00:00Votre choix Elsa Vidal, on va reparler des années de l'Ukraine, la France et l'Allemagne en tête
00:05qui font l'objet d'attaques comme l'attentat raté de l'Eipzig en Allemagne début août.
00:09Attentat attribué hier à la Russie avec la question notamment qu'est-ce qu'on fait pour y répondre ?
00:14Absolument. Alors moi je voudrais commencer par dire à nos téléspectateurs que je vais lever
00:20un mystère qui n'en est pas vraiment un, la guerre hybride, et bien ça n'existe pas.
00:25Alors c'est au mieux une petite théorie et c'est au pire du jargon, les théoriciens de la guerre
00:32sont comme tout le monde,
00:33ils ont besoin d'une mode et donc la mode c'est la guerre hybride.
00:37La guerre hybride sommairement qu'est-ce que c'est ? C'est le moment qui nous fait passer de
00:42la paix à la guerre,
00:44c'est un moment que nous expérimentons, vous allez le voir c'est très simple, c'est un continuum.
00:48On commence, tout va bien, puis ça se dégrade et on se réveille un matin, on a quitté l'antichambre,
00:53de la paix et on est arrivé à l'état de guerre.
00:56Donc pour vous on est pile au milieu de ce schéma-là ?
00:58Oui, on est au milieu-là avec des diversions et des déstabilisations sur lesquelles nous allons revenir.
01:03Et d'ailleurs c'est très très très très vieux, un théoricien de la guerre, Klaus Witz en 1832,
01:08disait bon la guerre c'est la continuation de la politique par d'autres moyens.
01:12Donc la guerre hybride n'existe pas.
01:15Alors vous allez me poser une question, évidemment.
01:16À quoi sert cette stratégie ?
01:18Alors oui, c'est néanmoins une stratégie à laquelle ce livre Vladimir Poutine est principalement pour deux choses.
01:25Il recherche tout d'abord des buts de la guerre hybride en Europe chez nous.
01:31Il veut créer un événement chez nous, il veut nous effrayer et nous diviser.
01:36Alors nous effrayer, vous l'avez peut-être vu, des candidats à la présidentielle en France ont fait l'objet
01:42de manœuvres,
01:44de désinformation cet été et donc on est dans le droit de se dire mais on est vulnérables face aux
01:49Russes.
01:50Et oui, nous sommes vulnérables puisque nous sommes attaqués.
01:53Et puis il veut aussi nous diviser.
01:55Alors il y a eu des campagnes de déstabilisation, les mains rouges sur le mémorial de la Shoah.
02:01Il y a eu les étoiles de David, c'était en octobre 23, en mai 24.
02:06Et ça c'est aussi pour faire naître de la fragilité en Europe.
02:11Et Vladimir Poutine poursuit un deuxième objectif, là pour la Russie, pour son propre pouvoir.
02:16Il veut apprendre plusieurs choses.
02:17Il veut nous connaître et tester nos réactions et il veut nous pousser à la faute.
02:23Alors nous connaître et tester nos réactions, ça porte d'abord sur nos accords de sécurité,
02:27nos accords de solidarité militaire, à savoir l'article 5 de l'OTAN, clause de défense collective.
02:36Si un membre est attaqué par un pays étranger, l'Alliance considère que l'attaque est dirigée contre tous.
02:43Ou l'article 42.7 de l'Union Européenne, clause de défense mutuelle.
02:48Alors depuis hier, Vladimir Poutine a appris une chose, c'est certain.
02:51Jusque là, nous sommes unis.
02:53C'est ce que résume très bien Emmanuel Macron.
02:56Il est très clair qu'une fois encore, c'est une ingérence, cette guerre hybride au fond que nous mène
03:01la Russie,
03:02qui est ainsi documentée.
03:03Je vais ici redire notre plein soutien à l'Allemagne et au travail qui est fait,
03:08évidemment, notre solidarité avec tous les collègues européens.
03:12De la solidarité.
03:13Oui, de la solidarité.
03:14Ça, c'est le meilleur antidote à la guerre hybride.
03:17Et puis surtout, ça sert à nous blâmer en cas d'escalade.
03:20Si jamais nous réagissons, ce n'est pas Moscou qui est responsable de la guerre, c'est nous.
03:25Et ça, c'est aussi ce que résume Dimitri Peskov, le porte-parole de la présidence,
03:30qui disait hier, mais l'Allemagne, en oublamment, choisit la voie de l'escalade.
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