00:00On est sur le sujet du voile et c'est intéressant d'écouter ce qu'on dit les uns et
00:03les autres et leur embarras.
00:04C'est toujours pareil, l'absence de courage de tous ces gens-là.
00:09Je suis persuadé qu'ils disent en dehors de l'antenne des choses très différentes.
00:14Mais là, chaque mot est mesuré, évidemment, parce qu'ils ont tous la trouille.
00:19Donc écoutez par exemple ce que disait Edouard Philippe sur le voile, il disait « je n'aime pas ça
00:24» il y a quelques temps.
00:27Comment vous réagissez quand vous voyez une femme voilée dans la rue ?
00:31Je vais vous répondre très honnêtement, peut-être que c'est quelque chose de bien ou de pas bien, je
00:36n'en sais rien.
00:37Je n'aime pas ça. Je n'ai jamais été à l'aise vis-à-vis du port du voile.
00:41C'est souvent le signe d'une forme de soumission.
00:45Ben oui, c'est évident, bien. Bon point pour M. Philippe.
00:49Deuxième passage, que dit-il cette fois ?
00:52Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'aller plus loin à ce stade.
00:55Je suis respectueux de la Constitution et donc je propose de respecter ce principe qui est dans notre Constitution
00:59et qu'on ne change pas au fur et à mesure des envies des uns et des autres.
01:03Donc ça, il est en campagne maintenant.
01:05Donc il est en campagne, donc il fait attention.
01:07Il fait attention à deux choses, d'abord l'électorat et puis les médias.
01:11Parce que c'est le candidat des médias, n'oubliez pas, c'est l'un des candidats des médias.
01:15Il y en a deux. Il y a Raphaël Glucksmann et lui.
01:18Donc s'il prononce contre le voile, oh, il perd France Inter.
01:22Il perd quelques médias.
01:24Donc voilà, on en est là.
01:26Ce n'est pas forcément contradictoire.
01:27Je veux dire, dans le premier passage que vous me dites, il dit « je n'aime pas ça ».
01:32Si les autres politiques se présentent en interdisant, en promettant d'interdire tout ce qu'ils n'aiment pas, c
01:36'est compliqué.
01:37Il est sur un terrain.
01:38En effet, c'est toujours ce terrain de la civilité.
01:40De fait, il faut quand même reconnaître que ce n'est pas évident de se prononcer sur le terrain de
01:45la civilité.
01:45Qu'est-ce qu'on fait ?
01:46La question de fond, elle est bien plus terrible.
01:48En réalité, la question que pose ce sujet, elle est bien plus terrible que de savoir qui va vouloir changer
01:53la constitution, l'interdire ou pas.
01:55La question de fond, c'est là...
01:57Le Portugal l'a fait.
01:58Non mais...
01:59Non mais moi, je ne dis pas que c'est impossible, etc.
02:01Le Portugal, c'est le voile intégral.
02:02Je dis que le fond...
02:03Le Portugal, c'est le voile intégral.
02:04Comme nous, la Bourg.
02:06Le fond du sujet, c'est enfin...
02:09La vraie question, c'est le vivre ensemble.
02:12Comment allons-nous vivre ensemble ?
02:13Est-ce qu'on nous a rabâché de vivre ensemble pour nous faire taire pendant des années ?
02:16Quand nous posions la question de comment allons-nous faire ?
02:19Parce qu'évidemment, il y a un problème d'identification.
02:21Que les uns aiment, aiment pas, que les autres aient envie de le mettre, pas le mettre, etc.
02:25C'est simplement que la vérité, c'est qu'on se sent étranger les uns aux autres.
02:30Entre une femme qui n'est pas voilée et une femme qui est voilée, si elle porte le voile, que
02:33ce soit vis-à-vis de Dieu ou des hommes qui l'entourent,
02:36elle pense donc que la femme qui ne porte pas le voile n'a pas le même rapport à Dieu
02:41ou aux hommes, c'est-à-dire au monde, qu'elle.
02:44Et inversement.
02:45Donc, comment est-ce qu'on fait une société tous ensemble ?
02:48C'est ça la question de fond.
02:49Vincent Arouet.
02:49Et je pense qu'on a tout vertige.
02:50Vincent Arouet.
02:51C'est la raison, c'est les religieuses en France qui portaient le voile et qui, à l'époque de
02:55l'Ordre-Baladur, ont fini par l'enlever.
02:58Il y en a plein qui le portent encore, quand même.
02:59Mais, pardonnez-moi, moi je vois très révélateur l'extrait d'Edouard Philippe, le premier extrait.
03:04On lui demande, qu'est-ce que ça vous fait quand vous voyez une femme voilée dans la rue ?
03:07Et alors, il s'interroge sur l'émotion qui l'anime à cet instant-là.
03:12Il ne sait pas très bien, ça le démange.
03:14Mais, qu'est-ce que je ressens ?
03:16Mais on ne sait plus de ce qu'il ressent.
03:18La question, c'est qu'est-ce qu'elle ressent, la fille ?
03:20Pour qu'est-ce qu'il habite, dans quel esprit elle met le voile, la femme qu'il a en
03:25face de lui ?
03:26C'est ça qui est important.
03:28Est-ce que c'est un instrument de conquête ? Est-ce que c'est un étendard ?
03:31Est-ce que c'est une volonté de s'imposer et d'imposer ses valeurs dans l'espace public
03:36et de forcer la main de ses voisines et des habitants du pays ?
03:42Mais je ne suis même pas d'accord que vous avez des femmes qui le portent de fait dans leur
03:46rapport à Dieu
03:46ou même à leur mari, j'en sais rien, peu importe.
03:50À la limite, peu importe. Moi, ça ne m'intéresse même pas.
03:53La seule question, c'est comment est-ce qu'on vit en France ?
03:58Joseph, pour terminer sur ce sujet, Joseph Massescaron.
04:01Non, il y a quand même un point fondamental avec le voile, ce n'est pas de le porter, c
04:05'est de pouvoir l'enlever.
04:06Et moi, je connais tellement de cas où des jeunes filles qui, à un moment donné,
04:09avaient commencé à avoir un travail hôte, qui voulaient l'enlever, que ce soit Aulnay, Sarcelles, etc.,
04:14et qui ne pouvaient pas l'enlever.
04:15Qui ne pouvaient pas.
04:16Parce que la pression sociale était telle qu'elles ne pouvaient pas l'enlever.
04:18Le deuxième point, j'aimerais mettre en garde sur...
04:21Là, on parle du hijab. Le voile, c'est le hijab.
04:24Le nombre de personnes, je vous alerte, le nombre de personnes que vous voyez aujourd'hui
04:28dans les grandes villes qui portent le hijab,
04:30mais en plus, le masque, vous savez, qu'il y avait au moment du Covid.
04:34Réellement, regardez, vous allez en voir de plus en plus.
04:37Parce qu'en effet, c'est un test permanent.
04:40Et si on n'arrête pas ce test permanent, tant pis.
04:44Soumission.
04:45Écoutons, oui, en deux mots.
04:47Le jour où elles vous prouveront qu'elles le portent tous librement, ça vous embêtera quand même.
04:50C'est un faux débat. Je suis désolée de savoir pour quelle raison elles le portent.
04:54Est-ce qu'elles sont obligées ou pas ?
04:55C'est insupportable, ok.
04:56Mais à la fin, c'est toujours pas français, même s'il est porté, même si elles choisissent de le
05:00porter.
05:00Pour terminer, écoutez ce que c'est Jean-Luc Mélenchon qui montre son cynisme, lui aussi,
05:04son manque de conviction, son absence de conviction.
05:07Pourquoi aujourd'hui il dit l'exact contraire de ce qu'il disait il y a 15 ans ?
05:11Parce qu'il y a un électorat qui est là.
05:12Et c'est ça qui, effectivement, est toujours décevant chez un homme politique.
05:17Il n'est pas le seul, bien sûr, à trahir sa parole.
05:19Mais trahir à ce point, dire l'exact contraire de ce qu'il disait il y a 15 ans,
05:24évidemment, c'est pour des raisons électorales.
05:25Écoutez-le, c'était chez Laurent Ruquier.
05:28Moi, je considère que c'est un traitement dégradant, primo.
05:31Secondo, je considère que c'est une provocation d'un certain nombre de milieux intégristes contre la République.
05:37Et par conséquent, la République a gagné et elle va gagner encore une fois.
05:40Ça sera interdit.
05:41Et on le fera non seulement pour empêcher une absurdité
05:44qui consiste à accepter l'idée qu'une femme considère qu'elle est un enjeu, un gibier,
05:49qu'un homme ne peut la regarder qu'avec un œil de prédateur, première chose.
05:53Et deuxièmement, parce que c'est obscène, cette histoire de burqa,
05:57ça part de l'idée que les hommes ne sont que des prédateurs.
05:59Et deuxième idée, c'est qu'on donnera un signal au monde entier
06:02et aux femmes du monde entier qui se battent contre cette histoire-là.
06:06Par conséquent, on interdira.
06:08Et peu me chaud, qui propose l'interdiction.
06:10Il a bien changé, évidemment, Jean-Luc Mélenchon.
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