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Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:11Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct pour une nouvelle semaine d'infos et de débats avec un programme chargé
00:00:18toute la semaine.
00:00:19Mais également aujourd'hui, toujours autour de cette actualité qui est liée au carburant.
00:00:24Vous avez peut-être du mal à en trouver d'ailleurs ce matin. Et bien c'est normal, figurez-vous,
00:00:27parce que le nombre de stations-service qui est à sec est en train de monter.
00:00:31C'est l'un des chiffres du jour. On est à 15% en moyenne de stations-service à qui
00:00:35il manque au moins un carburant avec des régions plus ou moins touchées.
00:00:40Vous voyez ici la carte des régions les plus concernées dans les pays de la Loire ou du côté du
00:00:46Grand Est.
00:00:47Il y a une station sur cinq qui est touchée. On va aller en Alsace pour rejoindre Kevin Durand. Vous
00:00:53le constatez, vous, Kevin, sur place.
00:00:58Oui, effectivement, il ne faut pas chercher vraiment très longtemps ici pour trouver une station à sec, surtout après le
00:01:03week-end.
00:01:03Regardez celle-ci. Nous sommes au centre-ville de Colmar et vous le voyez, il n'y a plus de
00:01:07100 plombs 95, plus de 100 plombs 98, plus de diesel.
00:01:10Il ne reste que du GPL ici sur cette station. Et vous le voyez, la station est un petit peu
00:01:15désertée.
00:01:16Il y a quelques personnes qui viennent spontanément avant de se rendre compte que la plupart des pistolets sont condamnés.
00:01:22Et la gérante ne sait absolument pas quand elle sera livrée. Il y avait encore du diesel ici il y
00:01:26a deux heures. Il n'y en a déjà plus.
00:01:28Alors cette scène, on peut évidemment la voir ailleurs en France, mais plus particulièrement ici dans le Haut-Rhin, qui
00:01:33est le département le plus touché,
00:01:34avec une station sur quatre en difficulté, c'est-à-dire où il manque au moins un carburant.
00:01:39Alors ça s'explique tout simplement parce qu'ici en Alsace, le carburant arrive par les raffineries du nord de
00:01:45l'Allemagne, normalement par bateau sur le Rhin.
00:01:47Sauf que depuis les différents épisodes de sécheresse de cet été, le niveau du Rhin est trop bas.
00:01:52Ce sont donc des dizaines, des centaines de camions-citernes qui effectuent des rotations tout au long de la semaine
00:01:58jusqu'ici.
00:01:59Sauf que ces rotations prennent beaucoup plus de temps, d'autant que les camions ne sont évidemment pas aussi capacitaires
00:02:04que ces grandes barges qui ne peuvent plus parcourir le Rhin.
00:02:07Et malheureusement, avec les prix du carburant qui restent à la hausse, qui restent assez hauts,
00:02:13et l'absence de pluie encore ici dans la région jusqu'à la fin de la semaine, cela ne suffira
00:02:18pas pour raviver le Rhin.
00:02:19Et la situation ne va pas s'améliorer dans les tout prochains jours ici en Alsace.
00:02:24Merci beaucoup Kevin.
00:02:26Gaëtan, on voit qu'il y a évidemment les problèmes d'approvisionnement de chez Total à cause de la ruée
00:02:32pour le prix.
00:02:34Mais ce que vient de nous expliquer Kevin, c'est qu'il y a d'autres éléments qui viennent s
00:02:37'ajouter, qui sont plus conjoncturels.
00:02:39Oui, tout à fait. Mais la situation en Alsace, elle est vraiment particulière.
00:02:44Parce qu'effectivement, c'est dû à la canicule et à la faiblesse du niveau du Rhin,
00:02:49qui empêche effectivement l'approvisionnement de ces stations-service qui, d'habitude, sont approvisionnées
00:02:56grâce aux barges qui circulent sur le Rhin.
00:02:59Donc c'est vraiment une situation très particulière.
00:03:01Mais encore une fois, il est important de préciser qu'il n'y a pas de pénurie de carburant.
00:03:06On est bien sur des problèmes d'approvisionnement.
00:03:07Et il n'y en aura pas ?
00:03:08Pour le moment, en tout cas, non.
00:03:11Dans la mesure où on voit bien aussi que la situation est en train d'un peu évoluer dans le
00:03:15détroit d'Ormouz.
00:03:16On a d'ailleurs un baril de pétrole qui est en baisse.
00:03:21On est passé de 110 dollars la semaine dernière à 101 dollars ce matin.
00:03:25Donc on voit que les marchés estiment qu'il pourrait y avoir un déblocage.
00:03:30Par ailleurs, la structure saoudienne pourrait...
00:03:32Ah oui, vous êtes optimiste, vous.
00:03:33On est en phase d'atterrissage.
00:03:35Ça fait du bien d'entendre, Gaïta.
00:03:36Ah bah oui.
00:03:37En tout cas, oui.
00:03:38Mais effectivement, quand on regarde aujourd'hui la situation des stations-service en France,
00:03:43il y a effectivement un souci d'approvisionnement qui est lié au fait que le week-end,
00:03:48les stations ne sont pas approvisionnées, que les automobiles sont très angoissées
00:03:53et donc se ruent vers les stations-service, notamment celles de Total Energy où les carburants sont plafonnés.
00:03:59On n'attend plus d'avoir finalement un réservoir vide pour remettre du carburant
00:04:04parce qu'on a peur que demain les prix soient encore plus élevés.
00:04:08Donc on a tendance à finalement surconsommer, ce qui n'est pas le cas quand on a des prix du
00:04:14carburant qui baissent
00:04:15parce qu'on a tendance à attendre le lendemain que le prix soit encore plus bas.
00:04:20Donc il faut vraiment rassurer nos téléspectateurs sur ce point, c'est essentiel.
00:04:24Pour le moment, il n'y a aucun problème de pénurie.
00:04:28C'est encore une fois des approvisionnements qui sont plus longs, plus difficiles,
00:04:32mais pas de soucis encore une fois sur l'offre en elle-même.
00:04:38Il y a clairement moins de monde sur les routes aussi.
00:04:40Les chiffres le disent.
00:04:42Moi, je l'ai constaté hier, j'étais sur l'autoroute, ça n'a jamais aussi bien roulé pour un
00:04:46dimanche soir.
00:04:46C'est du ressenti personnel, mais ça m'a frappé.
00:04:49Mais Guillaume Daré, dans ce contexte, il y a évidemment une demande d'action politique.
00:04:54Et aujourd'hui, Matignon, normalement, devrait donner des réponses.
00:04:58Deux réunions aujourd'hui, effectivement, du côté de Matignon.
00:05:00Une réunion sur la question des aides.
00:05:02Ce matin, on le disait, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé
00:05:07que l'aide aux grands rouleurs, son augmentation, était effectivement étudiée et qu'elle était sur la table.
00:05:12L'autre question, c'est une question plus stratégique.
00:05:14Ce qui était intéressant en échangeant avec les proches du Premier ministre ce week-end,
00:05:18c'est qu'on voit que, clairement, ils s'engagent désormais sur une crise de long terme.
00:05:21On n'est plus sur une crise de court ou de moyen terme.
00:05:24Ils disent qu'il faut qu'on travaille à un dispositif qui couvre finalement tout l'hiver.
00:05:28En clair, on ne va pas revenir tous les mois vers les professionnels du secteur,
00:05:31vers les particuliers, vers les médias pour expliquer ce qu'on fait.
00:05:33On sait que ça ne va pas se résoudre en quelques jours ou en quelques semaines.
00:05:36Donc, il y a une volonté de construire quelque chose sur tout l'hiver,
00:05:39avec, évidemment, une contrainte budgétaire extrêmement forte.
00:05:42Cette équation qui est quasi impossible, avec à la fois comment on donne davantage d'aide
00:05:47à certains particuliers, à certains professionnels, comment on tient le budget.
00:05:50Vous vous rappelez qu'en fin de semaine, le Premier ministre a dit
00:05:52qu'il faudra un effort budgétaire de 54 milliards d'euros.
00:05:55Ça veut dire quoi ?
00:05:56Ça veut dire que si on donne un peu plus d'argent à certains,
00:05:58tout en essayant de faire des économies, ça veut dire qu'il faudra bien le trouver ailleurs.
00:06:02Alors, à quoi peuvent ressembler ces nouvelles aides ?
00:06:04On va se le demander et on va vous donner ici les réactions politiques.
00:06:07Mais d'abord, on va voir ce que font nos voisins, parce qu'il y a des pays qui ont
00:06:10quand même réussi
00:06:10à faire baisser le prix du carburant.
00:06:13Et c'est vous qui nous le montrez, Elisa Tramin.
00:06:15Vous avez comparé les prix entre les différents pays et comment on a fait pour y arriver ?
00:06:19Alors, avant toute chose, je vais préciser qu'on va s'appuyer sur un condensé des prix affichés
00:06:25dans différents pays aujourd'hui, parce que le comparatif officiel de l'Europe date du 14 septembre dernier.
00:06:31Et bien sûr, en une semaine, les prix ont fortement varié.
00:06:35Alors, cette précision donnée, voilà ce que ça donne pour l'essence.
00:06:39Le 100 plomb 95, moins de 2 euros le litre en Espagne.
00:06:43On en rêverait presque quand en France, le prix moyen du litre d'essence est à 2,17 euros.
00:06:50Il est légèrement moins cher chez nos voisins italiens.
00:06:53En revanche, vous le voyez, l'Allemagne et le Danemark paient le prix fort, 2,30 euros par exemple, en
00:06:59Allemagne.
00:07:00On va regarder maintenant pour le gazole. L'Espagne, toujours 40 centimes moins cher que la France.
00:07:07L'Allemagne, où le gazole est quasiment 10 centimes plus cher qu'en France.
00:07:11Et puis le Danemark, une fois de plus, au plus haut, 2,48 euros le litre de gazole en ce
00:07:16moment.
00:07:16Alors, on voit que la France se situe à peu près au milieu, mais il y en a quand même
00:07:19qui font mieux.
00:07:20Pourquoi l'Espagne et l'Italie vendent-elles le carburant moins cher que nous ?
00:07:23Grâce à des aides, l'Espagne a mis en place un plan de 5 milliards d'euros avec une baisse
00:07:27temporaire de la TVA sur les carburants.
00:07:29Ça, c'était au début de l'été. Et puis, elle s'est adaptée avec une clause de sauvegarde.
00:07:35Aujourd'hui, si le carburant augmente de plus de 10% sur un an, les taxes baissent automatiquement de 20
00:07:42centimes par litre de gazole.
00:07:44À cela, vous ajoutez une aide de 5 centimes sur l'essence.
00:07:47L'Italie, de son côté, aide le diesel 17 centimes par litre au mois de septembre.
00:07:53C'est une aide qui lui coûte cher. Alors, elle réfléchit à autre chose.
00:07:57Elle voudra adapter sa fiscalité en supprimant, par exemple, en 2027, le bolo auto.
00:08:03C'est l'équivalent de notre ancienne vignette automobile.
00:08:06Et puis, je vais vous parler de l'Allemagne aussi parce que, certes, les tarifs sont plus élevés qu'en
00:08:12France.
00:08:12Mais vendredi, le gouvernement a annoncé une nouvelle baisse des taxes à partir du 1er octobre et pour 3 mois.
00:08:19Eh bien, 17 centimes d'euros de moins par litre de diesel et d'essence.
00:08:25Et l'Allemagne réfléchit même à bloquer les prix à partir de janvier.
00:08:29Et la question qu'on se pose, évidemment, en vous écoutant, merci beaucoup Elisa, c'est pourquoi ne pas faire
00:08:32pareil ?
00:08:33Sylvain Maillard, je me tourne vers vous. Pourquoi ne pas imiter l'exemple espagnol ou même l'exemple allemand qui
00:08:37a fini par s'y résoudre ce week-end ?
00:08:39Là, quand on regardait les différents comparatifs, on s'est percevus que la France est quand même dans la fourchette
00:08:48moyenne.
00:08:49D'abord, pourquoi ? Parce qu'on a aussi, et il faut le saluer, j'entendais la France insoumise taper
00:08:55une fois de plus sur Total.
00:08:56En attendant, Total fait quand même des efforts importants. Il y a un baril à 1 litre à 1,99.
00:09:04Vous avez parlé hier sur l'autoroute, ce qu'on a pu voir, c'est qu'il y avait peut
00:09:09-être moins de monde sur l'autoroute.
00:09:10En tout cas, sur les stations Total Énergie, c'était 10, 15, 20 voitures qui attendaient derrière chaque pompe.
00:09:17Et donc, on voit bien, et ce qui explique aussi...
00:09:19La flampe va jusqu'à l'air, la voie de décélération sur l'autoroute.
00:09:23Ce qui explique sûrement aussi une partie des ruptures de ce matin, c'est qu'à un moment, les pompes
00:09:29sont vides parce qu'elles sont totalement utilisées en permanence.
00:09:32Nous, ce qu'on dit, c'est très simple, c'est qu'il faut faire attention à l'argent public.
00:09:35Nous n'avons pas les moyens de baisser massivement les taxes.
00:09:40Et donc, il faut les cibler vers les gens qui en ont le plus besoin.
00:09:43Les gros rouleurs, certains métiers, on en a parlé des pêcheurs, mais faire en sorte d'accompagner...
00:09:49Est-ce qu'il faut le faire différemment ? Parce que les pêcheurs, ils disent qu'on a les aides
00:09:53trois mois plus tard, et même souvent, on ne les réclame pas.
00:09:54Sûrement, mais des gens comme vous et moi n'ont pas besoin d'avoir une aide sur le pétrole à
00:09:59l'heure actuelle.
00:09:59Donc, il faut cibler vers ceux qui en ont besoin.
00:10:01Et donc, on est responsable, on doit être responsable.
00:10:04Je crois que ce qui est très important, et vous l'avez dit, c'est d'apporter une aide concrète.
00:10:08Il faut que ce soit payé plus vite, ça c'est vrai.
00:10:10Parce que ça va durer dans le temps.
00:10:12Il faut que les gens, tout simplement, aient les moyens à la fin du mois de payer leur pétrole.
00:10:18Évidemment, il faut accélérer les dispositifs.
00:10:20Léon Desfontaines, est-ce que pour vous et pour le Parti communiste, vous dites non, il faut aider tout le
00:10:24monde ?
00:10:24Mais évidemment, parce qu'en fait, le problème des aides ciblées, c'est que systématiquement, il y a des trous
00:10:28dans la raquette.
00:10:29Et d'ailleurs, on le voit, s'il y a une réunion d'urgence aujourd'hui à Matignon, c'est
00:10:32parce qu'ils estiment qu'il y a des trous dans la raquette
00:10:33et qu'il faudra peut-être aider davantage certains professionnels.
00:10:36La réalité, c'est qu'aujourd'hui, celles et ceux qui prennent leur voiture, au vu des prix, c'est
00:10:40celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture.
00:10:42Donc il y a urgence à faire finalement ce qu'a fait l'Espagne, à titre de comparaison.
00:10:46Il faudrait d'ailleurs pouvoir avoir des prix de litres qui s'alignent sur les prix espagnols en baissant les
00:10:50taxes.
00:10:50L'essence est aujourd'hui, le diesel, le gazole et tous les litres d'essence sont aujourd'hui des produits
00:10:56de première nécessité.
00:10:57Nous, ce qu'on demande, c'est de baisser les taxes de 20 à 5,5 en mesure d'urgence
00:11:01pour baisser tout de suite le prix du litre d'essence.
00:11:04Et dans un deuxième temps...
00:11:05Ce qui coûte une quinzaine de milliards.
00:11:06Oui.
00:11:07Ce qui coûte une quinzaine de milliards, mais sauf que c'est aujourd'hui indispensable.
00:11:10De toute façon, c'est simple.
00:11:10On va être en récession, nous sommes à l'aube d'une des plus grandes crises énergétiques qui est connue
00:11:14de notre pays.
00:11:15Si nous n'agissons pas maintenant pour permettre notamment à ce que les travailleurs puissent se rendre sur leur lieu
00:11:20de travail,
00:11:21puissent tout simplement travailler lorsque c'est leur outil de travail,
00:11:23eh bien nous sommes au bord d'une des plus grandes récessions qu'on va connaître.
00:11:26Donc il faut dès maintenant mettre en place une baisse de la TVA et après il faut s'attaquer aux
00:11:30problèmes de taille.
00:11:32La question de la guerre, je veux dire, c'est aujourd'hui l'éléphant au milieu de la pièce.
00:11:35Évidemment, si le prix du pétrole, le prix du baril explose, c'est lié aux conflits internationaux que nous connaissons
00:11:40sur le continent européen avec l'Ukraine
00:11:41et bien sûr avec le détroit d'Hormuz et Donald Trump au Moyen-Orient.
00:11:46Que fait la France aujourd'hui pour permettre d'apaiser la situation ?
00:11:49Que fait la France pour trouver une voie diplomatique ?
00:11:51Parce que si on ne s'attaque pas à cela, alors on risque, et d'ailleurs les professionnels le disent,
00:11:54potentiellement d'avoir 3 euros, 4 euros le litre et alors là ça sera profondément insupportable.
00:11:58Que fait la France ? Il se trouve qu'aujourd'hui même Emmanuel Macron va rencontrer Donald Trump à l
00:12:02'Assemblée Générale des Nations Unies.
00:12:03On ira tout à l'heure à New York pour vous dire exactement comment ça va se passer.
00:12:07On vous a montré les stations qui étaient à sec, celles qui ne le sont pas,
00:12:11sont par voie de conséquence prises d'assaut par ceux dont vous nous parliez Gaétane
00:12:15qui veulent absolument que le réservoir soit toujours plein au cas où.
00:12:18Romain Etuin, vous le constatez, vous, vous êtes à côté de Lyon.
00:12:24Oui, on est à côté de Lyon et vous le voyez, cette barre symbolique de 2,50 euros qui s
00:12:29'approche très dangereusement ici.
00:12:30On est à 2,46 euros le litre de gasoil.
00:12:33On va tout de suite rejoindre Pascal.
00:12:35Pascal, vous êtes retraité.
00:12:37Vous dépensez 400 euros d'essence tous les mois.
00:12:39C'est ça, mais j'ai deux voitures et on s'occupe des petits-enfants, mais c'est du vol.
00:12:48Est-ce que c'est encore tenable aujourd'hui ?
00:12:49Non, non, non.
00:12:50De toute façon, un jour, ils vont se faire braquer.
00:12:53Et les gens vont braquer des stations.
00:12:57Aujourd'hui, vous venez ici, parce que vous le disiez, parfois, les stations totales, où évidemment les prix sont plafonnés,
00:13:02sont prises d'assaut.
00:13:03Il faut parfois attendre 30 minutes, c'est ça ?
00:13:05C'est ça, c'est ça.
00:13:06Mais il y a quand même un écart de 15, 20 euros chaque fois.
00:13:09Donc des fois, 15 minutes, ça vaut le coup d'attendre.
00:13:1220 minutes, une heure.
00:13:14Est-ce qu'il n'y a pas un peu de lassitude aujourd'hui ?
00:13:16Si, bien sûr.
00:13:20Après, on sait pourquoi c'est.
00:13:23Ils veulent nous faire acheter une voiture électrique, mais ils n'ont pas regardé le prix de la voiture électrique.
00:13:28Ce n'est pas à la portée de tout le monde.
00:13:30Mais comme je vous disais tout à l'heure, dans des immeubles, on fait quoi ?
00:13:33On met des enrouleurs aux fenêtres ?
00:13:34On est en Inde.
00:13:37Merci beaucoup, Pascal.
00:13:38Donc vous le voyez, comme Pascal, malheureusement, ils sont nombreux à devoir subir cette crise qui n'en finit plus
00:13:44ici.
00:13:44Le gasoil a pris 30 centimes en moins de trois semaines.
00:13:48Imaginez un peu ces prix qui deviennent très, très élevés pour les Français.
00:13:51Si, mais si, ça va s'arranger, c'est ce que nous a dit Gaëtan ce matin.
00:13:56Gaëtan, sur ce qu'on disait sur les aides, les autres pays, ils ont fait des efforts que nous, on
00:14:02n'a pas fait.
00:14:02Ils ont davantage de marge de manœuvre, c'est aussi simple que ça ?
00:14:04Bien évidemment.
00:14:06Il faut juste regarder le déficit des pays concernés.
00:14:09Vous parliez tout à l'heure de l'Espagne et de l'Italie.
00:14:12L'Espagne et l'Italie, aujourd'hui, ont un déficit public sous les 3%.
00:14:17Aujourd'hui, nous, on a un déficit public qui va dépasser les 5% en 2026.
00:14:23Donc on n'a pas les mêmes marges budgétaires.
00:14:25Et encore une fois, baisser les taxes comme vous le proposez, ça a un coût.
00:14:30Vous le disiez, 5 milliards d'euros si on veut passer de 20 à 5,5%.
00:14:37Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut tout simplement trouver cet argent.
00:14:42Où trouve-t-on cet argent ?
00:14:44Cet argent n'existe pas.
00:14:46Est-ce qu'on déshabille Pierre pour habiller Paul ?
00:14:49Ce sont des choix politiques que le gouvernement peut être amené à faire.
00:14:54Mais encore une fois, aujourd'hui, si on décide de baisser la TVA,
00:14:57si on décide de supprimer les C2E, si on décide de plafonner les carburants,
00:15:03ça ne sera pas sans conséquences.
00:15:05Mais ce qu'on dit du côté des défenseurs de ces mesures,
00:15:07c'est que si on ne le fait pas, ça ira encore plus mal sur le plan économique,
00:15:12sur le plan social.
00:15:14Est-ce qu'on est dans une poudrière sur le plan social, Sylvain Maillard ?
00:15:17C'est un moment évidemment difficile,
00:15:19où il faut trouver un équilibre entre ce que nous pouvons faire financièrement
00:15:23et d'accompagner un risque très fort qui risque de durer avec une pénurie,
00:15:30en tout cas un approvisionnement beaucoup plus compliqué, plus cher,
00:15:33donc sur, entre autres, le gazole.
00:15:35Quand on voit le prix du gazole et de ce qu'il coûtait il y a encore un an,
00:15:38on voit bien qu'il y a aussi un problème de raffinage.
00:15:42Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut trouver la voie raisonnable.
00:15:46Et dire aussi, j'en profite parce qu'on parlait du travail,
00:15:49il y a aussi parfois des entreprises qui peuvent aider aussi leurs salariés
00:15:52quand ça coûte plus cher.
00:15:53On a toujours le réflexe d'aller vers l'État,
00:15:55en disant que c'est toujours l'État de paie.
00:15:56Quand l'État paye, c'est nos impôts qui payent, ou de la dette,
00:16:00il n'y a pas de miracle.
00:16:01Il y a aussi, à un moment, certaines entreprises peuvent peut-être aider aussi leurs salariés
00:16:06pour accompagner.
00:16:10Les frais kilométriques n'ont pas évolué ou n'évoluent pas par rapport au prix.
00:16:15Ce n'est pas tout à fait logique.
00:16:17Et donc, à un moment, il y a aussi un accompagnement à faire.
00:16:19On peut aussi augmenter les salaires dans ces cas-là.
00:16:21– Mais moi, je suis favorable pour qu'on baisse les charges sociales.
00:16:24C'est un autre débat, on reviendra ici pour le faire.
00:16:27Oui, les salaires ne sont pas assez forts en France.
00:16:28Je le dis très clairement.
00:16:30Oui, les salaires ne sont pas assez forts en France.
00:16:31Et d'ailleurs, vous comparez à l'Espagne et l'Italie,
00:16:34sachez que dans ces deux pays, les salaires moyens sont inférieurs aux salaires français.
00:16:37Les retraites dans ces deux pays, les retraites moyennes
00:16:40sont évidemment inférieures à ce qu'on a en France.
00:16:42– Oui, mais il faut parler en pouvoir d'achat de toute façon
00:16:44parce que la réalité de chaque pays européen est assez différente en la matière.
00:16:48En revanche, ce qui est assez frappant dans l'interview
00:16:50de Pascal que vous avez intervenu devant cette station essence proche de Lyon,
00:16:54c'est que finalement, l'essence, le prix de l'essence
00:16:56est souvent la face émergée de l'iceberg.
00:16:59Il a évoqué la question du logement.
00:17:00En cinq ans, sur ces cinq dernières années,
00:17:02les charges et les loyers ont augmenté de 20%.
00:17:04Quelle est la réaction du gouvernement ?
00:17:06S'attaquer aux appels, s'attaquer aux aides.
00:17:08La réalité, c'est que le gouvernement fait tout ce qu'il ne doit pas faire,
00:17:11tout ce qu'il ne faudrait pas faire dans la matière.
00:17:13C'est que dans l'annonce du gouvernement,
00:17:14M. Lecornu a dit, dans les 54 milliards,
00:17:16les aides qui vont être attaquées, notamment,
00:17:18ce seront la question des appels.
00:17:23Le ministre du Logement lui-même a dit
00:17:25qu'il saurait, à minima, geler sur les appels.
00:17:27Ce n'est pas attaqué.
00:17:28Bien sûr que si, dans un contexte où il y a une inflation,
00:17:30ça veut dire s'attaquer aux appels.
00:17:33Sauf que dans un contexte où le prix du gaz,
00:17:35le prix de l'électricité, risque d'exploser,
00:17:37on en est à la troisième augmentation du prix du gaz
00:17:39depuis le début de l'année,
00:17:41s'attaquer aux appels, ne serait-ce que les geler,
00:17:43en réalité, c'est s'attaquer au pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
00:17:45Nous sommes, encore une fois, au bord d'une crise énergétique.
00:17:47Sans précédent, s'attaquer au pouvoir d'achat des Françaises et des Français,
00:17:50comme le propose le gouvernement,
00:17:52et tout simplement, suicidaires.
00:17:53D'un point de vue social, évidemment,
00:17:55nous sommes sur une poudrière et on le voit,
00:17:56mais même d'un point de vue économique.
00:17:58Nous sommes au bord de la récession.
00:17:59Vous parliez du taux de déficit de la France,
00:18:01mais le taux de déficit de la France va exploser
00:18:02si nous ne sommes pas en capacité de relancer la machine
00:18:04et si on s'attaque au travail.
00:18:05Quand on parle de la crise sociale,
00:18:07c'est vrai qu'il y a déjà des colères qui apparaissent
00:18:10depuis la semaine dernière.
00:18:11Ce sont les pêcheurs qui manifestent et qui bloquent des ports.
00:18:15Il y a un blocage en cours du côté de Cannes
00:18:17et il y a à 7 la ministre de la Mer
00:18:19qui est à la rencontre des pêcheurs.
00:18:21Laura Combo, vous la suivez, cette visite.
00:18:23Comment ça se passe ?
00:18:26Cette visite a démarré il y a environ une demi-heure
00:18:29avec une prise de parole de la ministre Catherine Chabot
00:18:32devant la criée de Sète.
00:18:34Vous voyez la ministre qui a affirmé
00:18:36que les échanges de la semaine dernière
00:18:38avaient déjà bien commencé.
00:18:40Mais cette visite aujourd'hui va permettre
00:18:42d'approfondir le travail car on sait que les pêcheurs
00:18:45ont toujours beaucoup de revendications.
00:18:47La première est évidemment liée au prix des carburants.
00:18:50Ils disent que la ministre a partiellement entendu
00:18:52la demande en disant qu'elle allait désormais
00:18:55relier les aides du gouvernement
00:18:57à la hausse des cours du carburant.
00:18:59Mais les pêcheurs, ils attendent toujours beaucoup
00:19:01par rapport notamment à ces normes européennes
00:19:03qu'ils jugent trop restrictives
00:19:05par rapport à ce plan Westmed
00:19:07qui vise à restocker les poissons en Méditerranée,
00:19:10à augmenter ce stock de poissons.
00:19:11Les pêcheurs, eux, ils disent qu'ils ne peuvent pas pêcher suffisamment.
00:19:15Je vous propose d'écouter justement Mathieu Chappelle,
00:19:17l'un des pêcheurs qui doit s'entretenir aujourd'hui
00:19:19avec la ministre.
00:19:20Il y a des problèmes.
00:19:21On va être obligé de les gérer dans l'urgence.
00:19:23Donc ça, je pense, d'une part, le carburant,
00:19:26le paiement des subventions rapides.
00:19:29Aussi, de prendre en compte que les marins
00:19:31ont besoin aussi d'être soutenus.
00:19:33Si on doit repartir,
00:19:35ça repartira, mais avec un peu plus d'intensité.
00:19:38Vous avez donc entendu la colère des pêcheurs.
00:19:41Ils se disent prêts à rester mobilisés
00:19:43et même à approfondir leur mouvement
00:19:45si la ministre ne fait pas des annonces fortes
00:19:47en fin d'après-midi.
00:19:49On écoute les Français,
00:19:51on écoute ce qu'ils ont à dire sur cette crise,
00:19:54comment ils la vivent, comment ils la traversent.
00:19:55Vous n'hésitez pas à nous envoyer vos témoignages
00:19:57sur le numéro WhatsApp mis en place par BFM TV.
00:20:01Et puis on vous explique également
00:20:02que tout ça est lié à la situation internationale.
00:20:04Emmanuel Macron doit rencontrer Donald Trump
00:20:06dans quelques heures maintenant.
00:20:06Et le sujet sera évidemment sur la table.
00:20:09On se retrouve dans quelques instants.
00:20:10A tout de suite.
00:20:14Double réunion aujourd'hui à Matignon
00:20:16pour étudier les nouvelles aides
00:20:18face à la flambée des prix du carburant.
00:20:22Nous serons sur place à Matignon
00:20:23dans quelques instants
00:20:24parce que la première réunion va commencer
00:20:26dans quelques minutes.
00:20:28D'abord, on regarde l'ensemble de l'actualité
00:20:30de ce début de semaine avec vous,
00:20:32Elisa Tranin.
00:20:33Et donc c'est deux réunions
00:20:34qui vont commencer dans les minutes qui viennent.
00:20:36En effet, Sébastien Lecornu convoque
00:20:38plusieurs de ses ministres
00:20:40et les directeurs d'administration centrale
00:20:42pour évoquer les approvisionnements
00:20:43en pétrole et en gaz.
00:20:45Alors, prolongement de l'aide aux grands rouleurs.
00:20:48Nouvelles aides.
00:20:48Différentes pistes seront étudiées.
00:20:51La ministre de la Pêche,
00:20:53toujours sur ces questions évidemment,
00:20:54de l'explosion des prix du carburant.
00:20:55La ministre de la Pêche
00:20:56fait face à la colère des pêcheurs.
00:20:58Et ça se passe à 7.
00:20:59À 7 ce matin, Catherine Chabot
00:21:00va tenter de renouer le dialogue
00:21:02avec les pêcheurs de Méditerranée
00:21:03après une semaine de mobilisation.
00:21:06Jeudi, déjà,
00:21:07elle s'est engagée à indexer les aides
00:21:09sur l'évolution du cours du gazole.
00:21:11Cette visite intervient
00:21:13au moment d'un blocage du port de Cannes.
00:21:17Retour au calme à Saint-Pierre-des-Corps
00:21:20deux jours après la collision
00:21:21entre une moto, une voiture de police
00:21:23et les émeutes qui s'en étaient suivies.
00:21:24L'accident avait entraîné en effet
00:21:26dans la nuit de samedi à dimanche
00:21:27des affrontements entre émeutiers
00:21:28et forces de l'ordre.
00:21:29Le policier qui conduisait ce soir-là
00:21:31a été placé sous le statut
00:21:33de témoin assisté.
00:21:34Une personne encore est en garde à vue.
00:21:36Laurent Nunez est revenu ce matin
00:21:37sur le contexte de ces émeutes.
00:21:40Un accident entre un véhicule de police
00:21:42et un jeune motorisé.
00:21:43Dans un secteur de Saint-Pierre-des-Corps
00:21:45qui s'appelle la Rabatterie,
00:21:45il y a énormément de rodéos urbains
00:21:47qui créent énormément de désagréments.
00:21:49C'était connu.
00:21:49C'était connu.
00:21:50Et les policiers interviennent régulièrement
00:21:52pour faire cesser ces rodéos urbains.
00:21:53C'est quand même dans ce cadre-là
00:21:54que ça s'est passé.
00:21:55Quand j'entends des parlementaires,
00:21:57notamment hier lors de manifestations,
00:21:58des parlementaires de la France Insoumise
00:21:59parler de choc volontaire,
00:22:01de mise au sol de ce jeune,
00:22:03c'est absolument inacceptable.
00:22:05Dans deux jours, c'est l'automne.
00:22:06Et pourtant, quand on regarde la carte,
00:22:07ça ressemble à l'été.
00:22:09Jusqu'à 34 degrés, vous voyez,
00:22:11attendu au pied des Pyrénées.
00:22:1310 degrés au-dessus des normales de saison.
00:22:15Et puis, le risque incendie
00:22:17qui reste très élevé aujourd'hui.
00:22:18Le Gard, l'Aude et les Pyrénées-Orientales
00:22:21sont en vigilance rouge.
00:22:23La question des carburants.
00:22:25Merci beaucoup, Elisa.
00:22:25Comment faire face à cette flambée
00:22:27direction Matignon, donc Samy Sfaxi.
00:22:29Une double réunion prévue aujourd'hui.
00:22:30La première commence dans quelques minutes.
00:22:32Faut-il s'attendre à des annonces ?
00:22:36Alors, ce que je peux vous dire, Julien,
00:22:37d'abord, c'est que Sébastien Lecornu
00:22:39va d'abord avoir cette lourde tâche
00:22:41de mettre en musique le constat alarmant
00:22:43qui a été fait par le chef de l'État
00:22:45vendredi dernier à l'Élysée.
00:22:46Alors, ça va se dérouler en effet en deux temps.
00:22:48Il y aura une première réunion ce matin
00:22:50dans les prochaines minutes
00:22:51sur la question de l'approvisionnement.
00:22:53Et vous savez que c'est essentiel
00:22:55dans l'évolution des prix du marché.
00:22:57L'Arabie saoudite qui, d'ailleurs,
00:22:59a annoncé ces derniers jours
00:23:00qu'elle suspendait une très large partie
00:23:03des exportations de pétrole
00:23:04vers les raffineries européennes.
00:23:06Ça aura très certainement
00:23:07une conséquence importante
00:23:09sur les tensions autour de ce marché
00:23:10de l'essence.
00:23:11Et puis, un deuxième temps,
00:23:13cette deuxième réunion,
00:23:14ce sera cet après-midi
00:23:15autour de 15h30
00:23:16où, là, on parlera plus précisément
00:23:18des aides concrètes aux Français.
00:23:20On peut d'ores et déjà vous dire
00:23:21que la question de cette fameuse aide,
00:23:23vous savez, l'aide aux grands rouleurs,
00:23:25c'est cette prime de 100 euros
00:23:26qui est distribuée
00:23:28à une certaine partie des Français.
00:23:29cette aide pourrait être soit étendue,
00:23:32soit, bien sûr, élargie
00:23:34à plus de monde.
00:23:35Voilà, en tout cas,
00:23:36ces deux réunions
00:23:37qui ont lieu aujourd'hui.
00:23:38La première commence
00:23:39dans les prochaines minutes.
00:23:40Huit ministres seront aux côtés
00:23:42de Sébastien Lecornu.
00:23:43Ils devraient arriver
00:23:43dans les prochaines minutes.
00:23:45Les grands rouleurs, donc,
00:23:46qui pourraient recevoir
00:23:47un nouveau coup de pouce.
00:23:48On rappelle peut-être,
00:23:49Gaëtan, qui est concerné
00:23:50quand on parle des grands rouleurs ?
00:23:52Les ménages les plus modestes
00:23:54qui n'ont pas d'autre solution
00:23:55que d'utiliser leur voiture
00:23:56pour aller travailler.
00:23:58potentiellement,
00:23:59ce sont 3 millions d'automobilistes
00:24:00qui ont droit
00:24:01à cette aide carburant.
00:24:04On le rappelle,
00:24:05100 euros en une fois.
00:24:07Aide qui est prolongée
00:24:08jusqu'à la fin du mois de décembre.
00:24:10En tout cas,
00:24:11à l'heure actuelle,
00:24:12c'est ce que le gouvernement
00:24:13avait annoncé
00:24:14il y a quelques semaines.
00:24:15À ce jour,
00:24:16il n'y a qu'1,5 million d'automobilistes
00:24:18qui ont fait la demande.
00:24:19Et ce qui ressort,
00:24:20c'est que, finalement,
00:24:22c'est assez compliqué
00:24:23pour l'obtenir.
00:24:25D'autres disent
00:24:26qu'ils ne savent pas
00:24:27s'ils sont éligibles
00:24:28à cette aide.
00:24:30Donc, effectivement,
00:24:30il va falloir revoir
00:24:31un peu le dispositif
00:24:33pour que ça soit
00:24:33beaucoup plus simple.
00:24:35Et puis, surtout,
00:24:37est-ce que cette aide,
00:24:38aujourd'hui,
00:24:38de 100 euros,
00:24:39souvenez-vous,
00:24:39lorsqu'elle a été mise en place,
00:24:40c'était en avril dernier,
00:24:42le gouvernement
00:24:42qui avait espéré
00:24:43que la crise
00:24:44ne dépasse pas l'été.
00:24:47Et aujourd'hui,
00:24:48force est de constater
00:24:49que, même si vous avez touché
00:24:50cette aide
00:24:51au mois de mai,
00:24:52aujourd'hui,
00:24:53elle ne vous est plus
00:24:54d'une grande utilité.
00:24:55On rappelle que sur un plein
00:24:57de 50 litres,
00:24:58aujourd'hui,
00:24:58le surcoût est de 25 euros
00:25:01pour un automobiliste
00:25:02qui fait 4 pleins par mois.
00:25:04Et encore une fois,
00:25:05c'est une moyenne.
00:25:06Ça correspond à 100 euros.
00:25:09Donc, 100 euros,
00:25:10vous le voyez bien,
00:25:11sur un mois.
00:25:12Donc,
00:25:12on est largement au-delà
00:25:14de cette aide.
00:25:15Et on voit, Guillaume D'Array,
00:25:16pardon,
00:25:17que sur le plan politique,
00:25:19on est dans une semaine...
00:25:19C'est une belle comparaison.
00:25:20Bien sûr, absolument.
00:25:22Sur cette semaine,
00:25:23on est dans un moment de récit
00:25:24de la part de l'exécutif
00:25:25avec ces réunions à Matignon
00:25:27jusqu'à Emmanuel Macron
00:25:28qui prendra la parole jeudi.
00:25:29Oui, en fait,
00:25:30c'est en deux temps.
00:25:31C'est-à-dire que,
00:25:32si j'ose dire à Sébastien Lecornu,
00:25:34la pompe et la station-service
00:25:36et le portefeuille des Français,
00:25:38c'est-à-dire qu'il va expliquer
00:25:39très concrètement
00:25:40quelles nouvelles mesures
00:25:41peuvent être mises en place.
00:25:43La mise en place,
00:25:43c'est ce que lui a demandé le président
00:25:44d'une stratégie effectivement
00:25:46de long terme
00:25:47parce que c'est plus seulement
00:25:48la question des prix qui se posent,
00:25:50le fait qu'on est dans quelque chose
00:25:51qui va durer des mois
00:25:52et bien sûr qui va donc impacter
00:25:54l'élection présidentielle
00:25:55et les questions géopolitiques
00:25:56au président de la République,
00:25:57Assemblée Générale de l'ONU
00:25:58cette semaine,
00:25:59on le disait,
00:25:59rencontre avec Donald Trump ce soir,
00:26:02ça fera partie évidemment
00:26:02des sujets discutés
00:26:04et donc le quotidien
00:26:05pour le Premier ministre
00:26:06et en fin de semaine,
00:26:07le président qui prendra du recul
00:26:08et qui va expliquer
00:26:09qu'évidemment,
00:26:10ce sont les conséquences géopolitiques
00:26:12de ce qui est en train
00:26:13de se dérouler en Ukraine
00:26:15et aux Proches
00:26:15et aux Moignets d'Orient
00:26:17pour essayer de donner
00:26:17un peu de perspective.
00:26:18Alors justement,
00:26:19allons-y aux Etats-Unis
00:26:20pour voir ce qui va se passer
00:26:21lors de cette Assemblée Générale
00:26:22des Nations Unies.
00:26:23Ça a été annoncé tôt ce matin,
00:26:24une rencontre
00:26:25entre Emmanuel Macron
00:26:26et Donald Trump.
00:26:28Antoine Delard est sur place.
00:26:29Antoine va nous dire
00:26:30comment les choses
00:26:31devraient se dérouler.
00:26:33Oui, alors vous savez peut-être
00:26:34qu'Emmanuel Macron
00:26:35et Donald Trump
00:26:36se parlent directement,
00:26:38très régulièrement,
00:26:38par téléphone.
00:26:39Tout à l'heure,
00:26:40ils auront l'occasion
00:26:41d'être face à face,
00:26:42en tête à tête.
00:26:43Si on en croit,
00:26:44l'agenda publié
00:26:44par la Maison Blanche,
00:26:45la rencontre devrait être
00:26:47plutôt brève,
00:26:48une vingtaine de minutes seulement.
00:26:50Mais plusieurs sujets brûlants
00:26:52sont à l'ordre du jour.
00:26:53D'abord l'Iran
00:26:54et la question du détroit d'Hormuz.
00:26:56L'occasion peut-être
00:26:57d'aborder un possible retour
00:26:59de la diplomatie.
00:27:00En tout cas,
00:27:01pendant son déplacement
00:27:02à New York,
00:27:03en marge de l'ONU,
00:27:04Emmanuel Macron
00:27:04doit aussi rencontrer
00:27:06le président iranien.
00:27:07Il pourrait donc jouer
00:27:08un rôle de trait d'union
00:27:10entre les Etats-Unis
00:27:11et l'Iran.
00:27:12Autre sujet important,
00:27:13la guerre en Ukraine
00:27:14avec un Donald Trump
00:27:15qui continue de souffler
00:27:16le chaud et le froid.
00:27:18Ces dernières semaines,
00:27:19Donald Trump
00:27:19semblait plutôt bien disposé
00:27:21à l'égard de la Russie.
00:27:22Et comme à chaque fois,
00:27:24Emmanuel Macron
00:27:24doit chercher
00:27:26à ramener Donald Trump
00:27:27dans le camp ukrainien.
00:27:29ce qui n'est jamais acquis
00:27:30par avance.
00:27:31Et puis, enfin,
00:27:33seront abordés
00:27:33la question des droits de douane
00:27:35et de la guerre commerciale.
00:27:36Face aux pressions
00:27:37de Donald Trump,
00:27:38le Canada
00:27:38et les Etats-Unis
00:27:40et l'Union européenne
00:27:41ont amorcé
00:27:42un rapprochement inédit
00:27:43pour renforcer leur lien.
00:27:45Et tout cela
00:27:45ne plaît pas du tout
00:27:46à Donald Trump.
00:27:47Il y voit
00:27:48une forme de défi
00:27:49à son autorité.
00:27:50Il parle d'un acte hostile
00:27:51et menace en représailles
00:27:52de couper
00:27:53toute relation commerciale
00:27:55avec l'Union européenne.
00:27:57Et on voit bien,
00:27:57Patrick Sos,
00:27:58les efforts
00:27:58d'Emmanuel Macron
00:27:59pour afficher au moins
00:28:01le fait qu'il va rencontrer
00:28:02du monde
00:28:02Donald Trump
00:28:03et aussi peut-être
00:28:04le président iranien.
00:28:05Oui,
00:28:06garder le fil.
00:28:08Oui, c'est ça.
00:28:08Essayer cette expression
00:28:10de la France
00:28:10puissance d'équilibre,
00:28:11on la met vraiment
00:28:13de côté
00:28:13depuis bien longtemps
00:28:15dans cette jungle
00:28:16actuelle
00:28:17chez Jinping,
00:28:19Donald Trump,
00:28:20Vladimir Poutine
00:28:21et d'autres,
00:28:21même Modi,
00:28:22je le mettrai dedans.
00:28:23il s'agit d'essayer
00:28:25de garder le fil.
00:28:25Garder le fil avec
00:28:26Donald Trump
00:28:27qui, Antoine Hollard,
00:28:28peut s'époumoner
00:28:29sur le Canada
00:28:30et la France
00:28:30et devenir un chat
00:28:32très sage
00:28:33dans les couloirs
00:28:35des Nations Unies
00:28:37avec Emmanuel Macron
00:28:38où il sera
00:28:39très sympathique.
00:28:40En fait,
00:28:41il ne peut pas faire confiance
00:28:42ni à l'une ligne
00:28:44ni à l'une ou l'autre
00:28:45des facettes
00:28:46de Donald Trump.
00:28:47Et puis,
00:28:48sur le président iranien,
00:28:49écoutez,
00:28:50moi,
00:28:50j'ai déjà suivi,
00:28:51je me souviens,
00:28:51en 2019,
00:28:53énorme crise
00:28:53déjà
00:28:54avec Donald Trump
00:28:56et la possibilité,
00:28:58je me souviens,
00:28:58ça se passait
00:28:58dans l'hôtel
00:28:59vraiment sur la première avenue
00:29:00juste en face
00:29:01des Nations Unies
00:29:02et les deux délégations,
00:29:04la délégation américaine,
00:29:05la délégation iranienne
00:29:06étaient distantes
00:29:07d'un étage
00:29:08et vous aviez
00:29:09Jean-Yves Le Drian
00:29:10à l'époque
00:29:10et la délégation française
00:29:12qui essaie de faire
00:29:13l'ascenseur
00:29:13au sens propre du terme.
00:29:15Ça s'est passé à ça.
00:29:17Quelques semaines avant
00:29:17d'ailleurs
00:29:18au G7 de Biarritz,
00:29:19il y avait une tentative
00:29:20avec la diplomatie
00:29:21et notamment
00:29:22le ministre
00:29:23des Affaires étrangères
00:29:24iranienne.
00:29:25Donc,
00:29:25il s'agit
00:29:25de garder ce fil.
00:29:28On sait,
00:29:28les délégations
00:29:29vont tout faire
00:29:30pour ne pas se rencontrer
00:29:32entre Iraniens
00:29:32et Américains
00:29:33et l'idée
00:29:34est d'essayer
00:29:34d'avoir
00:29:35une espèce
00:29:36de passage
00:29:37vraiment par l'ascenseur.
00:29:38Il y a quelque chose
00:29:39de très géographique.
00:29:40Ils sont au-dessus.
00:29:41S'ils pouvaient se parler,
00:29:43le problème,
00:29:43c'est que
00:29:43s'il y a trois caméras,
00:29:45s'il y a des choses
00:29:46qui se sachent,
00:29:47tout ça
00:29:47peut tomber
00:29:48en patatras
00:29:50en quelques secondes seulement.
00:29:51C'est vrai,
00:29:51Guillaume Laganne,
00:29:52qu'on dirait du théâtre,
00:29:53au-delà de cette mise en scène-là,
00:29:55il peut se décider
00:29:56quand même des choses
00:29:57dans ces discussions
00:29:58ou bien c'est
00:29:59de l'affichage pur ?
00:30:00Écoutez,
00:30:01je choisirais
00:30:02d'être optimiste.
00:30:03Je dirais que,
00:30:03oui,
00:30:04il y a toujours
00:30:04une possibilité
00:30:05qu'un accord
00:30:06sorte d'un contact direct
00:30:07ou en tout cas
00:30:08d'une médiation réussie
00:30:11du président français
00:30:12entre l'Iran
00:30:12et les États-Unis.
00:30:14Maintenant,
00:30:14je pense qu'il faut
00:30:15quand même être réaliste
00:30:16sur le fait que
00:30:17nous pesons quand même
00:30:18relativement peu
00:30:18dans cette équation.
00:30:20Les États-Unis
00:30:20sont engagés
00:30:21dans un bras de fer militaire
00:30:22avec l'Iran.
00:30:24Tout le monde,
00:30:24je pense,
00:30:25s'est suspendu
00:30:25aux élections en Israël
00:30:26qui décideront de la suite.
00:30:28La France,
00:30:28elle est là,
00:30:29elle est présente.
00:30:30Parmi les pays européens,
00:30:31elle est sans doute
00:30:31la plus influente
00:30:32sur la crise,
00:30:33mais elle n'a pas non plus
00:30:34la capacité
00:30:35de ramener
00:30:35ces deux parties
00:30:38au compromis.
00:30:39Ce que je voudrais dire,
00:30:40en revanche,
00:30:41c'est que
00:30:42cette activité
00:30:42est intéressante
00:30:43parce qu'elle nous rappelle,
00:30:44Patrick le disait,
00:30:45que se tient à l'ONU
00:30:47l'Assemblée Générale.
00:30:48Pour nos téléspectateurs,
00:30:49ça veut dire
00:30:49que tous les États du monde,
00:30:51pour une partie de l'année,
00:30:53pour plusieurs semaines,
00:30:53se réunissent
00:30:54pour faire fonctionner l'ONU,
00:30:56c'est-à-dire voter son budget,
00:30:57élire les divers comités
00:30:58qui y sont actifs.
00:31:00Et ça,
00:31:01c'est important
00:31:01parce que dans la crise actuelle,
00:31:02il faut bien reconnaître
00:31:03que les Nations Unies
00:31:04sont très absentes
00:31:04et que,
00:31:05de manière générale,
00:31:06l'influence
00:31:08qu'on attribue
00:31:08à cette organisation,
00:31:09ce qu'on appelle
00:31:10le multilatéralisme,
00:31:11il est en crise.
00:31:12Et ça,
00:31:13ce n'est pas une très bonne nouvelle
00:31:14pour la France
00:31:14parce que vous savez
00:31:15que dans les cartes
00:31:16qu'a la France,
00:31:17il y a le Conseil de sécurité,
00:31:18il y a le fait
00:31:18qu'on a un poste permanent
00:31:20au Conseil de sécurité.
00:31:22Or,
00:31:22plus les Nations Unies
00:31:23sont marginalisées,
00:31:24plus l'influence
00:31:25de notre pays décline,
00:31:26d'où la nécessité
00:31:28de revitaliser
00:31:29cette organisation
00:31:29et c'est pour ça
00:31:30que le président français
00:31:31se rend à New York.
00:31:32Dans un contexte,
00:31:32évidemment,
00:31:33qui est particulier
00:31:33avec la menace russe
00:31:34qui est aussi
00:31:35en train de monter.
00:31:37Général Sidos,
00:31:37vous êtes aussi
00:31:38avec nous ce matin.
00:31:40Quand Emmanuel Macron
00:31:41dramatise les choses,
00:31:42il a commencé à le faire
00:31:42la semaine dernière,
00:31:43il le fera aussi
00:31:44sans doute encore plus jeudi.
00:31:46Est-ce qu'il a raison
00:31:48de le faire
00:31:49et quelle est la réalité
00:31:49de l'augmentation
00:31:50de cette menace ?
00:31:52Alors, en fait,
00:31:52ce qui se passe,
00:31:53c'est que l'armée russe
00:31:55ne progresse pas
00:31:55sur le front du Donbass,
00:31:56voire elle a reculé.
00:31:57Il y a eu une contre-offensive
00:31:58pendant le mois de septembre
00:32:00au nord du front.
00:32:00L'opération Vivaldi.
00:32:02L'opération Vivaldi.
00:32:03C'est un succès tactique
00:32:05ukrainien
00:32:06qui est une réalité.
00:32:06Ils ont réussi
00:32:07à combiner
00:32:08l'emploi des drones,
00:32:10l'artillerie,
00:32:10enfin,
00:32:10toutes les capacités opérationnelles.
00:32:12C'est une véritable
00:32:14leçon tactique
00:32:15qui a mis en échec
00:32:15une offensive russe
00:32:17sur toute la zone
00:32:18de forteresse
00:32:18avec Kramators
00:32:19qui est au centre.
00:32:20Donc, ça met en échec
00:32:21l'offensive russe
00:32:22pour l'automne
00:32:23et le 2026
00:32:25et un point d'appui,
00:32:27un levier
00:32:28pour l'offensive prévue
00:32:29dont Poutine avait parlé
00:32:30pour 2027.
00:32:32Donc, il est en difficulté.
00:32:33Donc, il a besoin
00:32:33de trouver un nouveau front.
00:32:35Et forcément,
00:32:35le nouveau front
00:32:36qui appuie l'Ukraine,
00:32:37c'est l'Europe.
00:32:38Alors, dramatiser,
00:32:39pas forcément
00:32:40parce que c'est une réalité.
00:32:42Là, récemment,
00:32:43on a appris
00:32:44qu'il y avait un dirigeant
00:32:44d'une entreprise allemande
00:32:45qui est obligé
00:32:46de se cacher en Bavière.
00:32:47Il fournit des drones,
00:32:48il contribue
00:32:49à la fourniture de drones.
00:32:50Il y a énormément
00:32:51de soutien européen,
00:32:52technologique,
00:32:53qu'il soit hollandais,
00:32:54français, allemand
00:32:55ou britannique,
00:32:56même pour soutenir
00:32:57l'effort de guerre ukrainien
00:32:59qui met en difficulté
00:33:00la Russie.
00:33:01Donc, forcément,
00:33:02il a besoin
00:33:02de trouver un nouveau front.
00:33:03Ce nouveau front
00:33:04qui est un peu soft,
00:33:05qui est un peu mou,
00:33:06c'est l'Europe, quelque part.
00:33:07On en parle beaucoup.
00:33:08Faut-il financer ?
00:33:09Faut-il continuer à soutenir ?
00:33:11Est-ce que ça vaut le coup
00:33:12de soutenir l'Ukraine
00:33:13pour le litre à 2,50 ?
00:33:15Ce qui n'est pas directement lié,
00:33:16d'ailleurs, récemment,
00:33:16en tout cas, certainement pas.
00:33:18Donc, voilà.
00:33:18Donc, il va jouer là-dessus.
00:33:20Il va jouer sur le côté psychologique
00:33:21des populations européennes,
00:33:22des dirigeants européens.
00:33:23Tout en augmentant
00:33:24la pression militaire
00:33:27sur l'Ukraine.
00:33:28L'Ukraine, vous savez,
00:33:29a perturbé les élections
00:33:30en Russie ce week-end
00:33:31et la Russie a promis
00:33:32de se venger.
00:33:33On va retrouver
00:33:33Igor Saheri à Kiev.
00:33:35Alors, ce n'est pas vraiment
00:33:36Kiev qui a été visé
00:33:36l'année dernière,
00:33:37c'est plutôt Zaporizhia.
00:33:38Mais on imagine
00:33:39que du côté de Kiev aussi,
00:33:40on s'attend
00:33:40à de nouvelles frappes
00:33:41aux sentences.
00:33:44Oui, en réalité,
00:33:46hier soir,
00:33:47le ministère de la Défense russe
00:33:49a été très explicite
00:33:50dans un message
00:33:50puisqu'il a déclaré
00:33:53que les frappes russes
00:33:54allaient s'intensifier
00:33:56en Ukraine,
00:33:57principalement sur des cibles militaires
00:34:00puisque, d'après Moscou,
00:34:02les frappes intensives ukrainiennes
00:34:05vers la région de Moscou
00:34:06hier avaient pour objectif
00:34:08de perturber
00:34:09le processus démocratique
00:34:10et les élections législatives
00:34:12pendant trois jours
00:34:13en Russie.
00:34:14La conséquence,
00:34:15c'est quoi ?
00:34:15C'est que cette nuit,
00:34:16plus de 170 drones
00:34:17ont été tirés
00:34:18depuis Moscou
00:34:19en direction de l'Ukraine
00:34:21et il y a eu des dégâts.
00:34:22Il y a eu 6 morts
00:34:23et 38 blessés au total,
00:34:25principalement à Zaporizhia
00:34:26puisqu'un centre commercial,
00:34:28une zone rédidentielle
00:34:29et un bâtiment
00:34:30de l'Université nationale
00:34:31de Zaporizhia
00:34:31ont été visés
00:34:32à Kharkiv,
00:34:34plus au nord,
00:34:34là aussi,
00:34:35dans cette région,
00:34:36il y a eu un mort
00:34:37et plusieurs blessés
00:34:38mais il faut s'attendre
00:34:40sans doute
00:34:40à des frappes
00:34:41beaucoup plus massives
00:34:42et intenses
00:34:42dès cette nuit peut-être
00:34:44et dans les prochains jours,
00:34:45notamment en direction
00:34:46de la capitale
00:34:47ici à Kiev.
00:34:48Ce que tout le monde redoute,
00:34:49évidemment.
00:34:50Merci beaucoup Igor
00:34:51alors qu'à l'instant,
00:34:52la Russie annonce
00:34:54que le parti de Vladimir Poutine
00:34:55reporte un nombre record
00:34:56de sièges à la Douma,
00:34:58surprise évidemment totale
00:34:59quand on sait
00:35:00que les partis d'opposition
00:35:01sont interdits.
00:35:03Il y a ces pseudo-élections
00:35:06du côté russe
00:35:07mais qui donnent quand même
00:35:08et qui vont donner,
00:35:09Patrick Sos,
00:35:09un nouvel élan intérieur
00:35:10à Poutine.
00:35:11En tout cas,
00:35:11il va s'appuyer dessus
00:35:13pour continuer à mener
00:35:14ses actions de déstabilisation
00:35:15à l'ouest de l'Europe.
00:35:16Il va s'appuyer dessus
00:35:17et on le sait maintenant
00:35:18depuis 25 ans
00:35:19avec Vladimir Poutine,
00:35:21chaque échéance,
00:35:22type un défilé
00:35:23de la victoire
00:35:24du 9 mai
00:35:25ou une élection présidentielle
00:35:27qui le chevauche
00:35:29assez facilement
00:35:30à chaque fois
00:35:31ou les législatives.
00:35:32On sait qu'il se passe
00:35:33quelque chose derrière.
00:35:34Est-ce qu'on parle
00:35:35d'une mobilisation de masse ?
00:35:36Est-ce qu'on parle
00:35:37d'une offensive terrestre ?
00:35:39Est-ce qu'on parle
00:35:39d'une offensive cyber ?
00:35:41Vraiment,
00:35:41on peut être qu'étonné
00:35:43voire sidéré
00:35:44par l'ensemble
00:35:45des messages
00:35:46qui vont dans le même sens
00:35:47d'ailleurs
00:35:47de tous les services
00:35:48de renseignement européens
00:35:49sur l'imminence
00:35:50d'une attaque cyber.
00:35:51Et ça tombe vraiment dessus.
00:35:52Il a enjambé
00:35:53cette campagne législative.
00:35:55On arrive maintenant
00:35:56sur les midterms.
00:35:57Il connaît le calendrier
00:35:59législatif allemand
00:36:00et il voit avec
00:36:01beaucoup de gourmandise
00:36:02ce qui est en train
00:36:02de se passer.
00:36:03Et il y a cette campagne
00:36:04présidentielle française.
00:36:05Maintenant,
00:36:05il peut se concentrer
00:36:06vraiment sur son ingérence
00:36:08puisqu'il est conforté
00:36:09dans son pouvoir.
00:36:10Vous parlez de la victoire
00:36:10de l'AFD,
00:36:11nouvelle victoire
00:36:12ce week-end en Allemagne
00:36:14sur la mobilisation
00:36:15massive générale.
00:36:16Sidos,
00:36:16un mot peut-être là-dessus.
00:36:17Est-ce que vous y croyez, vous ?
00:36:18C'est très difficile de le dire.
00:36:19D'abord, ça a été lancé
00:36:20par Zelensky.
00:36:21Là, on est dans la guerre psychologique.
00:36:22Et après,
00:36:23ils ont été obligés de répondre.
00:36:24Alors, je me rappelle
00:36:25que l'ambassadeur russe
00:36:26à l'ONU a dit
00:36:26non, non, il n'y en aura pas
00:36:28mais ça reste possible.
00:36:29C'est la seule fois
00:36:30où un russe a dit
00:36:30oui, c'est tout à fait possible.
00:36:32Alors après,
00:36:32il peut recouvrir
00:36:33diverses formes.
00:36:34Ils peuvent mobiliser
00:36:35mais ne pas employer
00:36:36les soldats au front directement
00:36:37avec le taux de perte
00:36:38qui sera lié.
00:36:39Parce que la population russe,
00:36:40les maires russes,
00:36:42le taux de perte,
00:36:42c'est très, très difficile
00:36:43à accepter.
00:36:45Alors, bon,
00:36:46ils peuvent mobiliser
00:36:46effectivement.
00:36:47Alors, ils ont modernisé
00:36:49par rapport à 2022
00:36:50le système potentiel
00:36:51de recrutement.
00:36:52Ils ont un petit peu
00:36:52rassuré la population.
00:36:54Il y aura quand même
00:36:55plus de contrôle
00:36:56sur la jeunesse russe
00:36:57pour la récupérer
00:36:59et donc la faire rejoindre
00:37:01le ministère de la Défense.
00:37:03Donc, tout ça,
00:37:03ça peut être modulé.
00:37:04Ça reste possible
00:37:07pour...
00:37:07Alors, à la fois,
00:37:08ça peut, vous savez,
00:37:09mobiliser des troupes
00:37:10et puis concentrer
00:37:11des troupes en Biélorussie
00:37:12face aux Pays-Baltes
00:37:13mais qui ne seraient pas employés.
00:37:15Ça serait faire une pression
00:37:17mais sans les employer.
00:37:19On gonfle les effectifs
00:37:21mais on ne les emploie pas.
00:37:22Il y a toutes les options possibles.
00:37:24Ce sont des options
00:37:25que Vladimir Poutine
00:37:26a déjà choisies
00:37:28par le passé.
00:37:30La Russie menace-t-elle
00:37:31la France ?
00:37:32En tout cas,
00:37:33la France,
00:37:33elle se prépare
00:37:34à cette menace.
00:37:35Émission spéciale ce soir
00:37:36sur BFM TV
00:37:37avec Maxime Switek.
00:37:38Nous, on se retrouve
00:37:39dans quelques instants
00:37:40parce que la réunion
00:37:41de Matignon
00:37:42sur la flambée
00:37:42des prix du carburant
00:37:43va commencer
00:37:44et à Cannes,
00:37:45le port est bloqué
00:37:47par les pêcheurs
00:37:48en colère
00:37:48depuis plusieurs jours maintenant
00:37:49alors que la ministre
00:37:50de la mer est en déplacement
00:37:50à 7.
00:37:51A tout de suite.
00:38:00Nous irons à Matignon
00:38:01dans quelques instants
00:38:02parce qu'une réunion
00:38:03va se tenir
00:38:04sur le prix du carburant.
00:38:07comment limiter les effets
00:38:09pour les Français
00:38:10et éviter une crise sociale
00:38:12qui pointe son nez.
00:38:13Il y a de plus en plus
00:38:14de corporations
00:38:15qui disent leur colère.
00:38:16C'est-à-dire des pêcheurs
00:38:17notamment depuis la semaine dernière.
00:38:19La ministre de la mer
00:38:20est en ce moment à 7
00:38:21pour rencontrer
00:38:21une délégation de pêcheurs
00:38:23mais ça ne les empêche pas
00:38:24de continuer à se mobiliser
00:38:25sur d'autres points.
00:38:26On va le voir à Cannes
00:38:26parce que, Benoît Ruiz,
00:38:28vous êtes sur place
00:38:28et le port de Cannes
00:38:29est bloqué ce matin.
00:38:32Exactement.
00:38:33Il est bloqué
00:38:33depuis 7h30.
00:38:35Regardez cette image.
00:38:37Vous avez à droite
00:38:37le palais des festivals,
00:38:39la croisette
00:38:39et ce vieux port de Cannes
00:38:41qui est bloqué
00:38:41depuis 7h30.
00:38:43Sébastien,
00:38:43vous êtes pêcheur
00:38:44ici à Cannes.
00:38:45Pourquoi ce blocage
00:38:46alors que les négociations
00:38:47sont en cours ?
00:38:47En tout cas,
00:38:48que la ministre
00:38:49va se rendre
00:38:49au gros du roi.
00:38:51En fait,
00:38:52c'est bien
00:38:53qu'il parle de ça,
00:38:55du gasoil
00:38:55mais le gasoil
00:38:56c'est horrible pour nous.
00:38:57Ça nous a impact
00:38:57à un moment
00:38:58mais c'est la goutte d'eau
00:38:59qui a fait déborder le vase.
00:39:00Ça fait une dizaine
00:39:01d'années facile
00:39:02que les lois européennes
00:39:04nous massacrent,
00:39:05qu'on ait plein d'obligations.
00:39:06Bientôt dans l'année
00:39:07on va devoir embarquer
00:39:08une balise GPS
00:39:10pour nous tracer
00:39:11à la seconde
00:39:11mais c'est VMS le nom.
00:39:13Donc là,
00:39:13c'était la goutte d'eau
00:39:14en fait.
00:39:14Le gasoil,
00:39:15ça nous a achevé
00:39:16entre ça,
00:39:17l'été qui a été mauvais.
00:39:19Le gasoil,
00:39:20on ne peut plus supporter
00:39:20le prix que c'est.
00:39:22Ça nous coûte de l'argent
00:39:23si on sort
00:39:23qu'on ne fait pas
00:39:24beaucoup de poissons.
00:39:24On a perdu de l'argent
00:39:25au lieu d'en gagner.
00:39:26Pourquoi manifester aujourd'hui
00:39:27alors que je vous le disais
00:39:28la ministre va se rendre sur place
00:39:29peut-elle faire des annonces
00:39:30ou quoi ?
00:39:31Vous ne croyez déjà pas
00:39:32à ce qu'elle va dire ?
00:39:32Non, on n'y croit déjà pas
00:39:33c'est malheureux
00:39:34mais elle va nous mettre
00:39:35en tantime sur le gasoil
00:39:36et des crédits à taux zéro.
00:39:37Là, vous voyez les bateaux
00:39:38en vidéo.
00:39:39C'est des petits pointus,
00:39:41des petits armements.
00:39:42Nous, c'est le gasoil
00:39:44et toutes les lois européennes
00:39:46qui nous paralysent.
00:39:47Du coup,
00:39:47on avait prévu
00:39:47de bloquer aujourd'hui
00:39:48et c'était dur de décaler.
00:39:50Du coup,
00:39:51on bloque quand même aujourd'hui
00:39:53sans être énervé.
00:39:54Tout est dans le calme.
00:39:55Jusqu'à quelle heure ?
00:39:56Au moins 14h
00:39:58et puis on avisera
00:39:59après le moment venu.
00:40:00Merci beaucoup Sébastien.
00:40:01Voilà, donc ici
00:40:02les pêcheurs mobilisés
00:40:03après le port de Nice
00:40:03bloqué jeudi dernier.
00:40:05Eh bien,
00:40:05c'est le port de Cannes
00:40:07aujourd'hui.
00:40:07Plus personne ne rentre
00:40:08ni ne sort du vieux port de Cannes.
00:40:11Et les yeux vont se tourner.
00:40:13Merci beaucoup
00:40:13Bono et Christopher
00:40:14vers Matignon
00:40:15avec une double réunion
00:40:16aujourd'hui.
00:40:18Il y en a une
00:40:18qui commence dans quelques secondes
00:40:20sur l'approvisionnement
00:40:21et cet après-midi
00:40:21ce sera sur les aides.
00:40:23On va se demander
00:40:24quelles sont les possibilités
00:40:25pour le gouvernement.
00:40:25D'abord Samy Sfaxi.
00:40:26Vous êtes sur place
00:40:27à Matignon.
00:40:28Il y a de nombreux ministres
00:40:29qui sont convoqués
00:40:30pour plancher sur le sujet.
00:40:33Oui, Julien,
00:40:34il devrait arriver d'ailleurs
00:40:35dans les prochaines minutes.
00:40:36Alors c'est vrai
00:40:36que Sébastien Lecornu
00:40:37va avoir la lourde tâche
00:40:38de mettre en musique
00:40:39le constat, vous savez,
00:40:40alarmant fait par le président
00:40:42de la République
00:40:42vendredi dernier
00:40:43à l'Elysée.
00:40:44Alors c'est vrai,
00:40:45en deux temps,
00:40:45ce matin,
00:40:46c'est la question
00:40:47des approvisionnements
00:40:47qui va être évoquée
00:40:49alors que vous le savez,
00:40:50l'Arabie Saoudite
00:40:51par exemple,
00:40:51a annoncé suspendre
00:40:52une très large partie
00:40:53des exportations de pétrole
00:40:55vers les raffineries européennes
00:40:57et ça aura très certainement
00:40:58un impact important
00:40:59sur les prix.
00:41:01Et puis un deuxième temps,
00:41:01ce sera cet après-midi
00:41:02avec une réunion
00:41:03qui là sera peut-être
00:41:04beaucoup plus concrète
00:41:05pour les Français
00:41:06sur les aides
00:41:07accordées par l'État
00:41:09à ceux qui utilisent
00:41:11le plus leur voiture.
00:41:12Alors on peut d'ores et déjà
00:41:13vous dire que la piste
00:41:14d'un élargissement
00:41:16de l'aide aux grands rouleurs
00:41:17est sur la table.
00:41:18Soit un élargissement,
00:41:19soit une augmentation
00:41:20de cette aide
00:41:20qui aujourd'hui
00:41:21est de 100 euros.
00:41:22On a vu déjà,
00:41:23d'ores et déjà,
00:41:24quelques voitures
00:41:24de ministres
00:41:25arriver ici à Matignon.
00:41:27Huit ministères seront
00:41:28en tout cas autour
00:41:29de Sébastien Lecornu
00:41:30ce matin.
00:41:31Demandez sur le fond
00:41:32quelles sont les mesures
00:41:33qui peuvent être prises
00:41:34sur la forme
00:41:35et sur l'affichage,
00:41:36Guillaume Daray d'abord.
00:41:37On sent que cette semaine,
00:41:37il y a une volonté
00:41:38de la part du gouvernement
00:41:39de montrer qu'on ne respite
00:41:40pas les bras ballants.
00:41:40Oui, avec deux temps,
00:41:41on le disait effectivement,
00:41:42le temps du Premier ministre
00:41:43aujourd'hui
00:41:44pour ce qui est
00:41:45du quotidien des Français,
00:41:46du réservoir
00:41:47de nos compatriotes,
00:41:49des mesures
00:41:49et une logique de dire
00:41:50ce n'est pas
00:41:51qu'un problème
00:41:52de court ou de moyen terme
00:41:53et une volonté claire
00:41:54du côté de Matignon
00:41:55d'établir une stratégie
00:41:57sur tout l'hiver
00:41:58que ce soit évidemment
00:41:59sur la question des tarifs
00:42:00mais aussi sur la question
00:42:01de l'approvisionnement,
00:42:02du stockage
00:42:03et le second temps,
00:42:04jeudi,
00:42:04avec Emmanuel Macron
00:42:05qui va s'exprimer
00:42:06et qui là va prendre
00:42:07de la distance
00:42:08pour faire une analyse géopolitique
00:42:09et expliquer que
00:42:10justement,
00:42:11tout cela s'est lié,
00:42:13c'est-à-dire
00:42:13les complications
00:42:14du détroit d'Hormuz
00:42:14se retrouvent directement
00:42:15dans le réservoir
00:42:16de nos compatriotes.
00:42:17C'est exactement
00:42:17ce que vous dites,
00:42:19Gaëtan,
00:42:19on voit que du côté
00:42:19du gouvernement,
00:42:20jusqu'à maintenant,
00:42:21on repoussait les échéances
00:42:23sur 15 jours,
00:42:23sur un mois et tout,
00:42:24là, il semble que
00:42:25ce qu'on met en scène
00:42:27cette semaine,
00:42:27c'est une acceptation
00:42:28du temps long
00:42:29qu'on se projette
00:42:32sur plusieurs mois maintenant.
00:42:33L'équation est très compliquée
00:42:35puisque effectivement,
00:42:36le Président de la République
00:42:37l'a rappelé
00:42:37la semaine dernière
00:42:38et le Premier ministre
00:42:39va le faire aujourd'hui.
00:42:40L'idée, c'est vraiment
00:42:41de soutenir
00:42:42tous ces automobilistes
00:42:43qui sont en grande difficulté
00:42:45depuis le mois de mars,
00:42:47maintenant.
00:42:48On voit bien
00:42:49que cette aide carburant
00:42:50pour les gros rouleurs
00:42:52de 100 euros
00:42:52aujourd'hui
00:42:53n'est plus suffisante
00:42:54et qu'il faut aller
00:42:55au-delà
00:42:56de cette petite enveloppe.
00:42:59Il faut aussi absolument
00:43:01que tous les automobilistes
00:43:02qui ont droit
00:43:03puissent accepter
00:43:04à cette aide.
00:43:05On rappelle qu'aujourd'hui,
00:43:06ce sont 3 millions
00:43:07d'automobilistes,
00:43:07mais seulement 1,5 million
00:43:09en ont fait la demande.
00:43:11Mais tout ceci,
00:43:12encore une fois,
00:43:13dans une équation
00:43:14très compliquée
00:43:15puisqu'on n'a pas
00:43:16de marge budgétaire.
00:43:17Il faut impérativement
00:43:19trouver les financements
00:43:21pour aider
00:43:22ces automobilistes.
00:43:23Ce n'est pas de marge
00:43:23contrairement à certains
00:43:25de nos voisins
00:43:25qui, eux,
00:43:26ont pris des mesures.
00:43:27Et quand on compare
00:43:28les prix du litre
00:43:29du carburant,
00:43:30comme on va le faire
00:43:31maintenant avec vous,
00:43:31Elisa Trenin,
00:43:32on se rend compte
00:43:32que la France,
00:43:34alors ce n'est pas
00:43:35la moins bien lotie,
00:43:36mais c'est loin
00:43:36d'être la mieux lotie quand même.
00:43:37En effet.
00:43:38Permettez-moi d'abord
00:43:39une précision importante.
00:43:40Il s'agit ici
00:43:41d'un condensé
00:43:42des prix moyens
00:43:43affichés dans chacun
00:43:44de ces pays
00:43:45aujourd'hui
00:43:46parce que
00:43:46le dernier comparatif
00:43:48officiel de l'Europe
00:43:49remonte
00:43:49au 14 septembre dernier.
00:43:51Et évidemment,
00:43:52les prix ont fortement
00:43:53changé depuis une semaine.
00:43:55Voilà donc
00:43:55ce que ça donne
00:43:56pour le sans-plomb
00:43:5795.
00:43:58Moins de 2 euros
00:43:59le litre en Espagne.
00:44:01On en rêve
00:44:02quand en France,
00:44:03le prix moyen
00:44:04du litre d'essence
00:44:04est à 2,17 euros.
00:44:06Il est légèrement
00:44:07moins cher
00:44:08chez nos voisins italiens.
00:44:09En revanche,
00:44:10vous le voyez,
00:44:11l'Allemagne
00:44:11ou le Danemark
00:44:12paient le prix fort
00:44:132,30 euros
00:44:14en Allemagne.
00:44:14On va regarder
00:44:15pour le gazole maintenant.
00:44:17L'Espagne
00:44:17est toujours
00:44:1840 centimes
00:44:19moins chère
00:44:20que la France
00:44:21en Allemagne.
00:44:23En revanche,
00:44:23il faut débourser
00:44:242,47 euros
00:44:25le litre de gazole.
00:44:26Et puis,
00:44:26le Danemark
00:44:26encore une fois
00:44:27est au plus haut
00:44:28en payant 2,58 euros.
00:44:30Quel est le secret
00:44:30de nos amis
00:44:30italiens et espagnols ?
00:44:32Grâce à des aides,
00:44:33évidemment,
00:44:33des aides toujours.
00:44:34L'Espagne a mis en place
00:44:35un plan de 5 milliards
00:44:37d'euros
00:44:37avec une baisse temporaire
00:44:39de la TVA
00:44:40sur les carburants.
00:44:41Ça, c'était
00:44:41au début de l'été.
00:44:42Et puis,
00:44:43elle s'est adaptée
00:44:44avec une clause
00:44:44de sauvegarde.
00:44:45Aujourd'hui,
00:44:46si le carburant
00:44:47augmente
00:44:47de plus de 10%
00:44:49sur un an,
00:44:50les taxes,
00:44:51en fait,
00:44:51baissent automatiquement
00:44:53de 20 centimes
00:44:54sur le gazole.
00:44:55À cela,
00:44:55vous ajoutez
00:44:565 centimes aussi
00:44:57pour l'essence.
00:44:59L'Italie,
00:45:00de son côté,
00:45:00elle,
00:45:01elle aide
00:45:01le diesel.
00:45:0217 centimes
00:45:04de moins
00:45:04par litre
00:45:05en septembre.
00:45:06C'est une aide
00:45:07d'urgence
00:45:07qui lui coûte cher.
00:45:08Donc,
00:45:09elle réfléchit
00:45:09à autre chose.
00:45:10l'Italie.
00:45:11Par exemple,
00:45:12supprimer
00:45:12le bolo auto,
00:45:14c'est ce qui correspondait
00:45:15à notre ancienne
00:45:16vignette automobile.
00:45:18Et puis,
00:45:18je vais vous parler
00:45:19aussi de l'Allemagne.
00:45:20Certes,
00:45:21les tarifs,
00:45:21on l'a dit,
00:45:22sont plus élevés
00:45:23qu'en France.
00:45:23Mais à partir
00:45:24du 1er octobre,
00:45:25le gouvernement allemand
00:45:27met en place
00:45:27une baisse des taxes
00:45:28de 17 centimes
00:45:30par litre
00:45:31de diesel
00:45:31et d'essence.
00:45:33C'est une mesure
00:45:34qui sera valable
00:45:35jusqu'à la fin de l'année.
00:45:36Et pour 2027,
00:45:37l'Allemagne réfléchit
00:45:38même à plafonner
00:45:39ses prix.
00:45:40Ce qui est une solution
00:45:41d'ailleurs qui est battue
00:45:42en brèche ce matin
00:45:42par le président de l'UFIB
00:45:43dans les colonnes du Parisien
00:45:44qui dit que ça ne ferait
00:45:45qu'organiser la pénurie.
00:45:46Pierre Chasseret
00:45:47sur tous ces choix
00:45:48qu'ont fait certains
00:45:49de nos voisins.
00:45:50Laquelle de ces pistes
00:45:51la France peut-elle suivre
00:45:52d'après vous ?
00:45:52Déjà,
00:45:53ce n'est pas vrai.
00:45:54Je suis désolé.
00:45:56Sur les prix,
00:45:57on est objectif.
00:45:58Sauf qu'on n'a pas donné
00:45:59tous les éléments.
00:46:00Ce qu'il faut donner
00:46:00comme élément
00:46:01dans les pays
00:46:02où les prix des carburants
00:46:03sont légèrement supérieurs
00:46:04à la France,
00:46:04c'est peut-être
00:46:05tout simplement
00:46:06le salaire moyen
00:46:07ou plutôt
00:46:07le salaire médian.
00:46:09C'est-à-dire que
00:46:10les chiffres qu'on donne
00:46:11évidemment sont bons
00:46:12mais vous vous les relativisez
00:46:13par rapport aux revenus.
00:46:14Exactement.
00:46:14Dans mon livre,
00:46:15ce que j'ai fait,
00:46:16c'est que j'ai analysé
00:46:17le temps de travail
00:46:18nécessaire pour un plein.
00:46:19Et le pays d'Europe
00:46:21qui matraque le plus
00:46:22les automobilistes
00:46:23sur le plein carburant
00:46:24par rapport au salaire,
00:46:25que ce soit
00:46:25les plus bas revenus
00:46:26ou le salaire médian
00:46:27dans les deux cas.
00:46:28Ça sert à un débat plus large.
00:46:29C'est le débat
00:46:30entre le brut et le net.
00:46:30Oui, mais attendez.
00:46:31On ne peut pas dire...
00:46:32Regardez, en Allemagne,
00:46:36dire que les salaires
00:46:37sont beaucoup plus élevés.
00:46:38Sinon, ça n'a pas de sens.
00:46:39Ce qu'il faut regarder,
00:46:40c'est l'impact
00:46:41du prix du carburant
00:46:42directement dans le plein.
00:46:44Et là, cette fois-ci,
00:46:45on est exact.
00:46:45Mais c'est la même problématique
00:46:47que sur la fiscalité.
00:46:48Quand on me dit, par exemple,
00:46:50oui, mais la France
00:46:51n'a pas les moyens
00:46:52de baisser les taxes.
00:46:53C'est un syllogisme.
00:46:55En fait, vous savez,
00:46:56ce que c'est un syllogisme,
00:46:57c'est Pierre est grand,
00:46:58un cheval est grand,
00:46:58Pierre est un cheval.
00:46:59Ben non, ça ne marche pas.
00:47:00Eh bien là, c'est la même chose.
00:47:01La France n'a pas les moyens.
00:47:02C'est une évidence.
00:47:03C'est une évidence.
00:47:05Mais pourquoi
00:47:05de baisser les taxes ?
00:47:07La France n'a pas les moyens
00:47:08de ne pas baisser les taxes.
00:47:09Si demain,
00:47:10vous voulez relancer l'économie,
00:47:11si vous voulez un choc économique,
00:47:13si vous voulez véritablement
00:47:14doper la croissance en France,
00:47:15on n'a pas le choix.
00:47:16On ne peut pas continuer
00:47:17sur les mêmes choix
00:47:18que ceux qu'on fait
00:47:19depuis le mois d'avril,
00:47:20qui est le choix de continuer.
00:47:22Alors vous imaginez,
00:47:22maintenant, on imagine,
00:47:23j'en suis tombé de ma chaise,
00:47:26pour les pêcheurs,
00:47:26on imagine qu'ils vont faire
00:47:27un prêt à taux zéro,
00:47:29un prêt pour payer le plein.
00:47:31Là, on est dans un grand
00:47:32délire.
00:47:33Et pour ce qui est
00:47:34de l'être grand rouleur,
00:47:34c'est quoi ?
00:47:35Un justificatif de précarité ?
00:47:37Vous devez vous justifier
00:47:39pour avoir 100 balles,
00:47:40pour faire le plein,
00:47:41et sur les 100 balles,
00:47:42vous avez 60 euros
00:47:44qui vont repartir en taxes.
00:47:46Donc en fait,
00:47:46c'est comme si l'État
00:47:47vous donnait efficacement
00:47:4740 balles
00:47:50sur un abus fiscal
00:47:51qui est reconnu,
00:47:52puisqu'on est obligé
00:47:53de le corriger
00:47:53à travers des systèmes
00:47:55totalement administratifs
00:47:56et complexes
00:47:57qui conduisent le pays
00:47:58à la ruine.
00:47:59C'est vrai, François Calfon,
00:48:00que de nombreux,
00:48:02grands rouleurs,
00:48:03entre guillemets,
00:48:03ou même les pêcheurs,
00:48:04disent,
00:48:04oui, il y a des aides,
00:48:05c'est bien gentil,
00:48:05mais c'est tellement compliqué
00:48:06de les avoir.
00:48:08Souvent, on ne les demande pas
00:48:09et quand on les demande,
00:48:10on finit éventuellement
00:48:11par les avoir
00:48:12dans plusieurs mois
00:48:13quand l'entreprise
00:48:14allait déjà au tapis
00:48:15parce qu'on n'avait plus
00:48:16de trésorerie.
00:48:16– C'est tout à fait vrai.
00:48:18La politique d'échec
00:48:19où il faut remplir un serfa
00:48:20et on en perd 70% en route,
00:48:23c'est vraiment,
00:48:24comment dire,
00:48:25l'arnaque du macronisme.
00:48:26Ils ont des chèques surtout,
00:48:27mais il faut les demander
00:48:28avec des serfas
00:48:28où il faut avoir
00:48:30Bac plus 5
00:48:30pour obtenir son remboursement.
00:48:32La vérité,
00:48:32c'est qu'il faut
00:48:33des aides automatiques
00:48:34et ce que propose
00:48:35Raphaël Glucksmann,
00:48:36c'est de passer
00:48:37de 100 euros
00:48:37à 500 euros.
00:48:39Mais là où je ne vous suis pas,
00:48:40parce qu'on ne va pas
00:48:40subventionner le gars
00:48:41qui part avec son SUV
00:48:43à Deauville,
00:48:44bien sûr que ça doit être
00:48:45sur critères.
00:48:45Ah ben là,
00:48:46je comprends bien,
00:48:47vous êtes le lobby des bagnoles.
00:48:48Nous, on défend
00:48:50le pouvoir d'achat.
00:48:52Ensuite,
00:48:52mais attendez,
00:48:53je ne vous ai pas coupé la parole.
00:48:54Non, mais c'est pour m'insulter,
00:48:55j'ai le droit de répondre, non ?
00:48:56Quand vous vous subventionnez
00:48:57un médecin libéral,
00:48:59chirurgien,
00:49:00avec un SUV
00:49:00qui part à Deauville,
00:49:01je pense que les finances publiques
00:49:02peuvent faire autre chose
00:49:03que ça.
00:49:04– Vous m'attusez,
00:49:04êtes le lobby de la bagnole.
00:49:05En quoi je suis le lobby de la bagnole ?
00:49:06– Attendez,
00:49:07vous allez me laisser
00:49:07terminer mon propos
00:49:08et puis ensuite,
00:49:09on entamera un dialogue.
00:49:10La deuxième chose,
00:49:11c'est que,
00:49:13je vous prie de retirer votre mot,
00:49:16la deuxième chose,
00:49:17c'est qu'il y a
00:49:17une sorte d'arnaque,
00:49:19c'est l'arnaque Pouyanné.
00:49:20C'est-à-dire qu'il fait cadeau
00:49:21à tout le monde
00:49:22de 300 millions d'euros,
00:49:23mais dans le même temps,
00:49:24il gagne 3 milliards.
00:49:24C'est un rapport
00:49:25de 1 à 10.
00:49:26Que demande
00:49:27le Premier ministre allemand ?
00:49:28Que demande
00:49:29la Première ministre italienne ?
00:49:30Que demande
00:49:30le Premier ministre espagnol ?
00:49:32Six pays européens
00:49:33demandent qu'on taxe
00:49:34au niveau européen
00:49:35les super profits pétroliers.
00:49:36C'est une demande
00:49:37qui a été faite à Dublin
00:49:39vendredi dernier.
00:49:40D'ailleurs,
00:49:40on ne connaît pas
00:49:40la position de la France.
00:49:41Vous avez équibloc
00:49:42M. Macron
00:49:44qui est l'avocat
00:49:44de M. Pouyanné.
00:49:45Avec cet argent-là,
00:49:46parce qu'il n'y a pas
00:49:47d'argent magique.
00:49:48Moi, je suis tout à fait d'accord.
00:49:49Moi, je propose
00:49:49d'étendre le chèque
00:49:50sur critères sociaux,
00:49:51ça déplaît à certains,
00:49:53mais bien sûr
00:49:53qu'il faut le financer
00:49:54et on le financera
00:49:55avec les super profits de Total.
00:49:56Je termine par une phrase
00:49:57sur Total
00:49:58que j'ai apprise
00:49:58sur vos antennes
00:49:59de BFM Business.
00:50:01Total, aujourd'hui,
00:50:02puisqu'on a parlé
00:50:02de la confiscation
00:50:03des entreprises françaises
00:50:04par la Russie.
00:50:05Total, aujourd'hui,
00:50:06dégage plusieurs centaines
00:50:07de millions d'euros
00:50:08d'une co-entreprise
00:50:10avec le russe
00:50:10pour faire de l'extraction
00:50:12du gaz russe.
00:50:12Est-ce que c'est moral ?
00:50:13Oui, mais quand même.
00:50:14Et on va aller
00:50:15dans une station Total
00:50:15pendant que les gens crèvent.
00:50:17Pendant que les gens crèvent,
00:50:18Total s'en met plein les poches.
00:50:19Voilà la réalité.
00:50:20Les stations Total,
00:50:21parce qu'évidemment,
00:50:21les prix sont plafonnés.
00:50:23On va voir dans quelques instants
00:50:24les conséquences
00:50:25que ça a Alexandre Darnicoli
00:50:26sur ce débat.
00:50:27Oui, moi, je suis encore une fois
00:50:29très surpris d'entendre
00:50:30surtout Maude Bréjon ce matin
00:50:31qui nous dit
00:50:32qu'il n'y aura pas
00:50:32de baisse des taxes.
00:50:33Parce que ce que vous évoquez,
00:50:35M. Calfon,
00:50:35avec des aides...
00:50:37Mais des aides comment ?
00:50:39Parce qu'on va embaucher
00:50:40des fonctionnaires
00:50:40pour redistribuer des aides
00:50:42qui seront payées
00:50:44avec des taxes
00:50:45qu'on va rajouter.
00:50:46La prime de rentrée scolaire
00:50:47est automatique,
00:50:47on sait le faire.
00:50:48Je veux vous dire,
00:50:48ce qui nous coûte,
00:50:50c'est évidemment
00:50:50ce montant de taxes.
00:50:52On est dans une urgence.
00:50:53C'est une provocation
00:50:54aujourd'hui aux Français
00:50:55de dire
00:50:55qu'on ne va pas baisser les taxes.
00:50:56Mais c'est une provocation,
00:50:57mais c'est aussi
00:50:59une insulte
00:51:00pour l'économie
00:51:00de notre pays.
00:51:01Parce que sincèrement,
00:51:02aujourd'hui,
00:51:03si on continue comme ça,
00:51:04on va continuer
00:51:05à voir la croissance diminuer.
00:51:07Quand on nous dit,
00:51:08c'est les macronistes
00:51:09qui disent,
00:51:09on est passé de 1%
00:51:11à 0,4%
00:51:12d'estimation de croissance
00:51:14à cause de la crise
00:51:15moyenne orientale.
00:51:16Je rappelle que 0,1%
00:51:17de croissance,
00:51:18c'est 3 milliards d'euros
00:51:19de pertes,
00:51:19systématiquement,
00:51:20pour l'État français.
00:51:21On va rentrer en récession.
00:51:22Si vous passez de 1%
00:51:25de croissance estimée
00:51:26donc à 0,
00:51:26comme c'est ce qu'on risque
00:51:29d'avoir aujourd'hui,
00:51:31faites le calcul.
00:51:32Donc,
00:51:34ça nous ferait
00:51:353 milliards.
00:51:38Comment on finance
00:51:39les baisses de taxes,
00:51:40M. Nicolique ?
00:51:41Comment on finance ?
00:51:43À part la croissance supposée,
00:51:44mais enfin là,
00:51:45c'est un peu...
00:51:45Si vous permettez,
00:51:46même si on passe
00:51:47de 0,4% en récession,
00:51:49ça nous ferait
00:51:5012 milliards d'euros.
00:51:51Donc, en fait,
00:51:51le coût d'un refus
00:51:52justement de baisser
00:51:53la pression fiscale
00:51:54aujourd'hui sur les automobilistes,
00:51:56c'est ça qui va nous coûter cher.
00:51:57Donc, c'est à la fois
00:51:59contraire aux intérêts
00:52:00des Français
00:52:00qui ne vont plus
00:52:02pouvoir aller travailler,
00:52:03qui ne vont plus pouvoir supporter...
00:52:03On baisse les taxes
00:52:04qu'on va empêcher la récession.
00:52:05Je parle sur le contrôle,
00:52:06mais on risque d'avoir les deux,
00:52:07en fait.
00:52:08Mais non, monsieur.
00:52:09En tout cas,
00:52:09on va limiter l'effet,
00:52:10justement,
00:52:11de l'augmentation
00:52:12du prix du carburant.
00:52:13Donc, il faut limiter
00:52:13cet effet-là
00:52:14à la fois pour les Français,
00:52:16mais aussi pour ne pas
00:52:18rentrer dans une crise
00:52:19qui va nous coûter
00:52:19des milliards et des milliards.
00:52:21Parce que là,
00:52:21juste aujourd'hui,
00:52:22la baisse de la croissance
00:52:24qui est due apparemment
00:52:25au carburant,
00:52:25c'est déjà 15 milliards
00:52:26de perdus.
00:52:27Donc, à un moment,
00:52:29moi, je veux bien
00:52:29qu'on nous dise
00:52:30« Votre mesure de baisser les taxes,
00:52:32ça nous coûte. »
00:52:32Mais on le compense
00:52:33par les certificats
00:52:34d'économie d'énergie,
00:52:35c'est ce qu'on dit, nous,
00:52:36qui sont d'ailleurs remis en cause
00:52:37par la Cour des comptes.
00:52:38C'est 8 milliards d'euros.
00:52:39Et l'écart, ensuite,
00:52:40sur la baisse de la TBA
00:52:41de 20 à 5,5
00:52:42plus la baisse des assises,
00:52:44ce qui coûte environ
00:52:45entre 12 et 15 milliards,
00:52:47c'est en réalité
00:52:48beaucoup moins
00:52:49que ce que va nous coûter
00:52:50la baisse de la croissance.
00:52:52Donc, à un moment,
00:52:53il faut à la fois
00:52:54être logique économiquement
00:52:55et ne pas faire supporter ça
00:52:57sur la tête des Français
00:52:59qui, aujourd'hui,
00:53:00ne peut pas...
00:53:00Qu'est-ce que vous dites
00:53:01de la taxation des superprofits
00:53:02et pétroliques ?
00:53:03Je peux répondre à ça
00:53:04juste sur la réaction.
00:53:06La taille des superprofits,
00:53:06vous êtes doux avec les puissants.
00:53:07Non, la taille des superprofits,
00:53:08on l'a dit,
00:53:09qu'on est pour taxer
00:53:10les profiteurs de guerre.
00:53:11Mais, à un moment,
00:53:12il faut être aussi logique.
00:53:14Quand certains disent
00:53:15qu'il va y avoir 15,
00:53:1520 milliards de prix sur Total,
00:53:17mais les recettes de Total,
00:53:18ils sont faites à l'étranger
00:53:19pour la plupart.
00:53:20Les bénéfices de Total,
00:53:21c'est à l'étranger.
00:53:22Vous voulez un gouvernement
00:53:22international, mondial
00:53:24qui va les taxer à la télé ?
00:53:25Mais pas du tout,
00:53:26je dis que les superprofits
00:53:27qui sont réalisés en France,
00:53:29qui sont notamment
00:53:30le Raffinat,
00:53:31il y a état de précision
00:53:31avant d'aller
00:53:32dans une session totale,
00:53:33justement.
00:53:33Taxer Total en France
00:53:35n'a aucun intérêt.
00:53:36Parce que,
00:53:37encore une fois,
00:53:37là, vous avez raison,
00:53:38c'est que les totales
00:53:39ne sont...
00:53:39C'est pour ça qu'on...
00:53:40Attendez,
00:53:40vous avez raison, madame...
00:53:41Laissez-moi finir.
00:53:42Les profits ne sont pas
00:53:43réalisés en France.
00:53:44D'où l'intérêt
00:53:45de cette proposition européenne
00:53:47de taxer.
00:53:47Je suis d'accord avec vous.
00:53:48Mais pourquoi la France
00:53:49la bloque ?
00:53:49Pas que Total,
00:53:50c'est tous les superprofits
00:53:55qui a été fait
00:53:56en 2022.
00:53:57Pourquoi, monsieur ?
00:53:58Si vous le voulez bien,
00:53:59parce que les prix
00:54:00sont plafonnés.
00:54:01Et donc,
00:54:01qu'est-ce qui se passe ?
00:54:02On est à la pénurie.
00:54:03On va voir une carte
00:54:04sur les pénuries.
00:54:05En France,
00:54:06il y a en gros 15%
00:54:07des stations de service
00:54:08à qui il manque
00:54:09au moins un carburant.
00:54:11Ça dépend beaucoup
00:54:11des régions.
00:54:12Et c'est dans l'Est,
00:54:14notamment,
00:54:14qu'on a des problèmes
00:54:15d'approvisionnement.
00:54:17On va retrouver
00:54:18Kevin Drouan sur place.
00:54:20Alors, il y a aussi
00:54:20une situation particulière
00:54:22dans la région
00:54:23où vous vous trouvez.
00:54:27Oui, effectivement,
00:54:28c'est lié notamment
00:54:28à l'approvisionnement
00:54:31du carburant
00:54:31ici dans la région.
00:54:33Regardez le résultat
00:54:34justement de ces problématiques-là.
00:54:35Ce sont des stations
00:54:36à sec dans le Haut-Rhin.
00:54:37Il y en a une sur quatre
00:54:38dans cette situation.
00:54:39Vous le voyez ici,
00:54:39tous les pistolets
00:54:40sont condamnés.
00:54:41Il n'y a plus que du GPL
00:54:42qu'on voit ici,
00:54:43ce qui ramène assez peu
00:54:44de clients
00:54:45dans cette station-service
00:54:46et quelques personnes
00:54:47qui viennent se rendre compte
00:54:47malheureusement
00:54:48de ces problèmes
00:54:49d'approvisionnement.
00:54:50Donc, une station sur quatre
00:54:51dans le Haut-Rhin
00:54:52connaît justement
00:54:53ces difficultés d'approvisionnement
00:54:54avec au moins un des carburants
00:54:56qui n'est pas disponible
00:54:58principalement
00:54:58dans les stations totales
00:55:00qui sont très sollicitées.
00:55:01C'est l'une des explications.
00:55:02Et l'autre explication,
00:55:02comme je vous le disais,
00:55:03c'est l'approvisionnement
00:55:04qui se fait normalement,
00:55:05habituellement,
00:55:06depuis les raffineries
00:55:07du nord de l'Allemagne,
00:55:08notamment dans la région
00:55:09de Cologne,
00:55:10par des barges
00:55:11sur le Rhin.
00:55:12Sauf que,
00:55:12depuis cet été,
00:55:13avec l'absence,
00:55:14le manque d'eau,
00:55:15la sécheresse,
00:55:15le niveau du Rhin
00:55:16est trop bas
00:55:17et les barges
00:55:18ne peuvent pas circuler
00:55:19ou circulent
00:55:20avec beaucoup moins
00:55:21de carburant.
00:55:21Ce sont donc
00:55:23toute une batterie
00:55:24de camions-citernes
00:55:25qui descendent jusqu'ici
00:55:26sur plusieurs centaines
00:55:27de kilomètres
00:55:28pour effectuer des rotations
00:55:29entre l'Allemagne
00:55:30et l'Alsace.
00:55:31Et ça prend évidemment
00:55:32beaucoup plus de temps,
00:55:33d'où ces situations
00:55:34de rupture
00:55:35sur les stations
00:55:35les moins chères.
00:55:37Une situation particulière
00:55:38en Alsace,
00:55:40évidemment,
00:55:40quand c'est la pénurie
00:55:41d'un côté,
00:55:41on se reporte
00:55:42sur les autres
00:55:43où les prix
00:55:44continuent à flamber.
00:55:45Vous le constatez,
00:55:46Romain Etuin,
00:55:46dans le Rhône.
00:55:49Il y a encore du monde
00:55:51dans cette station
00:55:52aux portes de Lyon
00:55:53et pourtant,
00:55:53on est tout simplement
00:55:54à 2,46 euros
00:55:56le litre de gasoil.
00:55:57C'est plus de 20 centimes
00:55:59plus cher
00:56:01que les stations totales.
00:56:02Mais alors,
00:56:03pourquoi est-ce que
00:56:03les gens viennent ici ?
00:56:04Tout simplement
00:56:05parce que,
00:56:06comme l'a dit Kevin,
00:56:06ici,
00:56:07il y a encore de l'essence.
00:56:09De plus en plus
00:56:09de stations totales
00:56:10sont en rupture de stock
00:56:11et certains estiment
00:56:12que ce n'est pas forcément
00:56:13rentable
00:56:14de se déplacer
00:56:15plus loin
00:56:15pour faire le plein.
00:56:16Je vous propose
00:56:17d'écouter ces automobilistes.
00:56:20C'est des voleurs.
00:56:22Tout devient horriblement cher,
00:56:24que ce soit
00:56:25l'alimentation,
00:56:26l'essence.
00:56:28Je pense qu'on nous prend plus
00:56:30pour des pigeons
00:56:30qu'autre chose.
00:56:31Ce n'est pas d'autre solution.
00:56:33J'ai droit, nous,
00:56:34ce qu'on appelle
00:56:34au travail nomade,
00:56:35c'est-à-dire de ponctuellement
00:56:37rentrer un peu plus tôt
00:56:38chez moi.
00:56:39Pour autant,
00:56:39je ne reste pas
00:56:40à domicile
00:56:40pour travailler.
00:56:42C'est les moins chers,
00:56:43mais est-ce que ça arrive
00:56:43souvent qu'il soit
00:56:44à rupture de stock ?
00:56:46Pour ma part,
00:56:47j'étais à celui
00:56:48à côté de chez moi,
00:56:49c'était la première fois.
00:56:50Je n'avais jamais
00:56:51eu une rupture.
00:56:52J'y suis passée
00:56:52également hier soir
00:56:53et c'était déjà off.
00:56:55Pour l'instant,
00:56:56les pompistes
00:56:57nous confirment
00:56:57qu'on ne peut pas
00:56:58vraiment parler
00:56:58de pénurie,
00:57:00plutôt de rupture de stock.
00:57:01puisqu'en effet,
00:57:02vous l'avez dit,
00:57:02sur la France,
00:57:03c'est 15%
00:57:04des stations-service.
00:57:05Dans la région,
00:57:05c'est 14% des stations
00:57:07où au moins un carburant
00:57:08manque à l'appel.
00:57:10On doit voir
00:57:11ce qui sera décidé
00:57:12à Matignon,
00:57:13mais on a bien compris
00:57:13qu'il n'y aurait pas
00:57:14de baisse de taxes,
00:57:15contrairement à ce que
00:57:16vous réclamez,
00:57:17certains autour de ce plateau,
00:57:18notamment vous,
00:57:19Pierre Chasserey.
00:57:19Dans ce contexte
00:57:20où les choses sont claires
00:57:21de la part du gouvernement,
00:57:22est-ce qu'il y a quand même
00:57:23une ou deux mesures
00:57:24dont vous dites
00:57:25oui, ça,
00:57:25ce serait une bonne chose
00:57:26de le faire
00:57:26si on ne va pas faire
00:57:27une baisse des taxes ?
00:57:28On est obligé.
00:57:29Il va falloir changer
00:57:30le prix d'affichage.
00:57:31Ce que ne supportent pas
00:57:32les Français,
00:57:33c'est qu'on leur rende
00:57:33un chèque
00:57:34sur un impôt
00:57:36qui, de base,
00:57:37démontre son inefficacité
00:57:38puisque si le système
00:57:39était juste,
00:57:40on n'aurait pas besoin
00:57:40d'en rendre.
00:57:41Ça paraît évident.
00:57:42Si le système fiscal
00:57:43était correctement établi,
00:57:45on n'aurait pas besoin
00:57:46de mettre un justificatif
00:57:47de précarité
00:57:47pour savoir
00:57:48qui a le droit,
00:57:49qui n'a pas le droit,
00:57:50qui a des baskets
00:57:50et ne rentre pas
00:57:51ou qui a des bonnes chaussures
00:57:52et rentre.
00:57:53Ce n'est pas ça le principe.
00:57:54Le principe, c'est 1,
00:57:55de baisser la fiscalité.
00:57:56Pourquoi ?
00:57:57Parce que le problème,
00:57:58bien sûr,
00:57:58il y a le détroit d'Hormuz.
00:57:59Mais le plus gros problème
00:58:00des Français,
00:58:00c'est le détroit de Bercy.
00:58:02Et celui-là,
00:58:02je peux vous dire
00:58:03qu'on ne le loupe pas.
00:58:04Quand vous êtes
00:58:04entre 50-60% de taxes
00:58:06selon les prix,
00:58:07ça me paraît quand même
00:58:09indécent
00:58:09de vouloir uniquement
00:58:11pointer et cibler
00:58:13une seule personne
00:58:14qui pourrait être
00:58:15effectivement dans
00:58:15votre discours total.
00:58:16Moi, je l'entends.
00:58:17Pourquoi pas ?
00:58:18Pourquoi pas ?
00:58:18Bien sûr, pour les Français,
00:58:19il faut aller voir
00:58:20ce qui se passe du côté total.
00:58:22Plus la crise s'approfondit,
00:58:24le fond.
00:58:24Écoutez, pourquoi pas ?
00:58:25On n'a pas besoin
00:58:25de la tâche de presse.
00:58:26Mais chacun s'entoure.
00:58:27Chacun s'entoure,
00:58:28sinon on ne s'entend pas.
00:58:29Monter aux gens.
00:58:30Quand on dit
00:58:30non mais je ne ment pas.
00:58:31Quand on dit les choses.
00:58:33Vous savez, votre amie
00:58:34Mme Mélanie,
00:58:35M. Merz,
00:58:36M. Sanchez,
00:58:38il y a 6 pays européens
00:58:39qui réclament une taxe
00:58:40sur les superpromosifs
00:58:40pétroliers
00:58:41et le Rassemblement National
00:58:43bondit sur Sanchez
00:58:45pour défendre
00:58:45les superpromosifs
00:58:46des pétroliers.
00:58:47C'est une norme !
00:58:48Quand on l'a proposé
00:58:49à l'Assemblée,
00:58:49ils ne nous avaient pas
00:58:50soutenus juste par sectarisme.
00:58:51Je vous le dis.
00:58:52Mais en attendant,
00:58:53quand vous parlez
00:58:54du modèle espagnol,
00:58:55du modèle italien
00:58:57ou du modèle allemand récemment,
00:58:58eux, ils baissent les taxes.
00:58:59Parce que là,
00:58:59tout à l'heure,
00:59:00d'ailleurs,
00:59:00l'introduction de votre sujet,
00:59:02c'était,
00:59:02on voit qu'il y a une volonté
00:59:04de mettre des aides,
00:59:05des subventions.
00:59:05Ce n'est pas des subventions
00:59:06ou des aides.
00:59:06C'est une baisse de taxes.
00:59:07C'est ce qu'on dit.
00:59:08Moi, j'aimerais bien
00:59:09baisser les taxes.
00:59:10Mais M. Macron a ruiné...
00:59:12Non, vous n'aimez pas.
00:59:13Vous avez que la dette
00:59:14pour les augmenter.
00:59:14Mais M. Macron a ruiné le pays.
00:59:17Le service de la dette,
00:59:17c'est 72 milliards d'euros par an.
00:59:19Oui, les charges de la dette.
00:59:20Donc, on peut faire comme vous,
00:59:22raconter qu'on va raser
00:59:23gratuit demain
00:59:24sans aucune discrimination.
00:59:25On est d'accord.
00:59:26Moi, je ne veux pas
00:59:27subventionner les riches.
00:59:28Je préfère aider les pauvres.
00:59:30Mais il faut qu'on ait déjà
00:59:31le pays qui a le plus d'impôts.
00:59:32Vous voyez bien
00:59:33que ça ne règle pas
00:59:33le problème de la dette.
00:59:34Excusez-moi,
00:59:35je vais aller au bout
00:59:36de ce que je disais
00:59:36avant que vous me coupiez.
00:59:38En plus, d'après,
00:59:39moi, je regarde ça de l'extérieur.
00:59:41Monsieur vient de vous dire
00:59:44le débat à partir du moment
00:59:45où il vient de vous dire
00:59:45qu'il était d'accord avec vous.
00:59:46Je pense que les gens ont compris.
00:59:47On ne veut pas subventionner
00:59:48les riches pour garder les pauvres.
00:59:49Moi, de mon côté,
00:59:50je vous disais,
00:59:50OK, je vous entends
00:59:51sur le fait qu'il faut peut-être
00:59:52aller voir du côté des entreprises.
00:59:54Mais une chose est sûre,
00:59:55si on met le grand gâteau
00:59:56du prix des carburants
00:59:57autour de la table,
00:59:58celui qui prend la plus grosse part,
00:59:59l'Obelix,
01:00:00celui qui vient prendre la part,
01:00:01c'est l'État.
01:00:02C'est l'État.
01:00:03Donc, on ne peut pas se passer
01:00:04d'une baisse de la fiscalité.
01:00:05D'ailleurs, posons-nous
01:00:06juste une question.
01:00:14Autre point, je vais...
01:00:15Mais attendez,
01:00:16attendez, juste une phrase.
01:00:18Autre point, il y a...
01:00:20Il y a les taxes
01:00:22sur les carburants
01:00:23qui ne sont pas méritées,
01:00:24qui vont trop loin.
01:00:25L'autre part qu'on doit garder
01:00:27en tête,
01:00:28c'est que du côté de l'électrique,
01:00:30on n'a pas cette fiscalité.
01:00:32Donc, quand on regarde
01:00:32le modèle schizophrène de l'État...
01:00:34Non, mais sans doute,
01:00:35tant mieux, je suis d'accord avec ça.
01:00:36Ça s'appelle la décarbonation.
01:00:36J'aimerais aller au bout.
01:00:38Ne vous en déplace
01:00:38si je pouvais en placer.
01:00:39C'est pas un meeting
01:00:41de 50 millions d'automobilistes,
01:00:43quand même ?
01:00:43C'est un dialogue, non ?
01:00:44Mon Dieu.
01:00:45Allez-y, allez-y pour conclure.
01:00:47C'est terrible.
01:00:49Si vous allez sur l'électrique,
01:00:50je ne suis pas favorable
01:00:52à la mise en place
01:00:53d'une fiscalité au kilomètre
01:00:54pour l'électrique.
01:00:54D'ailleurs, j'aimerais
01:00:55des candidats à la présidentielle
01:00:56qui s'engagent pour les Français
01:00:57qui basculent l'électrique.
01:00:58Par contre,
01:00:58le modèle schizophrène de l'État,
01:01:00c'est de dire
01:01:01nous avons besoin des taxes carburants,
01:01:02mais passez tous à l'électrique.
01:01:04Réfléchissez à ça.
01:01:05Si tout le monde passe à l'électrique,
01:01:06qu'est-ce qui se passe ?
01:01:07Il n'y a plus de taxes
01:01:08sur les carburants.
01:01:09Dont taxes.
01:01:10Donc, oui.
01:01:11Ça, c'est sûr.
01:01:12Je ne sais pas,
01:01:12on va trouver les 43 milliards,
01:01:13d'ailleurs, justement,
01:01:15qui représentent aujourd'hui
01:01:16les taxes,
01:01:17si on prend les taxes des collectivités
01:01:18et les taxes de l'État
01:01:20sur le carburant.
01:01:21Donc, à un moment,
01:01:21si on passe tous à l'électrique,
01:01:22il va falloir commencer.
01:01:23Mais c'est une bonne chose.
01:01:24Non, on est pour.
01:01:25On est pour, bien sûr.
01:01:26Non, mais M. Capon.
01:01:27Mais en tout cas,
01:01:27on est cohérent.
01:01:28C'est-à-dire que là,
01:01:29il y a une urgence pour les Français
01:01:31et dire la solution,
01:01:33c'est qu'il faut passer à l'électrique
01:01:34sans, on va dire,
01:01:35on n'a pas les moyens
01:01:36de baisser les taxes.
01:01:37Alors qu'on va se retrouver
01:01:39dans la même difficulté demain
01:01:40si on passe totalement à l'électrique,
01:01:41il faut être cohérent.
01:01:42Évidemment qu'il faut faire les deux.
01:01:43Il faut faire à la fois,
01:01:44il faut baisser les taxes en urgence
01:01:46pour que les gens puissent continuer
01:01:47à rouler parce que c'est leur pouvoir
01:01:49d'achat immédiat
01:01:49pour ceux qui sont au thermique.
01:01:50Et ensuite,
01:01:51il faut avoir une vision
01:01:52sur le long terme.
01:01:52Il faut avoir un modèle
01:01:54qui permet d'avoir une électricité
01:01:56moins chère grâce au nucléaire,
01:01:57extraire le lithium de l'Alsace
01:01:58et de l'Allier,
01:01:59800 000 pour l'Alsace,
01:02:01700 000 pour l'Allier.
01:02:02Et aussi faire baisser
01:02:03les sanctions internationales.
01:02:04Ça aussi, c'est très important.
01:02:06Oui, bien sûr,
01:02:07mais avoir une vision déjà
01:02:07à l'échelle de l'Apens
01:02:08pour que les gens puissent se déplacer
01:02:10et ne pas être en difficulté
01:02:11pour aller au boulot,
01:02:12pour amener leurs enfants en l'école.
01:02:13On va rencontrer Donald Trump
01:02:14cet après-midi
01:02:15et on verra
01:02:17si les choses peuvent avancer
01:02:18pour que le pétrole
01:02:20circule mieux sur les mers.
01:02:21Donnez-nous, vous,
01:02:22vos expériences,
01:02:22vos difficultés
01:02:24sur le numéro WhatsApp
01:02:26qui s'affiche sur l'écran
01:02:28et évidemment,
01:02:30on les traduira ensuite
01:02:31à l'antenne
01:02:32dans quelques instants.
01:02:33Donc, cette rencontre
01:02:33prévue entre Donald Trump
01:02:34et Emmanuel Macron
01:02:35cet après-midi
01:02:36aux Nations Unies
01:02:38à New York.
01:02:38A tout de suite.
01:02:41La crise du prix des carburants,
01:02:43elle se joue ici,
01:02:44bien sûr, en France.
01:02:45Elle se joue aussi à New York
01:02:47avec une rencontre
01:02:48cet après-midi
01:02:49entre Emmanuel Macron
01:02:50et Donald Trump.
01:02:51Et puis, il y a aussi
01:02:52une réunion ministérielle
01:02:53en ce moment
01:02:54pour étudier
01:02:55les aides possibles,
01:02:57comment les élargir.
01:02:59En tout cas,
01:03:00on ira voir l'évolution
01:03:01de cette réunion
01:03:02dans quelques instants.
01:03:03D'abord, les dernières infos
01:03:04de ce début de semaine.
01:03:04C'est avec vous,
01:03:05Elisa Tramin.
01:03:06Et donc, d'abord,
01:03:07cette réunion de l'exécutif
01:03:08sur la crise énergétique.
01:03:09Sébastien Lecornu
01:03:10a convoqué huit de ses ministres
01:03:12et les directeurs
01:03:13d'administration centrale
01:03:14pour évoquer
01:03:15les approvisionnements
01:03:16en pétrole et en gaz.
01:03:18Et puis, cet après-midi,
01:03:19deuxième réunion,
01:03:20cette fois sur les pistes
01:03:22envisagées pour soutenir
01:03:23les Français
01:03:24face au prix à la pompe.
01:03:25Des aides que les pêcheurs
01:03:26attendent avec impatience.
01:03:27Un blocage est d'ailleurs
01:03:28en cours
01:03:29au vieux port de Cannes
01:03:31tandis que la ministre
01:03:32de la Pêche,
01:03:32Catherine Chabot,
01:03:34va tenter de renouer
01:03:35le dialogue
01:03:36avec les pêcheurs
01:03:37de Sète
01:03:38après une semaine
01:03:40de mobilisation là-bas.
01:03:41Ces professionnels
01:03:42ont repris
01:03:43le chemin de la mer
01:03:44ce matin
01:03:45mais ils attendent
01:03:46évidemment des annonces.
01:03:49On va être obligés
01:03:50de les gérer
01:03:50dans l'urgence.
01:03:51Donc ça, je pense,
01:03:52d'une part,
01:03:53le carburant,
01:03:53le paiement
01:03:54des subventions rapides,
01:03:56aussi de prendre en compte
01:03:58que les marins
01:03:59ont besoin aussi
01:04:00d'être soutenus.
01:04:01Si on doit repartir,
01:04:03ça repartira
01:04:04mais avec un peu plus
01:04:05d'intensité.
01:04:06Réveil difficile
01:04:07pour le chancelier allemand,
01:04:08Friedrich Merz,
01:04:10après un dimanche compliqué
01:04:11sur le plan des élections.
01:04:12Il va devoir convaincre
01:04:13un craint désormais
01:04:14de sa capacité
01:04:15à diriger le pays
01:04:16après la claque
01:04:17reçue par son parti.
01:04:19La CDU lui-même
01:04:20parle d'un désastre.
01:04:21C'est le terme
01:04:22qu'il a utilisé.
01:04:23L'AFD,
01:04:23partie d'extrême droite,
01:04:25continue sa percée
01:04:26dans le nord-est.
01:04:27Et puis à Berlin,
01:04:28c'est la gauche radicale
01:04:29qui devance
01:04:29le parti au pouvoir.
01:04:30Dans deux jours,
01:04:31c'est l'automne,
01:04:31Elisa.
01:04:32Pourtant,
01:04:33quand on regarde la météo,
01:04:33ça n'y ressemble pas vraiment.
01:04:34Les températures sont toujours
01:04:35très estivales,
01:04:36jusqu'à 34 degrés
01:04:38attendus au pied
01:04:39des Pyrénées,
01:04:40c'est-à-dire 10 degrés
01:04:41au-dessus des normales
01:04:42de saison.
01:04:43Et puis le risque incendie
01:04:44reste également
01:04:45très élevé.
01:04:46Le Gard,
01:04:47l'Aude
01:04:47et les Pyrénées-Orientales
01:04:48sont aujourd'hui
01:04:49en vigilance rouge.
01:04:50Que se passe-t-il
01:04:50lors de cette fameuse réunion
01:04:51convoquée par l'exécutif
01:04:53dont vous nous avez parlé,
01:04:54Elisa ?
01:04:54On va le demander
01:04:54à Samy Sfaxi
01:04:55qui est à Matignon.
01:04:58Plusieurs réunions
01:04:58au programme aujourd'hui.
01:04:59Ça n'est que le début.
01:05:02Oui, alors Julien,
01:05:03petite précision quand même
01:05:04et qui a son importance
01:05:05ce matin.
01:05:06La réunion sur la question
01:05:07de l'approvisionnement
01:05:08a lieu au SGDSN.
01:05:10Alors qu'est-ce que c'est ?
01:05:11C'est le secrétariat général
01:05:12de la Défense
01:05:13et de la Sécurité nationale.
01:05:14En fait,
01:05:15c'est ici que sont préparées
01:05:18les grandes orientations
01:05:19de l'État
01:05:20sur des réponses rapides
01:05:21que ce soit
01:05:21sur les questions militaires,
01:05:22les questions énergétiques
01:05:24ou encore
01:05:25les questions programmatiques.
01:05:26Voilà, c'est un peu plus loin.
01:05:27C'est à quelques pâtés
01:05:28de maison d'ici.
01:05:29Mais voilà,
01:05:29on n'est pas à Matignon ce matin.
01:05:31Cette réunion n'a pas lieu
01:05:32à Matignon.
01:05:33Mais elle va évoquer
01:05:33la question de l'approvisionnement
01:05:34parce que vous le savez,
01:05:35c'est stratégique évidemment.
01:05:37Alors que l'Arabie saoudite
01:05:39d'ailleurs a annoncé
01:05:40ces derniers jours
01:05:41suspendre une très large partie
01:05:42des exportations de pétrole
01:05:43vers les raffinérées européennes.
01:05:45Ça va forcément
01:05:46tendre les prix
01:05:47vers le haut.
01:05:48Et puis,
01:05:49dans un deuxième temps,
01:05:50il y aura une réunion
01:05:50cet après-midi
01:05:51à 15h30
01:05:51qui cette fois-ci
01:05:52sera bien à Matignon
01:05:54durant laquelle
01:05:54ils vont évoquer
01:05:56la question
01:05:57des aides concrètes
01:05:58aux Français.
01:05:59Sur la table,
01:05:59bien sûr,
01:06:00la question de l'aide
01:06:00aux grands rouleurs
01:06:02est évoquée
01:06:03avec soit un élargissement
01:06:04à plus de Français,
01:06:05soit une augmentation
01:06:06de cette aide
01:06:07qui aujourd'hui
01:06:08est de 100 euros.
01:06:09Voilà,
01:06:09c'est en tout cas
01:06:10une journée pour Sébastien Lecornu
01:06:12compliquée parce qu'il va
01:06:13devoir mettre en musique
01:06:14en fait le constat alarmant
01:06:15qui a été fait
01:06:16par le chef de l'État
01:06:17vendredi dernier
01:06:18à l'Élysée.
01:06:19Les automobilistes
01:06:20attendent des réponses,
01:06:21certaines corporations
01:06:22également,
01:06:23notamment les pêcheurs.
01:06:25La ministre de la Mer
01:06:26est en déplacement
01:06:27aujourd'hui même
01:06:28à Sète
01:06:29auprès des pêcheurs
01:06:30et à Cannes.
01:06:31Le port est bloqué
01:06:32sous vos yeux,
01:06:32Benoît Ruys.
01:06:33Ça prouve que la mobilisation
01:06:34elle reste forte.
01:06:38Exactement,
01:06:39ils veulent mettre
01:06:39la pression
01:06:40sur ce rendez-vous
01:06:41les pêcheurs
01:06:42cannois.
01:06:43Regardez sur ces images
01:06:43de Christophe Erlom.
01:06:44Voilà,
01:06:45depuis 7h30,
01:06:46plus personne ne rentre
01:06:47ni ne sort
01:06:48du vieux port
01:06:48de Cannes.
01:06:49Le maire de la ville,
01:06:50David Lysnard,
01:06:51est venu apporter
01:06:51son soutien
01:06:52aux pêcheurs.
01:06:53Nous sommes avec
01:06:54Sébastien.
01:06:55Sébastien,
01:06:56voilà,
01:06:57la ministre
01:06:57va sûrement annoncer
01:06:59des choses,
01:07:00mais vous,
01:07:01vous prenez
01:07:01les devants,
01:07:02pourquoi ?
01:07:03C'est malheureux,
01:07:03mais d'expérience,
01:07:04on sait qu'elle risque
01:07:05de ne pas annoncer
01:07:06grand-chose
01:07:07et du coup,
01:07:08c'est pour lui montrer
01:07:08qu'on ne va pas lâcher.
01:07:10Là,
01:07:10il n'y a plus personne
01:07:11qui rentre,
01:07:11qui sort,
01:07:13les navettes,
01:07:14plus personne ne sort,
01:07:16la compétition de voile
01:07:17non plus.
01:07:18Personne ne bouge,
01:07:18les seuls qu'on a laissé sortir
01:07:19c'est les pompiers
01:07:20ce matin pour monter aux îles.
01:07:21Vous êtes en colère ?
01:07:22On est très en colère.
01:07:24Ça fait des années
01:07:25que ça dure là,
01:07:26comme je l'expliquais tout à l'heure,
01:07:27c'est la goutte d'eau.
01:07:28Ça fait au moins 10 ans
01:07:29que tous les ans,
01:07:29on a des nouvelles normes,
01:07:30des nouvelles lois,
01:07:32des nouvelles choses à embarquer,
01:07:33des nouvelles normes de sécurité.
01:07:34On n'en peut plus là,
01:07:35le gasoil,
01:07:36c'est la goutte d'eau.
01:07:38On aurait dû arrêter le boue.
01:07:39Si je m'étais écouté,
01:07:40je dois arrêter il y a 2-3 ans
01:07:41déjà le métier.
01:07:41Il faut vraiment être amoureux
01:07:42pour s'accrocher.
01:07:44Merci Sébastien.
01:07:44Donc voilà,
01:07:45le blocus qui continue
01:07:46et qui devrait durer
01:07:47au moins jusqu'en début
01:07:49d'après-midi
01:07:49ici à Cannes.
01:07:50Ce genre de scène,
01:07:51ça fait partie des signaux faibles
01:07:53évidemment,
01:07:53Guillaume Daré,
01:07:54que le gouvernement surveille
01:07:55comme le lait sur le feu.
01:07:56C'est pour ça qu'il y a ces réunions
01:07:57aujourd'hui.
01:07:57Oui, parce qu'il y a une volonté
01:07:58de contenir les appels,
01:08:00notamment à la mobilisation.
01:08:01Vous l'avez vu ces derniers jours,
01:08:02des appels qui ressemblent
01:08:03parfois à un redémarrage
01:08:04des Gilets jaunes.
01:08:04Il y a notamment un appel
01:08:05à la mobilisation mi-octobre.
01:08:07Le gouvernement qui veut montrer
01:08:08qu'il prend en compte
01:08:10ces demandes
01:08:10et pas qu'à court terme,
01:08:11on le disait,
01:08:12désormais la problématique
01:08:13c'est de gérer ça
01:08:14sur le long terme.
01:08:15Du côté de Matignon,
01:08:16l'idée c'est de mettre en place
01:08:18une structure
01:08:19et un suivi clairement
01:08:21qui aillent jusqu'à la fin de l'hiver
01:08:23parce que désormais
01:08:24on n'est plus sur quelque chose
01:08:25de court et conjoncturel.
01:08:27C'est le message
01:08:27que le Premier ministre
01:08:28veut passer aux Franceurs
01:08:29en disant que lui
01:08:29il s'occupe du réservoir
01:08:30de nos compatriotes.
01:08:31Le Président de la République
01:08:32jeudi expliquera
01:08:33que lui il s'occupe
01:08:34du monde,
01:08:35du détroit d'Hormuz
01:08:36et que les deux sont liés.
01:08:37Effectivement,
01:08:38ce sont les deux étages
01:08:39de la fusée
01:08:39à Matignon aujourd'hui
01:08:41et à l'Assemblée Générale
01:08:42des Nations Unies
01:08:43tout à l'heure
01:08:44pour le Président de la République
01:08:46Patrick Sos,
01:08:47Emmanuel Macron,
01:08:48ça a été confirmé tout ce matin,
01:08:49va rencontrer Donald Trump.
01:08:50Oui, un entretien assez court
01:08:52mais c'est habituel,
01:08:53il ne faut pas y voir
01:08:54un signe défavorable,
01:08:57je dirais.
01:08:58On est dans les couloirs
01:08:58de l'Assemblée Générale
01:09:00des Nations Unies,
01:09:01Donald Trump va voir
01:09:02énormément de monde
01:09:03mais Emmanuel Macron aussi
01:09:04et donc on a ce timing
01:09:06assez court,
01:09:07une vingtaine de minutes,
01:09:0825 minutes en fait
01:09:10sur l'écoute 23h35,
01:09:12heure française.
01:09:13Pour l'instant,
01:09:13on nous annonce
01:09:14un entretien bilatéral
01:09:15qui se déroulera hors presse
01:09:16donc on n'est vraiment pas
01:09:17dans des cadres
01:09:18qu'on a pu voir par ailleurs.
01:09:20Mais effectivement,
01:09:21il faut bien préparer
01:09:23cet entretien
01:09:23parce que les sujets,
01:09:2525 minutes,
01:09:26je crois qu'il y a
01:09:26plus de 25 sujets.
01:09:28Donc l'idée,
01:09:28c'est vraiment
01:09:29d'être à peu près certain
01:09:30qu'il y aura un suivi
01:09:32sur les deux,
01:09:34trois gros dossiers.
01:09:36Ça vient d'être expliqué
01:09:37notamment par Guillaume,
01:09:38Hormuz,
01:09:39mais aussi la guerre
01:09:40en Ukraine.
01:09:41On comprend que
01:09:41il y avait la situation
01:09:43géopolitique,
01:09:43elle est en train
01:09:44de devenir économique
01:09:45parce que Donald Trump
01:09:46a mis une énorme pression
01:09:48par ces mots,
01:09:48notamment vis-à-vis
01:09:50de Volodymyr Zelensky.
01:09:51Il regarde une crise,
01:09:53Donald Trump,
01:09:53notamment sur le gazole,
01:09:55ce qui pose problème,
01:09:56le prix du gazole
01:09:56aux Etats-Unis,
01:09:57notamment pour les exploitations
01:09:58agricoles
01:09:59ou pour les routiers,
01:10:01les chauffeurs routiers.
01:10:02Eh bien, facile,
01:10:03je me tourne vers la droite.
01:10:04Ah, j'ai un coupable idéal,
01:10:05c'est Volodymyr Zelensky.
01:10:06Il faut essayer d'expliquer
01:10:07en deux, trois mots
01:10:08et deux, trois mots clés
01:10:10à Donald Trump
01:10:11que ça ne peut pas
01:10:11se passer comme ça
01:10:12et que surtout,
01:10:13si on laisse Vladimir Poutine
01:10:14gagner,
01:10:15ce n'est pas du tout
01:10:16dans l'intérêt
01:10:17de Donald Trump
01:10:18et des Américains.
01:10:19Et on ira en Ukraine
01:10:19dans quelques instants.
01:10:20Il y a également
01:10:21la situation
01:10:21dans le détroit d'Hormuz.
01:10:22À l'instant,
01:10:23on apprend qu'une nouvelle attaque
01:10:26s'est produite
01:10:26sur un navire
01:10:27dans le détroit d'Hormuz.
01:10:28Ça prouve, Bertrand Villemeyer,
01:10:31qu'on est loin
01:10:32d'une avancée
01:10:34et d'une pacification
01:10:35dans cette région.
01:10:38Les attaques se déroulent
01:10:39en ce moment-même
01:10:40alors que commence
01:10:40cette Assemblée générale.
01:10:42C'est un message
01:10:43qui est envoyé.
01:10:44C'est un message
01:10:44qui est extrêmement clair.
01:10:45C'est qu'on a assisté
01:10:48à tout un tas de choses
01:10:49mais qui signifiaient
01:10:50que la guerre était suspendue.
01:10:51Il n'y a pas eu
01:10:52de cette affaire en tant que telle.
01:10:53Finalement,
01:10:53les choses ne se sont jamais arrêtées.
01:10:55Et là,
01:10:56il y a une surenchère
01:10:59voire une tentative
01:11:00d'escalade
01:11:01d'un côté
01:11:02pour jouer
01:11:02la désescalade
01:11:03de l'autre,
01:11:03par exemple.
01:11:04Mais il y a une surenchère
01:11:06qui peut être faite
01:11:06notamment par les Iraniens.
01:11:08Le président de la République,
01:11:10sauf erreur,
01:11:11Patrick Sos,
01:11:11ont dit qu'il pourrait aussi
01:11:12rencontrer justement
01:11:13le président iranien.
01:11:14C'est encore en cours.
01:11:15Ça peut être plus efficace
01:11:16cette entrevue
01:11:17que celle qu'il aura
01:11:17avec Donald Trump ?
01:11:19En fait,
01:11:20oui,
01:11:20efficacité,
01:11:20je crois que c'est le mot.
01:11:21Il ne faut absolument pas
01:11:22s'attendre dans ces couloirs,
01:11:23évidemment,
01:11:24vu l'importance stratégique
01:11:26de ce qui est en train
01:11:26de se passer,
01:11:27à une décision.
01:11:28Mais ce sont encore une fois
01:11:29des mots.
01:11:30C'est vraiment très important.
01:11:32Il y a ce qui se passe
01:11:33dans l'Assemblée générale,
01:11:35mais il y a énormément de monde.
01:11:36Tout le monde vient faire
01:11:37son petit discours
01:11:38un peu à la queue le leu.
01:11:39Ça va durer trois jours.
01:11:40Emmanuel Macron,
01:11:41par exemple,
01:11:42demain,
01:11:42il part en 13e position.
01:11:44Donc,
01:11:44il sera écouté par les Français,
01:11:45mais sans doute pas
01:11:46par le reste du monde.
01:11:47Donald Trump,
01:11:48si,
01:11:48en deuxième position.
01:11:49En revanche,
01:11:50dans les couloirs,
01:11:51mais aussi dans tout
01:11:51ce bloc d'immeubles
01:11:52que vous avez vraiment
01:11:53sur les bords
01:11:55de l'East River,
01:11:56vous avez la possibilité,
01:11:58par les salons,
01:11:59par vraiment des couloirs,
01:12:00très prosaïquement,
01:12:01de faire passer
01:12:03des messages.
01:12:04Les Iraniens,
01:12:04ils sont à des milliers
01:12:06de kilomètres de nous.
01:12:07Il peut y avoir
01:12:07des coups de fil.
01:12:08Il y en a eu énormément.
01:12:09Ça,
01:12:09c'est un petit peu tari
01:12:10ces dernières semaines,
01:12:10mais par exemple,
01:12:11entre Jean-Noël Barraud
01:12:11et son homologue
01:12:12des affaires étrangères
01:12:13iraniens.
01:12:14Mais là,
01:12:15avoir vraiment face à face,
01:12:18de façon très informelle,
01:12:19des petits mots à passer,
01:12:21c'est ce qui fait aussi
01:12:22la grande diplomatie.
01:12:24Donc,
01:12:24pas d'annonce,
01:12:25il n'y aura pas de décision,
01:12:26mais faire avancer le dossier
01:12:28et essayer non pas
01:12:29de jouer la puissance d'équilibre,
01:12:31mais faire en sorte
01:12:33qu'Emmanuel Macron,
01:12:34qui parle à la fois
01:12:35aux Saoudiens,
01:12:36qui parle aux Qataris
01:12:36et qui peut parler aux Iraniens,
01:12:38ça peut faire avancer
01:12:40le dossier.
01:12:41Dans un contexte
01:12:42de poursuite
01:12:43de la menace
01:12:43fameuse menace hybride,
01:12:45mais qui est de moins en moins hybride,
01:12:47menée par Vladimir Poutine,
01:12:49écoutez le ministre de l'Intérieur
01:12:49ce matin sur BFM TV.
01:12:51On parle d'une menace
01:12:52qui est réelle,
01:12:53qui est une menace
01:12:53qui est documentée,
01:12:54qui est la menace
01:12:55de guerre hybride
01:12:56que livre la Russie.
01:12:57Il n'y en a pas eu
01:12:58de constatés en France,
01:13:00on n'a pas eu
01:13:00de sabotage majeur.
01:13:02Maintenant,
01:13:03des attaques cyber,
01:13:04nous en avons
01:13:04et ce qui se passe en Europe
01:13:06nous interpelle également.
01:13:07Il y a une cartographie
01:13:08des sites à protéger,
01:13:10il y a des mesures de protection
01:13:11qui sont prises
01:13:11par les opérateurs eux-mêmes,
01:13:13il y a des rondes et patrouilles
01:13:14par les forces de sécurité intérieures,
01:13:16il y a des contacts
01:13:16qui sont établis
01:13:17entre les services de renseignement
01:13:18et ses opérateurs.
01:13:20Anastasia Kirilenko,
01:13:21on voit que la pression aux Russes
01:13:23est en train de monter
01:13:24sur les pays de l'OTAN,
01:13:25sur les pays frontaliers.
01:13:26Est-ce que ce à quoi on assiste
01:13:27ressemble au style
01:13:28de Vladimir Poutine ?
01:13:30Oui, tout à fait.
01:13:31Il y a une vraie stratégie
01:13:32derrière de changer
01:13:33des gouvernements
01:13:35en France,
01:13:36en Allemagne,
01:13:37dans d'autres pays,
01:13:38soit amener
01:13:39l'extrême droite,
01:13:40soit l'extrême gauche
01:13:41pro-russe au pouvoir.
01:13:42Il y croit dur,
01:13:44Poutine,
01:13:45ça se voit,
01:13:46même si on analyse
01:13:47la propagande russe.
01:13:50Donc,
01:13:51effectivement,
01:13:52la guerre est
01:13:53moins de moins
01:13:53hybride.
01:13:55Et c'est dans
01:13:55de nombreux pays,
01:13:56pas seulement
01:13:57la France,
01:13:59en Allemagne,
01:14:00les partis
01:14:00pro-russes
01:14:02gagnent du terrain,
01:14:04mais tout a commencé
01:14:05il y a dix ans,
01:14:06après l'annexion
01:14:07de la Crimée,
01:14:08la Russie
01:14:09a lancé
01:14:10des fausses nouvelles
01:14:12qui étaient devenues
01:14:13virales
01:14:14sur des réfugiés
01:14:15qui,
01:14:15soi-disant,
01:14:16violaient
01:14:16les Allemands.
01:14:18Il y avait aussi
01:14:18une tentative
01:14:19de...
01:14:21Même,
01:14:22il y avait des tunnels
01:14:22entre Biélorussie
01:14:24et Lituanie
01:14:25et les Russes
01:14:26avec le régime
01:14:27Loukachenko
01:14:28forcés
01:14:28des migrants
01:14:29à venir.
01:14:30Il y avait un cas
01:14:32qu'en France,
01:14:34les gens du Front National,
01:14:36c'était Front National
01:14:36à l'époque,
01:14:37ils brûlaient
01:14:37les voitures
01:14:38eux-mêmes
01:14:38pour ensuite
01:14:39dénoncer ça
01:14:40dans un blog
01:14:42et ils se sont
01:14:43fait prendre.
01:14:44Mais tout ça,
01:14:45ça s'accumule
01:14:46et donc le but
01:14:48ultime,
01:14:49c'est d'élire
01:14:50à la face
01:14:51des Français,
01:14:51des Allemands,
01:14:52les gouvernements
01:14:53en Europe.
01:14:53Comment les militaires,
01:14:55Bertrand Villemeyer,
01:14:55en France,
01:14:56s'adaptent à cette menace ?
01:14:58Parce qu'on n'est pas ici,
01:14:59dans des combats
01:15:00sur le champ de bataille
01:15:00et ça fait longtemps
01:15:01maintenant que les militaires
01:15:02français ont appris
01:15:03à faire face
01:15:04à ces menaces-là.
01:15:05Quelle réponse
01:15:06il leur donne ?
01:15:07Ils ont une réponse
01:15:08dans la façon
01:15:09dont ils gèrent
01:15:09les périodes d'alerte,
01:15:11ce qui n'était pas
01:15:11tellement le cas avant,
01:15:12il y en avait,
01:15:13mais enfin pas de façon
01:15:14aussi dense.
01:15:15Ils la gèrent
01:15:16avec des moyens
01:15:17technologiques
01:15:17qui sont beaucoup
01:15:18plus adaptés
01:15:19parce que la caractéristique
01:15:21de la guerre hybride
01:15:22s'est déstabilisée
01:15:23en restant en dessous
01:15:24de la guerre totale.
01:15:25Première caractéristique,
01:15:26deuxième caractéristique,
01:15:27on ne signe pas
01:15:29ou alors on cultive
01:15:31l'ambiguïté
01:15:31sur la signature,
01:15:32ce qui fait que
01:15:33le pays cible
01:15:33ne peut pas annoncer
01:15:35des choses
01:15:35sauf,
01:15:36on a le cas de Leipzig
01:15:37qui est vraiment
01:15:38là une exception.
01:15:39C'était le drone
01:15:40chargé d'explosifs.
01:15:41Il y en avait deux
01:15:42à Leipzig
01:15:43et on a,
01:15:45les services d'enquête
01:15:46ont retrouvé l'ADN
01:15:47qui était le même
01:15:47sur les deux drones
01:15:48et qui était le même
01:15:49sur les installations.
01:15:50Donc là,
01:15:51ça faisait assez peu,
01:15:52il n'y avait pas
01:15:53d'ambiguïté sur l'auteur.
01:15:54Mais c'est la deuxième
01:15:55caractéristique
01:15:56de la guerre hybride,
01:15:56c'est qu'en fait,
01:15:57on devine l'auteur
01:15:58mais il ne le signe pas.
01:16:00Donc la difficulté
01:16:01justement pour se prémunir
01:16:03de cela,
01:16:03il y a la déstabilisation
01:16:05que j'appellerais cyber.
01:16:07Voilà,
01:16:08effectivement,
01:16:08on a des moyens,
01:16:10des méthodes,
01:16:11notamment avec
01:16:12la Direction Générale
01:16:12pour l'Armement,
01:16:13avec l'ANSI,
01:16:14etc.,
01:16:15qui ont la capacité.
01:16:16L'ANSI qui est monté
01:16:17en puissance
01:16:17en l'espace de 4-5 ans,
01:16:19les effectifs de l'ANSI
01:16:20ont été multipliés par deux.
01:16:21Donc c'est la structure étatique
01:16:23qui est capable...
01:16:24L'Agence Nationale
01:16:25de Sécurité Informatique.
01:16:26C'est ça, oui.
01:16:26Et donc,
01:16:27on a cette montée
01:16:30en puissance
01:16:30de structures
01:16:31qui est d'ailleurs
01:16:32réputée
01:16:34plutôt compétente,
01:16:35voire inventive,
01:16:36donc qui nous protège.
01:16:38Mais malgré ça,
01:16:39on a vu
01:16:40qu'il y avait
01:16:40quand même
01:16:41des attaques cyber
01:16:42qui avaient fait mouche.
01:16:44Il y a la guerre hybride
01:16:45à laquelle nous sommes confrontés
01:16:46et puis il y a la guerre totale
01:16:47à laquelle l'Ukraine
01:16:48est confrontée
01:16:49et on l'a encore vue
01:16:50la nuit dernière.
01:16:52Igor Saheri,
01:16:52vous qui êtes à Kiev,
01:16:53même si ce n'est pas
01:16:54la capitale
01:16:54qui a été visée
01:16:55ces dernières heures.
01:16:56C'est plutôt Zaporizhia
01:16:57mais on craint
01:16:58du côté de Kiev
01:16:59de subir
01:17:00la vengeance russe
01:17:02après les attaques
01:17:02de drones
01:17:03de ce week-end
01:17:04de l'Ukraine
01:17:04sur la Russie
01:17:06pendant les élections législatives.
01:17:10C'est en tout cas
01:17:11ce que laisse entendre
01:17:12le ministère de la Défense
01:17:13hier soir
01:17:14dans un message
01:17:14très clair.
01:17:15Il va y avoir
01:17:16une intensification
01:17:17des frappes
01:17:18à l'adresse
01:17:18de l'Ukraine,
01:17:19de Kiev
01:17:20et notamment
01:17:21des cibles militaires.
01:17:23Donc effectivement,
01:17:24dans les nuits à venir,
01:17:25on pourrait s'attendre
01:17:26ici en Ukraine
01:17:27et dans la capitale
01:17:28à des frappes
01:17:29beaucoup plus intenses,
01:17:30beaucoup plus massives
01:17:31y compris
01:17:31sur la capitale.
01:17:33Quant à la nuit dernière,
01:17:35en réalité,
01:17:36je vais vous dire,
01:17:37Julien,
01:17:37c'est une nuit
01:17:38assez classique.
01:17:39Environ 170 drones
01:17:40ont été redénombrés,
01:17:43ont attaqué l'Ukraine.
01:17:45147 ont été neutralisés
01:17:47mais ceux
01:17:48qui ont réussi
01:17:48à traverser
01:17:49le système
01:17:50de défense
01:17:51antiaérienne ukrainien
01:17:52ont frappé
01:17:54notamment deux zones.
01:17:55Vous l'avez dit,
01:17:56la zone de Zaporizhia,
01:17:57le centre-ville
01:17:58en détruisant
01:17:58un très vieux bâtiment
01:18:00de l'Université nationale
01:18:01de Zaporizhia,
01:18:02un bâtiment
01:18:03qui datait de 1902,
01:18:04également un centre commercial
01:18:06des zones d'habitation
01:18:07faisant plusieurs morts.
01:18:09Il y a eu au total
01:18:10durant cette nuit
01:18:116 morts
01:18:11et 38 blessés
01:18:12également du côté
01:18:14du nord
01:18:15de l'Ukraine
01:18:17et là aussi
01:18:18il y a eu
01:18:18un mort,
01:18:19une dame
01:18:19qui a été tuée
01:18:20par un drone
01:18:20et plusieurs blessés.
01:18:22Voilà à quoi ressemblent
01:18:24les nuits
01:18:24en Ukraine
01:18:25depuis le début
01:18:26de cette guerre,
01:18:26bientôt 5 ans maintenant.
01:18:28On vous dira
01:18:29effectivement
01:18:29si ce soir
01:18:30et cette nuit
01:18:31il va y avoir
01:18:32une identification
01:18:32des frappes russes,
01:18:34c'est effectivement
01:18:34très probable
01:18:35si l'on écoute
01:18:35encore une fois
01:18:36Moscou.
01:18:38C'est ce que tout le monde
01:18:38redoute évidemment là-bas,
01:18:40d'autant plus
01:18:40Anastasia Kirilenko
01:18:41que ce week-end
01:18:42il y a eu des élections
01:18:43en Russie,
01:18:43alors ce sont
01:18:44des fausses élections,
01:18:46Vladimir Poutine
01:18:47a été sûr de l'emporter
01:18:48puisque tous les partis
01:18:49d'opposition
01:18:50ont été interdits.
01:18:51Mais l'histoire nous apprend
01:18:52qu'après ce genre
01:18:53de rendez-vous électoral,
01:18:54Vladimir Poutine
01:18:55passe à une autre phase.
01:18:56Est-ce que vous pensez
01:18:57que cette fois aussi
01:18:58on peut redouter
01:18:59que la mainmise russe
01:19:01sur l'Ukraine
01:19:02augmente de plusieurs crans ?
01:19:03Oui, les élections
01:19:05c'était de fausses élections.
01:19:07Il y a un opposant
01:19:07qui a été tué
01:19:08en face du Kremlin
01:19:09il y a 10 ans
01:19:10et un autre a été
01:19:10empoisonné
01:19:11par le poison
01:19:14de la grenouille
01:19:15équatorielle
01:19:15c'est Alexis Navalny
01:19:17et même
01:19:18ceux candidats
01:19:19qui étaient admis
01:19:20aux élections
01:19:21mais qui mentionnaient
01:19:22le nom de Navalny
01:19:23ils ont été
01:19:25limongés
01:19:25pour l'extrémisme.
01:19:27Moi-même
01:19:28quand j'étais encore
01:19:29en Russie
01:19:29j'avais infiltré
01:19:30des équipes
01:19:31de falsification
01:19:32ça s'appelle
01:19:32le manège
01:19:33quand une personne
01:19:35peut voter
01:19:36plusieurs fois
01:19:37pour le parti de Poutine.
01:19:39Et puis il y a
01:19:40la propagande
01:19:40qui explique
01:19:41que Poutine
01:19:42le Seul
01:19:42les pacificateurs
01:19:43et le Sauveur.
01:19:44Effectivement
01:19:45pourquoi ce cirque
01:19:46pourquoi ce rendez-vous
01:19:48il y a
01:19:49même des propagandistes
01:19:50qui se plaignent
01:19:51que les jeunes
01:19:52de 18 ans
01:19:52qui avaient voté
01:19:53hier
01:19:54ont été tout de suite
01:19:55conscrits.
01:19:57Donc soit
01:19:58il y aura
01:19:58une mobilisation
01:19:59ouverte
01:20:00mais plutôt
01:20:01une mobilisation
01:20:03tacite
01:20:05pour conscrire
01:20:06des jeunes
01:20:06et inciter
01:20:07encore plus
01:20:08les jeunes
01:20:08à partir sur la guerre
01:20:09déjà dans des villes
01:20:11russes
01:20:11il y a plusieurs
01:20:12stations de recrutement
01:20:14qui sont ouvertes
01:20:16quasiment dans la rue
01:20:17pour faire les jeunes
01:20:18partir à la guerre
01:20:19donc ça montre
01:20:20que ça ne va pas
01:20:21si bien pour Poutine.
01:20:22Les rumeurs de mobilisation
01:20:23qui ne cessent de monter
01:20:24depuis plusieurs semaines
01:20:25mais ce que vous nous dites
01:20:26c'est que ça ne sera
01:20:27sans doute pas annoncé
01:20:28comme ça
01:20:28c'est une mobilisation
01:20:29à bas bruit
01:20:29qui se déroule
01:20:31en ce moment
01:20:31du côté de la Russie
01:20:32semble-t-il
01:20:33et on va continuer
01:20:34évidemment à aller
01:20:34en Ukraine
01:20:35tout au long de cette journée
01:20:37pour retrouver notre équipe.
01:20:39On va retrouver aussi
01:20:39dans quelques instants
01:20:40Christophe Delay
01:20:41et Roselyne Dubois
01:20:42pour la suite des infos
01:20:43et on se retrouve demain.
01:20:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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