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00:02Générique
00:08...
00:15Bonsoir, merci de choisir Médian TV pour vous informer.
00:19Voici les titres de votre journal.
00:2121 journaux séparent les législatives au Maroc
00:24et la participation des jeunes reste le principal enjeu de ces élections.
00:27Des jeunes avec plusieurs revendications.
00:30On en parle dans un instant.
00:34Échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:37Les nouveaux bombardements américains ont fait 11 morts en Iran.
00:40L'Iran qui a riposté en ciblant les intérêts américains en Irak, en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
00:46On en parle aussi dans ce journal.
00:49Et puis il y a la 83e édition de la Monstra de Cinéma de Venise
00:54qui s'est ouverte aujourd'hui en tapis rouge pour Georges Clonny
00:58à qui sera remis dans la soirée en prix pour l'ensemble de sa carrière.
01:06Avant de développer ces titres,
01:08si vous êtes au Maroc, consultez la météo avant de prendre le volant.
01:13Une vague de chaleur et des averses orageuses avec grêle et rafale de vent
01:17sont prévues jusqu'à vendredi dans plusieurs provinces.
01:21Et dès ce mercredi, les températures vont aussi entre 42 et 45 degfées
01:26à Auxerre, Wadahab, Bouchdour, Asazag, Esmara, Tata et Rachidia, Zagora et Marrakech.
01:35Les législatives au Maroc auront lieu le 23 septembre courant.
01:39C'est exactement dans 21 jours.
01:41Ouvrons tout de suite notre page consacrée à ces élections.
01:49Et justement, à J-21 de ces élections législatives au Maroc,
01:53ils sont nombreux à vouloir rejoindre l'hémicycle
01:56et ils continuent à déposer leur dossier de candidature.
02:00Ils ont encore jusqu'au 9 septembre pour le faire.
02:03Et jusqu'ici, le nombre des déclarations de candidature aux élections
02:06des membres de la Chambre des représentants déposés en ligne
02:10a atteint un total de 1 003 appartenant aux différents partis politiques.
02:15C'est ce qu'a fait savoir une source au ministère de l'Intérieur.
02:22Il y a trois semaines de ce scrutin, les partis politiques rivalisent d'adresses
02:27et d'initiatives dans leur programme.
02:29Le PAM a dévoilé le sien en programme articulé autour de cinq axes.
02:34Sur le volet social, le parti veut stopper l'inflation
02:38et rétablir le pouvoir d'achat des citoyens à travers l'augmentation directe des revenus des familles.
02:44Le parti du tracteur propose aussi l'exonération totale de l'impôt sur le revenu
02:49pour les salaires bruts allant jusqu'à 11 500 dirhams nets par mois.
02:54Et concernant la jeunesse, l'objectif est d'intégrer un million de jeunes NIT dans le marché du travail.
03:02La participation des jeunes reste le principal enjeu de ces élections.
03:07Les jeunes avec plusieurs revendications de l'emploi à la santé en passant par l'éducation,
03:13vous allez le voir, leurs attentes sont nombreuses, nombreuses et urgentes.
03:17C'est un reportage de Mohamed Rishi, Nasreddin Unaïd.
03:23Une génération qui attend des réponses.
03:25A l'approche des élections, les jeunes s'imposent de nouveau au cœur du débat politique.
03:29L'emploi, le pouvoir d'achat, le logement, la qualité de l'enseignement et l'accès aux soins
03:33figurent parmi leurs principales préoccupations.
03:35Au-delà de la promesse d'un avenir meilleur,
03:37ces jeunes réclament surtout des opportunités concrètes.
03:41En fait, il y a un contraste clair entre ce que proposent les différents partis
03:45et ce qu'attendent d'eux, les jeunes.
03:46Il faut que les programmes soient plus en adéquation avec ceux que traverse la jeunesse marocaine d'aujourd'hui.
03:52Il faut aussi arrêter de tenir des discours irréalistes
03:54et faire des promesses qui ne pourront pas être tenues
03:57parce que c'est de cette manière qu'on perd pour de bon la confiance des jeunes.
04:01Éducation, santé, liberté individuelle, travail, logement.
04:04Il faut proposer des actions réalisables qui puissent se faire et se concrétiser sur le terrain.
04:08Pas juste faire des discours, juste avant les élections et tout laisser tomber par la suite.
04:13Les programmes se multiplient, les slogans se succèdent
04:16mais la jeunesse marocaine veut désormais aller au-delà des promesses.
04:19Ils cherchent des propositions claires, réalistes
04:21et surtout capables d'apporter des solutions à leurs problèmes quotidiens.
04:25Beaucoup de jeunes sont fatigués, lassés et se sentent lésés.
04:29Il y a un vrai sentiment de ras-le-bol,
04:31une fracture bien réelle entre les jeunes et notre système politique.
04:34De plus en plus d'abstention et de boycott et ce, pour une raison.
04:37La seule solution pour changer cela,
04:39nos politiques doivent faire ce que l'on attend d'eux
04:41et s'attaquer aux problèmes qui touchent cette jeunesse.
04:43Ils doivent agir contre ces problèmes.
04:45Entre l'espoir d'un changement et une confiance dans l'action politique
04:48qu'il faut encore reconquérir,
04:50les jeunes veulent retrouver leurs attentes dans les programmes électoraux.
04:53Pour beaucoup d'entre eux, il ne suffit plus de leur demander de voter.
04:56Il faut aussi leur donner une raison de croire que leur voix peut réellement changer les choses,
04:59influencer les politiques publiques
05:01et contribuer à construire un avenir à la hauteur de leurs ambitions.
05:09Dans le reste de l'actualité, quelques jours après avoir signé un décret
05:13pour changer le nom du lac Ontario situé à la frontière canadienne en lac Amérique,
05:18Donald Trump a proposé aujourd'hui de renommer le détroit d'Armose en détroit Trump.
05:23Le détroit d'Armose qui est en fait verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.
05:27Les Etats-Unis mènent en réaction en blocus des ports iradiens.
05:33Et dans ce contexte, il y a eu des échanges de frappes entre Américains et Iraïens.
05:38Les nouveaux bombardements américains ont fait 11 morts en Iran.
05:42L'Iran qui a riposté en ciblant les intérêts américains dans les pays du Golfe.
05:47Nasser Dunaïen.
05:50Le Pentagone a définitivement relancé la machine de guerre.
05:53Les médias iraniens rapportent des explosions à Banar Abbas, sur l'île de Qashm et aussi sur l'île de
05:58Lawan
05:58qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien.
06:03Plusieurs projectiles ont également frappé des zones à l'est du détroit d'Armose.
06:07Washington annonce avoir ciblé des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes.
06:12L'attaque est intense et Donald Trump avait annoncé se tenir prêt à intensifier l'offensive.
06:18Si Téhéran ripasse à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée bien plus durement et plus fort.
06:25Face aux menaces américaines, Téhéran ne bronche pas.
06:27La riposte iranienne a déjà été lancée.
06:29Jordanie, Irak, Bahreïn, Koweït, le Moyen-Orient est en proie aux missiles et aux drones.
06:35L'armée iranienne vise principalement les bases militaires américaines présentes dans ces pays.
06:39Les gardiens de la révolution annoncent une opération décisive.
06:43Nous promettons des ripostes encore plus larges et plus destructrices en cas de poursuite des attaques américaines.
06:48Nous adressons la même mise en garde à tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive.
06:53Téhéran l'assure, les Iraniens ne reverront pas leurs exigences à la baisse concernant Hormuz.
06:58Le gouvernement entend bien prélever des droits de passage dans le détroit où la navigation était libre avant le début
07:02de la guerre.
07:04Hors de question pour Washington qui, en parallèle des frappes, maintient la campagne d'asphyxie économique de l'Iran.
07:11Toujours dans la région, à Gaza, le premier ministre israélien a rendu fusite aujourd'hui.
07:15Les soldats israéliens déployés dans l'enclave palestinienne sur place,
07:19Benjamin Netanyahou a exclu toute idée de retrait des secteurs sous leur contrôle,
07:24malgré les pressions pour parvenir à un accord de paix défendu par Washington.
07:29Ce déplacement, le premier depuis le cessez-le-feu conclu à Gaza en octobre 2025,
07:34intervient à quelques semaines d'élections législatives en Israël.
07:38Confrontée à un scrutin serré, Benjamin Netanyahou multiplie les messages de fermeté pour rallier sa base.
07:47Autre visite, celle du président chinois, mais cette fois en Égypte.
07:50C'est une première en dix ans et sur place, Xi Jinping a mis en garde contre les ingérences extérieures
07:58au Moyen-Orient
07:59au moment où la région s'enfonce de nouveau.
08:02Nous l'avons vu dans cette édition dans la guerre.
08:07Sur notre continent, la République démocratique du Congo, Ebola a fait plus de 3000 morts.
08:12L'épidémie est la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays, selon un nouveau bilan publié aujourd'hui,
08:18alors que la campagne de vaccination contre la maladie a débuté à Kisangani, l'une des six provinces les plus
08:26touchées.
08:29L'espoir de retrouver des survivants s'aménuise une semaine après la crue meurtrière survenue à la frontière du Népal
08:37et de la Chine.
08:38Mais les secours ont inlassablement poursuivi aujourd'hui leur recherche dans la bouffe et les dépris.
08:43Selon les derniers bilans, ils en ont déjà retiré plus de 1200 corps, mais plus de 4700 personnes étaient toujours
08:51portées,
08:52disparues depuis le déferlement de cette crue mortelle.
08:59Je vous l'annoncer dans les titres.
09:01La 83e édition de la Mostra de cinéma de Venise s'ouvre aujourd'hui en présence de George Clooney,
09:08rare représentant de Niveau dans un festival qui fait cette année la part belle au film indépendant.
09:15A butier du Lido, la méga-star de 65 ans recevra un prix pour l'ensemble de sa carrière.
09:24Avec Robert Pattinson, il fait presque figure d'exception dans un festival,
09:29pourtant considéré comme une rampe de lancement pour les Oscars,
09:34mais boudé par les grands studios hollywoodiens.
09:43A présent, place à l'invité de Soirinfo.
09:56Les investissements directs étrangers connaissent une nette accélération au Maroc.
10:01Un dernier, le Royaume était dans le top 7 en Afrique et le Maroc compte bien consolider ses performances.
10:08La preuve fin juillet, le flux net des IDE a atteint 29,5 milliards de dirables dans le Royaume,
10:14en hausse de 58,5% sur un an.
10:18Que valent ces IDE au-delà de leur montant ?
10:21Pour en parler, nous avons le plaisir d'être avec Ahmed Khadraoui,
10:25expert en investissement international et développement des affaires.
10:29Il est aussi le fondateur du cabinet de conseil Think Global Advisory, Ahmed Khadraoui.
10:36Bonsoir, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
10:40Bonsoir, tous les plaisirs pour moi.
10:43Alors, je le disais, c'est partagé.
10:46Alors, je le disais, fin juillet, le flux net des IDE atteint 29,5 milliards de dirables,
10:54en hausse de 58,5% sur un an.
10:58Que vous inspire cette progression des IDE ?
11:01Peut-on parler d'un véritable changement de dynamique ?
11:04Ou faut-il encore attendre les chiffres de l'ensemble de l'année ?
11:09Bon, on peut considérer ça déjà comme un signal positif.
11:12Et ça a été même salué dans le dernier rapport de la Banque mondiale.
11:16Mais toutefois, moi, ce que je dis chaque fois, que pour les chiffres relatifs aux IDE,
11:21on est tout le temps, on parle juste d'un résultat de négociation de deux, trois ans antérieurs.
11:28Donc là, on est juste en train de récolter les fruits de ce qu'on a fait il y a
11:32deux, trois ans.
11:32Mais ce qu'on peut présager, c'est que le travail qui est fait aujourd'hui en amont pour d
11:37'autres projets
11:38ne font que prédire un très bel avenir pour les années à venir.
11:42Et c'est dans la continuité de ce qui s'est passé il y a deux ans, il y a
11:46un an et actuellement.
11:51– Alors, qu'est-ce qui rend aujourd'hui, vous disiez il y a quelques instants
11:55qu'un travail colossal a été abattu, qu'est-ce qui rend aujourd'hui le Maroc plus attractif
12:01aux yeux des investisseurs internationaux ?
12:04Les infrastructures, la stabilité, les zones industrielles, les grands projets.
12:09Dites-nous ce qui pousse aujourd'hui les investisseurs à vouloir poser leur valise dans le royaume.
12:16– Je vais dire tout simplement tout ce que vous avez dit plus autre chose.
12:22– Autre chose, c'est-à-dire ?
12:24– Aussi l'influence sur la région, sur un plan géopolitique.
12:31Il y a longtemps, la seule stratégie, c'était attirer les ITE, c'est baisser le coût de la main
12:38-d'œuvre,
12:39mettre en place une infrastructure qui peut recevoir, importer, exporter les matières et produits finis
12:44et c'est tout. Aujourd'hui, on n'est plus dans cette configuration-là.
12:47Aujourd'hui, on a besoin d'un pays effectivement stable, d'une infrastructure aux normes internationales,
12:53mais aussi d'un tissu de PME qui permet de contenir ces méga-projets
12:58ou ces investissements étrangers avec certaines normes.
13:02Aujourd'hui, le Maroc, il propose ça, plus il propose un marché qui commence à être un peu mature,
13:08de 40 millions d'habitants, mais une influence dans la région de toute l'Afrique de l'Ouest,
13:12et on est aux portes de l'Europe. C'est une situation assez singulière,
13:15mais aussi le résultat d'un grand travail qui a été fait ces 20 dernières années.
13:20Donc, sans risque de nous tromper, on peut dire qu'aujourd'hui,
13:23que ces travaux commencent réellement à porter leurs fruits.
13:28Effectivement.
13:30Aussi, il y a pas mal d'exemples qu'on peut citer.
13:33Il y a 20 dernières années, le Maroc, par exemple, ne figurait pas dans l'échec de l'industrie aéronautique.
13:37Aujourd'hui, il fait partie d'un club fermé des rares pays dans le monde
13:41où on peut parler, par exemple, de production, assemblage et maintenance des composants de l'industrie aéronautique.
13:48Ce qui a fait qu'aujourd'hui, tout à l'heure, vous avez parlé, par exemple, du détroit d'Hormuz.
13:53Il y a longtemps, personne ne parlait d'industrie de défense aérienne au Maroc.
13:59Grâce au détroit d'Hormuz, ça a fait de la publicité pour les drones marocains.
14:03Ces drones marocains, finalement, sont les résultats de quoi ?
14:07Des investissements étrangers qui ont été faits dans le secteur aéronautique
14:10qui a permis à certaines sociétés marocaines, PME, d'avoir des normes au standard international
14:17qui ont permis de développer une industrie locale, qui a fait qu'aujourd'hui,
14:21on a développé une industrie de défense aérienne nationale
14:25qui a eu une influence sur le plan régional
14:29et que tout le monde a commencé à demander où sont les drones marocains.
14:32D'accord.
14:32Et ça, c'est une réponse de ces idées.
14:34C'est un peu loin, c'est 25 ans, mais sur une échelle de temps, c'est très, très peu.
14:41– Nous allons continuer à parler de ces idées.
14:44Aujourd'hui, où situait le Maroc dans la compétition africaine pour les idées ?
14:51– Ça, par contre, la vérité, j'aimerais bien situer déjà l'Afrique dans l'investissement mondial.
15:02Actuellement dans le monde, on parle d'une enveloppe de 1 600 milliards de dollars.
15:08Toute l'Afrique, qui représente 18% de la population mondiale,
15:12on parle d'une cinquantaine de pays,
15:14on est à peine 3% de l'enveloppe mondiale, on est à 70 millions.
15:19Donc, la vérité, c'est très embryonnaire.
15:22Maintenant, le Maroc, même si son classement,
15:25beaucoup vont le considérer un peu bas, le fait qu'on est septième,
15:30mais pour moi, c'est une mauvaise lecture de ce chiffre pour deux choses.
15:36De un, la qualité des investissements réalisés.
15:40Parce qu'aujourd'hui, il y a d'autres pays africains qui sont mieux classés que le Maroc,
15:44mais c'est des investissements qui sont liés, par exemple,
15:47dans le secteur minier de l'extraction, dans les infrastructures.
15:52Aujourd'hui, le Maroc, par exemple, c'est l'investissement public
15:55qui va s'occuper de l'infrastructure.
15:59Ça, de un.
16:00De deux, quand on parle d'IDE, au Maroc,
16:03ça fait des années qu'ils consolident ces investissements.
16:06Il y a tout le temps des flux entrants d'investissements et de réinvestissements.
16:10Le problème d'autres pays africains, en général,
16:14c'est des opérations ponctuelles.
16:16C'est un investissement qui se fait pendant des années,
16:19mais derrière, certains pays disparaissent du radar,
16:23et on a d'autres qui vont venir.
16:24En fait, il y a juste un effet de mode,
16:26il y a un effet de sortie de capital sans qu'il y ait un réinvestissement.
16:29Parce que chaque fois qu'on parle d'IDE, je dis, s'il vous plaît, parlez-moi de flux net,
16:34c'est-à-dire des capitales qui rentrent, mais aussi des capitales qui sortent.
16:37Et le grand challenge, c'est que le territoire ou le pays convainc les investisseurs étrangers
16:44à garder leur capital au pays et, au contraire, à réinvestir davantage.
16:49Nous aurons l'occasion d'y revenir, mais avant cela, restons sur ce classement,
16:54parce qu'il y a l'Égypte qui reste en tête en Afrique avec 15,45 milliards de dollars,
16:59c'était en 2025, tandis que d'autres économies africaines
17:02captaient également des montants, on va dire, importants.
17:05Maintenant, que nous dit cette comparaison ?
17:07Le Maroc doit-il chercher à rattraper les volumes
17:10ou privilégier une stratégie différente ?
17:16Mais absolument pas.
17:18Par exemple, si on va zoomer un peu sur les investissements étrangers liés en Égypte,
17:23c'est des investissements qui sont liés principalement à l'immobilier,
17:27à la construction de la méga-city, qu'on appelle généralement CC-city.
17:35Au Maroc, aujourd'hui, difficilement, on aura un projet similaire.
17:39Ce genre d'investissement, généralement, soit ça va se faire par des investisseurs locaux,
17:43soit ça sera 50 secondes.
17:45Dans d'autres pays, comme la Mozambique ou la Guinée,
17:47vous allez voir que ces investissements sont liés à l'infrastructure.
17:52Donc, quand on fait le zoom, réellement, est-ce que ces projets vont créer de la valeur ?
17:56Parce qu'on peut faire un parallèle rapide.
18:00Le plus grand méga-projet qui est en train de se faire au Maroc, par exemple,
18:03c'est Goshen, qui est relatif à l'industrie de la batterie.
18:07C'est une enveloppe qui sera de 10 milliards de dollars,
18:10avec un création d'emplois de 17 000 emplois.
18:15Ça veut dire presque un emploi par un million de dirhams.
18:20Dans ces investissements d'infrastructure ou d'extraction,
18:26on va parler plutôt d'une création d'emplois,
18:28d'un emploi par un million de dollars.
18:33Ce n'est pas la même configuration, c'est presque un dénominateur de x10.
18:40Donc, aujourd'hui, ce que les gens ne savent pas,
18:44les IDE, ils ont un coût.
18:46Pour qu'un pays capte des investissements étrangers,
18:48il a besoin de faire sortir de l'argent, c'est de l'argent public.
18:51Donc, il faut les utiliser à bon escient.
18:53On doit ramener, aujourd'hui, le challenge,
18:56ramener les investissements qui vont laisser de la valeur.
19:00Pas des investissements...
19:01Là, vous parlez de la qualité, de l'importance d'avoir une qualité
19:04en termes d'IDE, parce que derrière ces milliards,
19:08il y a aussi une question qui se pose,
19:10c'est quels IDE nous voulons réellement.
19:12Ça va être probablement le cœur de cet entretien.
19:14Par exemple, un milliard investi dans une activité d'assemblage
19:19et un milliard investi dans une industrie technologique,
19:22on sait qu'ils n'ont pas la même valeur pour l'économie,
19:25pour ne pas comparer avec un milliard investi dans l'immobilier.
19:29Comment mesurer, aujourd'hui, la qualité d'un investissement direct étranger ?
19:35Pour vulgariser un peu la chose,
19:37moi, je dis un investissement qualitatif,
19:41c'est un investissement qui, même si cet investisseur étranger
19:44pour X raisons, il plie bagage,
19:48il laisse tellement de savoir-faire et de compétences
19:51que le pays lui-même ou un autre investisseur
19:53peut prendre le relais et faire la continuité.
19:57Parce que généralement, auparavant,
19:59on avait des investissements étrangers qui étaient là.
20:00En fait, c'était juste pour faire une transformation simple,
20:04pour profiter d'une main-d'œuvre.
20:06Une fois ce pays partait,
20:08on se retrouvait avec des entrepôts vides
20:12et avec aucun savoir-faire,
20:15juste au contraire d'une crise sociale,
20:17des chômeurs à gérer,
20:20à leur trouver de nouveaux emplois.
20:23D'accord ?
20:23Donc déjà, pour moi, ça, la vérité, la qualité,
20:25c'est plus quelque chose qui va toucher
20:27à la partie recherche et développement,
20:29à la partie transfert de technologie
20:30et aussi au savoir-faire.
20:35Aujourd'hui, le Maroc,
20:38il avait beaucoup misé sur l'industrie aéronautique
20:41et à l'industrie automobile.
20:42Ce que les gens ne savent pas,
20:44c'est qu'avec le taux d'intégration
20:47des entreprises PME marocaines
20:49qui a beaucoup augmenté significativement
20:51et qui a passé de 30% à 65%, par exemple,
20:55à l'industrie automobile,
20:57il a créé des champions nationaux
20:59qui, aujourd'hui,
21:01ils peuvent aussi travailler
21:02dans l'industrie ferroviaire.
21:04Parce que ce que les gens ne savent pas,
21:06le Maroc, il est amené à prochainement
21:08être impliqué dans l'industrie ferroviaire.
21:10Ahmed Khadraou, nous aurons l'occasion
21:12de revenir sur l'importance de ces idéaux
21:14pour les PME.
21:16Mais là, vous évoquiez une question
21:18d'une importance capitale,
21:20c'est l'importance de ces idéaux,
21:23c'est-à-dire la qualité de ces idéaux.
21:24On doit miser sur la création d'emplois,
21:27valeur ajoutée locale,
21:28la recherche et le développement,
21:30le transfert de technologies,
21:32la formation,
21:33ce sont ça qui devraient être
21:35les critères prioritaires, n'est-ce pas,
21:38en matière d'IDE ?
21:40Et pas que, parce que finalement,
21:42ce qu'on doit voir,
21:44est-ce que pendant cette période
21:46de cet investissement réalisé,
21:48quelle est l'évolution de ces paramètres-là ?
21:51Par exemple, parce qu'on peut parler
21:54de recherche et développement,
21:55mais est-ce qu'on doit se poser la vraie question
21:57après, par exemple,
21:59cinq ans ou dix ans dans l'industrie automobile,
22:01qu'est-ce que le Maroc a gagné
22:03en termes de brevets dans cette recherche ?
22:05Ou en termes de formation ?
22:07Aujourd'hui,
22:09et ça a été prouvé à maintes reprises,
22:11que dans l'industrie automobile,
22:13par exemple,
22:14on commence à parler
22:14d'une vraie compétence marocaine.
22:17Aujourd'hui, on a des pays
22:18qui commencent à vouloir chercher
22:20des soudeurs marocains
22:21et à les ramener dans leur pays
22:23par rapport à leur qualité de travail.
22:25Là, effectivement,
22:26on peut dire qu'il y a une qualité d'investissement
22:28parce qu'il y a 20 ans ou 15 ans,
22:31on n'avait pas de compétences de pointe.
22:33Aujourd'hui,
22:34on a une maîtrise de ces métiers-là techniques
22:37au point que d'autres pays
22:39nous envient
22:40et essayent d'importer ces cadres.
22:44Et ça,
22:44on peut le voir même
22:46dans des pays voisins
22:47comme la France.
22:48La France, aujourd'hui,
22:49commence à chercher
22:50certaines compétences
22:51dans ces industries automobiles
22:52au Maroc.
22:53Sachant que quand on parle de la France,
22:55c'est l'un des pays pionniers
22:56de l'industrie automobile,
22:57par exemple.
22:59Alors, en tout cas,
23:00si je suis votre raisonnement,
23:01c'est qu'aujourd'hui,
23:02nous devons réellement passer
23:04d'une logique
23:05de combien investir
23:07vers une logique
23:08ou bien à une logique
23:09de quelle valeur créer.
23:11C'est bien cela ?
23:14Oui, il faut aussi faire
23:17ce que les gens ne conçoivent pas.
23:19Il ne faut pas aller à l'excès.
23:20L'État,
23:23c'est elle qui est responsable
23:24de l'investissement public.
23:26Et pour avancer,
23:27avoir une économie prospère,
23:28elle doit être
23:29avec un partenariat privé.
23:31Le privé,
23:32il y a deux catégories.
23:34Il y a le privé national
23:35et le privé international.
23:37Aujourd'hui,
23:38un État ne peut pas
23:39se concentrer juste
23:40à l'attractivité
23:42des investisseurs étrangers.
23:43Elle doit aussi
23:45gérer
23:45et former
23:46un écosystème
23:47d'entreprises marocaines,
23:49petites, moyennes et grandes,
23:51assez compétitifs
23:51et assez compétitifs
23:55avec ses investisseurs
23:56étrangers.
23:57Et pour composer
23:58avec ces deux,
23:59il y a un certain
24:01équilibre à faire.
24:02Parce que,
24:03comme je vous ai dit,
24:05ramener un investisseur
24:06étranger,
24:06ça a un coût.
24:07Et c'est là une question
24:08qui se pose.
24:09Qu'est-ce qui est plus intéressant
24:12par rapport à chaque pays ?
24:14est-ce qu'attirer
24:15un investisseur étranger
24:16ou,
24:17en même temps,
24:18faire grandir
24:19un champion national ?
24:23Et là,
24:24justement,
24:26comment
24:26l'AMDIE
24:28peut aller
24:29encore plus loin
24:29dans le ciblage
24:31de ses investisseurs ?
24:34Pardon ?
24:35Pardon ?
24:36Je ne vous ai pas
24:36écouté ?
24:37Comment aujourd'hui
24:38l'AMDIE
24:39peut aller plus loin
24:41dans le ciblage
24:42des investisseurs ?
24:45Aujourd'hui,
24:46la vérité,
24:46là on va parler un peu
24:47sur la politique publique.
24:50Aujourd'hui,
24:51l'AMDIE
24:51ou même
24:53le ministère
24:53de l'investissement
24:54ou autres organes
24:57étatiques
24:57ou même
24:59un organe
25:01privé
25:01ne peuvent
25:03cibler
25:03tous les secteurs.
25:05Ça,
25:05aucun pays
25:06ne peut faire.
25:06Mais ce qu'on peut faire,
25:08c'est cibler
25:08certains secteurs
25:09porteurs
25:10et aujourd'hui,
25:10l'idée,
25:11se trouver des secteurs
25:12passerelles.
25:13C'est un peu l'idée
25:13que j'évoquais tout à l'heure.
25:15C'est,
25:16on essaie,
25:17par exemple,
25:17d'attirer un secteur
25:19qui,
25:20à une certaine maturité,
25:22peut faire office
25:23d'une passerelle
25:24rapidement
25:24à un autre secteur.
25:26Comme on a parlé
25:26tout à l'heure,
25:28en développement
25:29d'une industrie automobile,
25:30d'une industrie aéronautique,
25:32pour le Maroc,
25:32ce sera très facile,
25:33voire même logique,
25:34de se focaliser
25:37vers l'industrie
25:37ferroviaire,
25:38par exemple.
25:40Et toujours
25:41dans ce ciblage
25:42des investisseurs,
25:43quelle place
25:43devrions-nous
25:44accorder
25:45aux PME marocaines
25:46pour faire d'elles
25:47de véritables championnes
25:49de l'économie ?
25:50Pour moi,
25:52le véritable travail,
25:53aujourd'hui,
25:53il y a des instituts
25:54étatiques qui font
25:55ce travail,
25:56par exemple,
25:56Maroc PME,
25:57avec leur nouvelle
25:59initiative de Pacte PME.
26:01La PME marocaine,
26:02aujourd'hui,
26:02il a besoin
26:03de certifications
26:03et de normes.
26:04Parce que le vrai passeport
26:05qui permet aujourd'hui
26:08aux PME marocaines
26:09de s'introduire
26:10surtout dans un tissu
26:12industriel international,
26:13ce sont les normes
26:13et les certifications.
26:15Et aujourd'hui,
26:16les PME marocaines,
26:17ils ont besoin de ça.
26:18Ils ont aussi,
26:19bien sûr,
26:19besoin de subventions
26:21pour améliorer,
26:24pour moderniser
26:25leurs outils de production,
26:27la numérisation,
26:28aussi,
26:29et, bien entendu,
26:33une politique exportatrice
26:35plus fluide
26:36et plus agressive.
26:38Donc,
26:38ce qui va permettre
26:39en quelque sorte
26:40de transformer
26:41le transfert de technologies
26:43en montée
26:44en gamme durable
26:45pour ces entreprises locales.
26:48Exactement.
26:49En plus,
26:51comme on parle toujours
26:53du Maroc,
26:55le Maroc,
26:56aujourd'hui,
26:57ce n'est plus juste
27:00le petit atelier
27:01à côté de l'Europe.
27:02Aujourd'hui,
27:03le Maroc,
27:03c'est un pays
27:04qui est aussi orienté
27:05vers sa zone d'influence
27:07d'origine
27:07qui est l'Afrique de l'Ouest.
27:10Aujourd'hui,
27:12nous,
27:13depuis le Maroc,
27:14on ne le ressent pas,
27:14mais depuis l'étranger,
27:17on commence beaucoup
27:18à parler du Made in Morocco.
27:19Aujourd'hui,
27:20il y a certains investisseurs
27:21étrangers
27:22qui ont compris l'idée
27:23qu'aujourd'hui,
27:24pour attaquer l'Afrique,
27:26il faut passer
27:26par le Maroc
27:28sous la bannière
27:29Made in Morocco.
27:32Et c'est important aussi
27:35de conditionner,
27:36n'est-ce pas,
27:37certains avantages
27:38accordés aux investisseurs
27:39à des engagements précis,
27:41par exemple,
27:42en matière d'emploi,
27:43de formation,
27:43de recherche et développement
27:45ou d'intégration locale.
27:47C'est ce dont on parlait
27:47il y a quelques instants.
27:51La vérité,
27:52oui,
27:53c'est un engagement
27:53qui doit être fait.
27:55Mais en même temps,
27:56quand on parle
27:57d'investissement international,
27:59on parle aussi
28:00de conjoncture économique.
28:02Pourquoi je vous ai dit
28:03tout à l'heure
28:04que l'État,
28:04il doit tout le temps
28:05à la fois
28:07attirer des investisseurs
28:08étrangers,
28:08mais à la fois aussi
28:10former et solidifier
28:11son tissu national,
28:13parce qu'en temps
28:14de crise,
28:17ceux qui font
28:18généralement
28:19le plus de résilience,
28:20c'est le tissu local.
28:21On l'a vu
28:22lors de la pandémie
28:23de Covid-19
28:24avec la confection
28:26des masques.
28:27Exactement.
28:30Et ça,
28:31aujourd'hui,
28:32d'ailleurs,
28:32pour la production
28:33des masques,
28:34c'était la vraie
28:36mise en pratique
28:36d'une nouvelle stratégie
28:38nouvelle qui est
28:39du concept
28:40du « frenchoring ».
28:41Si vous avez
28:42remarqué,
28:43pendant le Covid,
28:44il y avait des crises
28:45de masques en France,
28:46c'est le Maroc
28:47qui en partie
28:48a pallié ses besoins.
28:50Et c'est vrai
28:50que ça a inspiré
28:52de l'autre côté
28:54de la Méditerranée,
28:55ça a beaucoup
28:56inspiré certains pays ?
28:58Bien sûr,
28:59et aujourd'hui,
29:00on a même
29:00d'autres secteurs
29:01d'activité
29:01qui sont en train
29:02de se relocaliser.
29:05Par exemple,
29:06l'industrie textile,
29:07dans les années 90,
29:09les années 2000,
29:10ça commence à disparaître
29:11dans le bassin
29:12méditerranéen.
29:13Presque toute
29:13l'industrie textile
29:15s'est délocalisée
29:16en Chine
29:17ou au Bangladesh.
29:18Aujourd'hui,
29:19non.
29:19Il y a une industrie textile
29:21qui a commencé
29:21à réussir
29:22en Tunisie,
29:23au Portugal,
29:24au Maroc même,
29:25en Turquie,
29:25parce qu'on a compris
29:26que dans un temps
29:27de crise
29:28ou dans une crise
29:29de géopolitique,
29:30on a besoin
29:31d'avoir
29:34un producteur
29:36soit ami,
29:37soit proche
29:39en termes
29:40géographiquement
29:41parlant.
29:42Ahmed Haddraoui,
29:43aujourd'hui,
29:43comment maximiser
29:44les retombées
29:45fiscales,
29:46industrielles,
29:47technologiques
29:47et sociales
29:48et surtout éviter
29:49que les bénéfices
29:50soient essentiellement
29:51rapatriés
29:52sans véritable
29:53effet d'entraînement ?
29:59Aujourd'hui,
30:00pour moi,
30:01le vrai challenge,
30:02surtout comme
30:03un pays
30:04comme le Maroc,
30:05c'est de chercher
30:06des retombées
30:07technologiques.
30:08Pourquoi ?
30:09Parce que des retombées
30:10technologiques,
30:11un savoir-faire
30:12qui se fait transférer,
30:14aujourd'hui,
30:15le Maroc,
30:16on commence à avoir
30:17des champions
30:17nationaux
30:18qui ont grandi
30:19grâce à la compétition
30:21de certains investisseurs
30:23étrangers
30:23au Maroc
30:24au point qu'aujourd'hui,
30:26ils sont capables
30:26de le concurrencer
30:27dans d'autres pays.
30:29Donc réellement,
30:29pour moi,
30:30s'il y a
30:30un investissement
30:32étranger de qualité
30:33qu'on peut ramener
30:34au Maroc
30:34et qui va faire
30:35grandir
30:36nos entreprises
30:38marocaines
30:40par transfert
30:41de technologies
30:41ou par augmentation
30:42de compétences,
30:43c'est ce que je vais
30:44privilégier en premier.
30:46Maintenant,
30:47si on va revenir
30:48sur l'état mondial,
30:51dans toute la partie
30:52IDE du monde,
30:53s'il y a un constat
30:54à faire en 2025,
30:55c'est que maintenant,
30:56il y a moins de projets
30:57d'IDE à travers le monde,
30:59il y a une baisse
31:01significative,
31:02mais la valeur
31:03des projets
31:04est là énormément
31:04augmentée.
31:07et il y a
31:08une baisse
31:08d'emploi.
31:10Tout ça pour dire
31:11qu'il ne faut plus
31:14cibler
31:14tout type
31:15d'investissement
31:16étranger,
31:17parce qu'aujourd'hui,
31:18le métier à l'in
31:19se trouver
31:19le bon équilibre
31:20entre l'investissement
31:21étranger qui va nous
31:22permettre d'avoir
31:22une augmentation
31:23de compétences,
31:24mais aussi
31:25de créateurs
31:25d'emplois.
31:26Parce que ce n'est plus
31:27le cas,
31:28parce qu'aujourd'hui,
31:29le meilleur exemple,
31:30c'est l'IA.
31:31L'IA,
31:31il capte aujourd'hui
31:32la meilleure partie
31:33des idéaux.
31:34Mais est-ce que l'IDEA
31:35est son créateur
31:35d'emplois ?
31:36Absolument pas.
31:38Donc aujourd'hui,
31:39l'idée et le vrai challenge
31:40pour un pays
31:41comme le Maroc,
31:42c'est de se positionner
31:43dans les secteurs
31:45industriels
31:45où il y a une création
31:46d'emplois,
31:47une création d'emplois
31:48durable,
31:49de développer un savoir-faire
31:50qu'on peut nous-mêmes
31:52exporter ailleurs
31:53avec notre propre sauce,
31:58sous notre propre bannière.
32:00Et comme on a parlé
32:02tout à l'heure,
32:03et ça s'est fait
32:04dans l'industrie
32:04de la défense,
32:06prochainement,
32:06ça va se faire aussi
32:07dans l'industrie
32:08de composants médicaux.
32:09D'accord.
32:12En d'autres termes,
32:13il faut un équilibre
32:14pour résumer
32:15entre attractivité
32:16pour l'investisseur
32:17et exigence
32:18de souveraineté économique.
32:20Ahmed Khadraoui,
32:21merci.
32:22Merci pour toutes ces précisions.
32:23Merci d'avoir répondu
32:24à nos questions.
32:26Tout le plaisir pour moi.
32:29On poursuit
32:30Soir Info,
32:32tout de suite,
32:32place à l'essentiel
32:34de l'actualité économique,
32:35c'est avec Rachid Farhan.
32:43On commence le Maroc
32:45avec le commerce extérieur.
32:46Le déficit commercial
32:47continue de se creuser.
32:49À fin juillet,
32:50il atteint
32:51près de 244,7%.
32:53milliards de dirhams,
32:54soit une hausse
32:55de 26,5 sur un an.
32:58Pourquoi cette dégradation ?
32:59Principalement parce que
33:00les importations
33:01progressent beaucoup plus vite
33:02que les exportations.
33:03Les achats du Maroc
33:04à l'étranger
33:05dépassent désormais
33:06544 milliards de dirhams,
33:08en hausse de près de 16%.
33:10Dans le même temps,
33:10les exportations
33:11progressent de 8,4%
33:13à environ
33:14299 milliards de dirhams.
33:17Plusieurs secteurs exportateurs
33:18affichent pourtant
33:19de bonnes performances.
33:21C'est notamment
33:22le cas de l'automobile
33:23et de l'aéronautique.
33:24Mais cela ne suffit pas
33:26à compenser
33:26la hausse des importations,
33:28notamment celles liées
33:29à l'énergie
33:29et aux biens d'équipements.
33:31Résultat,
33:32le déficit commercial
33:33s'est donc nettement
33:34alordi depuis le début
33:35de l'année.
33:36A l'inverse,
33:37un autre indicateur
33:39des échanges
33:39avec l'étranger
33:40évolue favorablement.
33:42Les transferts
33:42des Marocains
33:43résidant à l'étranger
33:44poursuivent
33:45leur progression.
33:46A fin juillet,
33:47ils atteignent
33:4874,7 milliards de dirhams,
33:51en hausse de 8%
33:52sur un an.
33:53Ces transferts
33:54représentent
33:54une importante source
33:55de devises
33:56pour le Royaume.
33:57La saison estivale
33:592026 a été marquée
34:00par des niveaux
34:01de trafic historiques.
34:02A Casablanca,
34:03Mohamed V,
34:04plus de 46 000 passagers
34:05ont été enregistrés
34:06en une seule journée.
34:08A Marrakech-Menara,
34:09le trafic a dépassé
34:10les 30 000 passagers
34:11sur une journée.
34:12Et à Tangier-Ibn Battuta,
34:13le pic a atteint
34:14plus de 13 300 passagers.
34:17D'autres plateformes
34:17affichent également
34:18de fortes progressions,
34:20notamment Tétouan
34:20et Dakhla.
34:21Ces chiffres confirment
34:23la montée en puissance
34:24du trafic aérien
34:25au Maroc,
34:26portée notamment
34:26par la saison estivale
34:28et le retour
34:28des Marocains du monde.
34:30Direction l'Afrique de l'Est,
34:32en Éthiopie,
34:33la pression sur les prix
34:34s'accentue.
34:34L'inflation a atteint
34:3615,3% en juillet
34:38contre 13,9%
34:40le mois précédent.
34:41C'est le quatrième mois
34:42consécutif de hausse.
34:44Les produits alimentaires
34:46sont particulièrement
34:47concernés
34:47avec des augmentations
34:48qui atteignent
34:49parfois plusieurs dizaines
34:50de pourcents.
34:51Mais la hausse des prix
34:52dépasse désormais
34:53le secteur alimentaire.
34:54L'inflation non alimentaire
34:56atteint,
34:57elle aussi,
34:57près de 15%.
34:58Pour les ménages,
34:59la conséquence est directe,
35:01le pouvoir d'achat
35:02est davantage
35:02sous pressant.
35:03Et cette accélération
35:04des prix
35:05constitue désormais
35:06un sujet majeur
35:07pour l'économie éthiopienne.
35:09On reste en Afrique
35:10avec une autre mauvaise nouvelle,
35:12cette fois pour les producteurs
35:13de cacao en Côte d'Ivoire.
35:15Le prix payé aux producteurs
35:16pour la prochaine campagne
35:18est fixée à
35:181200 francs CFA
35:20le kilogramme.
35:21C'est nettement moins
35:22que les 2800 francs CFA
35:24enregistrés
35:25au plus haut
35:25en octobre dernier.
35:27En un an,
35:28le prix Borshan
35:28a donc été divisé
35:30par plus de deux.
35:31Cette chute intervient
35:32après la spectaculaire
35:33envolée des gourmandules
35:35du cacao
35:36en 2024.
35:37Pour les producteurs
35:38ivoiriens,
35:39la baisse des prix
35:39représente un sérieux
35:41coup de frein
35:41aux revenus,
35:42un enjeu important
35:43pour la Côte d'Ivoire,
35:44premier producteur mondial
35:46de cacao.
35:47On termine ce journal
35:48avec l'économie internationale
35:50au Brésil.
35:51La croissance marque
35:52nettement le pas.
35:53Le PIB a progressé
35:54de seulement 0,5%
35:56au deuxième trimestre
35:57contre 1,1%
35:59au premier.
36:00La consommation
36:01des ménages recule
36:02tout comme les exportations.
36:04Certains secteurs
36:04permettent toutefois
36:05à l'économie
36:06de rester dans le vert,
36:07notamment l'agriculture
36:08et les industries extractives.
36:11Le Brésil reste donc
36:12en croissance
36:13mais à un rythme
36:14beaucoup moins soutenu.
36:15Et aux Etats-Unis,
36:16l'activité manufacturière
36:18reste dynamique
36:19mais elle ralentit.
36:20L'indice PMI
36:21du secteur
36:22s'est établi
36:23à 54,6 points
36:25en août
36:26contre 56,6
36:28en juillet.
36:29Un niveau
36:30qui reste supérieur
36:31à 50,
36:31seuil qui marque
36:32la différence
36:33entre expansion
36:34et contraction.
36:35Mais les nouvelles commandes
36:36et les carnets
36:37de commandes
36:38ralentissent.
36:39Autre point
36:40à surveiller,
36:41les prix restent élevés
36:42notamment sous l'effet
36:43de renchérissement
36:44de l'énergie
36:45et des transports.
36:46L'industrie américaine
36:48poursuit donc
36:48sa progression
36:49mais montre
36:50quelques signes
36:51d'essoufflement.
36:54A présent,
36:55on place à l'invité culture
36:56avec Mariam Hamdichy
36:57qui reçoit
36:57Mohamed Amin El Mahfoudi,
37:00expert en transformation digitale.
37:10Mesdames et messieurs,
37:11bonsoir
37:12et bienvenue
37:13dans l'invité culture.
37:14Ce soir,
37:15nous posons
37:16une question fondamentale
37:17qui touche au cœur même
37:18de l'avenir
37:19de nos enfants
37:19et de notre système éducatif.
37:22Faut-il intégrer
37:23l'intelligence artificielle
37:24de l'école primaire ?
37:26À l'heure où les gouvernements
37:27cherchent à adapter l'éducation
37:29aux mutations technologiques,
37:31le débat suscite une vive inquiétude.
37:33D'un côté,
37:34la tentation de moderniser l'école
37:36pour préparer les plus jeunes
37:37à un monde numérisé
37:38et de l'autre,
37:39la crainte légitime
37:40de sacrifier l'essentiel.
37:43Et qu'est-ce que l'essentiel ?
37:45L'apprentissage
37:46de la lecture,
37:47de l'écriture,
37:49le développement
37:49de la motricité,
37:50de l'imagination
37:51et aussi la sociabilité.
37:54Les apprentissages
37:55qui passent avant tout
37:56par l'expérience physique,
37:58par le jeu
37:59et la relation humaine,
38:02les échanges,
38:03l'interaction.
38:04Je reçois pour en parler
38:05Mohamed Amin Mahfoudi.
38:07Mohamed Amin Mahfoudi,
38:08vous avez écrit
38:09l'intelligence artificielle
38:11et le chaperon en rouge.
38:14Ça fait maintenant
38:15quelques temps
38:15que vous travaillez
38:16sur ce sujet
38:17d'intelligence artificielle.
38:18Vous êtes docteur
38:19en sciences de l'information
38:20et de communication
38:21et expert en transition numérique.
38:23On va parler
38:24de cette question
38:25très importante,
38:26cruciale,
38:27j'ai envie de dire,
38:28puisqu'elle concerne
38:29effectivement l'avenir
38:30de nos enfants
38:32et l'éducation
38:32et les politiques
38:33qui peuvent être prises,
38:36les décisions
38:36qui peuvent être prises
38:37aujourd'hui
38:38peuvent influencer,
38:40impacter toute une génération
38:41ou les futures générations
38:42d'où l'importance
38:43de discuter de ce sujet.
38:45Alors, on va répondre
38:46à cette question,
38:47d'abord celle que j'ai posée
38:47en introduction.
38:49Faut-il intégrer
38:50l'intelligence artificielle
38:51selon vous
38:52des écoles primaires
38:53à l'image
38:54de certains autres pays
38:55qui ont déjà
38:56fait ce choix ?
38:58Merci Mariam
38:59pour l'invitation
39:00tout d'abord
39:01et pour le sujet.
39:02C'est vrai que c'est
39:03un sujet d'actualité.
39:05la question
39:06elle est posée
39:07comme ça
39:07mais elle est
39:08je dirais
39:09on ne peut pas
39:10y répondre
39:11de manière simpliste
39:13comme ça
39:13parce qu'elle est
39:14beaucoup plus complexe
39:15que ça.
39:16Quand on dit
39:17que
39:18est-ce qu'on va
39:18introduire
39:19l'intelligence artificielle
39:20aux primaires
39:22la vraie question
39:23c'est
39:23quels sont les aspects
39:24de cette IA
39:25que l'on va introduire
39:26d'abord
39:27et est-ce qu'on a
39:28introduit aussi
39:29ce qu'il fallait
39:30introduire
39:31avant l'IA
39:32dans toutes ces écoles
39:33et dans le système
39:34éducatif marocain
39:36loin du fait
39:37qu'on doit absolument
39:39faire comme les autres
39:41les enfants
39:42de marocains
39:43ce sont
39:43une société marocaine
39:45c'est une société
39:46qui est différente
39:47qui s'adapte très vite
39:49et qui consomme aussi
39:50de manière presque
39:52je dirais
39:55bolimique
39:56les technologies
39:57qui nous arrivent
39:58un peu de partout
39:58et donc
40:00loin du fait
40:01que
40:01est-ce que
40:02nos enfants
40:04accepteront
40:05cette technologie
40:06ou pas
40:06la réponse
40:07elle est claire
40:08ils vont non seulement
40:09l'accepter
40:10mais ils vont carrément
40:11se l'adapter
40:11vous l'avez dit
40:12il s'adapte très vite
40:13voilà
40:14se l'agrefer
40:15et deviendra
40:16pratiquement
40:19je dirais
40:20une dépendance
40:21technologique
40:22va s'installer
40:23très vite
40:23mais quand on s'attaque
40:24aux enfants
40:25à la différence
40:26des administrations
40:27des entreprises
40:28de l'économie
40:29enfin des autres aspects
40:30dans lesquelles
40:31l'IA et la technologie
40:32sont une nécessité
40:34absolue
40:35quand on s'attaque
40:36aux personnes
40:37et plus précisément
40:38aux enfants
40:39la question se pose
40:40autrement
40:40et qu'est-ce qu'on va
40:42pouvoir
40:42qu'est-ce que l'IA
40:43va empêcher
40:45les enfants
40:45de savourer
40:46de vivre
40:47de pratiquer
40:48que nous autres
40:52adultes
40:53et nos générations
40:54qui sont passées
40:55quelle est l'économie
40:56que l'on va faire
40:57en introduisant
40:59l'IA
40:59dès le primaire
41:00et quel sacrifice
41:02va-t-on faire
41:03de tous les autres aspects
41:05il n'y a pas que
41:06quand on parle
41:08des enfants
41:08il n'y a pas que
41:09la rapidité
41:10d'exécution
41:11ce n'est pas les maths
41:12ce n'est pas la capacité
41:14à calculer
41:14ce n'est pas la capacité
41:16à rédiger
41:16mais plutôt
41:17c'est la capacité
41:18à penser
41:19à bien réfléchir
41:20à devenir autonome
41:21social
41:22comme vous l'aviez dit
41:23dans l'introduction
41:23etc.
41:25et tous ces aspects-là
41:26doivent être posés
41:27sur la table
41:28pour pouvoir répondre
41:29à une décision
41:30aussi grave
41:31parce que
41:31c'est une décision politique
41:33c'est une décision technologique
41:35mais c'est une décision sociale
41:37stratégique
41:38et stratégique
41:39qui n'engage pas
41:39un mandat
41:41qui n'engage pas
41:42un gouvernement
41:43mais qui va engager
41:44des générations futures
41:46et donc
41:47la responsabilité
41:48de ceux
41:49qui vont prendre
41:50la décision aujourd'hui
41:52va impacter
41:52toutes les générations
41:54qui vont venir
41:54et peut-être même
41:55ils ne seront même pas là
41:56pour voir
41:57quels sont les résultats
41:59de cette décision
42:00qui est prise
42:01en 2026
42:02ou en 2027
42:03c'est pourquoi
42:03cette question
42:04ceci est de réflexion
42:05il faut quand même
42:06bien penser la chose
42:07avant d'adopter
42:08des stratégies
42:10si on revenait
42:11au sacrifice
42:13à faire
42:13quelles sont
42:14les fonctions
42:14cognitives
42:15ou relationnelles
42:16en tout cas
42:17qui seront
42:18les plus directement
42:19menacées
42:20par cette introduction
42:21précoce
42:22si c'est le terme
42:24approprié
42:25de l'intelligence artificielle
42:27dans l'enseignement
42:28primaire
42:29primaire
42:29je pense que
42:31les spécialistes
42:32de l'enfance
42:33et de la pédagogie
42:34peuvent s'étaler
42:36sur la question
42:36et d'ailleurs
42:37je me suis toujours
42:38posé la question
42:39pourquoi l'IA
42:40pourquoi la transition
42:41numérique
42:41au Maroc
42:42n'est que
42:43je dirais
42:46que l'oeuvre
42:47que le chantier
42:48dans lequel
42:50travaillent
42:50à 99%
42:52ou 95%
42:54des techniciens
42:55des informaticiens
42:56alors que ce n'est pas du tout
43:00leur responsabilité unique
43:01on ne voit pas
43:02les sociologues
43:03on ne voit pas
43:03les pédagogues
43:04on ne voit pas
43:05les psychologues
43:05tous ces corps
43:07toutes ces disciplines
43:09qui ont été
43:12je dirais
43:12écartées
43:13de l'introduction
43:15d'autres types
43:15de technologies
43:17dans le passé
43:17aujourd'hui
43:18nos enfants
43:18sont des victimes
43:21des réseaux sociaux
43:22alors
43:23pour que la confusion
43:25ne s'installe
43:26pas
43:26les réseaux sociaux
43:27c'est des produits
43:28purs
43:29de l'intelligence
43:30artificielle
43:30l'intelligence
43:32artificielle
43:33ce n'est pas
43:33un produit
43:34qui est
43:35en dehors
43:36de tout
43:36ce
43:37maelstrom
43:38de produit
43:38cette matrice
43:39qui emprisonne
43:41nos enfants
43:41dans des algorithmiques
43:44de pensée
43:44et comportemental
43:46qui fait qu'ils sont
43:46plus solitaires
43:47qu'ils ne jouent plus
43:48qu'ils ne sortent plus
43:49etc
43:50etc
43:51alors quand on va
43:52introduire tout ça
43:53à l'école
43:54les enfants
43:55ne vont par exemple
43:56ne vont plus partir
43:57aux bibliothèques
43:58ne sauront plus
43:59ce que c'est
44:00qu'un livre
44:01aujourd'hui
44:03dans tous mes débats
44:05j'aime toujours
44:06poser une question
44:08aux responsables
44:09de l'éducation
44:09parfois
44:10en leur disant
44:11est-ce qu'on a fait
44:11des statistiques
44:13du nombre de bibliothèques
44:15qui ont disparu
44:15de nos écoles
44:16pourquoi est-ce que
44:17les bibliothèques
44:18ont disparu
44:19de nos écoles
44:19pourquoi est-ce que
44:21le théâtre
44:21il a disparu
44:22de nos écoles
44:22pourquoi est-ce que
44:24on a plus
44:25cet acharnement
44:26sur les livres
44:27que l'on avait
44:28à l'époque
44:30et les psychologues
44:31aujourd'hui
44:31et les pédagogues
44:32vous diront
44:33par des expérimentations
44:34qui sont très
44:35aujourd'hui très disponibles
44:36sur le net
44:37que lire un livre
44:38n'équivaut pas
44:40à lire un livre physique
44:42est totalement différent
44:43sur le plan comportemental
44:45cognitif
44:46et psychologique
44:47que de lire ça
44:48sur un écran
44:49ou que de faire lire
44:51encore plus grave
44:54de faire lire ce livre
44:55et de le faire résumer
44:56par une IA
44:57et donc
44:59soyons très
45:00je dirais
45:01très juste
45:02vis-à-vis
45:03de nos générations
45:04on peut peut-être
45:05les taxer de retard
45:07on peut accepter
45:08que nos générations
45:09soient en retard
45:10par rapport
45:11à cette introduction
45:13destructive
45:14de l'IA
45:14mais peut-être
45:15qu'ils vont gagner
45:18autre chose
45:18de plus important
45:20ce n'est pas
45:21la même chose
45:22que quand on parle
45:23de l'IA
45:24et de son usage
45:26chez les adultes
45:28c'est un peu différent
45:29pour vous et moi
45:30sachant que les adultes
45:30sont déjà
45:31également
45:32impactés
45:33voilà
45:33ils sont impactés
45:34mais bon
45:35moi je saurais
45:36que ce que l'IA
45:36m'apporte
45:37par rapport
45:38à mes déficits
45:40que j'enregistre
45:41dans mon métier
45:41parce que je suis déjà
45:43dans la vie
45:43je suis déjà
45:44dans l'exercice
45:45de ma fonction
45:46et donc quand j'utilise
45:47l'IA
45:47je l'utilise
45:48pour
45:49optimiser
45:49pour combler
45:51une insuffisance
45:52quelconque
45:53mais quand on donne ça
45:54à un enfant
45:55qui découvre le monde
45:57qui doit le découvrir
45:58de la manière
45:59la plus
46:00je dirais
46:01classique
46:02on peut le dire ça
46:03comme ça
46:04quand il va découvrir
46:05l'IA
46:06à un âge avancé
46:07il saura
46:08quelle est la différence
46:10entre appliquer
46:11une IA
46:12et ne pas
46:12l'appliquer
46:13dans sa vie courante
46:14quand on va
46:15l'immerger
46:16et l'immerser
46:17dans l'IA
46:18dès le petit âge
46:20dès le primaire
46:21il ne saura jamais
46:22faire cette différence
46:23et peut-être même
46:24qu'on gagnera
46:25à la fin
46:25un adulte
46:26qui est totalement
46:27addict
46:28et dépendant
46:29de l'IA
46:30et après
46:31bon
46:31à un moment donné
46:33il va bien falloir
46:34qu'un médecin
46:35qu'un ingénieur
46:36se débrouille
46:37tout seul
46:38dans une montagne
46:39et non connecté
46:40à exercer un métier
46:41vous le dites
46:42d'ailleurs
46:43et je reprends vos propos
46:44l'intelligence artificielle
46:45doit entrer à l'école
46:46après que l'enfant
46:47ait appris
46:48à lire le monde
46:49avant qu'il ait
46:52appris
46:53à lire un livre
46:53exactement
46:54je résume tout ça
46:56c'est un peu
46:58le résumé
47:00c'est ma tête
47:02de prof
47:02qui parle
47:03parce que
47:04nous avons remarqué
47:07à quel point
47:08même en université
47:09nous avons
47:10des jeunes
47:12des étudiants
47:12qui souffrent encore
47:14de la
47:17de protocole
47:19cognitif
47:20de cette manière
47:21d'écrire
47:22de cette capacité
47:23à raisonner
47:24de cette capacité
47:25à écrire
47:27à synthétiser
47:28etc
47:28parce que
47:30cette dépendance
47:32à des outils
47:33qui existent
47:34à cette fonction
47:35de copie-coller
47:39absurde
47:40que l'on a essayé
47:41à leur faire inculquer
47:42dès le premier âge
47:43a fait qu'ils n'ont pas
47:44la capacité aujourd'hui
47:46à lire
47:47à écrire
47:48correctement
47:49quand ils sont
47:50en entreprise
47:51quand ils sont
47:51dans la vie
47:52d'un adulte
47:54Justement
47:55à partir de quel âge
47:56ou de quel niveau
47:56scolaire
47:57aujourd'hui
47:57a un enfant
47:58à la maturité
47:59nécessaire
47:59pour pouvoir
48:00manipuler
48:01cet outil
48:02à bon escient
48:02je pense
48:04qu'il y a
48:04une différence
48:05entre
48:06c'est pour ça
48:07que tout à l'heure
48:07sans déléguer
48:08son propre raisonnement
48:09c'est ce que vous
48:10c'est ça
48:10exactement
48:11c'est à dire
48:11qu'un enfant
48:12qui est incapable
48:14de raisonner
48:17sans aucune connexion
48:19internet
48:19pour le dire
48:20comme ça
48:20cru
48:23est un enfant
48:24que l'on doit
48:25reformer
48:26à raisonner
48:27tout seul
48:28et que
48:29si on va
48:31un peu plus
48:31plus en avant
48:33un étudiant
48:34qui est incapable
48:35de produire
48:37sans
48:39le moindre résultat
48:41sans aucun outil
48:42numérique
48:42est un enfant
48:43est un étudiant
48:45à refabriquer
48:46et donc
48:47l'âge
48:49il n'y a pas
48:50il n'y a pas
48:50d'âge
48:52dès l'enfance
48:53on peut
48:53leur faire
48:54apprendre
48:55que des outils
48:56comme ça
48:56existent
48:57mais ne pas
48:58les introduire
48:59c'est à dire
49:00je fais un cours
49:01de français
49:02par exemple
49:03ou d'arabe
49:04ou de langue
49:05ou de maths
49:05je donne des exercices
49:07à l'enfant
49:08à préparer
49:09etc
49:10et je lui
49:12dis que
49:13tu dois
49:15savoir
49:16les
49:17préparer
49:18cet exercice là
49:19en utilisant
49:21tel et tel
49:21et tel
49:22livre
49:23par exemple
49:24au manuel
49:24et qu'il ne faut
49:26surtout pas aller
49:27à l'IA
49:28parce que
49:28je le saurais
49:30alors
49:30aujourd'hui
49:31l'IA
49:31quand on a
49:32un compte
49:32IA
49:33on doit avoir
49:34une adresse mail
49:35pour que
49:36l'outil
49:37de l'IA
49:39se fasse
49:40une idée
49:41sur le profil
49:42qui l'interroge
49:42sur celui
49:43qui lui donne
49:44des prompts
49:44celui qui le fait
49:45fonctionner
49:46et donc
49:47qu'est-ce qu'on va faire
49:48avec l'enfant
49:48déjà
49:49la majorité
49:50des messageries
49:51aujourd'hui
49:52des adresses mail
49:53exigent un âge
49:54comme les réseaux sociaux
49:55alors on va truquer
49:57par exemple
49:58et là c'est la complicité
49:59des parents
50:00c'est la complicité
50:00des parents
50:01alors
50:01donc
50:02c'est un tout
50:04que les pédagogues
50:05doivent prendre
50:06en totalité
50:07pour pouvoir
50:08dire
50:09à partir de
50:11quelle année scolaire
50:12pour être exact
50:13on va introduire
50:14on va donner
50:15l'accord
50:17à l'enfant
50:18d'utiliser l'IA
50:19c'est exactement
50:20comme les débats
50:21qui sont déjà lancés
50:22il n'y a pas que ce débat
50:23qui est sur la table
50:24aujourd'hui
50:25les parents
50:26on discute encore
50:27à partir de quel âge
50:28l'enfant doit avoir
50:29un compte
50:30sur Facebook
50:30par exemple
50:31un téléphone
50:32portable
50:34maintenant
50:34on a vu
50:35qu'en France
50:36par exemple
50:37ils sont en train
50:37de décider
50:39d'interdire
50:40les smartphones
50:41dans les écoles
50:42qui auraient pensé
50:43quelques années avant
50:45dans les lycées
50:46sachant que les lycées
50:46ils sont déjà assez avancés
50:47qu'en France
50:48on va prendre
50:49cette décision
50:50en Finlande
50:51dans d'autres pays aussi
50:52donc chaque pays
50:54doit réfléchir
50:55il a la liberté
50:56de réfléchir tout seul
50:57sans copier
50:58des démarches
50:59et des stratégies
51:00des autres
51:00et il y a cette responsabilité
51:02aussi que nous avons
51:02de ne pas reproduire
51:03les erreurs des autres
51:04tout à fait
51:05en essayant d'aller
51:06trop vite
51:07exactement
51:08exactement
51:08et aller trop vite
51:10ou faire de la destruction
51:13c'est-à-dire
51:13des projets disruptifs
51:15qui vont
51:15qui vont bouleverser
51:17la société
51:18on peut faire ça
51:19dans des domaines
51:20par exemple
51:21j'accepterais
51:23intellectuellement
51:23que l'on fasse
51:24de la destruction
51:25dans les administrations
51:26publiques
51:26dans la justice
51:28dans la
51:30je ne sais pas
51:31dans l'industrie
51:33etc
51:34gagner des années
51:36et des années
51:37de développement
51:38pourquoi pas
51:39mais quand on s'attaque
51:40aux humains
51:41on ne peut pas
51:41on ne peut pas
51:42faire cette réflexion
51:44d'ailleurs
51:45les informaticiens
51:46j'en fais malheureusement
51:47partie aussi
51:49ne sont pas aptes
51:50à prendre
51:51ces décisions-là
51:52les technocrates
51:53non non plus
51:54et on a vu
51:56dans la presse
51:56comment Bill Gates
51:58le géant Microsoft
51:59le dit par lui-même
52:00et le reconnaît
52:01qu'il n'y a pas de plan
52:02pour contrecarrer
52:04l'IA aujourd'hui
52:04on a pensé à tout
52:05mais nous
52:07informaticiens
52:07on n'a pas été
52:08capables
52:09de nous mettre
52:09en recul
52:10pour penser
52:11à un plan
52:12de riposte
52:12si jamais
52:13cette IA
52:13devient plus forte
52:14que l'homme
52:16alors chez nous
52:17c'est pareil
52:17on doit réfléchir
52:19en toute dépendance
52:20déjà les outils
52:21d'IA
52:21que l'on veut
52:22utiliser
52:23ou faire appliquer
52:24un peu ici et là
52:24ne nous appartiennent pas
52:26c'est déjà
52:26une première question
52:28fondamentale
52:29le reboutant
52:30on off
52:31n'est pas au Maroc
52:31il est ailleurs
52:33deux
52:33qu'on ne peut pas
52:36faire l'économie
52:37de beaucoup de choses
52:38qu'on n'a pas
52:39faites
52:41et en éducation
52:42je pense que
52:43la liste est longue
52:44et donc
52:45on ne peut pas
52:46se permettre
52:46de faire cette économie
52:48pour aller plus vite
52:49avec un outil
52:49qui existe
52:50on peut dire
52:51que oui
52:52d'accord
52:52on le laisse de côté
52:53mais on va
52:54d'abord arranger
52:55on va arranger
52:56la classe
52:56on va arranger
52:57les programmes
52:58on va arranger
52:59la politique
53:00éducative
53:00on va remettre
53:02les bibliothèques
53:04remettre
53:04les théâtres
53:05voilà
53:07la question fondamentale
53:09que l'on doit se poser
53:09c'est
53:10qu'est-ce qu'on n'a pas fait
53:12encore
53:14et
53:16pourquoi est-ce qu'on veut
53:16faire en avant
53:17en éducation
53:19par l'IA
53:21et la liste est longue
53:22de beaucoup de choses
53:23qui n'ont pas
53:24été faites
53:24ou qui ont été
53:25abandonnées
53:26ou mal faites
53:27on corrige
53:28d'abord
53:28pour que le cycle
53:29soit correct
53:30pour que le cycle
53:31d'évolution
53:33et de développement
53:33soit conforme
53:35et après l'IA
53:36va venir
53:38nous aider
53:39à avancer vite
53:40et non pas
53:41à faire l'essentiel
53:42l'IA
53:43ne fait pas
53:43l'essentiel
53:44l'IA
53:45elle vient
53:46pour distrupter
53:48pour faire vite
53:49quelque chose
53:50que l'on a l'habitude
53:51de faire
53:51manuellement
53:52et elle va
53:53la rendre
53:53plus agile
53:54mais quand on
53:56ne fait rien
53:56l'IA
53:57ne va pas
53:58faire
53:59ce qu'on aurait
54:00dû faire
54:01nous
54:02sans l'IA
54:03et donc un peu
54:04pour les enfants
54:04c'est un peu pareil
54:05un enfant
54:06qui ne sait pas lire
54:07un livre
54:07l'IA
54:07ne va rien lui apporter
54:09absolument rien
54:10sauf si
54:11sauf une certaine
54:12dépendance
54:13et peut-être
54:14qu'on aura
54:14un enfant abruti
54:15à la fin
54:16et non pas un enfant
54:18qui n'est pas
54:19hyper intelligent
54:20peut-être
54:21mais qui est
54:22hyper sociable
54:23qui est hyper débrouillard
54:24qui est indépendant
54:25et qui a une personnalité
54:27stable
54:27et c'est sur ces derniers mots
54:29que se termine
54:30cet entretien
54:30avec vous
54:31Mohamed Amin Mahfoudi
54:32c'est un plaisir
54:33de vous avoir
54:33comme invité
54:33ce soir
54:34et de discuter
54:34d'un sujet
54:35aussi important
54:36pour l'avenir
54:38de plusieurs générations
54:39d'ailleurs
54:39c'est moi
54:40merci à vous
54:41c'est la fin
54:42d'Invité Culture
54:42pour ce soir
54:43je vous souhaite
54:43une très bonne soirée
54:49voilà qui referme
54:50cette première tranche
54:51de Soir Info
54:51merci de l'avoir suivie
54:52dans quelques instants
54:53au Nouveau Point
54:54et sur l'actualité
54:57Sous-titrage Société Radio-Canada
54:59Sous-titrage Société Radio-Canada
55:00Sous-titrage Société Radio-Canada
55:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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