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  • il y a 2 semaines
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le grand débrief de ce long format que vous avez suivi sur CNews.
00:00:05Le premier format de 100% Frontières, de la rédaction de 100% Frontières signé Jordan Florentin.
00:00:11Dans l'enfer donc de Ceuta avec cette crise migratoire qui a éclaté au milieu de l'été.
00:00:16Bonsoir Jordan, déjà bravo évidemment pour le reportage que vous signez ce soir.
00:00:20Un reportage vraiment sur le terrain, au cœur de la crise migratoire.
00:00:24On va revoir les meilleurs extraits et on va en parler ce soir.
00:00:26J'imagine aussi la fierté d'Eric Tegner qui dirige, qui a fondé Frontières et qui dirige la rédaction de
00:00:32100% Frontières.
00:00:34Bonsoir Jordan, bonsoir Eric, bonsoir Jules Torres de la rédaction du journal du dimanche, toujours infiltré parmi nous.
00:00:41Bonsoir Naïma M. Fadel, bonsoir Johan Uzay du service politique de CNews.
00:00:46Et puis on accueille Grégoire Dobini qui travaille avec Nicolas Pouvromonti qui est intervenu dans le documentaire de l'observatoire
00:00:53de l'immigration.
00:00:54On va commencer tout de suite par un premier extrait de ce long format dans l'Enfer de Ceuta.
00:00:59Quand cette femme infirmière explique qu'elle a dû s'équiper d'une petite bombe lacrymo parce qu'elle a
00:01:05peur dans les rues de Ceuta.
00:01:06Je rappelle que c'est un à deux viols par jour, majoritairement sur des femmes migrantes marocaines.
00:01:14Et donc écoutez cette femme qui a peur dans les rues de Ceuta.
00:01:27Les plages ont changé d'usage, les quartiers eux ont changé de rythme et les habitants changent avec lui, comme
00:01:35cette femme qui s'est équipée.
00:01:37J'ai peur parce que, enfin en réalité je ne sors pas seule.
00:01:42Je travaille, je suis infirmière et je travaille dans un centre médical.
00:01:49Je dois donc me rendre à domicile pour soigner des patients.
00:01:54Et il m'est arrivé, enfin j'avais besoin que quelqu'un m'accompagne à certains endroits parce qu'on
00:02:03ne peut pas aller dans certaines rues seule lorsqu'on est une femme.
00:02:09Et je dois garder ceci sur moi en permanence, même quand je travaille.
00:02:18Nous en avons toutes, nous en avons toutes.
00:02:20Je n'avais jamais eu besoin de quelque chose comme ça de toute ma vie.
00:02:25Ça c'est quelque chose de très marquant, la peur des femmes, un à deux viols par jour sur des
00:02:30femmes principalement migrantes marocaines.
00:02:32Et l'absence des féministes et cette femme infirmière, d'ailleurs qui dit un peu plus loin dans le reportage,
00:02:37je ne suis pas fondamentalement contre l'immigration, moi-même j'ai immigré pour mon travail, mais là ce n
00:02:42'est pas possible.
00:02:42Le nombre fait que c'est impossible.
00:02:44Bien sûr, et c'est ce qui a créé finalement l'émoi de la population qui dans un premier temps,
00:02:48je le rappelle,
00:02:49n'a pas été hostile à cette arrivée massive, en tout cas les premières heures, il y a eu de
00:02:53l'aide, ils les ont aidés à la frontière.
00:02:54Et puis c'est ensuite parce qu'ils ont appris qu'il y avait eu ces viols sur les femmes
00:02:57marocaines
00:02:58qui est la peur en fait s'est instillée parmi les femmes espagnoles et qui n'ont pas voulu subir
00:03:02le même sort que ces femmes marocaines
00:03:04qui ont dû être placées dans des camps à part.
00:03:06Il y a eu des distributions dans la population espagnole de spray, de défense pour ces femmes.
00:03:10Et là, on parle d'une femme qui a peur d'être agressée dans la rue, qui a vu des
00:03:14migrants munis d'armes, etc.
00:03:16Mais on parle aussi d'enfants qui ne peuvent plus aller à l'école.
00:03:18On parle de gymnastes qui avaient été pensés pour être rétisationnés dans un premier temps.
00:03:22On parle d'animaux qui auraient été brutalisés.
00:03:25Enfin, il y a toutes ces choses qui ont finalement créé en fait cette petit à petit,
00:03:29cette émoi de la population et cette réticence.
00:03:32Et qui, elle le dit, effectivement, vous avez raison de le rappeler,
00:03:35ils ne sont pas racistes à la base, ils ne sont pas hostiles à l'immigration.
00:03:38Mais là, ils la vivent de plein fouet.
00:03:40Donc ça crée cette réaction.
00:03:41Bien sûr, tout le monde se souvient de cette image qui a énormément choqué du dauphin
00:03:45qui est sorti de l'eau, qui est tué par certains migrants marocains
00:03:49et qui a scandalisé toute l'Espagne et au-delà de l'Espagne.
00:03:53Vraiment, ce qui frappe dans la crise de Ceuta,
00:03:55c'est comment des dizaines de milliers de personnes
00:03:57peuvent débarquer dans une enclave en quelques heures.
00:04:01Et alors, le gouvernement espagnol a essayé de nous faire croire
00:04:03que tout le monde allait repartir au Maroc.
00:04:05Ce n'est absolument pas le cas.
00:04:06Oui, parce qu'il y a trois choses qui sont très importantes en politique.
00:04:09C'est le nombre, le nombre et le nombre.
00:04:10Et ce qui se passe à Ceuta est le révélateur de cette Union européenne
00:04:15qui a, voilà, aujourd'hui donné finalement notre souveraineté,
00:04:19la souveraineté des pays européens à des pays étrangers
00:04:21et notamment à des pays du Maghreb.
00:04:23Donc ce qu'on a vécu là, même si on entend bien
00:04:25que le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez
00:04:27nous dit que ce n'est ni de la faute de l'Espagne,
00:04:29ni de la faute des migrants, ni de la faute du régime marocain.
00:04:32Mais à un moment donné, tous les rapports nous disent
00:04:34qu'il y avait eu des alertes, qu'il y avait eu des alertes
00:04:36des services de renseignement, qu'il y avait eu des alertes
00:04:38des services de police, que ce soit du gouvernement espagnol
00:04:41ou que ce soit du gouvernement marocain.
00:04:43Donc la question, c'est combien est-ce qu'on peut accueillir
00:04:45et est-ce que le continent européen n'accueille-t-il pas trop ?
00:04:49Ça, c'est vraiment la question à laquelle il va falloir répondre.
00:04:51Et puis encore une fois, est-ce qu'on peut, avec un seul pays,
00:04:54l'Espagne, qui a décidé d'être immigrationniste,
00:04:57eh bien, voilà, faire prendre des risques majeurs, considérables
00:05:01pour les 26 autres pays européens,
00:05:03juste parce qu'un socialiste a décidé en Espagne
00:05:05qu'il voulait accueillir toute la misère du monde.
00:05:07Et d'ailleurs, vous y étiez, Jordan, je me souviens, avant l'été,
00:05:09en Espagne, au moment de la vague de régularisation,
00:05:12500 000 immigrés régularisés côté espagnol.
00:05:16Je me souviens de ces queues que vous aviez filmées
00:05:17et quand le centre de régularisation ouvre, un mouvement de foule.
00:05:21Bien sûr, on se souvient très bien, en fait,
00:05:23c'est ce premier appel d'air qu'il y a en janvier
00:05:25lorsque l'on annonce 500 000 régularisations.
00:05:27En fait, pour les migrants avec qui j'ai pu discuter,
00:05:29ils pensaient qu'ils allaient pouvoir être intégrés à ce dispositif.
00:05:32C'est pour ça que certains ont traversé Ceuta,
00:05:34parce qu'il y a eu cette flambée sur les réseaux sociaux
00:05:36de désinformation, des groupes où il y avait 180 000 Marocains,
00:05:39où on leur a dit, passez la frontière le 30 et le 31 juillet
00:05:42parce que c'est la fête du trône
00:05:43et les gendarmes royaux seront occupés à autre chose.
00:05:47Donc, vous aurez la possibilité de passer
00:05:48et en plus, vous pourrez être intégrés dans ce dispositif.
00:05:51Et puis, il y a cette décision de la Cour suprême d'Espagne
00:05:54du 8 juillet de dire, ceux qui passent par la mer
00:05:56ne seront plus refoulés.
00:05:58Donc, en fait, ça a été mélangé, ça a été confus.
00:06:02Et donc, ils ont pensé qu'ils arrivaient dans l'espace chénien.
00:06:04C'était bon pour eux.
00:06:05Alors, on se rend tout de suite en Espagne
00:06:06rejoindre Nico Salvano, notre correspondant.
00:06:08Il y a un élément majeur désormais
00:06:11dans le dossier contre Pedro Sanchez, le Premier ministre.
00:06:13C'est les renseignements espagnols,
00:06:15des documents fuités,
00:06:17qui prouvent que les renseignements espagnols
00:06:19ont alerté à de multiples reprises
00:06:21Pedro Sanchez, mais qu'il a fait le choix
00:06:23de ne pas les écouter.
00:06:25Exactement, c'est à la une de tous les médias.
00:06:27Depuis ce matin, les services de renseignement,
00:06:30l'armée, la police, la gendarmerie,
00:06:32chacun à leur tour, ont prévenu avec des rapports officiels,
00:06:36le ministre de l'Intérieur, le gouvernement,
00:06:38évidemment, le Premier ministre, Pedro Sanchez,
00:06:40qu'il y allait avoir cette invasion
00:06:42les 28 et 29 juillet à Ceuta.
00:06:45Alors, on en parlait à l'instant.
00:06:47Effectivement, c'est le jour de la fête du trône
00:06:49et donc les gendarmes marocains étaient occupés.
00:06:52Cette information, elle est sortie sur deux groupes
00:06:55WhatsApp de 180 000 abonnés
00:06:57que suivaient justement les renseignements espagnols
00:07:00et ils ont vu qu'il y avait une énorme agitation
00:07:01sur ces groupes et ont dit
00:07:02« Attention, ils arrivent, c'est prévu. »
00:07:05Donc, pour le 29 et le 30 juillet,
00:07:06les mots qui sont sortis de ces rapports sont éloquents.
00:07:09On parle d'entrée massive.
00:07:11Entrée massive le 30 juillet,
00:07:12on parle également d'effet d'appel d'air
00:07:14et les services espagnols,
00:07:17les services de renseignement
00:07:18étaient tellement inquiets
00:07:18qu'ils ont contacté leur homologue le même jour.
00:07:21Ils ont contacté les services secrets marocains
00:07:24en disant « Qu'est-ce qu'on peut faire
00:07:25pour empêcher cette arrivée de migrants,
00:07:28cette invasion ? »
00:07:29Et effectivement, ce qui choque aujourd'hui
00:07:31tout le pays, toute l'Espagne,
00:07:32c'est ce mutisme dans lequel s'est enfermé
00:07:35Pedro Sanchez et tout son gouvernement.
00:07:37Merci beaucoup Nico Salvador.
00:07:39Et vous couvrez avec nous tout ce qui se passe en Espagne,
00:07:42sur le continent européen.
00:07:43Évidemment, vous n'êtes pas à Ceuta,
00:07:44mais vous nous donnez toutes les informations
00:07:45jour après jour de cette crise qui n'en finit plus.
00:07:48Et Pedro Sanchez a été très contesté
00:07:50au Parlement espagnol, évidemment Éric Tegner,
00:07:53où le leader de Vox le qualifie,
00:07:55qui est l'allié du Rassemblement National en Espagne,
00:07:57le qualifie de traître.
00:07:59Pedro Sanchez est qualifié de traître en plein Parlement.
00:08:01Parce qu'il savait, il savait.
00:08:03Oui, Santiago Abascal, qui est le patron de Vox,
00:08:06gagne des points en ce moment.
00:08:07Parce qu'également, le patron,
00:08:09finalement, le Premier ministre espagnol,
00:08:11il est également mêlé à des affaires de corruption.
00:08:13Sa propre femme est impliquée,
00:08:15son ancien chef de cabinet également.
00:08:17Donc c'est une véritable problématique.
00:08:19Mais moi, ce qui m'intéresse le plus
00:08:20dans ce reportage de Jordan,
00:08:21qui est vraiment passionnant,
00:08:23c'est la notion d'appel d'air.
00:08:24C'est-à-dire qu'à chaque fois,
00:08:25en France,
00:08:26parce qu'il faut ramener cela également
00:08:27à la situation française,
00:08:29lorsqu'on va parler de l'aide médicale d'État,
00:08:31par exemple,
00:08:31des aides sociales pour les étrangers,
00:08:33en règle générale,
00:08:34l'argument qu'on va mettre en avant
00:08:35pour ne pas favoriser ces dispositifs,
00:08:37c'est de dire que finalement,
00:08:38ça va attirer des étrangers
00:08:40qui vont partir de l'Afrique
00:08:41et qui vont venir ici.
00:08:42Et à chaque fois, on lui dit
00:08:43c'est faux,
00:08:43ils ne viennent pas pour ces raisons-là,
00:08:45etc.
00:08:45Un petit peu comme si
00:08:46les migrants n'étaient pas capables
00:08:48de fonctionner de façon cohérente.
00:08:50Eh bien si,
00:08:51et c'est ce qu'on voit
00:08:51dans la situation de Ceuta,
00:08:53avec cette intelligence d'esprit,
00:08:55il faut le dire,
00:08:55de se dire,
00:08:55on va partir également
00:08:57à un moment très précis,
00:08:58la fête du trône.
00:08:59Et donc,
00:09:00on n'a jamais su véritablement
00:09:01créer une politique
00:09:02qui permette de les dissuader de venir.
00:09:04Et moi, j'ai été très frappé,
00:09:07et j'ai demandé à ce qu'on l'ait ce soir
00:09:09dans le débrief.
00:09:09Parce qu'à un moment donné,
00:09:11vous avez un migrant,
00:09:11c'est son témoignage,
00:09:12qui explique que les gouvernements
00:09:15espagnols et marocains savaient
00:09:16et ont laissé faire.
00:09:18Ça s'ajoute évidemment
00:09:19aux preuves du renseignement
00:09:20qui sont publiées dans la presse espagnole
00:09:22sur le gouvernement espagnol.
00:09:23Il y avait aussi des policiers espagnols
00:09:25de Ceuta
00:09:26qui accusaient les policiers marocains
00:09:27d'avoir aidé.
00:09:28Vous étiez sur place également
00:09:29à ce moment-là.
00:09:30Donc écoutez ce migrant,
00:09:31c'est son témoignage,
00:09:32je le rappelle.
00:09:33Mais disons qu'il y a un faisceau d'indices
00:09:34quand même.
00:09:35On en est là.
00:09:37Je cherche à mieux laver.
00:09:40Parce qu'en Maroc,
00:09:41il n'y a pas de travail,
00:09:43juste le bagarre,
00:09:45juste les problèmes en Maroc.
00:09:47En France,
00:09:48à Paris,
00:09:49en Espagne,
00:09:50pas de problème.
00:09:51Mais en Espagne,
00:09:52parce que les papiers,
00:09:55ils le mangent.
00:09:56Vous attendez des papiers là ?
00:09:57Des papiers.
00:09:58Après,
00:09:59Inch'Allah,
00:10:00à travail,
00:10:00à l'école,
00:10:0226 jours ici.
00:10:04Ça fait 26 jours
00:10:05que vous êtes ici ?
00:10:06Vous êtes venu par la mer.
00:10:08Bienvenue ici,
00:10:09mon frère.
00:10:10Il est français.
00:10:11Il y a 7 ans.
00:10:12Il y a 7 ans à France.
00:10:13L'État marocain,
00:10:14il est espagnol.
00:10:15Il est espagnol.
00:10:16Il a dit à les gens,
00:10:17vous pouvez rentrer.
00:10:19Et maintenant,
00:10:20l'armée,
00:10:21il frappe des jeunes
00:10:22et la police,
00:10:22il frappe des jeunes.
00:10:23À la fin,
00:10:24les gens qui ont rentré,
00:10:25nous nous disent,
00:10:25pourquoi vous traversez ?
00:10:27C'est la frontière.
00:10:28Elle était fermée.
00:10:29Et personne ne passe maintenant.
00:10:31On n'est pas de terroristes,
00:10:32on est des gens
00:10:32comme tout le monde.
00:10:33Au Maroc,
00:10:34il n'y a pas d'abonnement pour eux.
00:10:36C'est le gouvernement espagnol
00:10:37qui vous a dit de rentrer
00:10:38ou c'est le Maroc
00:10:39qui vous a dit d'y aller ?
00:10:40Les deux.
00:10:41Ils sont d'accord,
00:10:42les deux pour rentrer.
00:10:43C'est les deux
00:10:44qui m'ont laissé passer.
00:10:46Donc ça,
00:10:46ce que dit ce migrant,
00:10:47alors ça l'engage lui.
00:10:48Mais je dis,
00:10:48il y a autre chose.
00:10:48Il y a la police espagnole
00:10:49qui a accusé la police marocaine,
00:10:51il y a les renseignements espagnols
00:10:52qui sortent des documents,
00:10:53enfin il y a des documents
00:10:54qui fuitent dans la presse,
00:10:55donc ça affaiblit évidemment
00:10:57Pedro Sanchez.
00:10:58Mais enfin,
00:10:59si les gouvernants espagnols
00:11:00et marocains
00:11:01ont laissé faire,
00:11:02bah oui,
00:11:03il y a une forme de trahison évidemment
00:11:04et encore plus évidemment
00:11:05du côté espagnol.
00:11:06Il y a une forme de trahison
00:11:07alors vis-à-vis du peuple espagnol,
00:11:08mais ça j'ai envie de vous dire
00:11:09ça les regarde,
00:11:10mais il y a une forme de trahison
00:11:11vis-à-vis de nous surtout
00:11:12et c'est ce qui m'intéresse
00:11:13le plus ce soir quand même
00:11:14parce qu'il ne vous a pas échappé
00:11:16que l'Union Européenne
00:11:17a versé 130 millions d'euros
00:11:19je crois comme première aide
00:11:20d'urgence à l'Espagne
00:11:21pour affronter la crise de Ceuta.
00:11:24Donc ça signifie
00:11:24que le contribuable français,
00:11:28ont payé pour la trahison
00:11:30de M. Sanchez
00:11:31et ce n'est là
00:11:32que le premier effet
00:11:33de cette trahison
00:11:34parce que naturellement,
00:11:35à n'en pas douter,
00:11:36il est absolument certain
00:11:37qu'une partie de ces migrants
00:11:39finira par in fine
00:11:40arriver...
00:11:41115 millions d'euros
00:11:42qui ont été versés
00:11:43par l'Union Européenne
00:11:44pour aider l'Espagne
00:11:44à gérer la crise de Ceuta
00:11:45surveillance et protection
00:11:47de la frontière,
00:11:48infrastructure et équipement
00:11:49de sécurité
00:11:49et voyez le dernier point,
00:11:50ça ça m'a frappé
00:11:51depuis hier soir,
00:11:52accueil et retour.
00:11:53Il y a retour
00:11:54mais il y a accueil aussi.
00:11:55non mais d'ailleurs
00:11:56ce migrant le dit,
00:11:57ils viennent pour des raisons
00:11:59économiques.
00:12:00Ils considèrent
00:12:01qu'il n'y a pas d'argent
00:12:01à gagner au Maroc,
00:12:02qu'il y a une vie meilleure
00:12:03à venir chercher en France.
00:12:05Or, il faut le dire,
00:12:06nous n'avons plus
00:12:06les moyens de les accueillir.
00:12:08Nous n'avons plus
00:12:08les moyens de les loger,
00:12:09nous n'avons plus
00:12:09les moyens de les soigner,
00:12:11nous n'avons plus
00:12:11les moyens de scolariser
00:12:12leurs enfants,
00:12:13nous avons encore moins
00:12:13les moyens de les assimiler.
00:12:15Ça n'est plus possible,
00:12:16l'assimilation a été rendue
00:12:17impossible de par le nombre
00:12:19de personnes étrangères
00:12:20que nous avons accueillies.
00:12:21Donc nous ne pouvons plus
00:12:22les accueillir.
00:12:23La question n'est plus
00:12:24de savoir si nous avons
00:12:25encore des capacités,
00:12:25comme je viens de le dire.
00:12:26La question désormais
00:12:27est de savoir comment est-ce
00:12:28que nous rendons
00:12:29nos frontières étanches
00:12:30et comment est-ce que
00:12:31nous faisons en sorte
00:12:32de raccompagner chez elles
00:12:33les personnes déjà présentes
00:12:34sur le sol de France.
00:12:35Alors ce qui frappe,
00:12:36c'est la mobilisation
00:12:37des Espagnols.
00:12:38Les images d'hélicoptères
00:12:39qu'on a revues
00:12:40dans le documentaire
00:12:41ce soir, Jordan,
00:12:42c'est des marées humaines.
00:12:44Il y en a eu évidemment
00:12:44à Ceuta.
00:12:45Je rappelle qu'il y a eu
00:12:46200 manifestations en Espagne
00:12:48le même jour.
00:12:49On était là également
00:12:49pour les couvrir.
00:12:50Voyez Juan.
00:12:51Juan, c'est ce jeune
00:12:53qui va au contact
00:12:54des migrants
00:12:55et on a vu
00:12:55que ça ne se passait pas
00:12:56toujours bien.
00:12:57Voyez cet extrait.
00:13:00Casse-toi !
00:13:02C'est ça, casse-toi !
00:13:09Je comprends,
00:13:09je suis étranger pour toi
00:13:11mais je ne suis pas con,
00:13:11je comprends !
00:13:13Allez, on se casse !
00:13:15Voilà la réalité
00:13:16que nous vivons tous les jours
00:13:17à Ceuta.
00:13:19A Playa Benitez,
00:13:20l'accusation rencontre
00:13:22ce qu'elle vise.
00:13:24Juan parle d'invasion,
00:13:25les migrants parlent
00:13:26de survie.
00:13:27Nous sommes tous ici
00:13:28dans la même situation.
00:13:29Nous voulons de problèmes
00:13:31avec personne.
00:13:32Il y a des gens bien ici
00:13:34qui ne veulent pas,
00:13:35qui cherchent juste
00:13:35une vie meilleure.
00:13:36L'autre jour,
00:13:37à la plage,
00:13:38ils m'ont jeté des pieds.
00:13:39Ils m'ont tous insulté.
00:13:41C'est la politique de l'Espagne
00:13:42envers le Maroc.
00:13:44On veut juste
00:13:45une vie meilleure.
00:13:47mais moi,
00:13:47je m'emmode de la politique.
00:13:49Tout ce que je sais,
00:13:50c'est qu'une personne
00:13:51qui franchit une frontière
00:13:52de cette manière
00:13:53est déjà en train
00:13:54de commettre un délit.
00:13:55C'est aussi simple que cela
00:13:56parce que moi,
00:13:57je ne franchis
00:13:58aucune frontière comme ça.
00:13:59Imagine entrer aux Etats-Unis
00:14:00de cette façon.
00:14:0280 000 personnes
00:14:03ont franchi la frontière.
00:14:06Voilà donc pour cet extrait.
00:14:08Et je veux voir
00:14:09les Espagnols en colère
00:14:10parce que là,
00:14:10c'est toutes les sociologies,
00:14:11Jordan Florentin,
00:14:12dans les manifestations.
00:14:13On ne peut pas
00:14:14extrême-droitiser
00:14:15les manifestations espagnoles
00:14:17comme certains ont tenté
00:14:17de le faire
00:14:18pour les Anglais
00:14:18l'année dernière.
00:14:20Non, oui,
00:14:20c'est toutes les classes sociales,
00:14:22tous les âges.
00:14:22Il y avait des familles
00:14:23qui venaient.
00:14:23Je vous dis,
00:14:24c'est toute la population
00:14:24qui s'est unifiée
00:14:25parce qu'elle s'est sentie
00:14:26non seulement trahie,
00:14:28mais envahie.
00:14:28C'est le mot qui revient
00:14:29à chaque fois
00:14:30dans les manifestations.
00:14:31Il ne va sans reste
00:14:32et expulsionne.
00:14:33On veut l'expulsion
00:14:34de ces envahisseurs
00:14:35parce qu'il y a une réalité.
00:14:36Je reviens sur les 80 millions
00:14:39qui vont être attribués.
00:14:40On ne sait pas
00:14:41si c'est pour le maintien
00:14:41ou le retour.
00:14:42Si c'est pour le maintien,
00:14:43ça va créer une vraie difficulté
00:14:44parce que ce qu'on a observé
00:14:45sur place,
00:14:45vous le voyez sur ces images,
00:14:46c'est qu'il y a une vraie
00:14:47ségrégation géographique
00:14:48qui s'est installée
00:14:49où à l'entrée de Ceuta,
00:14:50aux abords de la frontière,
00:14:52c'est là que les camps
00:14:52sont installés.
00:14:53On parle de 6 000 migrants
00:14:54qui seraient installés encore
00:14:55à El Trampoline,
00:14:56qui est la plage
00:14:57à côté de Playa Benitez
00:14:58où il y a des affrontements
00:14:59et des plages
00:15:00qui font face à Gibraltar
00:15:01où il y a des migrants
00:15:02qui tentent la traversée.
00:15:03On parle de 6 heures de nage
00:15:04ou pour ceux
00:15:05qui auraient les moyens
00:15:06qui trouveraient une solution
00:15:07de jet-ski
00:15:08avec des passeurs
00:15:09qui pourraient les emmener
00:15:10sur la métropole espagnole.
00:15:11Donc si on les maintient ici,
00:15:12il y aura une vraie fracture
00:15:13dans la ville
00:15:13entre les camps d'un côté
00:15:15et les habitants de Ceuta
00:15:16qui vont rester dans le centre-ville.
00:15:16Et pour partager mon expérience
00:15:18aussi des camps de migrants
00:15:19que j'avais vus à Mayotte,
00:15:20c'était en 2023,
00:15:22il y avait des vraies
00:15:23problématiques sanitaires.
00:15:24C'est-à-dire qu'à l'époque,
00:15:25je m'en souviens,
00:15:26j'étais le premier
00:15:27à avoir interviewé
00:15:28finalement des personnes du camp
00:15:30qui m'expliquaient
00:15:31ici, on a repéré du choléra.
00:15:33Je me rappelle à l'époque,
00:15:34ça avait fait scandale,
00:15:35on avait dit
00:15:35ah ça y est,
00:15:36c'est le xénophobe raciste
00:15:37qui nous explique
00:15:38que parce qu'il y a des migrants,
00:15:39il y a forcément le choléra
00:15:41et il s'est avéré
00:15:41qu'il y a bien eu le choléra
00:15:42dans ce camp-là.
00:15:43Donc c'est également
00:15:44une problématique sanitaire
00:15:45qui s'ajoute à cela
00:15:46avec autant de monde,
00:15:486 000 personnes.
00:15:496 000 personnes,
00:15:50c'est énorme.
00:15:51À partir de 400-500 personnes,
00:15:52un camp de migrants,
00:15:53ça bascule véritablement
00:15:54et donc là,
00:15:55c'est un énorme problème
00:15:56qu'on a
00:15:57et également,
00:15:57il ne faut pas oublier
00:15:58la problématique des mineurs
00:15:59parce que les mineurs,
00:16:00ils sont automatiquement
00:16:02acceptés dans les gens.
00:16:03Bien sûr.
00:16:03500 qui sont déjà en espace.
00:16:04Et donc dans l'espace Schengen
00:16:05parce qu'on dit sans cesse
00:16:06Ceuta n'est pas dans l'espace Schengen
00:16:07mais il y a déjà eu évidemment
00:16:08des mineurs qui sont partis
00:16:10sur le continent européen.
00:16:11Voyez donc les Espagnols en colère.
00:16:13On a vu cette jeune femme
00:16:14qui a peur
00:16:14et là,
00:16:15vous allez voir des femmes
00:16:15plus âgées.
00:16:16Donc c'est ce qu'on disait.
00:16:17Toutes les classes sociales,
00:16:19tous les âges,
00:16:20tous les sexes.
00:16:22Mais c'est vrai que j'ai peur
00:16:24pour mes filles.
00:16:25J'ai deux filles,
00:16:26l'une de 15 ans
00:16:27et l'autre de 17 ans
00:16:30qui peuvent se sentir intimidées
00:16:31lorsqu'elles sortent dans la rue
00:16:34et voient des groupes d'hommes
00:16:37traîner dans les rues
00:16:38sans rien avoir à faire.
00:16:40Des groupes de 5 ou 6 hommes
00:16:42qui peuvent les intimider
00:16:44et leur faire peur
00:16:45ou leur faire quoi que ce soit.
00:16:46Je fais cela pour mes filles.
00:16:48Nous ne sommes pas violents.
00:16:50Ce sont eux
00:16:50qui sont entrés sur notre terre,
00:16:52qui nous ont envahis.
00:16:54Le jour où ils sont arrivés,
00:16:55ils ont tout envahi.
00:16:56Tous les commerces
00:16:57ont dû fermer.
00:16:58Ceuta était fermée.
00:17:00Ceuta n'est plus la même.
00:17:01Ceuta était très solidaire,
00:17:03très propre.
00:17:04Et maintenant,
00:17:05tout est dégoûtant à voir.
00:17:07Tout est sale.
00:17:08Ceuta n'est plus la même.
00:17:10Les enfants ne peuvent plus sortir dans la rue.
00:17:13Les enfants,
00:17:14la fête foraine,
00:17:15tout.
00:17:17Ils nous ont tout pris.
00:17:19Sur la plage ?
00:17:20Nous ne pouvons plus aller sur la plage.
00:17:22Les enfants restent enfermés à la maison.
00:17:23Ce n'est pas possible.
00:17:25C'est la faute du gouvernement espagnol.
00:17:28C'est la faute du gouvernement espagnol.
00:17:30On voit que la colère ne retombe pas
00:17:32de la part des Espagnols.
00:17:33Est-ce que Pedro Sanchez
00:17:34va réussir à se maintenir
00:17:35à la tête de l'Espagne ?
00:17:37En plus,
00:17:37il est visé par de multiples soupçons
00:17:40de corruption.
00:17:41Son épouse est également visé
00:17:43par des enquêtes
00:17:44à des poursuites pro-corruption.
00:17:46Jules Torres.
00:17:46Bien sûr.
00:17:47Évidemment que Pedro Sanchez,
00:17:48et c'est pour ça que c'était intéressant
00:17:49de voir Santiago Abascal
00:17:50utiliser au Parlement européen
00:17:51le mot de traître,
00:17:53parce que beaucoup de mots
00:17:54ont déjà été utilisés
00:17:54au Parlement espagnol.
00:17:57Pour qualifier Pedro Sanchez,
00:17:59il a d'abord été qualifié
00:18:00d'incompétents,
00:18:00d'immigrationnistes,
00:18:02de corrompus,
00:18:03et donc aujourd'hui,
00:18:04de traître.
00:18:04Mais parce qu'il y a évidemment
00:18:05une responsabilité
00:18:06de Pedro Sanchez là-dedans,
00:18:07mais je trouvais ça
00:18:08très intéressant,
00:18:09parce que Jordan disait
00:18:10pendant que la dame parlait
00:18:11qu'elle portait des roses,
00:18:12et c'était notamment
00:18:13une référence
00:18:14à la révolution des œillets
00:18:15au Portugal
00:18:16qui a eu lieu
00:18:16pour renverser
00:18:18la dictature de Salazar.
00:18:20Ce n'était pas désénervé,
00:18:22les gens qui ont fait
00:18:23un coup d'été,
00:18:24qui ont renversé
00:18:24le régime de Salazar.
00:18:25Au contraire,
00:18:26ils ont installé
00:18:26la démocratie après ça.
00:18:27Donc vous voyez très bien
00:18:28qu'il y a une sociologie
00:18:30qui est représentative
00:18:31de toute l'Espagne,
00:18:32c'est-à-dire qu'il y a
00:18:33des gens de gauche,
00:18:33il y a des gens de droite,
00:18:34il y a peut-être des gens
00:18:34d'extrême droite,
00:18:35peut-être des gens
00:18:35d'extrême gauche,
00:18:36peut-être des gens du centre,
00:18:37mais ils sont tous,
00:18:38il y a 80% de la population
00:18:39qui est aujourd'hui
00:18:40contre Pedro Sanchez.
00:18:41Et quand on voit,
00:18:42puisqu'on parle beaucoup
00:18:42en ce moment de désinvolture
00:18:43et de légèreté,
00:18:44la désinvolture de Pedro Sanchez
00:18:46au Parlement,
00:18:47au Congrès espagnol,
00:18:48je pense qu'il va vivre
00:18:49une année extrêmement compliquée,
00:18:51qu'il va y avoir
00:18:51des élections
00:18:52qui normalement auront lieu
00:18:53en août prochain,
00:18:54des élections générales
00:18:55et possiblement,
00:18:56en tout cas,
00:18:56c'est ce que disent
00:18:57pour l'instant les sondages,
00:18:58que la droite
00:18:58est largement majoritaire.
00:19:00Donc,
00:19:01s'il n'arrête pas
00:19:03cette crise migratoire,
00:19:04Pedro Sanchez
00:19:05va aller au-delà
00:19:07d'une crise politique
00:19:09qui va être sans précédent
00:19:10pour l'Espagne.
00:19:10Et inutile de rappeler
00:19:11qu'au moment de l'invasion
00:19:12de Ceuta,
00:19:14il passait de bonnes vacances
00:19:15à la plage
00:19:16aux Canaries.
00:19:17Et ça aussi,
00:19:17ça a énormément choqué
00:19:20les Espagnols.
00:19:21Oui,
00:19:21Naïman Fadel.
00:19:22Je veux rebondir
00:19:22sur ce que vient de dire
00:19:24Jules.
00:19:25Moi,
00:19:25je pense qu'au-delà
00:19:26de Pedro Sanchez,
00:19:27c'est l'absence
00:19:28tout simplement
00:19:29d'une politique
00:19:29migratoire commune
00:19:31et puis de cet appel d'air
00:19:33qui est fait
00:19:33par tous les pays européens
00:19:34en réalité.
00:19:35Quand vous dites,
00:19:36on l'a suffisamment dit
00:19:38avec les régularisations,
00:19:40avec aussi les mineurs
00:19:41et nous accompagner
00:19:42parce que c'est devenu
00:19:42un vrai business.
00:19:44Je rappelle
00:19:44que les différents gouvernements,
00:19:46même en France
00:19:47et même ceux de droite,
00:19:49ont favorisé le fait
00:19:50que ces mineurs
00:19:51non accompagnés
00:19:52soient non seulement
00:19:54à la majorité
00:19:55et qu'ils aient
00:19:55la nationalité française,
00:19:57mais le plus,
00:19:57c'est aussi...
00:19:57Ils ne sont souvent
00:19:58ni mineurs
00:19:58ni non accompagnés.
00:19:59Exactement.
00:20:00Quand on peut faire
00:20:01des tests,
00:20:0480% ne sont pas
00:20:06des mineurs,
00:20:06mais au-delà de ça.
00:20:07Et ça, c'est grâce
00:20:08à M. Hollande.
00:20:09Mais ce que je veux vous dire,
00:20:10c'est qu'à partir du moment
00:20:11où vous êtes mineur
00:20:12non accompagné,
00:20:12vous pouvez venir en Europe,
00:20:14vous êtes protégé,
00:20:15vous avez toute la protection
00:20:17et les aides sociales,
00:20:18etc.
00:20:18Mais vous pouvez aussi,
00:20:19par exemple en France,
00:20:20avoir la nationalité
00:20:22à 18 ans
00:20:23et faire bénéficier
00:20:24à vos parents
00:20:25et vos frères et sœurs
00:20:26du regroupement familial.
00:20:28Donc, on a un appel
00:20:29d'air incroyable
00:20:30et en fait,
00:20:31on est là en train
00:20:32de déplorer
00:20:32les conséquences
00:20:33de nos politiques.
00:20:34Alors, je veux
00:20:35qu'on parle aussi
00:20:36des migrants
00:20:37et qu'on les écoute
00:20:38parce que vous les avez
00:20:39interrogés.
00:20:39On les a écoutés
00:20:40dans le reportage
00:20:41et certains disent
00:20:41qu'ils sont victimes
00:20:42de violences
00:20:43et de racisme
00:20:44de la part des habitants
00:20:44de Ceuta.
00:20:45Oui, mais c'est certainement
00:20:46des discours aussi
00:20:47qui leur sont donnés
00:20:49par des associations.
00:20:49Vous savez,
00:20:50on a vu des soutiens
00:20:51de ces migrants sur place.
00:20:52Qui étaient ces soutiens ?
00:20:53C'était des associations
00:20:53françaises ou internationales
00:20:55qui venaient les aider.
00:20:56D'ailleurs, j'en profite
00:20:57pour rappeler qu'à un moment,
00:20:58vous dire la rature des habitants,
00:20:59c'est qu'à un moment,
00:20:59les habitants ont bloqué
00:21:00un camion de la Croix-Rouge
00:21:02à tel point,
00:21:02ils étaient agacés
00:21:03de voir des associations
00:21:04qui bénéficient
00:21:05d'argent public
00:21:06et notamment espagnol
00:21:06venir en aide aux migrants.
00:21:08Et ceux qui les aidaient,
00:21:09on parle même,
00:21:09c'est une rumeur à vérifier,
00:21:11mais on parle même
00:21:11de distribution de spray
00:21:12par des associations,
00:21:13mais cette fois aux migrants
00:21:14pour se protéger
00:21:15des militaires
00:21:16et de la police.
00:21:17On a un migrant
00:21:18dans le documentaire
00:21:19qui nous dit
00:21:20qu'ils ont été attaqués
00:21:21par des militaires,
00:21:21que les militaires
00:21:22auraient mis le feu.
00:21:23Tout ça est très flou,
00:21:25mais effectivement,
00:21:25ce discours de victimisation,
00:21:26on le retrouve en France,
00:21:28on le sait très bien,
00:21:28des associations leur disent,
00:21:29vous voyez,
00:21:30on a fait aussi,
00:21:31on travaille sur un documentaire
00:21:32sur la gestion
00:21:32du business migratoire.
00:21:33Quand on se retrouve
00:21:34devant un cours national
00:21:35du droit d'asile,
00:21:36qui prépare les récits
00:21:37de ces migrants ?
00:21:37Ce sont des associations
00:21:38qui leur disent
00:21:39voilà ce que vous voulez dire.
00:21:40Et ces migrants,
00:21:40ils veulent parler
00:21:42au monde entier,
00:21:42ils savent que ces images
00:21:43sont diffusées partout,
00:21:44ils veulent dire,
00:21:45c'est nous les victimes,
00:21:46on est victimes du Maroc
00:21:46parce qu'on est pauvre,
00:21:47on cherche juste à traverser,
00:21:48avoir une vie meilleure
00:21:49et sur place,
00:21:49on est victime
00:21:50de ces Afro-Espagnols
00:21:51qui nous traitent
00:21:51d'étrangers,
00:21:53de migrants.
00:21:54C'est vrai que le discours
00:21:55sur le Maroc est très dur.
00:21:56Je rappelle quand même
00:21:57que le Maroc est l'un des pays
00:21:58les plus prospères du Maghreb
00:22:00et l'un des pays
00:22:01les moins autoritaires du Maghreb
00:22:02est un pays qui n'est pas en guerre.
00:22:04Donc si, évidemment,
00:22:05toute une population
00:22:06quitte un pays
00:22:07parce qu'il y a des difficultés
00:22:08sociales et économiques,
00:22:09dans ce cas-là,
00:22:10il y a beaucoup de pays
00:22:11qui vont se vider.
00:22:12Et je ne suis pas sûr d'ailleurs
00:22:13qu'ils trouvent la prospérité
00:22:15en France
00:22:15quand on voit
00:22:15les camps de migrants
00:22:16à n'en plus finir
00:22:17dans notre pays
00:22:18et quand on voit
00:22:18comme c'est difficile
00:22:19pour les Français déjà
00:22:20avec la crise,
00:22:21par exemple, énergétique.
00:22:22Le client pauvre.
00:22:23Donc, vous avez raison, Eric,
00:22:25et beaucoup de monde au chômage.
00:22:26Voyez donc les migrants
00:22:28qui témoignent
00:22:29de violences
00:22:30qui leur seraient faites.
00:22:33À 4h du matin,
00:22:34les jeunes des soldats
00:22:35sont venus là-bas
00:22:36et ils font des choses.
00:22:38Voilà.
00:22:39Et on répare.
00:22:40Et là-bas, tu vas voir.
00:22:42Là-bas, ils vont faire
00:22:42une commune de la guerre.
00:22:45Et nous, voilà,
00:22:45sommes très tranquilles.
00:22:46Là, ce soir,
00:22:47c'est l'armée et la police
00:22:48qui ont détruit
00:22:49ou c'est des armées ?
00:22:50Qu'est-ce qui a détruit là ?
00:22:51C'est presque des militaires.
00:22:54Des soldats.
00:22:54C'est des militaires
00:22:55qui ont détruit votre camp.
00:22:56Mais je ne sais pas
00:22:57est-ce qu'elle a un soldat vrai
00:22:59ou il fait un masque
00:23:01ou une combinaison de soldats.
00:23:03Tu sais.
00:23:03Ce ne sont pas les habitants
00:23:04qui ont chassé votre camp.
00:23:05Non, ce ne sont pas les habitants.
00:23:06Les habitants,
00:23:06on va voir juste le gentil.
00:23:08Il y a des gens
00:23:09qui font le chargeur.
00:23:10Tu sais,
00:23:11ils mettent le...
00:23:12ils me donnent un commerce.
00:23:15Ils me donnent à manger.
00:23:17Mais il y a un autre
00:23:18qui ne veut pas rester là-bas.
00:23:20Mais il y a des racistes.
00:23:21Je ne sais pas
00:23:21pourquoi ils font là-bas.
00:23:23Pourquoi ils font ces choses
00:23:24avec nous ?
00:23:24Moi, nous,
00:23:25c'est tous pauvres.
00:23:27C'est tous les gens
00:23:27qui sont assez pauvres.
00:23:28Ils veulent juste
00:23:29travailler
00:23:30et sauver ses parents.
00:23:32Ce n'est pas tous,
00:23:32ce n'est pas tous.
00:23:33Je vais le répéter.
00:23:34Ce n'est pas tous l'espagnol.
00:23:35Mais il y a des gens
00:23:35qui font...
00:23:36Comment tu vas faire
00:23:37avec le Dieu ?
00:23:38Comment tu vas faire
00:23:39avec le Dieu
00:23:39quand tu attrapes
00:23:40un jeune pauvre
00:23:41en arrière ?
00:23:41Il y a beaucoup de mineurs.
00:23:42Il y a beaucoup de mineurs.
00:23:43Il y a beaucoup de mineurs.
00:23:45Rougat, rougat, rougat.
00:23:46Il y a les mineurs.
00:23:46Il y a les mineurs.
00:23:47Il y a les mineurs.
00:23:48Ils mettent les mineurs en avant.
00:23:49Est-ce qu'on est sûr
00:23:50qu'ils viennent tous du Maroc
00:23:51et qu'ils sont tous marocains, Jordan ?
00:23:53Il y a des subsahariens.
00:23:54Il y a beaucoup de subsahariens.
00:23:55Et d'ailleurs,
00:23:55on a vu dans ce reportage aussi
00:23:57un homme qui s'appelle Abdallah
00:23:58qui, lui, est né au Mali,
00:23:59qui est venu en France,
00:24:00qui est reparti,
00:24:00qui a été expulsé
00:24:02suite à une OQTF
00:24:02qui est reparti au Mali
00:24:03et qui est remontée
00:24:04jusqu'au Maroc
00:24:05et qui, maintenant,
00:24:06nous explique
00:24:06de vouloir s'occuper des femmes
00:24:07parce qu'ils connaissent bien
00:24:08aussi la violence
00:24:09dans ces pays-là.
00:24:10Alors, sur les accusations de racisme,
00:24:11l'habitante qu'on a écoutée au début,
00:24:13cette infirmière
00:24:13qui s'armait d'une petite bombe lacrymo,
00:24:15répond à ces accusations.
00:24:18Je ne pense pas être raciste.
00:24:20Je n'avais encore jamais
00:24:21connu ce problème.
00:24:22Je vis ici depuis longtemps.
00:24:24De nombreuses cultures
00:24:25cohabitent ici
00:24:26et je n'avais jamais eu peur
00:24:28avant ce fameux 30 juillet.
00:24:31J'ai d'ailleurs vécu à Londres.
00:24:34J'y ai travaillé.
00:24:35Il y a beaucoup
00:24:36de cultures différentes là-bas.
00:24:37J'ai beaucoup d'amis
00:24:40originaires de nombreux pays du monde.
00:24:43Je ne pense donc pas être raciste.
00:24:45D'ailleurs,
00:24:46j'ai moi-même été immigrée
00:24:48car je suis partie
00:24:49travailler à Londres
00:24:50dans un autre pays.
00:24:52Donc, j'ai moi-même été immigrée.
00:24:54Vous pouvez réagir,
00:24:55Johan et Naïma,
00:24:55les accusations de racisme.
00:24:56Johan, d'abord.
00:24:57Pardonnez-y.
00:24:58Non, mais il faut se défaire
00:25:00de cette emprise idéologique
00:25:01de l'extrême-gauche
00:25:02qui fait croire
00:25:03à toutes les personnes
00:25:04qui veulent protéger leur pays
00:25:05et vivre sereinement chez elles
00:25:07qu'elles sont racistes.
00:25:08On n'est pas raciste
00:25:09parce qu'on dit
00:25:10qu'il y a trop d'immigration.
00:25:12C'est un fait
00:25:12qui est d'ailleurs partagé
00:25:13désormais par une grande partie
00:25:15de la classe politique
00:25:16et par une très, très grande majorité
00:25:18des Français.
00:25:19Donc, il faut se défaire vraiment
00:25:21de cette emprise idéologique
00:25:22extrême-gauchiste
00:25:23qui veut nous faire croire
00:25:24que dès qu'on parle d'immigration,
00:25:25on est raciste.
00:25:26La situation en Espagne,
00:25:28à Ceuta,
00:25:28est catastrophique.
00:25:30La situation en France
00:25:31est en train de devenir catastrophique.
00:25:33On n'est pas évidemment
00:25:34dans l'ampleur
00:25:34de ce que connaît Ceuta,
00:25:36mais la situation
00:25:37est en train de dégénérer,
00:25:39de s'aggraver
00:25:40de manière absolument dramatique.
00:25:42Il est urgent de réagir,
00:25:44non pas parce que nous sommes racistes,
00:25:45mais parce que nous voulons
00:25:46protéger notre pays
00:25:47et notre mode de vie
00:25:48ainsi que notre sécurité.
00:25:50Neymar ?
00:25:51Oui, je rejoins
00:25:51ce que vient de dire Johan.
00:25:53Moi, j'écoutais cette dame
00:25:54et je ressentais,
00:25:55mais je vous le dis franchement,
00:25:56une tristesse absolue.
00:25:57Pourquoi ?
00:25:57Parce que je me suis dit
00:25:58qu'elle est obligée
00:25:59de s'excuser,
00:26:00d'avoir la réaction
00:26:01qu'elle a face
00:26:03à son paysage
00:26:04qui a complètement changé,
00:26:05face à cette insécurité,
00:26:07face à ses agressions
00:26:08et face à la peur
00:26:10qu'elle a
00:26:10face, encore une fois,
00:26:11à ces personnes.
00:26:12Parce que je crois
00:26:12qu'aujourd'hui,
00:26:13il y a 13%
00:26:14de migrants
00:26:15qui sont toujours sur place,
00:26:1713% de la population.
00:26:18Vous vous rendez compte ?
00:26:19C'est énorme.
00:26:20Et elle est obligée
00:26:21de s'excuser.
00:26:22Moi, je regrette.
00:26:23Aujourd'hui,
00:26:24il faut s'alerter
00:26:25et je rejoins ce qu'a dit Johan,
00:26:27c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:26:28nous sommes, nous aussi,
00:26:29dans un point de basculement.
00:26:30Parce qu'il faut savoir
00:26:31qu'une société
00:26:33ne peut tenir
00:26:34que par rapport
00:26:34à un équilibre.
00:26:35Et qu'aujourd'hui,
00:26:36moi, je le constate
00:26:37et je le regrette infiniment,
00:26:39c'est qu'on est,
00:26:40malheureusement,
00:26:41on est en train de vivre
00:26:41les uns à côté des autres.
00:26:43Et que cette immigration
00:26:44illégale qui arrive,
00:26:45elle déstabilise le pays.
00:26:47Vous voyez notre...
00:26:47Oui, Johan.
00:26:48C'est évident.
00:26:49Vous voyez notre titre
00:26:50choc annonciateur
00:26:51des défis migratoires
00:26:52qui sont évidemment déjà là.
00:26:54En France,
00:26:54il suffit de sortir de chez soi
00:26:56pour comprendre
00:26:57qu'il y a un problème
00:26:58migratoire dans ce pays
00:26:59et je ne parle même pas
00:26:59de la capitale.
00:27:01Grégoire Daubini,
00:27:02c'est la question
00:27:02qu'on se pose ce soir.
00:27:03Demain, la France.
00:27:04Ceuta, demain, la France.
00:27:07Écoutez, oui,
00:27:07ce qui se passe à Ceuta
00:27:08nous concerne en premier lieu.
00:27:10D'abord,
00:27:11parce que les régularisations
00:27:12de 500 000 personnes,
00:27:14peut-être 800 000 dans les faits,
00:27:15auront le droit à terme
00:27:17de circuler dans l'espace Schengen.
00:27:19Et ensuite,
00:27:20vous avez toutes les personnes
00:27:21qui demandent l'asile
00:27:22et qui, pareil,
00:27:23de la même manière,
00:27:24auront le droit
00:27:25d'aller en Espagne continentale,
00:27:26nous l'avons dit.
00:27:27Si elles sont déboutées,
00:27:28pourront irrégulièrement
00:27:29venir en France.
00:27:31Mais plus largement,
00:27:32vous avez aujourd'hui
00:27:33une colère qui monte
00:27:34dans tous les peuples occidentaux,
00:27:36d'un fossé
00:27:37qui est de plus en plus fort
00:27:38avec leurs dirigeants.
00:27:39On a des manifestations
00:27:40contre l'immigration
00:27:42incontrôlée aujourd'hui
00:27:43en Espagne,
00:27:43mais on en a eu aussi
00:27:44en Irlande,
00:27:45au Royaume-Uni.
00:27:46Alors, en France,
00:27:47nous n'en avons pas encore eu,
00:27:49mais quand il n'y a pas
00:27:50de débouchés démocratiques,
00:27:52parce que vous avez
00:27:52un régime juridique
00:27:53qui semble bloqué
00:27:54et qui organise l'impuissance,
00:27:55le pire est possible.
00:27:57En France,
00:27:57vous avez trois quarts
00:27:58des gens aujourd'hui
00:27:59dans les sondages,
00:28:00dans les études d'opinion
00:28:00qui voudraient une restriction
00:28:01drastique de l'immigration.
00:28:03Mais ce qui se passe
00:28:04depuis la fin des années 90,
00:28:05c'est qu'on a multiplié par trois
00:28:06le nombre de nouveaux titres
00:28:08de séjour
00:28:08qui sont délivrés chaque année.
00:28:10Alors, il y a la bataille du langage.
00:28:11La bataille du langage,
00:28:12c'est très important.
00:28:13Et le grand remplacement
00:28:15a été un sujet de débat
00:28:16hier chez Christine Kelly
00:28:17entre Mathieu Bocoté
00:28:18et Aurore Berger.
00:28:19Et même si elle ne reprend pas
00:28:21le terme et l'expression,
00:28:22bien sûr,
00:28:22la ministre Aurore Berger,
00:28:23elle dit que ce n'est pas
00:28:24une théorie raciste.
00:28:26Et le simple fait
00:28:26d'avoir dit que ce n'était
00:28:27pas une théorie raciste
00:28:28a déclenché,
00:28:29mais alors,
00:28:29une crise
00:28:29jusqu'au gouvernement,
00:28:31jusqu'au Conseil des ministres,
00:28:33puisqu'il y a eu réponse
00:28:34de Maude Bréjon
00:28:35en tant que porte-parole
00:28:37du gouvernement
00:28:38et qu'Aurore Berger,
00:28:39alors qu'elle n'est pas invitée
00:28:40normalement au compte-rendu
00:28:41du Conseil des ministres,
00:28:42a dû faire une explication
00:28:44de texte
00:28:44à la fin du Conseil des ministres.
00:28:46On va tout vous retracer
00:28:47heure par heure.
00:28:48Tout commence hier,
00:28:5019h,
00:28:51dans Face à l'Info,
00:28:52entre Mathieu Bocoté
00:28:53et la ministre Aurore Berger.
00:28:55La théorie du grand remplacement,
00:28:56c'est raciste ou non ?
00:28:57Moi, je pense que c'est
00:28:58un débat politique.
00:29:00Est-ce que c'est raciste ou non ?
00:29:01Non, je ne pense pas
00:29:02que ce soit une théorie.
00:29:03C'est une théorie que je combats
00:29:05parce que je...
00:29:06Mais pas parce qu'elle est raciste.
00:29:07Parce que je crois
00:29:08qu'elle décrit une réalité
00:29:09qui n'est pas la nôtre
00:29:10dans notre pays.
00:29:11Donc elle est inexacte
00:29:12mais elle n'est pas raciste.
00:29:12Je la considère fausse factuellement.
00:29:15Je la considère quand même
00:29:17mensongère
00:29:18parce que cherchant
00:29:19à créer un terreau de peur
00:29:21dans notre pays
00:29:22sur ce que notre pays
00:29:24deviendrait
00:29:24ou ce que notre pays
00:29:25serait déjà.
00:29:27Moi, je n'ai pas envie
00:29:27du déclin de la France.
00:29:28Moi, je crois justement
00:29:29qu'on a la capacité
00:29:31à ne pas être en déclin.
00:29:32Est-ce qu'on est encore
00:29:33en capacité
00:29:34de se mettre d'accord
00:29:34sur les faits ?
00:29:36Parce que si on part
00:29:37de cette théorie,
00:29:38la question,
00:29:38ce n'est en effet
00:29:39pas le ressenti,
00:29:40pas le sentiment,
00:29:42ce sont les faits.
00:29:43Donc ce sont des éléments
00:29:44statistiques.
00:29:45D'accord.
00:29:45Non, mais c'est ça.
00:29:47Le grand smashement
00:29:48au départ, c'est ça.
00:29:49Non, mais par rapport
00:29:49à la question que vous connaissez,
00:29:50est-ce que ce sont des faits ?
00:29:51Est-ce que ça existe
00:29:53ou est-ce que ça n'existe pas ?
00:29:53Oh, Berger.
00:29:54Et moi, je ne suis pas là
00:29:54pour le laisser du point de vue
00:29:55du sentiment ou du ressenti,
00:29:57mais du point de vue des faits.
00:29:57Et le problème
00:29:58dans notre pays en général,
00:29:59depuis de nombreuses années...
00:30:00Vous avez peut-être
00:30:01le ressenti qu'il n'y a pas
00:30:02de...
00:30:02Non, vous avez peut-être
00:30:03le ressenti
00:30:04qu'il n'y a pas
00:30:04de submersion migratoire.
00:30:05C'est qu'on est plus en capacité,
00:30:06avant d'avoir un débat,
00:30:08aussi vif puisse-t-il être,
00:30:09et ça peut nous arriver
00:30:10d'avoir des débats
00:30:11vifs, vous et moi,
00:30:12de s'accorder sur les faits,
00:30:14de s'accorder sur le réel.
00:30:15Et là, quand on parle
00:30:16de grand remplacement,
00:30:16c'est est-ce que statistiquement,
00:30:18la population française
00:30:19serait remplacée ?
00:30:20C'est ça le point de vue des parcs.
00:30:21Mais vous allez comprendre
00:30:22mon raisonnement.
00:30:23Il est très simple,
00:30:23Madame la Ministre.
00:30:24Donc, après avoir dit
00:30:25que ce n'était pas
00:30:26une théorie raciste,
00:30:27mais qu'elle ne reprenait pas,
00:30:28vous l'avez compris,
00:30:29le terme de grand remplacement,
00:30:30il y a eu des tweets,
00:30:30notamment de la France Insoumise,
00:30:32notamment des écologistes.
00:30:33Benjamin Lucas
00:30:34qui dit quasiment
00:30:35qu'Aurore Berger est raciste.
00:30:36Voyez le tweet d'Antoine...
00:30:38Ils n'ont pas réagé
00:30:39pour les dauphins
00:30:39et les animaux,
00:30:40les écologistes.
00:30:41Voyez le tweet d'Antoine Léomant.
00:30:42Bonjour Aurore Berger,
00:30:43vous êtes ministre en charge
00:30:44de la lutte contre les discriminations
00:30:45et vous dites ça,
00:30:46vous n'avez pas honte.
00:30:48Et suite à cela,
00:30:49Aurore Berger,
00:30:50invitée d'une matinale
00:30:51sur un service public,
00:30:51a dû s'expliquer.
00:30:55Elle ne dit pas que c'est raciste,
00:30:56elle dit que ça peut concourir à,
00:30:58ce qui n'est pas exactement
00:30:59la même chose.
00:31:00On ne croit pas que quelqu'un
00:31:01ait été condamné pour racisme,
00:31:03pour avoir dit ça.
00:31:04Et je pense que c'est là
00:31:05où il faut être très prudent.
00:31:06On s'engage dans une campagne présidentielle,
00:31:08on sait qu'on a une explosion
00:31:09des actes antisémites,
00:31:11on sait qu'on a une libération
00:31:12de la parole raciste.
00:31:13Et donc je pense qu'il faut être
00:31:15extrêmement vigilant,
00:31:16extrêmement déterminé,
00:31:17extrêmement ferme,
00:31:18mais qu'il faut aussi rappeler
00:31:19qu'il y a un débat politique,
00:31:21qu'il y a un combat politique à mener,
00:31:22qu'il ne faut pas abdiquer
00:31:23ce combat politique-là
00:31:24face à l'extrême droite,
00:31:26mais il ne faut pas empêcher
00:31:27que l'extrême droite
00:31:28puisse s'exprimer.
00:31:31Si vous donnez le sentiment
00:31:32d'empêcher,
00:31:33alors vous ne faites finalement
00:31:34que renforcer
00:31:35toutes les théories complotistes
00:31:37sur lesquelles on voit bien
00:31:38à quel point ensuite
00:31:39le Rassemblement national
00:31:40peut prospérer.
00:31:41Et là, ça commence
00:31:42au sein de la pseudo-majorité présidentielle
00:31:45qui est vraiment
00:31:46une minorité présidentielle.
00:31:47Priska Thévenot,
00:31:48ancienne porte-parole
00:31:49du gouvernement de Gabriel Attal,
00:31:51elle tweet contre Aurore Berger.
00:31:53Un Aurore Berger,
00:31:54tu expliques qu'une théorie raciste,
00:31:55ça se débat comme une opinion politique ?
00:31:57Le racisme est un délit,
00:31:58le grand remplacement
00:31:58n'est pas un débat,
00:31:59c'est une théorie complotiste
00:32:00qui a motivé
00:32:01des attentats terroristes.
00:32:03Et donc après,
00:32:04explication de texte
00:32:05d'Aurore Berger
00:32:06suite au Conseil des ministres
00:32:07lors du traditionnel point
00:32:09de Maude Bréjon.
00:32:11De la même manière que je ne plie pas
00:32:13aux théories fausses
00:32:14et mensongères de l'extrême droite,
00:32:16je ne plie pas non plus
00:32:17aux injonctions de l'extrême gauche
00:32:18qui considèrent que le débat public
00:32:20veut dire la censure du débat public.
00:32:23Et je crois,
00:32:23et permette-moi de l'ajouter,
00:32:25que si la campagne présidentielle demain
00:32:27se résume à cette volonté clanique
00:32:30de devoir choisir
00:32:31entre les théories de l'extrême droite
00:32:32d'un côté
00:32:32et les théories de l'extrême gauche
00:32:33de l'autre,
00:32:34eh bien je crois que notre pays
00:32:35mérite mieux,
00:32:37peut-être un peu plus de nuances
00:32:38et peut-être de partir des faits
00:32:40tout simplement à la fois
00:32:41de ce que les hommes
00:32:42et les femmes politiques disent
00:32:43et peuvent donc assumer
00:32:45puisque ce sont des propos
00:32:45que j'ai tenus
00:32:46et que j'assume donc
00:32:47de manière très claire
00:32:49tant qu'ils ne sont pas déformés
00:32:51et qu'ils ne servent pas
00:32:52à nourrir les intentions
00:32:53des uns et des autres.
00:32:55Alors,
00:32:55différentes porte-parole
00:32:56du gouvernement,
00:32:57Prisca Thévenot,
00:32:58ancienne porte-parole,
00:32:59enfonce donc Aurore Berger,
00:33:00comme Maude Bréjon,
00:33:01actuelle porte-parole,
00:33:02la défend.
00:33:04Elle a affirmé
00:33:05des principes
00:33:06et des valeurs
00:33:07encore une fois
00:33:08d'une grande clarté
00:33:10et elle l'a refait
00:33:11devant vous tout à l'heure.
00:33:12Elle a néanmoins
00:33:13rappelé ce qu'était
00:33:13l'état du droit.
00:33:15L'état du droit
00:33:16n'est pas une position
00:33:18personnelle
00:33:18d'Aurore Berger
00:33:19ou de qui que ce soit
00:33:20d'autre d'ailleurs.
00:33:21Donc,
00:33:21c'était simplement
00:33:22un rappel factuel
00:33:24qui n'enlève rien
00:33:25de nos convictions
00:33:26mais rien de nos convictions
00:33:27qui sont les siennes
00:33:27et je trouve
00:33:28que le procès
00:33:29qui lui est fait
00:33:32de s'adonner
00:33:33au fond
00:33:34ou de laisser passer
00:33:36cette théorie
00:33:38qui serait celle
00:33:39dite du grand remplacement
00:33:41est un bien mauvais procès.
00:33:43Pour vous donner
00:33:44tous les éléments,
00:33:45on termine par un tweet
00:33:46d'Aurore Berger
00:33:47parce que c'était vraiment
00:33:47à la fête du faire
00:33:48une matinale,
00:33:49un conseil des ministres
00:33:50et un tweet
00:33:51depuis hier soir
00:33:52je lis tout
00:33:53et surtout n'importe quoi
00:33:54sur les propos
00:33:55que j'ai tenus
00:33:55concernant la théorie
00:33:56dite du grand remplacement.
00:33:57Ma position est claire,
00:33:58mes propos sont publics,
00:33:59qu'il suffit de les écouter,
00:34:00voilà ce que j'ai dit,
00:34:00c'est une théorie que je combats,
00:34:01elle est fausse,
00:34:02mensongère, dangereuse,
00:34:03elle cherche à créer
00:34:04un terreau de peur
00:34:04dans notre pays,
00:34:05elle attise le racisme,
00:34:06je continuerai à la combattre
00:34:07mais comme une théorie politique
00:34:08ne signifie pas
00:34:09à censurer ceux
00:34:10qui la défendent,
00:34:11je ne plierai ni aux injonctions
00:34:12de l'extrême droite
00:34:12ni à celles de l'extrême gauche,
00:34:13ce dieu est mortifère,
00:34:14cessons de le provoquer.
00:34:15Que les choses soient claires
00:34:16parce qu'après il y a eu
00:34:17quand même un petit peu
00:34:17rétro-pédalage,
00:34:18elle a dit hier
00:34:19qu'elle ne reprenait pas
00:34:20le terme de théorie raciste
00:34:21mais qu'elle condamnait
00:34:22le grand remplacement
00:34:22comme théorie.
00:34:24Alors c'est intéressant
00:34:25parce que du coup
00:34:25si je lis bien son tweet,
00:34:27elle place Prisca Tevno
00:34:28et Prisca Tevno,
00:34:29il faut le dire,
00:34:30est la porte-parole
00:34:31d'une certaine façon
00:34:31de Gabriel Attal
00:34:32à l'extrême gauche.
00:34:33Voilà.
00:34:34Parce que c'est ce qu'elle dit,
00:34:35elle dit je ne cèderai pas
00:34:36aux injonctions
00:34:36ni de l'extrême droite
00:34:37ni de l'extrême gauche
00:34:38et la vérité c'est que
00:34:39voilà c'est le remake,
00:34:41c'est-à-dire encore une fois
00:34:42on retrouve le camp
00:34:43de Gabriel Attal
00:34:44dans le même camp
00:34:45de la France insoumise.
00:34:46Voilà, c'est-à-dire que
00:34:47ça me semble totalement sidérant
00:34:49qu'ils commencent même
00:34:50à se dire
00:34:50Orberger dans le fond
00:34:51en gros,
00:34:52elle est raciste.
00:34:53Voilà ce qu'ils pensent.
00:34:54C'est-à-dire que dans leur propre camp,
00:34:55ils vont voir du racisme
00:34:56et de l'extrême droite
00:34:57avec une personne
00:34:58comme Orberger.
00:35:00Mais pardon,
00:35:00c'est totalement sidérant.
00:35:02Donc moi je veux bien
00:35:03que Gabriel Attal,
00:35:04Prisca Tevno nous dise
00:35:05on interdit la baïa,
00:35:07nous notre main
00:35:07ne tremblera pas,
00:35:08facile l'islamisme, etc.
00:35:10Mais à la fin en fait,
00:35:11à la fin,
00:35:12ils sont toujours à gauche
00:35:13et c'est cela
00:35:14qu'il faut rappeler à chaque fois
00:35:15parce qu'en faire un procès,
00:35:17vraiment,
00:35:17il faut se poser deux secondes,
00:35:18faire un procès
00:35:19pour racisme
00:35:19en Orberger,
00:35:20ce n'était pas
00:35:21dans mon bingo de l'année.
00:35:23Ce n'était pas du tout
00:35:23dans le bingo.
00:35:24Ça veut dire qu'à un moment,
00:35:25c'est sidérant.
00:35:26C'est sidérant
00:35:27et surtout,
00:35:28nous venons de clôturer
00:35:29un documentaire
00:35:30sur Céoutard.
00:35:31On n'a pas le droit
00:35:31de dire qu'il y a
00:35:32un remplacement de la population,
00:35:33que la population
00:35:34est en train de changer
00:35:35à Céoutard.
00:35:35C'est impossible de dire
00:35:36que dans certains quartiers
00:35:37de France,
00:35:37la population a totalement changé,
00:35:39qu'il n'y a plus un juif
00:35:40dans certains quartiers du pays ?
00:35:41Ce que ça nous apprend,
00:35:43c'est que si Gabriel Attal
00:35:44arrivait au pouvoir,
00:35:45il ne changerait rien.
00:35:46Parce que dans la mesure
00:35:47où ils ne sont pas capables
00:35:48de poser le bon constat,
00:35:49s'ils considèrent
00:35:50qu'il n'y a pas
00:35:50de submersion migratoire,
00:35:52comment voulez-vous
00:35:53qu'ils règlent
00:35:53le problème
00:35:54de la submersion migratoire
00:35:55que vivent,
00:35:57ou en tout cas
00:35:57que considèrent comme réels
00:35:5975% des Français
00:36:00selon la plupart des sondages ?
00:36:02On a le discours
00:36:03de Gabriel Attal.
00:36:04Moi, son discours
00:36:04sur l'immigration,
00:36:05quand je l'écoute,
00:36:06je me dis, bon, c'est bien,
00:36:07il a évolué,
00:36:08sincèrement,
00:36:08il y a du progrès,
00:36:10il a avancé.
00:36:11Et puis, après,
00:36:12vous avez finalement
00:36:13les faits, les actes,
00:36:14où là, on revient
00:36:15à la réalité
00:36:16et on se dit,
00:36:16non, en fait,
00:36:17il n'a pas changé.
00:36:18Ce sont simplement
00:36:18des paroles
00:36:19parce qu'il est
00:36:19en campagne présidentielle
00:36:21et s'il était élu,
00:36:22nous aurions,
00:36:23en tout cas,
00:36:24en matière d'immigration,
00:36:25manifestement,
00:36:25quand j'entends
00:36:26Mme Thévenot,
00:36:27nous aurions en matière
00:36:27d'immigration
00:36:28la même politique
00:36:29que celle qui a été menée
00:36:30contre la volonté du peuple
00:36:32par Emmanuel Macron.
00:36:36Parce qu'évidemment,
00:36:37ce débat vient percuter
00:36:38le documentaire
00:36:39que nous avons diffusé
00:36:40et la situation à Ceuta.
00:36:43Quel terme
00:36:43on a le droit d'employer,
00:36:44en fait,
00:36:45sur ce qui se passe à Ceuta ?
00:36:46Quand 80 000 personnes
00:36:47arrivent dans une ville
00:36:48de 80 000 personnes,
00:36:50est-ce qu'on peut considérer
00:36:51qu'il y a une sorte
00:36:51d'invasion migratoire,
00:36:53de submersion migratoire
00:36:54et que si ces personnes-là
00:36:56veulent s'installer durablement,
00:36:57on peut parler
00:36:58de grand emplacement
00:36:58parce que ce qui différencie
00:37:00le grand emplacement
00:37:00de l'invasion migratoire,
00:37:02c'est qu'il y a
00:37:02une volonté d'être restée,
00:37:03une volonté d'être durable
00:37:04et c'est pour cela
00:37:05qu'il y a quand même
00:37:06un grand mensonge
00:37:06et une grande hypocrisie
00:37:07dans le débat,
00:37:08en tout cas dans le débat
00:37:09que toutes ces personnes ont,
00:37:10c'est que le grand emplacement,
00:37:12ce n'est certainement
00:37:13pas une théorie,
00:37:14c'est une réalité démographique.
00:37:15Quand vous allez
00:37:16dans certains quartiers de France,
00:37:17dans certaines villes de France,
00:37:19bien évidemment
00:37:19qu'elles ont changé,
00:37:20il suffit juste de regarder
00:37:21les statistiques de l'INSEE,
00:37:22il suffit juste de regarder
00:37:24visuellement.
00:37:25Évidemment que
00:37:25des quartiers français
00:37:26ont changé,
00:37:27la question n'est donc pas
00:37:28de savoir si ça existe
00:37:29ou ça n'existe pas,
00:37:30si c'est une théorie complotiste
00:37:32ou une théorie qui est réelle,
00:37:34mais de savoir
00:37:34si ça les dérange
00:37:35ou si ça ne les dérange pas.
00:37:36Et en l'occurrence,
00:37:38Johan et Eric
00:37:39ont absolument raison,
00:37:40Madame Thévenot
00:37:41se positionne plutôt
00:37:43du côté de ceux
00:37:43qui disent oui
00:37:44au grand remplacement.
00:37:45Finalement oui,
00:37:46ils sont plutôt d'accord
00:37:46avec Jean-Luc Mélenchon.
00:37:47Jean-Luc Mélenchon au moins
00:37:48n'est pas hypocrite.
00:37:50Jean-Luc Mélenchon dit
00:37:51je suis pour le grand remplacement
00:37:53à condition qu'il serve
00:37:54ma nouvelle France.
00:37:55Grégoire Dobini,
00:37:55vous qui êtes de l'Observatoire
00:37:56de l'immigration,
00:37:57qui êtes un homme de chiffres,
00:37:59quand vous écoutez ce débat
00:38:00sur le grand remplacement,
00:38:01quel est votre regard ?
00:38:03Alors je pense qu'il faut déjà
00:38:04sortir de la bataille sémantique,
00:38:06qu'on parle de grand remplacement,
00:38:08de créolisation.
00:38:09D'ailleurs c'est intéressant
00:38:10que les deux termes
00:38:10ont été repris à un moment donné
00:38:11par Jean-Luc Mélenchon
00:38:12ou de transition démographique
00:38:14comme Emmanuel Macron.
00:38:15Vous avez raison,
00:38:16il faut revenir au fait.
00:38:17Moi je ne pense pas
00:38:17qu'il faille sortir
00:38:18de la bataille sémantique,
00:38:19il faut la gagner.
00:38:20C'est bien différent.
00:38:21En tout cas nous,
00:38:22on se met au-dessus
00:38:22de cette bataille sémantique
00:38:23et on revient au fait
00:38:24comme vous l'avez dit.
00:38:25Et les faits,
00:38:26ce sont deux choses.
00:38:27c'est d'abord une première chose,
00:38:28vous avez des flux d'immigration
00:38:30qui sont profondément accélérés
00:38:32depuis l'an 2000,
00:38:33c'est-à-dire ce qu'on appelle
00:38:34le triple triplement,
00:38:35trois fois plus de demandes
00:38:37d'asile depuis 2008,
00:38:39trois fois plus de titres de séjour
00:38:40depuis 1997
00:38:41et trois fois plus
00:38:42d'étrangers irréguliers
00:38:44depuis les 20 dernières années.
00:38:46Et évidemment,
00:38:46cette explosion de l'immigration
00:38:48a ensuite un impact
00:38:49sur la composition
00:38:49de la population française.
00:38:52Vous avez,
00:38:53d'après les derniers chiffres
00:38:54de l'INSEE
00:38:55qui parle des naissances
00:38:56sur le territoire national,
00:38:57en 2025,
00:38:58vous avez un tiers des naissances
00:39:00dont au moins un des deux parents
00:39:01est né en dehors
00:39:03de l'Union Européenne.
00:39:04Donc voilà pour les chiffres
00:39:05et ensuite chacun en tire
00:39:06les conclusions qu'il souhaite.
00:39:07Jordan,
00:39:07vous étiez sur le terrain à Ceuta,
00:39:09vous avez vu un changement
00:39:09de population,
00:39:10c'est le cœur du reportage.
00:39:11C'est l'exemple que j'ai donné,
00:39:12Ceuta c'est un migrant
00:39:13par habitant,
00:39:1480 000 migrants,
00:39:1580 000 habitants.
00:39:16C'est la population de La Rochelle,
00:39:17c'est 20 000 mètres carrés,
00:39:18c'est la même chose.
00:39:18Imaginez la réaction de Français
00:39:20demain si vous avez 80 000 personnes
00:39:21qui débarquent à La Rochelle.
00:39:23Mais puisqu'on parle de chiffres,
00:39:24imaginez bien,
00:39:25on a conclu le long format
00:39:26avec cette question
00:39:27puisque Yohan me disait
00:39:28juste le titre,
00:39:28nos téléspectateurs,
00:39:29ils s'interrogent aussi
00:39:29quel va être l'impact
00:39:30pour la France.
00:39:31Imaginez qu'en 2025,
00:39:33avant qu'il y ait
00:39:34cette vague migratoire
00:39:34de juillet 2026,
00:39:36on a eu pour le seul département
00:39:37des Pyrénées-Orientales
00:39:388 335 interpellations
00:39:40d'entrées d'étrangers
00:39:41entre l'Espagne et la France.
00:39:43Sur ces 8 335,
00:39:44il y en a 5 000
00:39:45qui ont été répulsés
00:39:46vers l'Espagne
00:39:47où sont les 3 000 restants.
00:39:48Imaginez du coup cette année
00:39:49combien vont pouvoir entrer
00:39:50en passant,
00:39:51je vous le disais,
00:39:51par le détroit de Gibraltar.
00:39:52Donc il y a cette réalité,
00:39:53des chiffres,
00:39:54il y en a qui passent
00:39:55et qui errent ensuite
00:39:55dans la nature.
00:39:56Naïma M. Fadel,
00:39:57sur la bataille sémantique
00:39:58autour du grand remplacement.
00:39:59Écoutez,
00:40:00il y a clairement une évolution,
00:40:01on ne peut pas
00:40:03nier le réel.
00:40:05Il y a une évolution aussi
00:40:05dans la bataille sémantique
00:40:06qu'une ministre dise
00:40:07ce n'est pas une théorie raciste.
00:40:09C'est déjà un pas,
00:40:11il faut souligner quand même
00:40:12le courage d'Aurore Berger.
00:40:13D'ailleurs,
00:40:13elle en a pris plein de la figure
00:40:14toute la journée,
00:40:15donc il faut quand même le dire.
00:40:16Et d'ailleurs,
00:40:17ça l'est tellement
00:40:17que le président de la République
00:40:19avait décidé,
00:40:20quand il était arrivé au pouvoir,
00:40:22de répartir notamment
00:40:23les migrants.
00:40:24Il avait dit répartir
00:40:25les difficultés
00:40:26sur l'ensemble du territoire.
00:40:28Bien pudiquement.
00:40:29Et c'est même une répartition
00:40:31qui est faite
00:40:32d'une manière communautaire,
00:40:34par communauté,
00:40:35même pour éviter
00:40:37les conflits inter-ethniques.
00:40:40Donc on a réparti
00:40:41les Afghans ensemble,
00:40:43les Sénégalais ensemble,
00:40:45les Maghrebins ensemble,
00:40:46etc.
00:40:47Donc vous voyez
00:40:48qu'il y a eu
00:40:48une volonté aussi finalement
00:40:50de, comment dirais-je,
00:40:52de communautariser,
00:40:53de renforcer
00:40:55le communautarisme.
00:40:56Mais vous savez,
00:40:57je reviens toujours
00:40:57à la même chose
00:40:58mon cher Gauthier.
00:40:59C'est qu'on ne s'en sortira pas
00:41:00à partir du moment
00:41:01où les gens savent.
00:41:02C'est hypocrite en fait.
00:41:04On dit,
00:41:04on a des frontières,
00:41:05il faut sécuriser les frontières,
00:41:07il faut de la coopération
00:41:08pour les frontières.
00:41:09Mais en fait,
00:41:09quand les gens arrivent
00:41:11d'une manière illégale,
00:41:12par effraction,
00:41:14ils ont des chances
00:41:16d'être régularisés.
00:41:18Donc vous voyez
00:41:18que c'est sans fin en fait.
00:41:20Et c'est un challenge
00:41:22pour ces gens-là.
00:41:22Ils savent que
00:41:23s'ils passent la frontière,
00:41:25par n'importe quel moyen
00:41:26qu'ils soient,
00:41:27ils seront régularisés.
00:41:28On va continuer
00:41:29à parler d'immigration
00:41:29après la pub
00:41:30et une victime
00:41:32d'une immigration
00:41:33qui n'est pas contrôlée.
00:41:34Puisque Étienne
00:41:35a perdu la vie,
00:41:37tué par un Soudanais
00:41:38sous OQTF
00:41:39en situation irrégulière.
00:41:41Cet homme,
00:41:41par définition,
00:41:42n'avait rien à faire en France.
00:41:43Il était sous obligation
00:41:43de quitter le territoire français.
00:41:45Et Étienne,
00:41:4531 ans,
00:41:46il perd la vie.
00:41:47Je dis d'ailleurs à Tara
00:41:48qu'on peut voir sa photo,
00:41:49le visage du jeune Étienne,
00:41:5131 ans,
00:41:51qu'on ne l'oublie pas.
00:41:52Voilà,
00:41:53avant de marquer
00:41:54une courte pause
00:41:55et on en parlera
00:41:56juste après.
00:41:5731 ans,
00:41:58il rentre chez lui,
00:42:00il tombe sur un homme
00:42:01qu'il n'aurait jamais dû croiser,
00:42:02il est battu à mort,
00:42:03il s'est battu pour sa vie
00:42:04pendant 15 jours
00:42:05dans le coma
00:42:06et il décède ensuite.
00:42:07Et personne n'en parle
00:42:08ou si peu.
00:42:09Nous,
00:42:09on va en parler
00:42:10juste après la pause.
00:42:14De retour dans 100% politique
00:42:15pour cette grande soirée
00:42:16consacrée à l'immigration massive.
00:42:18On est parti de Ceuta,
00:42:19on est passé par la polémique du jour
00:42:20qui concerne le terme
00:42:21de grand emplacement
00:42:22qui est monté,
00:42:23polémique,
00:42:24qui est monté jusqu'au sommet
00:42:25de l'État.
00:42:25Et nous parlons depuis
00:42:2748 heures maintenant
00:42:28du jeune Étienne,
00:42:3031 ans,
00:42:31qui a perdu la vie
00:42:32pour son portable,
00:42:33tué par un homme
00:42:33qui n'avait rien à faire en France
00:42:35puisqu'il était en situation
00:42:37irrégulière
00:42:37et sous OQTF.
00:42:38Un homme soudanais
00:42:39qui l'a battu à mort.
00:42:41Étienne a lutté pour sa vie
00:42:42pendant deux semaines
00:42:43dans le coma
00:42:44et il nous a quittés.
00:42:45Je vous propose de voir
00:42:46le sujet de Pierre Crépy.
00:42:49Étienne Drouin
00:42:50avait 31 ans.
00:42:51Dans la nuit du 23 août,
00:42:53il est retrouvé ici,
00:42:54à hauteur de cette passerelle
00:42:55qui relie la défense
00:42:56à l'île de Putot,
00:42:57grièvement blessé au visage.
00:42:59Il mourra quelques jours plus tard,
00:43:01le 1er septembre,
00:43:02à l'hôpital.
00:43:03Selon son CV
00:43:04que nous avons pu consulter,
00:43:05Étienne Drouin
00:43:06avait notamment travaillé
00:43:07dans la restauration
00:43:08et dans une grande enseigne
00:43:09de magasins.
00:43:10Il avait également étudié
00:43:11la vente à Neuilly-sur-Seine.
00:43:13L'ensemble de son parcours
00:43:14professionnel et étudiant
00:43:15s'est déroulé
00:43:16dans le département
00:43:16des Hauts-de-Seine.
00:43:17L'enquête progresse
00:43:18grâce aux caméras
00:43:19de vidéosurveillance
00:43:20et à des traces ADN
00:43:21retrouvées sur un vêtement
00:43:22de la victime.
00:43:23Les images montrent Étienne
00:43:24suivi pendant de longues minutes
00:43:26par un individu
00:43:27avant que celui-ci
00:43:28ne prenne la fuite
00:43:29avec son téléphone
00:43:30et son sac à dos.
00:43:31Le principal suspect
00:43:32se nomme Samir A.
00:43:33Il est âgé de 25 ans.
00:43:35Il s'agit d'un ressortissant
00:43:37soudanais
00:43:37sans domicile fixe
00:43:38et en situation irrégulière
00:43:40sur le territoire français.
00:43:41Recherché après le décès
00:43:42d'Étienne Drouin,
00:43:43il est interpellé
00:43:44le 5 septembre
00:43:45sur le parvis de la Défense.
00:43:47Une EQTF lui est alors notifiée.
00:43:49Entendu par les enquêteurs,
00:43:50ce dernier
00:43:51nie les faits
00:43:51qui lui sont reprochés.
00:43:52Il a depuis été mis en examen
00:43:54pour vol avec violence
00:43:55ayant entraîné la mort
00:43:56et placé en détention provisoire.
00:43:59Voilà donc pour cette histoire
00:44:00dont personne ne parle,
00:44:02ou si peu.
00:44:03Guillaume Foucteau
00:44:03de 100% Frontières
00:44:04est allé interroger
00:44:05les habitants
00:44:06qui prennent
00:44:07cette même rambarde
00:44:09sur laquelle a été
00:44:10tué le jeune Étienne.
00:44:13Est-ce que vous avez l'habitude
00:44:14de passer sur cette passerelle ?
00:44:15Tout à fait
00:44:16et je ne comprends même pas.
00:44:18C'est terrible,
00:44:19c'est immonde,
00:44:20c'est la vie d'aujourd'hui.
00:44:24Est-ce qu'aujourd'hui
00:44:24les responsables,
00:44:26les pouvoirs publics
00:44:26ont une responsabilité
00:44:28dans ce terrible meurtre ?
00:44:29Tout à fait,
00:44:29tout à fait.
00:44:30Il y a des années
00:44:31que l'immigration
00:44:33aurait dû être régulée.
00:44:35Il passe presque tous les jours,
00:44:37mais dans la journée.
00:44:38On en entend parler
00:44:39de temps en temps à la télé,
00:44:41de choses comme ça.
00:44:42Mais bon,
00:44:43je ne savais pas
00:44:44que c'était arrivé ici.
00:44:45S'il y a au QTF,
00:44:46ça devrait être appliqué.
00:44:47Est-ce que vous évitez
00:44:48de sortir la nuit,
00:44:48c'est ça ?
00:44:49Oui,
00:44:49j'évite de sortir la nuit.
00:44:51Vous avez peur
00:44:52à cause de l'insécurité ?
00:44:53Oui,
00:44:54parce qu'on entend
00:44:55quand même pas mal
00:44:57de faits divers.
00:44:58J'ai des petits-enfants,
00:44:59ça m'inquiète
00:45:00quand il y a
00:45:00des petits-enfants,
00:45:02des petits-gamins
00:45:03qui se font piquer
00:45:03un téléphone.
00:45:05Je me dis
00:45:05que ça pourrait leur arriver.
00:45:06J'habite juste à côté,
00:45:08donc c'est sûr
00:45:08que c'est un peu flippant.
00:45:09Et effectivement,
00:45:10que ce soit un OQTF,
00:45:12ça montre que l'État
00:45:12n'a pas été présent
00:45:13sur le coup,
00:45:13mais bon,
00:45:14c'est triste.
00:45:15Je passe très souvent ici,
00:45:18oui.
00:45:18Alors,
00:45:19le suspect,
00:45:19monsieur,
00:45:19est un individu soudanais
00:45:21qui était visé
00:45:21par une OQTF.
00:45:23Qu'est-ce que ça dit
00:45:23de la situation migratoire
00:45:24et de l'insécurité
00:45:25du pays, monsieur ?
00:45:25Toujours pareil,
00:45:26toujours pareil.
00:45:27On est beaucoup trop laxistes
00:45:28avec ces gens-là,
00:45:28c'est clair.
00:45:30OQTF,
00:45:30ça veut dire
00:45:31obligation de quitter
00:45:32le territoire.
00:45:33Donc,
00:45:33on doit quitter le territoire.
00:45:35L'État français échoue
00:45:36à protéger
00:45:36sa propre population ?
00:45:37Évidemment,
00:45:38oui,
00:45:38c'est clair.
00:45:39Oui,
00:45:40j'y ai pensé,
00:45:40mais bon,
00:45:41non,
00:45:41ça ne va pas changer
00:45:41les habitudes quand même.
00:45:43On n'en peut plus,
00:45:44Jules Torres.
00:45:45Lola,
00:45:46tuée par une personne
00:45:46sous OQTF.
00:45:47Philippine,
00:45:48violée,
00:45:48tuée par une personne
00:45:49sous OQTF.
00:45:50Et là,
00:45:50Étienne battue à mort
00:45:51pour son portable
00:45:52par une personne
00:45:52sous OQTF.
00:45:53On en a surtout marre
00:45:54d'ajouter des noms
00:45:55et des prénoms
00:45:55à cette liste insupportable
00:45:56de Français,
00:45:58de jeunes Français
00:45:59tués à cause
00:46:00de cette incapacité
00:46:01de l'État
00:46:02à expulser
00:46:03les personnes
00:46:04qui n'ont rien à faire
00:46:04sur notre territoire.
00:46:05Vous avez parlé de Lola,
00:46:06vous avez parlé de Philippine,
00:46:07on pourrait en citer
00:46:08bien d'autres.
00:46:09Je pourrais citer
00:46:09l'éclair géronimique
00:46:10qui a été violée
00:46:10par un centre-africain
00:46:11sous OQTF.
00:46:11Bien sûr,
00:46:12et souvent on dit
00:46:13sur ce plateau
00:46:14qu'on en parle
00:46:15parce que c'est un drame
00:46:16et qu'il y a beaucoup
00:46:16d'OQTF
00:46:17qui sont dans l'actualité
00:46:19pour des faits de violence,
00:46:20pour des faits de vol
00:46:21avec violence,
00:46:22pour plein d'autres faits
00:46:23qui sont dans des crimes
00:46:24et délits
00:46:24mais qui n'entraînent
00:46:25pas la mort.
00:46:26Et je constate
00:46:26que nos confrères,
00:46:27nos chers confrères
00:46:28avec beaucoup de confraternité,
00:46:30je le dis,
00:46:31n'en ont rien à faire
00:46:32même quand il y a un mort.
00:46:33C'est-à-dire que même
00:46:33quand il y a un mort
00:46:34et c'est Johan Uzay
00:46:35et il faut le dire quand même
00:46:36qui hier a en premier
00:46:38montré quand même
00:46:39qu'il n'y avait que
00:46:39quatre articles
00:46:40dans la presse.
00:46:41C'est-à-dire qu'il y a
00:46:41Europe 1,
00:46:42il y a CNews,
00:46:43il y a le journal du dimanche,
00:46:44il y a le Parisien
00:46:44qui a sorti l'information
00:46:45et puis il y a le Figaro
00:46:46qui a repris ça
00:46:47en parlant notamment
00:46:48de l'histoire d'Étienne.
00:46:51Pardonnez-moi
00:46:51mais il y a beaucoup
00:46:52de médias en France,
00:46:52il y a beaucoup de journalistes,
00:46:54je ne sais pas combien,
00:46:55je crois qu'il y a
00:46:5535 000 cartes de presse
00:46:57dans ce pays
00:46:57et il n'y a pas
00:46:58un journaliste,
00:46:59dix journalistes
00:47:00pour parler de ce meurtre
00:47:02abominable
00:47:02d'un homme de 31 ans.
00:47:04Alors justement
00:47:05ça a fait réagir
00:47:06plusieurs personnes.
00:47:06Damien Rieux
00:47:07qui a été proche
00:47:07un temps de reconquête
00:47:08a justement comptabilisé
00:47:09la différence d'articles
00:47:11entre deux actualités.
00:47:1238 articles de presse
00:47:13pour le policier
00:47:13raciste de Carcassonne,
00:47:153 sur le meurtre
00:47:16d'Étienne
00:47:16par un Soudanais
00:47:17sous OQTF à Putot.
00:47:18Des propos racistes
00:47:19de comptoir
00:47:19sont donc 10 fois plus graves
00:47:20que le meurtre d'un Français.
00:47:21Pierre Gentillet,
00:47:22avocat,
00:47:23ancien candidat
00:47:23à Rassemblement National
00:47:24aux élections législatives.
00:47:25Deux jours non-stop
00:47:26des chaînes TV
00:47:27pour des injures racistes
00:47:28proférées en novembre 2025
00:47:30à Carcassonne.
00:47:31Rien pour le massacre
00:47:31mortel d'Étienne
00:47:33par un Soudanais
00:47:33sous OQTF
00:47:34il y a deux semaines.
00:47:35Le sens des priorités.
00:47:36Johan ?
00:47:36Non mais on peut incriminer
00:47:37la presse
00:47:37et ça n'est pas une surprise.
00:47:39On ne s'attendait pas
00:47:39à ce que le service public,
00:47:42l'audiovisuel
00:47:42de service public
00:47:43en fasse ça une.
00:47:44On sait qu'on approche
00:47:45de l'élection présidentielle
00:47:46et donc qu'ils vont chercher
00:47:48à occulter
00:47:49les faits aux Français
00:47:49pour ne pas influencer
00:47:51leur vote.
00:47:52Nous le savons,
00:47:53c'est attendu
00:47:54et nous serons là
00:47:55pour parler de la réalité
00:47:56de la situation.
00:47:57Mais quand même,
00:47:58que la presse
00:47:59n'en parle pas
00:48:00mais que le gouvernement
00:48:01ne dise pas un mot
00:48:03sur Étienne.
00:48:03Le ministre de l'Intérieur
00:48:05n'a pas eu...
00:48:06Il a d'autres occupations
00:48:07en ce moment.
00:48:08Il n'a pas eu une parole.
00:48:08Il a fait un tweet
00:48:09sur Carcassonne.
00:48:10Il a eu raison de le faire.
00:48:12Il a bien fait de le faire.
00:48:13Il parle tous les jours
00:48:14de Xenia Federova.
00:48:16Mais il n'a pas eu
00:48:17un mot,
00:48:17pas une parole
00:48:18pour Étienne
00:48:19alors qu'un homme est mort.
00:48:20Un homme est mort
00:48:21à cause de leur politique.
00:48:22Moi je le dis très
00:48:23clairement.
00:48:23Si le gouvernement,
00:48:25si Emmanuel Macron
00:48:26avait fait son travail,
00:48:27s'il avait protégé
00:48:28les Français,
00:48:29s'il avait fait respecter
00:48:30la loi en expulsant
00:48:31cet homme,
00:48:32Étienne il serait vivant.
00:48:33Il serait avec sa famille
00:48:34aujourd'hui.
00:48:35Donc c'est de leur responsabilité
00:48:36et ils n'ont même pas
00:48:37la décence d'avoir un mot
00:48:38pour lui
00:48:38et d'avoir un mot
00:48:39pour leur famille.
00:48:40Mais je trouve ça,
00:48:41si vous voulez,
00:48:42ça dépasse l'entendement.
00:48:43Grégoire Dobini,
00:48:44je rappelle la promesse
00:48:45d'Emmanuel Macron
00:48:46lors de son premier quinquennat,
00:48:47expulsion à 100%
00:48:49des obligations
00:48:49de quitter le territoire français.
00:48:50Là je parle sous votre contrôle,
00:48:51on n'est même pas à 10%.
00:48:52Oui exactement,
00:48:53c'est une promesse
00:48:54qui a été réitérée en 2022.
00:48:55Aujourd'hui on est à peu près
00:48:56à 10% sur les dernières années.
00:48:59En réalité il y a la problématique
00:49:00des laissés consulaires
00:49:01qui est souvent mise en avant
00:49:02dans les médias
00:49:03mais c'est loin d'être
00:49:03le seul problème.
00:49:04Mais c'est passé, oui.
00:49:05Exactement,
00:49:06vous avez toute une série
00:49:07d'obstacles matériels déjà
00:49:08de trouver l'identité
00:49:09de la personne.
00:49:10Ensuite il y a des vols commerciaux
00:49:11qui n'existent pas
00:49:12par exemple pour l'Afghanistan
00:49:13ou la Syrie.
00:49:14Mais surtout ce dont on parle moins
00:49:15c'est qu'on a des règles juridiques
00:49:17qui sont parfois absurdes
00:49:18qui viennent souvent
00:49:21de la Cour européenne
00:49:22des droits de l'homme.
00:49:23Vous avez par exemple
00:49:23l'article 8.
00:49:25Dès lors que vous avez
00:49:26des liens familiaux en Europe
00:49:27vous avez le droit
00:49:28de rester dans le pays
00:49:30où vous êtes.
00:49:31Vous avez surtout l'article 3.
00:49:32Si vous risquez
00:49:33des mauvais traitements
00:49:34dans votre pays d'origine
00:49:36vous n'avez quoi qu'il arrive
00:49:37pas le droit d'être expulsé
00:49:39y compris si vous représentez
00:49:41un danger menaçant
00:49:42la vie de la nation.
00:49:43C'est ce que disent les juges
00:49:44c'est-à-dire les profils terroristes.
00:49:45S'ils risquent des mauvais traitements
00:49:46dans leur pays
00:49:47ils doivent rester en France.
00:49:48Il faut changer les règles.
00:49:49On doit les garder
00:49:50au risque
00:49:51qu'ils cultuent des frères.
00:49:53Neymar
00:49:54Ce jeune homme de 31 ans
00:49:55ça pourrait être votre enfant
00:49:57ça pourrait être moi
00:49:58ça pourrait être un frère
00:49:59c'est-à-dire que chacun se projette
00:50:01comme chacun se projetait
00:50:02pour Lola et Philippine
00:50:03et on se dit
00:50:04mais ça peut être n'importe qui
00:50:05Chacun ne se projette pas justement.
00:50:07Vous avez raison.
00:50:07Il y en a qui n'en se projettent
00:50:08même plus
00:50:09ils sont tellement désincarnés
00:50:10ça ne les touche plus
00:50:11ils ne sont même pas émus
00:50:12de la situation
00:50:13mais ça pourrait être
00:50:14n'importe lequel
00:50:14d'entre nous.
00:50:15Vous rentrez à une heure du matin
00:50:16sur une passerelle
00:50:17vous êtes le nez sur votre portable
00:50:19vous tombez sur un homme
00:50:20qui vous bat à mort
00:50:21pour le prendre
00:50:21et qui n'avait rien à faire en France.
00:50:24Écoutez moi
00:50:24vous savez
00:50:25les beaux me manquent
00:50:27parce que je trouve ça insupportable.
00:50:29Et c'est important
00:50:30qu'on voit le visage d'Etienne.
00:50:32De voir comment
00:50:33le peuple français
00:50:36est finalement sacrifié
00:50:38sacrifié sur l'autel
00:50:39de ses politiques
00:50:41de cette bien-pensance
00:50:42par cette idéologie
00:50:44de gauche
00:50:45qui invisibilise
00:50:46ce pauvre garçon
00:50:47qui a été tué
00:50:48c'est terrifiant
00:50:50et je ne sais pas
00:50:51comment on va
00:50:51on va s'en sortir
00:50:52parce que j'ai l'impression
00:50:53que cette idéologie
00:50:55c'est tellement diffusé
00:50:56que pour être bien vu
00:50:58et bien il faut taire
00:50:59parce que malheureusement
00:51:01il faut le dire
00:51:02ce jeune homme
00:51:02n'a pas la bonne couleur
00:51:03de peau aussi.
00:51:04Ah vous pensez ?
00:51:05Ah oui
00:51:06je pense sincèrement
00:51:07je pense que
00:51:08et c'est malheureux
00:51:09c'est vraiment malheureux
00:51:10et je suis vraiment républicaine
00:51:12et je suis vraiment
00:51:13attachée à notre pays
00:51:14à l'unité de notre pays
00:51:15et je constate aujourd'hui
00:51:17que quand on a
00:51:19la couleur de peau blanche
00:51:21excusez-moi
00:51:21je n'aime pas du tout
00:51:22parler ainsi
00:51:23parce que je n'aime pas
00:51:24qu'on nous racise
00:51:26et bien malheureusement
00:51:27on est sacrifié
00:51:30sur l'autel
00:51:31de cette bien-pensance
00:51:32et on est invisibilisé.
00:51:33Moi je pense
00:51:34à ce jeune homme
00:51:35à sa vie
00:51:36qu'il aurait pu avoir
00:51:37je pense à sa famille
00:51:39et ça me fait
00:51:40énormément mal au cœur
00:51:41et je me dis
00:51:42que n'importe quel criminel
00:51:44doit pouvoir
00:51:45payer
00:51:46justement
00:51:47pour les fautes
00:51:48qu'il commet
00:51:48quelle que soit
00:51:49sa couleur de peau
00:51:50et toute personne
00:51:51quelle que soit
00:51:52sa couleur de peau
00:51:53doit être protégée
00:51:54par notre pays
00:51:55et doit faire
00:51:56l'honneur aussi
00:51:57de notre pays.
00:51:58Ce jeune homme-là
00:51:59j'attends que
00:52:00M. Nunez
00:52:00effectivement
00:52:01fasse un tweet
00:52:02pour parler de lui
00:52:03parce qu'il a été
00:52:04tué par
00:52:05une personne
00:52:06qui ne devait
00:52:06plus être ici
00:52:07vous voyez
00:52:08qui n'avait pas
00:52:09à être dans notre pays
00:52:11et ça
00:52:11ça me fait
00:52:13vraiment mal au cœur
00:52:14et vous m'avez dit
00:52:15quelque chose d'important
00:52:16vous m'avez dit
00:52:16moi j'ai des enfants
00:52:18de l'âge
00:52:19de cet homme-là
00:52:21et j'ai connu
00:52:21un de mes garçons
00:52:22qui a dû donner
00:52:23son portable
00:52:23parce que je leur dis
00:52:24donne ton portable
00:52:25donne ton sac
00:52:26et c'est ce que je dis
00:52:28à ma gamine
00:52:29aujourd'hui
00:52:29donne
00:52:30vous voyez
00:52:30l'état dans lequel
00:52:32on est arrivé
00:52:32donc c'est open bar
00:52:34allez-y
00:52:36et on sent votre émotion
00:52:37Naïma
00:52:37mais même quand on donne
00:52:39on peut être tué
00:52:40effectivement
00:52:41Elias a donné son téléphone
00:52:42à la sortie du match de foot
00:52:44il a été tué d'un coup de machette
00:52:45par des récidivistes
00:52:45qui n'avaient pas le droit
00:52:46d'être ensemble
00:52:46et qui étaient
00:52:48donc dans l'attente
00:52:49d'un jugement
00:52:49avec la fameuse césure
00:52:51tu passes devant le juge
00:52:52dans un premier temps
00:52:52on te sanctionne
00:52:53dans un second
00:52:54donc en fait
00:52:56on n'est jamais à l'abri
00:52:57de rien
00:52:58et effectivement
00:52:59l'état a été condamné
00:53:00pour une action climatique
00:53:01il devrait sans doute
00:53:02être condamné
00:53:02pour une action sécuritaire
00:53:03il serait sans doute temps
00:53:04je pense évidemment
00:53:05à la famille d'Etienne
00:53:06comme vous
00:53:07d'ailleurs je note
00:53:08qu'à chaque drame passé
00:53:10souvent les mères
00:53:11sortent du silence
00:53:12je pense à
00:53:13la tante de Louis
00:53:15je pense à la maman
00:53:16de Philippine
00:53:16je pense à la maman
00:53:17de Lola
00:53:18je pense à la veuve
00:53:19du gendarme
00:53:20Comine
00:53:21je pense à la veuve
00:53:22de monsieur Monguillot
00:53:24massacrée dans son bus
00:53:26donc je ne sais pas
00:53:27si cette famille
00:53:27nous regarde
00:53:28si la famille d'Etienne
00:53:29nous regarde
00:53:29Eric Tegner
00:53:30mais évidemment
00:53:30on pense à elle
00:53:31et évidemment
00:53:32si on peut faire
00:53:32quoi que ce soit
00:53:33avec l'équipe
00:53:34de 100% frontière
00:53:35recueillir un témoignage
00:53:36en parler le plus possible
00:53:38on le fera
00:53:38oui bien entendu
00:53:39parce qu'il faut arrêter
00:53:40de banaliser le mal
00:53:41et aujourd'hui
00:53:42on est dans une logique
00:53:42de banalisation du mal
00:53:43vous savez à un moment
00:53:45le peuple français
00:53:46a fait une sorte de contrat social
00:53:47avec l'état
00:53:48il a accepté de dire
00:53:49on est prêt
00:53:50à avoir moins de liberté
00:53:52à payer plus d'impôts
00:53:53à avoir des caméras partout
00:53:54à vraiment pouvoir
00:53:55moins faire de choses
00:53:56mais en échange
00:53:57vous devez nous assurer
00:53:58la sécurité
00:53:58et aujourd'hui
00:53:59ils en sont incapables
00:54:00moi ce que je ne comprends pas
00:54:01c'est si vraiment
00:54:02ce qui arrive là
00:54:03finalement
00:54:04c'est un cas extrêmement spécifique
00:54:06si vraiment
00:54:06il y a très peu aujourd'hui
00:54:08de clandestins sous EQTF
00:54:09capables de faire ce genre de meurtre
00:54:10pourquoi dans ce cas
00:54:11ils n'en parlent pas
00:54:12la seule raison pour laquelle
00:54:13ils n'en parlent pas
00:54:14c'est qu'ils savent
00:54:15que ça va continuer
00:54:16et c'est ça le drame humain
00:54:17vous vous rendez
00:54:18on l'a déjà fait avec Frontière
00:54:19vous vous rendez
00:54:20dans les centres
00:54:21de rétention administrative
00:54:22pardon
00:54:22ce sont des centaines
00:54:24de cas problématiques
00:54:25on le voit
00:54:26c'est à dire
00:54:26des cas psychiatriques
00:54:27des cas de gens
00:54:28qui sont extrêmement violents
00:54:29qui ont une incapacité
00:54:30de se contrôler
00:54:31parce que là
00:54:32c'est le cas
00:54:32c'est à dire
00:54:33qu'on n'est pas
00:54:33sur un meurtre
00:54:34ou un assassinat
00:54:35lié à une vengeance
00:54:36parce que dans les mille meurtres
00:54:38par an
00:54:39il peut y avoir
00:54:40par exemple
00:54:40les règlements de comptes
00:54:41il peut y avoir
00:54:42des cas également
00:54:44dans la DZ Mafia
00:54:45là on est sur quelque chose
00:54:46de totalement gratuit
00:54:48de totalement gratuit
00:54:49d'une certaine façon
00:54:50ça arrive souvent
00:54:51mais pas non plus
00:54:52tous les jours
00:54:53un cas comme celui-là
00:54:54et donc ça n'est pas normal
00:54:55qu'ils n'en parlent pas
00:54:56et c'est quand même quelque chose
00:54:57de la culture de la violence
00:54:58parce que pour battre
00:54:59un homme à mort
00:55:00il faut y mettre
00:55:01une hargne
00:55:02un acharnement
00:55:03sans limite
00:55:04sans limite
00:55:05le dépouiller
00:55:06le laisser pour mort
00:55:08c'est-à-dire que c'est une vraie barbarie
00:55:10de faire ce genre de choses
00:55:11et c'est-à-dire qu'on nous explique
00:55:13parfois
00:55:14là aussi bataille sémantique
00:55:15le mot de barbare
00:55:16utilisé par Bruno Rotaillot
00:55:17condamné par l'Arcom
00:55:18quand vous l'avez utilisé
00:55:19en citant Bruno Rotaillot
00:55:20de 200 000 euros d'amende
00:55:21avec une différence
00:55:22c'est-à-dire que Bruno Rotaillot
00:55:23il parle de fabrique des barbares
00:55:25là pour le coup
00:55:25c'est pas de la fabrique de barbares
00:55:27c'est-à-dire que c'est
00:55:27de l'importation de barbarie
00:55:29c'est ça l'énorme problématique
00:55:31devant laquelle on est
00:55:31on se retrouvait il y a quelques années
00:55:33avec des politiques publiques
00:55:34qui disaient on va aller
00:55:35à la chasse au couteau
00:55:36mais ça n'a rien à voir
00:55:38là c'est-à-dire au point
00:55:40ils peuvent mettre à mort
00:55:41des jeunes hommes
00:55:42c'est cela qui est absolument sidérant
00:55:44et vraiment c'est-à-dire pareil
00:55:45il y a une quinzaine d'années
00:55:46on pensait que les responsables politiques
00:55:47ne s'intéressaient pas
00:55:48au sud de la France
00:55:49à la Creuse, à la Corrèze
00:55:50ils ne s'intéressaient qu'à Paris
00:55:51là on est à Putot
00:55:52on connaît tous bien Putot
00:55:54Putot c'est une ville plutôt bourgeoise
00:55:55qui est extrêmement calme
00:55:56à une autre époque
00:55:58tout le monde aurait été scandalisé
00:55:59il y a une forme de banalité du mal
00:56:01aujourd'hui
00:56:02Moi je trouve qu'il y a un parallèle
00:56:03vraiment édifiant cette semaine
00:56:05avec deux actualités
00:56:05c'est-à-dire que là
00:56:06effectivement au mineur
00:56:07on parle d'un fait divers
00:56:08il n'y a pas de réaction
00:56:09souvenez-vous en début de semaine
00:56:10ce qui s'est passé à Chambéry
00:56:11on y est allé pour 100% frontière
00:56:13on a des émeutes urbaines
00:56:14sur la simple supposition
00:56:15qu'il y aurait eu une bavure policière
00:56:17sur un jeune
00:56:17dont on ne sait même pas encore
00:56:18à ce stade
00:56:19quels sont les tenants
00:56:19et les abusissants de cette affaire
00:56:21s'il y a vraiment eu
00:56:22la police impliquée
00:56:24On sait plutôt que
00:56:25non la police
00:56:26c'est hors de cause
00:56:27c'est l'homme qui se serait tiré
00:56:28dessus lui-même
00:56:28parce qu'il était armé
00:56:29Effectivement
00:56:30et malgré ça
00:56:30vous avez une réaction immédiate
00:56:32des quartiers
00:56:32on est allé sur place
00:56:33on a vu
00:56:34tous les centres sociaux
00:56:35et il y avait beaucoup d'argent public
00:56:36investi dans ces quartiers
00:56:37on nous dit oui
00:56:38mais on n'est pas aidé
00:56:39on a abandonné
00:56:39en réalité c'est que moi je l'ai vu
00:56:40il y a la poste
00:56:41il y a tout
00:56:41Surtout il y a un bâtiment
00:56:42qui avait déjà été brûlé
00:56:43au moment des émeutes
00:56:44qui a rebrûlé cette semaine
00:56:46l'idée aux surveillance
00:56:46avait été installée
00:56:47tout a été brûlé
00:56:48ils s'en prennent
00:56:49automatiquement la police
00:56:49là vous avez une France en face
00:56:51qui est très calme
00:56:51qui n'ira pas manifester
00:56:52qui mettra juste des bougies
00:56:54et qui continuera
00:56:55de compter ses morts
00:56:55Autre point commun
00:56:56avec le dossier du jeune Étienne
00:56:58pas de réaction de Laurent Nunez
00:56:59tant sur Chambéry
00:57:00que sur Étienne
00:57:01c'est quand même sidérant
00:57:03oui c'est ça
00:57:04il s'occupe de mon émission
00:57:05le mercredi
00:57:05l'heure inter
00:57:06non mais c'est sidérant
00:57:07c'est sidérant
00:57:09vous avez raison
00:57:09il n'est plus ministre de l'intérieur
00:57:10il est programmateur de l'heure inter
00:57:11ça je le gardais tiens
00:57:13ça c'est cadeau
00:57:14vous me le faites
00:57:14c'est très bien
00:57:16c'est cadeau
00:57:16c'est pour moi merci
00:57:18les passeurs
00:57:19véritables traites d'êtres humains
00:57:20il se trouve qu'en ce moment
00:57:21il y a un procès
00:57:22contre des passeurs justement
00:57:23vous voyez le sujet
00:57:24d'Éliott Jamois
00:57:285 ans après le drame
00:57:29le procès
00:57:30pour les familles des victimes
00:57:31face à elle
00:57:3214 passeurs présumés
00:57:34jugés à Paris
00:57:34pour leur rôle
00:57:35dans le naufrage
00:57:35le plus meurtrier
00:57:36de migrants dans la Manche
00:57:37presque 5 ans après les faits
00:57:39les familles des victimes
00:57:40attendent des réponses
00:57:41c'est le premier volet
00:57:43qui va permettre
00:57:45de confirmer
00:57:46nous y aspirons
00:57:47les responsabilités
00:57:48de ces passeurs
00:57:50dans la nuit du 23 au 24 octobre 2021
00:57:52plus de 30 migrants
00:57:54embarquent pour l'Angleterre
00:57:55le bateau est de mauvaise qualité
00:57:57surchargé
00:57:58et sans gilet de sauvetage adapté
00:57:59après quelques heures
00:58:01il se dégonfle
00:58:01et prend l'eau
00:58:0231 personnes meurent
00:58:03ou disparaissent
00:58:04mais lors de ce procès
00:58:05certaines questions
00:58:06pourront rester sans réponse
00:58:07il y a beaucoup de souffrance
00:58:08donc par définition
00:58:09il y a beaucoup d'attente
00:58:10maintenant
00:58:11les avocats que nous sommes
00:58:12les alertons aussi
00:58:13et dans un dialogue
00:58:14qui est enclenché maintenant
00:58:15depuis plusieurs années
00:58:15avec un vrai travail
00:58:16avec elle
00:58:17sur le fait qu'elles n'auront
00:58:18peut-être pas
00:58:18toutes les réponses
00:58:19qu'elles peuvent attendre
00:58:21dans ce procès
00:58:22Les prévenus sont soupçonnés
00:58:23d'avoir participé
00:58:24à différents niveaux
00:58:25à cette traversée
00:58:26la plupart contestent
00:58:27leurs responsabilités
00:58:28dans ce procès
00:58:29un autre volet judiciaire
00:58:30reste ouvert
00:58:317 militaires français
00:58:32sont mis en examen
00:58:33pour non-assistance
00:58:34à personnes en danger
00:58:35après les appels au secours
00:58:36lancés cette nuit-là
00:58:38ça
00:58:38tant qu'on ne dénoncera pas
00:58:40les passeurs
00:58:41qui sont le début
00:58:41de la chaîne
00:58:42et la fin
00:58:43de la chaîne
00:58:44qui sont les associations
00:58:44pro-migrants
00:58:45documentaires
00:58:46sur lesquelles vous travaillez
00:58:47également
00:58:47Jordan Forentin
00:58:47et qui sera également
00:58:48diffusée sur CNews
00:58:49tant qu'on ne dénoncera pas
00:58:51tous les maillons
00:58:52de la chaîne
00:58:52et bien on aura
00:58:53des drames humains
00:58:54comme ce qui est en train
00:58:54de se passer
00:58:55qui provoquent
00:58:56le procès
00:58:57de 14 passeurs présumés
00:58:59La crise de Ceuta
00:59:00la crise migratoire
00:59:01de Ceuta
00:59:01nous a montré
00:59:02quelque chose
00:59:03que l'on répète ici
00:59:03chaque soir
00:59:04c'est que sur la crise
00:59:05migratoire
00:59:05et le sujet migratoire
00:59:06il y a une bataille
00:59:07qui est la mère
00:59:08de toutes les batailles
00:59:08c'est la bataille
00:59:09de la communication
00:59:10Je rappelle le naufrage
00:59:11qui provoque
00:59:12le procès
00:59:13de ces 14 passeurs
00:59:14c'est 31 personnes
00:59:15qui ont perdu la vie
00:59:16Bien sûr
00:59:16donc quand vous avez
00:59:18un Premier ministre
00:59:19ou un Président de la République
00:59:20qui vous disent
00:59:21qu'il faut accueillir
00:59:22tout le monde
00:59:22et qu'on va régulariser
00:59:23des personnes
00:59:24qui depuis des années
00:59:25sont dans l'illégalité
00:59:26bien sûr
00:59:27que ça crée
00:59:28un appel d'air
00:59:28et bien sûr
00:59:29que ça dit
00:59:29au monde entier
00:59:30de venir
00:59:31quand vous avez
00:59:32la Cour nationale
00:59:33du droit d'asile
00:59:33qui vous dit
00:59:34qu'il faut accueillir
00:59:35tous les palestiniens
00:59:36et notamment
00:59:36toutes les femmes palestiniennes
00:59:37ça dit à tout le monde
00:59:38qu'il faut venir
00:59:39quand vous avez
00:59:41une juridiction
00:59:41et notamment
00:59:42la juridiction européenne
00:59:43qui vous dit
00:59:43que l'on ne peut pas expulser
00:59:45un ressortissant afghan
00:59:46ou syrien
00:59:47parce que ce ne sont pas
00:59:48des pays sûrs
00:59:48ça amène tout le monde
00:59:50à se dire
00:59:51il faut aller dans ces pays là
00:59:52quand vous avez
00:59:532 milliards d'euros
00:59:54d'argent public
00:59:56qui proviennent
00:59:57de l'impôt des français
00:59:58qui part dans le financement
00:59:59des associations françaises
01:00:01qui sont chargées
01:00:02de lutter contre la politique
01:00:03de ce même état
01:00:04c'est aussi un appel d'air
01:00:06donc à un moment donné
01:00:06il va falloir
01:00:07en effet condamner
01:00:08ces personnes là
01:00:08condamner ces passeurs
01:00:10qui ne sont pas du tout
01:00:11des humanistes
01:00:12mais qui au contraire
01:00:12sont bien des criminels
01:00:13des esclavagistes
01:00:14comme des criminels
01:00:15c'est à dire
01:00:16croupir en prison
01:00:16et je rappelle
01:00:17que c'est le naufrage
01:00:18le plus meurtrier
01:00:19de l'histoire
01:00:20dans la Manche
01:00:21je l'ai dit
01:00:22au moins
01:00:2231 victimes
01:00:24Eric Tegner
01:00:24le début
01:00:25de la chaîne migratoire
01:00:27c'est évidemment
01:00:27les passeurs
01:00:28qui font de la véritable
01:00:29traite d'êtres humains
01:00:30oui il y a des centaines
01:00:31de passeurs
01:00:32vous savez moi
01:00:32je vous avais raconté
01:00:33comment j'en avais interviewé
01:00:34un c'était au Sénégal
01:00:36il avait fait de la prison
01:00:37finalement
01:00:38en Espagne
01:00:39il était revenu ensuite
01:00:40et il avait exercé
01:00:41ce métier
01:00:41pendant une dizaine d'années
01:00:42et ce qui était intéressant
01:00:44lorsque j'échangeais
01:00:45avec lui
01:00:45c'est que
01:00:45d'une certaine façon
01:00:47il ne se considérait pas
01:00:48comme un délinquant
01:00:49c'est à dire qu'il expliquait
01:00:50qu'il n'était
01:00:51qu'un maillon d'une chaîne
01:00:52et qu'au bout de cette chaîne
01:00:53de toute façon
01:00:54il y avait notamment
01:00:55les pays
01:00:55les associations
01:00:56la Croix-Rouge
01:00:57qui pouvaient les accueillir
01:00:58etc
01:00:58et donc d'une certaine façon
01:01:00ça leur semblait normal
01:01:01ils n'ont pas l'impression
01:01:02d'être criminalisés
01:01:03il faut vraiment le comprendre
01:01:04c'est à dire que
01:01:05les passeurs de migrants
01:01:06se voient comme des humanitaires
01:01:08dans un monde
01:01:09qui criminalise l'immigration
01:01:10c'est cela
01:01:11et donc il ne faut pas
01:01:12s'étonner finalement
01:01:13que le personnel associatif
01:01:15aujourd'hui
01:01:15la ligue des droits de l'homme
01:01:16etc
01:01:17ne se préoccupe pas
01:01:18du sujet des passeurs
01:01:19et alors
01:01:20c'est ça les demandes
01:01:20Vous avez parlé d'appel d'air
01:01:22Jules Torres
01:01:22on a un sondage
01:01:23sur les aides
01:01:24versées aux étrangers
01:01:26parce qu'on parle
01:01:27de
01:01:27si vous voulez
01:01:28de restrictions économiques
01:01:31de désindexation
01:01:32des retraites
01:01:33sur l'inflation
01:01:34il y a 72%
01:01:35des français
01:01:36qui sont
01:01:37pour la réduction
01:01:38des aides sociales
01:01:38accordées aux étrangers
01:01:39résidant en France
01:01:40afin de réduire
01:01:41le déficit public
01:01:42donc là aussi
01:01:42c'est toujours pareil
01:01:43c'est où est-ce que
01:01:44vous mettez l'argent
01:01:45Yohann Uzaï
01:01:45il y a aussi l'aide médicale d'Etat
01:01:47qui fait couler
01:01:47énormément d'encre
01:01:48évidemment que
01:01:49l'immigration a un coût
01:01:52désormais pour le pays
01:01:53C'est un coût
01:01:54que nous n'avons plus
01:01:54les moyens de financer
01:01:55nous ne pouvons plus payer
01:01:56effectivement pour accueillir
01:01:57toutes ces personnes-là
01:01:58c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
01:01:59nous n'avons plus les moyens
01:02:00de les loger
01:02:00nous n'avons plus les moyens
01:02:01de les soigner
01:02:01nous n'avons plus les moyens
01:02:02de scolariser leurs enfants
01:02:03et plus grave encore
01:02:04nous n'avons plus les moyens
01:02:05de les assimiler
01:02:06ce qui nous conduit
01:02:07à connaître la situation actuelle
01:02:09qui est une situation
01:02:10Vous voyez le chiffre
01:02:11un coût de la lutte
01:02:12contre l'immigration
01:02:13clandestine en 2025
01:02:14230 millions d'euros
01:02:16c'est nettement plus élevé
01:02:18donc 143 millions
01:02:20financés par le Royaume-Uni
01:02:2187 millions
01:02:22financés par l'édonier français
01:02:24Après moi je veux bien aussi
01:02:25qu'on parle des passeurs
01:02:26naturellement
01:02:27il faut les mettre en prison
01:02:28pendant des années
01:02:29parce que ce qu'ils font
01:02:30est absolument criminel
01:02:31mais si l'Etat
01:02:33faisait son travail
01:02:34il n'y aurait pas
01:02:35de passeurs
01:02:35si l'Etat faisait correctement
01:02:37son travail
01:02:37protégeait les frontières
01:02:39si l'Etat savait précisément
01:02:40qui est sur notre sol
01:02:41ce qu'ils viennent faire
01:02:42etc etc
01:02:43il n'y aurait pas de passeurs
01:02:44C'est la fin
01:02:44de notre soirée spéciale
01:02:46de 100% politique
01:02:46consacrée donc
01:02:47à l'immigration massive
01:02:48on est parti
01:02:49du reportage
01:02:50de Jordan Florentin
01:02:52que je félicite encore
01:02:52c'était votre premier reportage
01:02:54diffusé ce soir
01:02:55sur l'antenne de CNews
01:02:55vous l'aurez compris
01:02:56il y en aura d'autres
01:02:57de nouvelles vannes migratoires
01:02:58absolument
01:02:59mais vous ne lui laissez pas
01:03:02c'est bon
01:03:02il a eu deux mois l'été
01:03:03pour recharger les batteries
01:03:05maintenant
01:03:05personne ne bouge
01:03:06jusqu'au 15 juillet
01:03:08voilà
01:03:08comme ça au moins
01:03:09les choses sont dites
01:03:09il y aura peut-être Noël
01:03:10le 24 décembre
01:03:11et on se retrouvera
01:03:12le 4-5 janvier
01:03:13on verra au Pôle Nord
01:03:14merci à tous
01:03:15d'avoir suivi cette soirée
01:03:16spéciale de 100% politique
01:03:18avec ce documentaire
01:03:20produit par les équipes
01:03:20de 100% Frontières
01:03:21je vous dis à lundi
01:03:2211h pour justement
01:03:23100% Frontières
01:03:24excellent week-end
01:03:25sur CNews
01:03:25et donc
01:03:26pour le bouffard
01:03:26je me dis à la mid it
01:03:27il y aura
01:03:27on va
01:03:27on va
01:03:27on va
01:03:28et la madame
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