00:43:52à ce moment-là
00:43:52un débat
00:43:53plus de fond
00:43:54sur ce sujet-là
00:43:55mais je pense que
00:43:56c'est un sujet important
00:43:57justement cette radicalité
00:43:58religieuse
00:43:59dans notre jeunesse
00:44:01parce que
00:44:02ce mouvement
00:44:03de plus en plus
00:44:04religieux
00:44:05alors qu'on devrait
00:44:06et je disais
00:44:07la gauche devrait avoir envie
00:44:08qu'on sorte du sacré
00:44:09les lumières c'est quoi ?
00:44:09c'est sortir du sacré
00:44:10pour aller vers la pensée
00:44:12et là vous avez
00:44:12de plus en plus
00:44:13de femmes
00:44:14qui portent le voile
00:44:14soit parce que c'est
00:44:16imposé religieusement
00:44:17soit par pudeur
00:44:18parce que c'est
00:44:19ce que disent les sondages
00:44:20pour cacher
00:44:21leur féminité
00:44:22au regard des hommes
00:44:23ce n'est pas
00:44:25une émancipation
00:44:25que l'on peut souhaiter
00:44:26et donc la normalisation
00:44:27de cette radicalité
00:44:28qui était jugée
00:44:29très radicale avant
00:44:30et même par Jean-Luc Mélenchon
00:44:31par exemple
00:44:32et qui s'est normalisée
00:44:33aujourd'hui
00:44:33dans la rue ou autre
00:44:34et bien je pense
00:44:35qu'il faut en sortir
00:44:36et l'État
00:44:37doit faire en sorte
00:44:38pour l'émancipation
00:44:39notamment
00:44:39de sortir
00:44:41du dogme
00:44:42du sacré religieux
00:44:43qui impose
00:44:43toutes les règles
00:44:44et la manière de vivre
00:44:45et pour l'émancipation
00:44:47des femmes
00:44:47pour ne pas
00:44:48qu'elles se dissimulent
00:44:49face aux hommes
00:44:49c'est quand même
00:44:49pas aussi clair que ça
00:44:50Guillaume
00:44:51au sein du RN
00:44:52alors Jean-Philippe Tanguy
00:44:53il dit aussi
00:44:5370% des français
00:44:54sont pour
00:44:55c'est vrai ça ?
00:44:55il y a des sondages
00:44:56qui montrent
00:44:56effectivement
00:44:56les français
00:44:57sont plutôt défavorables
00:44:58mais après
00:44:58le problème
00:44:59c'est l'interdiction
00:45:00comment vous la mettez
00:45:00en place
00:45:01je disais
00:45:02par exemple
00:45:03Gabriel Attal
00:45:04il y a quelques mois
00:45:05avait dit
00:45:05il faut interdire
00:45:07le voile aux mineurs
00:45:08de 15 ans
00:45:08et déjà ça avait semblé
00:45:10un faiseur
00:45:10Bruno Rotaillot lui-même
00:45:11qui rappelez-vous
00:45:12avait dit
00:45:12je cite
00:45:13vive le sport
00:45:13à bas le voile
00:45:14avait dit
00:45:15que ça n'était pas possible
00:45:16de le mettre en place
00:45:17et Elisabeth Borne
00:45:18pourtant du même parti
00:45:19de Gabriel Attal
00:45:20était venue sur ce plateau
00:45:21à mon micro
00:45:22expliquer que c'était
00:45:24anticonstitutionnel
00:45:24et pas du tout applicable
00:45:25Xavier Iacovelli
00:45:26sénateur
00:45:27quel est votre avis là-dessus ?
00:45:29Moi je suis profondément
00:45:29attaché à la laïcité
00:45:30à l'émancipation
00:45:31des femmes
00:45:32et donc
00:45:32je ne suis pas fan
00:45:34du voile
00:45:35qu'il soit islamique
00:45:37ou autre
00:45:37et d'ailleurs
00:45:38moi je pense
00:45:39qu'honnêtement
00:45:39à part être une obsession
00:45:41au Rassemblement National
00:45:42je pense qu'aujourd'hui
00:45:43on est dans une période
00:45:44où les Français
00:45:45attendent de nous
00:45:45des réponses
00:45:46sur du concret
00:45:47sur leur quotidien
00:45:47je ne suis pas sûr
00:45:48que la priorité numéro 1
00:45:49soit interdire le voile
00:45:51et en plus
00:45:51vous précisez bien
00:45:52le voile islamique
00:45:54c'est-à-dire que
00:45:55comment vous allez différencier
00:45:56dans la rue notamment
00:45:57et comment les forces de police
00:45:58vont différencier
00:45:59le voile islamique
00:46:00du voile porté
00:46:01par les femmes
00:46:02de confession juive
00:46:03parce qu'il y a aussi
00:46:04des femmes
00:46:05de confession juive
00:46:06orthodoxes
00:46:07qui utilisent
00:46:08le voile
00:46:09ou des perruques
00:46:10pour cacher
00:46:11effectivement
00:46:12leurs cheveux
00:46:13comment vous allez
00:46:14interdire aussi
00:46:14aux femmes
00:46:15de religion catholique
00:46:17qui mettent
00:46:18aussi un voile
00:46:19parce que
00:46:20elles sont
00:46:23religieuses
00:46:24comment vous faites
00:46:25la différence
00:46:26et en fait
00:46:26le problème
00:46:27c'est que vous
00:46:27stigmatisez
00:46:28excusez-moi d'utiliser
00:46:29ce terme
00:46:29qui est peut-être
00:46:30un peu galvaudé
00:46:30mais vous êtes encore
00:46:32en train de cibler
00:46:32uniquement
00:46:33les musulmans
00:46:34en disant
00:46:35le voile islamique
00:46:35pourquoi
00:46:36si c'est un voile
00:46:37interdisons
00:46:37tous les voiles
00:46:38mais quel que soit
00:46:39le voile
00:46:39et quelle que soit
00:46:40la religion
00:46:40non monsieur
00:46:40parce que ce projet
00:46:41de référendum
00:46:43il concerne
00:46:44l'influence islamiste
00:46:45qui a une influence
00:46:46on parlait de sondage
00:46:47tout à l'heure
00:46:48mais je le disais
00:46:48aussi sur d'autres sujets
00:46:49par exemple
00:46:50sur la vision du blasphème
00:46:51sur la vision des femmes
00:46:51sur la vision de l'homosexualité
00:46:52dans une partie de la jeunesse
00:46:54et notamment dans la jeunesse
00:46:55musulmane
00:46:55parce qu'elle s'est
00:46:57radicalisée
00:46:57ce sont les
00:46:58en tout cas
00:46:59ce que montrent
00:46:59les sondages
00:47:00et vous avez
00:47:01ce mouvement
00:47:01qui pose problème
00:47:02dans l'équilibre
00:47:03de la société
00:47:04ce mouvement islamiste
00:47:05qui prend de plus en plus
00:47:06de place
00:47:06et qui s'impose
00:47:07or vous n'avez pas
00:47:09les mêmes difficultés
00:47:10avec d'autres religions
00:47:11et donc ce référendum
00:47:12monsieur le député
00:47:13juste monsieur le député
00:47:14donc ça veut dire
00:47:15qu'en gros
00:47:16vous utilisez
00:47:16l'argument de défense
00:47:18des femmes
00:47:19de l'émancipation
00:47:20des femmes
00:47:20et tout
00:47:21que je partage
00:47:22je partage ce point de vue
00:47:23mais vous utilisez ça
00:47:24en fin de compte
00:47:25pour une attaque
00:47:26contre les musulmans
00:47:28et contre le voile islamiste
00:47:29parce qu'on considère
00:47:30que non
00:47:30moi j'ai pas de problème
00:47:32encore une fois
00:47:32je vous ai dit
00:47:33je suis pas fan
00:47:34des signes religieux
00:47:36dans l'espace public
00:47:36mais je trouve en fait
00:47:38que vous êtes en train
00:47:38d'utiliser en fait
00:47:40l'argument de défense
00:47:41et d'émancipation
00:47:42des femmes
00:47:42pour attaquer
00:47:43une religion en particulier
00:47:45qu'on lutte
00:47:46contre le séparatisme
00:47:47mais pas une religion
00:47:47qu'on lutte contre
00:47:48le séparatisme religieux
00:47:49je suis tout à fait
00:47:50partisan
00:47:51et je suis profondément
00:47:52laïque
00:47:53mais vous pouvez pas
00:47:55faire les amalgames
00:47:55on est en train
00:47:56effectivement
00:47:57mais dans le cadre
00:47:57d'un projet de référendum
00:47:58qui ne concerne pas
00:47:59d'ailleurs que le voile
00:48:00qui concerne aussi
00:48:00la mise en avant
00:48:02même sur les réseaux sociaux
00:48:03de propos islamistes
00:48:06de la part d'étrangers
00:48:07pour qu'ils soient expulsés
00:48:08plus facilement
00:48:08sur les financements
00:48:09de l'islamisme
00:48:10on est face aujourd'hui
00:48:11à un mouvement
00:48:12qui normalise
00:48:13de plus en plus
00:48:14la radicalité
00:48:15dans une religion
00:48:16effectivement
00:48:16et notamment dans la jeunesse
00:48:17et tous les sondages
00:48:18le démontrent
00:48:19et donc il faut remontrer
00:48:20que la norme
00:48:22justement
00:48:22aujourd'hui dans l'islam
00:48:23n'est pas cette radicalité
00:48:25où on cache ses cheveux
00:48:26pourquoi vous n'avez pas voté
00:48:27les lois sur le séparatisme
00:48:28où on s'oppose au blasphème
00:48:29où on s'oppose à l'apostasiste
00:48:30pourquoi vous n'avez pas voté les lois
00:48:31contre le séparatisme
00:48:32que nous avons proposé
00:48:34et sur lesquelles
00:48:35nous nous proposons
00:48:36de lutter
00:48:37contre justement
00:48:38le séparatisme religieux
00:48:39quelle que soit la religion
00:48:40on avait voulu justement
00:48:41les amender
00:48:42et ce qu'on avait voulu
00:48:43mettre en place justement
00:48:44n'a pas été repris
00:48:45parce que sinon
00:48:46c'était inefficace
00:48:48et je veux juste préciser
00:48:49que ce n'est
00:48:51Jean-Philippe Tanguy
00:48:52a été interrogé
00:48:53sur ce sujet hier
00:48:53c'est pas
00:48:54vous nous dites
00:48:55vous mettez ça en avant
00:48:56non en ce moment
00:48:57l'actualité c'est le pouvoir d'achat
00:48:58il a surtout répondu
00:48:59non mais pardon
00:49:00pour expliquer
00:49:01c'était sur BFM TV
00:49:02Marie Chantreil lui pose la question
00:49:03parce qu'il y a un débat
00:49:05au sein du RN
00:49:06on assume que c'est un sujet
00:49:07aussi important
00:49:08justement cette radicalité
00:49:09de plus en plus islamiste
00:49:11et notamment dans la jeunesse
00:49:13pour l'équilibre de la société
00:49:14pour qu'on puisse vivre ensemble
00:49:16et ça sera dans le cadre
00:49:17d'un référendum
00:49:18il faut savoir
00:49:19on peut aussi se dire
00:49:20que les français
00:49:20dans le cadre d'un débat
00:49:21peuvent choisir en votant
00:49:23ce qu'ils souhaitent
00:49:23en termes de normes
00:49:25dans la rue notamment
00:49:26et qu'ils refusent
00:49:27cette radicalité religieuse
00:49:28le vote du RN
00:49:29il est scruté sur ces questions
00:49:30vous avez raison de le rappeler
00:49:31notamment sur la loi
00:49:32sur le séparatisme
00:49:33le vote du RN
00:49:33il va aussi être scruté
00:49:34sur le budget
00:49:35évidemment pas que le RN
00:49:36d'ailleurs
00:49:36également le parti socialiste
00:49:38et les autres
00:49:39parce que c'est pas du tout dit
00:49:40que ce budget passe
00:49:41et Sébastien Lecornu
00:49:42il en a évidemment conscience
00:49:44dans une longue interview
00:49:45aux Parisiens
00:49:47il a donné quelques
00:49:48on va dire des précisions
00:49:50détails
00:49:50on va dire des pistes
00:49:51plutôt Gaëtan Mellin
00:49:52sur ces discussions budgétaires
00:49:53et évidemment
00:49:53il y a toujours
00:49:54un mot
00:49:55qu'on manie
00:49:56avec des pincettes
00:49:58parce que c'est une population
00:49:59très importante
00:49:59une population
00:50:00qui vote beaucoup
00:50:01ce sont les retraités
00:50:02que va-t-il se passer
00:50:04avec les retraités
00:50:04il dit bah oui
00:50:05il va falloir
00:50:06qu'il y ait un effort
00:50:07soit la désindexation
00:50:09hors petite retraite
00:50:10soit dit-il
00:50:11la suppression
00:50:13de l'abattement
00:50:13de 10%
00:50:14pour frais professionnels
00:50:16il peut y avoir débat
00:50:17dit précisément
00:50:18Sébastien Lecornu
00:50:20alors sur les modalités
00:50:21il y a donc débat
00:50:22mais en revanche
00:50:23sur le fond
00:50:24ça semble acter
00:50:25Oui tout est sur la table
00:50:26de toute façon
00:50:26il va falloir faire des efforts
00:50:28même si encore une fois
00:50:28le Premier ministre
00:50:29a sacralisé les budgets
00:50:31mais des ministères régaliens
00:50:32notamment la justice
00:50:34la défense
00:50:35l'intérieur
00:50:35mais pas que
00:50:36il a également évoqué
00:50:37l'éducation
00:50:38la recherche
00:50:39l'écologie
00:50:39le logement social
00:50:40et l'apprentissage
00:50:41mais tous les autres ministères
00:50:43vont être mis à contribution
00:50:45les dépenses de santé
00:50:47également
00:50:47vont être revues à la baisse
00:50:49et effectivement
00:50:49cette question des retraites
00:50:51qui aujourd'hui
00:50:52et bien
00:50:53cristallise beaucoup
00:50:55d'opinion
00:50:57il y a
00:50:58vous avez dit
00:50:58il y a des indexations
00:50:59sauf les petites retraites
00:51:01mais il peut y avoir aussi
00:51:02la sous-indexation
00:51:03c'est-à-dire que
00:51:04si on a une inflation
00:51:05à 2%
00:51:06et bien
00:51:07le gouvernement
00:51:07pourrait se mettre d'accord
00:51:08pour une indexation
00:51:11pardon
00:51:12de seulement 1%
00:51:13ce qui ferait reculer
00:51:15le pouvoir d'achat
00:51:15des retraités
00:51:16mais encore faut-il
00:51:17que le Premier ministre
00:51:19obtienne
00:51:20le soutien
00:51:21des parlementaires
00:51:22le Premier ministre
00:51:23qui a été très clair
00:51:23sur ce point
00:51:24il faut mieux
00:51:25un budget amendé
00:51:26que pas de budget
00:51:28du tout
00:51:28d'autant que la situation
00:51:30vous savez
00:51:30conjoncturelle
00:51:31est difficile
00:51:32aujourd'hui
00:51:32vendredi
00:51:33l'INSEE a dévoilé
00:51:34les chiffres
00:51:35pour la croissance
00:51:37moins 0,2%
00:51:40au premier trimestre
00:51:41zéro
00:51:42pour le deuxième trimestre
00:51:44le Premier ministre
00:51:45qui explique
00:51:45que si
00:51:46on veut atteindre
00:51:47l'objectif
00:51:48de 5%
00:51:49de déficit
00:51:50pour 2026
00:51:51ça veut dire
00:51:52qu'il faudrait
00:51:53une croissance
00:51:53de 0,5%
00:51:55au troisième trimestre
00:51:56et 0,5%
00:51:57au quatrième trimestre
00:51:59ce qui est très
00:52:00ambition
00:52:00je parle
00:52:01sous le contrôle
00:52:01de Mathieu Plannes
00:52:02et ces chiffres
00:52:03ils vont être martelés
00:52:04auprès des ministres
00:52:05dans quelques instants
00:52:06puisque vous voyez
00:52:06que le Conseil des ministres
00:52:07se termine
00:52:08et direction
00:52:08maintenant
00:52:09le séminaire
00:52:10gouvernemental
00:52:11autre chiffre
00:52:12Mathieu Plannes
00:52:12que je vous soumets
00:52:13que vous connaissez
00:52:14par cœur
00:52:14et qui explique
00:52:15à quel point
00:52:16la situation française
00:52:17est contrainte
00:52:17ce sont les taux d'intérêt
00:52:18parce que les taux d'intérêt
00:52:19pour la France
00:52:20ils sont aujourd'hui
00:52:21vous allez voir la comparaison
00:52:22au-dessus de ceux de l'Allemagne
00:52:23ça on a l'habitude
00:52:24mais au-dessus de la Grèce
00:52:24au-dessus du Portugal
00:52:26on a l'impression
00:52:27en voyant ces chiffres
00:52:28que la France
00:52:29elle est au bord
00:52:29de ce précipice
00:52:30que la Grèce
00:52:31et le Portugal
00:52:31ont connu dans le passé
00:52:32et dont ils se sont sortis
00:52:34oui alors
00:52:34c'est plus un précipice politique
00:52:37qu'un précipice économique
00:52:38quand même
00:52:39il faut rappeler ça
00:52:40c'est-à-dire que la situation
00:52:41macroéconomique
00:52:41elle n'est pas extraordinaire
00:52:43mais elle n'est pas
00:52:43on n'est pas dans la situation
00:52:45qu'ont connue
00:52:46les pays d'Europe du Sud
00:52:47début de la décennie 2010
00:52:48en revanche
00:52:49on a une crise budgétaire
00:52:50une crise politique
00:52:51et aujourd'hui
00:52:52ce que font payer les marchés
00:52:53c'est cette incertitude
00:52:54c'est-à-dire qu'on ne sait pas
00:52:55quelle est la France
00:52:56dans 5 ans
00:52:57dans 10 ans
00:52:57et la crédibilité
00:52:58qu'on peut donner
00:52:59au scénario budgétaire
00:53:01effectivement aujourd'hui
00:53:02dans le débat politique
00:53:02on sent des choses
00:53:04extrêmement
00:53:05soit radicales
00:53:06soit
00:53:06enfin voilà
00:53:08qui ne sont pas de nature
00:53:09à rassurer les marchés
00:53:11et on sait que
00:53:11dans les prochaines années
00:53:12il va falloir faire
00:53:13un effort budgétaire
00:53:13d'une centaine de milliards d'euros
00:53:15donc
00:53:16dans une élection présidentielle
00:53:18ou extrêmement ouverte
00:53:19on voit que
00:53:20ce sujet-là
00:53:21est quand même
00:53:21assez difficile
00:53:22à intégrer
00:53:24et donc ce que font
00:53:25payer les marchés
00:53:26c'est surtout ça
00:53:26et puis on voit
00:53:27que depuis la dissolution
00:53:28on a ouvert la boîte de Pandore
00:53:29qu'on n'a pas de compromis
00:53:31sur les mesures budgétaires
00:53:32à adopter
00:53:32et qu'on a du mal
00:53:34à trouver une ligne
00:53:36ne serait-ce que pour maintenir
00:53:37le déficit à 5%
00:53:37aujourd'hui le défi
00:53:38c'est même pas de réduire le déficit
00:53:40c'est faire éviter
00:53:41qu'il dérape
00:53:42alors que nos partenaires
00:53:43sont tous à 3%
00:53:43et en maintenant à 5%
00:53:45c'est pas en plus
00:53:46des investissements dans l'avenir
00:53:47je veux dire
00:53:48on est en train d'écoper
00:53:49ce qu'on peut
00:53:49donc ces taux d'intérêt
00:53:51qui remontent
00:53:52aujourd'hui
00:53:53on n'est pas en risque de défaut
00:53:54mais ces taux d'intérêt
00:53:55à plus de 4%
00:53:56nous coûtent beaucoup plus cher
00:53:57que ce qu'on a connu
00:53:58les années
00:53:59la décennie précédente
00:54:00où on avait des taux d'intérêt
00:54:01proches
00:54:01entre 0 et 1%
00:54:03donc toute tranche de dette
00:54:04nouvelle
00:54:05nous coûte plus cher
00:54:05que celle d'avant
00:54:06et donc mécaniquement
00:54:07les charges d'intérêt
00:54:08vont augmenter
00:54:08donc ça veut dire
00:54:09que stabiliser le déficit
00:54:10c'est déjà
00:54:10faire des économies
00:54:11pour compenser
00:54:12cette hausse de charge d'intérêt
00:54:14et puis après
00:54:15on a nos efforts de défense
00:54:16on a un certain nombre
00:54:16de priorités
00:54:17donc
00:54:18et la croissance
00:54:19c'est pas au rendez-vous
00:54:20et la croissance
00:54:20c'est pas au rendez-vous
00:54:21et sans croissance
00:54:21vous n'avez pas de recette fiscale
00:54:22donc on voit que
00:54:23le gouvernement
00:54:24est face à des ventes contraires
00:54:25et que
00:54:25atteindre 5% de déficit
00:54:27devient un objectif ambitieux
00:54:28et d'ailleurs
00:54:28quand il parle
00:54:29dans cette interview
00:54:30des 5% de déficit
00:54:32Sébastien Lecornu
00:54:33il dit
00:54:33au moment où les frappes
00:54:34sur l'Iran commencent
00:54:35on sait que
00:54:36ça ne sera pas tenable
00:54:37et il dit aujourd'hui
00:54:39Xavier Yacovelli
00:54:40qu'il ne faut pas rajouter
00:54:41une tension domestique
00:54:42et une tension internationale
00:54:44et il met la pression
00:54:46sur les parlementaires
00:54:47il leur appartient
00:54:48il appartient à la classe politique
00:54:49de ne pas rajouter
00:54:50du désordre au désordre
00:54:52est-ce qu'il a raison
00:54:52de dramatiser à ce point
00:54:53et est-ce que cet appel
00:54:54d'après vous
00:54:55il va être entendu ?
00:54:56Il a raison de dramatiser
00:54:57parce qu'en fait
00:54:58la situation est malgré tout
00:55:00compliquée
00:55:00et peut-être pas dramatique
00:55:02mais en tout cas
00:55:03compliquée pour les années à venir
00:55:04et pour les mois à venir
00:55:04là on ne parle même pas
00:55:05de la France dans 5 ans
00:55:07on parle de la France
00:55:08dans 3 mois
00:55:09au niveau du vote
00:55:10du budget
00:55:10le fait de ne pas avoir
00:55:12de budget au 31 décembre
00:55:13sera encore catastrophique
00:55:14parce que ça va aggraver
00:55:15encore une fois
00:55:16les charges de la dette
00:55:17et le déficit
00:55:18de notre pays
00:55:19donc il y a une responsabilité
00:55:20effectivement
00:55:21du parlement actuel
00:55:22je ne dis pas
00:55:23celui qui sera
00:55:24et qui émanera
00:55:25des élections législatives
00:55:25de l'année prochaine
00:55:26et qui sera certainement
00:55:27en tout cas majoritairement
00:55:29de la couleur politique
00:55:30du futur président
00:55:31ou de la future présidente
00:55:31et c'est d'ailleurs pour ça
00:55:32que le premier ministre
00:55:33a dit
00:55:33il faut que ce budget
00:55:36soit un budget
00:55:36jusqu'au présidentiel
00:55:38libre ensuite
00:55:39à la future équipe
00:55:40gouvernementale
00:55:40de modifier ce budget
00:55:42comme c'est le cas
00:55:43à chaque présidentiel
00:55:44donc il faut un peu
00:55:45de responsabilité
00:55:46maintenant
00:55:46au niveau de l'ensemble
00:55:48des partis
00:55:48que chacun ne soit pas
00:55:49dans une posture
00:55:50pour préparer
00:55:51l'élection présidentielle
00:55:53ou les primaires
00:55:54et qu'on soit
00:55:54dans des propositions
00:55:56qui soient concrètes
00:55:56moi quand je vois
00:55:57pardonnez-moi
00:55:58mais quand je vois
00:55:58les propositions
00:55:59à la fois du Rassemblement
00:56:00National de revenir
00:56:01sur la retraite
00:56:01à 62 ans
00:56:02c'est 10 milliards d'euros
00:56:04monsieur le député
00:56:0510 milliards d'euros
00:56:06vous savez ce que c'est
00:56:07ça représente
00:56:08l'équivalent du budget
00:56:08de la justice
00:56:09et LFI
00:56:10c'est 30 milliards d'euros
00:56:11puisqu'ils veulent passer
00:56:12à 60 ans
00:56:12c'est-à-dire
00:56:13deux fois et demi
00:56:14le budget de la justice
00:56:16là aujourd'hui
00:56:17il y a un vrai problème
00:56:18il y a un vrai problème
00:56:18de crédibilité
00:56:19puis quand on sait
00:56:20qu'effectivement
00:56:21les dépenses sociales
00:56:23et les dépenses de retraite
00:56:24sont les principales dépenses
00:56:26aujourd'hui
00:56:26de l'état
00:56:27et en tout cas
00:56:27c'est les seules
00:56:28sur lesquelles on peut intervenir
00:56:29pour réduire un peu le déficit
00:56:30il y a un vrai problème
00:56:31de crédibilité
00:56:32et d'avenir dans notre pays
00:56:33Alexandre Narnie-Colique
00:56:35est-ce que vous êtes d'accord
00:56:36pour ce pacte
00:56:37sur un budget de 6 mois
00:56:39est-ce que vous tendez la main
00:56:40au Premier ministre ?
00:56:41mais nous
00:56:42on tend toujours la main
00:56:43pour qu'on soit entendu
00:56:44et que le budget
00:56:46aille dans la direction
00:56:47de ce qu'on souhaite
00:56:48même si c'est pas évidemment
00:56:50le budget
00:56:50vous tendez la main
00:56:53mais si on est d'accord
00:56:53oui
00:56:54mais au moins
00:56:54qu'on nous écoute
00:56:56sur le coût de l'immigration
00:56:58quand on parle du budget
00:56:59on parle jamais de l'immigration
00:57:00sur l'écart
00:57:01entre ce qu'on donne
00:57:02et ce qu'on reçoit
00:57:03à l'Union Européenne
00:57:03sur des économies structurelles
00:57:06qui doivent être faites
00:57:07sur les agences
00:57:08et dépenses de l'État
00:57:09vous avez vu ce qu'on propose
00:57:10avec l'allègement bureaucratique
00:57:13justement
00:57:13en supprimant
00:57:15128 taxes
00:57:15128 prélèments obligatoires
00:57:17en en supprimant
00:57:18directement 58
00:57:19qui rapportaient
00:57:21171 millions d'euros
00:57:21mais qui permettront
00:57:23d'alléger bureaucratiquement
00:57:24et de déplacer
00:57:2570 autres
00:57:26vers d'autres taxes
00:57:26tout ça c'est pour alléger
00:57:28aujourd'hui
00:57:29des dépenses publiques d'État
00:57:30qui sont trop importantes
00:57:31bureaucratiquement
00:57:32moi ce que j'ai entendu
00:57:34sur ce que vous avez dit monsieur
00:57:35vous parliez des incertitudes
00:57:37mais quelle incertitude
00:57:38parce que
00:57:38les budgets que la Macronie
00:57:40a toujours voulu passer
00:57:40depuis 2017
00:57:41d'abord parce qu'ils ont eu
00:57:42une majorité
00:57:43puis ensuite par 49-3
00:57:44ils les ont passés
00:57:45l'incertitude
00:57:46elle est qu'on ne sait jamais
00:57:47ce que va donner leur politique
00:57:49parce que même eux
00:57:50n'arrivent pas à l'évaluer
00:57:51je me souviens
00:57:52que
00:57:55récemment encore
00:57:55monsieur Lecornu
00:57:56nous disait
00:57:56qu'on allait être
00:57:57à 4,8%
00:57:58finalement
00:57:59on nous parle plutôt
00:58:00d'un déficit
00:58:00à 5,1%
00:58:02je me souviens
00:58:02dans le passé
00:58:03où on nous parlait
00:58:04je crois que c'était
00:58:04en 2024
00:58:05parce qu'il y a eu la guerre
00:58:06entre les Etats-Unis
00:58:06on a parlé du 4,4%
00:58:07de déficit
00:58:08on a fini à 5,8%
00:58:10peut-être qu'un jour
00:58:10vous apprendrez
00:58:11mais c'est l'exercice du pouvoir
00:58:11oui justement
00:58:12mais sauf que vous n'êtes pas
00:58:13en capacité d'évaluer
00:58:14ce que votre politique
00:58:16va donner budgétairement
00:58:18en termes de déficit public
00:58:19mais il n'y a pas que la guerre
00:58:21mais justement
00:58:21aujourd'hui
00:58:22ce que je remarque
00:58:23et je finirai là-dessus
00:58:24c'est qu'aujourd'hui
00:58:26vous voyez
00:58:27tout à l'heure
00:58:28il y avait un titre
00:58:29c'était
00:58:29la France emprunte
00:58:30à des niveaux plus élevés
00:58:31que la Bulgarie
00:58:32oui la France aujourd'hui
00:58:34malheureusement
00:58:34elle est déclassée
00:58:35on a un PIB par habitant
00:58:36qui est aujourd'hui
00:58:37inférieur à la zone euro
00:58:38on nous avait promis
00:58:39la Startup Nation
00:58:40en 2017
00:58:41on a 23%
00:58:43des entreprises françaises
00:58:44qui utilisent sérieusement
00:58:45l'intelligence artificielle
00:58:46en Allemagne
00:58:47c'est 46%
00:58:47on a deux fois moins de robots
00:58:49par unité industrielle
00:58:50que les Allemands
00:58:51on a une désindustrialisation
00:58:53on n'a jamais eu autant d'entreprises
00:58:54qui ferment aujourd'hui
00:58:55dans notre pays
00:58:56depuis 2017
00:58:57parce qu'on n'a pas su s'adapter
00:58:58à des enjeux
00:58:59pour recréer de la richesse
00:59:00donc oui on est déclassés
00:59:01alors que Sébastien Lecornu
00:59:02ici quitte l'Elysée
00:59:03le problème Mathieu Plannes
00:59:04c'est qu'on voit bien
00:59:04qu'effectivement
00:59:05on n'a plus les marges
00:59:06de manœuvre nécessaires
00:59:07quand il y a une crise internationale
00:59:09des événements
00:59:09sur lesquels évidemment
00:59:10on n'a pas de prise
00:59:10oui c'est assez embêtant
00:59:12on ne va pas se mentir
00:59:13à la fois d'être
00:59:15dans un scénario
00:59:15de quasi stagnation économique
00:59:17enfin on voit les chiffres
00:59:18du premier semestre
00:59:19pour le coup
00:59:20c'est la France
00:59:20est plus marquée qu'ailleurs
00:59:21sur le premier semestre
00:59:23à cause de quoi ?
00:59:24il y a eu d'abord
00:59:25la loi spéciale
00:59:26et l'incertitude politique
00:59:28qui a continué
00:59:28je pense que les épisodes caniculaires
00:59:30ont été plus marqués
00:59:31aussi en France
00:59:31qu'ailleurs
00:59:32et ça a joué
00:59:32on le voit sur les productions agricoles
00:59:34notamment mais pas que
00:59:34ça a pu jouer sur la productivité
00:59:36sur les infrastructures
00:59:37enfin sur le transport et autres
00:59:39voilà
00:59:39la question c'est
00:59:40aujourd'hui
00:59:41les objectifs de croissance
00:59:42ils vont être difficilement atteignables
00:59:45voire quasiment impossibles
00:59:46on sera plutôt entre
00:59:470,4-0,5% de croissance
00:59:48cette année
00:59:49on a un pouvoir d'achat
00:59:50qui baisse
00:59:50avec des exigences
00:59:51qui sont très fortes
00:59:52de ce côté-là
00:59:53et comme vous l'avez dit
00:59:54les marges de manœuvre budgétaire
00:59:55elles sont plus que réduites
00:59:56parce qu'il faut au contraire
00:59:57réduire les déficits
00:59:58et donc vous êtes face
00:59:59à une équation
01:00:00qui est quasiment insoluble
01:00:01dans une période
01:00:02à quelques mois
01:00:03de l'élection présidentielle
01:00:04où il y va
01:00:05personne ne va rien lâcher
01:00:06et bien en fait
01:00:06vous allez avoir
01:00:07surtout un catalogue
01:00:07de promesses là-dessus
01:00:09que ce soit sur le pouvoir d'achat
01:00:11que ce soit sur les retraites
01:00:12que ce soit sur la fiscalité
01:00:12la compétitivité
01:00:13vous pouvez prendre
01:00:14tout ça sur la transition énergétique
01:00:15la réalité
01:00:16c'est qu'on va devoir
01:00:17tous un peu
01:00:18à un moment donné
01:00:18faire un effort collectif
01:00:20en essayant de préserver
01:00:21nos intérêts
01:00:21c'est-à-dire
01:00:22c'est quoi les hiérarchies
01:00:23c'est quoi nos priorités
01:00:24on ne va pas
01:00:24effectivement pouvoir tout faire
01:00:26la situation ne le permet pas
01:00:27Galetane
01:00:29le fait est qu'aujourd'hui
01:00:30les deux moteurs de la croissance
01:00:31c'est l'investissement
01:00:32et la consommation
01:00:33et on voit
01:00:33qu'aujourd'hui
01:00:34la consommation des ménages
01:00:35est à l'arrêt
01:00:36l'investissement des entreprises
01:00:37est à l'arrêt
01:00:38parce qu'ils ont des inquiétudes
01:00:40depuis justement
01:00:42la dissolution
01:00:42mais pas que
01:00:43parce qu'ils savent pertinemment
01:00:44qu'ils n'ont pas
01:00:46de visibilité
01:00:47sur les prochains mois
01:00:50quelles seront les décisions
01:00:52qui seront prises
01:00:52par le nouveau gouvernement
01:00:55est-ce qu'il y aura
01:00:56de nouvelles taxes
01:00:57bref tout ceci
01:00:58ne va pas dans le bon sens
01:01:00pour la croissance
01:01:00à cela vous rajoutez
01:01:01une inflation
01:01:02qui est aussi repartie
01:01:03à la hausse
01:01:03on a 2,4%
01:01:05tiré notamment par
01:01:06les prix de l'énergie
01:01:09tout ceci fait
01:01:10qu'effectivement
01:01:11on n'a pas non plus
01:01:11une confiance
01:01:13qui pourrait permettre
01:01:15encore une fois
01:01:15d'investir
01:01:16dans des secteurs stratégiques
01:01:18c'est-à-dire
01:01:19essayer d'aller
01:01:20de l'avant
01:01:21aujourd'hui
01:01:21l'objectif
01:01:22c'est de réduire
01:01:24nos dépenses
01:01:24mais quelles dépenses
01:01:25doit-on réduire
01:01:27et ça le problème
01:01:28c'est qu'on voit bien
01:01:29que c'est politique
01:01:30parce qu'à droite
01:01:31comme à gauche
01:01:32on n'a pas du tout
01:01:33le même prisme
01:01:33et puisque vous nous parlez
01:01:34des prix
01:01:35des matières premières
01:01:36alors évidemment
01:01:37quand on achète
01:01:38un paquet de riz
01:01:39on ne s'en rend pas
01:01:40forcément bien compte
01:01:41en revanche
01:01:41quand on va faire le plein
01:01:42on le voit
01:01:43de façon directe
01:01:44sonnante et trébuchante
01:01:45même si les aides
01:01:46sont maintenues
01:01:47pour les gros rouleurs
01:01:48Sonia Carnero
01:01:49vous êtes dans une station
01:01:50et ça évidemment
01:01:51ça a été accueilli
01:01:51plutôt positivement
01:01:52on l'imagine
01:01:55forcément oui
01:01:56pas de polémique
01:01:57cette tête gros rouleur
01:01:58qui va être prolongée
01:01:59Maud Bréjon
01:01:59qui l'a donc annoncé
01:02:00ce matin
01:02:01sur les antennes
01:02:01de BFM TV
01:02:02au micro d'Apolline de Malherbe
01:02:03oui ces aides
01:02:04elles vont aider
01:02:05beaucoup de professionnels
01:02:06des professionnels
01:02:06qui ont besoin
01:02:07de leur véhicule
01:02:08pour travailler
01:02:09ce sont les chauffeurs de taxi
01:02:10les entreprises
01:02:11de transport routier
01:02:12ou encore par exemple
01:02:13les infirmières à domicile
01:02:15pas de jalousie
01:02:16tout le monde est d'accord
01:02:16pour aider ces professionnels
01:02:18face à la flambée des prix
01:02:19le problème
01:02:19ce sont ces aides
01:02:20ciblées pour les personnes
01:02:21que nous rencontrons
01:02:22depuis ce matin
01:02:23avec Joao Alancar
01:02:24ils préféraient des aides
01:02:25pour tout le monde
01:02:26peut-être des aides
01:02:26plus faibles
01:02:27pour les professionnels
01:02:28mais au moins des aides
01:02:29pour tout le monde
01:02:30oui c'est vrai
01:02:30ça coûte de l'argent
01:02:31au gouvernement
01:02:32mais ça coûte tellement d'argent
01:02:33depuis plusieurs mois maintenant aussi
01:02:35pour tous les ménages
01:02:36en plus de tout ce qui continue
01:02:37d'augmenter
01:02:38écoutez-les au micro
01:02:39de Joao Alancar
01:02:40ils aimeraient que ces aides
01:02:41soient élargies
01:02:42tout simplement
01:02:44ça c'est de
01:02:44pour moi c'est du phare aux paupières
01:02:46ni plus ni moins
01:02:47c'est pour tout le monde
01:02:48ou c'est pour personne
01:02:49après pour ceux
01:02:50qui vont en bénéficier
01:02:51tant mieux
01:02:52je dis encore une fois
01:02:52que ça soit un peu élargie
01:02:54pour tous ceux
01:02:55qui prennent leurs voitures
01:02:56pour aller au boulot
01:02:57en gros
01:02:58mais bon voilà
01:02:59dommage que ça soit
01:03:00uniquement pour les bons rouleurs
01:03:02oui beaucoup d'automobilistes
01:03:03rencontrés
01:03:04ne sont pas concernés
01:03:05par ces aides
01:03:06et pourtant
01:03:06ils n'ont pas le choix
01:03:07ils doivent utiliser
01:03:08leurs voitures
01:03:08que ce soit pour aller
01:03:10à l'école
01:03:10pour leurs enfants
01:03:11que ce soit pour aller au travail
01:03:13il y a du monde
01:03:13dans cette station totale
01:03:14oui il y a du monde
01:03:15pourquoi ?
01:03:15parce que les prix
01:03:16sont plafonnés ici
01:03:17l'essence est à 1,99
01:03:18le diesel
01:03:19est à 2,18
01:03:20prix plafonné
01:03:21normalement même
01:03:22à 2,25
01:03:22donc il y a du monde
01:03:23et même si c'est cher
01:03:25même si on a vu des pleins
01:03:26à plus de 100 euros
01:03:26tout le monde nous le dit
01:03:27on n'a pas le choix
01:03:28il faut bien faire le plein
01:03:30et Patrick Pouyanné
01:03:31le patron total
01:03:31il dit
01:03:32on maintient
01:03:33ce plafonnement
01:03:34tant qu'il le faut
01:03:35mais on ne va pas
01:03:36non plus nous surtaxer
01:03:37parce qu'à ce moment-là
01:03:38on ne maintiendra plus
01:03:39donc évidemment
01:03:39au côté du gouvernement
01:03:40il va falloir mettre ça
01:03:41dans la balance
01:03:42il faut juste noter
01:03:43une chose qui est vraiment
01:03:43très importante
01:03:44c'est qu'effectivement
01:03:45il n'y a pas eu
01:03:45de mesure de taxes
01:03:46comme dans certains pays
01:03:47européens
01:03:48de baisse des taxes
01:03:49néanmoins
01:03:50les automobilistes
01:03:51ont été très résilients
01:03:52on voit bien que
01:03:53On l'a vu là
01:03:53ils sont apaisés
01:03:54les gens qui ont parlé
01:03:55de ce neige
01:03:55Effectivement
01:03:57ils ont réduit
01:03:58leur consommation
01:03:59ils ont moins roulé
01:04:00on a vu les chiffres
01:04:01de trafic sur les autoroutes
01:04:04des automobilistes
01:04:05qui ont bien compris
01:04:05aujourd'hui
01:04:06que le gouvernement
01:04:07n'avait pas les moyens
01:04:08de faire plus
01:04:09que ce qu'ils n'ont fait
01:04:10aujourd'hui
01:04:11on rappelle cette aide
01:04:13de 100 euros
01:04:14qui normalement
01:04:16le portail devait
01:04:16fermer au 31 août
01:04:18il va forcément
01:04:19rester ouvert
01:04:20pourquoi ?
01:04:21parce que
01:04:21normalement
01:04:22ce sont 3 millions
01:04:23d'automobilistes
01:04:23qui peuvent en bénéficier
01:04:25et jusqu'à présent
01:04:26il n'y a que
01:04:271,5 million d'entre eux
01:04:29qui en ont fait la demande
01:04:30donc possiblement
01:04:31l'enveloppe
01:04:32qui est consacrée
01:04:33à cette aide
01:04:33et bien
01:04:34il reste un peu d'argent
01:04:35et donc les homobilistes
01:04:36qui en ont besoin
01:04:37vont encore pouvoir
01:04:38en faire la demande
01:04:38Et le prix à la pompe
01:04:39il ne devrait pas baisser
01:04:40puisque vous avez entendu
01:04:41que les frappes ont repris
01:04:42du côté de l'Iran
01:04:44un événement de la nuit
01:04:45sur lequel on va
01:04:47largement revenir
01:04:47alors que vous voyez
01:04:48le balai des voitures officielles
01:04:50qui se poursuit
01:04:51entre l'Elysée
01:04:52et le lieu
01:04:54où va se dérouler
01:04:54le séminaire
01:04:55rappelez-nous Guillaume Daré
01:04:55où on se trouve
01:04:56pour le séminaire gouvernemental
01:04:57Alors attendez
01:04:58vous voyez
01:05:00désolé mon écran
01:05:00qui vient de se couper
01:05:01Bon d'accord
01:05:03Non non non
01:05:04c'est pareil
01:05:05on ne prend pas
01:05:05de toute façon
01:05:06nos équipes sont
01:05:06en train de suivre
01:05:07les convois
01:05:07En tout cas il y a un Premier ministre
01:05:08qui compte que ça dure
01:05:09toute l'après-midi
01:05:09et je vous disais
01:05:10la ligne est très claire
01:05:11c'est Matignon
01:05:13le gouvernement
01:05:13la présidentielle
01:05:14c'est une autre affaire
01:05:15Allez le séminaire
01:05:16c'est parti
01:05:18et la guerre en Iran
01:05:19c'est reparti
01:05:20ou pas
01:05:21on va vous le dire
01:05:22tout de suite
01:05:23A l'instant
01:05:23à communiquer
01:05:24des émirats arabes unis
01:05:25qui qualifient
01:05:26l'escalade iranienne
01:05:28de dangereuse
01:05:29avec l'envoi de drones
01:05:30les choses se tendent
01:05:31dans cette région du monde
01:05:32après des frappes américaines
01:05:33l'année dernière
01:05:34on va vous montrer précisément
01:05:35où ça s'est passé
01:05:36et pourquoi les américains
01:05:37ont agi maintenant
01:05:37après un mois
01:05:39sans frappe
01:05:40d'abord
01:05:41l'actualité
01:05:42de ce lundi matin
01:05:43avec vous
01:05:44Alizé Boissin
01:05:45en commençant
01:05:45par les Népals
01:05:46avec un bilan
01:05:47qui ne cesse de s'alourdir
01:05:48Oui le bilan
01:05:49provisoire de la crue
01:05:50dévastatrice
01:05:51s'est passé à 903 morts
01:05:52et 4247 disparus
01:05:55selon les autorités népalaises
01:05:56on va retrouver sur place
01:05:57nos envoyés spéciaux
01:05:59Anjil Ouata
01:05:59vous êtes du côté
01:06:00de Bidour
01:06:01et derrière vous
01:06:02les recherches
01:06:03et les opérations
01:06:04de déblément
01:06:05se poursuivent
01:06:06La place du marché
01:06:07de Bidour
01:06:08où nous nous trouvons
01:06:09avec Willem Gay
01:06:09a été une zone
01:06:10qui ces derniers jours
01:06:11était extrêmement difficile
01:06:13d'accès
01:06:13ça commence tout doucement
01:06:15petit à petit
01:06:15à la faveur du travail
01:06:17grâce au travail
01:06:18de ces pelleteuses
01:06:19que vous apercevez
01:06:20ici à l'image
01:06:20à se désenclaver
01:06:22à s'ouvrir quelque peu
01:06:23on a une route
01:06:23qui mène vers les montagnes
01:06:25qui est en train
01:06:26de s'ouvrir
01:06:27mais je vous le disais
01:06:27de manière encore
01:06:28extrêmement précaire
01:06:30les voitures patinent
01:06:31les bus
01:06:32également
01:06:32les motos
01:06:33qui tentent d'y accéder
01:06:35et puis
01:06:35ils peuvent y accéder
01:06:36sur seulement
01:06:37quelques dizaines de mètres
01:06:38si bien qu'on est encore
01:06:39très très très loin
01:06:40d'avoir désenclavé
01:06:41l'ensemble des zones
01:06:43sinistrées
01:06:43suite à la coulée de boue
01:06:44d'il y a 5 jours
01:06:46pourquoi ?
01:06:46bien principalement
01:06:47parce que ces zones-là
01:06:48elles se situent principalement
01:06:50au-delà de la rivière
01:06:51la rivière Trisouli
01:06:52qui borde la ville de Bidou
01:06:54où nous nous trouvons
01:06:55et que les ponts
01:06:56les ponts ont tous
01:06:58tous été endommagés
01:07:00se sont tous effondrés
01:07:01suite à cette coulée de boue
01:07:03vous le voyez ici
01:07:04c'est un peu la cohue
01:07:05parce que c'est un
01:07:06une artère pulmonaire
01:07:07un axe routier
01:07:09extrêmement important
01:07:10pour les habitants
01:07:11il s'agit de tenter
01:07:12de désenclaver ces villages
01:07:13il s'agit de tenter
01:07:15de sauver des populations
01:07:16d'acheminer des vivres
01:07:17on a vu passer
01:07:18des véhicules remplis
01:07:19de sacs de pommes de terre
01:07:20il y a quelques instants
01:07:21avec William Gay
01:07:23le travail se poursuit
01:07:24il est vital
01:07:26Andi Luata
01:07:27et William Gay
01:07:27du côté du Népal
01:07:29toujours à l'étranger
01:07:30maintenant
01:07:30aux Etats-Unis
01:07:31du côté du Grand Canyon
01:07:32des pluies torrentielles
01:07:33ont provoqué
01:07:34une crue éclaire
01:07:35ce week-end
01:07:35dans le célèbre site
01:07:36touristique du Grand Canyon
01:07:38le corps d'un homme
01:07:39de 46 ans
01:07:40a été retrouvé sans vie
01:07:4115 personnes sont toujours
01:07:43portées disparues
01:07:43un bilan encore provisoire
01:07:45les autorités elles
01:07:46redoutent de nouvelles crues
01:07:48aujourd'hui
01:07:48un méga contrat militaire
01:07:50pour la France
01:07:51Emmanuel Macron
01:07:51est parti le finaliser
01:07:52lui-même en Suède
01:07:53une commande
01:07:54à 4,3 milliards d'euros
01:07:56le président français
01:07:57se rend à Stockholm
01:07:58aujourd'hui
01:07:58pour confirmer
01:07:59l'achat
01:08:00de 4 frégates françaises
01:08:02pour la Suède
01:08:03la commande
01:08:04avait été passée
01:08:05en mai dernier
01:08:05à l'entreprise
01:08:06Naval Group
01:08:07le premier exemplaire
01:08:08doit être livré
01:08:09en 2030
01:08:10d'une longueur
01:08:11de 122 mètres
01:08:12et qui pèse
01:08:124500 tonnes
01:08:13la frégate
01:08:14est prévue
01:08:15pour neutraliser
01:08:16tout type de menaces
01:08:17oui ça sera une autre ambiance
01:08:18que ces images saoudiennes
01:08:20qu'on voyait
01:08:20ça c'était il y a quelques jours
01:08:21au Grand Palais
01:08:22la rentrée
01:08:24alors ça n'est pas aujourd'hui
01:08:25pour les élèves
01:08:25ce sera demain
01:08:26en revanche évidemment
01:08:26il y a toujours la pré-rentrée
01:08:27pour les profs
01:08:28oui aujourd'hui
01:08:29plus de 850 000
01:08:31leurs enseignants
01:08:31retrouvent le chemin
01:08:32de l'école
01:08:33dernier réglage
01:08:33derniers ajustements
01:08:34avant l'accueil des élèves
01:08:36selon le ministre
01:08:37de l'éducation nationale
01:08:38les absences de professeurs
01:08:40seront elles marginales
01:08:41le taux de poste pourvu
01:08:43atteint 98,5%
01:08:45dans le premier degré
01:08:46cette année
01:08:47c'est bien mieux
01:08:47que l'année dernière
01:08:48l'année dernière
01:08:48on était aux alentours
01:08:49de 92%
01:08:50et demain
01:08:51vous l'avez dit
01:08:51et bien ce sera
01:08:52le retour des élèves
01:08:53plus de 11 millions
01:08:54d'élèves sont attendus
01:08:55dans leur classe
01:08:55et dans l'actualité internationale
01:08:57merci beaucoup Alizé
01:08:58il y a aussi donc
01:08:58cette reprise
01:08:59des bombardements américains
01:09:00sur l'Iran
01:09:01c'était l'année dernière
01:09:02après un mois de pause
01:09:04comment côté américain
01:09:06et du côté de Washington
01:09:07justifie-t-on cette décision
01:09:09et bien nous y allons
01:09:10dans la capitale américaine
01:09:11rejoindre Antoine Lard
01:09:14écoutez les américains
01:09:15disent qu'ils ont lancé
01:09:16des frappes précises
01:09:17limitées et préventives
01:09:19pour protéger
01:09:20les pétroliers
01:09:20qui empruntent le détroit
01:09:21d'Hormuz
01:09:22et qui auraient pu se retrouver
01:09:23sous la menace de ces mines
01:09:25sécuriser le détroit
01:09:26rétablir le trafic
01:09:28c'est la priorité absolue
01:09:29pour Donald Trump
01:09:30la semaine dernière
01:09:31il a affirmé
01:09:32que les dernières mines
01:09:33avaient été enlevées
01:09:34et il a lancé
01:09:36un avertissement à Téhéran
01:09:37en disant qu'il n'hésiterait pas
01:09:38à recourir à la force
01:09:40si les Iraniens
01:09:41cherchent à nouveau
01:09:42à piéger le passage
01:09:43alors ces frappes américaines
01:09:45a priori
01:09:45ne signifient pas
01:09:46le retour d'une guerre
01:09:47à grande échelle
01:09:48Donald Trump a compris
01:09:49que ça ne mène à rien
01:09:50Trump aujourd'hui
01:09:52mise sur la guerre économique
01:09:53il veut étouffer
01:09:54asphyxier économiquement
01:09:56le régime
01:09:57pour le faire tomber
01:09:57reste que sur son réseau social
01:09:59le président américain
01:10:00se montre particulièrement menaçant
01:10:02il a publié deux vidéos
01:10:04générées par intelligence artificielle
01:10:06où l'on voit
01:10:07l'île de Cargue
01:10:08et les dépôts pétroliers
01:10:09iraniens en feu
01:10:11après une série d'explosions
01:10:12et il y a ce commentaire
01:10:14de Donald Trump
01:10:14l'île de Cargue
01:10:15pulvérisée
01:10:16alors tout cela
01:10:17ressemble quand même
01:10:18plus à une provocation
01:10:19qu'à une réelle menace
01:10:20Trump sait que
01:10:21s'il ordonne
01:10:22une attaque
01:10:23contre l'île de Cargue
01:10:24le prix du pétrole
01:10:25va exploser
01:10:26et ça c'est quelque chose
01:10:27qu'il ne peut pas se permettre
01:10:28à deux mois
01:10:29des élections de mi-mandat
01:10:31et oui parce qu'il a un petit peu
01:10:32confondu les choses
01:10:33alors est-ce qu'il l'a fait exprès
01:10:34ou pas ça
01:10:35évidemment ce sera difficile
01:10:36de le savoir
01:10:36on va tenter
01:10:37de l'imaginer
01:10:39mais d'abord on va comprendre
01:10:40précisément
01:10:40quelle est cette île
01:10:41qui a été touchée
01:10:42l'année dernière
01:10:43et c'est vous Alizé Boissin
01:10:44qui nous le montrez
01:10:45carte à l'appui
01:10:46montrez-nous
01:10:46quelle a été la cible
01:10:47des missiles américains
01:10:48oui ce qu'il faut bien comprendre
01:10:50c'est que les frappes
01:10:51elles ont eu lieu
01:10:51dans une zone très précise
01:10:53en plein coeur
01:10:53du détroit d'Hormuz
01:10:54sur une île
01:10:55qui se trouve juste ici
01:10:56c'est l'île de l'Arak
01:10:58des frappes qui sont survenues
01:10:59alors que les gardiens
01:11:00de la révolution
01:11:01étaient observés
01:11:02selon les Etats-Unis
01:11:03en train de se préparer
01:11:04à lancer des requêtes
01:11:05chargées de mines marines
01:11:06dans le détroit d'Hormuz
01:11:07ce qu'il faut bien comprendre
01:11:08c'est que l'île de l'Arak
01:11:09c'est une île
01:11:10évidemment stratégique
01:11:11de part d'abord
01:11:12sa position
01:11:13regardez on le voit ici
01:11:14sur la carte
01:11:15elle est située au sud
01:11:17de l'île d'Hormuz
01:11:18et elle est à l'endroit
01:11:19presque le plus étroit
01:11:20du détroit d'Hormuz
01:11:21il s'agit à la fois
01:11:22d'un site majeur
01:11:24d'exportation de pétrole
01:11:25et d'une base militaire
01:11:26elle avait été baptisée
01:11:27souvenez-vous
01:11:28le péage de Téhéran
01:11:29dans les premières semaines
01:11:30du conflit
01:11:31elle se trouvait en effet
01:11:32elle se trouve pardon
01:11:33en effet à proximité
01:11:34de la route maritime
01:11:35sur laquelle Téhéran
01:11:36avait instauré
01:11:37un système de taxation
01:11:38de navires
01:11:39et donc c'est sur cette île
01:11:40précisément
01:11:41que les frappes ont eu lieu
01:11:42dites-nous un peu plus
01:11:43sur ces lanceurs
01:11:44de mines iraniens
01:11:45de quoi s'agit-il exactement ?
01:11:47Alors ce que l'on sait
01:11:47c'est qu'on peut parler
01:11:48de lanceurs de missiles
01:11:49capables d'envoyer
01:11:50des mines navales
01:11:51ce sont des lanceurs mobiles
01:11:53vous le voyez ici
01:11:54à l'image
01:11:55ils peuvent envoyer
01:11:56des mines directement
01:11:57dans le détroit d'Hormuz
01:11:58vous savez les mines
01:11:59c'est ce que l'on voit parfois
01:12:00on va peut-être les voir
01:12:01d'ailleurs à l'image
01:12:02ce sont des sortes de bouées
01:12:03qui regroupent
01:12:05plusieurs explosifs
01:12:06et évidemment
01:12:06lorsqu'un pétrolier
01:12:07lorsqu'un bateau
01:12:08rencontre cette mine
01:12:09il peut évidemment
01:12:10prendre feu
01:12:11donc ça complique
01:12:12évidemment
01:12:13la route maritime
01:12:14et selon les évaluations
01:12:16des services
01:12:16de renseignement américain
01:12:18relayés par le New York Times
01:12:19Téhéran aurait encore
01:12:20environ 60%
01:12:22de ses lanceurs de missiles
01:12:23Merci beaucoup Alizé
01:12:25Jean-Paul Palomero
01:12:26est avec nous
01:12:27pour tenter de comprendre
01:12:28si cette action américaine
01:12:29sur un plan strictement
01:12:30militaire général
01:12:31est-ce qu'elle vous semble
01:12:32justifiée ou pas ?
01:12:34C'est-à-dire
01:12:35bonjour
01:12:36c'est-à-dire que
01:12:37le président Trump
01:12:39est condamné
01:12:40à mener ce type d'action
01:12:41faute d'avoir mené
01:12:42à son terme
01:12:44si c'était possible
01:12:45non seulement
01:12:46la guerre contre l'Iran
01:12:47mais la bataille spécifique
01:12:49du détroit d'Hormuz
01:12:50il va être condamné
01:12:51à chaque fois
01:12:53que les Iraniens
01:12:53vont faire mine
01:12:55c'est qu'à dire
01:12:56de lancer des mines
01:12:57ou de toute action
01:12:59qui pourra perturber
01:13:00le détroit d'Hormuz
01:13:01il n'aura pas le choix
01:13:02il faudra qu'il emploie la force
01:13:04ça va être compliqué
01:13:05il peut être entraîné
01:13:07qu'il le veuille ou non
01:13:08dans une reprise
01:13:09des hostilités
01:13:10peut-être pas à 100%
01:13:12mais d'une manière rampante
01:13:14quotidienne
01:13:15c'est très compliqué
01:13:16de pouvoir sécuriser
01:13:18le détroit d'Hormuz
01:13:20on le sait
01:13:20depuis le début
01:13:21de cette guerre
01:13:21il suffit
01:13:23d'une menace
01:13:24même de minage
01:13:25pour que
01:13:26c'est normal
01:13:27les pétroliers
01:13:28les affrêteurs
01:13:29les assurances
01:13:31prennent peur
01:13:32et ce n'est pas illégitime
01:13:34et bien sûr
01:13:35les équipages
01:13:35donc
01:13:36on est encore
01:13:37dans ce flou
01:13:39d'une campagne
01:13:40qui n'est pas allée au bout
01:13:41mais qui continue
01:13:42et dans le même temps
01:13:45le président Trump
01:13:46aimerait bien
01:13:47voir les résultats
01:13:48de cette guerre économique
01:13:49mais ça
01:13:49ça prend du temps
01:13:50et puis l'Iran
01:13:51a moult moyens
01:13:52de contourner
01:13:54peut-être pas
01:13:54l'ensemble
01:13:55des mesures
01:13:55de guerre économique
01:13:56mais en tout cas
01:13:57une partie
01:13:57avec ses alliés
01:13:59russes
01:13:59chinois
01:14:00et autres
01:14:00donc on est encore
01:14:02dans ce bras de fer
01:14:04et évidemment
01:14:04les Iraniens ont toujours
01:14:06cette arme
01:14:07stratégique
01:14:08que sont
01:14:08les missiles balistiques
01:14:09c'est avec ça
01:14:10qu'ils ont tiré
01:14:11visiblement
01:14:12sur des installations
01:14:13en Jordanie
01:14:13et ils continueront
01:14:15à faire peur
01:14:16aux forces alliées
01:14:18et aux pays du Golfe
01:14:20Et quelle est l'efficacité
01:14:22de ces fameux engins
01:14:22lanceurs de mines ?
01:14:25Vous savez
01:14:26il n'y a rien de plus simple
01:14:27que de lancer
01:14:29ces objets
01:14:29donc en fait
01:14:30ce sont des porteurs
01:14:31de mines
01:14:32qui les larguent
01:14:34d'ailleurs
01:14:34avec une précision
01:14:35qui est sans doute
01:14:36assez moyenne
01:14:37mais ce n'est pas
01:14:38les Iraniens
01:14:39en fait
01:14:40leur but
01:14:40c'est de pouvoir
01:14:41contrôler le détroit
01:14:42et de pouvoir forcer
01:14:44surtout les pétroliers
01:14:45à passer là
01:14:45où ils le souhaitent
01:14:46et en particulier
01:14:48près de cette île
01:14:49donc on est encore
01:14:51dans ce jeu
01:14:52du chat et la souris
01:14:53mais Donald Trump
01:14:55devra continuer
01:14:56à employer la force
01:14:57s'il veut
01:14:58que le détroit d'Hormuz
01:14:59s'ouvre
01:14:59ce qui a été le cas
01:15:01il y a une amélioration
01:15:02mais ça peut
01:15:03très bien
01:15:04se bloquer
01:15:05très rapidement
01:15:07D'après vous Patrick
01:15:08il s'est trompé
01:15:08à dessein
01:15:09dans sa fameuse
01:15:10vidéo d'intelligence artificielle
01:15:11il s'est trompé
01:15:11d'île exprès
01:15:12de Donald Trump
01:15:13650 kilomètres
01:15:14entre Carg
01:15:15et Narak
01:15:16mais ce sont des mots
01:15:18écoutez
01:15:19je ne sais pas
01:15:20j'évite toujours
01:15:21de donner un commentaire
01:15:23psychologique
01:15:24sur Donald Trump
01:15:25c'est sûr que c'est
01:15:26beaucoup plus simple
01:15:27à imaginer
01:15:29ça on comprend bien
01:15:30quand on voit ça
01:15:30on comprend bien
01:15:31on comprend l'idée
01:15:32mais c'est bidon
01:15:32alors on comprend bien
01:15:34et en même temps
01:15:34on ne comprend pas
01:15:35puisqu'il vous explique
01:15:36qu'il n'y a plus de pétrole
01:15:38plus d'installation pétrolière
01:15:39sur l'île de Carg
01:15:40selon lui
01:15:41absolument pas confirmé
01:15:42par les Iraniens
01:15:44mais pas confirmé non plus
01:15:45par le Senkom
01:15:46donc par ses propres
01:15:47autorités militaires
01:15:48mais si on dézoome
01:15:50et qu'on s'installe
01:15:51dans la campagne américaine
01:15:53pour les élections
01:15:53de mi-mandat
01:15:54s'il va jusqu'au bout
01:15:56de sa pensée
01:15:57il vient de
01:15:58scier une partie
01:15:59des branches
01:16:00de son arbre économique
01:16:02il a beau jeu
01:16:03pendant le week-end
01:16:04on y reviendra
01:16:04d'expliquer
01:16:05de toute façon
01:16:06si on coupe
01:16:07cette partie de l'arbre
01:16:08il y a toujours
01:16:09un branchement possible
01:16:10avec le pétrole vénézuélien
01:16:11mais ça c'est très théorique
01:16:13pour le reste
01:16:14il ajoute de la confusion
01:16:15moi je reviens à la vérité
01:16:17en fait exposée
01:16:18par le général Palomero
01:16:19c'est celle encore une fois
01:16:20des commandants de navires
01:16:22des assureurs
01:16:23et des armateurs
01:16:24qui eux
01:16:24hésitent toujours
01:16:25à passer ce détroit
01:16:26le message
01:16:27Bertrand Galiché
01:16:28qui est envoyé ici
01:16:28c'est le président
01:16:29des Etats-Unis
01:16:29qui dit
01:16:30c'est nous les patrons
01:16:31dans le temps d'Armose
01:16:31ça reste nous les patrons
01:16:33ça fait un moment
01:16:34qu'il le dit
01:16:34et ça fait un moment
01:16:35que la réalité
01:16:37le factuel
01:16:38dément complètement
01:16:39ses propos
01:16:40puisque
01:16:41vous savez que
01:16:42pendant le week-end
01:16:42le Pentagone
01:16:44a dit
01:16:45que le détroit
01:16:46était totalement déminé
01:16:47ils ont affirmé
01:16:49que désormais
01:16:49donc le passage
01:16:50était libre
01:16:51et il y a quelques heures
01:16:53les Iraniens
01:16:53affirment
01:16:54qu'un super tanker
01:16:55qualifié de voyou
01:16:57a heurté
01:16:58deux mines
01:16:58et serait en feu
01:17:00donc
01:17:01il justifie
01:17:02les gardiens
01:17:03de la révolution
01:17:04cette situation
01:17:05par le fait
01:17:06que ce pétrolier
01:17:08aurait
01:17:08emprunté
01:17:09une route
01:17:10dite illégale
01:17:11ce qui confirme
01:17:12qu'il y a bien
01:17:14un péage
01:17:15et un passage
01:17:16autorisé
01:17:17et que les Américains
01:17:18ne maîtrisent rien
01:17:19donc
01:17:19la communication
01:17:21à la fois
01:17:21sur l'île de Cargue
01:17:23dont on vient de parler
01:17:24et qui
01:17:24il faut bien le reconnaître
01:17:25à un côté un peu ridicule
01:17:27non seulement vantard
01:17:28mais totalement déconnecté
01:17:29de la réalité
01:17:31cette communication
01:17:33elle a très peu
01:17:34imprimé
01:17:35et elle a peu de chances
01:17:36de réussir
01:17:37à convaincre
01:17:37les Américains
01:17:38donc en réalité
01:17:39la situation
01:17:40on le voit bien
01:17:41le passage
01:17:43sur le détroit
01:17:44d'Hormuz
01:17:45continue à se faire
01:17:46au compte-gouttes
01:17:47et sous le contrôle
01:17:48exclusif
01:17:49des Iraniens
01:17:50qui discutent
01:17:51comme vous le savez
01:17:51avec Oman
01:17:52pour instaurer
01:17:53de façon pérenne
01:17:54un péage
01:17:55justement
01:17:55regardez la réaction
01:17:56en Iran
01:17:57avec Syavosh Ghezi
01:17:58depuis Téhéran
01:18:25l'Iran
01:18:28un super pétrolier
01:18:29qui tentait de traverser
01:18:30sans l'autorisation
01:18:31de l'Iran
01:18:32la partie sud
01:18:33du détroit d'Hormuz
01:18:34dans la partie
01:18:35Omanez
01:18:36a été touchée
01:18:37par deux mines
01:18:38et a été chopée
01:18:39sur place
01:18:40avec un grand incendie
01:18:41donc l'Iran
01:18:42au sloton
01:18:43face
01:18:44aux menaces
01:18:45américaines
01:18:46en affirmant
01:18:46que c'est Téhéran
01:18:48qui contrôle
01:18:48le détroit d'Hormuz
01:18:49et refuse
01:18:50de laisser passer
01:18:52les pétroliers
01:18:53ou encore
01:18:54les derniers marchands
01:18:55sans l'autorisation
01:18:56des gardiens
01:18:57de la révolution
01:18:58Quelle peut être
01:18:59la suite maintenant
01:19:00Benjamin Petrovert ?
01:19:01Est-ce que c'est la reprise
01:19:02et on va avoir
01:19:02chaque nuit maintenant
01:19:03des échanges de frappes ?
01:19:04On a l'impression
01:19:05qu'on est dans une période
01:19:06d'escarmouche
01:19:06avec deux messages
01:19:07le premier c'est
01:19:08chacun veut dire
01:19:09qu'il est celui
01:19:10qui contrôle le détroit d'Hormuz
01:19:11et on le voit
01:19:12avec d'un côté
01:19:13les Iraniens
01:19:13qui veulent poser des mines
01:19:14de l'autre côté
01:19:15les Américains
01:19:15qui disent
01:19:15on ne vous laissera pas
01:19:16poser des mines
01:19:17même si entre nous
01:19:18personne n'a jamais vu ces mines
01:19:19et puis l'autre message
01:19:23chacun veut montrer à l'autre
01:19:25qu'il est capable
01:19:25de mener une offensive
01:19:26les Américains l'ont fait là
01:19:27en disant
01:19:28c'est pas de notre faute
01:19:29c'est eux
01:19:29qui en cherchent à mettre une mine
01:19:31les Iraniens ont répondu aussi
01:19:32on est dans notre bon droit
01:19:33mais regardez ce qu'ont fait
01:19:34les Iraniens
01:19:35ils ont touché
01:19:36deux autres pays de la région
01:19:37qui à chaque fois
01:19:38abritaient des bases américaines
01:19:40d'un côté la Jordanie
01:19:41de l'autre
01:19:42les Émirats
01:19:43qui confirment
01:19:43qu'un drone les a atteints
01:19:44et qui parle d'ailleurs
01:19:45d'une escalade
01:19:46extrêmement dangereuse
01:19:47c'est la déclaration officielle
01:19:49des Émiratis
01:19:49et là ça dit aussi quelque chose
01:19:51Julien
01:19:51ça veut dire que
01:19:53c'est un rendez-vous régional
01:19:54qui s'annonce
01:19:55parce que ce sont à la fois
01:19:56des attaques directes
01:19:57entre Américains et Iraniens
01:19:58mais quand les Iraniens ripostent
01:20:00ils essayent d'impliquer
01:20:01et c'est là tout le côté malin évidemment
01:20:03ils essayent d'impliquer
01:20:04les autres pays de la région
01:20:05qui ont tout
01:20:06sauf intérêt
01:20:06à être visés
01:20:07Général Paloméros
01:20:08le président iranien aujourd'hui
01:20:09il va rencontrer Xi Jinping
01:20:11et Vladimir Poutine
01:20:12est-ce qu'avec des soutiens pareils
01:20:14il affirme que
01:20:15l'Iran est prête à tenir longtemps
01:20:17et qu'elle sera soutenue
01:20:18par des puissances
01:20:19qui rivalisent avec les Etats-Unis
01:20:22Bien sûr
01:20:23c'est un message très fort
01:20:24ce clan du mal
01:20:27en tout cas vu de notre place
01:20:29bien sûr
01:20:30ils s'alimentent les uns les autres
01:20:32on voit bien que l'Iran
01:20:33continue à fournir des drones
01:20:35même si les Russes
01:20:36sont devenus très autonomes
01:20:37en la matière
01:20:37et puis la clé
01:20:39c'est la Chine
01:20:39sans la Chine
01:20:41il n'y aurait pas
01:20:41de re-complètement
01:20:43de stock quelconque
01:20:46de microprocesseurs
01:20:46et autres
01:20:47qui pourraient alimenter
01:20:49en particulier
01:20:50l'arsenal
01:20:52balistique
01:20:52pardon
01:20:53iranien
01:20:54donc
01:20:55tant que cet arsenal
01:20:56c'est vraiment la clé
01:20:58c'est
01:20:58c'est à dire
01:20:59et on le voit
01:20:59à tout moment
01:21:00les Iraniens
01:21:02n'hésitent pas
01:21:03l'ombre d'un instant
01:21:04et
01:21:05font peser cette pression
01:21:06comme c'était dit
01:21:07un instant
01:21:07sur les pays des côtes
01:21:09donc
01:21:09rien n'est réglé
01:21:10il ne faut pas
01:21:11c'est pas l'été
01:21:12passer là-dessus
01:21:13mais
01:21:14l'impact
01:21:15en tout cas
01:21:15de cette fermeture
01:21:17ou de cette
01:21:176 mini ouverture
01:21:18de 3 dormoses
01:21:20il faut être clair
01:21:21il va continuer
01:21:22à se faire sentir
01:21:23dans les économies
01:21:24et sans doute
01:21:25un peu plus
01:21:25avec l'hiver
01:21:26qui arrive
01:21:27même s'il y a eu
01:21:28Patrick vous le rappeliez
01:21:29ce week-end
01:21:29cet accord
01:21:30signé avec
01:21:31le Venezuela
01:21:32il y a un lien
01:21:33à faire
01:21:33entre ces deux événements
01:21:34ou pas
01:21:35sur le besoin
01:21:36d'alimentation
01:21:36en pétrole
01:21:37les Etats-Unis
01:21:37alors le besoin
01:21:38de toute façon
01:21:39il reste extrêmement
01:21:40prégnant
01:21:41on le voit
01:21:42même s'il faut bien
01:21:43le rappeler
01:21:44pour être totalement
01:21:44transparent
01:21:45parce qu'on peut
01:21:45vous sortir
01:21:46des chiffres
01:21:47du prix à la pompe
01:21:48en Californie
01:21:48c'est quasiment
01:21:49à 10 dollars
01:21:49mais ce sont des prix
01:21:51qui sont en partie
01:21:52fixés aussi
01:21:52par les Etats
01:21:53la Californie
01:21:53veut passer
01:21:54au tout électrique
01:21:54donc c'est normal
01:21:55que ce soit
01:21:56très très cher
01:21:56mais le prix du galon
01:21:58reste quand même
01:21:58extrêmement élevé
01:21:59donc il faut trouver
01:22:00des bouchées
01:22:01et puis on revient
01:22:03toujours à ce
01:22:04sparadrap sur le doigt
01:22:06du capitaine
01:22:08Addoctrum
01:22:08qui est comment
01:22:09sortir de cette guerre
01:22:10je le rappelle
01:22:11mais même s'il n'y a eu
01:22:13que quelques missiles
01:22:13qui ont été envoyés
01:22:14ce sont des centaines
01:22:15de millions de dollars
01:22:16qui sont toujours dépensés
01:22:17il y a toujours
01:22:18un dispositif américain
01:22:20extrêmement fort
01:22:22on suit
01:22:22ça c'est passé
01:22:23totalement sous les radars
01:22:24mais l'USS Lincoln
01:22:25a fini par quitter
01:22:27la zone du Moyen-Orient
01:22:28là c'est encore
01:22:30une décision incroyable
01:22:31du Pentagone
01:22:32250 jours de mer
01:22:34moyenne d'âge
01:22:3522-23 ans
01:22:36première escale
01:22:37après 250 jours de mer
01:22:38sans alcool
01:22:39sans interaction
01:22:40la Thaïlande
01:22:41dans 2-3 jours
01:22:43c'est fou
01:22:43ils viennent de passer
01:22:44ce matin le détroit
01:22:45de Malacca
01:22:45et l'USS Lincoln
01:22:46est remplacé par l'USS
01:22:48George Washington
01:22:49mais on en est là
01:22:49il y a un énorme
01:22:51problème RH à gérer
01:22:52un problème de matériel
01:22:53aussi
01:22:54et ça
01:22:55ça va rester compliqué
01:22:56il ne sait pas
01:22:57comment s'en sortir
01:22:57et je vous promets
01:22:59qu'on va regarder
01:22:59de très près
01:23:00cet escalant
01:23:01en Thaïlande
01:23:01ça risque d'être
01:23:02assez compliqué
01:23:03oui ça risque
01:23:03d'être effectivement
01:23:04un petit peu rock'n'roll
01:23:05il y a aussi
01:23:07un objectif
01:23:09politique
01:23:10enfin un objectif
01:23:11une échéance
01:23:12plutôt politique
01:23:13c'est le terme
01:23:13que je cherchais
01:23:13avec ces fameux
01:23:14mi-termes qui se rapprochent
01:23:16Bertrand Gallichet
01:23:16on peut imaginer
01:23:17que Donald Trump
01:23:18veut montrer que
01:23:19c'est lui qui continue
01:23:20à tirer les ficelles
01:23:21même si on explique
01:23:22sur son plateau
01:23:22que ce n'est pas du tout
01:23:22le cas
01:23:23oui et puis
01:23:24je crois que Trump
01:23:25qui est quand même
01:23:27en son fort intérieur
01:23:29on peut l'imaginer
01:23:30quand même
01:23:31un restant de réalisme
01:23:32et de concret
01:23:33comprend bien
01:23:34que c'est trop tard
01:23:35pour inverser la situation
01:23:37donc les mi-termes
01:23:38ça n'est plus véritablement
01:23:39sans doute son objectif
01:23:40son objectif
01:23:41c'est de rester
01:23:43dans l'histoire
01:23:43et donc il veut
01:23:44à terme
01:23:46conclure positivement
01:23:46cette affaire iranienne
01:23:48ou la faire oublier
01:23:49en tout cas
01:23:49en sortir par le haut
01:23:51autant que possible
01:23:52mais vous savez
01:23:53il y a une circonstance
01:23:54qui est très intéressante
01:23:55en ce moment
01:23:55on évoquait
01:23:56la rencontre
01:23:57qui va avoir lieu
01:23:58ou qui a commencé
01:23:59d'ailleurs
01:24:00au Kyrgyzstan
01:24:01celle de l'organisation
01:24:02de la coopération
01:24:03de Shanghai
01:24:04vous avez l'Iran
01:24:05la Russie
01:24:05la Chine
01:24:06le Pakistan
01:24:06notamment
01:24:07et en même temps
01:24:09ou quasiment en même temps
01:24:10la réunion des ministres
01:24:11des finances
01:24:12du G20
01:24:13en Caroline du Nord
01:24:14où là
01:24:14Scott Besant
01:24:15va dire
01:24:16qu'il faut arrêter
01:24:18tout commerce
01:24:19avec l'Iran
01:24:20sous peine de sanctions
01:24:22très graves
01:24:22d'ailleurs
01:24:22les Etats-Unis
01:24:24ont commencé
01:24:25ce week-end
01:24:25à sanctionner
01:24:26une banque égyptienne
01:24:29dont la filiale
01:24:30aux Émirats Arabes Unis
01:24:31continuait
01:24:32à entretenir
01:24:33des relations
01:24:34commerciales
01:24:35avec l'Iran
01:24:35mais est-ce qu'on peut
01:24:36de la part des Etats-Unis
01:24:38se fâcher avec tout le monde
01:24:39ça paraît très compliqué
01:24:40donc ça
01:24:41c'est dans l'équation
01:24:42de Trump
01:24:43quelque chose
01:24:43qui est extrêmement prégnant
01:24:45et je crois
01:24:46qu'il ne peut pas
01:24:47s'en sortir
01:24:47comme ça
01:24:48autre chose
01:24:49qui me paraît intéressant
01:24:50dans les événements
01:24:51de ces dernières heures
01:24:52c'est la réaction
01:24:54des Etats-Unis
01:24:54ils se justifient
01:24:56de leur attaque
01:24:56sur l'île de l'Arak
01:24:57en disant
01:24:58on a été obligé
01:24:59de le faire
01:25:00parce que les Iraniens
01:25:01lançaient
01:25:02des mines navales
01:25:03et donc
01:25:04c'est pas tellement
01:25:05dans l'escalade
01:25:05c'est plutôt
01:25:06dans l'escarmouche
01:25:07la riposte
01:25:07et on voit bien
01:25:08qu'ils n'ont
01:25:09sans doute
01:25:10ni la volonté
01:25:10ni les moyens
01:25:11de reprendre
01:25:12des opérations militaires
01:25:14importantes
01:25:14et on verra
01:25:15si la nuit prochaine
01:25:16les opérations militaires
01:25:17reprennent ou pas
01:25:18parce que c'est souvent
01:25:19par série
01:25:19ces opérations
01:25:20sur plusieurs nuits
01:25:21donc on va surveiller
01:25:21l'évolution évidemment
01:25:23de très près
01:25:23merci à tous
01:25:24et merci au général
01:25:25Paul Homero
01:25:25qui était avec nous
01:25:26en direct
01:25:26dans un instant
01:25:27c'est Christophe Delay
01:25:28et Roselyne de Bois
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