00:03Il est 11h07, c'est la rentrée scolaire, je ne sais pas, je suis un peu fébrile, pourtant je ne
00:08suis pas...
00:09C'est pressant.
00:09Oui, quelque part.
00:10On a des vieux souvenirs, non ?
00:11On a des vieux souvenirs, il se passe quelque chose quand même, non ?
00:15Je suis un peu, je ne sais pas, déjà entre nous, je vous dis un auditeur d'Europe 1,
00:18on s'est déjà demandé, alors comment ça s'est passé, alors et ta fille, et toi, et tout, comment
00:21?
00:22Tout le rythme familial qui est touché.
00:24C'est ça.
00:25Oui, c'est ça, exactement, tout le rythme familial qui est touché,
00:28l'interrogation, l'angoisse des enfants, le sourire, les nouvelles chaussures,
00:32enfin pour celles qui en ont, le nouveau prof, les objectifs.
00:37Les examens à la fin de l'année.
00:39Exactement, exactement.
00:40Les amis qui sont dans la classe d'à côté.
00:42Oui, oui, oui.
00:43Et les parents qui disent ouf.
00:44Les parents qui disent ouf.
00:46Alors là, c'est Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l'école.
00:49Vous comprenez bien, Michel Valadier.
00:51Ouf, bon débarras.
00:52Non, quand même pas, Michel Valadier.
00:54Bon, beaucoup de sujets, en tout cas ce matin, c'est la rentrée, je vous le disais,
00:57pas en plus de 11 millions d'élèves, mais derrière les cartables et les retrouvailles,
01:01l'école française traverse une crise profonde.
01:04Niveau autorité, confiance des familles, milliards dépensés.
01:07On va s'arrêter sur, notamment, cette étude de la Fondation pour l'école avec vous,
01:14Michel Valadier.
01:15Vous posez comme diagnostic central une école fragilisée dans sa mission de transmission
01:19par une fracture de confiance, une fracture financière, une fracture territoriale.
01:24On va analyser tout ça.
01:25D'abord, plantons le décor, comme on aime le faire, avec Gabriel Cluzel.
01:29Ensuite, avec Arthur de Vatrigan.
01:30Gabriel.
01:32Écoutez, moi je me souviens de cette phrase de Gabriel Attal qui disait
01:35« L'école, c'est la mère des batailles ».
01:37Et de fait, qui pourrait contester que c'est notre avenir ?
01:41Même ceux qui n'ont pas d'enfants le savent.
01:42C'est-à-dire qu'il faut investir sur nos enfants et sur les enfants des autres
01:45puisque c'est notre avenir.
01:47Or, parmi tous les effondrements que nous constatons actuellement,
01:50il y a vraiment celui patent de l'école.
01:52Et pour cette école, comme pour le reste, on se demande s'il est minuit moins le quart
01:55ou minuit et quart.
01:56Si on peut encore faire quelque chose ou s'il faut faire affuera.
02:02C'est comme ça qu'on dit.
02:03Moi, j'ai fait première langue allemande, mais je crois que c'est comme ça qu'on dit.
02:07C'est défi.
02:08Et faire table rase et pas seulement changer la couleur des serviettes.
02:14Donc, c'est vrai que c'est l'interrogation qui est au cœur de tous les Français.
02:18Il y a une question de niveau, mais depuis quelques années,
02:21il est venu s'ajouter une autre question, celle de la sécurité
02:23dans un sanctuaire que devrait être l'école.
02:27Donc, c'est vrai que toutes ces inquiétudes, elles minent les Français.
02:30Et ce n'est pas neutre pour eux, parce que si vous voulez bien travailler,
02:34si vous voulez participer à la vie économique de ce pays,
02:36autre problème en France,
02:37eh bien, il faut que vous sachiez vos enfants à l'abri, tranquilles, en train d'apprendre.
02:43Et donc, c'est vraiment la question parmi les questions.
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