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Fiscalité, gaspillage, dette : avec "Le Casse du siècle" publié chez Fayard, la députée européenne Reconquête! Sarah Knafo décortique un système à bout de souffle et compte bien imposer ses thèmes dans le débat public. Sarah Knafo est face à Marc-Olivier Fogiel ce mardi 1er septembre à 8h15 sur RTL.
Regardez Face à Fogiel du 01 septembre 2026.
Regardez Face à Fogiel du 01 septembre 2026.
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00:00RTL Matin, 7h, 9h30, c'est avec Céline Landreau.
00:06Et avec Marc-Olivier Fogiel à 8h18 face à Fogiel.
00:10Maintenant, Marc-Olivier, votre invitée publie un livre,
00:12Le Casse du siècle, aux éditions Fayard,
00:14dans lequel elle dénonce l'état des dépenses publiques
00:17et entend imposer ses thèmes dans le débat.
00:19La députée reconquête au Parlement européen,
00:21Sarah Knafow est votre invitée ce matin, bonjour.
00:23Et bonjour Sarah Knafow.
00:25Bonjour Monsieur.
00:25Le livre est construit comme un polar fiscal,
00:28c'est vous-même qui le dites.
00:30Il y a une enquêtrice, il y a des victimes, des coupables.
00:33Coupables du crime, vous dites, dont vous êtes victime.
00:37La forme avant le fond, est-ce que c'est très efficace ?
00:40Est-ce que ce n'est pas too much victime du crime ?
00:42Il y a donc des assassins ?
00:44Alors écoutez, le livre s'appelle Le Casse du siècle.
00:47Donc ce que j'explique aux Français,
00:49c'est que oui, ils sont victimes d'un casse.
00:51Est-ce que le mot est trop fort ?
00:52Écoutez, ce qu'on va faire, c'est qu'on va prendre le dictionnaire ensemble.
00:56Allez-y.
00:56Si vous avez un meilleur mot à me proposer,
00:58je vous assure que je le prendrai.
01:00Vous voyez bien.
01:01Prenons le dictionnaire, regardez.
01:02Vous avez un salarié, au salaire médian,
01:04qui touche 2000 euros net par mois.
01:07Et vous racontez dans le livre que dans sa vie,
01:09il aura donné un million d'euros à l'administration.
01:11Exactement, j'allais y venir.
01:12Ça veut dire que son patron a déboursé,
01:14pour lui, 4000 euros par mois.
01:16Donc il y a 2000 euros de différence.
01:18Cette différence-là, ce que j'ai fait dans ce livre,
01:20c'est que je l'ai suivi à la trace.
01:22Mon livre, Le Casse du siècle,
01:23est parti de la première ligne de la fiche de paye
01:25pour arriver à la dernière ligne de la dépense publique.
01:28Et sur ce mot, je vais vous dire, M. Fogiel,
01:32quand les faits sont énormes,
01:33les mots doux sont des mensonges.
01:35Mais concrètement, la forme.
01:37On vous voit, on dirait, Christophe Ondelat
01:39à la une de son émission.
01:42Je montre le livre.
01:42Et il y a une petite ressemblance avec Christophe Ondelat.
01:45Il y a Emmanuel Macron derrière vous.
01:49Il y a toute une espèce de mise en scène.
01:51Un mot sur la mise en scène.
01:52J'ai bien compris la démarche.
01:53D'abord, M. Fogiel, vous me mégenrez.
01:55Je vous invite à ne pas le faire.
01:57Mme Knafot, là-dessus,
01:59est-ce que d'une certaine manière,
02:01dans la forme,
02:02vous ne jouez pas sur la peur
02:03et la frustration des Français ?
02:05On va y venir au fond.
02:07Il est enquêté sur la peur et la frustration.
02:09La forme est très particulière.
02:10Vous dites qu'en gros,
02:12ceux qui nous ont gouvernés jusqu'à là
02:13sont des assassins.
02:14On va revenir sur un sujet sérieux.
02:18Premier élément.
02:19Quand on parle d'un casse
02:20qui se chiffre en milliers de milliards d'euros,
02:24c'est le plus grand casse
02:25qu'on ait commis sous le ciel de France.
02:27La première fois qu'on avait utilisé
02:29cette expression au grand public,
02:30c'était pour le casse d'Albert Spaggiary
02:32qui avait volé la banque à Nice.
02:35C'était 46 millions de francs de l'époque.
02:37L'équivalent de 30 millions d'euros d'aujourd'hui.
02:38Aujourd'hui, on parle d'un casse
02:41qui depuis des années
02:42prend cet argent aux Français.
02:44Je reprends sur le salarié médian.
02:45Comme Spaggiary, je reprends votre exemple.
02:47Vous prêtez à l'État l'intention
02:49d'avoir volé les Français.
02:51Qui sont les voleurs pour vous ?
02:52Vous avez lu le livre.
02:53Vous voyez que dès mon introduction,
02:54je dis qu'il n'y a pas de complot.
02:57Il n'y a pas de plan secret malveillant
03:00où quelqu'un aurait eu le plan
03:02de faire tout ce qu'on a aujourd'hui.
03:05Et là, vous me parlez de Spaggiary.
03:07Là, on ne parle pas de communication.
03:08On parle de la vie des gens.
03:09La Spaggiary, c'est un voleur.
03:10Vous dites que ceux qui nous ont gouvernés jusqu'à là
03:14sont des voleurs ?
03:15Monsieur Fogel, comment est-ce que vous appelez ça ?
03:17Qu'un salarié à 2 000 euros
03:19ait donné 1 million d'euros
03:20tout au long de sa vie.
03:21Avec cet argent,
03:22il aurait pu s'acheter une villa
03:24au bord de la mer.
03:25En échange de son million d'euros,
03:27qu'est-ce qu'il va obtenir ?
03:28Des urgences saturées.
03:29Un État qui se fait voler
03:31ses données fiscales.
03:32Qui n'a pas assez de canadaires
03:33pour éteindre ses feux de forêt.
03:35Qui n'équipe pas ses EHPAD.
03:36Je suis en train de vous répondre précisément.
03:38Est-ce que vous appelez ça des voleurs ?
03:40C'est un vol.
03:41C'est un vol organisé.
03:42Et ce que je dis,
03:43c'est que ce n'est pas un complot,
03:44mais que c'est pire qu'un complot.
03:46Pourquoi est-ce que c'est pire qu'un complot ?
03:47Parce qu'un complot,
03:48un complot, ça se cache.
03:50Là, on parle d'un casse
03:51qui est voté au Parlement,
03:53qui est publié au journal officiel,
03:55qui est promulgué par les présidents
03:56de la République,
03:57président après président.
03:58Il y a des milliers de coupables.
04:00Il n'y en a pas un seul.
04:01Il y en a des milliers.
04:02C'est-à-dire que du président
04:04qui a permis de voter
04:06tous les budgets en déséquilibre,
04:07de tous ces députés
04:09qui ont signé
04:09toutes les lois de finances
04:10et les noms sont publics,
04:11de tous ces bureaucrates
04:13qui ont parfois déterminé des lois,
04:14qui ont poussé
04:15des agriculteurs au suicide.
04:17Il y a des gens
04:17qui meurent vraiment,
04:18M. Faugiel.
04:18Vous voyez,
04:19des entrepreneurs,
04:20des agriculteurs
04:21qui meurent vraiment.
04:21Vous racontez tous les jours
04:22sur RTL
04:22parce qu'évidemment
04:23que l'État dysfonctionne,
04:24autrement,
04:24on n'aurait pas
04:25toutes ces questions
04:27à se poser.
04:27Mais on peut dire aussi
04:28que l'État fonctionne.
04:30Il y a des hôpitaux,
04:31il y a des écoles,
04:33il y a des routes.
04:33J'étais cet été en Gironde,
04:35la façon dont on a été évacués,
04:37c'était remarquable.
04:40Est-ce que vous ne vous dites pas surtout,
04:42certes,
04:43il y a des zones d'amélioration
04:44et le livre en propose,
04:46on y vient,
04:47mais on est surtout
04:48dans un État,
04:49même si c'est bien
04:50de le critiquer,
04:51mais qui protège les Français.
04:53Vous ne vous dites pas ça surtout ?
04:54Est-ce que vous savez
04:55que juste à côté de chez nous,
04:56il y a un pays
04:57qui s'appelle la Suisse,
04:57qui a des routes,
04:59qui a une sécurité civile,
05:00qui a des hôpitaux,
05:01qui a des déserts médicaux
05:02bien moins importants
05:03que les nôtres ?
05:0387% du territoire français
05:05est en désert médical.
05:06Et pourtant,
05:07en Suisse,
05:07on prélève 27% du salaire,
05:0927% de la richesse
05:10en impôts.
05:11En France,
05:11c'est 45%.
05:12C'est le record
05:13de la zone euro.
05:14Alors,
05:14est-ce que vous ne vous dites pas,
05:15M. Fogiel,
05:16que ça pourrait fonctionner
05:17comme ça fonctionne
05:18ailleurs dans le monde
05:19en nous prélevant moins
05:21sur nos salaires ?
05:22La question que je pose,
05:23ce n'est pas
05:24est-ce que tout dysfonctionne ?
05:25C'est est-ce que les Français
05:26en ont ?
05:26Est-ce que les Français...
05:28Je vais finir une phrase.
05:29On a l'impression
05:30que tout dysfonctionne, si.
05:31Est-ce que les Français
05:31en ont pour leur argent ?
05:33La question que je pose,
05:34c'est pour ce salarié
05:35à 2000 euros.
05:36Tous les mois,
05:37il va verser
05:38439 euros
05:39pour sa santé.
05:40Sur ces 439 euros,
05:42si vous me permettez
05:43de montrer
05:44que vont devenir
05:45ces 439 euros.
05:46On va commencer.
05:47D'abord,
05:47ces 439 euros
05:48versés pour sa santé
05:49tous les mois
05:50vont passer par l'URSSAF.
05:51L'URSSAF
05:52qui emploie 15 000 personnes.
05:54Donc,
05:54avec 1,2%
05:55de frais de gestion,
05:56on va lui retirer
05:575 euros
05:57sur ces 439 euros.
05:59Il en reste 434.
06:00Ils vont ensuite
06:00passer par la CNAM
06:01qui emploie
06:0282 000 personnes,
06:04rien que ça.
06:04Donc,
06:05on va lui retirer
06:064,5% de frais
06:07sur cet argent.
06:09Moins 5 euros.
06:10Ensuite,
06:10la fraude
06:10que la Cour des comptes
06:11estime à 4,5 milliards d'euros.
06:13Puis,
06:13les agences régionales
06:14de santé
06:15qui sont 18
06:16avec 8 000 agents.
06:17On enlève encore
06:18de l'argent.
06:18Ensuite,
06:19ça arrive à l'hôpital.
06:20Une fois que ça arrive
06:20à l'hôpital,
06:21il y a près d'un agent
06:22sur trois
06:23qui n'y soigne pas.
06:24Si je prends juste
06:24la PHP,
06:25vous avez 100 000 personnels.
06:27Sur ces 100 000,
06:2830 000 sont des administratifs.
06:30Il reste 270 euros.
06:31Et là,
06:32on arrive à l'hôpital,
06:33vous avez les infirmiers
06:35et les aides-soignants
06:35qui,
06:36d'après la Cour des comptes,
06:37passent plus de la moitié
06:38de leur temps
06:38à des tâches administratives.
06:39À la fin,
06:40à la fin,
06:41sur ces 439 euros,
06:42il ne reste que 135 euros
06:44pour le soin.
06:45c'est l'enquête,
06:49avec des pistes.
06:50Vous qui êtes
06:50sans langue de bois
06:51et vous dites les choses,
06:53il y aura forcément,
06:54si on va au bout
06:54de votre logique,
06:56des gagnants,
06:58beaucoup,
06:58mais des perdants,
06:59forcément.
07:00Qui seront les perdants ?
07:00Les bureaucrates.
07:01Ce seront les seuls perdants.
07:02Les Français vont s'enrichir.
07:04Ce que je propose,
07:05c'est le contraire
07:05d'un plan d'austérité.
07:06Je propose un plan
07:07d'enrichissement.
07:08Parce que cet argent
07:09qu'on va réussir
07:10à économiser,
07:11on va enfin arrêter
07:12de le prendre aux Français.
07:13On va le laisser
07:14dans leur poche.
07:15C'est-à-dire qu'avec
07:16130 milliards d'euros
07:17d'économie...
07:18C'est que la bureaucratie
07:19qui, selon vous,
07:21finalement complique
07:22la vie des Français.
07:23Je vais vous dire
07:24qu'il va perdre aussi,
07:25si vous voulez avoir
07:26les noms des perdants.
07:27En effet,
07:28quand vous avez
07:30150 millions d'euros
07:31qui partent en Jordanie
07:33pour la budgétisation
07:34sensible au genre,
07:35bah oui,
07:35les Jordaniens vont perdre
07:36150 millions d'euros.
07:38Quand vous avez
07:38434 millions d'euros
07:40de l'argent des Français
07:41qui partent
07:41pour décarboner le Costa Rica,
07:43bah oui,
07:43le Costa Rica
07:44va perdre 434 millions d'euros.
07:45Mais ce ne sont pas
07:46les Français
07:46qui vont perdre.
07:47Les Français vont gagner
07:48cet argent.
07:49On va enfin arrêter
07:50de le leur prendre.
07:51Un mot sur l'héritage,
07:52c'est dans le livre,
07:53vous dites que,
07:54et c'est beaucoup
07:55dans le débat public,
07:57que vous ne voulez pas
07:58que l'héritage soit taxé.
08:00Aujourd'hui,
08:00combien de Français
08:03payent une taxe
08:04sur l'héritage ?
08:05Vous avez aujourd'hui...
08:06Combien de Français ?
08:07Attendez.
08:07Vous avez aujourd'hui
08:0987% des Français
08:10qui sont contre cet impôt.
08:12Pourquoi ?
08:13Je vais vous répondre,
08:14je sais où vous voulez en venir.
08:15Je vais vous répondre.
08:15Pour les Français,
08:17y compris ceux
08:17qui ne le payent pas,
08:18pourquoi est-ce qu'ils sont contre ?
08:19Oui, mais justement...
08:20Pourquoi est-ce qu'ils sont contre ?
08:21Pour une raison de principe.
08:22Et je vais dire pourquoi.
08:23Parce que taxer
08:24le fruit d'un travail
08:25qui a déjà été taxé
08:26tout au long de sa vie,
08:27c'est immoral.
08:28C'est scandaleux.
08:29Aujourd'hui,
08:29ces Français ne le payent pas.
08:30À quoi ça sert
08:30de supprimer un impôt
08:31qui ne concerne pas
08:32la majorité des Français
08:32pour faire des économies
08:33à part être efficace
08:36en termes d'impact ?
08:38Mais vous savez
08:39que ça compte la morale.
08:40C'est juste la morale.
08:41Vous savez d'où naît cet impôt ?
08:42Il naît en 1791
08:44à une époque où Mirabeau
08:46qui détestait son père
08:47disait qu'il fallait lutter
08:48contre l'autorité de la famille
08:49et briser l'autorité du père.
08:51À cette époque,
08:52les droits de succession
08:53ne pèsent que 1%
08:54sur l'héritage.
08:55Aujourd'hui, jusqu'à 45%.
08:56C'est un scandale.
08:57Ce n'est pas du tout de l'image.
08:59La morale, ce n'est pas l'image.
09:00Il ne faut pas confondre les deux.
09:00Ça, c'est très important.
09:01C'est pour le bien.
09:02Non seulement c'est pour le bien,
09:03mais c'est aussi
09:04pour l'efficacité économique.
09:05Parce qu'on perd
09:11la classe moyenne
09:11qui aujourd'hui
09:12doivent payer cet impôt
09:13sur la maison de famille
09:15et qui doivent payer cet impôt
09:16dans les 6 mois
09:16que le fisc vient leur réclamer.
09:18Donc, vous avez
09:19un salaire qui a été taxé
09:20toute sa vie.
09:21On a pris 50%
09:22de la richesse
09:23que la personne a produite.
09:24Il a payé de la TVA
09:25sur tous ses achats.
09:26Il a payé de la taxe foncière
09:27sur sa maison.
09:28Il a payé des droits de mutation
09:29quand il l'a acheté
09:30et le jour de sa mort.
09:32Sur le seuil de sa tombe,
09:33l'État vient réclamer sa part.
09:36Et pourtant,
09:379 Français sur 10
09:38sont contre cet impôt.
09:40C'est qu'ils ont compris
09:40et que chez eux,
09:41c'est un jugement moral
09:42et pas une erreur de calcul.
09:43Le casse du siècle,
09:44chez Fayard,
09:45vous êtes candidate
09:45à la présidentielle
09:46à la place d'Éric Zemmour.
09:47Vous êtes efficace ?
09:48Éric Zemmour est le candidat
09:49naturel de Reconquête.
09:50Donc, quand il l'annoncera,
09:51il l'annoncera peut-être chez vous.
09:52Peut-être,
09:53mais donc pas vous.
09:54Vous êtes victime,
09:55comme Léa Salamé,
09:56finalement, du patriarcat.
09:58Absolument pas,
09:58bien au contraire.
10:00Vous êtes consentante.
10:02Consentante à quoi, monsieur ?
10:03À la candidature d'Éric Zemmour,
10:04je suis absolument consentante.
10:05C'est sa place, d'ailleurs.
10:06Merci, Sarah Knafou,
10:07d'être venue,
10:07Madame Knafou,
10:08ce matin sur RTL.
10:08Merci à vous.
10:10Merci beaucoup.