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  • il y a 1 semaine
Le président de la CAPEB Occitanie, Olivier Coulom

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00:01L'éco d'ici, on bouleverse un petit peu nos programmes une semaine après cette tornade matinale spéciale à Poma
00:06dans l'Aude.
00:07Il faut reconstruire désormais, justement, on en parle dans l'éco d'ici, ce matin avec votre invité Mathieu Ferry.
00:12Oui, le président de la CAPEB Occitanie, la Confédération des Artisans du Bâtiment.
00:16Bonjour Olivier Coulon.
00:17Bonjour.
00:17Merci d'être insidieux avec nous ce matin, vous êtes vous-même maçon dans l'Aude.
00:21Est-ce que vous savez combien de maisons sont inhabitables aujourd'hui à Poma ?
00:25Alors on était sur un peu plus d'une centaine.
00:27Voilà, donc 102 au dernier chiffre que j'avais, donc ça a sauté les 100.
00:31Et il y a 387 maisons qui ont été impactées quand même.
00:34D'accord, quand on dit totalement une centaine, c'est totalement inhabitable, on ne peut plus rentrer dedans, on ne
00:37peut plus vivre.
00:38Et le reste, c'est des réparations à faire, on va dire, mais de différentes échelles.
00:43Sur les derniers chiffres que j'ai eu à la préfecture, qui sont quand même énormes,
00:45il y a 14 000 m² de toiture qui ont été bâchées pour pouvoir rendre les maisons habitables et logeables.
00:52Toutes les maisons ne sont pas encore réhabitées aujourd'hui, mais c'est une grosse partie.
00:55Alors comment s'activent les artisans de l'Aude et même des départements autour ?
00:59Est-ce qu'ils sont venus en masse ? Est-ce qu'ils sont venus apporter leur coup de main
01:01aux sinistrés ces derniers jours ?
01:03Comment ça s'est passé ?
01:03Il y a eu des structures avec du bénévolat, mais les premières intervences, c'était à l'aide des pompiers
01:08pour pouvoir sécuriser, déjà déballer les rues et rendre tout ce qui est accessible.
01:11Donc les artisans qui ont été sur place, c'était vraiment des artisans locaux qui étaient dans le cas du
01:16bénévolat.
01:17Et des premières entreprises qui, via les experts, commencent à faire les premiers chiffrages.
01:20Donc là, une semaine après, est-ce qu'on est toujours dans l'urgence ?
01:23Où on commence déjà à se dire, on va reconstruire et comment ?
01:26Alors, la reconstruction sur les grosses parties sinistrées, ça ne va quand même pas se faire dans les premiers jours.
01:32Les premières jaillies se traitaient par des petites entreprises locales, voire un peu plus grosses.
01:36C'est les maisons qui ont été légèrement impactées pour justement les rendre le plus habitables possible et le plus
01:39rapidement.
01:40Les gros travaux ne vont pas se faire dans les jours qui viennent, il ne faut pas passer le contraire.
01:44Quel corps de métier ? Tout corps de métier, là, des artisans qui sont ?
01:48Les premiers, c'est les couvreurs, les terrassiers aussi, parce qu'il y a quand même beaucoup de débléments à
01:52faire.
01:52Des forestiers, les routes qui ont été quand même légèrement impactées, les gros de l'électricité.
01:57Mais là, on est sûr de RDF qui font les travaux de mise à la sécurité.
02:00Il y a encore des câbles aujourd'hui qui sont au sol.
02:03Mais une grosse partie, que je sache, quasiment tous les logements avaient presque récupéré l'électricité.
02:08Est-ce qu'il y a eu des profiteurs, des escrocs qui sont revenus dans le village ?
02:11Eh oui, et qui viennent entacher l'image de l'artisanat.
02:15Donc il y a des forces de l'ordre qui sont sur place depuis les premières alertes.
02:18Oui, il y a des entreprises qui sont venues, il y en a c'est des entreprises,
02:21mais qui sont venues profiter de ça avec des sommes pas très réglo, on va dire,
02:25pour venir faire les semblants de bénévoles là et distribuer des cartes de visite.
02:29Donc il y a des contrôles de forces de l'ordre qui sont sur place.
02:32Qu'est-ce que vous dites d'ailleurs aux sinistres ?
02:33Qu'ils soient à Poma ou qu'ils soient ailleurs ?
02:35Parce que les catastrophes, les inondations, la sécheresse, il y en aura un peu partout dans les années à venir.
02:41Quel conseil vous pouvez donner ?
02:42Comment on fait attention quand il y a quelqu'un qui vient nous démarcher,
02:45qui nous dit, vous savez, moi je suis couvreur, je vais vous refaire le toit là ?
02:47Déjà, un couvreur qui vient de taper à votre porte pour vérifier que s'il existe vraiment.
02:52Il y a nos confédérations qui on peut appeler ou la chambre des métiers ou les chambres de commerce,
02:56qu'on peut vous certifier par un numéro ciré ou quoi que ce soit que c'est des entreprises.
03:00Mais sinon, déjà, quand il y a eu des sinistres, les premiers c'est la sur-ice.
03:02Donc il y a l'expert qui va venir vérifier une devie, ne signez pas à la va-vite des
03:07chiffrages
03:08pour intervenir dans la journée avec des sommes qui sont des fois mirobolantes.
03:11Vous parlez des assurances, justement, on parle beaucoup de l'état de catastrophe naturelle
03:14qui est de moins en moins reconnu et qui pour les vents violents n'est jamais ou quasiment jamais reconnu
03:19en métropole.
03:20Qu'est-ce que ça changerait quand même en état de catastrophe naturelle ?
03:22On parle aléa climatique, donc les assurances, ça y s'est couvrit, donc il n'y a aucun problème sur
03:26ça.
03:27La principale, et là je ne veux pas rentrer quand même dans le discours des assurances,
03:31la catastrophe naturelle, en gros, c'est l'état qui met de l'argent sur la table
03:33et qui verse une enveloppe validée.
03:36Donc ça ne change pas le principe de prise en charge des assurances,
03:39mais il y a une enveloppe quand même qui est plus facile à mettre en place
03:42pour des fois des cas qui peuvent être un petit peu compliqués, notamment dans l'urgence.
03:45Merci beaucoup, Olivier Coulon, d'être venu au micro d'ici Occitanie ce matin.
03:48Vous êtes le président de la CAPEB en Occitanie. Bonne journée à vous.
03:50Merci beaucoup.
03:50Merci beaucoup.
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