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  • il y a 1 semaine
Thomas Reynaud, directeur général d'Iliad, était l'invité de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce mardi 1er septembre. Ils sont revenus sur l'impact de la perte de 250 000 abonnés SFR sur Free, un des trois opérateurs qui a racheté le groupe ainsi que les éventuelles changements de tarif après le rachat, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Avec Thomas Rénaud, bonjour.
00:01Bonjour.
00:02Merci d'être avec nous ce matin.
00:03Vous êtes président d'Iliade, maison mère de Free.
00:05Vous avez 1,8 million abonnés mobiles.
00:08L'actualité ce matin, c'est SFR qui perd 250 000 clients,
00:13qui voit ses chiffres baisser.
00:15Vous venez d'acheter avec les autres opérateurs
00:18une partie des actifs d'Altis, dont SFR.
00:21Finalement, est-ce que vous ne l'avez pas payé trop cher ?
00:23Est-ce que vous allez réviser à la baisse cette offre ?
00:25Alors, on ne l'a pas encore acheté.
00:27On a remis une offre à plus de 20 milliards d'euros
00:30pour racheter SFR à 3 avec Bouygues, Orange et Free.
00:35Et la dynamique que l'on a vue sur le dernier trimestre de SFR
00:38ne nous surprend pas.
00:39Elle est un peu dans la droite ligne des trimestres précédents.
00:43Ce qui est important, ce que l'on achète,
00:44en tout cas chez nous, chez Free,
00:46ce n'est pas tant la rentabilité de SFR.
00:49Ce que l'on vient faire, c'est qu'on va venir accueillir
00:518 millions d'abonnés SFR sur notre réseau.
00:54On rachète aussi des fréquences,
00:55et les fréquences sont importantes.
00:56C'est un peu le carburant de nos réseaux,
00:57ce qui va nous permettre d'avoir des réseaux encore plus performants,
01:01et aussi 400 000 entreprises, clients entreprises,
01:05qui vont nous rejoindre.
01:07Et cette opération, elle est importante pour nous
01:09parce qu'elle va nous permettre de gagner en échelle.
01:11C'est une forme de croissance externe pour vous,
01:12alors qu'on est dans un marché mature en France ?
01:14Alors, le marché français est mature.
01:15Quasiment tous les Français aujourd'hui sont équipés.
01:19Tout le monde a un smartphone, tout le monde a une connexion à la maison.
01:22Il est mature, mais il est quand même encore en train d'évoluer.
01:26On a franchi ce trimestre un cap symbolique,
01:28celui des 90% d'abonnés Freebox qui sont désormais raccordés à la fibre optique.
01:34Ce n'est pas une surprise, ce n'est pas un hasard,
01:36c'est le fruit d'une politique d'investissement constante depuis 10 ans
01:39dans nos réseaux, dans la fibre optique.
01:41On a investi plus de 10 milliards d'euros dans la fibre optique ces dernières années.
01:44Donc, pas question de réviser à la baisse votre offre de 20 milliards tous les trois ?
01:48Aujourd'hui, non.
01:48Vous savez, c'est une opération qui devrait être finalisée fin 2027
01:52lorsqu'on aura obtenu l'accord de l'autorité de la concurrence
01:57et on se posera la question à ce moment-là.
01:59Mais pour le moment, non, on avance.
02:02On a eu un été qui a été assez actif.
02:04On a répondu aux questions de l'autorité de la concurrence.
02:06On a déposé ce qu'on appelle notre dossier de pré-notification
02:09et on a eu des échanges aussi avec les représentants du personnel de SFR.
02:14Donc, vous avez bon espoir d'une validation par l'autorité de la concurrence ?
02:18C'est à nous de démontrer le bien fondé de cette opération à l'autorité de la concurrence
02:21parce que le secteur des télécoms, c'est un secteur important.
02:24C'est à la fois le pouvoir d'achat des Français,
02:26c'est aussi quelque part la cohésion nationale
02:28avec les investissements que l'on fait en termes de couverture des campagnes,
02:32des montagnes, des zones blanches.
02:33C'est aussi une question importante de souveraineté,
02:36notamment sur la protection de données des Français.
02:39Et c'est à nous de démontrer à l'autorité de la concurrence
02:42le bien fondé de cette opération.
02:43Je pense que l'intérêt principal de cette opération,
02:46c'est qu'elle va permettre de redonner de la capacité d'action,
02:50de la capacité d'investissement aux opérateurs télécoms.
02:53Vous l'avez dit, 8 millions de personnes qui vont basculer chez Free.
02:58Que vont devenir finalement concrètement ces abonnés de SFR ?
03:02Alors, rien ne change pour eux jusqu'à fin 2027,
03:05jusqu'à l'autorisation de cette opération par l'autorité de la concurrence.
03:08Et j'ai envie de vous dire, après, il faut que ce soit une migration sans couture.
03:14Et la bonne nouvelle pour les abonnés SFR qui rejoindront Free,
03:18déjà d'une part, ils vont conserver leur numéro,
03:21ils vont conserver leur carte SIM,
03:23et ils viendront chez Free aux mêmes conditions tarifaires.
03:27Vous dites que vous avez vu le personnel de SFR,
03:29est-ce que vous pouvez rassurer les salariés ?
03:31Oui, on a pris des engagements forts en termes d'emploi.
03:34On va s'appuyer sur le personnel de SFR pour réaliser cette migration,
03:38qui va prendre du temps.
03:40Cette opération, elle sera finalisée fin 2027.
03:42La migration, elle devrait durer jusqu'à 2030, 2031.
03:46Et on a pris un engagement très fort en termes d'emploi
03:49de garantir à chacun des 8000 salariés de SFR un emploi jusqu'à 2029.
03:55C'est un engagement inédit.
03:57Alors, en France, on va le voir, on va passer de 4 à 3 opérateurs,
04:00moins de concurrence, c'est moins de pression sur les prix pour le consommateur.
04:03Est-ce que vous allez devoir augmenter les forfaits ?
04:06Alors, vous savez, Free, c'est un peu le...
04:08Je le disais, c'est l'opérateur du pouvoir d'achat.
04:11On s'est lancé, par exemple, dans le mobile il y a 15 ans, en 2012.
04:16Depuis 15 ans, nous n'avons pas augmenté le prix de nos forfaits d'un seul centime.
04:23Et on continuera à être l'opérateur du pouvoir d'achat.
04:28Je pense que l'intérêt principal de cette opération,
04:30qui est une opération sans précédent,
04:34ce n'est pas du tout l'augmentation des tarifs,
04:38c'est vraiment pouvoir retrouver de la capacité d'investissement.
04:42Le métier d'opérateur télécom, c'est un métier du temps long,
04:45c'est un métier de coût fixe,
04:46et le fait d'avoir un chiffre d'affaires plus important avec plus d'abonnés
04:49va nous permettre de dégager des effets d'échelle.
04:52Alors, vous venez justement de publier déjà un chiffre d'affaires semestriel en hausse de 3 %,
04:565 milliards d'eux ont consolidé.
04:58Par quoi est-il tiré ce chiffre d'affaires ?
05:00Alors, il est tiré par nos activités françaises,
05:02où nous sommes le seul opérateur en croissance,
05:04tiré aussi par les 6 autres pays présents dans lesquels nous sommes.
05:08On est aujourd'hui le cinquième opérateur télécom en Europe,
05:10avec 60 millions d'Européens qui utilisent nos services,
05:13qui utilisent nos réseaux chaque jour.
05:15Et tiré aussi, et ça c'est nouveau, par des nouveaux métiers,
05:18des nouveaux métiers dans lesquels nous investissons depuis 5 ou 6 ans,
05:21qui sont essentiels pour la souveraineté numérique du pays,
05:24le cloud, la puissance de calcul des biens d'intelligence artificielle,
05:28et aussi les data centers.
05:32Et le premier semestre a été un tournant,
05:34notamment sur Scaleway,
05:35il y a une prise de conscience des entreprises européennes
05:38sur l'importance de ne pas se retrouver dans des situations
05:40de trop grande dépendance vis-à-vis d'acteurs extra-européens,
05:43chinois, américains.
05:45Et on a, sur ce semestre,
05:46remporté un certain nombre de contrats déterminants.
05:49Des choses très concrètes pour les Français,
05:50par exemple, on a gagné, face à Microsoft,
05:53nous hébergeons désormais la plateforme de données de santé des Français.
05:56La Commission européenne nous a retenus
05:58comme fournisseurs de son cloud public,
06:01et des sociétés comme Chef Vision,
06:04qui a annoncé un partenariat avec la DGSI,
06:06ou Airbus en termes de cloud souverain.
06:07Donc on est vraiment dans cette phase d'accélération,
06:10de prise de conscience,
06:12et qui vient porter nos activités sur le cloud.
06:15Et vous pouvez assurer une garantie,
06:18une protection totale des données sensibles ?
06:20Oui, c'est ce que nous faisons.
06:23Même si aujourd'hui, il n'y a aucune organisation dans le monde
06:26qui peut garantir le risque zéro.
06:28On l'a vu à Bercy,
06:29on l'a vu au ministère de l'Éducation nationale.
06:30On l'a vu chez nombre d'opérateurs télécoms,
06:33on l'a vu aussi aux États-Unis,
06:34même chez les géants de la tech,
06:36mais on y met des moyens colossaux.
06:38C'est bientôt la fin de la 2G.
06:39Comment vous l'appréhendez ?
06:40Alors la 2G, c'est vrai qu'on pense qu'il n'y en a plus,
06:42mais il y en a encore dans les ascenseurs,
06:43dans les systèmes d'alarme, par exemple.
06:45Ça va s'appréhender comment ?
06:46Alors on a accompagné nos abonnés
06:48à travers des campagnes de sensibilisation.
06:50Je pense que c'est avant tout un sujet,
06:52notamment sur la clientèle entreprise,
06:55sur les cartes SIM qui ont été mises
06:56dans les objets connectés.
06:58Donc c'est un travail d'accompagnement.
06:59Mais le futur des télécoms,
07:01c'est la 5G, 5G+,
07:03et un jour la 6G.
07:04À partir d'aujourd'hui,
07:05on passe à la facturation électronique
07:07dans les entreprises.
07:08Est-ce que vous êtes prêts, vous, chez Free ?
07:10Nous sommes prêts.
07:10Tout ça va monter en puissance
07:11de manière progressive.
07:13Merci Thomas-Rénaud d'avoir été avec nous
07:15ce matin dans le grand entretien.
07:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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