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  • il y a 6 semaines
Dans "La France bouge", Elisabeth Assayag fait le tour de France des initiatives positives et novatrices. Travail, éducation, santé… Ils œuvrent aux quatre coins du pays pour faire bouger les lignes et casser les codes : qui sont ces citoyens, ces entreprises, ces collectivités qui s’engagent et inventent le monde de demain ? Des portraits et des témoignages inspirants.

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Transcription
00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:05Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, comme chaque soir ça va être innovant, audacieux, surprenant.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1 avec des invités qui font et agissent en France.
00:18Entrepreneurs, patrons, dirigeants, vous êtes les bienvenus ici dans la France bouge.
00:22Diana N'Goma et César Dian préparent l'émission, avec moi évidemment, Christophe Pirot, pour la réalisation, il est en
00:28régie.
00:29Et chaque soir, un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:32Ce soir, c'est Philippe Sos qui va accompagner la start-up.
00:35Bonsoir Philippe.
00:36Bonsoir Elisabeth.
00:37Philippe Sos qui est investisseur mais qui a dirigé beaucoup d'entreprises, notamment La Tête dans les Nuages, l'Olympique
00:43Lyonnais.
00:44Et maintenant, vous investissez de l'argent.
00:46Oui, un petit peu.
00:47Un petit peu.
00:47A la une, ce soir, une entreprise française devenue un géant européen.
00:52Une entreprise bretonne qui a réussi à transformer le secteur du BTP.
00:56Parce que derrière une partie des grands chantiers français, il y a un nom, vous le voyez sûrement parfois, c
01:01'est l'Oxam.
01:02Présent dans 28 pays, cette entreprise est aujourd'hui numéro 1 européen de la location de matériel et d'outillage.
01:09Bonsoir Gérard Després.
01:10Bonsoir Elisabeth.
01:11Bienvenue dans la France bouge.
01:13Vous êtes le président de l'Oxam.
01:15Chaque soir, dans la France bouge, une start-up.
01:18Celle de ce soir propose des capteurs qui permettent de mesurer les efforts physiques des salariés,
01:23notamment en cas de pénibilité au travail.
01:25C'est le cas, on le sait, sur les chantiers.
01:27Bonsoir Paul Essig.
01:28Bonsoir Elisabeth.
01:29Bienvenue dans la France bouge.
01:30Vous êtes le cofondateur et président de Moten Technologies.
01:34Tout à fait.
01:34Vous allez être coaché par Philippe.
01:35Philippe, chose le mot pour cette start-up ce soir ?
01:37Visionnaire, je dirais.
01:39Parce que Moten Technologies anticipe les risques professionnels pour préserver durablement la santé des salariés.
01:45Ça me va.
01:46Ça vous va ?
01:46Et puis il a bossé, il y a quatre pages.
01:48Si c'est validé, oui.
01:48J'ai quatre pages entre les mains.
01:49Les questions étaient compliquées aujourd'hui.
01:51On verra.
01:51Et puis vous savez qu'on aime prendre des nouvelles des membres de notre grande communauté.
01:55Ce soir, elle est une entrepreneure exceptionnelle parce qu'elle a créé Too Good Too Go.
01:59Oui, vous savez tous, on va souvent dire, on peut avoir un Too Good quand on va au supermarché
02:04ou dans une boulangerie en fin de journée.
02:06Et bien désormais, c'est Poppins.
02:08Plutôt que de posséder, elle, elle préfère partager.
02:11Bonsoir Lucie Bach.
02:12Bonsoir.
02:12Bienvenue dans la France bouge.
02:13Je suis ravie de vous retrouver.
02:14Allez, la France bouge, c'est parti.
02:16Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:19Europe 1.
02:2020h30, 21h30.
02:21Elisabeth Assayac.
02:22Un terrain vague, deux vagues, clôtures.
02:24Un couple tri-vague sur la maison future.
02:28On s'endette pour 30 ans, ce pavillon sera le nôtre.
02:31Et celui de nos enfants corrige la fin d'enceinte.
02:34Bienvenue dans la France bouge.
02:36Ce soir, une idée simple qui s'est transformée en géant européen parce qu'on va explorer le marché de
02:41la location avec cette entreprise bretonne qui loue du matériel principalement pour les chantiers dans le BTP.
02:48Plus de près de 12 000 salariés dans 28 pays.
02:51J'ai la joie, ce soir, de recevoir le président de l'Oxam, Gérard Desprez.
02:57En route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
03:01Les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
03:03Vous savez, pendant tout l'automne, vous allez découvrir dans la France bouge les candidats en route vers les trophées.
03:09Donc avec vous ce soir, Gérard Desprez, président de l'Oxam.
03:12Vous savez, Gérard Desprez, il y a un rituel dans la France bouge.
03:15Ce rituel, c'est de pitcher l'entreprise.
03:18C'est-à-dire que même si vous la dirigez depuis 40 ans, et on va y revenir pendant cette
03:23émission parce que vous avez un parcours entrepreneurial au sein même de l'entreprise.
03:27Je vais vous demander de pitcher pendant une minute l'Oxam.
03:30Est-ce que vous êtes prêt ?
03:31Je suis prêt.
03:32Et on vous écoute, Gérard Desprez.
03:33L'Oxam est une société de location de matériel.
03:37Donc elle s'inscrit depuis l'origine dans l'économie du partage.
03:40On va donc faire allusion à ce que vous faites, madame, d'ici peu.
03:44Nous louons du matériel.
03:46Ça rentre dans le cadre d'une politique qui s'est développée dans le cadre de l'externalisation.
03:51C'est-à-dire que la location permet de fournir des matériels entretenus, réparés sur tout le cycle de vie.
03:59Et dont le bénéfice pour l'entreprise est un bénéfice de productivité parce que c'est bien moins cher.
04:05Du côté, effectivement, bilan carbone, la location permet d'économiser de 30 à 50% sur la durée de vie
04:12d'un matériel.
04:13Et donc, nous-mêmes allons même encore un peu plus loin en utilisant les matériels, en leur donnant la plus
04:20longue durée de vie possible.
04:21Par les réparations, par l'entretien, par la maintenance, le haut niveau de maintenance du matériel.
04:26Tout en assurant à nos clients la sécurité des matériels, leur utilisation.
04:32Et on va encore davantage, on en parlera peut-être un peu plus tard, avec l'utilisation de l'IA
04:37qui nous permet de passer encore une étape supplémentaire par rapport à la location.
04:41On va évoquer tous ces sujets.
04:42Merci Gérard Desprez, vous êtes prêté à l'exercice du pitch.
04:44Je rappelle que vous êtes le président de l'Oxam.
04:46Donc, pour qu'on comprenne tous, bon déjà, c'est très avant-gardiste.
04:49Parce qu'aujourd'hui, on parle de partage, Lucie Bache, on parle de partage, on parle de location, mais sauf
04:54que vous...
04:55Alors, c'est très avant-gardiste.
04:57C'est vrai.
04:57La société s'est développée depuis 60 ans.
05:02Donc, la France est assez en avance.
05:04Ah, ça fait du bien d'entendre ça.
05:06Attendez, pour qu'on entend ça.
05:08Assez en avance, mais il y a des raisons.
05:10C'est assez en avance, quand même au niveau de maturité aussi des Etats-Unis.
05:14L'Angleterre était plus en avance parce qu'ils avaient commencé 20 ans plus tôt.
05:19Mais la France est tout à fait bien.
05:21Et peut-être que ce qui a permis ça, c'était justement le fait que nos grands clients ont été
05:26très promoteurs de la location.
05:27C'est-à-dire que vos grands clients, c'est eux qui vous ont donné l'idée de développer ça
05:30?
05:30Non, ils n'ont pas donné l'idée, mais ils ont trouvé tout de suite leur intérêt économique.
05:34Et au lieu de penser que la location, c'était fait pour des gens qui n'avaient pas les moyens,
05:38on a subitement pris l'inverse.
05:39Ils se sont rendus compte que les gens qui étaient malins, nos grandes entreprises,
05:43ils trouvaient leur compte plutôt que d'acheter, transporter, maintenir.
05:47Ils ont sous-traité ça, et donc ça a favorisé l'aspect de transfert de propriété à la location
05:53sans considérer que tu loues parce que tu ne peux pas acheter.
05:56Il y a l'aspect culturel qui continue encore à jouer,
05:58puisqu'on a encore des gains de part de marché à faire là-dessus.
06:02Mais il n'empêche, on a eu le coup de boost de nos clientèles pour ce métier.
06:05Mais alors, c'était qui vos premiers clients qui ont vu tout de suite ?
06:08Ils se sont dit, tiens, il y a un vrai intérêt économique de louer plutôt que d'acheter ?
06:11Ce sont été les entreprises de travaux publics.
06:13Tout de suite, d'accord.
06:14Parce qu'elles ont une base, et comme c'est très décentralisé les chantiers,
06:17plutôt que déplacés, ils avaient le dépanneur ou la machine qui voulait sur place.
06:22C'est pour ça qu'on est une société qui est très décentralisée.
06:24On a plus de 1150 agences.
06:27Nous, nous sommes très décentralisés,
06:28ce qui permet d'offrir une offre locale à tout le monde.
06:32Voilà l'intérêt du bénéfice au départ.
06:34Donc, ça veut dire aussi que vous êtes une entreprise de logistique, avant tout, là aussi,
06:38puisque ces machines, vous les achetez, vous les réparez, vous les entretenez.
06:43Comment ça se passe ? Vous avez des bâtiments, des hangars ?
06:47Racontez-nous les coulisses de l'offre locale.
06:48C'est une entreprise effectivement de logistique.
06:50On a démarré par les entreprises de travaux publics, je vous le disais.
06:54Puis, on s'est étendu au secteur de la construction.
06:57Vous me dites qu'on est connus pour le secteur de la construction.
07:00Mais aujourd'hui, on a bien sorti du secteur de la construction,
07:03puisqu'il y a 50% de notre chiffre qui est hors secteur de construction.
07:06Et on nous connaît, par exemple, pour être sur les Jeux olympiques,
07:09on nous connaît dans le domaine de l'événementiel,
07:11on nous connaît dans l'industrie, on nous connaît autre chose.
07:13Mais on est connus par notre histoire,
07:15on est connus comme étant fournisseurs de matériaux de construction,
07:18comme vous-même m'avez décrit.
07:19Mais oui, c'est comme ça qu'on vous voit.
07:20Mais alors, les 50% sont pour d'autres événementiels, ce que vous venez de dire.
07:24Beaucoup de choses bien en dehors de la construction.
07:26Mais tant mieux, parce que quand on voit les chiffres de la construction,
07:30le nombre de mises en chantier, ça ne cesse de baisser.
07:33Est-ce que finalement, votre chiffre, vous n'irez plus le chercher là-dedans ?
07:39Non, c'est notre cœur de métier, c'est la base du métier.
07:42Et pour ce qui est de l'Oxam, on a des concurrents extérieurs,
07:44mais nous, nous sommes dedans,
07:46nous travaillons avec ces grandes entreprises depuis tout le temps,
07:48et on a étendu hors ces secteurs-là,
07:51mais on garde très au contact, on est très au contact de ces entreprises-là.
07:55Alors, vous avez raison.
07:56Après, c'est le sous-jacent qui peut être plus ou moins favorable.
07:59Dans le secteur de la construction,
08:01il y a des secteurs qui se marchent bien aujourd'hui,
08:04notamment tout ce qui est infrastructure,
08:06tout ce qui est lié à la transition écologique,
08:09tout ce qui est lié à la réindustrialisation,
08:11et on va refaire peut-être des centrales nucléaires,
08:14on refait le canal Seine-Nord,
08:16il y a beaucoup d'infrastructures qui se font dans le cadre de la défense et autre chose.
08:19Donc, l'infrastructure se porte bien.
08:22Ce qui est plus difficile aujourd'hui, c'est le résidentiel,
08:25c'est-à-dire les logements,
08:26parce que le coût de la construction est assez élevé,
08:29avec des taux d'intérêt assez élevés.
08:31Le tertiaire, aujourd'hui, peut-être effectivement les bureaux,
08:34ils sont un peu plus vides, donc il y a un peu moins de bureaux,
08:36mais ça fait partie du phénomène.
08:38La construction existe depuis 2000 ans.
08:40Moi, j'ai connu l'entreprise,
08:42je travaillais même déjà dans ce secteur-là avant,
08:44il y a des cycles, il y a des hauts, il y a des bas.
08:47Donc, une entreprise, on doit trouver à se compenser par le haut,
08:51construction, quand j'ai construction.
08:53Voilà, on gère une autre entreprise en fonction de ça,
08:56mais je ne vais pas contre le cycle.
08:57J'accompagne le cycle.
08:58Mais évidemment, vous les accompagnez.
08:59Donc, Gérard Desprès,
09:00quels sont les chantiers, en ce moment,
09:01qui tournent à plein régime en France ?
09:04Les data centers.
09:05Ah, les data centers.
09:07Et pas qu'en France.
09:09La France est même un petit peu long au démarrage,
09:12mais les data centers, c'est dans toute l'Europe,
09:14donc il faut les faire vite.
09:15Pour la France, je reste le Français.
09:17L'Oxam est une entreprise française,
09:19leader en Europe, mais française.
09:21Les data centers sont aujourd'hui un secteur qui se développe.
09:26Donc, ça signifie que l'intelligence artificielle fait travailler l'Oxam ?
09:29Vous avez aussi, puisqu'on est à Paris,
09:30toute la liaison, de toutes les liaisons qui se font,
09:33RER, Nouvelle RER, Nouvelle Ligne,
09:35qui ont été démarrées avant les Olympiques,
09:37et qui se finiront après, mais qui sont en cours.
09:39Là, il y a aussi beaucoup de travaux d'infrastructure.
09:41Donc, ça signifie, Gérard Desprès,
09:43que l'intelligence artificielle fait travailler l'Oxam ?
09:46Oui.
09:47Oui, oui, oui.
09:47Vous savez, les fournisseurs que les chercheurs d'or
09:51ont enrichi, les fournisseurs de pioches et de jeans,
09:54à l'époque, oui.
09:56Ça nourrit aussi, alors on va dire,
09:58effectivement, le soft nourrit du hard.
10:01Voilà, dans le clic,
10:02mais il y a aussi une partie hard à faire.
10:05Et dans cette partie hard,
10:06vous retrouvez des équipements électriques,
10:09beaucoup de choses.
10:10Et dans la transition écologique,
10:11c'est aussi des équipements pour la fibre.
10:13Ça donne aussi beaucoup de travail.
10:14Les entreprises qui sont en électricité
10:16pour imposer de la fibre.
10:17Donc, les data centers vont devenir
10:18et deviennent des nouveaux marchés ?
10:20Ça risque de prendre de plus en plus de...
10:22Alors, écoutez, il y aura un cycle aussi.
10:25Aujourd'hui, le monde entier en fait.
10:28On commence déjà à se demander
10:29s'il n'y a pas plus de projets que de nécessités.
10:32Parce que, voilà, tout le monde se cherche un peu,
10:34mais les marchés se trouveront.
10:36En tout cas, pour les cinq prochaines années,
10:38il n'y a pas de problème.
10:40Ensuite, il y a des réflexions qui se font
10:42pour faire des data centers
10:42qui consommeront moins d'énergie et moins d'eau.
10:45C'est une évolution permanente de la vie.
10:48Donc, il y a des data centers.
10:49Il peut y avoir la réindustrialisation,
10:51puisque l'on parle de construire plusieurs centrales nucléaires
10:53pour décarboner l'économie.
10:55La France est très bien placée pour ça.
10:57Il y a des projets pour cela aussi.
11:01Ce sont des cycles.
11:02Il faut s'inscrire dans ces cycles.
11:03Qu'est-ce que vous louez le plus chez l'Oxam, Gérard Desprez ?
11:07Alors, un matériel qui n'existait pas il y a 25 ans,
11:10quand j'ai commencé,
11:10c'est tout le matériel d'élévation.
11:13C'est-à-dire ?
11:13C'est-à-dire des nacelles pour travailler en hauteur,
11:17pour des caméras.
11:18La installation nous a aidés.
11:20Il est interdit de changer une ampoule à partir d'une échelle.
11:24Vous êtes obligés de prendre un matériel d'élévation.
11:27Ce matériel-là, l'artisan pouvait,
11:30quand c'était une échelle,
11:31le mettre sur sa camionnette.
11:32Il ne peut pas acheter ce matériel,
11:34faire l'entretien,
11:36les contrôles qui s'imposent.
11:38Donc, ce sont des matériels qui ont été appelés à être loués.
11:41Et aujourd'hui, c'est presque 50% de notre activité.
11:45Nous sommes le troisième loueur mondial de matériel d'élévation.
11:49Et vous les achetez où, ces matériels ?
11:50Alors, on les achète à des entreprises françaises, au départ.
11:54Ah, quand même ! Ça vous tient à cœur ?
11:56Oui.
11:57Alors, pour l'écosystème,
11:59moi, je préfère quand même avoir mes fournisseurs pas trop loin de moi.
12:01Et je suis un bon vecteur pour eux,
12:03parce que, comme je vais à l'export,
12:04je les emmène dans mes bagages.
12:06Des gens comme Manitou, comme Holot,
12:08ils suivent l'Oxam,
12:10mais il n'y a pas qu'eux.
12:11Il y avait des Américains jusqu'à présent,
12:13qui sont les numéros mondiaux,
12:15mais aujourd'hui,
12:16de plus en plus de Chinois.
12:18Et selon...
12:19En Europe,
12:20il y a des barrières,
12:21donc on achète moins.
12:22Mais dans d'autres pays,
12:24comme la Suisse,
12:24comme l'Angleterre,
12:25où au Moyen-Orient,
12:27où il n'y a pas de barrières,
12:28là, c'est Chinois.
12:29Donc la majorité des autres matériels
12:30restent quand même français ?
12:31Enfin, vous faites...
12:32Aujourd'hui, ils souffrent de la concurrence,
12:35mais on continue d'acheter des marques traditionnelles,
12:39où on aurait quand même la tradition,
12:40on reste quand même dans notre écosystème,
12:42avec des Français,
12:43pour ce qui est le matériel d'élévation des Américains.
12:45Mais je ne peux pas résister moi-même
12:48à l'attractivité des prix,
12:50qui est corrigée par des barrières d'Onières.
12:53Donc dans les pays où il n'y a pas de barrières d'OELE,
12:55de Brésil ou d'ailleurs,
12:56c'est Chinois.
12:57Vous restez avec nous,
12:58Gérard Despré,
12:59président de l'Oxam.
13:00La France bouge,
13:01vous le savez,
13:02ce sont des start-up.
13:03Il y en a deux ce soir.
13:05Celle de ce soir,
13:06la première,
13:06celle qu'on va découvrir dans un instant,
13:08se préoccupe de la santé des salariés,
13:10notamment en cas de métier éprouvant.
13:11Elle a mis en place des capteurs
13:12qui se concentrent sur les zones
13:14les plus sollicitées.
13:16Vous allez tout nous expliquer
13:17dans un instant, Paul et Sig.
13:18Ce sera juste après une pause en musique.
13:20Naïka, One Track Mind.
13:23Europe 1.
13:24La France bouge.
13:2620h30, 21h30.
13:27Elisabeth Assayac.
13:36On choisit tous les musiques
13:37avec Christophe Pierrot.
13:39Bienvenue dans la France bouge.
13:40Christophe Pierrot qui réalise l'émission.
13:42Et ce soir dans la France bouge,
13:43on est avec le patron
13:44d'une grande entreprise française.
13:46C'est le numéro 1 européen
13:48de la location de matériel,
13:49notamment pour le BTP.
13:51On est avec Gérard Desprez,
13:54président de l'Oxam.
13:56Et on le disait hors antenne,
13:58le siège reste et restera breton.
14:01Oui, c'est partie de notre politique.
14:03Moi, j'aime bien quand les gens
14:04ont des racines,
14:05savoir d'où ils sont issus.
14:07C'est vrai à titre personnel.
14:08C'est vrai aussi pour l'entreprise.
14:10Ça ne déplaît pas à l'international
14:11que je présente l'Oxam
14:13comme une entreprise française.
14:15Je n'ai pas de difficulté
14:16dans les autres pays.
14:17Et quand on me demande
14:18d'être encore plus précis,
14:19de dire en Bretagne.
14:21Je crois que les Japonais aussi,
14:22ils aiment bien l'attachement.
14:23Quand ils disent
14:24je suis Dumont,
14:25ils aiment bien avoir...
14:27Ce n'est pas une étiquette,
14:28c'est connaître son partenaire,
14:30c'est savoir d'où il est issu,
14:31comment il s'est fait.
14:32Et j'explique plus facilement
14:33de mon développement
14:34qu'à partir de la Bretagne,
14:35je me suis développé sur la France,
14:37qu'à partir de la France,
14:38je me suis développé
14:39à proximité de la France.
14:40Et après,
14:41j'ai étendu un peu plus,
14:42il y a des cercles concentriques.
14:44Et c'est facile à expliquer.
14:45Et personne,
14:46ni en Alsace,
14:47mon vœu,
14:47parce que l'entreprise est Bretagne.
14:49Et personnellement,
14:50moi j'ai mes racines,
14:51mais elles ne sont pas Bretonnes,
14:51je suis ici de notre région.
14:53Mais c'est comme ça.
14:54Mais là,
14:54je ne parle pas de moi,
14:55je parle de l'Oxam.
14:55Donc on va rester sur l'Oxam.
14:56Donc il y a une fierté
14:57à ce que cette entreprise
14:59ait son siège en Bretagne.
15:00Et vous le voyez
15:01dans la réaction de vos partenaires
15:02quand vous allez leur en parler.
15:04Oui,
15:04ils ont gardé le siège là-bas
15:05avec un personnel
15:06très fidèle entreprise
15:08de haute qualité
15:09qui trouve les bonnes raisons
15:10d'habiter là-bas.
15:11Ils se déplacent moins que moi.
15:12C'est un service stable,
15:14mais très performant,
15:16très bien.
15:17Je ne vois pas en quoi
15:18si je le mettais ailleurs,
15:19ce siège,
15:20il serait meilleur qu'à la OUIL.
15:22Gérard Després avec l'Oxam.
15:23Est-ce qu'on est,
15:24on va au-delà
15:25de l'économie circulaire.
15:26On est dans l'économie
15:27de la coopération,
15:29de la fonctionnalité.
15:31Parce que ça va bien au-delà.
15:32Vous louez plus de 600 000 machines
15:34et je regardais,
15:35vous réduisez ainsi
15:36les émissions de 30 à 50 %
15:38par rapport à un achat individuel.
15:40Donc on est dans l'économie,
15:41ça va au-delà
15:42de l'économie circulaire.
15:43Oui,
15:44ça va au-delà.
15:46Parce qu'on veut aussi
15:47aller au-delà.
15:47Parce que je pourrais avoir
15:48des matériels
15:49que je renouvelle fréquemment
15:51et donc ils auraient aussi
15:52à peu près le même bénéfice.
15:54Mais au contraire,
15:54nous on leur donne
15:55des prolongations de vie.
15:56On a un centre de matériel
15:58qui est très important
16:00dans la région d'Alençon
16:02qui est historique aussi.
16:04dans laquelle on reconditionne
16:05des matériels,
16:05on leur donne
16:06une prolongation de vie,
16:07ce qui préserve
16:08de l'achat de matière.
16:10Parce qu'il y a aussi,
16:11on parle beaucoup
16:11de carbonation,
16:12mais aussi on parle
16:13de terres rares,
16:14on parle de matériaux.
16:16Donc,
16:16le matériel que je donne
16:18en clientèle,
16:19il est comme neuf.
16:20Il a la même performance
16:22technique qu'un neuf,
16:24mais on l'achète moins.
16:25Et donc,
16:26on contribue
16:27de cette façon-là,
16:28d'une certaine manière,
16:29au développement durable
16:30par notre métier.
16:32Je vous le disais,
16:33on va aussi
16:33par l'interméaire
16:35de l'IA et le digital.
16:36On permet une mutualisation
16:37des matériels maintenant
16:38au lieu d'avoir
16:39des multiparcs.
16:40On va permettre
16:41à de mêmes entreprises
16:42d'utiliser le même matériel
16:44quand elles sont
16:44sur le même chantier,
16:45en vérifiant
16:46s'ils en ont
16:47les capacités
16:47et en vérifiant
16:48dans les conditions
16:49dans lesquelles
16:49ils l'utilisent
16:50le plus en sécurité.
16:52On continue
16:53à tendre systématiquement
16:54vers cet aspect virtueux.
16:56C'est ce qui tend
16:57la recherche
16:58des gens qui sont chez nous.
16:59Qu'est-ce qu'on peut faire
16:59de mieux à chaque fois ?
17:01Lucie Bache.
17:01C'est ça qui est génial
17:02avec l'allocation,
17:02c'est que ça a tellement
17:03de sens et de vertu
17:04et économiquement
17:05et durablement
17:06pour les ressources,
17:07etc.
17:07Et nous,
17:08avec Popin,
17:08c'est vraiment ce qu'on fait
17:10pour les particuliers.
17:11Pour le coup de se dire
17:12tous nos objets du quotidien,
17:13comment est-ce qu'on augmente
17:14leur durée d'utilisation ?
17:16C'est exactement ça.
17:17C'est pour ça que c'est
17:17très intéressant
17:18parce que tout ce que vous dites,
17:18nous, c'est ce qu'on dit
17:19et qu'on veut mettre
17:20à disposition
17:21de monsieur et madame
17:22tout le monde.
17:22Les entreprises ont compris
17:23il y a des décennies.
17:25Avec Popin,
17:25on essaie de faire
17:26que ça devienne un réflexe
17:27pour nous tous
17:28parce qu'en fait,
17:29on peut payer moins cher,
17:30dépenser moins de carbone
17:31et moins de ressources
17:32et donc posséder en commun
17:33des objets qu'on utilise
17:35finalement rarement
17:35comme un diable,
17:37une machine à raclette
17:38ou le karcher.
17:40Le premier frein
17:42est un frein culturel.
17:44Bien sûr.
17:44Les gens préfèrent racheter,
17:46préfèrent le posséder,
17:48l'avoir.
17:49Alors, dans certains cas,
17:50il y a un intérêt.
17:51Il n'y a pas toujours,
17:52la façon,
17:52on n'est pas toujours
17:53la seule formule.
17:54Mais le premier frein culturel
17:55est de dire
17:57ce n'est pas parce que
17:57je le possède
17:58que je suis plus riche
17:59ou que j'ai plus de pouvoir.
18:01Je dirais même au contraire,
18:02mais je ne vais pas
18:03vous interrompre davantage.
18:05C'est marrant
18:05de parler de richesse
18:06parce que nous,
18:06on a lancé une campagne
18:07qui s'appelle
18:07les nouveaux riches
18:08et c'est l'idée de se dire
18:09en fait,
18:10on est bien plus riche
18:10quand on a accès
18:11à ce dont on a besoin
18:12quand on en a besoin
18:13uniquement
18:14et donc en fait,
18:15se remettre dans
18:15ces nouvelles pratiques
18:16de location,
18:17d'échange,
18:18de partage,
18:18ça nous permet à tous
18:19d'avoir accès à plus
18:20et donc d'être
18:21un nouveau riche
18:22parce qu'en fait,
18:23on a accès à tous les objets
18:24dont on a besoin.
18:25Philippe Sose.
18:25Oui, monsieur Després,
18:26vous parliez d'Alençon
18:28et notamment de la maintenance.
18:30Avez-vous des problématiques
18:31de ressources
18:32pour la maintenance
18:33pour trouver du personnel
18:34qui soit apte
18:35à faire ce type de métier
18:37parce que c'est encore
18:38un métier différent ?
18:40Oui, c'est un métier différent.
18:41Alors, je vous dirais,
18:42on trouve de...
18:44Je recherche des informaticiens,
18:46je recherche de très bons commerciaux,
18:48je recherche des bons mécaniciens,
18:50on recherche tout le monde.
18:51Alors, dans ce domaine,
18:52qu'est-ce que l'on fait ?
18:53On participe,
18:54on prend des apprentis,
18:55on les forme
18:56et quand ils sont inquis
18:57à ce métier
18:58qu'ils ont fait,
18:59même leur formation chez nous,
19:01comme c'est assez local,
19:03ils ont tendance aussi
19:04à rester.
19:05Bon, maintenant,
19:05après, ils ont une évolution
19:06de carrière,
19:07on ne peut pas forcément
19:08donner des emplois
19:08à tout le monde
19:10mais ces problèmes
19:12des mécaniciens
19:12sont peut-être
19:13un peu plus tendus
19:15mais il est comme
19:15pour tous les autres métiers
19:16où on ne trouve pas
19:17des gens formés
19:18juste comme ça.
19:19Il faut s'impliquer
19:20dans la formation
19:20de son personnel.
19:21C'est bien de le préciser
19:22parce que c'est effectivement
19:23des métiers
19:23où parfois
19:24on peut avoir
19:25des difficultés
19:25à trouver
19:26dans d'autres secteurs.
19:27comme dans plein de secteurs.
19:29Alors, on le disait,
19:30vos marchés sont aussi
19:31dans les chantiers,
19:32les professionnels
19:33du bâtiment
19:33et des travaux publics
19:34sont très exposés
19:35aux accidents du travail,
19:37aux maladies professionnelles
19:38aussi en raison
19:39de la nature physique
19:39et changeante des chantiers.
19:41Il faut s'adapter
19:42à des nouvelles machines
19:43et ce soir,
19:44on a peut-être
19:44la solution.
19:46Europe 1,
19:47la France bouge.
19:48La pépite.
19:49La pépite,
19:49c'est vous,
19:50Paul Essig.
19:51Vous,
19:51l'entreprise est née
19:53en 2019.
19:54C'est ça.
19:55Juste avant le Covid,
19:56vous avez une formation
19:58d'ingénieur,
19:59vous avez fait
19:59Centrale Supélec
20:00avec une spécialisation
20:01en data
20:02et intelligence artificielle
20:04et puis vous avez rejoint
20:06en quelque sorte
20:07le projet
20:08pour lequel vous êtes
20:08là ce soir,
20:09Moten Technologies.
20:11C'est né d'un constat,
20:12c'est né d'une expérience ?
20:14En fait,
20:14c'est né d'une idée
20:15d'un de mes cofondateurs
20:16qui s'appelle
20:16Maxime Progetti
20:17qui est lui
20:18et qui a créé le capteur
20:18que je présenterai après
20:19et qui en fait
20:20de 2019 à 2021
20:22s'est intéressé
20:23à voir comment
20:23est-ce qu'il pourrait
20:24être une technologie
20:24qui était déjà utilisée
20:25pour la sismologie
20:26pour sonder les sols
20:27en disant
20:27est-ce que je peux
20:27maintenant sonder
20:28le corps humain
20:28et finalement avoir
20:29de l'information
20:30sur les contraintes
20:31biomécaniques ?
20:32Donc il y a eu une idée
20:32un petit peu comme ça
20:33un peu lumineuse
20:34même si la science
20:35existait derrière
20:36et puis effectivement
20:36une fois que la maturité
20:38de la technologie
20:38arrivait au bout en 2021
20:40là on a fondé
20:41l'équipe dirigeante
20:42et moi j'ai rejoint
20:42tout le projet
20:43pour notamment
20:44la partie data et IA
20:45puisque c'est une technologie
20:46forcément
20:46qui en embarque un paquet.
20:48Allez,
20:48je vous laisse pitcher
20:48Moten Technologies
20:50concrètement.
20:50Moten Technologies
20:51en fait donc nous
20:52on a développé
20:53un capteur
20:53que je vous montre
20:54ici justement
20:54à l'écran
20:55qui va être capable
20:56de mesurer
20:57l'ensemble des contraintes
20:58biomécaniques
20:58auxquelles peut être
20:59soumis justement
20:59un salarié
21:00dans son environnement
21:01donc on parle ici
21:01des efforts musculaires
21:02ou alors des postures
21:03contraignantes
21:03des gestes répétitifs
21:04ou même des vibrations
21:05auxquelles ils sont exposés
21:06et ça va être utilisé
21:07plutôt en fait
21:08ce socle data
21:09par les entreprises
21:10et leurs professionnels
21:11de santé
21:11donc c'est les HSE
21:12des ergonomes
21:13des infirmiers du travail
21:14qui vont utiliser
21:14ces technologies là
21:15pour bien caractériser
21:17et lutter
21:17ce qu'on va appeler
21:18l'usure professionnelle
21:19derrière ça en fait
21:20il y a deux grands enjeux
21:21majeurs qui sont taclés
21:22le premier c'est simple
21:23c'est que l'usure professionnelle
21:24c'est la première cause
21:25d'absentéisme en France
21:26à l'heure actuelle
21:27et l'absentéisme
21:28pour rappel
21:28il y a plusieurs études
21:29qui font des lois
21:29c'est 100 milliards d'euros
21:31par an
21:31pour les entreprises
21:32et pour la France
21:33en moins
21:34donc en fait
21:34il y a un vrai enjeu
21:35de performance
21:36pour les entreprises
21:37associé à un enjeu
21:37de durabilité
21:38en fait aussi aujourd'hui
21:39et puis l'autre enjeu
21:40il est humain
21:41de toute façon
21:41c'est clair et net
21:42puisque derrière
21:43une usure répétée
21:44finalement ça va être
21:45des troubles musculoskeletiques
21:46des maladies professionnelles
21:46qui vont se déclarer
21:47et en fait
21:48un cas sur deux
21:49par exemple
21:49pour des personnes
21:50ça arrive sur une perte
21:51d'employabilité
21:51donc dit autrement
21:52elle ne peut plus
21:53exercer son métier
21:53ou elle n'a plus le droit
21:54et donc là
21:55il y a un enjeu humain
21:55et sociétal
21:56à nouveau qui se pose
21:57Merci Paul Essic
21:58au fondateur et président
21:58de Moten Technologies
21:59donc vous alertez
22:02l'entreprise
22:03vous pouvez dire
22:03grâce à vos capteurs
22:04tiens
22:04ce poste là
22:05est le plus à risque
22:06que l'autre
22:06cette gestuelle
22:07est compliquée
22:09tiens
22:10vous connaissiez
22:10Gérard Desprez
22:11vous êtes le patron
22:12de l'Oxam
22:12quel regard portez-vous
22:13sur le pitch
22:14et surtout
22:15sur Moten Technologies
22:16Alors
22:17les accidents
22:18la sécurité
22:19c'est un point crucial
22:20sur lequel
22:21on investit
22:22beaucoup
22:23on met beaucoup
22:24de capteurs
22:26alors vous avez
22:27les vibrations
22:27je vais quand même
22:29plaider
22:29auparavant
22:30vous avez des gens
22:31qui étaient sur
22:31des pylonnaises
22:32des marteaux piqueurs
22:33ça vous dit quelque chose
22:34et bien aujourd'hui
22:35ces gens là
22:36vous n'en voyez plus
22:37dans la rue
22:38en tout cas en France
22:38ils sont ainsi
22:39dans une mini-pelle
22:40qui est climatisée
22:42chauffée
22:42protégée
22:43et c'est l'engin
22:44qui fait ces vibrations
22:46donc on tend
22:47d'humain général
22:48sur des biais
22:49multiples et différents
22:50de régler les problèmes
22:51vous êtes une solution
22:52il y a des solutions
22:53par la mécanisation
22:55qui intervient
22:56c'est pas le même prix
22:57de revient
22:57bien entendu
22:59ça dit
22:59il y a probablement
23:00de l'intérêt
23:01je suis en train
23:01de vous écouter
23:02je me dis aussi
23:02il y a des sportifs
23:03qui ont des gestes répétitifs
23:04et que
23:05ça pourrait aussi
23:07intéresser un monde
23:08de l'entreprise
23:09et d'autres mondes
23:09mais bon monsieur
23:10un nouveau marché
23:10oui tout à fait
23:11c'est un marché possible
23:13qu'en pense Philippe Sos ?
23:14Philippe Sos nous disait
23:15que c'était visionnaire
23:16on va écouter
23:17son point de vue
23:18juste après
23:19le point sur l'info
23:20à toutefois
23:20Europe 1
23:21La France bouge
23:2220h30
23:2321h30
23:24Elisabeth Assayac
23:26vous êtes bien
23:26La France bouge
23:27jusqu'à 21h30
23:28sur Europe 1
23:29ce soir
23:29à l'occasion
23:30des trophées
23:31de l'avenir
23:32Europe 1 LCL
23:33nous sommes avec
23:34une entreprise
23:35candidate
23:35avec l'Oxam
23:37et son président
23:38Gérard Desprès
23:39l'Oxam
23:40numéro 1 européen
23:41de la location
23:41de matériel
23:42et d'outillage
23:43nous sommes avec
23:44Lucie Bache
23:45la cofondatrice
23:46de Poppins
23:48qui est là
23:49moi je disais
23:50c'est le L'Oxam
23:50des particuliers
23:51puisque Poppins
23:53valorise
23:54la location
23:55ou le prêt
23:56entre particuliers
23:57notre coach
23:58de ce soir
23:59c'est Philippe Sos
24:00et la start-up
24:01Paul Essig
24:02avec Moten Technology
24:03juste avant
24:03vous nous expliquez
24:04que Moten Technology
24:05ce sont des capteurs
24:06qui permettent
24:07de mesurer
24:08et surtout
24:08de prévenir
24:09la pénibilité
24:10et donc
24:11les maladies
24:11professionnelles
24:13Philippe trouvait
24:13que c'était
24:14visionnaire
24:15Philippe
24:15les points forts
24:16les points forts
24:17de la start-up
24:18pour moi
24:18c'est la technologie
24:19différenciante
24:21l'innovation
24:22qui permet
24:22de transformer
24:23les données
24:23et les usages
24:25en actions concrètes
24:26derrière
24:26donc je trouve ça
24:27très intéressant
24:28l'anticipation
24:29des risques
24:31parce que Moten
24:32ne se compte pas
24:32de constater les problèmes
24:33mais vous trouvez
24:34des solutions derrière
24:35vous permettez
24:36d'identifier
24:36donc intéressant aussi
24:38troisième force
24:39pour moi
24:39l'impact mesurable
24:41il est évident
24:42qu'il est nécessaire
24:43d'avoir des données
24:43une proposition
24:44de valeur
24:45qui peut être évaluée
24:46à travers des indications
24:48une réponse
24:49à un enjeu stratégique
24:50vous en avez parlé
24:51vous avez parlé
24:52des 100 milliards
24:53bon on a toujours
24:54des chiffres
24:54bien sûr
24:55100 milliards
24:55c'est ce que coûtent
24:56les maladies professionnelles
24:58donc la santé des collaborateurs
24:59est devenue
24:59un enjeu majeur
25:00pour les entreprises
25:01et également
25:02un potentiel
25:03de déploiement
25:03à grande échelle
25:04donc plein de ressources
25:07plein d'attout
25:07beaucoup de force
25:09dans cette start-up
25:10si vous êtes parmi nous
25:11Policyx
25:12c'est aussi parce que
25:12vous avez un besoin
25:13votre question
25:14au coach
25:15oui en fait
25:16nous on a dit
25:17finalement on a plusieurs choses
25:18à faire valoir
25:19on a effectivement
25:20une dynamique économique
25:20puisqu'on a plus de 200 clients
25:22surtout des entreprises
25:23majeures du 440
25:24avec qui on travaille
25:25mais on aide aussi
25:26ces entreprises
25:26à avoir un impact
25:27finalement
25:28qu'elles ont envie
25:29de valoriser
25:29et puis quelque part
25:30moi je trouve
25:31un enjeu vraiment sociétal
25:32derrière ça
25:33puisque l'idée
25:33c'est aussi
25:34de faire prendre conscience
25:35le travail
25:35ça dépasse l'entreprise
25:36et c'est de faire prendre
25:37conscience aussi aux gens
25:38que finalement
25:39il y a des personnes
25:39qui s'usent au quotidien
25:40pour faire tourner la société
25:41pour nous apporter
25:42les services qu'on a
25:43et donc j'ai un peu
25:44ces trois piliers
25:44que j'ai envie de valoriser
25:45et c'est vrai que c'est toujours
25:46difficile quand on parle
25:47à un investisseur
25:47de pouvoir faire passer
25:49les trois messages
25:50est-ce que je dois faire passer
25:51les trois messages
25:52est-ce que je dois me concentrer
25:52sur un
25:53Philippe
25:54doit-il faire passer
25:55c'est une bonne question
25:55les trois messages
25:56parce qu'il y a plein de choses
25:57très très bonne question
25:58et je me suis vraiment
25:59penché dessus
25:59parce que
26:00c'est pas un exercice simple
26:03pour moi
26:04vous devez pas choisir
26:06entre la performance économique
26:07et l'impact social
26:08mais pour moi
26:09vous devez clarifier
26:10la hiérarchie entre les deux
26:12vis-à-vis de l'investisseur
26:14l'investisseur
26:15on va regarder
26:15la performance économique
26:16évidemment
26:16donc elle doit être
26:18le bénéfice directement
26:19démontré
26:20il faut vraiment montrer
26:21l'impact que vous avez
26:22d'un point de vue économique
26:24et l'impact social
26:25constitue quant à lui
26:26on va dire
26:26que c'est le produit
26:27c'est la raison concrète
26:28qui va articuler
26:29la différenciation de Mothem
26:31donc ça
26:32c'est vraiment fondamental
26:33est-ce qu'il faut choisir
26:34un seul
26:35ou les deux axes
26:37non
26:37pour moi
26:38il y a un axe principal
26:39qu'il faut mêler
26:40en fait
26:41pour Mothem
26:42je recommande de faire
26:42la performance économique
26:43le bénéfice central
26:45tout en faisant
26:46l'impact social
26:46le patron même s'il aime l'humain
26:48il va aussi voir
26:49quel est son intérêt
26:50et ensuite l'humain
26:51entre évidemment
26:52ça dépend
26:52il y a des patrons
26:53et des investisseurs
26:54qui valorisent aussi
26:55vraiment l'impact sociétal
26:56et il y en a de plus en plus
26:58bien évidemment
26:58je suis complètement d'accord
27:01sachant qu'au final
27:02on va quand même regarder
27:03la rentabilité
27:04le retour sur investissement
27:06et des choses comme ça
27:07donc bien sûr
27:08on s'achète une cause
27:09avec l'impact social
27:10mais derrière
27:11on va regarder quand même
27:12l'impact économique
27:13c'est pour ça que ce qui est génial
27:14c'est que c'est un produit
27:14qui fait les deux à la fois
27:15c'est un produit qui fait les deux à la fois
27:16et du coup la complexité
27:17c'est quand même de clarifier
27:18justement le positionnement
27:19de valeur
27:19mais je pense qu'il faut bien
27:20hiérarchiser
27:20il faut vraiment hiérarchiser
27:22la réalité en face
27:22en fait ça marche très bien
27:23sur l'entreprise
27:24mais face à des investisseurs
27:25Lucie n'est pas d'accord
27:25mais il y a du caractère
27:27donc je pense que
27:29il faut tout pour faire un monde
27:31je pense qu'il faut les deux
27:32et Gérard Despré
27:33vous pensez qu'il faut les deux ?
27:35s'il veut vendre son produit
27:35ou pas d'investisseur
27:36vous êtes le patron de l'Oxam
27:38les gens n'investissent pas
27:39n'importe où
27:39dans n'importe quoi
27:40donc d'abord l'approche
27:41c'est quoi le bénéfice
27:43ok
27:43mais très vite
27:44on va passer
27:46aux questions économiques
27:47votre modèle
27:49que vous vendez
27:50à des gens du CAC 40
27:51est basé comment ?
27:53pour que les gens comprennent
27:54pourquoi ils vont mettre
27:55X euros
27:57sur votre dossier
27:58les datas que vous allez apporter
27:59et le bénéfice
28:00que l'entreprise
28:01qui en va trouver
28:02l'investisseur voudra
28:04comprendre le modèle
28:05puis ensuite
28:06de faire comprendre
28:07où sont vos besoins économiques
28:09donc je pense
28:09c'est juste une démarche
28:10structurée
28:11que monsieur
28:11va largement pouvoir
28:12vous expliquer
28:13mais oui
28:14d'abord on dit
28:15qu'est-ce que tu fais
28:16comme métier
28:17puis ensuite
28:17de comprendre
28:18comment ça fonctionne
28:19ce que je trouve génial
28:20c'est qu'on en revient
28:20à la location
28:22la location c'est
28:23à la fois
28:23en même temps
28:24de la performance économique
28:25et une consommation
28:26plus responsable
28:27parce qu'elle consomme
28:28moins de CO2
28:30de matériaux
28:31de matériaux lourds
28:32etc
28:32et donc en fait
28:33moi ce que je trouve génial
28:34dans l'entrepreneuriat
28:35c'est quand tu arrives
28:36à dire
28:36en fait mon produit
28:37il fait les deux à la fois
28:38donc je n'ai pas à choisir
28:40et ça je trouve
28:40que c'est encore plus puissant
28:41comme pitch
28:42parce que ça te permet
28:43de dire
28:43la rentabilité économique
28:45est totalement liée
28:46à mon impact sociétal
28:47oui c'est tout à fait ça
28:48et puis nous on a
28:49justement encore
28:50même le tri un peu plus loin
28:51c'est qu'il y a un enjeu
28:52vraiment sociétal
28:52c'est-à-dire que
28:53quelque part
28:53l'assurance maladie
28:54en fait nous
28:55quelque part
28:55on oeuvre aussi
28:56pour l'assurance maladie
28:57qui finalement
28:57prend le relais
28:58pour finalement
29:00payer ses cotisations
29:01et donc c'est là aussi
29:02où ça m'intéresse
29:02de dire
29:02comment ça je le valorise
29:04parce que la démarche
29:04elle touche autre chose
29:06même que les entreprises
29:06et les salariés
29:07et c'est pour ça
29:07qu'il faut réussir
29:08à changer les habitudes
29:09du quotidien
29:09parce que réussir
29:10à réaligner
29:11par exemple la location
29:12faire que en fait
29:13les gens
29:13ils peuvent continuer
29:14à utiliser des objets
29:16et à consommer
29:16mais juste consommer
29:17de manière différente
29:18de l'achat
29:19en louant les objets
29:20dont ils ont besoin
29:21quand ils en ont besoin
29:21et donc économiquement
29:23ils économisent
29:23et effectivement
29:25on économise tous du CO2
29:26en tant que société
29:27donc c'est
29:28on n'est pas sur la même notion
29:29il y a la notion
29:31pour le client
29:31le bénéfice économique
29:32pour le client
29:34ce qu'on recherche monsieur
29:35c'est un investisseur
29:37sur quelque chose
29:37donc on a l'étape d'après
29:38vous avez votre entreprise
29:40le client va s'y trouver
29:41mais vous même
29:43vous avez peut-être
29:44des salariés
29:45du développement à faire
29:46et l'investisseur
29:47qui arrive
29:47il est dans la phase
29:48d'après
29:49il faut qu'il ait compris
29:51d'où la hiérarchie
29:53mais d'où la complexité aussi
29:54dans la présentation
29:57c'est important
29:57de se faire sur le sujet
29:59ça va venir sur la table
30:00de plus en plus
30:01de start-up
30:01cette notion
30:03de la hiérarchie
30:04de ce que je présente
30:05ou pas aux investisseurs
30:07Gérard Desprez
30:08vous êtes le président
30:08de l'Oxam
30:08ce soir sur Europe 1
30:09vous ça fait
30:1140 ans que vous dirigez
30:12l'Oxam
30:12vous êtes l'entrepreneur
30:13qui a transformé
30:14cette PME
30:16française de location
30:17en géant mondial
30:17parce que quand vous êtes arrivé
30:19c'était tout petit
30:20le marché
30:22le marché était tout petit
30:23et après vous avez
30:24des tentacules partout
30:25non ?
30:25comme mon actionnaire
30:26je suis arrivé
30:27comme
30:28j'étais nommé président
30:29effectivement
30:30il y a 40 ans
30:31mon actionnaire
30:32était un groupe industriel
30:33il en a vu
30:34l'intérêt économique
30:35et le potentiel
30:36de développement
30:36de la location
30:37à travers ce qui se passait
30:38dans la voiture
30:38il était très emballé
30:40par cela
30:41donc lui il a mis
30:42les capitaux
30:43pour le développer
30:44une volonté de développer
30:45et moi
30:46jeune manager
30:47ça m'intéressait
30:49de développer
30:49il y avait quelque chose
30:50d'intéressant à faire
30:52donc il y a eu la conjonction
30:53de quelqu'un
30:54qui m'a suivi
30:55ou que
30:56je dirais même
30:57parfois
30:57il allait même trouver
30:58je n'allais même pas suivre
31:00sa cadence
31:00en disant
31:00faut y aller
31:01faut y aller
31:08souhaiter la développer
31:09et bénéficier
31:09de ce filon
31:11on va dire
31:13et ce qui nous a motivé
31:14en plus
31:15c'est qu'on était
31:15une entreprise
31:16qui n'était qu'en Bretagne
31:17à l'époque
31:17elle faisait 20 millions d'euros
31:19donc c'était pas la même chose
31:22on était 20 millions
31:23on était qu'en Bretagne
31:24et on était quand même
31:25considéré comme numéro 1
31:26en France
31:26on s'est dit
31:27ça n'a pas duré longtemps
31:28si on veut rester numéro 1
31:29en France
31:29il va falloir quand même
31:30qu'on se développe en France
31:31donc il y a une volonté
31:32de se développer sur la France
31:34puis une fois que ça a marché
31:35qu'on était numéro 1 en France
31:36mais cette fois-ci bien établi
31:37avec une couverture géographique
31:39c'est pourquoi on ne va pas continuer
31:41moi je suis fondamentalement
31:43un manager
31:43parce que je cherche à développer
31:44j'ai fait une école de commerce
31:45j'ai fait des études
31:46pour développer
31:47donc je me lève le matin
31:48c'est pour développer
31:49et donc vous avez
31:50le drapeau de l'Oxem
31:51flotte en Angleterre
31:53au Maroc
31:54jusqu'au Moyen-Orient
31:55et plus récemment
31:55même au Brésil
31:56vous avez racheté
31:58alors nous sommes au Brésil
32:00nous sommes en voie d'acquisition
32:02parce que
32:03comme dans tous les pays
32:04il y a des administrations
32:05les autorités de la concurrence
32:06vont vérifier
32:07qu'il n'y a pas
32:10de marché
32:11trop important
32:12ce qui ne sera pas le cas
32:13mais c'est le temps nécessaire
32:14il faut 4-5 mois
32:15on devrait pouvoir
32:17refaire l'acquisition
32:18vers le mois de novembre
32:19de cette année
32:20et donc en plan
32:21de possession
32:22et donc mettre un plan
32:24de développement
32:24aussi
32:25sur cette activité
32:26et là j'ai une question
32:27est-ce que dans tous ces pays-là
32:28ce sont les mêmes réflexes
32:30est-ce qu'au Brésil
32:31ils ont le réflexe
32:32de l'allocation
32:33oui
32:34au Brésil
32:35oui
32:36il reste
32:37il y a des pays
32:38qui sont culturellement
32:40un peu en retard
32:40vous allez comprendre
32:42pourquoi
32:42assez vite
32:43c'est des pays
32:44qui ont des gros constructeurs
32:45et donc des gros réseaux
32:46qui ont été des freins
32:47au développement
32:48de l'allocation
32:48je vais citer clairement
32:50c'est l'Allemagne
32:51où là
32:52il y a des gros distributeurs
32:54mais ils ne l'ont pas protégé
32:55c'est naturel
32:56ils n'ont pas fait exprès
32:57de le protéger
32:58ils avaient beaucoup d'industrie
33:00beaucoup de constructeurs
33:01ils avaient donc
33:02des réseaux captifs
33:03et les réseaux captifs
33:04sont là pour vendre
33:04et donc ça a été
33:05un frein
33:06au développement
33:07de l'allocation
33:07c'est pour ça que nous-mêmes
33:08nous sommes en retard
33:09parce qu'on a préféré aller
33:10là
33:11où il y avait
33:11des potentiels de développement
33:12maintenant quelque chose
33:13qui a favorisé
33:14aussi pour aller
33:15c'est des pays
33:16qui ont connu
33:17un fort développement
33:17ça a été
33:18donc on va dire
33:19l'Allemagne de l'Est
33:20quand elle est intégrée
33:21l'Espagne
33:22qui aujourd'hui
33:23est en plein développement
33:24quand il y a un développement
33:25il y a besoin de matériel
33:26quand il y a besoin de matériel
33:27les entreprises vont à l'allocation
33:28donc je bénéficie aussi
33:29sur des marchés
33:30quand elles rentrent
33:31dans une phase
33:32de développement
33:33et de croissance
33:33et donc le Brésil
33:35est un pays
33:38magnifique
33:38vous avez quand même
33:3916 villes
33:39de plus d'un million d'habitants
33:41et donc il y a un potentiel
33:42c'est bien pour ça
33:43que moi je cherche
33:44je cherche à aller
33:45là où il y a de la croissance
33:47on voit très bien
33:48voilà je cherche
33:49c'est très clair
33:50il y a un petit quiz
33:51dans la France Bouge
33:52Gérard Després
33:53quelques questions
33:54vous répondez rapidement
33:55et puis après
33:56on va écouter
33:58Lucie Bache
33:58pour Poppins
34:00on y va pour le quiz
34:01tiens Gérard Després
34:02êtes-vous bricoleur
34:03ou vous préférez
34:04laisser les professionnels
34:05s'en charger ?
34:06alors je laisse
34:08les professionnels
34:08faire leur travail
34:09qu'ils soient dans l'informatique
34:10dans le droit
34:12je pilote
34:13mais je prends des professionnels
34:15pour travailler
34:16dans tous les domaines
34:16j'essaye d'entourer
34:18des meilleurs
34:18et donc je les laisse faire
34:20maintenant il faut une coordination
34:21il faut donner une orientation
34:22et donc vous
34:23vous êtes plutôt chantier
34:24très organisé
34:24ou chaos créatif ?
34:27alors
34:28on devine la réponse
34:29alors
34:29l'entreprise est très organisée
34:31elle est très processée
34:32nous sommes ISO
34:34beaucoup d'ISO
34:359000
34:3614000
34:3727000
34:38j'aime bien
34:38parce que ça nous donne
34:39des guidelines
34:40pour progresser
34:41ça nous donne
34:41des points de contrôle
34:42pour progresser
34:43mais juste à titre personnel
34:47j'ai besoin de cette créativité
34:49je ne suis pas organisé
34:50si vous n'aviez pas dirigé
34:51une très grande entreprise
34:52de location de matériel
34:53comme Loxam
34:54qu'auriez-vous fait
34:55ou aimé faire ?
34:57et bien diriger une entreprise
34:58une autre
34:59oui
35:00je pense que
35:01c'est pas forcément le métier
35:02c'était ma vocation
35:03mon métier
35:04j'étais fait pour ça
35:05j'ai fait une école pour ça
35:06c'était diriger une entreprise
35:08votre plus grande erreur
35:09de dirigeant
35:10parce qu'on sait que
35:10quand on a des succès
35:11on a eu aussi des erreurs
35:12des échecs
35:13et surtout
35:14que vous a-t-elle appris
35:15cette erreur ?
35:16je n'ai pas eu de grandes erreurs
35:18je suis assez prudent
35:20j'ai eu de nombreuses séries
35:22de petits échecs
35:24à faire face
35:25de la vie
35:25beaucoup de choses
35:26a changé
35:27un jour
35:27vous avez un taxi vert
35:28un jour
35:28vous avez un dirigeant
35:29qui quitte
35:30un jour
35:31dans un pays étranger
35:32vous avez beaucoup de choses
35:33à passer
35:33beaucoup d'êtres à passer
35:34beaucoup de plafonds de verre
35:36à passer
35:36quand vous passez
35:37d'une entreprise
35:38de 40 personnes
35:39en année 2000
35:40vous ne montez pas comme ça
35:41les échelles
35:41vous ne passez pas comme ça
35:42j'ai eu beaucoup de choses
35:44à affronter
35:44j'en ai presque
35:45je dirais tous les jours
35:46mais plusieurs par an
35:47il n'y a plus souvent
35:48des phénomènes importants
35:49aujourd'hui
35:50mais de grands échecs
35:51non je n'en ai pas eu
35:53je suis désolé
35:54non au contraire
35:55enfin les grands chantiers
35:57comme les JO
35:57les Jeux Olympiques
35:58créent de forts besoins
35:59en matériel
35:59donc ces événements
36:02accélèrent aussi
36:02la location
36:03le besoin de location
36:05accélèrent
36:05c'est des chantiers
36:06qui ont été essentiels
36:07pour nous
36:08parce que ça nous a obligés
36:09à reconcevoir
36:11un peu nos métiers
36:12ça nous a obligés
36:12à s'intéresser
36:13à d'autres matériels
36:14ça nous a obligés
36:15à faire plus d'insertions
36:16ça nous a obligés
36:17à mettre plus de technologies
36:18et notre façon
36:19de travailler en projet
36:20pour une entreprise
36:21qui est très processée
36:22je vous le disais
36:23quand nous c'est pas tant
36:24l'aventure
36:24on a été obligés
36:25de travailler en mode projet
36:27en mode avancé
36:28donc on a beaucoup appris
36:30pour nous personnellement
36:31l'héritage des jeux
36:33dans notre fonctionnement
36:34interne
36:35au même titre
36:36qu'on a acheté
36:37des groupes électrogènes
36:38des groupes électrogènes
36:39et hydrogènes
36:40qu'on a mis
36:40des panneaux solaires
36:43là où les JO
36:44sur l'aviron
36:46et sur le golf
36:48on a mis d'autres matériels
36:50ça nous a appris
36:50d'autres technologies
36:51et ça nous a appris
36:52à mieux travailler
36:53aussi le temporaire
36:53quand même on s'aperçoit
36:55par l'équation
36:55qu'on est des rois
36:56de temporaire
36:57on peut monter des choses
36:58que ceux qui travaillent
36:59dans le durable
36:59ne savent pas faire
37:00mais dans le temporaire
37:01on peut faire
37:01donc c'était un grand bénéfice
37:03pour nous
37:03Gérard Desprez
37:04président de l'Oxam
37:05allez notre prochaine invitée
37:06vous l'avez déjà
37:07entendu depuis l'émission
37:09elle a lancé l'appli
37:10qui a révolutionné
37:10notre rapport
37:11aux invendus alimentaires
37:12et depuis
37:13elle s'est attaquée
37:14à l'accumulation d'objets
37:16avec Poppins
37:17comment relier
37:18ceux qui ont trop
37:19à ceux qui n'ont pas assez
37:20des réponses avec Lucie Bach
37:22après Michel Berger
37:23celui qui chante sur Or
37:25Europe 1
37:26La France bouge
37:2720h30
37:2821h30
37:29Elisabeth Assayag
37:30et bienvenue dans cette
37:31quatrième et dernière
37:32partie de la France bouge
37:34ce soir
37:34à l'occasion des trophées
37:36de l'avenir
37:36Europe 1 et de CL
37:37nous avons la joie
37:37d'être avec Gérard Desprez
37:39le président de l'Oxam
37:41nous sommes avec
37:42Paul Essig
37:42le cofondateur et président
37:43de Moten Technologies
37:44c'est l'une des start-up
37:46de ce soir
37:46Philippe Sose
37:47le coach
37:47ça se passe bien Philippe
37:49ce soir vous le disiez
37:49c'est très riche
37:51oui c'est intense
37:51et je pense que l'auditeur
37:53va se régaler
37:55comme nous on se régale
37:56et puis nous sommes
37:57avec une entrepreneur
37:58que nous connaissons bien
37:59puisqu'elle est souvent
38:00venue dans la France bouge
38:01nous parler de
38:02Togo Togo
38:02l'application qui permet
38:04de sauver les invendus
38:05alimentaires
38:06elle était venue aussi
38:07nous parler de Poppins
38:08quand elle a lancé Poppins
38:10Poppins c'est le propriétaire
38:11de l'objet
38:12qui décide du prix
38:12ou même de le prêter
38:13gratuitement s'il en a envie
38:14pas de minimum
38:15pas de maximum
38:17alors est-ce que ça marche
38:19La France bouge
38:21que sont-ils devenus ?
38:23Lucie je crois que ça marche
38:24très fort
38:26ça entre dans les mentalités
38:28bah oui en fait
38:29c'est vraiment tout ce dont on parlait
38:30toutes les vertus de la location
38:31c'est comment est-ce que Poppins
38:32les rend accessibles
38:33à chacun d'entre nous
38:34et en fait de se dire
38:35quand j'ai besoin de quelque chose
38:36je vais sur mon appli
38:36et très rapidement
38:38en fait je vois autour de moi
38:39quels sont les objets disponibles
38:40soit auprès de mes voisins de quartier
38:42soit auprès de mes commerçants de quartier
38:43et effectivement d'ailleurs
38:44c'est un partenariat
38:45qu'on est en train de construire
38:46avec l'Oxam
38:46alors c'est une coïncidence
38:48je tiens à dire
38:49il y a un partenariat
38:50avec l'Oxam qui est en cours
38:51oui parce que l'idée
38:52c'est de se dire
38:53comment est-ce que
38:54ces objets
38:55typiquement
38:55moi j'ai déménagé ce week-end
38:57je me suis rendu compte
38:58que ça allait être
38:58beaucoup trop lourd
38:58pour mon petit dos
38:59j'avais besoin d'un diable
39:00et en fait j'ai pris mon appli
39:01et j'ai regardé autour de moi
39:02il y avait trois personnes
39:03qui avaient un diable
39:05et effectivement
39:05c'est le genre de choses
39:06qu'on a acheté une fois dans sa vie
39:07et en fait
39:08on le garde dans nos placards
39:09ça prend de la place
39:10ça coûte cher
39:10et bien je suis allée le louer
39:12à mon voisin Jérôme
39:13et il m'a dit
39:14mais c'est génial
39:15en fait je l'ai déjà loué
39:16trois fois cette semaine
39:17donc en fait
39:17il est en train de se rembourser
39:18son diable
39:19il rencontre les gens du quartier
39:20et moi j'ai pu pour le coup
39:22faire mon déménagement
39:23en toute légèreté
39:24il voulait louer
39:25le diable de Jérôme
39:26j'ai loué le diable de Jérôme
39:2712 euros
39:2812 euros
39:28et vous pouvez le garder
39:29tant que vous voulez ?
39:30là j'en avais besoin
39:32pour une journée
39:33donc je lui ai ramené le soir
39:34à la fin de mon déménagement
39:35et c'était assez parfait
39:36et on s'est dit
39:37comment est-ce qu'on va même
39:39au-delà des voisins du quartier
39:40en faisant que la location
39:42ça devienne aussi simple
39:43que de faire ses courses
39:44et donc on s'est dit
39:45on va aller dans nos supermarchés
39:47typiquement Leclerc
39:48Carrefour
39:49aujourd'hui ils ont mis en place
39:50des offres de location
39:51qui sont louables
39:52sur Pop-Ins directement
39:54d'accord
39:54ce sont ces partenariats
39:55et là par exemple
39:55avec Loxam
39:56qu'est-ce que vous allez faire
39:57et à ce moment-là
39:57on s'est dit
39:57en fait il nous faut un professionnel
39:59de la location
40:00parce que Carrefour
40:01c'est pas leur métier
40:01de louer des objets
40:03et donc en fait
40:03on a fait un partenariat
40:04avec Loxam et Carrefour
40:06en se disant
40:07on va utiliser l'expertise
40:08de Loxam
40:09de nous mettre
40:10un perforateur
40:11une champouineuse
40:13un karcher
40:13un diable
40:14une perceuse visseuse
40:16à disposition
40:17chez Carrefour
40:18et donc tous ensemble
40:19en fait
40:19on fait que
40:20ça devienne un réflexe
40:21du quotidien
40:22pour chacun d'entre nous
40:23de louer nos objets
40:24au moment où on en a besoin
40:25plutôt que d'entasser
40:26nos placards
40:27parce qu'en moyenne
40:28on a tous 2,5 tonnes
40:29d'objets chez nous
40:30qu'on n'utilise pas
40:31ce qui est complètement fou
40:32et en fait
40:33on a besoin de sortir
40:34de ces habitudes
40:35qui sont
40:35et chères
40:36pour nos portefeuilles
40:37et chères
40:38pour la société
40:38puisqu'elles consorment
40:39énormément
40:39et de passer
40:40à des modèles
40:41beaucoup plus évidents
40:42qui sont ceux de l'allocation
40:43mais c'est pas forcément
40:44des diables
40:44ou des karchers
40:45ça peut même être
40:46une boule disco
40:47une machine à fumer
40:48la boule à facette
40:49exactement
40:50c'est ça qui est génial
40:50c'est qu'en fait
40:51quand on commence
40:52à grouter
40:52à l'univers Poppins
40:54dès qu'on organise
40:55quelque chose
40:56qui sort de l'ordinaire
40:56que ce soit
40:57un événement
40:58on peut louer effectivement
40:59la grosse enceinte
41:00vous savez
41:00dont on rêve tous
41:01quand on fait la fête
41:02et qu'on n'a pas envie
41:03d'aller acheter
41:03ou que ce soit
41:04quand on part
41:05en camping
41:06et qu'on a besoin
41:06du chac de couchage
41:07du réchaud
41:08etc
41:08au lieu de se ruiner
41:09pour des choses
41:10alors qu'on fait
41:11un week-end camping par an
41:12on peut aller sur Poppins
41:13et cet été
41:14c'était génial
41:14il y a plein de gens
41:15qui ont loué leur coffre de toit
41:16par exemple
41:16sur Poppins
41:17enfin voilà
41:17tous ces objets
41:18qui nous encombrent
41:19qui pèsent lourd
41:19dans notre budget
41:20et qui peuvent en fait
41:22être beaucoup plus accessibles
41:23tout ce qu'il nous faut
41:26est déjà là
41:26et je pense que c'est vrai
41:28on s'en rend bien compte
41:28en allant faire un tour sur l'appli
41:29nous on prend tout simplement
41:30une commission
41:32sur toutes les transactions
41:34qui ont lieu
41:34alors c'est 20%
41:35entre particuliers
41:37et c'est 15%
41:38quand c'est les commerçants
41:39de quartier
41:39qui mettent leur inventaire
41:40sur l'application Poppins
41:42pour la rendre accessible
41:43à tous
41:43Gérard Desprez
41:44vous êtes le président
41:45de l'Oxam
41:46votre regard sur Poppins
41:47il y a un partenariat
41:49on se rapproche
41:51on ne pourra pas tout mettre
41:53mais il y a des produits
41:55plus demandés
41:55il y a des saisonnalités
41:58il y a beaucoup de points
42:00à répondre
42:00aussi pour ça
42:02mais le marché
42:02va trouver son chemin
42:05tout seul
42:05d'autant plus
42:06que ce soit un partenariat
42:07donc chacun va trouver
42:08le juste équilibre
42:09tout ça
42:09nous-mêmes
42:10nous avons ouvert
42:11à peu près 1000 corners
42:12alors
42:14je vais citer Carrefour
42:16qui est encore autre chose
42:17mais nous plutôt
42:18dans des Laurent Merlin
42:19ou d'autres sociétés
42:20de bricolage
42:20où on a un matériel
42:22qui est un peu plus centré
42:23autour de l'activité
42:24de ce magasin
42:25où on met
42:2650-60 produits
42:27qui sont les plus demandés
42:29de ce côté-là
42:30mais donc le marché
42:31va se trouver
42:31vous dites
42:32il y a des
42:33des cabines de toit
42:35je comprends
42:36certaines choses
42:37il y a d'autres
42:38c'est des idées
42:39qui n'y arriveront pas
42:40mais il faut avancer
42:41il faut avancer
42:42il faut analyser
42:43il y a des données
42:43il y a toujours un temps d'avance
42:44Lucie Bache
42:44dans ces idées d'encher
42:45oui je vois
42:46ce qui est très intéressant
42:47c'est qu'on voit bien
42:48qu'effectivement
42:49quand on est en ville
42:50on n'a pas besoin
42:51du même matériel
42:52donc là par exemple
42:53on va être sur la percevice visseuse
42:55la shampooineuse
42:55pour nettoyer ses tapis
42:56ses canapés
42:57alors que
42:58effectivement
42:58quand on habite
42:59en Bretagne
43:00à la campagne
43:01aussi
43:01on va plutôt privilégier
43:03le nettoyeur haute pression
43:06on a le perforateur buriner
43:07aussi
43:08que beaucoup de gens utilisent
43:09c'est des produits
43:11qu'on a trouvé
43:11effectivement sur l'Oxam
43:12et qui deviennent
43:13accessibles aux particuliers
43:15et c'est ça qui est chouette
43:16c'est de se dire
43:17la fête
43:18elle n'est pas finie
43:18quand on veut être écolo
43:19et quand on a de moins en moins
43:21de pouvoir d'achat
43:21elle va juste être différente
43:23et donc c'est comment est-ce
43:24qu'on réorganise cette fête
43:25pour faire qu'on continue
43:26à avoir accès
43:27à un maximum d'objets
43:28mais de manière plus durable
43:29Philippe ?
43:30comme dans beaucoup de secteurs
43:31dans le digital
43:31c'est l'acquisition
43:32donc comment faites-vous
43:34pour augmenter votre base ?
43:35c'est une très bonne question
43:37on a un vrai sujet
43:37de changer les habitudes
43:39des gens
43:40et donc
43:41c'est déjà
43:41c'est déjà
43:42de leur donner envie
43:43et en fait
43:44typiquement
43:44c'est ce sujet
43:45de se dire
43:45vous pouvez organiser
43:46une super soirée
43:48chez vous
43:48et effectivement
43:49sans pop-ins
43:50s'arrêter
43:51il y aurait eu
43:51de la musique moins fort
43:52et voilà
43:53là vous pouvez
43:54louer 40 flûtes à champagne
43:56votre boule disco
43:57tout est possible
43:58tout peut être loué
43:58et donc je pense
43:59que raconter des histoires
44:00qui donnent envie
44:01c'est fondamental
44:03pour changer
44:03les habitudes des gens
44:04et après
44:04on a toutes les techniques
44:06classiques aussi
44:06il faut aller les chercher
44:07partout
44:08que ce soit
44:09sur les réseaux sociaux
44:10que ce soit
44:10via la presse
44:12pour l'instant
44:13c'est 100% français
44:14Lucie
44:14oui tout à fait
44:15et ça va faire
44:17des petits bébés
44:17à l'étranger
44:18oui bien sûr
44:18de la même manière
44:19que Tougou Tougou
44:20l'idée c'est de changer
44:20les habitudes
44:21au niveau mondial
44:23mais voilà
44:23on va chercher
44:24les gens là où ils sont
44:25là on va notamment
44:26à l'ouverture du concert
44:27de Céline Dion
44:28pour faire faire
44:29du karaoké
44:30on loue des machines
44:30à karaoké sur Pop-ins
44:31et on explique aux gens
44:32que s'ils veulent faire
44:33une soirée karaoké
44:34c'est désormais possible
44:35grâce à Pop-ins
44:35donc vous événementialisez
44:36un petit peu
44:37on s'émisse partout
44:38dans la tête des gens
44:39et c'est ça qui fait
44:40qu'après on développe
44:41le réflexe
44:42d'aller prendre
44:43son appli Pop-ins
44:43c'est déjà la fin
44:44de la France Beau
44:44Gérard Després
44:46président de l'Oxam
44:47ça vous est passé
44:47un bon moment ?
44:48j'ai passé un excellent
44:49j'ai découvert
44:51des entreprises
44:52qui ne sont pas
44:53dans mon univers
44:54donc c'est très intéressant
44:56un petit peu quand même
44:57de près ou de loin
44:58oui de près ou de loin
44:59on va s'en rapprocher
45:00vous allez vous en rapprocher
45:02merci d'être venu ce soir
45:03dans la France Beau
45:04Gérard Després
45:05président de l'Oxam
45:06merci Polessic
45:07cofondateur président
45:08de Moten Technologies
45:09merci Lucie Bach
45:10j'ai hâte de connaître
45:11la prochaine boîte
45:12on va sur Pop-ins
45:13pour le moment
45:13cofondatrice de Pop-ins
45:15et merci Philippe Sose
45:16avec plaisir
45:17excellente soirée
45:17à toutes et à tous
45:18Valérie Darmont
45:19dans un instant
45:19pour la libre antenne
45:21bonsoir Valérie
45:22bonsoir Elisabeth
45:23à demain

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