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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Bonsoir à tous, 19h, c'est l'heure pour Face à l'Info.
00:00:05D'abord, le JT avec Mickaël de Saint-Dos. Bonsoir Mickaël.
00:00:08Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:09Un accident de bouée tracté près de Saint-Cyprien dans les Pyrénées-Orientales
00:00:13a fait deux morts et un blessé grave.
00:00:15L'une des personnes décédées est le pilote du bateau.
00:00:18Il a été éjecté de l'embarcation.
00:00:20L'autre victime serait une femme qui participait à cette activité.
00:00:23Selon le procureur de Perpignan, le bateau serait devenu fou
00:00:26après avoir été déséquilibré par les vagues générées.
00:00:30Nouveau record dans les prisons françaises.
00:00:3289 668 personnes sont détenues, soit une augmentation de 6,5% sur un an.
00:00:38Le nombre de places est lui en légère hausse.
00:00:40On en dénombre désormais un peu plus de 63 000.
00:00:42Une densité carcérale qui place la France comme l'un des plus mauvais élèves en Europe.
00:00:48Et puis ce mardi, 11 600 000 élèves ont fait leur rentrée.
00:00:51Un retour en classe marqué par l'interduction du téléphone portable dans les lycées.
00:00:55Désormais, ils devront être déposés dans des pochettes avant le début des cours.
00:01:01Puis dans l'actualité également, l'Union européenne suspend à partir de jeudi ses importations de viande brésilienne.
00:01:07Cette mesure concerne le bœuf et la volaille, mais aussi les œufs et le miel.
00:01:10Roussel attend des garanties sur le respect des règles sanitaires, notamment sur l'utilisation des antibiotiques dans les élevages qui
00:01:17favorisent la croissance des animaux.
00:01:20Enfin, pour terminer en Norvège, le nouveau roi Akon VIII a prêté serment devant le Parlement.
00:01:24Son épouse, la reine, était absente en raison d'une récente grève des poumons.
00:01:28Le souverain de 53 ans aura des fonctions essentiellement symboliques et représentatives.
00:01:33Il succède à son père, le roi Aral V, atteint d'une anémie et décédé vendredi dernier.
00:01:38Merci beaucoup mon cher Mickaël.
00:01:41Au sommaire ce soir, la mort d'Edouard Balladieu réveille un vertige.
00:01:45Ici, la France avait raté en 1995 un président capable de réformer le pays, maîtriser sa dette, préserver sa souveraineté.
00:01:5330 ans plus tard, son diagnostic paraît étrangement actuel.
00:01:57Ici, l'histoire de la France contemporaine était d'abord celle de ses occasions manquées.
00:02:02L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
00:02:03Léon Marchand refuse de donner des consignes politiques.
00:02:08Il ne s'en estime pas légitime.
00:02:11Une prudence qui lui vaut pourtant insulte et accusation de lâcheté.
00:02:15À l'approche de 2027, sportifs et artistes pourront-ils encore choisir le silence ?
00:02:20Ou la neutralité politique est-elle devenue, elle aussi, une opinion coupable ?
00:02:25L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:26Deux associations contestent le financement par messe de l'avenue du pape.
00:02:32Mais en Alsace-Moselle, le Concordat autorise le financement de certains cultes historiques, dont le catholicisme.
00:02:39Derrière cette bataille juridique surgit une affaire plus interrogative.
00:02:44L'égalité exige-t-elle d'effacer l'histoire ?
00:02:47Ou peut-elle aussi reconnaître que nous sommes des héritiers de décryptage de Charlotte Dornelas ?
00:02:54Faut-il interdire le voile islamique ?
00:02:57On peut peut-être être contre, mais certains voudraient désormais interdire jusqu'au débat au nom de la lutte contre
00:03:05les discriminations.
00:03:06Dès lors, la question dépasse le voile dans une démocratie qui peut décider de ce dont les citoyens ont encore
00:03:13le droit de débattre ?
00:03:15L'édito de Mathieu Bocoté en fin d'émission.
00:03:18Et puis, où passe vraiment l'argent des Français dans le casse du siècle ?
00:03:23Serac Nafou transforme la dépense publique en scène de crime.
00:03:27Elle suit l'argent, décrypte les mécanismes et avance ses solutions.
00:03:31Qui sont les victimes de ce casse ?
00:03:33Les Français en ont-ils vraiment pour leur argent ?
00:03:35C'est sans doute l'un des livres les plus clairs et pédagogiques sur ce que gagnent réellement les Français.
00:03:41Ce qu'ils paient en impôts, ce qu'ils reçoivent en retour.
00:03:44Serac Nafou nous accorde sa toute première interview dans Face à l'info ce soir à 19h40.
00:03:49Une heure pour tout se dire et sans tabou, c'est parti.
00:04:05Mathieu Bocoté, dans un instant, on va parler de ces rendez-vous ratés de la présidentielle.
00:04:09La mort d'Edouard Baladur interpelle énormément.
00:04:11Et si, et si, et si, on en parle.
00:04:14D'abord, Michel Fayad, à Syuta, il y a eu plus de 72 000 personnes en quelques jours.
00:04:22Pedro Sanchez vise la Russie.
00:04:24Israël est une internationale d'extrême droite, je cite.
00:04:28Le Maroc, lui, a droit aux éloges pour sa coopération.
00:04:32On n'y comprend rien.
00:04:33Est-ce que vous trouvez, vous aussi, le contraste plutôt saisissant ?
00:04:37Oui, parce que vous voyez qu'il a trouvé des responsables à Moscou, en Israël, dans l'international d'extrême
00:04:44droite, comme vous voulez le dire.
00:04:45Mais vous voyez, la géographie, pour lui, c'est comme si elle n'existait pas, comme s'il n'y
00:04:50avait rien de l'autre côté de la clôture.
00:04:52Et hier, à la radio Cadena Serre, il a parlé du fait qu'il y aurait eu des fausses informations
00:05:01les 30 et 31 juillet derniers.
00:05:03Israël, pour sa part, dément.
00:05:05La Russie, dément également.
00:05:07Il a même vanté la coopération avec le Maroc en disant que, même si l'enquête continue,
00:05:16les services d'enseignement espagnol n'ont pas établi de preuves quant à l'implication marocaine.
00:05:21En tout cas, c'est ce qu'il prétend.
00:05:23Mais quand on y réfléchit, vraiment, géographiquement, c'est prodigieux.
00:05:26Parce que Ceuta n'est pas près de Moscou.
00:05:28Ceuta n'est pas près d'Israël.
00:05:30Et Ceuta, c'est quand même des enclaves au niveau du Maroc.
00:05:35Donc, c'est quand même assez étrange.
00:05:39Il y a également le fait que Reuters a évoqué 82 morts côté espagnol, 14 confirmés par le Maroc.
00:05:46Mais certains collectifs parlent de 141 morts, 78 côté espagnol, 63 côté marocain.
00:05:51Et fin août, il restait encore 5 à 8 000 personnes, donc de ces migrants, encore présents à Ceuta.
00:05:58Lui, le premier ministre espagnol, Sanchez, a fait une visite à Ceuta le 31 juillet dernier.
00:06:04Et le 1er août, le lendemain, il était en vacances aux Canaries, donc à Lanzarote.
00:06:10Il a dit qu'il a travaillé, qu'il s'est reposé et que c'est son droit.
00:06:16Hier, il a rencontré le roi.
00:06:18Il a dit au roi qu'il est temps d'y aller, d'aller à Ceuta.
00:06:22Par contre, il n'a pas fixé de date.
00:06:23Donc, l'un part en vacances, l'autre a un rendez-vous fixé, un rendez-vous en fait à Ceuta,
00:06:30mais sans date fixée.
00:06:32En réalité, il essaye de chercher des algorithmes à 4 000 km,
00:06:37au lieu de regarder la géographie que vous voyez à l'écran, qui est à 4 m de chez lui.
00:06:42Pedro Sanchez dit que ces services n'ont rien trouvé contre le Maroc.
00:06:46Peut-on mettre Rabat en cause, réellement ?
00:06:49On ne peut pas dire que le roi est responsable, parce qu'on n'en a pas de preuves.
00:06:54On ne pense pas qu'il a donné un ordre le 30 juillet en disant « ouvrez ».
00:06:58D'ailleurs, les services de renseignement espagnols, comme je l'ai dit, n'ont rien trouvé.
00:07:02Mais il y a quand même quelque chose qui est, je pense, important.
00:07:05C'est que, dans le reste de la phrase de Sanchez,
00:07:09quand il parle de coopération entre les Espagnols et les Marocains,
00:07:12qui a permis le retour notamment de milliers de migrants vers le Maroc,
00:07:19cette coopération, d'un point de vue géopolitique, ça s'appelle un levier.
00:07:23Et donc, quand c'est un levier, c'est-à-dire que le Maroc a une arme entre ses mains.
00:07:27Comme la Turquie.
00:07:29Oui, comme la Turquie, effectivement, avec les Syriens, évidemment.
00:07:34Et aujourd'hui, l'Espagne, en réalité, dépend du Maroc pour contrôler l'autre côté de sa frontière.
00:07:40Donc, c'est une dépendance, c'est du pouvoir qui est entre les mains des Marocains.
00:07:43Et il y a un précédent, figurez-vous, qui est en mai 2021,
00:07:47lorsque l'Espagne avait accueilli le chef du Front Polisario, Brahim Grali,
00:07:51et le Front Polisario, c'est le mouvement nationaliste pour l'indépendance du Sahara occidental,
00:07:56donc le sud du Maroc,
00:07:57Et bien, en quelques temps après, donc en mars 2000, pardon,
00:08:01quelques temps après, oui, les Marocains avaient ouvert les vannes
00:08:03et des milliers de Marocains avaient envahi les régions espagnoles.
00:08:09Et en mars 2022, lorsque Madrid s'est rapprochée de la position marocaine sur le Sahara occidental,
00:08:16c'est Alger qui a répondu de manière extrêmement dure sur notamment le gaz.
00:08:21Il y a d'ailleurs, dix jours avant l'affaire de Ceuta,
00:08:26le Sanchez avait rendu, donc s'était rendu à Alger,
00:08:30parce que justement l'Algérie est extrêmement importante pour l'Espagne,
00:08:33c'est 34% de ses livraisons de gaz,
00:08:35donc il y a une dépendance énergétique.
00:08:38Et il a même demandé que le gazoduc qui s'appelle MedGaz,
00:08:44qui est un gazoduc sous-marin qui relie l'Espagne et l'Algérie,
00:08:48soit rempli davantage de gaz.
00:08:51Et donc, si on revient un peu à la géographie,
00:08:54c'est assez amusant de dire qu'il y a une sorte de nouveau détroit de Gibraltar.
00:08:58Donc le Maroc, lui, a le Sahara, Ceuta, Melita, c'est un peu la porte.
00:09:02De l'autre côté, vous avez l'Algérie avec Teboune, le président algérien,
00:09:07avec le front polisario qui est au Sahara occidental,
00:09:11qui le contrôle, qui le soutient, et le gaz.
00:09:13Et donc Madrid, entre les deux, doit essayer un peu de composer entre ces deux puissances.
00:09:18C'est là le grand problème.
00:09:21C'est là le grand problème.
00:09:23Madrid appelle Frontex.
00:09:25Est-ce qu'on peut parler de faillite européenne, Michel ?
00:09:27En tout cas, je trouve que Frontex s'est un peu transformé dans cette histoire en service après-vente.
00:09:33Oui, c'est ça.
00:09:34Parce que, vous voyez, on nous dit que TikTok aurait dit partez.
00:09:41On nous dit que, mais en même temps, TikTok n'a pas démonté la clôture.
00:09:44Donc on nous parle d'algorithmes qui ont accéléré la crise.
00:09:48Mais qu'est-ce qui a remplacé la frontière ?
00:09:50La frontière n'a pas tenu.
00:09:51Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas tenu ?
00:09:52Pourquoi elle n'a pas tenu ?
00:09:53Et il y a aussi une autre chose, c'est que vous savez que l'Espagne s'est fâchée avec
00:09:59l'Italie.
00:10:01En fait, l'Italie a voulu bloquer le départ, le fait que les Espagnols puissent rentrer librement en Italie.
00:10:10Les Italiens ont répliqué de la même manière.
00:10:12Hier même, ça a été prolongé de 15 jours.
00:10:15Et en réalité, on voit deux membres de Schengen qui s'affrontent alors même que le problème est à Ceuta
00:10:23et on n'en parle plus.
00:10:25Il y a quand même à Ceuta 23 agressions sexuelles qui ont été récensées, 5 viols, 9 victimes de 14
00:10:32à 17 ans.
00:10:34Et les victimes sont essentiellement des migrantes.
00:10:37Il y a 8 suspects identifiés.
00:10:39Ce qui est important de dire, c'est qu'ils ne sont pas tous des Marocains.
00:10:42Il y a 4 Marocains, 3 Espagnols et 1 Belge.
00:10:46La frontière, en principe, distingue l'asile, le travail légal, le départ économique et la menace.
00:10:53Comme on le sait, au sud, en Afrique, il y a des sociétés qui sont plus jeunes, des économiques qui
00:10:58ont trop peu de perspectives.
00:10:59Une partie de cette jeunesse.
00:11:02Des États qui veulent transformer la frontière ou le gaz comme levier face à nous.
00:11:08Et au nord, justement, c'est-à-dire nous, l'Europe, la France, on est un continent riche, vieux, juridiquement
00:11:14très protecteur, politiquement hésitant.
00:11:16Et c'est ça un peu le paradoxe européen.
00:11:20Et il y a une chose, c'est qu'aujourd'hui, Pedro Sanchez regarde vers Moscou, vers Israël, vers l
00:11:25'extrême droite.
00:11:27Mais la géographie, elle, ne vote pas, ne tweet pas, mais ne ment pas.
00:11:31C'est ça qui est assez intéressant, c'est que Ceuta, encore une fois, ça commence à quelques mètres du
00:11:36Maroc.
00:11:36Et encore une fois, Madrid doit composer entre ses deux puissances maghrébines rivales, l'Algérie et le Maroc.
00:11:43Ceuta est minuscule.
00:11:45Qui décide qui entre en Europe ?
00:11:47Les passeurs, TikTok, le voisin ou les Européens.
00:11:51Une frontière que vous ne maîtrisez plus devient le levier de quelqu'un d'autre.
00:11:55L'Europe doit choisir une politique de frontière ou le service après-vente de l'entrée clandestine.
00:12:00Merci pour votre regard.
00:12:02Et demain, on va revenir sur ce dossier parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses à dire sur
00:12:05Ceuta et sur Pedro Sanchez.
00:12:08On en reparle demain.
00:12:10Actualité politique en France.
00:12:11Nous avons après, hier soir, le décès d'Edouard Belladier en Mathieu Bocoté.
00:12:14Comme il se doit lors d'un tel événement, les hommages sont de rigueur.
00:12:18Mais on sent, Mathieu, dans ses hommages, autre chose, une autre petite musique, peut-être même un regret.
00:12:23Comme si plusieurs se disaient que la France était passée à côté d'un grand homme d'État
00:12:29en ne votant pas pour lui en 1995.
00:12:32Est-ce que vous entendez également cette petite musique ?
00:12:34Oui, j'entends la même chose et j'ajouterai que je l'entends depuis un certain temps.
00:12:39Alors, première remarque, j'ai l'occasion d'en parler hier avec quelques amis.
00:12:43Ah, il était encore vivant.
00:12:44Donc, on ne savait plus.
00:12:45L'homme avait 97 ans, c'est quand même sérieux.
00:12:48J'espère me rendre là.
00:12:49Donc, le type était encore vivant.
00:12:51Or, il participait encore à la vie publique.
00:12:54Donc, ces textes, des textes brillants, doctrinaux, intelligents, étaient parus il y a quelques années à peine.
00:13:00L'an passé, il y en avait un.
00:13:01Il y a deux ans, il y en avait un autre.
00:13:02Donc, l'homme avait encore toute sa tête.
00:13:04Ça vaut la peine de le dire.
00:13:05Donc, il continuait de contribuer à la vie publique.
00:13:08J'ajouterai que la petite nostalgie mélancolique que j'ai entendue hier,
00:13:12c'est-à-dire qu'on est peut-être passé à côté de quelqu'un d'important,
00:13:15on l'entendait depuis longtemps.
00:13:18Et je me permets de me prendre comme témoin ici,
00:13:20parce que j'ai commencé à entendre cette petite musique pour moi-même,
00:13:23il y a des années déjà.
00:13:251995, je me souviens, j'ai 14 ans à ce moment-là,
00:13:28et je suis passionné par Chirac.
00:13:30Je me dis, formidable, de mon côté de l'Atlantique,
00:13:32Chirac, c'est notre homme.
00:13:33Il y a un côté insurrectionnel.
00:13:34Il est charismatique.
00:13:36Il est goyeur.
00:13:37C'est le rebelle du moment contre la fracture sociale.
00:13:40Il est flanqué sur sa gauche de Philippe Séguin,
00:13:43sur sa droite d'Alain Madeleine.
00:13:45C'est celui qui envoie paître le système.
00:13:46C'est celui qui dit, la politique a ses droits,
00:13:49non à l'esprit technocratique.
00:13:51Vive Chirac.
00:13:51On était passé du Tché au Tché.
00:13:53Bon.
00:13:54Balladure, dans les circonstances, qui est-il,
00:13:57c'est l'homme du cercle de la raison,
00:13:58de la rationalité gestionnaire,
00:14:00l'homme de la pensée unique,
00:14:01le candidat des satisfaits,
00:14:03l'homme qui semble avoir une certaine morgue
00:14:05et qui regarde de haut, avec une distance aristocratique,
00:14:08le commun des mortels.
00:14:09Donc, on se dit, à ce moment-là,
00:14:12la possibilité d'une insurrection,
00:14:14démocratique, républicaine, tout ce qu'on veut,
00:14:16c'est contre Balladure.
00:14:17Être capable de défier le système,
00:14:19c'est battre Balladure,
00:14:20et c'est ce qui se passe.
00:14:21Chirac l'emporte,
00:14:22et je me permets de dire,
00:14:23il y avait chez lui une vraie gouaille.
00:14:24On a une forme de nostalgie chiracienne
00:14:26un peu bizarre aujourd'hui.
00:14:27Elle porte peut-être moins sur son bilan
00:14:28que sur le personnage.
00:14:29Il était charismatique,
00:14:31il aimait la tête de veau,
00:14:32il aimait les femmes,
00:14:33il y avait même des formules qui étaient liées à ça,
00:14:35deux, trois minutes de je comprise.
00:14:37C'était un homme, autrement dit,
00:14:39qui était profondément vivant.
00:14:40Un peu dépressif, apparemment, cela dit,
00:14:42parce que c'était un homme
00:14:43qui adorait conquérir le pouvoir,
00:14:45mais l'exercer l'ennuyait.
00:14:47C'était, d'une certaine manière,
00:14:48un conquérant vigoureux
00:14:49et un roi fainéant.
00:14:51Donc, c'était quelqu'un qui,
00:14:52ayant pris le pouvoir,
00:14:53ne savait pas exactement qu'en faire.
00:14:56D'ailleurs, quand on fait le bilan
00:14:57des années chiraciennes,
00:14:58on se dit, mais finalement,
00:14:59il n'y a pas fait grand-chose,
00:15:00sauf se s'opposer aux Américains en 2003.
00:15:02Alors, ça, c'était bien.
00:15:03Mais pour le reste, c'est quoi le bilan ?
00:15:05C'est une France qui,
00:15:07en fait, la question de l'endettement
00:15:08était commencée sous Mitterrand,
00:15:09mais endettement accéléré,
00:15:11l'assistanat, la submersion était là
00:15:13et aussi, soit dit en passant,
00:15:14une France politiquement paralysée.
00:15:17On regarde les années chirac,
00:15:18on se dit, mais à quoi ça a servi tout ça ?
00:15:20Le type était charismatique,
00:15:21mais il était charismatique
00:15:22à la manière d'une forme
00:15:24de grand impuissant.
00:15:26Et on regarde ça aujourd'hui
00:15:27avec quelques tristesses.
00:15:28Donc, devant cela,
00:15:29certains se disent,
00:15:30mais il y avait un autre candidat en 1995.
00:15:32Non, pas Jospin,
00:15:32et on s'en fout, lui.
00:15:34Balladur, c'était qui ce type
00:15:36qui a continué à participer
00:15:37à la vie publique pendant des années ?
00:15:39Et on commence à se demander
00:15:40si c'est la gouache chiracienne.
00:15:42On ne préférait pas, par exemple,
00:15:44l'élégance, la courtoisie,
00:15:46l'intelligence,
00:15:46le sens de la décision de Balladur.
00:15:48Et on redécouvre, je le dis,
00:15:50ce paradoxe.
00:15:50Les vertus nécessaires
00:15:52pour la conquête du pouvoir
00:15:53en démocratie
00:15:54ne sont pas les vertus nécessaires
00:15:55à son exercice.
00:15:57Redécouverte Balladur.
00:15:58Alors, qu'est-ce que se serait-il passé ?
00:16:00Et ne se pensons-t-on pas
00:16:02à les mêmes questions aujourd'hui ?
00:16:03Peut-être pour François Fillon ?
00:16:05Je crois que ça fait partie
00:16:06de la liste des occasions manquées.
00:16:08Probablement plus à droite qu'à gauche.
00:16:09J'ai l'impression que la gauche
00:16:10ne pleure pas
00:16:11l'inachèvement d'Edouard Balladur.
00:16:13Mais une certaine droite
00:16:14qui a l'habitude de perdre
00:16:15en toutes circonstances,
00:16:16je crois que c'est des termes
00:16:17qui viennent ensemble.
00:16:19Défaite, droite,
00:16:19en échange, on dit qu'on a de l'honneur.
00:16:21Donc, oui, on a de l'honneur,
00:16:22mais on est des perdants.
00:16:23Mais on a de l'honneur.
00:16:28Disons que Balladur l'emporte en 1995.
00:16:30Je précise, c'est pas l'homme charismatique
00:16:32et l'homme providentiel
00:16:33qui auraient tout changé.
00:16:34C'est pas De Gaulle II.
00:16:35Mais c'est quand même
00:16:35une autre trajectoire historique
00:16:37qui s'annonce.
00:16:38Probablement que la France
00:16:39aurait eu un petit coup de blouse quand même.
00:16:41L'insurrection chiracienne aurait échoué.
00:16:43Le pouvoir se serait maintenu.
00:16:45Les installés auraient conservé le pouvoir.
00:16:48Mais cela dit,
00:16:48le résultat de la gouvernance
00:16:50aurait été probablement différent.
00:16:51Premier élément,
00:16:52je pense qu'à la question
00:16:53des finances publiques,
00:16:53il y aurait une gestion
00:16:54beaucoup plus rigoureuse
00:16:55des finances publiques
00:16:56dans un esprit libéral nécessaire.
00:16:58On recevra Sarah Knafo dans un instant.
00:17:00Elle se veut libérale.
00:17:01Eh bien, Balladur était quelqu'un
00:17:02pour qui le libéralisme
00:17:03est une technique de gouvernement
00:17:05intelligente
00:17:05pour permettre à un pays
00:17:06de respirer,
00:17:07de ne pas être écrasé
00:17:08sous l'étatisme.
00:17:09Donc, il lui-même
00:17:10se réclamait de ce libéralisme
00:17:11à la française.
00:17:12Donc, probablement un pays
00:17:13plus vigoureux économiquement,
00:17:15moins écrasé par la dette,
00:17:16moins écrasé par les impôts,
00:17:18moins écrasé par la fonction publique.
00:17:20Donc, premier élément.
00:17:21Deuxième élément,
00:17:22peut-être le plus important,
00:17:23la France aurait évité
00:17:24la dissolution de 1997.
00:17:26Ah oui.
00:17:27Ça, ça veut dire...
00:17:27Bien, je ne l'imagine mal
00:17:29avoir Dominique de Villepin
00:17:31à ses côtés
00:17:32comme conseiller
00:17:33lui dire
00:17:33« Édouard, Édouard,
00:17:34il faut tout dissoudre,
00:17:35il faut tout faire exploser
00:17:36et tu gagneras tout. »
00:17:37Bravo.
00:17:38Le résultat est merveilleux.
00:17:40Quand on regarde
00:17:41le bilan de la cohabitation
00:17:421997-2002,
00:17:43c'est probablement
00:17:44une des périodes
00:17:45d'accélération
00:17:46de la décadence
00:17:47dans l'histoire récente
00:17:48de la France.
00:17:49Cette cohabitation
00:17:50a été catastrophique.
00:17:52Pensons seulement
00:17:53aux 35 heures.
00:17:54Pensons globalement
00:17:55à l'état d'esprit
00:17:56de ces cinq ans
00:17:56de cohabitation jospinienne.
00:17:58Je ne suis pas certain
00:17:59que la France
00:18:00avait absolument besoin
00:18:02de traverser cela.
00:18:03Je ne dis pas,
00:18:04si Baladur l'avait emporté,
00:18:06que la France
00:18:07aurait évité
00:18:08toutes les tendances
00:18:09sociétales,
00:18:10culturelles,
00:18:10économiques
00:18:11qui poussent
00:18:11partout
00:18:11les sociétés occidentales
00:18:13à la décadence
00:18:14aujourd'hui.
00:18:15Mais probablement
00:18:16qu'elle serait
00:18:16en meilleure situation.
00:18:18Elle n'aurait pas
00:18:18pris l'habitude
00:18:19de l'engourdissement
00:18:20et de la paralysie
00:18:22chiracienne.
00:18:23Vous avez posé
00:18:24autre chose,
00:18:25si je peux me permettre,
00:18:25qui est bien importante.
00:18:26On sait,
00:18:27Jacques Chirac
00:18:27avait une forme
00:18:28d'allergie physique
00:18:30devant la droite nationale.
00:18:31Il la détestait
00:18:32quand, en 2002,
00:18:33il est en débat,
00:18:34il devrait débattre
00:18:35avec Jean-Marie Le Pen
00:18:36pour la présidentielle.
00:18:37Il considère
00:18:37qu'il n'accepte pas
00:18:38le choix des Français
00:18:39qui le poussent
00:18:39à débattre avec lui.
00:18:40Il dit,
00:18:41je ne débattrai pas
00:18:42avec Jean-Marie Le Pen.
00:18:43Donc, il y avait
00:18:44un mépris tel
00:18:45qu'il n'acceptait pas
00:18:46le choix des électeurs.
00:18:47Il n'y avait pas
00:18:48chez Baladur,
00:18:48lui qui n'était pas
00:18:49un homme de la droite nationale.
00:18:50Il n'y avait pas
00:18:51ce mépris
00:18:52à l'endroit
00:18:52du Front national.
00:18:53Donc, probablement
00:18:54que le cordon sanitaire
00:18:55qui s'est développé,
00:18:56qui s'est radicalisé,
00:18:58eh bien,
00:18:59il n'en aurait pas
00:18:59été partisan.
00:19:00Ça, je pense,
00:19:01ça aurait changé
00:19:02la trajectoire française,
00:19:03notamment quand il est
00:19:03en train de parler
00:19:03d'immigration.
00:19:05Pour François Fillon,
00:19:06posons-nous la question aussi,
00:19:07c'est un peu plus tardif,
00:19:08voilà un moment
00:19:09où la droite conservatrice
00:19:10pouvait prendre le pouvoir,
00:19:11avait un programme
00:19:12en matière d'identité,
00:19:13de lutte contre l'islamisme,
00:19:14de restauration
00:19:15d'un certain conservatisme.
00:19:16Il a échoué.
00:19:17Et qu'est-ce qu'on voit
00:19:18avec l'échec de Fillon?
00:19:19C'est l'abolition
00:19:20du clivage gauche-droite
00:19:20ensuite
00:19:21et le remplacement
00:19:22du clivage gauche-droite
00:19:23par le clivage
00:19:24entre les progressistes
00:19:24et les mondialistes,
00:19:25entre le bloc central
00:19:26et les extrêmes.
00:19:27Je ne suis pas certain
00:19:28que la démocratie
00:19:29s'en tire mieux aujourd'hui.
00:19:30Poussons la réflexion.
00:19:31Si Zemmour l'avait emportée
00:19:32en 2022,
00:19:33peut-être que le combat
00:19:33contre l'immigration massive
00:19:34serait déjà engagé.
00:19:35L'histoire de la Ve République
00:19:36est une histoire
00:19:37d'occasion manquée.
00:19:38Et quel est donc
00:19:40l'héritage
00:19:41d'Édouard Balladio?
00:19:42Il a tout fait
00:19:43pour qu'on le sache.
00:19:44Donc, c'est des textes
00:19:44au Figaro 2024-2026
00:19:46assez remarquables.
00:19:50Premier élément,
00:19:52mise en garde
00:19:52dans un grand texte
00:19:53du Figaro
00:19:53contre l'endettement
00:19:55désastreux.
00:19:55Il nous dit
00:19:56aucune hausse
00:19:57d'impôts demain.
00:19:58Nous devons réduire
00:19:59les dépenses publiques.
00:20:00C'est une question
00:20:00de survie,
00:20:01de salut public.
00:20:03Donc,
00:20:03contre l'endettement
00:20:04maladif et fou furieux
00:20:06qu'on connaît aujourd'hui.
00:20:07Donc, par ailleurs,
00:20:08il faut nous rappeler
00:20:09qu'il faut couper
00:20:10dans le nombre
00:20:10de fonctionnaires.
00:20:12C'était très important,
00:20:13ça, il le disait.
00:20:14Autre élément,
00:20:17c'est quand même important,
00:20:18dégraisser la fonction publique.
00:20:19Et quand on croit
00:20:20avoir suffisamment dégraissé,
00:20:21il faut dégraisser encore.
00:20:22On en parle avec Sarah Knafou.
00:20:24Deuxième élément,
00:20:25l'Europe.
00:20:26Balladio passe
00:20:27pour un européiste convaincu.
00:20:28C'est beaucoup plus compliqué
00:20:29que ça.
00:20:29Même mon souvenir
00:20:30était trouble là-dessus.
00:20:31Oui, il a voté Maestrich,
00:20:33mais il dit
00:20:33l'Europe a dérivé.
00:20:34L'Europe a connu
00:20:35une dérive fédérale.
00:20:36L'Europe a confisqué
00:20:37les pouvoirs.
00:20:38L'Europe a véritablement
00:20:39détourné des pouvoirs
00:20:40qui n'étaient pas les siens.
00:20:41Nous devons restaurer
00:20:42la souveraineté française
00:20:43dans tant et tant de domaines.
00:20:45Nous devons dire non
00:20:46au fédéralisme.
00:20:47Nous devons dire non
00:20:47à la supranationalité.
00:20:49Et nous devons,
00:20:49soit dit en passant,
00:20:50ramener tous les pouvoirs
00:20:51qui touchent à l'immigration
00:20:53en France.
00:20:54Pas dans les machins
00:20:55bruxellois
00:20:56crypto-soviétiques.
00:20:57En France.
00:20:58Et je cite,
00:21:00s'agissant de la réglementation
00:21:01de l'immigration,
00:21:02c'est à la France
00:21:03de décider souverainement
00:21:04qui est compétent
00:21:05pour ce faire.
00:21:06Cela ne peut être
00:21:07que le peuple français,
00:21:08auteur exclusif
00:21:09de nos institutions.
00:21:10En la matière,
00:21:11il n'y a de légitimité
00:21:12que la sienne.
00:21:13La décision revient
00:21:14au référendum
00:21:15afin de modifier
00:21:16la Constitution
00:21:16et de préciser
00:21:17les pouvoirs de chacun.
00:21:18Ça, je pense qu'on le traiterait
00:21:20d'anti-républicain
00:21:20et d'extrême
00:21:21pour avoir dit ça aujourd'hui.
00:21:22Il compte le gouvernement
00:21:23des juges aussi.
00:21:24Il s'opposait
00:21:25à la prise du pouvoir
00:21:25démesuré
00:21:26du Conseil constitutionnel
00:21:27et il voulait le ramener
00:21:28à sa compétence naturelle.
00:21:31Autrement dit,
00:21:32le ramener,
00:21:32la conséquence
00:21:33de sa véritable vocation
00:21:34qui n'est pas celui
00:21:35d'un gouvernement
00:21:35des juges
00:21:36surveillant tout,
00:21:37encadrant,
00:21:38interdisant,
00:21:38finalement,
00:21:39confisquant la souveraineté.
00:21:41Et plus encore,
00:21:42réflexion finale,
00:21:43je terminerai avec cela,
00:21:45quel est l'enjeu
00:21:46pour la France aujourd'hui?
00:21:47Quel est l'enjeu?
00:21:48Finalement,
00:21:49de quoi s'agit-il
00:21:49de l'âme même
00:21:50de la France?
00:21:51Voilà 15 siècles
00:21:52qu'elle existe,
00:21:53pas 1789,
00:21:55qu'elle symbolise
00:21:56aux yeux du monde entier,
00:21:58malgré son affaiblissement actuel,
00:21:59quelque chose d'unique
00:22:00s'agissant de la pensée,
00:22:02de l'art,
00:22:03de la culture,
00:22:04de l'organisation
00:22:04de la paix dans le monde,
00:22:06quel Français,
00:22:06quelle que soit son origine,
00:22:08souhaiterait y renoncer?
00:22:09De ce point de vue,
00:22:10il y a véritablement
00:22:10un héritage,
00:22:11un testament
00:22:12d'Édouard Balazur
00:22:13et je suis de ceux
00:22:14qui regrettent aujourd'hui
00:22:15qu'il n'ait pas gagné
00:22:15en 95.
00:22:16Triste victoire
00:22:17que celle de Chirac,
00:22:18occasion manquée
00:22:19avec la défaite de Balazur.
00:22:20Marc Menon,
00:22:21occasion manquée?
00:22:22Occasion manquée.
00:22:24Je pense que
00:22:26vous faites le portrait
00:22:28de Chirac.
00:22:28On ne fait pas
00:22:29de la politique
00:22:30de façon,
00:22:32même si on avait
00:22:34une vérité,
00:22:35de façon froide.
00:22:37Je crois qu'il faut
00:22:38avoir le sens du public.
00:22:39Bien sûr.
00:22:40Il faut être capable
00:22:41de lever les énergies.
00:22:43Il faut être capable
00:22:44de faire en sorte
00:22:46que l'enthousiasme soudain
00:22:48s'immisce dans les individus.
00:22:50Et cela,
00:22:51je ne crois pas
00:22:51que Balazur
00:22:52était capable
00:22:53de le générer.
00:22:54Je vous l'accorde.
00:22:55C'est la formule
00:22:56de Chirac sur Balazur.
00:22:56Chaque fois qu'il serre
00:22:57la main des gens,
00:22:58on a l'impression
00:22:58qu'il a besoin
00:22:58d'un peu de raise-doigts.
00:22:59Donc,
00:23:00il n'avait pas chez lui
00:23:01la passion populaire.
00:23:02C'était la force de Chirac.
00:23:03On aime Chirac pour ça.
00:23:04Oui, mais on est
00:23:05dans une démocratie.
00:23:06Sinon, c'est une dictature.
00:23:08Oui, la dictature,
00:23:09c'est...
00:23:09Non, non, mais
00:23:10vous voyez ce que je veux dire.
00:23:12On doit voter.
00:23:13En l'occurrence,
00:23:14le vote,
00:23:14c'est d'être capable
00:23:16d'avoir un rayonnement
00:23:17et je pense...
00:23:18Alors, c'est peut-être dommage,
00:23:19mais on ne se réduit pas
00:23:21à un programme.
00:23:22Deux associations laïques
00:23:24viennent de s'opposer
00:23:25à la subvention
00:23:26accordée par la mairie de Metz
00:23:27pour organiser la venue
00:23:29et le suivi
00:23:30de la visite papale
00:23:31qui aura lieu
00:23:32à la fin du mois de septembre.
00:23:34Quel est ce nouveau problème
00:23:36que devra trancher
00:23:37le tribunal ?
00:23:38Charlotte Dornelas.
00:23:40En effet,
00:23:41la question que posent
00:23:41ces deux associations,
00:23:42il y en a une
00:23:43qui revient souvent
00:23:44parce que dans la région,
00:23:46la question se pose
00:23:47souvent en raison du concordat
00:23:48et on va y revenir,
00:23:49mais il y a une association
00:23:50qui est l'Union des familles
00:23:52laïques de Moselle
00:23:53qui intervient régulièrement
00:23:56pour justement
00:23:56interroger l'utilisation
00:23:58de l'argent public
00:23:59en plus des obligations
00:24:01de financement
00:24:03liées au concordat.
00:24:04On va y revenir,
00:24:05mais cette association
00:24:05et une autre
00:24:06qui s'appelle
00:24:06Les Profanes
00:24:07posent une question
00:24:08au tribunal administratif
00:24:09de Strasbourg
00:24:10qu'on pourrait résumer ainsi.
00:24:12Est-ce que la commune
00:24:13a le droit de subventionner
00:24:14la couverture
00:24:15de la venue du pape ?
00:24:16La couverture
00:24:17via écran géant interposé
00:24:19puisqu'il s'agit
00:24:20notamment
00:24:21de la location
00:24:22d'écran géant
00:24:23parce que la ville
00:24:25de Metz
00:24:25que visitera
00:24:26le pape Léon XIV
00:24:28a mis en place
00:24:28ce qu'ils appellent
00:24:29des fanzones
00:24:30qui d'habitude
00:24:30servent pour le foot.
00:24:35Là, c'est pas pour
00:24:43qui ont été immédiatement
00:24:44submergés
00:24:45par les demandes
00:24:46d'inscription
00:24:47qui sont gratuites
00:24:47évidemment,
00:24:48mais il fallait s'inscrire
00:24:48pour pouvoir y aller
00:24:50et elles sont toutes
00:24:51intégralement pleines.
00:24:53Donc, les deux associations
00:24:54contestent la subvention
00:24:56qui a été votée
00:24:57par la mairie de Metz
00:24:58et qui prévoit,
00:24:59il y avait deux lignes
00:25:00de prévention,
00:25:01250 000 euros
00:25:02de fonctionnement.
00:25:04Le maire a déjà dit
00:25:05que ce serait
00:25:05beaucoup moins que ça,
00:25:06mais c'est pour sécuriser
00:25:07les villes,
00:25:07les rues par exemple
00:25:08dans lesquelles passera
00:25:10le pape
00:25:10comme n'importe quelle
00:25:11autre personnalité
00:25:13et 250 000 euros
00:25:14d'investissement
00:25:15pour l'événement
00:25:16et notamment
00:25:17ce fameux
00:25:18écran gate,
00:25:19puisqu'on parle de fanzone,
00:25:20on va parler d'écran gate,
00:25:21l'allocation de ces écrans géants.
00:25:23Et il dénonce
00:25:24les associations
00:25:25une subvention
00:25:26culturelle
00:25:27puisqu'il s'agit
00:25:28de suivre la messe
00:25:29entre autres choses
00:25:30et le maire répond
00:25:31qu'il s'agit
00:25:31d'un grand honneur
00:25:32que fait le pape
00:25:33à la ville de Metz
00:25:34et d'un événement
00:25:35par ailleurs mondial.
00:25:36Alors, l'un n'empêche
00:25:37pas vraiment l'autre.
00:25:38Je trouve que le maire
00:25:39ne répond pas vraiment
00:25:40à la question
00:25:40que posent les associations,
00:25:42non plus d'ailleurs
00:25:43que dire la célébration
00:25:44d'une messe en France,
00:25:45surtout une messe pontificale,
00:25:47relève largement
00:25:48de l'environnement
00:25:49culturel
00:25:50en France,
00:25:51mais ça n'empêche
00:25:52en rien la messe
00:25:52d'être une manifestation
00:25:54évidente du culte catholique.
00:25:55Les deux sont vrais
00:25:56et donc le maire
00:25:57ne répond pas
00:25:57très directement
00:25:58à la question
00:25:59qui est posée.
00:26:00Mais on ne parle pas ici
00:26:01d'acheter avec l'argent
00:26:02de la mairie
00:26:03les hosties
00:26:03qui seront consacrées
00:26:04pendant cette messe,
00:26:05de payer quelqu'un
00:26:06qui rédigera
00:26:07le serment du pape
00:26:08puisque à priori
00:26:09il le fera sans
00:26:10la mairie de Metz
00:26:11mais d'investir
00:26:12dans des écrans
00:26:13ou dans le reste
00:26:14de l'organisation
00:26:14de la visite
00:26:15ou de l'accessibilité
00:26:19de cette visite
00:26:19en l'occurrence
00:26:20aux habitants de Metz
00:26:21et de leurs hôtes
00:26:22pour l'occasion.
00:26:24Et là où c'est important
00:26:26de se pencher
00:26:27sur ces décisions
00:26:28c'est qu'en 96
00:26:29et en 97
00:26:30il y a eu des visites
00:26:30pontificales en France
00:26:31déjà dans d'autres villes
00:26:33et les tribunaux administratifs
00:26:34avaient systématiquement
00:26:35refusé
00:26:36que les villes
00:26:38donnent de l'argent
00:26:39pour ce genre
00:26:40on va dire
00:26:40de choses.
00:26:41Mais il y a un détail
00:26:42qui s'ajoute
00:26:42à cet état des lieux
00:26:43c'est que nous sommes
00:26:44à Metz donc
00:26:45et ça n'est pas
00:26:46la loi de 1905
00:26:47qui s'applique
00:26:47mais le concordat
00:26:48le concordat
00:26:50pour faire très simple
00:26:50on pourrait rentrer
00:26:51dans les détails
00:26:52mais il permet notamment
00:26:53il oblige même
00:26:53les collectivités
00:26:54de financer
00:26:55les cultes concordataires
00:26:57et donc de financer
00:26:58par exemple
00:26:59c'est eux qui payent
00:26:59les prêtres
00:27:00les rabbins
00:27:00les pasteurs
00:27:02c'est eux qui payent
00:27:04l'organisation
00:27:05et l'entretien
00:27:06des lieux de culte
00:27:07dans le détail
00:27:08mais là la question
00:27:09se pose
00:27:09puisque s'ajoute à ça
00:27:10la question de l'intérêt public
00:27:12du financement des écrans
00:27:13qui ne rentre pas
00:27:14dans l'obligation
00:27:15de financement des cultes
00:27:16du concordat
00:27:17voilà la question
00:27:18qui va être posée
00:27:18au tribunal administratif.
00:27:20C'est pourtant
00:27:21le même tribunal
00:27:22qui a donné raison
00:27:23à l'année dernière
00:27:24à l'une des associations
00:27:25qui contestait
00:27:26une subvention
00:27:27accordée
00:27:28à la future
00:27:29grande mosquée
00:27:29de Metz
00:27:30justement
00:27:31que comprendre ?
00:27:32Alors en effet
00:27:33avec le régime concordataire
00:27:35qui prévalait partout
00:27:36en France
00:27:37avant 1905
00:27:38l'État reconnaissait
00:27:39donc dans toute la France
00:27:41et reconnaît aujourd'hui
00:27:42en Alsace-Moselle
00:27:42et en Guyane
00:27:44également
00:27:45quatre cultes
00:27:46pour des raisons historiques
00:27:47évidentes
00:27:48il y a le culte catholique
00:27:49protestants réformés
00:27:50luthériens
00:27:51et quelques années plus tard
00:27:52s'est rajouté
00:27:52le culte israélite
00:27:53c'est-à-dire
00:27:54les cultes
00:27:54qui existaient
00:27:56significativement
00:27:57aux dates
00:27:57où ça a été
00:27:58décidé
00:27:591802
00:28:00jusqu'à 1808
00:28:01ces quatre cultes
00:28:03étaient
00:28:03et sont donc
00:28:04aujourd'hui
00:28:04en Alsace-Moselle
00:28:05organisés
00:28:06et financés
00:28:06selon le droit public
00:28:08ils sont en gros
00:28:09en Alsace-Moselle
00:28:10pour faire simple
00:28:11un service public
00:28:12du culte
00:28:13raison pour laquelle
00:28:13ils sont financés
00:28:15et l'islam
00:28:16que le maire de Metz
00:28:18a voulu
00:28:18il y a quelques années
00:28:19je ne sais pas
00:28:19si c'est encore vrai
00:28:20aujourd'hui
00:28:20mais il voulait
00:28:21le faire rentrer
00:28:21dans le concordat
00:28:22mais donc
00:28:22n'y figure pas
00:28:23aujourd'hui
00:28:24l'islam n'est pas
00:28:25une religion
00:28:26concordataire
00:28:27en Alsace-Moselle
00:28:28et il relève donc
00:28:29comme toutes les autres religions
00:28:30que l'on appelle
00:28:31non statutaires
00:28:32dans le concordat
00:28:32du code civil local
00:28:34et donc
00:28:35ces religions-là
00:28:36parmi lesquelles
00:28:36l'islam
00:28:37sont constituées
00:28:38en association
00:28:38de droit local
00:28:39à objet cultuel
00:28:41et peuvent recevoir
00:28:42des dons
00:28:42posséder des biens
00:28:43selon le droit local
00:28:45parce que dans le concordat
00:28:45il y a cette histoire
00:28:46de financement
00:28:47mais il y a aussi
00:28:47un droit local
00:28:48adapté
00:28:49qui n'est pas
00:28:50exactement
00:28:51le même
00:28:51que le nôtre
00:28:52donc il peut y avoir
00:28:53des subventions dédiées
00:28:54mais il faut
00:28:55et en toutes circonstances
00:28:57cette fois-ci
00:28:57qu'existe
00:28:58cet intérêt public local
00:29:00raison pour laquelle
00:29:01pour la grande mosquée
00:29:02de Metz
00:29:02parce qu'on va en réentendre parler
00:29:04la mairie
00:29:05et l'association
00:29:06avaient invoqué
00:29:07des édifices
00:29:07sous-dimensionnés
00:29:08l'association culturelle
00:29:09cette fois-ci
00:29:10ils avaient dit
00:29:11en gros
00:29:11il n'y a pas assez de place
00:29:12dans les lieux de culte
00:29:13aujourd'hui à Metz
00:29:13et donc ça entraîne
00:29:14je cite
00:29:15des difficultés de circulation
00:29:16et de stationnement
00:29:18préjudiciables aux riverains
00:29:19intérêt public local
00:29:20qui est mis en évidence
00:29:21le culte n'existe pas
00:29:22et les juges administratifs
00:29:24avaient à l'inverse
00:29:26jugé que ce point
00:29:26n'était pas suffisamment
00:29:27étayé par la ville
00:29:28qu'il n'y avait aucune preuve
00:29:29que les bâtiments
00:29:31les édifices religieux
00:29:32pardon
00:29:32étaient sous-dimensionnés
00:29:34et que la mairie
00:29:35semblait incapable
00:29:36d'établir
00:29:36je cite encore
00:29:37suffisamment l'existence
00:29:38d'un intérêt public local
00:29:39de nature
00:29:40à en justifier
00:29:41l'octroi
00:29:41pourquoi je vous dis
00:29:42qu'on va en réentendre parler
00:29:43c'est que les intéressés
00:29:45ont fait appel
00:29:45de cette décision
00:29:46du juge administratif
00:29:47et entre temps
00:29:48la cour administrative d'appel
00:29:50a mis en sursis
00:29:51la décision
00:29:52de la première instance
00:29:53donc vous voyez
00:29:53qu'il y a débat
00:29:54autour de l'intérêt public local
00:29:56de cette subvention
00:29:58pour la grande mosquée
00:30:00de Metz
00:30:01alors mais ce n'est pas
00:30:03une inégalité
00:30:04de traitement
00:30:04assez objective
00:30:05il y a une inégalité
00:30:06en effet je vous dis
00:30:07certains cultes
00:30:08sont organisés
00:30:09et financés
00:30:10par l'argent public
00:30:12et d'autres
00:30:12ne le sont pas
00:30:13clairement
00:30:13l'islam
00:30:14dans les circonstances
00:30:15comme d'autres
00:30:16il y a une inégalité
00:30:17de considération
00:30:18de la place
00:30:19du culte lui-même
00:30:20dans la vie publique
00:30:22c'est indiscutable
00:30:23ça ne sert à rien
00:30:23de faire semblant
00:30:26que la réalité
00:30:27est autrement
00:30:27parce que certains
00:30:28essayent de faire semblant
00:30:29oui non
00:30:29ce n'est pas exactement ça
00:30:30si c'est exactement ça
00:30:31pour une raison
00:30:33évidente
00:30:33qui est la raison
00:30:34de la présence historique
00:30:36de certaines religions
00:30:37et d'autres non
00:30:39à travers les siècles
00:30:40en France
00:30:41alors évidemment
00:30:42comme cette histoire
00:30:43certains refusent
00:30:44de l'admettre
00:30:45c'est difficile
00:30:45d'expliquer
00:30:46pourquoi certaines religions
00:30:47sont dans le concordat
00:30:48et d'autres pas
00:30:49et par ailleurs
00:30:50à l'échelle de la France
00:30:51la loi de 1905
00:30:52par rapport au concordat
00:30:53elle a préféré
00:30:54elle ne reconnaître
00:30:55aucun culte
00:30:56donc une fois
00:30:57que vous reconnaissez
00:30:57aucun culte
00:30:58tous les cultes
00:30:59qui s'ajoutent
00:30:59les uns aux autres
00:31:00sont traités
00:31:01en effet à égalité
00:31:02ce qui permet
00:31:03de les indifférencier
00:31:04totalement
00:31:04dans l'histoire
00:31:05de France
00:31:06raison pour laquelle
00:31:06certains
00:31:07avec la loi de 1905
00:31:08peuvent vous expliquer
00:31:09que tout a toujours
00:31:10été là
00:31:10ça a toujours été
00:31:11comme ça
00:31:11avec le concordat
00:31:13c'est un petit peu
00:31:13plus difficile
00:31:14et détail qui conforte
00:31:16ce constat
00:31:16qui m'a fait sourire
00:31:17on va dire
00:31:18dans ce projet
00:31:19de futur mosquée
00:31:20de Metz
00:31:20qui est une mosquée
00:31:21immense
00:31:21avec un centre culturel
00:31:24autour de la mosquée
00:31:26il y a l'existence
00:31:27dans le projet
00:31:28d'un musée
00:31:29qui est dédié
00:31:30à l'histoire
00:31:31de la civilisation musulmane
00:31:32qui est donc
00:31:33apparemment différente
00:31:34de la civilisation européenne
00:31:35puisqu'il y a un musée
00:31:36qui lui est dédié
00:31:37et de l'immigration
00:31:39en Lorraine
00:31:41comment ça ?
00:31:42donc le lien
00:31:43est absolument évident
00:31:44l'islam existe
00:31:45aujourd'hui en Lorraine
00:31:46mais apparemment
00:31:47c'est une importation
00:31:49via l'immigration
00:31:50et une importation
00:31:51qui appartient
00:31:52à une civilisation
00:31:52différente
00:31:53on peut le dire calmement
00:31:54on peut même en faire des musées
00:31:55sans que ça fasse
00:31:56sur les personnes
00:31:57et à l'époque
00:31:58le maire de Metz
00:32:00avait invoqué
00:32:01pour justifier
00:32:02cette subvention
00:32:02l'égalité des citoyens
00:32:04mais la question
00:32:05est difficile
00:32:05mais l'égalité des citoyens
00:32:07c'est en effet
00:32:07la pratique du culte
00:32:09mais le culte
00:32:10auquel se réfèrent
00:32:11les citoyens
00:32:12n'a pas d'égalité
00:32:13dans l'histoire de France
00:32:14dans la longue tradition
00:32:15des siècles
00:32:17et la religion
00:32:17et tout ce qu'elle draine
00:32:18avec elle
00:32:19évidemment n'a pas
00:32:19la même existence
00:32:20dans notre histoire
00:32:21nos paysages
00:32:22nos habitudes
00:32:23bref on en revient
00:32:24au débat
00:32:24inexistants dans la sphère publique
00:32:26mais omniprésents
00:32:27dans cette même sphère publique
00:32:28sommes-nous des héritiers
00:32:30ou les créateurs
00:32:30sans cesse régénérés
00:32:32d'une France
00:32:32toujours nouvelle
00:32:34Décryptage de Charlotte Dornelas
00:32:36merci infiniment
00:32:37avant de recevoir
00:32:38notre invité Sarah Knafou
00:32:39il y a un personnage
00:32:41qui vous a interpellé
00:32:42Gabriel Cluzel
00:32:43c'est le quadruple champion olympique
00:32:44de natation
00:32:45Léon Marchand
00:32:46qui a encore fait
00:32:47des intercelles
00:32:48en août
00:32:48il était l'invité
00:32:49dimanche soir
00:32:50sur France 2
00:32:51il a déclaré
00:32:53vouloir
00:32:54rester loin de la politique
00:32:55ne pas s'engager
00:32:57Carilson ne se sentait pas légitime
00:32:59et cette déclaration
00:33:00lui a valu des insultes
00:33:01l'engagement politique
00:33:02est-il devenu
00:33:03obligatoire finalement
00:33:05pour les sportifs ?
00:33:05L'engagement politique
00:33:06de gauche
00:33:07ça va s'en dire
00:33:09parce qu'on parlait
00:33:10de la façon
00:33:12dont l'éducation nationale
00:33:13avait été phagocytée
00:33:14par l'extrême gauche
00:33:15et bien figurez-vous
00:33:16que le sport
00:33:17il en est de même
00:33:18on s'en rend compte
00:33:19moi un monsieur me disait
00:33:20cet été
00:33:21vous savez moi
00:33:21je ne fais pas de politique
00:33:22je dis l'équipe
00:33:23tous les jours
00:33:23mais je lui ai dit
00:33:24mais monsieur
00:33:25vous faites de la politique
00:33:26de gauche
00:33:27sans vous en rendre compte
00:33:28à dos filets
00:33:29tous les matins
00:33:31comme monsieur Jourdain
00:33:32fait de la prose
00:33:33vous souvenez
00:33:33qu'à deux semaines
00:33:34du premier tour
00:33:35des législatives
00:33:36en 2024
00:33:37on pouvait lire
00:33:37par exemple
00:33:38une tribune
00:33:38des sportives
00:33:40et sportives
00:33:40qui appelaient
00:33:41à voter
00:33:41contre l'extrême droite
00:33:42alors pourquoi
00:33:43je vous parle de ça
00:33:43parce que je suis
00:33:44à peu près persuadée
00:33:45que cela va se reproduire
00:33:47avant l'élection
00:33:48de 2027
00:33:49et malheur à ceux
00:33:50qui ne la signeront pas
00:33:52car aujourd'hui
00:33:53les sportifs
00:33:54sont sommés
00:33:55d'exprimer
00:33:55des opinions politiques
00:33:57enfin de bonnes
00:33:57opinions politiques
00:33:58s'entend
00:33:59pas des opinions politiques
00:34:00déviantes bien sûr
00:34:02alors donc la preuve
00:34:03par Léon Merchant
00:34:04il était invité
00:34:04sur France 2
00:34:05vous l'avez dit
00:34:06pour évoquer un documentaire
00:34:07diffusé certes été
00:34:08sur
00:34:08qui lui était dédié
00:34:10sur la plateforme
00:34:11de France TV
00:34:12et puis
00:34:13c'est vrai que depuis
00:34:14ses performances
00:34:14exceptionnelles au JO
00:34:16on a l'impression
00:34:16que rien ne peut l'arrêter
00:34:17donc il a encore remporté
00:34:19deux titres
00:34:19aux championnats d'Europe
00:34:20au mois d'août
00:34:21alors l'entretien
00:34:22démarre sur un ton
00:34:23assez patelin
00:34:24et évoquant
00:34:25les championnats
00:34:26donc d'Europe
00:34:27où le nageur a brillé
00:34:28la journaliste
00:34:29lui demande par exemple
00:34:30ce qu'il a ressenti
00:34:30quand le public
00:34:31chantait la marseillaise
00:34:32a cappella
00:34:33et il dit
00:34:34c'est un moment
00:34:34dont je vais me souvenir
00:34:35longtemps
00:34:36déjà les hymnes nationaux
00:34:38aux yeux de Paris
00:34:38c'était quelque chose
00:34:40mais là a cappella
00:34:41c'était vraiment fort
00:34:42de revivre ça
00:34:43deux ans après
00:34:44il dit c'était vraiment
00:34:45une fierté
00:34:45c'est un moment
00:34:46très sympa
00:34:47un moment gravé
00:34:48et il dit
00:34:49je vis aux Etats-Unis
00:34:50parce qu'il vit aux Etats-Unis
00:34:51mais la France me manque
00:34:52la nourriture me manque
00:34:53la culture
00:34:54la famille
00:34:54les proches
00:34:55les potes
00:34:55dit-il aussi
00:34:56qui sont en France
00:34:57il n'exclut pas
00:34:58donc d'y retourner
00:34:59et c'est pas la première fois
00:35:00que Léon Marchand
00:35:01évoque sa fierté
00:35:02pour ses origines
00:35:03alors la première fois
00:35:04ça a fallu valoir des ennuis
00:35:05parce que sur son profil X
00:35:08il y avait des fleurs de lys
00:35:10alors ça c'était assez dramatique
00:35:12donc il y a des chasseurs de faf
00:35:13n'est-ce pas
00:35:14comme on les appelle
00:35:15qui se sont tout de suite inquiétés
00:35:17ils se sont dit
00:35:18c'est sûr
00:35:18il est proche des milieux
00:35:19d'ultra droite
00:35:21avant qu'on se rende compte
00:35:23qu'il avait simplement
00:35:23repris les emblèmes
00:35:24du blason toulousain
00:35:26ville dont il est originaire
00:35:27donc il les a ensuite remplacés
00:35:29par une plus consensuelle
00:35:31tour Eiffel
00:35:32incroyable
00:35:33mais pourquoi dimanche
00:35:34sur le plateau de France 2
00:35:35on a voulu
00:35:36ne rigolez pas trop
00:35:37Mathieu Bocoté
00:35:38c'est surprenant
00:35:39on en est là
00:35:39on a voulu soudain
00:35:40lui faire quitter
00:35:41le registre du sport
00:35:42oui alors
00:35:43on lui a rappelé
00:35:45qu'il n'était pas
00:35:45le seul sportif français
00:35:47à vivre à l'étranger
00:35:48il y a notamment
00:35:48une séquence dans le documentaire
00:35:50où il rencontre
00:35:51un autre français
00:35:52très célèbre aux Etats-Unis
00:35:53Victor Wambanyama
00:35:54la star française
00:35:55du basket américain
00:35:56et qu'on lui dit
00:35:57ben voilà
00:35:58elle a pris des positions
00:35:59sur des sujets politiques
00:36:00aux Etats-Unis
00:36:01elle a dénoncé
00:36:02les crimes
00:36:03les meurtres
00:36:04je cite
00:36:04commis par la police
00:36:06de l'immigration
00:36:06il a pris des positions
00:36:10oui voilà
00:36:11c'est ça exactement
00:36:12pardon
00:36:13et donc de ce fait
00:36:15on interroge
00:36:15aussi c'est
00:36:16que la journaliste
00:36:16interroge le nageur
00:36:17est-ce que vous vous sentez
00:36:18plus proche d'un sportif
00:36:20comme lui
00:36:21ou comme un Kylian Mbappé
00:36:23qui a pris aussi
00:36:23des positions politiques
00:36:24ou est-ce que vous préférez
00:36:25rester très loin de tout ça
00:36:27et à ce moment-là
00:36:28il répond
00:36:29je préfère rester loin de tout ça
00:36:31il explique
00:36:31qu'il conçoit
00:36:32qu'il parle de on
00:36:34je pense que c'est des sportifs
00:36:35on va avoir un rôle
00:36:36qui pourrait être déterminant
00:36:37donc on peut influencer
00:36:39dans les années à venir
00:36:40mais il se dit
00:36:41c'est quelque chose
00:36:41qu'il faut que je travaille
00:36:42je n'ai pas envie
00:36:43de dire n'importe quoi
00:36:44et je ne me sens pas légitime
00:36:46voilà
00:36:47il a conscience
00:36:47donc d'avoir de l'influence
00:36:48mais que c'est grave
00:36:49et que donc
00:36:49il ne peut pas en user
00:36:50avec légèreté
00:36:52c'est pas un usage inconsidéré
00:36:53mais apparemment
00:36:54les autres ne se posent pas
00:36:55de question de légitimité
00:36:56mais sauf que
00:36:57cette prudente neutralité
00:36:58qui devrait être
00:36:59la règle pour les sportifs
00:37:00et bien lui vaut
00:37:01de nombreuses insultes
00:37:02sur les réseaux sociaux
00:37:03se fait traiter de lâche
00:37:04se fait traiter de
00:37:06je ne vais pas le dire le mot
00:37:07molle
00:37:08mais enfin vous imaginez
00:37:10peut-être molle
00:37:11voilà
00:37:12Marc Monon imagine bien
00:37:13je voulais
00:37:14peut-être comme d'imaginer
00:37:16vous en prie
00:37:17de molle
00:37:19parce qu'il n'a pas
00:37:20le courage
00:37:21on en rit
00:37:22mais enfin c'est quand même
00:37:23un peu
00:37:23voilà dur
00:37:25parce qu'il n'a pas
00:37:26le courage de cite
00:37:26c'est des postes
00:37:27que je peux retrouver
00:37:28d'utiliser sa notoriété
00:37:31pour dénoncer
00:37:32la dangerosité
00:37:33de l'extrême droite
00:37:33pour notre pays
00:37:34donc on se le dise
00:37:36un sportif
00:37:37ne pourra plus
00:37:37rester neutre
00:37:38et cela préfigure
00:37:39ce qui se passera
00:37:41en avril 2027
00:37:42si d'aventure
00:37:43les sondages se réalisent
00:37:44et que donc
00:37:44Marine Le Pen
00:37:45se retrouve au second tour
00:37:46alors vous voyez
00:37:47on connaissait
00:37:47les contrôles anti-dopage
00:37:50si vous voulez monter
00:37:51dans la carrière
00:37:51maintenant il y aura
00:37:52les contrôles anti-droite
00:37:54la neutralité
00:37:55c'est facho
00:37:56alors il faut quand même
00:37:57préciser que Léon Marchand
00:37:59n'a jamais été
00:37:59très populaire à gauche
00:38:01la gauche le trouve
00:38:01sous suspect
00:38:02bon déjà il a un nom
00:38:03c'est un peu comme
00:38:03Jean Dujardin
00:38:04et Amélie Poulin
00:38:06c'est peut-être un peu
00:38:06français
00:38:07un peu trop français
00:38:08un chroniqueur sur RMC
00:38:09Bruno Posset
00:38:10l'avait qualifié
00:38:11de bon petit français
00:38:12bien blanc
00:38:12avec mépris
00:38:13il disait que c'était
00:38:14pour ça
00:38:15qu'il était populaire
00:38:16et Libération
00:38:18a vu au moment
00:38:19des JO
00:38:19un héritier
00:38:20au sens bourdieusien
00:38:21du thème
00:38:22parce que ses parents
00:38:22étaient nageurs
00:38:23bah oui pardon
00:38:23quand vous avez
00:38:24des parents nageurs
00:38:25vous devenez plus
00:38:25volontiers nageurs
00:38:26vous avez des parents
00:38:26skieurs
00:38:27vous devenez plus skieurs
00:38:28quand vous avez des parents
00:38:29notaires
00:38:29vous devenez notaires
00:38:33insupportables
00:38:33pour Libération
00:38:36mais au-delà
00:38:37de Léon Marchand
00:38:38tous les sportifs
00:38:39ne vont-ils pas
00:38:39être visés
00:38:40oui parce que
00:38:41Griswan avait subi
00:38:43essuyé les mêmes critiques
00:38:44au dernier
00:38:45de la législative
00:38:45il avait dit
00:38:46oui aller voter
00:38:47mais sans dire pour qui
00:38:48il avait dit
00:38:48je ne veux pas
00:38:49utiliser ma notoriété
00:38:50pour parler de politique
00:38:51ça lui avait valu
00:38:52des reproches
00:38:53on peut aussi
00:38:54s'intéresser à
00:38:54Thibaut Inchey
00:38:55vous savez
00:38:56qui avait été conçu
00:38:57parce que comme il montrait
00:38:59son drapeau
00:38:59c'est un influenceur sportif
00:39:01pour ceux qui ne le connaissent pas
00:39:03il arborait
00:39:04un drapeau français
00:39:05chez lui
00:39:06donc ça avait été jugé
00:39:07absolument facho
00:39:08il avait dû dire
00:39:09au GDD
00:39:09que finalement
00:39:10il avait voté
00:39:11pour le camp d'Emmanuel Macron
00:39:13il va être impossible
00:39:14désormais de se taire
00:39:15il faut le savoir
00:39:16pour les artistes
00:39:17comme pour les sportifs
00:39:18pourtant c'est un droit
00:39:19fondamental de se taire
00:39:20même en matière pénale
00:39:22on a le droit
00:39:23de se taire
00:39:24même la jurisprudence
00:39:25de la CEDH
00:39:26considère le droit
00:39:27au silence
00:39:27comme un droit de l'homme
00:39:28c'est l'article 6
00:39:29de la convention européenne
00:39:31on ne peut pas vous extorquer
00:39:32des aveux
00:39:33notamment vous les extorquer
00:39:34sur la torture
00:39:35là c'est un peu une torture
00:39:36mais on la râle
00:39:37on va les soumettre
00:39:37ces stars à cette torture
00:39:39en leur disant
00:39:39si vous ne dites pas
00:39:41les bonnes choses
00:39:41et bien vous serez
00:39:44socialement mort
00:39:45et votre carrière
00:39:46sera finie
00:39:47le silence ne sera pas
00:39:49une option
00:39:51décidément
00:39:52les quelques mois
00:39:53qui viennent
00:39:53vont être très durs
00:39:54merci beaucoup
00:39:55Gabrielle Cluzel
00:39:57c'est parti
00:39:58pour le casse du siècle
00:40:00bonsoir
00:40:00Sarah Knafou
00:40:01je vous invite
00:40:02à nous rejoindre
00:40:02sur le plateau
00:40:03vous êtes députée européenne
00:40:05vous avez été magistrate
00:40:06à la Cour des comptes
00:40:07vous avez servi
00:40:09en préfecture
00:40:09et en ambassade
00:40:10vous avez donc vu
00:40:11de l'intérieur
00:40:12le système
00:40:13que vous dénoncez
00:40:14aujourd'hui
00:40:15à travers ce livre
00:40:17vous publiez donc
00:40:18le casse du siècle
00:40:19chez Fayard
00:40:20en tête des ventes
00:40:21déjà
00:40:21et des pré-ventes
00:40:22c'est incroyable
00:40:23depuis un mois
00:40:24avant même
00:40:24sa parution
00:40:25un livre pédagogique
00:40:27qui transforme
00:40:28nos fiches de paix
00:40:29en scènes de crime
00:40:30avant de proposer
00:40:31des résolutions
00:40:32je vous dirai
00:40:33ce que j'ai aimé
00:40:33et je vous dirai
00:40:34ce qui m'interroge
00:40:35et on fera un tour
00:40:36de table des mousquetaires
00:40:37cela vous convient ?
00:40:38très bien
00:40:38bonsoir à tous
00:40:39je suis ravie d'être là
00:40:40d'abord
00:40:40ce que j'ai aimé
00:40:42c'est que ce livre
00:40:43se lit vraiment
00:40:44comme un polar
00:40:45une enquête
00:40:46où tout est sourcé
00:40:47tout est vérifié
00:40:48même sans rien connaître
00:40:49à l'économie
00:40:50même sans rien connaître
00:40:51à l'administration
00:40:52même sans aimer
00:40:53à l'administration
00:40:54les chiffres
00:40:55etc
00:40:55on comprend tout
00:40:56ça c'est pédagogique
00:40:57vous avez été magistrate
00:40:58à la cour des comptes
00:40:59et cela se ressent
00:41:00et vous nous éclairez
00:41:01vous nous guidez
00:41:02et ça donne envie
00:41:03et on ne lâche pas
00:41:04cette enquête
00:41:05ça c'est un point positif
00:41:07dans un instant
00:41:08mes interrogations
00:41:09d'abord
00:41:10première question
00:41:11pourquoi ce livre
00:41:11et pourquoi cette forme
00:41:12cette forme de polar
00:41:13d'enquête ?
00:41:14merci beaucoup
00:41:15chère Christine Kelly
00:41:16d'abord vous êtes l'une
00:41:16de mes premières lectrices
00:41:17puisque le livre sort demain
00:41:19et j'invite tous ceux
00:41:20qui nous écoutent
00:41:21à aller l'acheter
00:41:21plutôt en librairie
00:41:22pour soutenir les libraires
00:41:23donc voilà le message est passé
00:41:25pourquoi ce livre ?
00:41:26je dirais que ça fait maintenant
00:41:27dix ans
00:41:28que je prends des notes
00:41:29donc on pourrait dire
00:41:30qu'en réalité
00:41:30je travaille ce livre
00:41:31depuis dix ans
00:41:32je ne savais pas encore
00:41:33quelle forme ça allait prendre
00:41:34mais dès que j'ai trouvé
00:41:35le fil
00:41:36de ce que je voulais défendre
00:41:37de ce que je voulais porter
00:41:38de ce que j'ai trouvé
00:41:39dans cette enquête
00:41:39je l'ai tout de suite publié
00:41:41ça fait dix ans
00:41:41que je prends des notes
00:41:42pendant que j'étudie
00:41:43à Sciences Po
00:41:44à l'ENA
00:41:45quand j'ai travaillé
00:41:46dans les préfectures
00:41:47vous l'avez dit
00:41:47dans des ambassades
00:41:49puis quand je suis arrivée
00:41:50à la cour des comptes
00:41:50et que j'ai découvert
00:41:51l'ampleur de ce que maintenant
00:41:53j'appelle un système
00:41:54l'ampleur de ce casse
00:41:55comment est-ce que
00:41:56j'ai construit ce livre ?
00:41:58je parle de la fiche de paye
00:41:59d'un salarié
00:42:00qui gagne le salaire médian
00:42:02c'est-à-dire 2000 euros
00:42:03la moitié des français
00:42:04gagne moins que lui
00:42:04la moitié gagne plus que lui
00:42:06je parle de cette fiche de paye
00:42:07que j'appelle
00:42:08la scène du crime
00:42:09parce que c'est là
00:42:10que tout se joue
00:42:10c'est là que
00:42:11toute l'enquête se noue
00:42:12je parle de la première ligne
00:42:14de cette fiche de paye
00:42:15pour l'expliquer
00:42:16et j'arrive jusqu'à la dernière ligne
00:42:18de la dépense publique
00:42:19et je montre
00:42:20comment l'argent
00:42:20se perd au passage
00:42:22c'est ça le casse du siècle
00:42:23pourquoi cette forme ?
00:42:24pourquoi une enquête ?
00:42:25parce que c'est exactement
00:42:26ce que c'est
00:42:27vous avez
00:42:28une scène du crime
00:42:29puis
00:42:30vous avez le préjudice
00:42:31vous avez la victime
00:42:32il se trouve que
00:42:33la victime c'est vous
00:42:34ceux qui nous écoutent
00:42:36la victime ce sont eux
00:42:37ils sont victimes d'un casse
00:42:38il y a eu un crime
00:42:39chez eux
00:42:40chaque mois
00:42:41sur leur fiche de paye
00:42:42et je vais même dire pire
00:42:44il y a eu un crime légal
00:42:46publié au journal officiel
00:42:48voté par le parlement
00:42:50promulgué par tous les présidents
00:42:51année après année
00:42:52je ne parle pas d'un complot
00:42:54je ne dis pas qu'il y a eu
00:42:55un grand horloger malveillant
00:42:56qu'il y a eu un plan secret
00:42:57et que des gens se sont réunis
00:42:58c'est même pire que ça
00:42:59ce n'est pas un complot
00:43:01parce qu'un complot
00:43:01ça se cache
00:43:02là on parle de quelque chose
00:43:03qui est fait à ciel ouvert
00:43:05du plus grand casse
00:43:06qui a été commis
00:43:07sous le ciel de France
00:43:08qui se chiffre en milliers
00:43:10de milliards d'euros
00:43:11c'est plus que tout ce qu'on connaît
00:43:13c'est plus que Jérôme Carviel
00:43:14c'est plus que Spaggiary
00:43:15c'est plus que tous les grands noms
00:43:17de casse qu'on a
00:43:18donc quand les faits
00:43:19sont aussi énormes
00:43:20quand les montants
00:43:21sont aussi importants
00:43:22je considère que les mots doux
00:43:24sont des mensonges
00:43:25et c'est pour ça
00:43:25que j'utilise un terme aussi fort
00:43:27c'est pour ça que j'ai décidé
00:43:28de mener l'enquête
00:43:29cette scène de crime
00:43:30les préjudices
00:43:31puis les preuves
00:43:32une par une
00:43:33les preuves
00:43:34c'est ce que les français
00:43:35reçoivent en échange
00:43:36de tout cet argent
00:43:36qu'ils ont donné
00:43:37donc je prends des preuves
00:43:38je commence par la santé
00:43:40puis l'école
00:43:41de nos enfants
00:43:42puis la sécurité
00:43:43puis l'immigration
00:43:44avec un chapitre
00:43:45qui s'appelle
00:43:45mon pays n'a plus de frontières
00:43:46et je continue ensuite
00:43:48en écartant tous les suspects
00:43:49vous nous donnez des exemples concrets
00:43:51je vous donnerai des exemples
00:43:52sur la construction du livre
00:43:53donc je continue
00:43:54sans spoiler
00:43:55en écartant tous les suspects
00:43:57ceux que nous resservent
00:43:59désolé Mathieu Bocoté
00:44:00on dit d'y villes gâchés
00:44:00absolument
00:44:01je me suis un québécois
00:44:03j'ai utilisé un anglais
00:44:04je suis vraiment désolée
00:44:04je devrais respecter
00:44:05la langue française beaucoup plus
00:44:07je le fais déjà au maximum
00:44:08donc ensuite
00:44:09j'écarte tous les suspects
00:44:10que nous resservent
00:44:11la droite comme la gauche
00:44:12les milliardaires
00:44:13le marché
00:44:15tout ce qu'on nous resserre
00:44:16en permanence
00:44:16pour montrer que le casse
00:44:17ne peut pas se résumer
00:44:18à un coupable unique
00:44:19je les écarte un par un
00:44:21et puis ensuite
00:44:22j'arrive
00:44:22à l'audience
00:44:23au moment où je fais entrer
00:44:24les accusés à la barre
00:44:25et là ils arrivent tous
00:44:27un par un
00:44:27et on les fait comparaître
00:44:29et puis à la fin
00:44:30il y a un verdict
00:44:30et ce verdict
00:44:31je me permets de le rendre
00:44:33au nom du peuple français
00:44:34parce que le véritable jury
00:44:35à la fin
00:44:36ce n'est pas moi
00:44:36c'est le peuple français
00:44:37donc je remets ce dossier
00:44:39à tous les français
00:44:40j'espère qu'ils vont s'en saisir
00:44:42j'espère que ce livre sera lu
00:44:44apprécié pour ce qu'il est
00:44:45si je peux m'engager
00:44:46à une seule chose
00:44:47auprès des futurs lecteurs
00:44:49je l'espère
00:44:49c'est qu'ils le reposeront
00:44:51en ayant tous appris quelque chose
00:44:52pas une personne
00:44:53ne va le reposer
00:44:54sans avoir appris
00:44:56quelque chose de fondamental
00:44:57sur sa propre vie
00:44:58sur son argent
00:44:59sur ses services
00:45:00une chose est sûre
00:45:01c'est qu'en général
00:45:03on ne comprend pas
00:45:05sa fiche de paix
00:45:06et ça part de là
00:45:07et c'est pour ça que
00:45:07là c'est passionnant
00:45:08mais j'ai des questions après
00:45:10qu'est-ce que le casse du siècle
00:45:12qui sont les victimes
00:45:13qui sont les coupables
00:45:13les victimes
00:45:15ce sont donc
00:45:15tous les français
00:45:16tous les français
00:45:17tous
00:45:18ça part du salarié médian
00:45:20ce que j'explique dans ce livre
00:45:22c'est que le casse
00:45:23ce n'est pas une banque
00:45:24qu'on va braquer
00:45:25c'est le simple citoyen
00:45:27qu'on détrousse
00:45:27celui qui gagne
00:45:282000 euros net par mois
00:45:30ceux qui gagnent moins
00:45:30ceux qui gagnent plus
00:45:31bien sûr
00:45:32mais c'est l'exemple
00:45:33que j'ai pris
00:45:33je ne parle pas seulement
00:45:34des entrepreneurs
00:45:35de ceux qui créent de la richesse
00:45:36des milliardaires
00:45:37qui ne sont pas des nuisibles
00:45:39n'en déplaise
00:45:39à madame Manon Aubry
00:45:40mais du simple citoyen
00:45:42et c'est peut-être ça
00:45:43le plus grave
00:45:43dans ce casse
00:45:44c'est qu'il touche des familles
00:45:46si je parle de la fiche de paix
00:45:48c'est que
00:45:49quand un salarié
00:45:50gagne 2000 euros net par mois
00:45:51ça signifie
00:45:52que son employeur
00:45:54a déboursé 4000 euros
00:45:55pour le payer
00:45:56entre les deux
00:45:572000 euros ont disparu
00:45:58alors on pourrait se dire
00:46:00avec ces 2000 euros
00:46:00on va financer
00:46:02les meilleurs services
00:46:02publics du monde
00:46:04l'école par exemple
00:46:05l'école par exemple
00:46:06vous le savez comme moi
00:46:07si on prend l'exemple
00:46:08de l'école
00:46:09on a un niveau de mathématiques
00:46:10inférieur à celui de l'Albanie
00:46:11si on prend les hôpitaux
00:46:13on attend 6 heures aux urgences
00:46:14si on prend le territoire français
00:46:1687% du territoire
00:46:18est qualifié de désert médical
00:46:20par l'INSEE
00:46:20on pourrait continuer longtemps
00:46:22on a un état
00:46:22qui se fait pirater
00:46:23nos données fiscales
00:46:24on a un état
00:46:25qui ne sait pas mettre
00:46:25de la climatisation
00:46:26dans des EHPAD
00:46:27et dans des hôpitaux
00:46:28un état qui n'a pas
00:46:29assez de canadaires
00:46:29pour éteindre nos feux de forêt
00:46:32or
00:46:32ces 2000 euros par mois
00:46:34ils ont bel et bien disparu
00:46:35si vous faites le calcul
00:46:36et que vous considérez même
00:46:38que ce salarié
00:46:39n'a jamais vu son salaire
00:46:40augmenter de sa vie
00:46:41à 2000 euros de charge
00:46:42tous les mois
00:46:43ça veut dire qu'à la fin de sa vie
00:46:44il a payé 1 million d'euros
00:46:47à l'état
00:46:47sur 42 ans de carrière
00:46:48en moyenne
00:46:49sur 42 ans de carrière
00:46:50donc en plus
00:46:50c'est la durée basse
00:46:52légale du travail
00:46:53vous êtes en train de nous dire
00:46:54que cet argent n'a servi à rien
00:46:56alors
00:46:56pas qu'il n'a servi à rien
00:46:57mais qu'à la fin
00:46:58on n'en a pas
00:46:59pour ce qu'on a dépensé
00:47:00si vous déboursez
00:47:021 million d'euros
00:47:04sur votre carrière
00:47:05vous êtes en droit
00:47:06d'attendre
00:47:06les meilleurs services publics
00:47:07du monde
00:47:08d'accord
00:47:09quand on regarde la Suisse
00:47:10ils ont des hôpitaux
00:47:11ils ont des routes
00:47:12ils ont une école
00:47:13ils ont un marché
00:47:14qui est au plein emploi
00:47:16etc etc
00:47:17ils ont 27%
00:47:18de prélèvement obligatoire
00:47:19on en a 45
00:47:20on est le record
00:47:21de la zone euro
00:47:22pourtant on n'a pas le record
00:47:23du meilleur hôpital
00:47:24d'Europe
00:47:25au contraire
00:47:25on a un dernier classement
00:47:26qui nous a classé
00:47:2710e de la zone euro
00:47:28c'est très bas 10e
00:47:29on a perdu
00:47:30énormément de place
00:47:31quand on regarde
00:47:32notre école
00:47:32un niveau inférieur
00:47:33à celui de l'Albanie
00:47:34on paye moins d'impôts
00:47:35en Albanie
00:47:36je ne dis pas que c'est mon exemple
00:47:37mais on voit bien
00:47:38que ce n'est pas
00:47:38une question de moyens
00:47:39on voit bien
00:47:40qu'on dépense énormément
00:47:41et qu'à la fin
00:47:41on ne reçoit pas assez
00:47:42on ne reçoit pas
00:47:43ce qu'on est en droit
00:47:44de recevoir
00:47:45alors qui sont les coupables
00:47:46alors qui sont les coupables
00:47:47je les fais entrer
00:47:48un par un
00:47:48à la barre
00:47:49si je puis dire
00:47:50oui c'est très structuré
00:47:51vous avez la dépense publique
00:47:53il y a un beau chapitre
00:47:55je crois
00:47:56où j'explique
00:47:57gabgi après gabgi
00:47:58là où l'argent disparaît
00:48:00je vais prendre un sujet
00:48:01que j'ai abordé chez vous
00:48:02pour faire la continuité
00:48:03l'aide au développement
00:48:04ce que je dis
00:48:05c'est que si
00:48:05l'Etat français
00:48:06a assez d'argent
00:48:08pour pouvoir dépenser
00:48:09notre argent
00:48:09à l'étranger
00:48:10c'est que vous payez
00:48:11trop d'impôts
00:48:12règle simple
00:48:13axiome de base
00:48:14si l'Etat français
00:48:16a assez d'argent
00:48:17pour dépenser
00:48:18votre argent
00:48:19dans des lieux
00:48:20où vous ne gagnez rien
00:48:22où vous ne récupérez
00:48:23aucun service public
00:48:24où vous n'en tirez
00:48:25aucun bénéfice
00:48:26c'est que vous payez
00:48:27trop d'impôts
00:48:28maintenant si on prend
00:48:29ce que paye quelqu'un
00:48:30sur sa fiche de paye
00:48:31pour des raisons légitimes
00:48:32par exemple
00:48:33pour financer sa santé
00:48:34attention je ne dis pas
00:48:35qu'il ne faudrait rien payer
00:48:36j'aime beaucoup
00:48:37l'histoire de France
00:48:37et je sais que lorsque
00:48:38Charles V décide
00:48:40d'augmenter les impôts
00:48:41en France
00:48:42pour financer la guerre
00:48:43contre les anglais
00:48:44c'est tout à fait légitime
00:48:45quand on se dit
00:48:46que le principe de l'impôt
00:48:48c'est de mettre en commun
00:48:49un argent
00:48:50qui servira
00:48:51à financer des services
00:48:52que chaque individu
00:48:53ne peut pas se payer
00:48:53ça c'est légitime
00:48:54la question est
00:48:55regardons ce qu'on en fait
00:48:56si je prends l'exemple
00:48:57de la santé
00:48:58le fameux Nicolas
00:48:58qui gagne
00:48:59dans mon livre
00:49:00donc Nicolas
00:49:01c'est le personnage
00:49:01que je fais suivre
00:49:02tout au long du livre
00:49:02c'est le salarié médian
00:49:04il touche 2000 euros
00:49:05net par mois
00:49:06ça veut dire qu'il paye
00:49:07chaque mois
00:49:07439 euros
00:49:08pour sa santé
00:49:09quand on regarde
00:49:10le circuit
00:49:10que va suivre cet argent
00:49:12par où il va être dilapidé
00:49:13tous les circuits
00:49:14dans lesquels il va passer
00:49:15aux URSAF
00:49:16à l'ACNAM
00:49:17dans les ARS
00:49:18puis une fois arrivé
00:49:20à l'hôpital
00:49:21il ne faut pas croire
00:49:21que là
00:49:22l'argent sera effectivement
00:49:23pour le soin
00:49:24puisque non
00:49:25vous avez un tiers
00:49:26des personnels de l'hôpital
00:49:28qui sont des personnels
00:49:28administratifs
00:49:29y compris les infirmiers
00:49:30et les soignants
00:49:31la Cour des comptes
00:49:32nous dit
00:49:32qu'ils passent
00:49:33la moitié de leur temps
00:49:33à des tâches administratives
00:49:35à la fin des fins
00:49:36sur ses 439 euros
00:49:37prélevés
00:49:38pour sa santé
00:49:39il ne recevra
00:49:40que 135 euros
00:49:41pour le soin
00:49:42ça c'est la disparition
00:49:43de son argent
00:49:45tout au long
00:49:45de l'année
00:49:46tout au long
00:49:47de sa carrière
00:49:47tout au long
00:49:48de sa vie
00:49:48c'est ce scandale
00:49:49que je dénonce
00:49:50les accusés
00:49:51ils sont nombreux
00:49:52il y en a 6
00:49:53j'invite vraiment
00:49:54je ne peux pas tout décrire
00:49:55j'aimerais beaucoup
00:49:55non non
00:49:56en plus on a beaucoup
00:49:56de questions
00:49:57et les mousquetaires
00:49:57aussi ont des questions
00:49:58et moi j'ai beaucoup
00:49:59de questions
00:49:59si vous avez calculé
00:50:00pour exemple
00:50:00ce qu'un salarié moyen
00:50:02verse pour sa retraite
00:50:03pendant toute sa carrière
00:50:04qu'est-ce qu'il récupère
00:50:05en tout par exemple
00:50:06encore un beau casse
00:50:08sur le salaire
00:50:09de 2000 euros
00:50:10toujours
00:50:11vous avez 876 euros
00:50:13par mois
00:50:13qui partent pour la retraite
00:50:14c'est le plus gros poste
00:50:15c'est la plus grosse charge
00:50:16pour un salarié
00:50:17876 euros par mois
00:50:18à la fin de sa vie
00:50:19ça veut dire
00:50:20qu'il aura cotisé
00:50:21450 000 euros
00:50:22pour sa retraite
00:50:23450 000 euros
00:50:24avec ça
00:50:25il va toucher
00:50:261500 euros de retraite
00:50:27c'est-à-dire
00:50:28à peine plus
00:50:28que le minimum vieillesse
00:50:29que le moindre étranger
00:50:30arrivé en France
00:50:31hier
00:50:31pourra toucher lui aussi
00:50:33s'il avait capitalisé
00:50:34cet argent
00:50:34s'il l'avait mis sur un compte
00:50:36avec le taux
00:50:37le plus prudent
00:50:38par exemple
00:50:39le taux du CAC 40
00:50:39sur ses 35 dernières années
00:50:41ce monsieur
00:50:42à 2000 euros net par mois
00:50:43aurait aujourd'hui
00:50:44un million et demi d'euros
00:50:46un salarié à 2000 euros net
00:50:48serait aujourd'hui millionnaire
00:50:49s'il avait capitalisé pour lui
00:50:50ça
00:50:51ça s'appelle du vol
00:50:52la gauche appelle ça
00:50:54un acquis social
00:50:54moi j'appelle ça du vol
00:50:56il faut évidemment
00:50:57passer au système
00:50:58par capitalisation
00:50:59en finir avec ce système
00:51:00par répartition
00:51:01qui appauvrit tout le monde
00:51:02qui saigne les actifs
00:51:04et y compris
00:51:04les retraités aujourd'hui
00:51:06ont passé un très mauvais pacte
00:51:07avec l'état
00:51:08et pour chaque génération
00:51:09c'est pire
00:51:10que la précédente
00:51:11puisqu'en réalité
00:51:12à chaque fois
00:51:12on perçoit moins
00:51:13donc c'est normal
00:51:14que les actifs aujourd'hui
00:51:15se disent
00:51:16on n'en a pas pour notre argent
00:51:17mais les retraités
00:51:18d'aujourd'hui aussi
00:51:18et ceux de demain non plus
00:51:20etc.
00:51:21il faut urgemment passer
00:51:22au système
00:51:23par capitalisation
00:51:23alors moi ce qui m'interroge
00:51:25dans le livre
00:51:25c'est que vous parlez
00:51:26de fables à propos
00:51:27de la gratuité
00:51:28mais quand même en France
00:51:29par exemple
00:51:29quand on va à l'hôpital
00:51:31moi je connais beaucoup de personnes
00:51:32qui viennent en France
00:51:33pour l'hôpital
00:51:34qui viennent pour les soins
00:51:35et qui rêvent justement
00:51:37d'avoir
00:51:37peut-être même un peu
00:51:38je vous taquine un peu
00:51:39de vivre ce casse du siècle
00:51:40d'avoir une fiche de paix
00:51:41d'être taxé
00:51:42mais d'avoir l'hôpital
00:51:43ah oui alors
00:51:44il y a deux questions
00:51:45dans votre question
00:51:45la première c'est
00:51:46ceux qui viennent en France
00:51:46pour ça
00:51:47alors ça
00:51:48ça fait intégralement
00:51:49partie du casse
00:51:50on parle de l'immigration
00:51:51donc on a un système
00:51:53qui est tellement mal fait
00:51:55qu'il attire
00:51:56ceux qui sont attirés
00:51:57par l'assistanat
00:51:59et qu'il dégoûte
00:52:00ceux qui sont attirés
00:52:01par le travail
00:52:02quand vous regardez
00:52:03les flux migratoires
00:52:03j'ai travaillé à l'ambassade de France
00:52:04en Libye
00:52:05et je voyais
00:52:06ceux qui voulaient venir en France
00:52:07versus ceux qui voulaient aller en Italie
00:52:08ceux qui voulaient travailler
00:52:09pour gagner leur vie
00:52:11pour ramener de l'argent
00:52:12ensuite à leur famille
00:52:13et rester seulement six mois
00:52:14pour des tâches
00:52:15à vacation
00:52:16aller en Italie
00:52:17ceux qui se disaient
00:52:18on va avoir des prestations sociales
00:52:20on va avoir l'hôpital gratuit
00:52:21on va pouvoir avoir
00:52:21des soins gratuits
00:52:22etc
00:52:22venaient en France
00:52:24ça c'est pas de bol
00:52:25c'est à dire qu'on a un système
00:52:26où ceux qui veulent venir
00:52:27pour profiter
00:52:28viennent en France
00:52:28ceux qui veulent aller pour travailler
00:52:29vont dans d'autres pays d'Europe
00:52:30c'est vraiment la double peine
00:52:32moi je connais personne
00:52:33attirée par le travail
00:52:34qui se dit
00:52:35tiens
00:52:35et si j'allais dans un pays
00:52:36où l'Etat va me prendre
00:52:37la moitié de ce que je gagne
00:52:38ça je connais personne
00:52:39donc on a le pire des deux mondes
00:52:41à l'inverse
00:52:41il y a un phénomène
00:52:42dont on parle jamais
00:52:43c'est qu'on a en France
00:52:44200 000 personnes
00:52:45qui se lèvent tous les matins
00:52:46pour prendre leur voiture
00:52:47et aller travailler en Suisse
00:52:48pour aller gagner quelque chose
00:52:50si on fait une petite comparaison
00:52:51en France
00:52:51vous avez un code du travail
00:52:52qui fait 4000 pages
00:52:54en Suisse
00:52:55le code du travail
00:52:55fait 49 pages
00:52:56est-ce que les Suisses
00:52:57se bousculent
00:52:59dissocier le français
00:53:00ah non pas du tout
00:53:01il n'y a pas de Suisse
00:53:02qui veut venir travailler en France
00:53:03pour profiter de nos avantages
00:53:04à l'inverse
00:53:05il y a 200 000 Français
00:53:06qui veulent aller en Suisse
00:53:07tous les matins
00:53:07comme quoi
00:53:08la liberté c'est peut-être
00:53:09un meilleur système
00:53:10beaucoup de questions encore
00:53:11mais bon
00:53:12Mathieu Bocoté
00:53:13on fait un tour de table
00:53:14François-Olivier Gisbert
00:53:15a publié il y a quelques mois
00:53:16à peine un livre
00:53:17la France était le pays communiste
00:53:19et à la fin il dit oui
00:53:21est-ce que vous partagez son jugement
00:53:22est-ce que la France
00:53:22aujourd'hui est un pays communiste
00:53:24alors Mathieu Bocoté
00:53:25je vous ai envoyé mon livre aussi
00:53:26vous allez voir
00:53:27j'ai toute une page
00:53:27qui parle exactement de ça
00:53:29est-ce que la France
00:53:29est un pays communiste
00:53:31moi je vous avoue
00:53:32que j'aime beaucoup
00:53:33sourcer ce que je dis
00:53:33ne pas être excessive
00:53:35si j'ai choisi le mot casse
00:53:36c'est pour être la plus précise possible
00:53:37j'ai regardé dans le dictionnaire
00:53:38il y avait plusieurs possibilités
00:53:40j'ai choisi le mot casse
00:53:41pour être précise
00:53:42donc pour être précise
00:53:43je ne dirai pas
00:53:43que nous sommes un pays communiste
00:53:45parce que le communisme
00:53:46c'est 100 millions de morts
00:53:46que je n'emploie pas
00:53:47ces termes à la légère
00:53:48ce que je dis en revanche
00:53:50c'est
00:53:50regardons
00:53:51ce qui peut déjà
00:53:52nous rapprocher
00:53:53d'un pays communiste
00:53:53si on était un pays communiste
00:53:55mon livre serait interdit
00:53:56je serais en prison
00:53:57pour avoir osé l'écrire
00:53:58Christine Kelly
00:53:59risquerait elle aussi
00:54:00le boulag
00:54:01pour avoir osé m'inviter
00:54:02et les gens
00:54:03le diront en cachette
00:54:04dans leur chambre
00:54:04j'espère que ce n'est pas
00:54:06si le bon
00:54:06mais la gauche veut taxer
00:54:07davantage les héritages
00:54:08mais alors
00:54:08qu'est-ce qu'on a
00:54:09de déjà communiste
00:54:10en France
00:54:11ce que je pense
00:54:12c'est que ce que nous avons
00:54:12de déjà communiste
00:54:13c'est la bureaucratie
00:54:15Alain Besançon
00:54:15qui est l'un des plus grands
00:54:16soviétologues de France
00:54:17explique que ce qui rend
00:54:19le système communiste
00:54:20aussi dur
00:54:20ce qui le fait tenir debout
00:54:22ce qui le rend presque immuable
00:54:23c'est la bureaucratie
00:54:24parce que vous pouvez toucher
00:54:25à un des agents du système
00:54:27vous n'atteindrez jamais l'édifice
00:54:28c'est une révolution
00:54:30qu'il faut
00:54:31c'est exactement ce que je propose
00:54:32dans ce livre
00:54:33vous avez 15 résolutions
00:54:34c'est pour ça que je vous dis
00:54:35il n'y a pas un nom
00:54:36de coupable unique
00:54:37je ne vais pas seulement dire
00:54:38voilà c'est tel président
00:54:39et puis quand ce président partira
00:54:40tout roulera
00:54:41et tout sera merveilleux
00:54:42ça ce ne serait pas vrai
00:54:43c'est tout un système
00:54:44qu'il faut revoir
00:54:45tout un édifice
00:54:45qu'il faut complètement combattre
00:54:47Charlotte Dornelas
00:54:48oui parmi les responsables
00:54:50justement vous disiez tout à l'heure
00:54:51c'est un casse d'autant plus grave
00:54:52qu'il est légal
00:54:52qu'il a été voté par des parlementaires connus
00:54:55qui l'ont même encouragé
00:54:56et plébiscité
00:54:57est-ce qu'il n'y a pas nous tous
00:54:58en fait parmi les responsables
00:55:00puisque ça fait des années
00:55:00que ça dure
00:55:01et qu'on a continué à plébisciter
00:55:02ces parlementaires
00:55:03et les lois qu'ils votaient avec
00:55:05alors je connais la théorie
00:55:06selon laquelle
00:55:07les victimes du casse
00:55:09en seraient les coupables
00:55:10je m'inscris totalement en faux
00:55:12avec cette théorie
00:55:12je pense que les français
00:55:13ne sont absolument pas coupables
00:55:15de ce qui s'est passé
00:55:16ces dernières années
00:55:17que le système qui a été construit
00:55:18est tellement complexe finalement
00:55:20que les français ne peuvent même pas voter
00:55:21en connaissance de cause
00:55:22c'est ce que ce livre d'ailleurs
00:55:23essaye de résoudre
00:55:24leur donner l'enquête
00:55:25leur donner toutes les clés
00:55:26pour qu'ils puissent
00:55:27choisir en connaissance de cause
00:55:29dans 8 mois
00:55:30je vous prends un exemple
00:55:31il y a 1,7 milliard
00:55:33de combinaisons possibles
00:55:34pour construire une fiche de paye
00:55:36comment voulez-vous
00:55:37y comprendre quoi que ce soit
00:55:37c'est fou
00:55:39même l'administration fiscale
00:55:40même Bercy
00:55:41ne sait pas vous dire
00:55:42combien la France compte d'impôts
00:55:43ils ont répondu ça au Sénat
00:55:45à un sénateur
00:55:46ils lui ont répondu
00:55:46on ne sait pas combien on a d'impôts
00:55:48vous prenez un projet de loi de finances
00:55:50vous avez 21 pages
00:55:51pour lister tous les impôts
00:55:52et à la fin de la 21ème page
00:55:54vous avez une ligne avec écrit
00:55:56autre
00:55:573 minutes
00:55:58ça ne met pas les comptes eux-mêmes
00:55:59imaginez la complexité de ce système
00:56:00les français ne sont pas coupables
00:56:01je les disculpe dans ce livre
00:56:02ils font partie des suspects
00:56:03puisque j'entends beaucoup
00:56:04de fois
00:56:05c'est de la faute des français
00:56:06ils sont disculpés
00:56:07et j'explique longuement pourquoi
00:56:08Gabriel Cluzel
00:56:09c'est vrai que personne
00:56:10n'a jamais rencontré
00:56:11son salaire brut
00:56:12c'est un peu frustrant
00:56:12mais la question que je me posais
00:56:15c'est qu'un livre
00:56:15ça reste toujours très théorique
00:56:17et quelles seraient par exemple
00:56:18les 3 mesures
00:56:18demain Sarah Knafo
00:56:20sur les 15 propositions
00:56:21voilà
00:56:22arrive au pouvoir
00:56:24qu'est-ce que vous faites
00:56:25pour enrayer cela
00:56:27est-ce que c'est possible
00:56:27de l'enrayer finalement ?
00:56:29je n'aime pas choisir 3 mesures
00:56:30parce qu'il y a un plan
00:56:30vraiment global et cohérent
00:56:31mais ce que je peux déjà vous dire
00:56:33c'est qu'il y a un plan d'économie
00:56:34de 130 milliards d'euros
00:56:36qui est un minimum
00:56:37qui est la manière de commencer
00:56:38ces 130 milliards d'euros
00:56:40à quoi est-ce qu'ils servent ?
00:56:41à arrêter de prendre
00:56:42leur argent aux français
00:56:43on fait des économies
00:56:45on dépense moins
00:56:45pour pouvoir taxer moins
00:56:46pour que les français gagnent plus
00:56:47ces 130 milliards d'euros
00:56:49je les donne ligne à ligne
00:56:51ce que personne n'a fait
00:56:52aucun président
00:56:53aucun candidat
00:56:54personne n'a jamais fait l'effort
00:56:56parce que derrière chaque ligne
00:56:57vous avez des bénéficiaires
00:56:58vous avez des gens qui vont crier
00:56:59vous avez la CGT
00:57:00qui va s'énerver
00:57:01je vais dire que je n'ai pas peur d'eux
00:57:02donc je les donne ligne à ligne
00:57:03dans ce livre
00:57:04et à quoi ils me servent ?
00:57:05à supprimer la CSG d'activité
00:57:07donc c'est la plus forte hausse
00:57:09de salaire
00:57:10de toute la 5ème République
00:57:11c'est plus 10% de salaire
00:57:13pour tous les actifs de ce pays
00:57:15c'est quelque chose d'énorme
00:57:16et sincèrement de révolutionnaire
00:57:18pour ce que ça apporte
00:57:19en pouvoir d'achat aux français
00:57:20Marc Menand et Michel Fayad
00:57:22vous dites
00:57:23je redonne de l'argent
00:57:24vous me donnez de l'argent
00:57:25mais demain je veux un appartement
00:57:27comment je trouve un appartement ?
00:57:28vous faites tout un chapitre
00:57:29sur la location
00:57:31c'est l'un des grands fléaux du moment
00:57:33et là comment vous arrivez
00:57:35à résoudre cette équation ?
00:57:38le privé ne va pas demain
00:57:39créer je ne sais trop combien
00:57:41d'immeubles
00:57:42donc il faut bien
00:57:43des appartements sociaux
00:57:45comment donc
00:57:46vous résolvez
00:57:47cette crise du logement ?
00:57:49alors je vais corriger
00:57:49juste une phrase
00:57:50je n'ai jamais dit
00:57:50que je donnais de l'argent
00:57:51c'est au contraire
00:57:52non c'est ce que vous venez de dire
00:57:53j'arrête de le prendre
00:57:54c'est vraiment totalement différent
00:57:55ça redonne de l'argent aux gens
00:57:57je me permets juste de dire
00:57:58que c'est totalement différent
00:58:00que la politique démagogique
00:58:01de la classe politique
00:58:02a consisté à faire croire
00:58:03qu'on pouvait donner
00:58:04de l'argent aux gens
00:58:04moi je dis
00:58:05l'argent public
00:58:05n'existe pas
00:58:06l'argent public
00:58:07c'est votre argent
00:58:08les politiciens
00:58:09essayent de vous acheter
00:58:10avec votre propre argent
00:58:11je vais répondre sur le logement
00:58:12mais je précise juste
00:58:13parce que c'est vraiment fondamental
00:58:14sur la philosophie économique
00:58:15de ce que je propose
00:58:16non
00:58:17l'Etat ne donnera jamais
00:58:18d'argent aux gens
00:58:19la seule chose
00:58:20qu'il puisse faire
00:58:20la meilleure chose
00:58:21qu'il puisse faire
00:58:21c'est d'arrêter de le prendre
00:58:22et c'est exactement
00:58:23ce que je propose
00:58:24baisser les dépenses
00:58:26pour pouvoir arrêter
00:58:27de prendre dans la poche
00:58:28des gens
00:58:28ce qui est censé financer
00:58:29ces gabgis
00:58:30je ferme cette parenthèse
00:58:31sur les loyers
00:58:33puisque vous en parlez
00:58:34ce que je dis
00:58:34c'est qu'on a bien compris
00:58:37on a pu analyser
00:58:38que l'encadrement des loyers
00:58:39avait créé la pénurie
00:58:40de logements
00:58:40dont aujourd'hui
00:58:41vous vous plaignez
00:58:42à juste titre
00:58:43et dont les français souffrent
00:58:44cet encadrement des loyers
00:58:45a créé une pénurie
00:58:46notamment à Paris
00:58:47j'en ai beaucoup parlé
00:58:48pendant la campagne municipale
00:58:49a fait perdre 50 000
00:58:50logements à Paris
00:58:51c'est ce qu'on a observé
00:58:52dans le monde entier
00:58:53l'encadrement des loyers
00:58:54c'est la mesure
00:58:55qui a la plus faible durée de vie
00:58:56partout dans le monde
00:58:57à chaque fois qu'on l'a mise en oeuvre
00:58:58elle a créé la pénurie
00:59:01où les gens de nouveau puissent loger
00:59:02j'aurais aimé avoir des exemples
00:59:04sur l'immigration
00:59:04sur la sécurité
00:59:05des chiffres comme vous avez donné
00:59:06sur la santé
00:59:07ça m'intéresse tellement
00:59:08on n'a pas le temps malheureusement
00:59:09je vais juste une phrase
00:59:10tout à l'heure je disais
00:59:10un salarié à 2000 euros net
00:59:12va payer un million d'euros
00:59:14sur l'ensemble de sa carrière
00:59:15ce que je lance ce soir
00:59:16et je voulais l'annoncer chez vous
00:59:17c'est un simulateur
00:59:19pour que tout le monde
00:59:20puisse faire le test
00:59:20pour son propre salaire
00:59:21c'est sur saracnafo.fr
00:59:23chacun arrive sur le site
00:59:25il n'a que son salaire à entrer
00:59:26il n'y a pas d'information
00:59:26qui est enregistrée
00:59:28saracnafo.fr
00:59:29et on lui dit
00:59:30voilà combien vous allez payer
00:59:31sur l'ensemble de votre carrière
00:59:32voilà ce que vous financez
00:59:33avec votre argent
00:59:34voilà ce que vous auriez pu
00:59:36vous payer
00:59:36vous voulez nous déprimer là
00:59:37quand je parle de
00:59:37non au contraire
00:59:38au contraire
00:59:39moi ce que je cherche à faire
00:59:39c'est d'allumer la lumière
00:59:42entre guillemets
00:59:42dans l'obscurité
00:59:43dans laquelle on nous a fait tomber
00:59:44pour à chaque fois
00:59:46que j'expose un problème
00:59:47proposer la solution
00:59:48qui va avec
00:59:49jamais je n'expose un problème
00:59:50sans dire voilà comment
00:59:51on le résout
00:59:51d'abord c'est pas du tout
00:59:52dans mon caractère
00:59:53et mon but c'est pas du tout
00:59:54de déprimer les gens
00:59:55au contraire
00:59:55c'est qu'ils se disent
00:59:56il y a de la lumière
00:59:57au bout de ce tunnel
00:59:58on sent tous le déplan
00:59:59il y a 15 propositions
01:00:00Michel Fayad rapidement
01:00:01j'ai entendu avec beaucoup
01:00:02d'intérêt et d'attention
01:00:04tout ce que vous avez dit
01:00:04mais j'ai juste
01:00:06un désaccord avec vous
01:00:07c'est sur le fait
01:00:08que les français
01:00:09ne seraient pas
01:00:10un peu responsables
01:00:11parce que pour moi
01:00:12étant donné que la plupart
01:00:14des candidats aujourd'hui
01:00:15défendent la retraite
01:00:16telle qu'elle est en place
01:00:18aujourd'hui
01:00:19c'est qu'en fait
01:00:20les français ne sont pas
01:00:21prêts à entendre la vérité
01:00:22qu'en réalité
01:00:23ce système de retraite
01:00:24c'est une pyramide de Ponzi
01:00:25c'est-à-dire une escroquerie
01:00:26totalement
01:00:27c'est le mot que j'ai employé
01:00:28tout à l'heure
01:00:29en disant c'est un vol
01:00:29on appelle ça un acquis social
01:00:30c'est un vol
01:00:31en réalité les français
01:00:32ne sont pas attachés
01:00:33à ce système
01:00:33ils y sont ligotés
01:00:34et regardez la manière
01:00:36avec laquelle on a défendu
01:00:37les dernières réformes
01:00:38des retraites
01:00:38on leur a dit
01:00:39vous allez sacrifier
01:00:40deux ans de votre vie
01:00:40pour sauver ce système
01:00:42mais vous imaginez
01:00:43là c'est déprimant
01:00:44pour le coup
01:00:45on leur demande
01:00:46de sauver un système
01:00:46qui est déjà condamné à mort
01:00:48de se sacrifier pour ça
01:00:49c'est pas du tout
01:00:50ce que je propose
01:00:51au contraire
01:00:52je leur dis
01:00:52vous allez mieux gagner
01:00:54à 2000 euros
01:00:55vous serez millionnaire
01:00:56vous n'allez pas toucher
01:00:571500 euros par mois
01:00:58pourquoi les candidats
01:00:59à l'élection présidentielle
01:01:00pour la plupart
01:01:00défendent
01:01:01pourquoi eux sont démagogiques
01:01:02je ne parlais pas de vous
01:01:02parce qu'ils sont complices
01:01:03du casse
01:01:04cher monsieur
01:01:04il faudra revenir
01:01:06Sarah Knaffo
01:01:06vous vous croyez fâchée
01:01:08avec les chiffres
01:01:08nul en maths
01:01:09perdue
01:01:09dès qu'on prononce
01:01:11le mot fiscalité
01:01:11ce livre est fait pour vous
01:01:13c'est ce que vous dites
01:01:14dans ce livre
01:01:15le casse du siècle
01:01:16on va marquer
01:01:17le JT
01:01:18restez avec nous
01:01:19pour le mot de la fin
01:01:20on vous donne le mot de la fin
01:01:21juste après le JT
01:01:22de Michael de Sambos
01:01:24alors bonsoir Christine
01:01:26bonsoir à tous
01:01:26Patrick Bruel
01:01:27a annoncé sur Instagram
01:01:28l'annulation de sa tournée
01:01:30prévue en octobre prochain
01:01:31mise en examen
01:01:33dans des affaires
01:01:33de violence sexuelle
01:01:34le chanteur dit avoir fait
01:01:35le choix de l'apaisement
01:01:36il considère que les conditions
01:01:38ne sont plus réunies
01:01:38pour maintenir ses concerts
01:01:39sans faire courir
01:01:41le moindre risque
01:01:41à son public
01:01:42et ses équipes
01:01:43Patrick Bruel
01:01:44continue de nier
01:01:45les faits
01:01:45qui lui sont reprochés
01:01:46le prix du gaz
01:01:47augmente de 5,6%
01:01:49ce mardi
01:01:50au total
01:01:506 millions de foyers
01:01:51abonnés à une offre
01:01:52indexée à ce prix
01:01:53seront impactés
01:01:54par cette hausse
01:01:55les autres abonnés
01:01:56au tarif fixe
01:01:56restent pour le moment
01:01:57protégés
01:01:58jusqu'à la fin
01:01:58de leur contrat
01:01:59le prix du gaz
01:02:00est en hausse
01:02:00depuis plusieurs mois
01:02:01et le début de la guerre
01:02:02au Moyen-Orient
01:02:04Christophe Glez
01:02:05a reçu la visite
01:02:05de plusieurs membres
01:02:06du ministère
01:02:07des affaires étrangères
01:02:08la semaine dernière
01:02:08Jean-Noël Barraud assure
01:02:09que la France continue
01:02:10de se mobiliser
01:02:11pour sa libération
01:02:12détenu en Algérie
01:02:13le journaliste français
01:02:14a été condamné
01:02:15à 7 ans de prison
01:02:15pour apologie du terrorisme
01:02:17il réalisait un reportage
01:02:18dans un club de football
01:02:20de Kaby
01:02:21Donald Trump
01:02:22à l'international
01:02:22promet de bombarder
01:02:23l'Iran bien plus durement
01:02:25si le pays réplique
01:02:26aux dernières frappes américaines
01:02:27ces dernières heures
01:02:28les Etats-Unis
01:02:29menaient des opérations
01:02:30après les attaques
01:02:31des gardiens de la révolution
01:02:32contre la navigation commerciale
01:02:34dans le détroit d'Hormuz
01:02:35et contre des militaires américains
01:02:36dans la région
01:02:37des bombardements
01:02:38confirmés
01:02:39par plusieurs médias
01:02:40d'état iranien
01:02:41enfin
01:02:42Sophie Adnaud
01:02:43a entamé
01:02:43sa troisième sortie
01:02:44dans l'espace
01:02:44en seulement deux semaines
01:02:46l'astronaute française
01:02:47a quitté la station spatiale
01:02:49internationale
01:02:49pendant quelques heures
01:02:50pour remplacer
01:02:51plusieurs appareils
01:02:52ou encore installer
01:02:53des câbles de liaison
01:02:54Sophie Adnaud
01:02:55est à la tête
01:02:55d'une mission 100% féminine
01:02:57qui doit prendre fin
01:02:58à l'automne prochain
01:02:59son voyage
01:03:00à 400 km de la Terre
01:03:02a débuté maintenant
01:03:03il y a 6 mois et demi
01:03:05Merci beaucoup
01:03:05Michael De Santos
01:03:06Sarah Knafou
01:03:07sorti du livre demain
01:03:09Dernier mot
01:03:09C'est du livre demain
01:03:10Donc demain
01:03:11je ferai ma première dédicace
01:03:13à Paris
01:03:13Toutes les informations
01:03:14sur les dédicaces
01:03:15sont sur sarahknafou.fr
01:03:16Samedi ce sera en Normandie
01:03:18et donc le dernier mot
01:03:20je vous dirais
01:03:20que pendant le temps
01:03:21qu'on a passé ensemble
01:03:22vous avez payé
01:03:2337 millions d'impôts
01:03:25et si vous voulez savoir
01:03:27où est-ce qu'ils sont passés
01:03:28le casse du siècle
01:03:29sort demain
01:03:29Allez l'acheter en librairie
01:03:30Merci beaucoup Sarah Knafou
01:03:32d'avoir été notre invité
01:03:34Merci à tous
01:03:35Dans un instant
01:03:36Pascal Praud
01:03:36l'heure des Pro2
01:03:37Juste avant Pascal Praud
01:03:39après le scandale
01:03:40du périscolaire
01:03:41Regardez à Paris
01:03:42plus de 200 enquêtes pénales
01:03:45ouvertes en ce jour
01:03:46de rentrée scolaire
01:03:47Regardez ce reportage
01:03:49Alors quand il était
01:03:51en grande section
01:03:52je l'ai sorti du périscolaire
01:03:54je ne voulais plus non plus
01:03:55qu'il aille à la garderie
01:03:57de l'école privée
01:03:58où il était
01:03:59donc non
01:04:01avec tout ce qui s'est passé
01:04:02j'étais très angoissée
01:04:05et je ne voulais plus
01:04:06que mon fils
01:04:06aille au périscolaire
01:04:07mais que ce soit
01:04:08le mercredi
01:04:10que ce soit
01:04:11les petites vacances
01:04:12ou les grandes vacances
01:04:13J'ai drastiquement changé
01:04:14mon organisation
01:04:15et ma logistique
01:04:17j'ai demandé
01:04:18à ma maman
01:04:18de déménager
01:04:19qui habitait dans le Marais
01:04:20et qui maintenant
01:04:21habite dans l'onzième
01:04:22pour pouvoir s'occuper d'Arthur
01:04:23et moi-même
01:04:25j'ai changé de carrière
01:04:27du coup
01:04:27j'ai pris un poste
01:04:29à temps partiel
01:04:30plutôt qu'en temps plein
01:04:31parce que je ne veux pas
01:04:33qu'Arthur aille au périscolaire
01:04:34Ce que je sens
01:04:35en tant que parent
01:04:36c'est que la justice française
01:04:37envoie un très mauvais signal
01:04:39je pense que le signal
01:04:40qui est envoyé
01:04:41c'est clairement
01:04:42un très bon signal
01:04:43par contre
01:04:43pour les pédocriminels
01:04:44C'est de l'organisation
01:04:46mais tous les parents
01:04:47ne peuvent pas s'organiser
01:04:48comme ça
01:04:48surtout ceux qui en ont plusieurs
01:04:49c'est très très compliqué
01:04:51en termes de logistique
01:04:52donc moi j'ai la chance
01:04:53je n'ai qu'un seul enfant
01:04:54mais effectivement
01:04:56je pense qu'il y a beaucoup
01:04:57beaucoup de familles
01:04:57qui sont en otage
01:04:58Moi je les ai retirées
01:05:00du périscolaire
01:05:01en accord avec leur père
01:05:02donc depuis l'année dernière
01:05:03depuis qu'elle est faite
01:05:04se sont confirmées
01:05:06déjà avant
01:05:07on n'avait pas trop confiance
01:05:08parce qu'on voyait en fait
01:05:09qu'il n'y avait pas
01:05:10pas grand chose de faite
01:05:13et voilà
01:05:13donc on les a retirées
01:05:15maintenant on s'est organisées
01:05:16comme on peut
01:05:18avec les moyens de bord
01:05:19donc c'est à dire
01:05:21on fait appel aux grands-parents
01:05:23du côté paternel
01:05:24puisque ma famille est à l'étranger
01:05:25donc malheureusement
01:05:27de mon côté
01:05:27je n'ai personne
01:05:28après on a créé quand même
01:05:30un petit réseau de solidarité
01:05:31entre parents
01:05:32entre amis
01:05:33pour se les garder
01:05:34sans traiter
01:05:35les mercredis
01:05:36parce que pour moi
01:05:37c'est hors de question
01:05:38qu'ils s'y retournent
01:05:38en tout cas
01:05:39au stade actuel
01:05:41certes il y a eu
01:05:42des avancées
01:05:43des choses faites
01:05:44par la mairie
01:05:45par la Dasco
01:05:47mais c'est pas suffisant
01:05:48ce n'est qu'un début
01:05:49c'est très bien
01:05:52la confiance est rompue
01:05:53et tant qu'on n'aura pas
01:05:55la certitude
01:05:56que nos enfants
01:05:57sont vraiment
01:05:57en toute sécurité
01:05:59à l'école
01:05:59et qu'il y aura
01:06:00une prise en charge
01:06:01des activités
01:06:02péri-scolaires
01:06:03de qualité
01:06:04les enfants
01:06:05moi je ne compte pas
01:06:06l'y mettre
01:06:06et qu'on n'aura pas
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