Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00On fait beaucoup de 8h-18h, il n'y a pas de longue pause, les gens n'ont pas le
00:00:03temps de manger.
00:00:05Barricades, affrontements, incendies, certains blocages virent au chaos.
00:00:16Ce lundi, des centaines d'établissements sont restés fermés.
00:00:20Alors comment la mobilisation a-t-elle pris une telle ampleur ?
00:00:24On les est pas publics !
00:00:25On les est pas publics !
00:00:30De Nantes, à Saint-Denis, en passant par Paris, nos équipes ont enquêté au cœur des blocages.
00:00:34Est-ce que vous voulez me parler de vos revendications un petit peu ?
00:00:37Sur place, certains lycéens et responsables de la France Insoumise nous ont réservé un accueil exécrable.
00:00:42Je suis un journaliste.
00:00:45C'est normal, monsieur ? C'est normal qu'on soit violenté comme ça ?
00:00:48Monsieur le maire ?
00:00:49C'est normal ? Monsieur le maire ?
00:00:51Monsieur le maire ? C'est normal qu'on parle comme ça ?
00:00:54On a pris des coups, c'est normal.
00:00:58Envers, cassez-vous !
00:00:59Envers, cassez-vous !
00:01:01Car depuis le début du mouvement, les visages de LFI affichent largement leur soutien aux lycéens en colère.
00:01:08Parti ! Parti ! Parti ! Parti !
00:01:13Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
00:01:16Elle peut être légitime.
00:01:17Ça raconte que vous êtes simplement en train de créer du carreau, mais pas du tout !
00:01:23Vous exprimez qu'il vous aide !
00:01:27Alors, engagement sincère ou récupération politique ?
00:01:31Face à la violence, d'autres lycéens réclament simplement de pouvoir retourner en cours.
00:01:35Vous voyez donc les militants de l'Uni qui sont arrivés.
00:01:38Il y a quelques secondes ici, juste ici, une dizaine de militants de l'Uni.
00:01:42Certains tentent même de débloquer leur établissement au risque de la confrontation.
00:01:53Violence, intimidation, bataille politique.
00:01:55Bienvenue dans cette grande soirée spéciale pour tout comprendre sur la crise sans précédent que traversent les lycées français.
00:02:07Bonsoir à tous, bienvenue dans cette soirée spéciale que vous propose CNews ce soir.
00:02:11Violence dans les lycées, la France insoumise à la manœuvre.
00:02:14Deux heures d'édition spéciale avec Johan Uzaï, Éric Tegner, Jules Thorez.
00:02:19Bonsoir à tous les trois.
00:02:20Julien Audou, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national.
00:02:24Bonsoir à vous, monsieur le député.
00:02:25Louise Montangon, responsable de l'Uni Bordeaux.
00:02:28Bonsoir Louise.
00:02:28Et puis Jules Laurent de la rédaction de 100% Frontières.
00:02:31Bonsoir à vous.
00:02:32On va vous proposer les dernières images du jour aux quatre coins du pays.
00:02:37On était évidemment en direct toute la journée sur l'antenne de CNews.
00:02:41Vous voyez à nouveau les images du côté de Bordeaux, du côté de Paris, notamment du côté de Lille également.
00:02:49Évidemment, il y a eu de nouvelles exactions.
00:02:52Des mortiers d'artifices ont été tirés.
00:02:54Des poubelles ont mis le feu aux poubelles.
00:02:58Et puis vous le savez, du côté de Lens, un jeune a perdu sa main.
00:03:02Une enquête de l'IGPN est ouverte suite à l'explosion d'une grenade de désencerclement.
00:03:08On pourra y revenir puisque évidemment la France insoumise s'est précipitée sur le cas de ce jeune
00:03:13pour le récupérer et l'exploiter à des fins politiques pour cibler une nouvelle fois les forces de l'ordre.
00:03:20Alors résumé de la journée avec cette séquence compilée par les équipes de Valérie Acnain.
00:03:43Je l'ai lancé, je ne sais pas, il y a 20 minutes.
00:03:48Je l'ai lancé, je l'ai lancé, je l'ai lancé.
00:04:21Un jour sans fin dans le pays, Julien Audoul.
00:04:24Un jour sans fin, on a vu les images.
00:04:26En plus aujourd'hui, certains ont parlé de journée calme.
00:04:29Vous savez, on s'habitue donc à force quand vous avez moins d'une centaine de policiers blessés dans la
00:04:33journée,
00:04:34moins de 500 interpellations, on parle d'une journée calme.
00:04:38C'était sans doute par contre une journée plus calme que ce qui se passera demain,
00:04:42une sorte d'apéritif avant l'explosion généralisée que les renseignements prévoient.
00:04:48Les ministres sont inquiets, les policiers sont inquiets avant la journée de demain.
00:04:52Oui, il faudra penser à envoyer la facture à M. Mélenchon quand même,
00:04:55à un moment donné, à M. Mélenchon et à Mme Binet aussi,
00:04:59puisque Mme Binet qui considère que ce sont les impôts des Français
00:05:02qui doivent payer les dégradations, les saccages des hordes d'extrême-gauche
00:05:07et de ces émeutiers, il faudrait effectivement leur envoyer la facture.
00:05:11Et moi, j'ai une proposition personnelle.
00:05:14L'État français verse des millions d'euros pour subventionner la CGT,
00:05:20ce syndicat d'extrême-gauche.
00:05:22Les collectivités aussi, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté,
00:05:25dont je suis l'un des élus, verse tous les ans de l'argent public à la CGT.
00:05:30Ce serait bien qu'on prenne cet argent pour les réparations,
00:05:32au lieu de nourrir, de grassement payer un syndicat qui attise la violence
00:05:38et qui veut que les Français payent.
00:05:40Mais ce que nous voyons depuis quelques jours est totalement affligeant.
00:05:44On se demande véritablement jusqu'où ça va aller, jusqu'où l'État va laisser faire,
00:05:49jusqu'où l'extrême-gauche va inciter à ces débordements qui sont inqualifiables.
00:05:55On ne les entend pas trop s'émouvoir d'une jeune policière qui a été rouée de coups.
00:05:59Là, il n'y a personne. Il n'y a pas l'extrême-gauche qui est en relais.
00:06:02Vous avez Paris, vous avez Belfort aussi,
00:06:03où on a tenté d'atteindre la vie d'un policier, des coups dans la tête.
00:06:08Une dame aussi qui a été éborgnée, tous les blessés,
00:06:13les proviseurs qui sont aspergés d'essence, ça, ça n'intéresse personne.
00:06:17Mais à un moment donné, il va falloir aussi que l'État, le gouvernement reprennent les choses en main.
00:06:21Je veux bien qu'on donne des leçons de sécurité à la terre entière.
00:06:24Il faut sécuriser le détroit d'Hormuz, il faut qu'Israël se défende mieux.
00:06:28Quand on n'est même pas capable d'assurer la sécurité en marge de nos lycées
00:06:33et de neutraliser une bande de voyous et de racailles, ça quand même, ça laisse persplexe.
00:06:38Louise, la première fois que vous êtes venue sur ce plateau,
00:06:40c'était sur un documentaire de Guillaume Janton qui parlait de l'extrême-gauche
00:06:43qui avait infiltré les facultés et l'enfer quand on est un étudiant qui n'est pas d'extrême-gauche
00:06:48ou pire, quand on est un étudiant de droite comme vous engagez à l'Uni,
00:06:52le quotidien est absolument insupportable.
00:06:54Donc vous n'êtes pas surprise évidemment de tout ce qui se passe dans le pays depuis une semaine
00:06:58puisque ça fait quand même une semaine que ça dure.
00:07:00Et on dit en plus que la pire journée, ça devrait être demain.
00:07:03– Non mais là, je ne sais pas ce qui nous attend demain,
00:07:06mais ce qui me choque aussi, c'est la réaction du gouvernement.
00:07:10Enfin, le ministre de l'Éducation nationale, il est complètement à côté de ses pompes.
00:07:13Il reçoit littéralement les syndicats qui mettent le chaos dans toute la France.
00:07:18Il reçoit dans son bureau, au chaud, pour récupérer leurs doléances.
00:07:21Je ne sais pas où on est, le message qu'il transmet à la jeunesse, c'est littéralement
00:07:24« Allez-y, mettez le chaos partout, brûlez vos profs, frappez vos surveillants,
00:07:29agressez les policiers, je vous recevrai quand même, je prendrai vos doléances,
00:07:32je vais mettre une petite plateforme en ligne pour qu'on essaie d'améliorer les choses, etc. »
00:07:36– J'ose imaginer qu'il ne reçoit pas ceux qui ont mis de l'essence sur les proviseurs,
00:07:41ceux qui s'en prennent aux policiers ou aux pompiers, évidemment.
00:07:44– Il a reçu l'union étudiante qui est littéralement à la manœuvre
00:07:47et qui pilote tous ses saccages.
00:07:49L'union étudiante en plus qui, tantôt, va dire que les flics tuent des enfants
00:07:53et qui, pendant le week-end, se permet de publier des visuels sur Instagram
00:07:56pour dire « Ah, c'est comme les matchs de la Coupe du Monde, on est à la pause fraîcheur.
00:07:59»
00:07:59– En vrai, on ne sait même plus comment est-ce qu'ils prévoient cette manifestation,
00:08:04est-ce qu'ils rigolent, est-ce que vraiment des flics tuent des enfants ?
00:08:06Et là, demain, on va avoir la CGT, la Force Ouvrière.
00:08:10Enfin, nous, ce n'est pas une surprise, ils sont déjà dans nos facs tout le temps à chaque blocus.
00:08:13Mais là, le problème, c'est que ça s'étend dans toute la France
00:08:15et que les lycées sont en train de suivre la droite qui est en train de prendre les universités.
00:08:21La France Insoumise, littéralement, a infiltré les universités
00:08:24et aujourd'hui, infiltre les lycées.
00:08:26– Racontez ce que c'est que le quotidien pour une jeune femme de droite
00:08:29quand on est à l'université, quand on est à l'uni.
00:08:32– Vous ne pouvez pas éduquer, vous ne pouvez pas aller en cours.
00:08:34Simplement, c'est mon cas.
00:08:35Aujourd'hui, j'ai quitté mes études, je suis obligée d'être dans un master à distance
00:08:38parce que je ne peux pas mettre un pied dans une faculté
00:08:40sans qu'une horde de gauchistes complètement esservelés se rameute sur moi à 80.
00:08:46L'année dernière, il y en a eu 200, 250 dans la bibliothèque universitaire
00:08:51parce que j'ai eu le malheur de prendre un café dans la BU.
00:08:54Et je ne sais pas si on se rend compte.
00:08:55Et le pire dans tout ça, c'est que les professeurs, ils sont complices.
00:08:58L'administration, elle est complice.
00:08:59La présidence, ils sont tous complices.
00:09:02Le personnel qui travaille à la bibliothèque universitaire
00:09:04était venu nous voir pour me contrôler, pour me demander une carte d'identité.
00:09:08Non, mais je ne sais même pas pour qui ils se prennent.
00:09:09Et pour me dire, tout ça, tu le mérites, tu as vu ce que tu fais, tu as vu tes
00:09:13idées.
00:09:14En fait, ce qui est en train de se passer, c'était votre quotidien qui déborde,
00:09:16qui sort de l'université, qui arrive devant les lycées
00:09:19et ensuite qui va dans les rues des grandes villes gangrénées par l'extrême-gauche.
00:09:22Exactement, on avait prévenu le gouvernement avec l'Uni,
00:09:24on leur a remis un nombre de rapports incalculables
00:09:26au ministre de l'Éducation nationale, au ministre de l'Enseignement supérieur.
00:09:30Bon, ils n'ont jamais lu ces rapports
00:09:32et aujourd'hui, ça s'étend dans toute la France.
00:09:34Alors l'image du jour, on va la décrypter avec vous, Jules Laurent,
00:09:36c'est celle d'une main arrachée d'un jeune homme,
00:09:40donc du côté de l'Anse.
00:09:42Vous voyez ces images qui sont floutées, évidemment,
00:09:44qui sont extrêmement dures à regarder.
00:09:47Et la bataille du récit a commencé.
00:09:49Exactement comme Belfort, on va y revenir dans un instant,
00:09:52où le policier qui a été victime des émeutiers
00:09:55s'est retrouvé sur le banc des accusés.
00:09:57Alors là, par exemple, Manon Aubry a tweeté,
00:09:59l'eurodéputé LFI, BFM TV Man,
00:10:01une témoin affirme que la victime n'a pas ramassé la grenade,
00:10:04il ne l'a pas ramassée, il l'a reçue sur sa main.
00:10:06Le procureur n'indique pas comment la victime a eu la main arrachée.
00:10:09Alors, quelle est la source macroniste de BFM TV
00:10:13pour affirmer le contraire ?
00:10:14Jules, quelles sont vos informations ?
00:10:16Je sais que vous avez contacté des sources policières.
00:10:19Il y a une enquête IGPN qui est en cours,
00:10:21mais on voit comment la France Insoumise
00:10:22a récupéré le drame de ce jeune homme
00:10:25pour en faire son martyr
00:10:26et pour évidemment cibler à la fois le gouvernement
00:10:29et l'institution policière.
00:10:30Bien sûr, parce qu'il faut reprendre,
00:10:31en fait, la main qui a été arrachée,
00:10:33ça a eu lieu à 11h.
00:10:34Donc, dès 11h, on avait ces informations qui sont sorties
00:10:36avec toutes les précautions
00:10:38qui ont été données d'ailleurs par le procureur de la République
00:10:40lorsqu'il s'est exprimé en disant qu'on ne sait pas,
00:10:42on ne connaît pas encore vraiment les circonstances.
00:10:43Pour autant, la France Insoumise s'est emballée
00:10:45dans un narratif disant que le CRS
00:10:48aurait directement jeté sur la main
00:10:51de cet étudiant lycéen
00:10:52cette grenade de désencerclement
00:10:54qui aurait causé l'arrachage de la main.
00:10:56Donc ça, c'est Manon Aubry, Thomas Porte,
00:10:58plusieurs ont relayé cette version.
00:11:00Ce qui ne relaye pas du tout, finalement,
00:11:01c'est la version de la police.
00:11:02C'est celle des CRS qui est donnée,
00:11:04eux aussi, qui ont donné leur version,
00:11:05qui ont par exemple fait deux sommations
00:11:07avant de lancer la grenade de désencerclement.
00:11:09Ces sommations, elles ont été faites avec un mégaphone
00:11:11pour bien interpeller tout le monde
00:11:13parce que face à eux,
00:11:14ils avaient véritablement des gens dangereux,
00:11:16attroupés,
00:11:17qui étaient en train justement
00:11:18de mettre vraiment un bordel pas possible
00:11:20devant ce lycée.
00:11:21Et ce qu'explique finalement ces policiers,
00:11:23c'est qu'au moment finalement
00:11:23où ils lancent une des grenades,
00:11:25elle tombe par terre
00:11:26et il y a ce jeune homme
00:11:27qui va directement la ramasser
00:11:28avec la main gauche,
00:11:29la prendre
00:11:30et elle explose
00:11:31à ce moment-là
00:11:31dans sa main
00:11:32causant finalement
00:11:33l'arrachage de la main
00:11:34et une petite partie
00:11:35du bout du début du bras.
00:11:37Ça, c'est la version des policiers.
00:11:38Et ce qu'on remarque finalement,
00:11:39c'est que la France Insoumise,
00:11:40elle s'en fiche en fait
00:11:41de cette version des policiers,
00:11:42elle ne la relaie pas,
00:11:43elle ne prend aucune distance
00:11:44vis-à-vis de la version
00:11:45du témoignage lycéen
00:11:46parce que ce qu'elle veut finalement
00:11:48dans son narratif,
00:11:49c'est que la grenade
00:11:50ait été lancée directement
00:11:51et qu'il y ait une intention
00:11:53du policier finalement
00:11:54de blesser directement
00:11:55à la main ce lycéen.
00:11:57On sait que la France Insoumise
00:11:58attendait ce moment,
00:12:00capter la détresse d'un jeune,
00:12:02le malheur d'un jeune
00:12:02qui perd sa main,
00:12:03c'est absolument affreux
00:12:04pour l'exploiter politiquement,
00:12:06faire de lui un martyr
00:12:07et cibler l'institution policière.
00:12:09Jules Torres.
00:12:09La France Insoumise
00:12:10a l'affaire qu'il cherchait
00:12:11depuis une semaine,
00:12:12depuis même plus d'une semaine
00:12:13puisqu'on sait
00:12:14qu'un certain nombre
00:12:15de leurs militants,
00:12:16de leurs porte-parole,
00:12:17Louis Boyal en première tête,
00:12:19est passé dans un certain nombre
00:12:20d'universités et de lycées
00:12:21justement pour semer
00:12:22ces petites graines
00:12:23et pour que,
00:12:24eh bien,
00:12:25oui,
00:12:26des lycéens
00:12:26qui ne sont pas forcément
00:12:27des gauchistes,
00:12:28des lycéens
00:12:28qui ne sont pas forcément
00:12:29des casseurs,
00:12:29des lycéens
00:12:30qui ne sont pas forcément
00:12:30des violents,
00:12:32rejoignent ce mouvement,
00:12:32rejoignent ce mouvement
00:12:34qu'ils appellent
00:12:34manifestation lycéenne
00:12:35alors qu'en réalité,
00:12:36c'est simplement
00:12:37des casseurs
00:12:38et quelques gauchistes
00:12:39qui sont en train
00:12:40d'essayer d'apporter
00:12:41une contagion dans le pays.
00:12:42Là où c'est extrêmement grave,
00:12:44c'est que tout cela
00:12:45a des conséquences
00:12:45et on a beaucoup parlé
00:12:46de la doctrine du maintien de l'ordre
00:12:47qui a été choisie
00:12:48par le ministère de l'Intérieur
00:12:49qui, au départ,
00:12:50eh bien,
00:12:51en effet,
00:12:51a voulu mettre les LBD
00:12:53dans les coffres
00:12:53des voitures de police,
00:12:54a voulu que des armes létales
00:12:56ne soient pas déployées
00:12:58avec une conséquence.
00:13:00La conséquence,
00:13:00c'est qu'en fait,
00:13:01on met les policiers...
00:13:01Et les LBD aussi,
00:13:02lanceurs de balles de défense.
00:13:03Je viens de le dire
00:13:03qu'ils mettent les LBD
00:13:04dans les voitures de police,
00:13:07dans les coffres de police
00:13:08et les casques,
00:13:09bien sûr.
00:13:10Et donc,
00:13:10ça a une conséquence,
00:13:11c'est que nos policiers
00:13:12sont sous pression
00:13:13et quand nos policiers
00:13:14sont sous pression,
00:13:15qu'on leur tape à la tête,
00:13:17qu'on les agresse au visage,
00:13:19qu'on leur envoie des mortiers,
00:13:20ben oui,
00:13:20c'est des êtres humains,
00:13:22il y a de la pression
00:13:22et parfois,
00:13:23il peut y avoir un drame
00:13:24et encore une fois,
00:13:25je ne pense pas
00:13:26que l'IGPN
00:13:27dira que les policiers
00:13:28étaient coupables
00:13:29dans cette affaire.
00:13:30Parce que c'est ça
00:13:31qui est intéressant,
00:13:31l'inspection générale
00:13:32de la police nationale,
00:13:33puisque c'est évidemment
00:13:34pas du tout la même chose
00:13:34si la grenade arrive sur la main
00:13:35ou si le jeune homme
00:13:36ramasse la grenade
00:13:38pour pourquoi pas
00:13:39la lancer à son tour
00:13:40sur les policiers
00:13:40et qu'elle explose
00:13:41malheureusement
00:13:42quand il l'a en main.
00:13:43Mais on en parle
00:13:44depuis une semaine,
00:13:44Eric Tegner,
00:13:45la France insoumise
00:13:46exploite chaque drame
00:13:47pour évidemment
00:13:49nourrir son agenda politique
00:13:50et mobiliser
00:13:51à la veille
00:13:52de la grande journée
00:13:53de contestation
00:13:54qu'il y aura demain
00:13:54dans les rues du pays.
00:13:55Bien sûr,
00:13:56et il faut le dire,
00:13:56il n'y a pas de répression policière.
00:13:57Il n'y en a pas.
00:13:58Je veux dire,
00:13:59avant d'aller même
00:14:00sur la répression policière,
00:14:01on mériterait aujourd'hui
00:14:02que dans le pays,
00:14:03en France,
00:14:03une des principales puissances
00:14:04économiques mondiales,
00:14:06eh bien,
00:14:06on ait des consignes
00:14:07pour les policiers
00:14:08pour faire en sorte
00:14:09de mettre fin
00:14:12ce sont des racailles
00:14:13qui en ce moment
00:14:13sont dans la rue.
00:14:14Mais je vais vous dire,
00:14:15quand j'écoute
00:14:15le ministre de l'Éducation nationale,
00:14:17et par contre,
00:14:18moi j'ai l'impression
00:14:18d'avoir Louis Boyard
00:14:19à l'Éducation nationale.
00:14:21Même Sébastien Delogieux,
00:14:22en ce moment,
00:14:22on ne le voit plus.
00:14:23Il se retrouve débordé.
00:14:24Il est stressé
00:14:25parce qu'il se dit
00:14:25qu'il y a plein de jeunes
00:14:26qui vont le remplacer.
00:14:27Parce qu'en ce moment,
00:14:28on est en train de vivre
00:14:28le grand oral
00:14:29des élections législatives
00:14:30de la France insoumise.
00:14:31C'est à qui va foutre
00:14:32le plus le bazar,
00:14:33va avoir le droit
00:14:34à une circonscription,
00:14:35peut-être à une mairie,
00:14:37peut-être à une tête de liste
00:14:37aux élections régionales.
00:14:39Mais il ne faut pas se croire,
00:14:40Louis Boyard,
00:14:40depuis quelques jours,
00:14:42Louis Boyard,
00:14:42il est dépassé,
00:14:43il est déjà à Sbine,
00:14:44on se croit,
00:14:44dans les années 80.
00:14:46Et c'est ça
00:14:46qui est insupportable,
00:14:47c'est qu'ils sont en train
00:14:47de faire basculer
00:14:48une génération.
00:14:49Il a été vu sur plusieurs points
00:14:49de blocage
00:14:50et il a rebroussé chemin.
00:14:51Oui, il a pris un coup de vieux,
00:14:53c'est-à-dire qu'il a des jeunes
00:14:54qui sont bien plus mobilisés que lui.
00:14:56Donc c'est ça
00:14:56qu'a essayé de faire
00:14:57Bali Bagayoko
00:14:58la semaine dernière.
00:14:59Il a voulu montrer
00:15:00qu'il était sur le devant
00:15:01de la scène
00:15:01et il a mis évidemment
00:15:02de lui sur le feu.
00:15:03Johan,
00:15:04la France insoumise
00:15:04à son martyr ?
00:15:05Écoutez, moi je ne peux
00:15:06que souscrire
00:15:06à ce qui vient d'être dit
00:15:07par Eric Tegner
00:15:08qui a brillamment résumé
00:15:11la situation.
00:15:12Vous voulez dire
00:15:13qu'il a fait du usaï ?
00:15:14Je suis un peu jaloux,
00:15:15j'aurais aimé dire
00:15:16cette chose à sa place,
00:15:16voyez-vous.
00:15:18Mais non,
00:15:19avec la France insoumise,
00:15:20on avait la police tue,
00:15:22la police est raciste,
00:15:24maintenant on va avoir
00:15:25la police mutile,
00:15:27donc ils arment
00:15:28depuis des années
00:15:28mais ils les arment
00:15:29encore plus aujourd'hui,
00:15:30ils arment moralement
00:15:31ces jeunes pour aller
00:15:32à l'affrontement
00:15:33avec la police.
00:15:34La réalité est celle-ci.
00:15:35Voilà, ils ont conditionné
00:15:36une partie de la jeunesse
00:15:37pour qu'elle aille...
00:15:38Jean-Luc Mélenchon
00:15:39va demander aux parents
00:15:39de s'interposer,
00:15:40c'est ce qu'il a fait
00:15:41la semaine dernière.
00:15:41Mais la France insoumise
00:15:42a armé moralement
00:15:43une partie de la jeunesse
00:15:44pour qu'elle aille
00:15:45à l'affrontement
00:15:46avec la police.
00:15:47Alors ce qui s'est passé
00:15:47est dramatique, attention,
00:15:48il n'est pas question
00:15:49de débattre là-dessus.
00:15:50C'est horrible.
00:15:51Mais pardon,
00:15:51je sais aussi qu'aujourd'hui
00:15:52il y a eu 65 forces
00:15:54de l'ordre blessées.
00:15:55Absolument.
00:15:55Rien qu'aujourd'hui.
00:15:56Et je comprends parfaitement
00:15:57que les policiers
00:15:58n'aient pas envie de mourir
00:15:59pour protéger les Français,
00:16:00pour protéger la République.
00:16:02Donc quand on tire
00:16:03des coups de mortier d'artifice
00:16:05sur les policiers,
00:16:06c'est que vous voulez
00:16:07les tuer, d'accord ?
00:16:08Bon, donc moi je comprends
00:16:09qu'ils se défendent.
00:16:10Quand on agresse des policiers
00:16:11au point de vouloir les tuer,
00:16:13je comprends que la police
00:16:14cherche à se défendre.
00:16:15Voilà ce que je retiens
00:16:17quand même en priorité aujourd'hui.
00:16:18Jean-Luc Mélenchon
00:16:19qui appelle justement à la mobilisation
00:16:20pour la journée de demain.
00:16:23Je vous appelle le 6
00:16:26à vous déplacer
00:16:27pour aller encadrer
00:16:29les manifestations des jeunes.
00:16:31Pour les protéger
00:16:34contre l'éborgnement,
00:16:37les tentatives d'asphyxie
00:16:39par les gaz lacrymogènes
00:16:40qui pleuvent parfois
00:16:41tant et si fort
00:16:43que les policiers eux-mêmes
00:16:44sont conduits à s'asphyxier.
00:16:45Et pour cela,
00:16:46vous vous mettrez soit
00:16:47un casque blanc
00:16:48comme celui-ci
00:16:49soit un brassard blanc
00:16:53sur votre bras
00:16:54pour que l'on vous reconnaisse
00:16:56comme une force
00:16:56d'interposition.
00:16:59Interposition
00:17:00entre la violence policière
00:17:02et la manifestation.
00:17:03Ce système
00:17:04n'a pas été inventé
00:17:05par moi
00:17:06ni par les Insoumis
00:17:07cette fois-ci.
00:17:08Il a été mis en place
00:17:09pour la première fois
00:17:10après la mort
00:17:11du jeune Malik Ousekine
00:17:14qui avait été tué
00:17:16après avoir reçu
00:17:17des coups
00:17:18alors qu'il était malade
00:17:20des pelotons
00:17:22motocyclistes.
00:17:23Rebelote,
00:17:24il le fait sur un ton
00:17:24nettement plus calme
00:17:25que la semaine dernière
00:17:26parce qu'il s'est peut-être dit
00:17:27que le ton
00:17:28était trop arnieux
00:17:29la semaine dernière
00:17:29et c'est vrai qu'il a
00:17:30l'habitude de lisser son image
00:17:32Julien Audoul
00:17:32au moment de ses campagnes
00:17:33présidentielles
00:17:34Jean-Luc Mélenchon
00:17:34mais enfin là
00:17:34il appelle une nouvelle fois
00:17:36les parents
00:17:36en gros
00:17:37à aller s'interposer
00:17:38entre les forces
00:17:39de l'ordre
00:17:39qui éborgnent
00:17:40je le cite
00:17:41et les jeunes
00:17:42qui manifesteront demain.
00:17:43Il faut s'arrêter
00:17:45deux minutes
00:17:45sur la gravité
00:17:46des propos.
00:17:47Ce monsieur
00:17:48est candidat
00:17:49à l'élection présidentielle.
00:17:51Il parlait
00:17:51de chauvagerie policière
00:17:52la semaine dernière.
00:17:53Ce monsieur
00:17:53est le chef
00:17:54d'un parti
00:17:55qui malheureusement
00:17:56a un groupe
00:17:57à l'Assemblée nationale
00:17:58et il demande
00:17:59la constitution
00:18:01d'une force
00:18:01d'interposition
00:18:02ce que j'appelle
00:18:03une milice
00:18:04tout simplement
00:18:05c'est-à-dire
00:18:06une résurgence
00:18:07de la jeune garde
00:18:08pour venir s'interposer
00:18:10donc pour envoyer
00:18:11un message très clair
00:18:12à la police
00:18:13qu'il y aura
00:18:14des gens
00:18:15pour venir
00:18:17taper
00:18:18pour venir tirer
00:18:19pour venir agresser
00:18:20et pour pouvoir laisser
00:18:21les hordes
00:18:22de racailles
00:18:23s'adonner
00:18:24leur passe-temps favori
00:18:25c'est-à-dire
00:18:25la destruction généralisée.
00:18:27C'est ça en fait
00:18:27c'est quand même
00:18:28assez inquiétant
00:18:29et face à cela
00:18:30en fait
00:18:30on a
00:18:31je pense
00:18:32de la part
00:18:33de tous les médias
00:18:34de gauche
00:18:34et du service public
00:18:35on a une indifférence générale
00:18:37ce sont des propos
00:18:38voilà
00:18:38qu'un sympathique candidat
00:18:40va dire calmement
00:18:42donc il parle
00:18:43d'un brassard blanc
00:18:44etc
00:18:44mais dans n'importe
00:18:46quel autre pays
00:18:47c'est signé
00:18:48voilà
00:18:49ça s'appelle
00:18:49du fascisme
00:18:50c'est du fascisme
00:18:51on veut
00:18:52la constitution
00:18:52d'une milice
00:18:53qui va
00:18:54engager
00:18:55un coup de force
00:18:57face
00:18:58à la police
00:18:59qui elle
00:18:59est légitime
00:19:00et qui va permettre
00:19:01justement
00:19:02le chaos
00:19:02donc c'est extrêmement grave
00:19:04les milices
00:19:04et puis il a même prévu
00:19:05le brassard
00:19:06alors c'est un brassard blanc
00:19:07mais effectivement
00:19:07cette milice a un brassard
00:19:08non mais il est quand même
00:19:09très drôle
00:19:09Jean-Luc Mélenchon
00:19:10c'est-à-dire que là
00:19:11on voit bien que cette vidéo
00:19:12elle est ultra scénarisée
00:19:14qu'il a bien prévu son coup
00:19:16parce qu'en réalité
00:19:17la semaine dernière
00:19:17il a bien compris
00:19:18qu'il était allé
00:19:18beaucoup trop loin
00:19:19vous avez vu comme le ton
00:19:20est redescendu
00:19:20là il y a Steven Spielberg
00:19:21derrière
00:19:22ou Christopher Nolan
00:19:22je ne sais pas
00:19:23mais c'est-à-dire que
00:19:23la semaine dernière
00:19:24oui
00:19:25non mais c'est-à-dire
00:19:26ou Adèle Exerciopoulos
00:19:27mais c'est-à-dire que
00:19:28la semaine dernière
00:19:29il était en train de nous dire
00:19:30qu'il fallait y aller
00:19:32qu'il fallait bloquer
00:19:33tous les lycées
00:19:33que ce n'était pas normal
00:19:35qu'il y ait ces policiers
00:19:36qui soient si violents
00:19:37et là on a un Jean-Luc Mélenchon
00:19:38qui dit
00:19:38calmez-vous
00:19:39mettez-vous un brassard blanc
00:19:41attention
00:19:41faites attention à vous
00:19:43il pourrait y avoir
00:19:44une asphyxie
00:19:44non mais
00:19:45qu'est-ce qu'il est en train de dire
00:19:46Jean-Luc Mélenchon
00:19:47qu'il y a des avions
00:19:49de l'armée de l'air
00:19:50qui vont balancer
00:19:50d'une Alpalme
00:19:51devant les lycées
00:19:52dans les prochaines heures
00:19:53enfin
00:19:54qu'est-ce qu'il est en train de dire
00:19:55c'est une très grave tentative
00:19:57de déstabilisation
00:19:58d'abord
00:19:59de l'institution policière
00:20:01ensuite
00:20:01lui et ses amis
00:20:02monsieur Harry Halimi
00:20:03qui était son ancien avocat
00:20:05ses amis du syndicat
00:20:06de la magistracure
00:20:07avec qui il manifeste
00:20:08sont dans une tentative
00:20:10de déstabilisation
00:20:10de l'état judiciaire
00:20:12donc
00:20:13il est en train d'essayer
00:20:14de déstabiliser l'état
00:20:15pour ne pas dire
00:20:15de détruire
00:20:16toutes les institutions
00:20:17Jean-Luc Mélenchon
00:20:17c'est ça qu'il faut dire
00:20:19on ne le dit pas
00:20:20pour se faire plaisir
00:20:21tout cela
00:20:22est documenté
00:20:23et je constate
00:20:24que nous sommes
00:20:24les seuls
00:20:25parce qu'ils sont bien mignons
00:20:26nos confrères
00:20:27à se faire agresser
00:20:29tous les médias
00:20:30se font agresser
00:20:30ils ne disent rien
00:20:31ils se font des communiqués
00:20:32en disant
00:20:33non c'est horrible
00:20:33on se fait agresser
00:20:34BFM a porté plainte
00:20:35contre Bali Bagayoko
00:20:36oui
00:20:36très bien
00:20:37très bien
00:20:37qu'il porte plainte
00:20:38c'est très bien
00:20:39mais là le combat
00:20:40il n'est pas seulement judiciaire
00:20:41le combat
00:20:42il est médiatico-politique
00:20:43comment on peut laisser
00:20:44un parti
00:20:45un parti qui est autorisé
00:20:46c'est pour ça que
00:20:47pardonnez-moi
00:20:47mais moi je refuse
00:20:49la dissolution
00:20:50de la France insoumise
00:20:51idéologiquement
00:20:52mais la question se pose
00:20:53de plus en plus
00:20:53c'est-à-dire qu'on a
00:20:55objectivement
00:20:55des élus de la République
00:20:57des élus qui ont
00:20:58des écharpes tricolores
00:20:59qui appellent
00:21:00à massacrer des policiers
00:21:02et à s'en prendre
00:21:03à des procureurs
00:21:04de la République
00:21:05quand ils ne demandent pas
00:21:06à ce qu'on met
00:21:06des préfets en prison
00:21:07c'est-à-dire que là
00:21:08on assiste
00:21:09Jules Laurent a parlé
00:21:09du procureur de la République
00:21:10notamment de Belfort
00:21:11c'est-à-dire qu'il y a
00:21:12beaucoup de membres
00:21:13de la France insoumise
00:21:13qui disent
00:21:14ah ben non
00:21:14ils ne savaient pas
00:21:15que la plainte était déposée
00:21:16il faut lui retirer l'enquête
00:21:17mais vous imaginez
00:21:18on va revenir sur le cas
00:21:19vous imaginez
00:21:20on va revenir sur le cas
00:21:21de Belfort
00:21:22on va en faire
00:21:22on va en faire une partie
00:21:23on va en faire une partie
00:21:25à part entière
00:21:25de l'émission
00:21:27alors ils appellent
00:21:28effectivement
00:21:29massacrer
00:21:29le terme est excessif
00:21:30mais ils appellent
00:21:31visiblement
00:21:31à s'en prendre aux policiers
00:21:32puisqu'ils parlent
00:21:33de violences légitimes
00:21:34et ils appellent
00:21:35les parents
00:21:36à s'interposer
00:21:38en face des policiers
00:21:40alors je vais vous sortir
00:21:41quelques archives
00:21:43qui ont quelques jours
00:21:43on va commencer par
00:21:44Bali Bagayoko
00:21:45qui a été le premier
00:21:46à parler de violences légitimes
00:21:49ce sont des humains
00:21:49en fait
00:21:50je parle de violences
00:21:51mais ce sont des humains
00:21:51mais la violence
00:21:52à un moment donné
00:21:52elle peut être légitime aussi
00:21:54elle peut être légitime
00:21:55c'est quoi cette affaire
00:21:56bien sûr qu'elle peut être légitime
00:21:57le problème que l'on dit
00:21:58à tous ces jeunes là
00:21:59c'est oui
00:22:00elle peut être légitime
00:22:00mais chaque fois
00:22:02qu'on peut l'éviter
00:22:03c'est mieux
00:22:03Jordan Florentin
00:22:04la semaine dernière
00:22:05demandait aux jeunes
00:22:06d'Aubervilliers
00:22:07ce qu'ils pensaient
00:22:07des propos du maire de Saint-Denis
00:22:10que des violences
00:22:11se passent étranglées
00:22:11et qu'on se fasse gazer
00:22:13à chaque coin de rue
00:22:13au bout d'un moment
00:22:14on peut poser la question
00:22:15de la légitimité
00:22:16de cette violence aussi
00:22:16non ?
00:22:16Bali Bagayoko
00:22:17vous diriez
00:22:18il y a une violence
00:22:18qui est légitime
00:22:19bien sûr qu'il y a une violence
00:22:20qui est légitime
00:22:22vous êtes pas en colère
00:22:23vous parfois ?
00:22:24par exemple le lycée de Nantes
00:22:25qui est en train de brûler
00:22:26c'est un lycée tout neuf
00:22:27qui a été refait récemment
00:22:28celui-là
00:22:28il n'y avait pas les mêmes problèmes
00:22:30mais pourquoi on brûle ce lycée ?
00:22:32parce qu'en fait
00:22:33on est en colère
00:22:33au bout d'un moment
00:22:34mais en fait
00:22:35juste on n'est pas écouté
00:22:36donc on est obligé
00:22:36au bout d'un moment
00:22:37d'utiliser la violence
00:22:41moi j'en pense rien du tout
00:22:43j'aimerais juste
00:22:43récupérer ma voiture
00:22:44de rentrer chez moi
00:22:45d'aller récupérer ma fille
00:22:46à l'école
00:22:46c'est tout
00:22:46ça m'embête
00:22:47ça m'embête
00:22:48parce que voilà
00:22:49ma fille
00:22:50là je suis conduite à l'hôpital
00:22:51je serais même pas à l'heure
00:22:52c'est pas normal
00:22:53qu'ils cassent non plus
00:22:54ça n'a pas de sens
00:22:55quand vous cassez
00:22:56vous faites quoi après ?
00:22:57qui repart ?
00:22:57c'est nos impôts qui payent
00:22:59moi je suis prélevé
00:23:00à la source
00:23:00tous les mois
00:23:02sinon on peut parler du lycée
00:23:03parce que je crois que vous êtes là pour ça
00:23:04c'est quoi vos revendications ?
00:23:06c'est eux les lycéens
00:23:07moi je suis étudiant
00:23:08qu'est-ce que vous faites là alors ?
00:23:09alors tu essayes ?
00:23:10la revendication c'est parce qu'on n'a pas
00:23:12beaucoup de budget dans ce lycée
00:23:13il y a de l'usure dans le lycée
00:23:15le manque de personnel
00:23:17et comme j'ai dit
00:23:18le manque de fonds
00:23:19et c'est pour ça qu'on manifeste
00:23:20il y a le manque de matériel aussi
00:23:21par exemple
00:23:22il y a du manque d'ordinateur
00:23:24dans certaines salles
00:23:25on ne peut pas travailler
00:23:26non c'est vraiment pas la bonne façon
00:23:27de se faire entendre pour moi
00:23:30après je pense que aussi
00:23:32c'est le fait
00:23:32d'accumuler aussi
00:23:33beaucoup de déceptions
00:23:35Eric Tegner
00:23:36quand on entend
00:23:36Jean-Luc Mélenchon
00:23:37qui appelle les parents
00:23:38à former effectivement
00:23:39Julien Goudoul par les milices
00:23:40de se mettre des brassards blancs
00:23:42et d'aller s'interposer
00:23:43entre les forces de l'ordre
00:23:44et les jeunes
00:23:45quand on entend Balibagayoko
00:23:46il y a quelques jours
00:23:47parler de violence légitime
00:23:49envers les forces de l'ordre
00:23:50qu'est-ce que ça peut donner demain ?
00:23:52c'est la sédition
00:23:53c'est-à-dire que c'est un discours
00:23:54de séditieux
00:23:54mais en même temps
00:23:55et je rejoins ce qu'a dit
00:23:56Jules Torres
00:23:57c'est la responsabilité médiatique
00:23:58parce que Balibagayoko
00:23:59on lui a tout excusé
00:24:01on lui a tout pardonné
00:24:02parce que parler en mal
00:24:04avoir un esprit critique
00:24:05sur Balibagayoko
00:24:05ça voulait dire
00:24:06automatiquement être raciste
00:24:07mais pardonnez-moi
00:24:08quand une certaine presse
00:24:09a essayé d'expliquer
00:24:10que Balibagayoko
00:24:11était le nouvel Obama français
00:24:12moi j'ai pas vu Obama
00:24:13aux Etats-Unis
00:24:14aller faire ce genre de choses
00:24:15et aller s'en prendre à la police
00:24:16c'est-à-dire qu'on est quand même
00:24:17sur des modèles aujourd'hui
00:24:19français
00:24:19qui sont mis en avant
00:24:20chez les jeunes
00:24:21qui pour moi me posent problème
00:24:22et ensuite j'ai envie de dire
00:24:23à Jean-Luc Mélenchon
00:24:23qui parle de violences policières
00:24:25vous savez ce que c'est
00:24:25une répression policière
00:24:26c'est ce qui s'est passé
00:24:27en 1989
00:24:28sur la place Tiananmen
00:24:30la place Tiananmen
00:24:31c'est-à-dire que
00:24:32avec ses amis communistes chinois
00:24:34voilà ce qui s'est passé
00:24:35on n'a jamais retrouvé
00:24:35de manifestants
00:24:36qui étaient face à ce char
00:24:36le communisme
00:24:38c'est exactement
00:24:39ce qu'ils sont en train de faire
00:24:40donc ils se moquent de nous
00:24:41mais moi ce qui me dérange
00:24:42de façon plus large
00:24:42c'est quoi
00:24:43c'est qu'en fait
00:24:43ça fait 70 ans
00:24:44que la violence
00:24:45la haine anti-flics
00:24:47c'est devenue rentrée
00:24:48dans la culture populaire
00:24:49on nous parle de mai 68
00:24:50comme d'une grande fête
00:24:51comme si c'était bien
00:24:52il faut que dans ce pays
00:24:53tout le monde soit de gauche
00:24:54dans le fond on émet
00:24:55la gauche d'avant etc
00:24:56et il n'y a pas un moment
00:24:57l'idée tout simplement
00:24:58quand on a 17 ans
00:24:59on doit travailler
00:25:00et quand on ne respecte pas l'ordre
00:25:02et bien on doit être sanctionné
00:25:03alors vous voyez cette séquence
00:25:04actuellement à l'écran
00:25:05on va la voir vraiment
00:25:06c'est-à-dire que vous allez
00:25:07pouvoir l'entendre
00:25:08parce que c'est une forme de violence
00:25:09qui s'est passée
00:25:10envers Guillaume Foucteau
00:25:11la semaine dernière
00:25:12où Bali Bagayoko
00:25:13tente d'arracher son micro
00:25:15je rappelle
00:25:16quand c'était Bruno Golnich
00:25:17du Rassemblement National
00:25:19qui tentait d'attraper
00:25:19la perche de quotidien
00:25:21ça faisait la une
00:25:22et ils nous en ont parlé
00:25:24pendant des années
00:25:25là
00:25:26c'est même pas avec un parapluie
00:25:27c'est pas avec un parapluie
00:25:29c'est vraiment
00:25:29il va choper
00:25:30le micro de Guillaume Foucteau
00:25:32revoyez cette séquence
00:25:34j'ai le droit d'être là
00:25:35j'ai pris des coups
00:25:35je suis un journaliste
00:25:37je suis un journaliste
00:25:38vous faites quoi ?
00:25:39écoutez moi le corps
00:25:46vous venez de venir pour prôter
00:25:47vous venez pour prôter
00:25:49c'est tout
00:25:49vous venez pour prôter
00:25:50c'est dans mon micro
00:25:52vous vous prôtez là
00:25:54c'est parce que vous êtes
00:25:56beaucoup trop sûr de vous
00:25:57vous êtes beaucoup trop sûr de vous
00:25:59reculez
00:26:03de l'arrivée de ce journaliste
00:26:05c'est les journalistes
00:26:06qui sont responsables
00:26:07les journalistes racistes
00:26:08ils n'ont pas leur place ici
00:26:09je pense que la rémunication
00:26:10qui est faite ici
00:26:11par les lycéens
00:26:12avec les rémunérations nobles
00:26:13on n'a pas besoin
00:26:14de gens ici
00:26:15de se rendre droit
00:26:15pour venir
00:26:16et nous expliquer comment
00:26:17mais j'aime en fait
00:26:18leur message relativement clair
00:26:20ils ne veulent pas le racisme
00:26:21ils veulent des moyens
00:26:22pour avoir des responsables
00:26:23comme par contre
00:26:24dans les bons quartiers parisiens
00:26:25et ils veulent la suppression
00:26:26et je suis là pour leur dire
00:26:28que je leur apporte
00:26:29tout mon soutien
00:26:30c'est un genre de traité
00:26:30je suis là
00:26:38Quelques secondes après cette séquence
00:26:39Guillaume Foucteau
00:26:40essaye d'entrer en contact
00:26:41avec Bali Bagayoko
00:26:42pour lui demander
00:26:42s'il a un comportement normal
00:26:44en lui arrachant son micro
00:26:46C'est normal monsieur
00:26:47c'est normal qu'on soit violenté
00:26:49comme ça
00:26:50c'est normal
00:26:51monsieur le maire
00:26:53monsieur le maire
00:26:54c'est normal qu'on soit violenté
00:26:55comme ça
00:26:56on a pris des coups
00:26:57c'est normal
00:27:01j'ai le droit d'être là
00:27:01je fais mon travail
00:27:02je suis journaliste
00:27:03monsieur le maire
00:27:10Très peu ont parlé
00:27:11aucun média
00:27:12d'ailleurs
00:27:12je ne sais pas pourquoi
00:27:13je dis très peu
00:27:13aucun zéro
00:27:14n'ont parlé
00:27:15du fait qu'un maire
00:27:16tente d'arracher un micro
00:27:17à un journaliste
00:27:18alors que quand c'était
00:27:19Bruno Gollnisch
00:27:20qui faisait pareil
00:27:21enfin même pas pareil
00:27:21il attrapait la perche de quotidien
00:27:23avec un parapluie
00:27:24là c'était des heures
00:27:25d'antenne
00:27:26mais pas pour Guillaume Foucteau
00:27:27oui ça rendit long
00:27:28sur ce que serait la France
00:27:29si Jean-Luc Mélenchon
00:27:30par grand malheur
00:27:32gagner l'élection présidentielle
00:27:34le 2 mai prochain
00:27:36ça devrait réveiller
00:27:36l'ensemble des français
00:27:38naturellement
00:27:38mais moi je me pose une question
00:27:39il travaille quand
00:27:40monsieur Bagayoko
00:27:41quand est-ce qu'il est dans sa mairie
00:27:42à s'occuper des problèmes
00:27:44des habitants de Saint-Denis
00:27:45on le voit toujours dans la rue
00:27:46on le voit toujours
00:27:47en train de danser
00:27:47autour des feux de poubelle
00:27:48mais à quel moment il travaille
00:27:50j'ai l'impression
00:27:50qu'il travaille encore moins
00:27:51que quand il était à la RATP
00:27:52c'est pour vous dire
00:27:54j'aurais aimé la dire celle-là aussi
00:27:55c'est bien
00:27:56vous êtes connus
00:27:57de toute façon moi
00:27:58souvent qu'on me parle de vous
00:27:59ensemble
00:27:59Tegner et Usaï
00:28:00ça m'est déjà arrivé dans le passé
00:28:02on va se retrouver dans un instant
00:28:03on va vous montrer
00:28:04d'autres séquences
00:28:05la soirée évidemment
00:28:06ne fait que commencer
00:28:06sur l'antenne de CNews
00:28:08sur ces violences dans les lycées
00:28:10la France insoumise à la manœuvre
00:28:12on est en édition spéciale
00:28:13jusqu'à 23h
00:28:13ne bougez pas
00:28:18violence dans les lycées
00:28:19la France insoumise à la manœuvre
00:28:21la suite de la grande soirée
00:28:22de CNews
00:28:23jusque 23h
00:28:24il faut dire quand même les choses
00:28:25on avait l'habitude de voir
00:28:27malheureusement des policiers
00:28:28se faire prendre pour cible
00:28:30et je sais qu'on a notamment
00:28:31l'image du côté de Marseille
00:28:32c'est quand même
00:28:32l'une des premières fois
00:28:34qu'on voit la violence
00:28:35contre les pompiers
00:28:36ça c'est quand même
00:28:37quelque chose de nouveau
00:28:38qu'on voit la violence
00:28:39contre les proviseurs
00:28:40c'est-à-dire qu'à Marseille
00:28:41on était en duplex
00:28:43justement avec Tony Pitaro
00:28:44jeudi
00:28:45devant le lycée Victor Hugo
00:28:46du 3ème arrondissement
00:28:47de Marseille
00:28:47ils ont mis le feu
00:28:48à la porte d'entrée
00:28:50il y a un proviseur
00:28:52qui a pris de l'essence
00:28:53sur lui
00:28:53pareil dans une autre ville
00:28:55du pays
00:28:56on a quand même vu
00:28:57des professeurs lynchés
00:28:58à Lille
00:28:59tapent dans le dos
00:29:00même chose
00:29:00c'était révélé
00:29:01par Tony Pitaro
00:29:02à Toulouse
00:29:02il y a un agent
00:29:04de l'établissement scolaire
00:29:05qui tente de venir
00:29:05éteindre le feu
00:29:06il se fait lyncher au sol
00:29:08je sais que vous êtes
00:29:09confronté à la violence
00:29:11Louise de l'extrême gauche
00:29:12mais c'est quand même
00:29:13on est monté d'un cran
00:29:15si je peux le dire ainsi
00:29:16c'est nouveau
00:29:17quand on voit
00:29:18des proviseurs
00:29:18se faire prendre pour cible
00:29:19des profs
00:29:20se faire prendre pour cible
00:29:21je rappelle qu'on est
00:29:22dans le pays
00:29:22où Samuel Paty
00:29:23a été assassiné
00:29:25où Dominique Bernard
00:29:26a été assassiné
00:29:27et où on a donc
00:29:27des émeutiers
00:29:28qui vont taper
00:29:29des professeurs
00:29:30sur le chemin de l'école
00:29:31c'est des images
00:29:33qui sont totalement
00:29:33insupportables à voir
00:29:34à regarder
00:29:35moi je ne pensais pas
00:29:36qu'on pouvait arriver
00:29:37à un tel degré
00:29:38de violence
00:29:39et c'est d'ailleurs
00:29:39l'une des premières fois
00:29:40on voit que
00:29:41ça n'a rien d'un mouvement lycéen
00:29:43c'est un mouvement
00:29:44qui a été piloté
00:29:45qui est complètement dirigé
00:29:46par l'extrême gauche
00:29:47et finalement
00:29:48en fait les lycéens
00:29:49ils finissent par être
00:29:49les idiots utiles
00:29:50de ce mouvement
00:29:51parce que plus personne
00:29:52ne parle vraiment d'eux
00:29:53ni de leurs revendications
00:29:54finalement on parle que
00:29:56de la France insoumise
00:29:57et des sbires
00:29:57de Jean-Luc Mélenchon
00:29:58et Jean-Luc Mélenchon
00:29:59il est très très intelligent
00:30:00parce qu'il arrive à mobiliser
00:30:01ce quatrième bloc
00:30:02qui lui manquait
00:30:03en 2022
00:30:04lors des élections présidentielles
00:30:05et en fait
00:30:06ce quatrième bloc
00:30:06c'est quoi ?
00:30:07c'est la jeunesse
00:30:08des quartiers populaires
00:30:09et là il est en train
00:30:10de jouer
00:30:10enfin il a un boulevard
00:30:11devant lui pour 2027
00:30:12et il est en train
00:30:13de chauffer les lycéens à blanc
00:30:14et ce mouvement là
00:30:16c'est pas un mouvement anodin
00:30:17c'est un mouvement
00:30:18qu'on va revoir plus tard
00:30:19dans les années qui vont venir
00:30:20parce que les lycéens
00:30:21en plus de tout casser
00:30:22si c'est des lycéens
00:30:23mais en plus de tout casser
00:30:25et de semer le chaos partout
00:30:26ils sont reçus
00:30:26par le ministre
00:30:27de l'éducation nationale
00:30:28mais ils décident quand même
00:30:29de faire une semaine
00:30:30dite noire
00:30:30donc je sais pas trop
00:30:31ce qui nous attend
00:30:32mais à mon avis
00:30:32ça va être pire
00:30:33ce que vous disiez tout à l'heure
00:30:33vous disiez
00:30:33il a capitulé Edouard Géffray
00:30:35il s'est mis à genoux
00:30:36je sais même pas
00:30:37s'il a déjà été pilote
00:30:38de son avion d'ailleurs
00:30:38parce que bon
00:30:40en vrai quand vous demandez
00:30:41à un lycéen
00:30:41ou même à un étudiant
00:30:42ils sont incapables
00:30:43de vous citer
00:30:44qui est le ministre
00:30:44de l'éducation nationale
00:30:45qui est le ministre
00:30:46de l'enseignement supérieur
00:30:47ils ont jamais été
00:30:48à la hauteur
00:30:49à chaque fois
00:30:50c'est quelqu'un
00:30:50qui occupe un poste
00:30:51pendant moins de 6 mois
00:30:52en vrai le premier service
00:30:53public de la nation
00:30:54est complètement laissé
00:30:55à l'abandon
00:30:56depuis des années
00:30:56Jules Laurent
00:30:57vous qui êtes au service
00:30:59police-justice
00:31:00de la rédaction
00:31:01de 100% frontière
00:31:01vous voyez évidemment
00:31:02des agressions
00:31:03contre les policiers
00:31:04j'allais dire
00:31:04de manière quasi quotidienne
00:31:05il y a quand même
00:31:06un fait nouveau
00:31:07je veux dire
00:31:07cette image du camion
00:31:08de pompiers
00:31:08totalement calcinés
00:31:10du côté de Marseille
00:31:11par des jeunes
00:31:12qui venaient
00:31:12des quartiers nord
00:31:13c'est ce qu'on a documenté
00:31:15dès jeudi soir
00:31:16les images des proviseurs
00:31:18et des enseignants agressés
00:31:20c'est quand même
00:31:20un fait nouveau
00:31:21ça se passait pas
00:31:22tous les jours
00:31:22dans le pays
00:31:23et là depuis une semaine
00:31:24c'est tous les jours
00:31:24ce qui est le fait nouveau
00:31:26c'est-à-dire qu'en fait
00:31:26il y a une certaine forme
00:31:27de revendication
00:31:28derrière ces actes
00:31:29puisque bon nombre
00:31:30sont filmés
00:31:31vous savez depuis deux jours
00:31:32on a aussi
00:31:33plusieurs messages publics
00:31:34sur les réseaux sociaux
00:31:35ou dans le déboucle
00:31:36finalement cryptés
00:31:37d'appels
00:31:38à l'exaction
00:31:39d'appels à tuer des policiers
00:31:40d'appels à foutre le feu
00:31:42dans toute la ville
00:31:42et donc on a aujourd'hui
00:31:43en fait de nouveau
00:31:44cette revendication
00:31:45de la violence
00:31:46vis-à-vis de figures d'autorité
00:31:47avant on pouvait avoir
00:31:48des violences spontanées
00:31:50par rapport à un conflit
00:31:51même au sein d'une classe
00:31:52et aujourd'hui
00:31:53on a une organisation
00:31:54de la part de militants
00:31:55d'extrême gauche
00:31:56ou de personnes
00:31:57issues des quartiers
00:31:57qui vont s'organiser
00:31:58de façon logistique
00:31:59pour ramener des mortiers
00:32:01ramener de l'essence
00:32:02ramener des cocktails Molotov
00:32:03ramener des armes blanches
00:32:04parfois
00:32:04directement sur ces blocus
00:32:06et ensuite passer à l'acte
00:32:07et tout ça filmé
00:32:09revendiqué sur les réseaux
00:32:09ce qui fait qu'en fait
00:32:10les images tournent en boucle
00:32:11parmi les jeunes
00:32:12et on n'a plus aucune réaction
00:32:14finalement de ces jeunes
00:32:14qui sont accoutumés
00:32:15à cette violence
00:32:16je pense aussi à cette femme
00:32:17marseillaise
00:32:17qui allait simplement travailler
00:32:18et qui ne voulait pas
00:32:19que l'abribus soit éclaté
00:32:21par des émeutiers
00:32:22et elle se retrouve
00:32:23par un gamin de 15 ans
00:32:25aspergé d'un spray
00:32:28auquel on met du feu
00:32:29et il a été mis en examen
00:32:30pour acte de barbarie
00:32:32ce jeune homme
00:32:33oui totalement
00:32:33je veux vous dire
00:32:34il y a trois éléments nouveaux
00:32:35moi qui me choquent
00:32:36le premier c'est qu'en effet
00:32:37on se retrouve avec
00:32:38de nombreuses femmes
00:32:39qui sont agressées
00:32:39et visiblement
00:32:40ça n'a pas l'air
00:32:41véritablement déranger
00:32:42le gouvernement
00:32:43en tout cas
00:32:43ça n'a pas l'air
00:32:44de créer un électrochoc
00:32:45parce qu'il y a le cas
00:32:45dont vous parliez
00:32:46mais également
00:32:47cette policière à Paris
00:32:48qui a été tabassée au sol
00:32:49sous l'écrit de sale pute
00:32:52on va te tuer
00:32:53c'est quand même cela
00:32:54qui a été dit
00:32:55et après on ose nous parler
00:32:56de violences policières
00:32:57donc c'est le premier point
00:32:58qui moi m'a choqué
00:32:59le deuxième point en effet
00:33:00c'est d'avoir le ministre
00:33:01de l'éducation nationale
00:33:02qui d'une certaine façon
00:33:04cède à ces violents
00:33:05en les faisant rentrer
00:33:07au sein du ministère
00:33:07on l'a vu de nombreuses fois
00:33:08Gauthier
00:33:09le nombre de familles de victimes
00:33:11de jeunes
00:33:11qui ont été assassinés
00:33:13dans ce pays
00:33:13qui n'ont jamais eu le droit
00:33:14d'être reçus dans les ministères
00:33:15qui n'ont jamais eu le droit
00:33:16de recevoir un coup de fil
00:33:18du ministère
00:33:19et notamment du ministre
00:33:19de l'intérieur
00:33:20et à ce moment-là
00:33:21de voir que pour le coup
00:33:22on ouvre grand
00:33:23le ministre de l'éducation nationale
00:33:24c'est quelque chose
00:33:25d'inconséquent
00:33:26parce que ça va se reproduire
00:33:27une deuxième fois
00:33:28c'est ça le problème
00:33:29dans lequel on se retrouve
00:33:31aujourd'hui
00:33:31c'est cédé à la violence
00:33:32mais bien sûr
00:33:33et le troisième élément
00:33:34je dis une nouvelle fois
00:33:34j'espère
00:33:35qu'on ne va pas apprendre demain
00:33:36que parmi les membres
00:33:38de la réunion
00:33:38les représentants des lycéens
00:33:40les lycéens
00:33:41qui ont été reçus
00:33:43j'ose espérer que non
00:33:45j'ose espérer
00:33:45qu'ils ont été scannés
00:33:46et qu'on a bien vérifié
00:33:48que ce n'était pas le cas
00:33:48on a laissé des sédicieux
00:33:49être collaborateurs parlementaires
00:33:51sous pseudonyme
00:33:52et en anonymat
00:33:53à l'Assemblée nationale
00:33:53et vous voyez
00:33:54le troisième point
00:33:55qui me choque
00:33:55c'est que ce soir
00:33:56on n'est pas le ministre
00:33:56de l'intérieur
00:33:57Laurent Nunez
00:33:58qui soit scandalisé
00:33:59de cet appel à une milice
00:34:00de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:34:02qui en vient même
00:34:02à expliquer
00:34:03que pour se reconnaître
00:34:04dans cette milice
00:34:04il faut donc porter
00:34:05un brassard blanc
00:34:06c'est quoi ce pays
00:34:07on nous parle de république
00:34:09tous les jours
00:34:09on nous parle finalement
00:34:10qu'il faut donner
00:34:11des cours d'éducation civique
00:34:12on va nous dire
00:34:13qu'il faut un barrage républicain
00:34:14contre le Rassemblement National
00:34:15en permanence
00:34:16et le jour où il y a
00:34:17un responsable politique
00:34:18de premier plan
00:34:19qui fait un appel
00:34:20à une milice
00:34:20et qui dit
00:34:21comment faire
00:34:22il ne se passe rien
00:34:23alors on parle
00:34:23vous parlez de milice
00:34:25c'est ce que dénonçait
00:34:25Julien Audoul
00:34:26le brassard blanc
00:34:26que propose
00:34:27Jean-Luc Mélenchon
00:34:28aux parents
00:34:29qui viennent de s'interposer
00:34:30entre les forces de l'ordre
00:34:31et les lycéens émeutiers
00:34:33alors je vais vous proposer
00:34:34différentes séquences
00:34:34pour voir l'implication
00:34:35de la France insoumise
00:34:36parce que c'était
00:34:36le thème principal
00:34:37de notre soirée de ce soir
00:34:39déjà Jordan Florentin
00:34:40lui aussi est allé
00:34:41du côté de ce lycée
00:34:42Paul-Éluard de Saint-Denis
00:34:43et lui aussi
00:34:44ça a été très compliqué
00:34:45pour lui
00:34:46la semaine dernière
00:35:04Vous avez un argument
00:35:09vous ne touchez pas madame
00:35:11vous êtes en train
00:35:12de nous filmer
00:35:12vous ne touchez pas
00:35:13vous ne touchez pas madame
00:35:14vous ne touchez pas le micro
00:35:16monsieur Malayoko
00:35:17pourquoi il y a une telle violence
00:35:20il va essayer de nous retirer
00:35:21le micro comme hier
00:35:23on est dans l'espace public
00:35:24madame
00:35:25on est dans l'espace public
00:35:26voilà
00:35:28JORDAN
00:35:31JORDAN
00:35:33JORDAN
00:35:34JORDAN
00:35:34JORDAN
00:35:36JORDAN
00:35:53Donc vous voyez
00:35:54le quotidien de Guillaume Foucteau
00:35:55et de Jordan Florentin
00:35:56et de leurs cadreurs
00:35:57qu'on félicite évidemment
00:35:58une nouvelle fois
00:35:58mais quelques séquences
00:35:59pour vous montrer
00:35:59l'implication
00:36:00de la France insoumise
00:36:01quand le député Thomas Porte
00:36:03tente d'arracher
00:36:04son bouclier
00:36:05à un policier
00:36:32C'est dingue
00:36:35aux côtés des lycéens
00:36:36et puis les dépasser
00:36:37par les événements
00:36:38quand un buisson
00:36:39prend feu
00:37:07Buisson évidemment
00:37:07auquel
00:37:08ces émotis ont mis le feu
00:37:09mais le lendemain
00:37:10Antoine Leomand
00:37:10à l'Assemblée nationale
00:37:11qu'est-ce qu'il nous dit ?
00:37:12Qu'il était pompier
00:37:13qu'il était sur une zone compliquée
00:37:15et qu'il a agi comme un pompier
00:37:16Écoutez le député LFI
00:37:17qui nous prend pour des imbéciles
00:37:20À quel moment
00:37:21pensez-vous
00:37:22que la présence
00:37:23de députés insoumis
00:37:24ou d'élus
00:37:24de la France insoumise
00:37:26participe
00:37:27de quelque manière
00:37:27que ce soit
00:37:28à l'augmentation
00:37:29des violences
00:37:30c'est plutôt l'inverse
00:37:30puisque quand nous sommes là
00:37:32ce que nous faisons
00:37:33c'est
00:37:35d'essayer de faire en sorte
00:37:36qu'il n'y ait pas
00:37:37de violence policière
00:37:38d'essayer de faire en sorte
00:37:39que les lycéens
00:37:40ne se fassent pas frapper
00:37:41que les CPE
00:37:42ne se fassent pas frapper
00:37:43qu'il n'y ait pas
00:37:43des gaz lacrymogènes
00:37:44dans tous les sens
00:37:45d'une part
00:37:45et puis d'autre part
00:37:46quand un tel lance
00:37:48un incendie
00:37:49ou je ne sais quoi
00:37:50d'essayer de faire en sorte
00:37:51qu'on l'arrête
00:37:52d'accord ?
00:37:53Vous avez vu Balibagayoko
00:37:54qui essayait d'enlever
00:37:55une poubelle
00:37:56qui brûlait sur le bord
00:37:57d'un lycée
00:37:57est-ce que ça
00:37:57vous avez l'impression
00:37:58que ça participe
00:37:59à exciter la violence
00:38:00que d'essayer
00:38:00d'éteindre des incendies
00:38:01moi-même
00:38:02je me suis retrouvé
00:38:02dans cette situation
00:38:03et je me fais accuser
00:38:04de l'inverse
00:38:04d'accord ?
00:38:05On essaye d'éteindre
00:38:07ce genre de choses
00:38:08Moi-même
00:38:09je me suis retrouvé
00:38:09dans cette situation
00:38:10donc ils nous font croire
00:38:12Julien Audoul
00:38:13que ce sont des pompiers
00:38:14ils sont plus proches
00:38:15des pyromanes
00:38:15que des pompiers
00:38:16à la France insoumise
00:38:17Ah oui
00:38:17ils ont le gerrycandescence
00:38:19et ils aspergent
00:38:21les braises incandescentes
00:38:22c'est totalement hallucinant
00:38:24quand vous voyez
00:38:24Thomas Porte
00:38:25qui est un député
00:38:26ultra violent
00:38:27ultra violent
00:38:28Thomas Porte
00:38:29qui vient s'interposer
00:38:30face au CRS
00:38:31qui font leur travail
00:38:32parce qu'ils les considèrent
00:38:34comme une bande de voyous
00:38:35parce qu'ils considèrent
00:38:36que la police
00:38:37doit être désarmée
00:38:38parce qu'ils considèrent
00:38:39certainement
00:38:39comme certaines pancartes
00:38:41qu'un bon policier
00:38:43c'est un policier mort
00:38:44puisque c'est ça
00:38:44les messages qu'on entend
00:38:45dans les manifestations
00:38:46d'extrême gauche
00:38:47et des mouvements
00:38:49de la France insoumise
00:38:50quand vous voyez
00:38:50ces comportements-là
00:38:51et que ce parti
00:38:54continue d'être encensé
00:38:56par une partie de la gauche
00:38:57et que vous avez
00:38:57au moment où je parle
00:38:58au moment de cette fameuse
00:38:59primaire socialiste
00:39:00vous avez deux candidats
00:39:02qui veulent toujours
00:39:03l'alliance avec ces gens-là
00:39:04qui veulent toujours
00:39:05les voix de ces gens-là
00:39:06qui veulent toujours
00:39:06la locomotive
00:39:07Mélenchon
00:39:07pour avoir des postes
00:39:08dans quel pays vit-on
00:39:10quand on a des comportements
00:39:12comme ça
00:39:12ça devrait être
00:39:13en tout cas condamné
00:39:14par n'importe quel républicain
00:39:16démocrate
00:39:16qui devrait demander
00:39:18de mettre ces gens-là
00:39:19hors d'état de nuire
00:39:20les mettre hors du champ
00:39:21démocratique
00:39:21et comment on les met
00:39:22hors du champ démocratique
00:39:22déjà en arrêtant
00:39:23de les faire élire
00:39:24moi j'appelle effectivement
00:39:26tous ceux qui ont
00:39:27un semblant de responsabilité
00:39:29qui sont attachés
00:39:29à la sécurité de notre pays
00:39:30à faire battre
00:39:31tous ces gens-là
00:39:32aux prochaines élections
00:39:33à commencer par
00:39:34l'élection présidentielle
00:39:35Gabriel Attal
00:39:35il était trop occupé
00:39:36à aller faire gagner
00:39:37la dernière fois
00:39:37Aurélien Lecoq
00:39:38député LFI
00:39:39il n'a pas agi
00:39:40très différemment
00:39:40de son camarade
00:39:42et ami Thomas Porte
00:39:43du côté de Lille
00:40:00et lui aussi le lendemain
00:40:02il a fait une explication
00:40:02de texte à l'Assemblée nationale
00:40:03en disant
00:40:04ça suffit de tabasser
00:40:05nos gamins
00:40:06Jules Torres
00:40:06Mais pour qui se prennent-ils ?
00:40:08En fait c'est-à-dire que
00:40:09évidemment ça fait
00:40:10depuis maintenant 4 ans
00:40:12que la France insoumise
00:40:13bordélise
00:40:14sans que personne
00:40:15ne dise rien
00:40:16l'Assemblée nationale
00:40:17les manifestations
00:40:18certaines réunions
00:40:19enfin ils ont quand même
00:40:20invité Mme Assat-Raoré
00:40:21qui a pris
00:40:22à partie
00:40:23les secrétaires
00:40:24de l'Assemblée nationale
00:40:26dans le silence total
00:40:27c'est-à-dire que
00:40:28M. Thomas Porte
00:40:28a certes eu
00:40:29une petite retenue
00:40:30sur son salaire
00:40:31quand il a mis
00:40:31son pied
00:40:32sur un ballon de foot
00:40:34où il y avait la tête
00:40:34de l'ancien ministre du Travail
00:40:35Olivier Dussopt
00:40:36ça ne dérangeait personne
00:40:37à l'époque
00:40:37la France insoumise
00:40:38pour vous donner
00:40:39un chiffre extrêmement clair
00:40:40depuis 1958
00:40:42concentre 75%
00:40:43des sanctions
00:40:44à l'Assemblée nationale
00:40:45alors qu'ils étaient 6
00:40:47il y a encore 10 ans
00:40:48à l'Assemblée nationale
00:40:49donc on voit bien
00:40:50qu'ils sont dans une stratégie
00:40:51de bordélisation
00:40:52et moi je me demande
00:40:53simplement ce que fait
00:40:54la justice
00:40:54parce que j'entends
00:40:55un certain nombre d'élus
00:40:56notamment de l'opposition
00:40:57qui disent
00:40:57il faut les sanctionner
00:40:58il faut faire évoluer
00:40:59la loi
00:41:00la loi elle existe
00:41:00il y a l'article 24
00:41:01de la loi de 1881
00:41:03qui peut vous faire condamner
00:41:05à 4 ans
00:41:065 ans de prison
00:41:07et 45 000 euros d'amende
00:41:08si vous encouragez
00:41:10la violence
00:41:10même
00:41:11même
00:41:11attention
00:41:12il y a un petit détail
00:41:13même si ce n'est pas
00:41:14suivi des faits
00:41:15là c'est suivi des faits
00:41:16là c'est suivi des faits
00:41:17la France insoumise dit
00:41:18allez-y
00:41:20monsieur Thomas Porte
00:41:21prend
00:41:21rendez-vous compte
00:41:22il prend le bouclier
00:41:23d'une force de l'ordre
00:41:25on va continuer
00:41:25en parler
00:41:26on parlera de ce qui s'est passé
00:41:27autour de Belfort
00:41:28quand un policier lynché
00:41:29au sol se retrouve
00:41:31sur les bancs
00:41:32sur le banc des accusés
00:41:33là aussi
00:41:34manipulation de la France insoumise
00:41:35dont on pourra parler avec vous
00:41:37Jules Laurent
00:41:37de nouveaux invités
00:41:38vont également nous rejoindre
00:41:39on est ensemble
00:41:40jusqu'à 23h
00:41:41en édition spéciale
00:41:41à tout de suite
00:41:47La deuxième heure de 100% en politique
00:41:49bonsoir à tous
00:41:49si vous nous rejoignez
00:41:50violence dans les lycées
00:41:51la France insoumise
00:41:52à la manœuvre
00:41:53nous ont rejoint
00:41:53en plateau
00:41:54Jérôme Jiménez
00:41:55délégué Alliance Police
00:41:57merci d'être là
00:41:58évidemment à la veille
00:42:00d'une nouvelle journée
00:42:01de mobilisation
00:42:02qui sera très tendue
00:42:02pour vos collègues policiers
00:42:04sur le terrain
00:42:05Jordan Florentin
00:42:06pour qui c'est toujours tendu
00:42:07sur le terrain
00:42:07va nous rejoindre dans un instant
00:42:08et puis je salue
00:42:09Jean-Charles Orsucci
00:42:11maire de Bonifacio
00:42:12et porte-parole
00:42:13de Gabriel Attal
00:42:15alors autant
00:42:15maire de Bonifacio
00:42:16je vous envie
00:42:17porte-parole de Gabriel Attal
00:42:18ça chacun son rôle
00:42:19on va évidemment
00:42:20dans les deux cas
00:42:21c'est passionnant
00:42:22on va évidemment
00:42:23vous entendre
00:42:24avec beaucoup de plaisir
00:42:25sur le plateau
00:42:26de CNews
00:42:26mais on va revenir
00:42:27avec vous
00:42:27Jules Laurent
00:42:28sur une manipulation médiatique
00:42:29ce qui s'est passé
00:42:30à Belfort
00:42:30on a un policier
00:42:31qui est lynché
00:42:32ensuite il participe
00:42:33à une arrestation
00:42:34d'un jeune
00:42:35au bord d'un ruisseau
00:42:37avant
00:42:38vous avez raison
00:42:39donc au bord
00:42:40de ce ruisseau
00:42:41il arrête le jeune
00:42:43qu'il met sur une berge
00:42:44et qu'il menotte
00:42:46jeune de 17 ans
00:42:47d'origine russe
00:42:49et il y a une vidéo
00:42:51qui apparaît
00:42:51sur les réseaux sociaux
00:42:53sur laquelle on peut lire
00:42:54tentative de noyade
00:42:55d'un jeune lycéen
00:42:57par un policier
00:42:57qui voudrait donc le noyer
00:42:58or ce jeune
00:43:00en garde à vue
00:43:00a dit à aucun moment
00:43:01ce policier
00:43:02n'a tenté de me noyer
00:43:03et effectivement
00:43:04j'ai participé
00:43:05à des violences
00:43:05contre lui
00:43:06qu'est-ce qui se passe
00:43:08quelques heures plus tard
00:43:09le dossier est récupéré
00:43:10par Harry Halimi
00:43:11avocat bien connu
00:43:12proche de la France insoumise
00:43:14et avec la famille
00:43:16il porte plainte
00:43:17pour tentative de meurtre
00:43:18en disant
00:43:19ce jeune a bien été
00:43:20noyé
00:43:21par ce policier
00:43:23contre tout ce qu'a dit
00:43:25à la fois le jeune
00:43:25mais également
00:43:26le procureur de la République
00:43:27et là évidemment
00:43:28la France insoumise
00:43:29embraye en disant
00:43:30tentative de noyade
00:43:31contre un jeune lycéen
00:43:33par un policier
00:43:33alors voyez le sujet
00:43:34de Tancred Guillotet
00:43:35et ensuite on va décortiquer
00:43:36deux tentatives déjà
00:43:37de récupération politique
00:43:39et de transformer la réalité
00:43:40pour exploiter évidemment
00:43:43un discours anti-flic
00:43:45de haine de la police
00:43:46etc
00:43:46c'est évidemment
00:43:47ce qui s'est passé
00:43:48avec cette main arrachée
00:43:50du côté de Lens
00:43:50et désormais donc aussi
00:43:52à Belfort
00:43:52Tancred Guillotet
00:43:56Ces images d'un policier
00:43:58en civil
00:43:58agressé par plusieurs jeunes
00:44:00illustrent la violence
00:44:01des charges
00:44:01contre les forces de l'ordre
00:44:03ces derniers jours
00:44:03la scène
00:44:05filmée ce vendredi matin
00:44:06à Belfort
00:44:07est expliquée
00:44:08par le procureur
00:44:09de la République
00:44:09Un individu est effectivement
00:44:11alors arrivé
00:44:12dans le dos
00:44:12de ce commandant
00:44:13lui portant
00:44:14manifestement
00:44:15un violent coup
00:44:16qui semble être
00:44:17un coup de poing
00:44:17provoquant la chute
00:44:19du commandant de police
00:44:20alors qu'il se trouvait
00:44:21au sol
00:44:22le commandant de police
00:44:23était alors roué de coups
00:44:24et notamment au visage
00:44:25et l'individu
00:44:27qu'il venait d'interpeller
00:44:28lui portait
00:44:29deux violents coups
00:44:30de pied à la tête
00:44:31Quelques instants auparavant
00:44:33ce policier
00:44:34interpellait un lycéen
00:44:35âgé de 17 ans
00:44:36dans le lit
00:44:37de la rivière voisine
00:44:38l'avocat de l'adolescent
00:44:39a annoncé un dépôt de plainte
00:44:41pour tentative de meurtre
00:44:42contre le policier
00:44:43l'accusant
00:44:44d'avoir tenté
00:44:45de noyer son client
00:44:46avec une exceptionnelle
00:44:47sauvagerie
00:44:48Pourtant
00:44:49selon le procureur
00:44:50le lycéen
00:44:51a affirmé l'inverse
00:44:52lors de son audition
00:44:53Il n'a aucunement
00:44:55indiqué
00:44:55dans ses déclarations
00:44:56au service de police
00:44:57en présence de son avocat
00:44:58que sa tête
00:44:59aurait été immergée
00:45:00Il a indiqué
00:45:01qu'il avait effectivement
00:45:02au moment de son interpellation
00:45:03qui je le cite
00:45:03l'avait surpris
00:45:04il avait été poussé
00:45:05ainsi
00:45:06et s'était retrouvé
00:45:07projeté en avant
00:45:08dans l'eau
00:45:09que le commandant de police
00:45:10effectivement avait essayé
00:45:11de le menotter
00:45:12à cet endroit-là
00:45:12mais il n'y arrivait pas
00:45:13qu'il l'avait extrait
00:45:14de l'eau
00:45:15Il a confirmé
00:45:16je le cite
00:45:16je ne pense pas
00:45:17qu'il ait essayé
00:45:18de me noyer
00:45:19J'ai eu cette impression
00:45:20au départ
00:45:20parce que j'ai été
00:45:21simplement
00:45:22j'étais surpris
00:45:23Interrogé
00:45:24le policier a nié
00:45:25avoir tenté
00:45:26de noyer l'adolescent
00:45:27Marqué de plusieurs
00:45:28bleus et hématomes
00:45:29le policier
00:45:30s'est vu prescrire
00:45:318 jours d'ITT
00:45:32les deux mineurs
00:45:33arrêtés
00:45:33sont poursuivis
00:45:34pour violences aggravées
00:45:35Et donc là encore
00:45:36la France insoumise
00:45:37est à la manœuvre
00:45:38Allo Laurent Nunez
00:45:39tweet Antoine Léaumant
00:45:40appelez au calme
00:45:40les hommes qui sont
00:45:41sous votre responsabilité
00:45:42cette intervention
00:45:43ne répond à aucune
00:45:43des règles du maintien
00:45:45de l'ordre
00:45:46aucune
00:45:46et je l'ai dit
00:45:47ils expliquent
00:45:48que le policier
00:45:49a tenté de noyer
00:45:50ce jeune
00:45:50alors que le jeune
00:45:51a dit que c'était faux
00:45:51et le procureur
00:45:52de la République également
00:45:53et c'est comme
00:45:54ce qui s'est passé à Lens
00:45:55avec cette main arrachée
00:45:56pour la France insoumise
00:45:57c'est sûr
00:45:57c'est la faute des policiers
00:46:02c'est le même mode opératoire
00:46:03ce qu'on peut comparer
00:46:04c'est qu'au début de cette affaire
00:46:06les deux jeunes
00:46:07qui tentent
00:46:08à la base
00:46:09on a l'impression
00:46:09de tuer ce policier
00:46:10se sont arrêtés
00:46:11pour tentative de meurtre
00:46:12par la suite
00:46:13les faits ont été requalifiés
00:46:14en violences volontaires
00:46:15sur personnes dépositaires
00:46:16de l'autorité
00:46:16donc là finalement
00:46:17on a une transparence
00:46:18de la justice
00:46:19du procureur
00:46:20qui explique
00:46:21pourquoi est-ce qu'on requalifie
00:46:22les faits
00:46:22parce qu'il n'y a pas assez
00:46:23d'éléments matériels
00:46:23mais par contre
00:46:24de l'autre côté
00:46:25du côté de la France insoumise
00:46:26ceux qui ont apporté
00:46:27ce narratif finalement
00:46:27que ce policier
00:46:29a tenté de noyer
00:46:30ce jeune au sein de l'eau
00:46:31il n'y en a aucun
00:46:32qui a rétropédalé
00:46:33finalement sur ces paroles-là
00:46:34il n'y en a aucun
00:46:34qui est revenu
00:46:35que ce soit les comptes
00:46:36qui ont relayé ça
00:46:37que ce soit les médias
00:46:37que ce soit la France insoumise
00:46:39personne n'est revenu
00:46:40sur cette version-là
00:46:41alors que le procureur
00:46:42de la République lui-même
00:46:44éclaire sur ces faits
00:46:45parle justement du fait
00:46:46qu'il n'y a pas suffisamment d'eau
00:46:47que c'était pas au même endroit
00:46:48explique les raisons concrètes
00:46:49et là c'est là qu'on voit
00:46:50qu'il n'y a aucune honnêteté
00:46:51finalement
00:46:52du récit de la France insoumise
00:46:53vis-à-vis de cette affaire
00:46:54peut-être un dernier élément
00:46:56on a vu finalement
00:46:57sur l'Est Républicain
00:46:58qui est un journal
00:46:59de presse quotidienne régionale
00:47:00ce même individu
00:47:02qui a été interpellé
00:47:03être en une
00:47:04finalement en train
00:47:04de lancer des cailloux
00:47:05et ça c'est encore un fait
00:47:07qu'il n'a jamais noté
00:47:07par la France insoumise
00:47:08la France insoumise
00:47:09personne ne va dire
00:47:10qu'effectivement
00:47:11il était en train
00:47:12de lancer des cailloux
00:47:13sur la police
00:47:13et à part la suite
00:47:14s'en est pris violemment
00:47:15dans une vidéo
00:47:16qui a choqué la France entière
00:47:17Jérôme Jiménez
00:47:18vous qui êtes policier
00:47:19on voit la tentative
00:47:20de manipulation
00:47:20sur l'affaire Belfort
00:47:21encore aujourd'hui
00:47:22du côté de Lens
00:47:23avec cette main arrachée
00:47:24c'est évidemment insupportable
00:47:25pour ce jeune homme
00:47:26mais les policiers
00:47:27expliquent bien
00:47:27qu'il a pris la grenade
00:47:29dans la main
00:47:29pour la relancer
00:47:30ensuite sans doute
00:47:30sur les policiers
00:47:31il y a eu une enquête IGPN
00:47:32et pour la France insoumise
00:47:33c'est sûr
00:47:33c'est le policier
00:47:34qui a visé délibérément
00:47:36les mains du jeune homme
00:47:37donc tant à Belfort
00:47:38qu'à Lens
00:47:38la France insoumise
00:47:39est à la manœuvre
00:47:39pour évidemment
00:47:40vous cibler
00:47:41et vous mettre
00:47:41en difficulté
00:47:42sur le terrain demain
00:47:43exactement
00:47:44manipulation des jeunes
00:47:45manipulation des médias
00:47:46manipulation d'opinion publique
00:47:47c'est le BAB
00:47:49et c'est le manuel
00:47:50d'emploi de la France insoumise
00:47:51et c'est une catastrophe
00:47:52c'est une catastrophe
00:47:53parce que qui de plus légitime
00:47:54que le procureur de la République
00:47:55qui était en charge
00:47:56de cette affaire
00:47:57et qui avait
00:47:57une connaissance pleine
00:47:58du dossier avec
00:47:59parce que je le rappelle aussi
00:48:01c'est important
00:48:02moi je fais de l'investigation
00:48:03et une vidéo
00:48:04en fonction de langue
00:48:05vous lui faites dire
00:48:05ce que vous voulez
00:48:06donc lui il a déjà
00:48:07il avait en sa possession
00:48:08de multiples vidéos
00:48:09de multiples témoignages
00:48:11et il avait également
00:48:12des constatations techniques
00:48:13vous l'avez précisé
00:48:14on parle d'un lit
00:48:16d'une rivière
00:48:16une hauteur
00:48:17à peine d'une chaussure
00:48:19donc pour aller noyer quelqu'un
00:48:20il en faut peut-être
00:48:21un petit peu plus
00:48:21et je ne connais pas
00:48:22un policier en France
00:48:23pas un seul
00:48:24qui voudrait noyer
00:48:26lors d'une interpellation
00:48:28un mis en cause
00:48:29c'est bien évidemment
00:48:30hors de question
00:48:31et insoutenable
00:48:32d'entendre de tels propos
00:48:33Monsieur le maire
00:48:34comment vous réagissez
00:48:35à la manœuvre
00:48:37qu'opéraient les filles
00:48:38contre la police ?
00:48:39Ecoutez moi
00:48:40ce que je constate aujourd'hui
00:48:41c'est qu'en tout cas
00:48:42il faut surtout se donner
00:48:43les moyens de sortir
00:48:43de cet engrenage
00:48:44dans lequel on est
00:48:45vous avez tout à l'heure
00:48:46j'écoutais aussi votre émission
00:48:47avant de venir vous rejoindre
00:48:49la volonté de
00:48:49vous êtes inquiet pour demain
00:48:51vous avez raison
00:48:51moi quand je vois ce qui se passe
00:48:52moi c'est les renseignements
00:48:53c'est le ministère de l'intérieur
00:48:54c'est les policiers
00:48:55moi aujourd'hui
00:48:55d'abord je veux dire
00:48:57je suis heureux d'entendre
00:48:57un policier dire
00:48:58qu'il s'en remet
00:48:59au procureur de la République
00:49:00parce que
00:49:00dans notre démocratie
00:49:02il faut que les institutions
00:49:03fonctionnent normalement
00:49:04donc
00:49:05laissons faire la justice
00:49:06et notamment le procureur
00:49:07de la République
00:49:07après
00:49:08vous imaginez bien
00:49:09que je ne suis pas
00:49:09sur les positions
00:49:10de la France insoumise
00:49:11aujourd'hui
00:49:11on voit bien
00:49:12qu'ils sont à la manœuvre
00:49:13qu'ils essayent d'en tirer
00:49:14des bénéfices politiques
00:49:15de la situation
00:49:16dans laquelle on est
00:49:17et que nous
00:49:18nous ne nous inscrivons pas
00:49:18du tout dans cette démarche
00:49:19moi Gabriel Attal
00:49:20vous l'avez écouté vous-même
00:49:21tout à l'heure
00:49:22vous m'avez taquiné gentiment
00:49:24moi ce que j'observe
00:49:25alors je ne suis pas
00:49:25sur les positions
00:49:26de Julien Audoul
00:49:27qui était là précédemment
00:49:28ainsi à ma place
00:49:29où le tout répressif
00:49:31serait la solution
00:49:31pour demain
00:49:32je crois que
00:49:33comme le dit Gabriel Attal
00:49:34depuis quelques jours
00:49:34il faut à la fois entendre
00:49:35des revendications légitimes
00:49:37aujourd'hui
00:49:38des élèves
00:49:38qui n'ont pas de professeur
00:49:39face à eux
00:49:40des lycées
00:49:40qui sont des passoires thermiques
00:49:43des systèmes
00:49:44tels que Parcoursup
00:49:45qui sont particulièrement
00:49:46difficiles pour les étudiants
00:49:48et je vous en parle
00:49:48en connaissance de cause
00:49:49c'était un petit peu compliqué
00:49:50pour ma fille cette année
00:49:51et ça m'a amusé
00:49:51quand j'entendais tout cela
00:49:53mais une chose est sûre
00:49:54c'est pas parce que
00:49:54c'est compliqué pour votre fille
00:49:55qu'elle va aller foutre le feu
00:49:56à son lycée
00:49:56donc là on est dans autre chose
00:49:58on n'est pas sur Parcoursup
00:49:59c'est bien pour ça
00:50:00que Gabriel Attal
00:50:01a essayé
00:50:01et d'ailleurs je vous fais remarquer
00:50:02que parmi les hommes politiques
00:50:03qui réagissent en ce moment
00:50:04c'est un des rares
00:50:05qui n'a strictement rien changé
00:50:06à son emploi du temps
00:50:08qui est allé à la rencontre
00:50:09des lycéens
00:50:10et des lycéens
00:50:11qui assume
00:50:12qui assume
00:50:13avec
00:50:14je vous fais remarquer
00:50:15quand même
00:50:158 millions de vues
00:50:15c'est pas anodin
00:50:16si on voit 8 millions de vues
00:50:17c'est qu'à un moment donné
00:50:18il y a des élus
00:50:19qui sont capables
00:50:19de parler à la jeunesse
00:50:20et aujourd'hui
00:50:21il faut lui parler
00:50:22il faut aujourd'hui
00:50:23se sortir de cet engrenage mortifère
00:50:26on ne peut bien sûr
00:50:27pas incriminer la police
00:50:28bon pardon
00:50:28excusez-moi
00:50:29je suis sûr que je suis un des rares
00:50:30autour de cette table
00:50:31d'avoir été un syndicaliste
00:50:34lycéen
00:50:34plutôt à gauche
00:50:35non non il y a Jules Torres aussi
00:50:36ah bon d'accord
00:50:37il a réglé plus de frites
00:50:38à la cantine
00:50:38et il a eu gain de cause
00:50:39il est au plus fort
00:50:40mais je n'étais pas syndiqué
00:50:41je veux dire par là
00:50:42et c'est pour répondre
00:50:43un peu à votre question
00:50:44c'est qu'il nous est arrivé
00:50:45de bloquer des lycées
00:50:46par contre c'est vrai
00:50:47je ne me souviens pas de mémoire
00:50:48qu'on s'en soit pris
00:50:49à des pompiers
00:50:50qu'on s'en soit pris
00:50:51à des enseignants
00:50:51qu'on s'en soit pris
00:50:52à des passants
00:50:53qu'à un moment donné
00:50:54il y ait
00:50:55dans les manifestations
00:50:56qui ont dérapé depuis 50 ans
00:50:58des rapports de force
00:50:59entre des manifestants
00:51:00et des forces de l'ordre
00:51:01mais c'est pour ça
00:51:02qu'on a parlé de
00:51:02j'ai pas entendu non plus
00:51:03à l'époque
00:51:04dans les années 90 ou 2000
00:51:05les manifestants
00:51:06qui franchissaient le pas
00:51:08dire il faut que les policiers
00:51:10nous attendent
00:51:10avec des fleurs
00:51:12et des bisous
00:51:13je ne crois pas
00:51:13que c'était la logique
00:51:14de l'époque
00:51:15mais c'est pour ça
00:51:15qu'on a parlé de faits nouveaux
00:51:16tout à l'heure
00:51:16monsieur le maire
00:51:16en disant bien
00:51:17que voir des camions
00:51:18de pompiers caillassés
00:51:20voir des proviseurs
00:51:22recouverts d'essence
00:51:23voir une femme à Marseille
00:51:24qui va travailler
00:51:25qui prend une bombe
00:51:27un spray
00:51:28auquel on met le feu
00:51:29sur le visage
00:51:30tout ça c'est des faits nouveaux
00:51:32quand même
00:51:32et d'autant plus
00:51:33que alors moi là
00:51:33vous m'interpellez
00:51:34c'est vrai dans ma fonction de maire
00:51:35je vous avoue
00:51:36que quand je veux résoudre
00:51:37un problème sur ma commune
00:51:38si la réponse que je fais
00:51:39notamment si demain
00:51:40à l'école primaire
00:51:41où j'ai des problèmes
00:51:42moi aussi thermiques
00:51:43si la réponse
00:51:44des parents d'élèves
00:51:45et des enfants
00:51:45c'était de mettre le feu
00:51:46à l'école primaire
00:51:46excusez-moi
00:51:47il y a 30 millions d'euros
00:51:48de dégâts
00:51:49qui auraient été à mon avis
00:51:50utilisés un peu plus intelligemment
00:51:53comme dans l'entretien
00:51:54de nos lycées
00:51:54d'ailleurs pour vous montrer
00:51:55l'honnêteté intellectuelle
00:51:56qui est la mienne
00:51:57j'aimerais aussi
00:51:58que ça soit souvent dit
00:51:59c'est que la compétence
00:52:00concernant les lycées
00:52:01leur mise en oeuvre
00:52:02relève des collectivités locales
00:52:03notamment des régions
00:52:04et on a des régions
00:52:05comme l'Île-de-France
00:52:06pourtant je ne partage pas
00:52:07les idées de Valérie Pécresse
00:52:08ou de...
00:52:10Non !
00:52:12Non mais elle a envoyé la note
00:52:13elle était en train
00:52:14puisque vous parlez
00:52:15de Valérie Pécresse
00:52:15elle était en train
00:52:16de faire refaire
00:52:16le lycée Paul-Éluard
00:52:17à Saint-Denis
00:52:18pour 40 millions d'euros
00:52:19le lycée qui était en train
00:52:20d'être détruit
00:52:21et le portail
00:52:21c'est déjà 100 000 euros
00:52:22Je ne me souviens pas
00:52:23qu'à une certaine époque
00:52:24les gens qui manifestaient
00:52:25ils détruisaient
00:52:26leur route de travail
00:52:27Et Nantes
00:52:27je ne parle même pas de Nantes
00:52:28du lycée Nelson Mandela
00:52:30qui venait d'être refait
00:52:31pour 60 millions d'euros
00:52:32Ferme jusqu'à là tout ça
00:52:33Et donc visiblement
00:52:34quand le manque de moyens
00:52:35la solution c'est
00:52:36de mettre le feu au lycée
00:52:37qu'on vient de refaire
00:52:38pour 60 millions d'euros
00:52:38Mais par contre
00:52:39je vais vous taquiner
00:52:41puisque vous êtes
00:52:41porte-parole de Gabriel Attal
00:52:42et que vous le citez
00:52:43à chaque phrase
00:52:44On revote la France insoumise ?
00:52:46Moi je crois avoir écouté
00:52:47Gabriel Attal aussi
00:52:49il me semble
00:52:50qu'il n'est pas
00:52:51sur cette position
00:52:51Non mais à la prochaine dissolution
00:52:53est-ce qu'on revote
00:52:53Téléfi face au Rassemblement national ?
00:52:55Ou est-ce qu'on fait
00:52:56une hiérarchie
00:52:57face au danger
00:52:58que représente
00:52:58la France insoumise ?
00:52:59Il ne vous aura pas échappé
00:53:01que nous allons tout faire
00:53:02et ce n'est pas de la langue de bois
00:53:03parce que si je viens
00:53:04sur votre plateau ce soir
00:53:05pour vous dire
00:53:06que j'attends
00:53:07une confrontation
00:53:08entre le Rassemblement national
00:53:09et la France insoumise
00:53:10il vaut mieux que je me l'aille
00:53:10Je ne vous parle même pas
00:53:11de la présidentielle
00:53:12monsieur le maire
00:53:12Je vous parle par exemple
00:53:14parce que la présidentielle
00:53:15très bien
00:53:15Gabriel Attal se projette
00:53:16au second tour
00:53:17c'est vrai que selon les sondages
00:53:18il a toutes les chances d'y être
00:53:19Mais je vous parle
00:53:20Ne vendez pas la peau de l'ours
00:53:21avant de l'avoir créé
00:53:21Non mais je vous parle
00:53:22c'est pour ça que j'ai fait
00:53:23dissolution
00:53:23Il y aura une dissolution
00:53:25vraisemblablement
00:53:25après l'élection présidentielle
00:53:26Il y aura des seconds tours
00:53:28à travers les circonscriptions
00:53:30du pays
00:53:31LFI et RN
00:53:32C'est des choses qui arriveront
00:53:33Qu'est-ce que fait
00:53:34le président de la République
00:53:35dans ce cas-là
00:53:36Gabriel Attal
00:53:37puisqu'il sera élu selon vous
00:53:38Qu'est-ce qu'il fait
00:53:39comme appel au vote ?
00:53:40Est-ce qu'on appelle
00:53:40à revoter LFI ?
00:53:45Pas de consigne de vote
00:53:46à l'élection législative
00:53:47Ça c'est déjà une première chose
00:53:48Mais il y aura vraisemblablement
00:53:50un Premier ministre
00:53:50qui aura vocation
00:53:51à gouverner
00:53:52Et ce Premier ministre-là
00:53:53je pense qu'il aura vocation
00:53:55à défendre l'idée
00:53:55qu'il faut un maximum
00:53:56de députés
00:53:58de sa propre famille politique
00:53:59Et face au Rassemblement National
00:54:00et à la France Insoumise
00:54:01aujourd'hui
00:54:02Je ne pense pas
00:54:03qu'il y aura de nouvelles
00:54:04consignes de vote
00:54:05Je ne pense pas
00:54:05Ah donc ça a changé
00:54:06Mais c'est tant mieux
00:54:07Ça a changé
00:54:07Maintenant parce que
00:54:08notamment aujourd'hui
00:54:09C'est peut-être les images
00:54:10derrière nous
00:54:10qui appellent à ce changement
00:54:12Je crois qu'il faudra
00:54:14surtout être combatif
00:54:15pour faire
00:54:15je répète
00:54:16élire un maximum
00:54:17d'élus de notre famille politique
00:54:18pour que la chose change
00:54:20Aujourd'hui d'ailleurs
00:54:21vous l'avez entendu aussi
00:54:23et ça doit vous plaire
00:54:24puisque Gabriel Attal
00:54:24dit que le barrage
00:54:25ne peut pas être
00:54:26un projet politique
00:54:27pour la France
00:54:27et qu'au contraire
00:54:28nous devons
00:54:29et c'est ce qu'il fait en ce moment
00:54:30ça devrait vous plaire aussi
00:54:31c'est défendre des idées
00:54:32et une vision
00:54:32A partir de là
00:54:34je crois que nous aurons
00:54:35nos idées
00:54:36et notre vision
00:54:36et que nous saurons
00:54:37avoir une majorité
00:54:38qui nous permettra de réussir
00:54:39On avance
00:54:39avec ce qui s'est passé ce matin
00:54:41autour de Guillaume Foucteau
00:54:42dans le lycée
00:54:43du 13ème arrondissement
00:54:44lycée Vauclin
00:54:44où la proviseure
00:54:45a refusé de répondre
00:54:47aux questions
00:54:47de 100% frontières
00:54:48et de CNews
00:54:49parce que nous étions
00:54:50100% frontières
00:54:51et CNews
00:54:52ensuite Edouard Geffray
00:54:53vous entendrez sa réaction
00:54:54il a dit que
00:54:56chaque proviseur
00:54:57était libre
00:54:57de faire ce qu'il souhaitait
00:54:58et puis dans ce reportage
00:54:59de Guillaume Foucteau
00:55:00voyez les images
00:55:01des mortiers d'artifices
00:55:03qu'on tire
00:55:04sur les policiers
00:55:06séquence filmée
00:55:07donc par Guillaume Foucteau
00:55:08et son cadreur
00:55:10On se trouve ici
00:55:11devant le lycée
00:55:11Vauclin
00:55:12dans le 13ème arrondissement
00:55:13de Paris
00:55:13c'est ici
00:55:14vers 7h50 du matin
00:55:15qu'un groupe
00:55:16d'une dizaine de jeunes
00:55:17a tenté de mettre
00:55:18le feu à la porte
00:55:19de l'établissement
00:55:20plusieurs choses
00:55:21ont été projetées
00:55:22contre la porte
00:55:22des poubelles
00:55:23des vélos
00:55:24ainsi que des produits
00:55:25inflammables
00:55:25vers 7h50 du matin
00:55:27alors qu'il n'y avait pas
00:55:28encore d'élèves
00:55:28devant l'établissement
00:55:29il faut dire que
00:55:30ce groupe est revenu
00:55:31une heure plus tard
00:55:32alors que des élèves
00:55:33étaient d'ailleurs
00:55:33en train de pénétrer
00:55:34dans l'établissement
00:55:35selon des sources
00:55:36internes à l'établissement
00:55:38il semble que ces élèves
00:55:39ne sont pas des lycéens
00:55:40de ce lycée Vauclin
00:55:41il s'agit donc
00:55:42d'un groupe
00:55:43de 10 personnes
00:55:44cagoulées
00:55:44et toutes en noir
00:55:45je précise que nous
00:55:46lorsque nous sommes arrivés
00:55:47il y a à peu près
00:55:48une heure
00:55:48devant le lycée Vauclin
00:55:50sur ma droite
00:55:50des tirs de mortier
00:55:51très impressionnants
00:55:52ont été projetés
00:55:53contre les forces de l'ordre
00:55:54et contre nous-mêmes
00:56:00je suis le seul
00:56:01à venir ici
00:56:01je suis le seul
00:56:02à prendre le micro
00:56:03on n'a pas envie
00:56:04non mais non
00:56:05on ne va pas
00:56:05prendre le média
00:56:06d'extrême droite
00:56:06c'est tout
00:56:06est-ce qu'il s'agissait
00:56:07d'élèves de l'établissement
00:56:08de lycéens de l'établissement
00:56:09ou des groupes alentours ?
00:56:11non il s'agissait
00:56:12de groupes
00:56:13c'est pas mes élèves
00:56:15c'est pas mes élèves
00:56:17c'est des groupes
00:56:18c'est quoi là ?
00:56:20c'est du
00:56:20ah non
00:56:22ah non j'avais dit non
00:56:23c'est mieux
00:56:24je tends mon micro
00:56:25c'est la presse
00:56:26pourquoi plus les autres
00:56:28journalistes que moi ?
00:56:29parce que je suis pas d'accord
00:56:29avec la ligne éditoriale
00:56:30de CNU
00:56:30quelle ligne éditoriale ?
00:56:33je viens sur place
00:56:34je tombe le micro
00:56:35moi je suis madame Zerbi
00:56:36je suis proviseur
00:56:36de cet établissement
00:56:38je suis aussi membre
00:56:38du SNP2N UNSA
00:56:40ça vous meurt de vous
00:56:41Jules Thores
00:56:42elle trie les médias
00:56:43alors que son lycée
00:56:44vient de se faire attaquer
00:56:45par une horde
00:56:45c'est ce pays
00:56:47où une proviseur
00:56:47refuse de parler à un média
00:56:51proviseur d'un lycée
00:56:52qui a été complètement saccagée
00:56:53ou elle dit que c'est pas
00:56:54la porte
00:56:55ou la porte
00:56:56qui a été saccagée
00:56:57où elle dit que c'est pas ses élèves
00:56:58c'est quoi
00:56:59qu'est-ce que c'est que ce pays
00:57:00si cette dame
00:57:01elle a envie de rejoindre
00:57:02la France Insoumise
00:57:02elle a le droit
00:57:03c'est un grand bien lui face
00:57:04elle a le droit de choisir ses médias
00:57:06mais là en l'occurrence
00:57:07je vous rappelle que
00:57:07cette dame est donc fonctionnaire
00:57:09qu'elle est payée
00:57:10par tous les français
00:57:11donc à un moment donné
00:57:13du calme
00:57:14faites redescendre la pression
00:57:15madame la proviseur
00:57:16parlez à tous les médias
00:57:17qui s'interrogent
00:57:18sur la situation
00:57:19de la porte
00:57:20de son lycée
00:57:21plutôt que de choisir les médias
00:57:22et de faire
00:57:23la Vierge est farouchée
00:57:24parce qu'elle voit
00:57:25la bonnette de 100% frontière
00:57:27et vous voyez
00:57:28la violence
00:57:29des tirs de mortier d'artifice
00:57:30filmés par Guillaume Foucteau
00:57:31et son cadreur
00:57:32envers les forces de l'ordre
00:57:33Eric Tegner
00:57:34vous savez
00:57:34qui elle me fait penser ?
00:57:36Sophie Binet
00:57:37la patronne de la CGT
00:57:38c'était avec Celia Barotte
00:57:39elle avait fait exactement pareil
00:57:40la même chose
00:57:41parce que
00:57:41on pourrait comprendre
00:57:43qu'une proviseur
00:57:43c'est Celia Barotte
00:57:44qui avait été excellente
00:57:44dans la séquence
00:57:45bien sûr
00:57:46toujours
00:57:47cette proviseur
00:57:48pourrait ne pas vouloir
00:57:48parler à la presse
00:57:49là elle est en train
00:57:49de faire un micro tendu
00:57:50c'est-à-dire il y a toute la presse
00:57:51et devant tout le monde
00:57:52elle vous explique
00:57:53dans vous
00:57:53vous dehors
00:57:54non mais c'est lunaire
00:57:55mais je veux vous dire
00:57:56on a beau défendre
00:57:57les professeurs
00:57:58il y en a un sur trois
00:57:59qui votent Jean-Luc Mélenchon
00:58:00ils font de la propagande
00:58:01pendant les classes d'histoire
00:58:02ils font de la propagande
00:58:04à l'école
00:58:04ils ne font plus d'instruction
00:58:06les professeurs de l'île
00:58:07j'ai envie de le défendre
00:58:08les professeurs de Toulouse
00:58:09j'ai envie de le défendre
00:58:09ils ont été lynchés
00:58:10mais il y a certains
00:58:11il y a certains professeurs
00:58:12pardonnez-moi
00:58:13mais qui sont responsables
00:58:14de cette éducation nationale
00:58:16aujourd'hui
00:58:16qui a été ravagée
00:58:17si on ne peut plus faire de réformes
00:58:18c'est pourquoi
00:58:18c'est parce que ce sont uniquement
00:58:20des syndicalistes
00:58:21et pardon pour l'ancien syndicaliste
00:58:22que vous êtes
00:58:23je suis le conseillère
00:58:24de l'éducation nationale
00:58:25je ne suis pas d'accord
00:58:26avec moi
00:58:27je suis là
00:58:28mais je sais bien
00:58:29vous savez quand vous avez
00:58:30un jeune de 14 ans
00:58:31qui s'attend à venir à l'école
00:58:34et qui voit que son prof
00:58:35lui dit
00:58:35bah non je ne vais pas à l'école
00:58:36moi je fais grève
00:58:37croyez que ça donne quoi
00:58:38comme exemple
00:58:38c'est ça l'énorme problème qu'on a
00:58:39c'est quoi tous ces gens
00:58:41qui veulent changer
00:58:42la ligne d'historiale
00:58:43d'un média
00:58:44on a monsieur Mélenchon
00:58:45qui veut changer
00:58:46qui veut s'occuper
00:58:48des lignes éditoriales
00:58:48des médias
00:58:49il est en train de le faire
00:58:49à Radio France
00:58:50il l'a fait à France Inter
00:58:51avec Charles Sapin
00:58:52ça a super bien marché
00:58:53il a eu sa peau
00:58:54l'Arcogue veut s'occuper
00:58:54de la ligne éditoriale
00:58:55des médias
00:58:55maintenant madame Zerbib
00:58:57elle aussi veut s'occuper
00:58:58de la ligne éditoriale
00:58:59des médias
00:59:00enfin c'est complètement délirant
00:59:02je ne sais pas si les français
00:59:02se rendent compte
00:59:03du monde dans lequel
00:59:04on va
00:59:06et on est en train d'entrer
00:59:07mais c'est véritablement effrayant
00:59:08c'est une centriste cette dame
00:59:09tout cela pour vous dire
00:59:10que l'école
00:59:12l'école de madame Zerbib
00:59:13que l'école de madame Zerbib
00:59:15tout ça pour vous dire
00:59:17que l'école de madame Zerbib
00:59:18ce n'est plus l'école
00:59:19de la république en fait
00:59:20c'est l'école de la haine
00:59:21et l'école de l'intolérance
00:59:22et quelque part
00:59:23elle est en train d'armer
00:59:24les extrêmes gauchistes
00:59:26pour que demain
00:59:27ils soient violents
00:59:28minima
00:59:29verbalement
00:59:29verbalement
00:59:30et peut-être même
00:59:32physiquement
00:59:32avec tous ceux
00:59:33qui ne penseront pas comme eux
00:59:34est-ce que vous me permettez
00:59:35de dire que je ne suis pas d'accord
00:59:36vous avez
00:59:37un syndicat centriste
00:59:39ça ne m'étonne pas
00:59:39allez-y monsieur le maire
00:59:40non mais je vous mets à l'aise
00:59:42je ne partage pas l'idée
00:59:43la preuve
00:59:43je suis ici présent
00:59:44sur votre plateau
00:59:45si je n'étais pas d'accord
00:59:46avec l'idée
00:59:47qu'on peut se confronter
00:59:48je ne serais pas venu ce soir
00:59:49mais par contre
00:59:50évidemment je ne partage pas
00:59:51vous ne pouvez pas non plus
00:59:52vous partir d'un proviseur
00:59:54d'un enseignant
00:59:55et généraliser
00:59:56il y a aujourd'hui
00:59:58des problèmes
00:59:58dans l'éducation nationale
00:59:59je ne les nie pas
01:00:00il suffit de regarder
01:00:01les résultats PISA
01:00:01et de se dire
01:00:02qu'on est quand même
01:00:03un des pays de l'OCDE
01:00:04où il y a le plus d'argent
01:00:05qui a été mis sur la table
01:00:06pour l'éducation nationale
01:00:07il y a sûrement des réformes
01:00:08importantes à faire
01:00:09mais je crois qu'en réalité
01:00:10on a la chance quand même
01:00:11d'avoir un personnel enseignant
01:00:12de très grande qualité
01:00:13dans ce pays
01:00:14qui aujourd'hui
01:00:17a une vision
01:00:18pour ce pays
01:00:19il va falloir peut-être
01:00:20dégager des priorités
01:00:21ce qu'on ne sait pas faire
01:00:22dans ce pays par contre
01:00:23c'est souvent dégager des priorités
01:00:24pour ça que je suis plutôt
01:00:26un nostalgique
01:00:27du choc des savoirs
01:00:29qu'avait imaginé
01:00:29Gabriel Attal
01:00:31il y a des profs
01:00:31qui ne veulent pas parler
01:00:31de Napoléon à l'école
01:00:32là ils ont tort
01:00:33parce que rien que
01:00:34parce qu'il est d'Ajaccio
01:00:34ils devraient parler
01:00:35de Napoléon
01:00:36pour cette raison là
01:00:37je souris bien évidemment
01:00:38mais en attendant
01:00:40il est vrai que
01:00:40nous devons aujourd'hui
01:00:42faire en sorte
01:00:42qu'il n'y ait plus
01:00:43de tiers de mortier
01:00:44c'est évident
01:00:45de faire en sorte
01:00:45que l'on respecte
01:00:46les proviseurs et les CPE
01:00:47c'est important aussi
01:00:48mais il faut aussi se dire
01:00:50qu'il y a des moyens
01:00:51à mettre sur la table
01:00:53pour qu'on ait quand même
01:00:54une éducation
01:00:54où il n'y a pas 40 élèves
01:00:55par classe
01:00:56je vais prendre un exemple
01:00:57très précis
01:00:57un exemple très précis
01:00:58pour abonder dans le sens d'Eric
01:00:59moi il y a une image
01:01:00qui m'a beaucoup marqué
01:01:02Dominique Bernard
01:01:02se fait assassiner
01:01:03par un islamiste
01:01:05et il y a un rassemblement
01:01:06place de la République
01:01:08qui réunit énormément
01:01:09de professeurs
01:01:10aux côtés
01:01:11d'élus de la France Insoumise
01:01:13et parmi ces professeurs
01:01:14il y en avait
01:01:15qui étaient contents
01:01:15d'être aux côtés
01:01:16d'élus de la France Insoumise
01:01:18comment peut-on
01:01:19à la fois
01:01:19être un rassemblement
01:01:21pour Dominique Bernard
01:01:21qui s'est fait tuer
01:01:22par un islamiste
01:01:23et être aux côtés
01:01:24de la France Insoumise
01:01:25qui invite les islamistes
01:01:27à l'Assemblée Nationale
01:01:28qui explique que le Hamas
01:01:29n'est pas un groupe terroriste
01:01:31que le 7 octobre
01:01:32qu'on va commémorer
01:01:33mercredi
01:01:34n'était pas un pogrom
01:01:36mais un acte de résistance
01:01:37est-ce qu'il n'y a pas
01:01:39une contradiction
01:01:40entre le fait
01:01:41de se mobiliser
01:01:42pourquoi ça vous fait sourire
01:01:43ça me fait sourire
01:01:44parce que vous avez invité
01:01:45non pas l'avocat
01:01:46de la France Insoumise
01:01:46mais le porte-parole
01:01:47de Gabriel Attal
01:01:47sauf qu'il parlait de quoi
01:01:48Eric ?
01:01:49il parlait des profs
01:01:51qui votaient les filles
01:01:52un tiers des profs
01:01:53qui votaient les filles
01:01:54c'est une réalité
01:01:55moi aujourd'hui
01:01:55vous faire dire
01:01:56notamment
01:01:57je ne vous cache pas
01:01:59que moi qui ai été
01:02:00au parti socialiste
01:02:01et qui suis en rupture
01:02:02personne n'est parfait
01:02:02comme beaucoup d'anciens
01:02:03de chez Gabriel Attal
01:02:04mais écoutez
01:02:05comme lui-même
01:02:06mais tout simplement
01:02:07parce que
01:02:07et aujourd'hui
01:02:08je fais partie de ceux
01:02:09qui pensent que justement
01:02:10il y a une ligne rouge
01:02:11à ne pas être avec
01:02:12la France Insoumise
01:02:13notamment sur la dérive
01:02:14communautariste
01:02:14vous comprendrez bien
01:02:15que je ne vais pas ce soir
01:02:16défendre l'idée
01:02:17que
01:02:17c'était le sujet du débat
01:02:18voilà
01:02:19avançons
01:02:19là vous avez simplement
01:02:21dit des vérités
01:02:22soit on est aujourd'hui
01:02:23dans une zone laïque
01:02:24de ce pays
01:02:25de cette république
01:02:26et de notre éducation
01:02:27soit aujourd'hui
01:02:28on adhère à d'autres thèses
01:02:29et auquel cas
01:02:30il faut les assumer
01:02:30Très bien
01:02:31mais donc si nous sommes d'accord
01:02:32avançons dans la Concorde
01:02:33Jordan Florentin
01:02:35la Concorde
01:02:35vous ne la rencontrez pas
01:02:36sur le terrain
01:02:37puisque ça a été très compliqué
01:02:39pour vous
01:02:39ces derniers jours
01:02:41sur le terrain
01:02:41au Bervilliers
01:02:42Saint-Denis
01:02:43tout comme Guillaume Foucteau
01:02:44alors voyez cette séquence
01:02:45et ensuite on en parle avec vous
01:02:48Florentin
01:02:50Florentin
01:02:50Vous voulez dire
01:02:50pourquoi vous manifestez madame ?
01:02:52Florentin
01:02:52on manifeste parce qu'on veut des droits
01:02:54C'est des pas joues
01:02:55Non mais
01:02:56Florentin
01:02:57qu'est-ce que tu fais ici ?
01:02:58Je n'ai pas le micro madame
01:02:59Non mais j'ai pas le micro
01:03:00Je n'ai pas le micro
01:03:01Je n'ai pas le micro
01:03:28crasez-vous
01:03:29Dégagez ! Cassez-vous !
01:03:31Casse-toi ! Dégage !
01:03:33Reculez un peu !
01:03:40Ouais ! On veut pas être raciste !
01:03:56On veut pas être raciste ici !
01:04:14C'est quand même très compliqué de faire son travail dans ces conditions.
01:04:17Bien sûr mais il y a trois choses à retenir de cette séquence.
01:04:18La première c'est que c'est extrêmement compliqué pour nous journalistes.
01:04:21Vous observez qu'on est quasiment les seuls sur place à ce moment-là
01:04:23dans l'affrontement qu'il y a entre d'un côté les émeutiers et en face les CRS.
01:04:28Donc on se fait reconnaître très vite.
01:04:29On est pris à partir sur le terrain.
01:04:30On nous insulte.
01:04:31On nous qualifie de fachos, de nazis.
01:04:33Donc forcément il y a beaucoup de personnes qui se mobilisent autour de nous.
01:04:37La deuxième chose c'est qu'il faut noter les éléments qui s'ajoutent à ces lycéens.
01:04:41Cette jeune femme là qui nous insulte et qui ramène tout le monde autour de nous.
01:04:45C'est une jeune femme qui est bien connue des réseaux antifa,
01:04:47qui plusieurs fois nous a pris à partir sur le terrain,
01:04:49qui est une militante extérieure au mouvement des lycéens qui est venu galvaniser ses troupes,
01:04:53qui est peut-être envoyée, on ne sait pas, par des groupes antifa,
01:04:55par les militants de la France insoumise pour venir exciter comme ça la masse
01:04:58et dire il faut s'en prendre à ces journalistes parce qu'ils n'ont rien à faire là.
01:05:01Il y a un côté extrêmement identitaire aussi.
01:05:03A chaque fois que vous entendez cette phrase, vous n'avez rien à faire ici, on est chez nous.
01:05:06C'est-à-dire que Saint-Denis leur appartient.
01:05:08Nous n'avons pas notre place là-bas.
01:05:09En revanche il y en a un qui visiblement a bien sa place dans cette meute,
01:05:13c'est Bali Bagayoko qui il faut le rappeler par deux fois,
01:05:16une première fois a tenté d'arracher notre micro.
01:05:18La deuxième fois c'est sa proche collaboratrice qui a bousculé notre caméra,
01:05:21qui nous interdit de filmer d'une certaine manière parce que,
01:05:24et c'est ça le troisième élément à retenir,
01:05:26c'est qu'en fait s'il n'y a pas de journalistes à ce moment-là
01:05:28qui montrent les images du côté des CRS, qui montrent les images derrière les CRS,
01:05:32c'est-à-dire ce qu'ils subissent eux, qui auraient montré les projets de deal ce matin
01:05:35qu'ils ont reçus lorsque Guillaume Fouto était là sur place,
01:05:38qui auraient montré qu'il y a des éléments extérieurs.
01:05:39Ça ils ne le montrent pas les lycéens, donc forcément il y a des journalistes qui ne peuvent plus y
01:05:43aller.
01:05:44Ce n'est pas uniquement notre rédaction, c'est M6, c'est BFM,
01:05:47c'est d'autres confrères qui ont également été pris à partie.
01:05:50Donc en fait finalement cette séquence elle résume à peu près tout ce qu'on a vécu cette semaine.
01:05:53Il y a quand même une grande différence,
01:05:54c'est que, et c'est insupportable ce qui est arrivé aux journalistes de BFM et de M6,
01:05:59mais c'est que les journalistes de M6 réagissent pour les journalistes de BFM,
01:06:02les journalistes de BFM réagissent pour ceux d'M6,
01:06:04et Catherine Pégard, la ministre de la Culture, réagit quand c'est BFM.
01:06:07Quand c'est Jordan Florentin et Guillaume Fouto, il n'y a plus personne pour en parler à part nous.
01:06:11Donc on va continuer à en parler dans un instant.
01:06:13Je vais vous montrer, ah tiens, ça fait une semaine qu'il est là.
01:06:16Hamza Ladouane, à nouveau vu dans les manifestations,
01:06:20et puis le roi du canal Saint-Martin.
01:06:22Il va devenir député.
01:06:24Et puis on va voir les enfants de bourgeois,
01:06:27comme dirait une candidate à l'élection présidentielle,
01:06:29se donner quelques frissons du côté du lycée Henri IV de Paris
01:06:32ou du lycée Buffon.
01:06:33Mon manque de moyens là-bas.
01:06:34Et puis, à contrario, les lycéens et les étudiants de l'Uni ou de la coquarde
01:06:40qui n'en peuvent plus et qui débloquent leurs lycées ou les facs.
01:06:43Tout ça est à voir dans la dernière partie 200% politique en édition spéciale.
01:06:46A tout de suite.
01:06:50Dernière partie 200% politique alors qu'on apprend à l'instant avec vous, Jérôme Jiménez,
01:06:55que depuis le début du mouvement, soit depuis le 28 septembre,
01:07:00715 policiers et gendarmes ont été blessés.
01:07:03715.
01:07:04Donc demain, avec la journée de violence qu'on attend,
01:07:07on passera à la barre des 1000 policiers et gendarmes blessés sans doute.
01:07:11Et après, il y en a qui parlent de violence non pas contre les policiers,
01:07:14mais de violence policière.
01:07:15C'est catastrophique.
01:07:16Et oui, il y a de quoi être inquiet.
01:07:18715 policiers, le chiffre est grand et grandissant.
01:07:22On sait aussi que sur les réseaux sociaux, il y a des appels à venir demain
01:07:26avec des cocktails Molotov pour s'en prendre aux policiers.
01:07:29Donc la situation risque d'être tendue.
01:07:32On peut dire aussi une chose, c'est que demain, ça va être un petit peu différent
01:07:36puisque ce sera une manifestation déposée avec un parcours
01:07:40et des services d'ordre des grosses centrales syndicales.
01:07:45Mais quand même, je crois qu'il y a de...
01:07:48Vu l'actualité et comment cela tourne, on peut être très très inquiet.
01:07:53Je voulais aussi faire passer un message parce que c'est trop facile de dire
01:07:55que la police fait tout et n'importe quoi.
01:07:57Quand on a depuis le début de ces revendications et de ces blocus
01:08:036059 interpellations et 10 enquêtes IGPN
01:08:06qu'ils ne veulent pas dire que le policier a fauté ou fait un usage abusif de la force,
01:08:12c'est vraiment à la marge et c'est très peu.
01:08:14J'étais encore, et j'en finirai là, ce matin dans un commissariat.
01:08:17Je peux vous dire que toutes les précautions et toutes les dispositions sont prises
01:08:21pour que cela se passe bien avec un public jeune de lycéens.
01:08:26715 policiers ou gendarmes qui ont été blessés depuis le début du mouvement.
01:08:30Alors je vous le disais, on l'a retrouvé, la terreur du canal Saint-Martin,
01:08:33Hamza à la douane et donc toujours dans les manifestations.
01:08:36douaniers.
01:08:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09:09On est vraiment au cœur des revendications lycéennes sur le manque de moyens,
01:09:16sur le manque de profs, sur la vétusté des bâtiments.
01:09:19Quand on voit Hamza à la douane qui régnait en maître l'été dernier sur le canal Saint-Martin
01:09:23au milieu des manifestants alors que je rappelle qu'il avait déjà été vu au moment des émeutes post-PSG.
01:09:28Mais déjà cet été les revendications elles étaient grandes.
01:09:31Il y avait des revendications de payer un ph de 2 euros sinon vous étiez ciblé par des jets d
01:09:37'eau.
01:09:37Là je ne sais pas quelles sont les revendications mais en tout cas elles ne collent pas à la faiblesse
01:09:43de notre classement PISA.
01:09:44C'est-à-dire qu'on a en effet un jeune homme qui est d'ailleurs instrumentalisé là aussi par
01:09:49une partie de cette extrême gauche.
01:09:51Un jeune homme dont les parents sont très fiers de l'image qu'il est en train de donner.
01:09:55Là aussi c'est un vrai sujet dans ces manifestations et dans ces blocus.
01:09:57On a vu des images de parents qui venaient choper par le callback si je puis dire leurs enfants mais
01:10:03pas assez.
01:10:04On n'en a pas vu assez.
01:10:05Et je vous rappelle qu'il y a dans notre code de procédure pénale une sanction qui prévoit de sanctionner
01:10:10des parents
01:10:10qui sont des parents démissionnaires, qui prévoit de sanctionner des parents qui ont complètement lâché.
01:10:15Et moi ça m'étonne en réalité qu'on ait autant de parents qui laissent faire.
01:10:20Même vous parliez tout à l'heure de Henri IV.
01:10:22Bon, les parents ils sont sans doute dans les conseils d'administration des boîtes du CAC 40.
01:10:26Ils sont sans doute dans les grandes entreprises parisiennes et dans les beaux bureaux.
01:10:30Mais quelles sont les revendications à Henri IV ?
01:10:32Je veux dire...
01:10:33C'est par solidarité disent-ils.
01:10:35Ah c'est par solidarité ?
01:10:36Solidarité.
01:10:36Avec les lycéens du monde entier, notamment les palestiniens.
01:10:39Ils n'ont qu'à donner leur place.
01:10:40Parce que c'est un super lycée, le lycée Henri IV.
01:10:42Ils n'ont qu'à laisser leur place à cette génération.
01:10:44On va en parler d'Henri IV.
01:10:45Mais restons sur Hamza Ladouane.
01:10:46Et l'homme qui a rencontré Hamza Ladouane autour du plateau, il s'appelle Jordan Florentin.
01:10:52Et je me rappelle même que les parents étaient d'accord pour qu'il passe à l'antenne non floutée.
01:10:56Et ils voulaient même qu'on l'invite autour de la table.
01:10:58Après, il s'est fait insulter.
01:10:59Bien sûr.
01:10:59Et après, je me suis fait insulter.
01:11:00J'ai eu l'opportunité de l'interviewer.
01:11:02Mais il faut rappeler ce palmarès quand même à ce jeune homme de 14 ans qui a volé dans un
01:11:06supermarché,
01:11:06qui intimidait des femmes qui passaient, des passants à qui il faisait payer 2 euros.
01:11:10Donc lui, il n'a pas besoin de revendications sur l'argent.
01:11:12Visiblement, il le possède.
01:11:13Il y a des personnes qui sortaient en insécurité.
01:11:15Il y a eu des...
01:11:16Pardon, mais on peut appeler ça des agressions sur policiers quand il y a des provocations comme ça systématiques
01:11:20d'aller avec, pour l'instant, c'est un pistolet à eau.
01:11:23Mais ce garçon, il a 14 ans.
01:11:24Qu'en sera-t-il plus tard ?
01:11:25Et j'aurais appeler juste une chose parce que le lien, là, il est tout tracé avec la France Insoumise.
01:11:29Avec, en tout cas, pas la France Insoumise, mais l'Extreme Loche à minima,
01:11:31qui est l'avocate d'Amza Ladouane, Elsa Marcel, militante révolution permanente.
01:11:36Voilà.
01:11:36Le lien est tout fait.
01:11:37Qui est avec le conseil municipal de Bali Bagayoko.
01:11:40Et chroniqueuse très régulière de nos amis de BFM.
01:11:46Bien sûr.
01:11:47Totalement.
01:11:48Elsa Marcel fait partie, évidemment, des personnes qui ont lancé le mouvement
01:11:51et qui ont participé à l'alimenter.
01:11:52Je vais vous montrer une image absolument incroyable.
01:11:54À la Réunion, des débordements sont également constatés pendant les blocus.
01:11:58Ici, une arme a été saisie.
01:12:00Et vous allez voir, l'arme qui a été saisie, c'est la préfecture qui l'a tweetée.
01:12:05Voilà l'arme qui a été saisie du côté de l'île de la Réunion.
01:12:09Je vous propose de voir une séquence du côté, justement, de la Réunion.
01:12:53Et puisque vous vouliez parler du lycée Henri IV et de ces enfants de bourgeois qui veulent rejoindre le mouvement
01:12:58pour se donner quelques frissons,
01:12:59voyez une séquence, justement, du côté d'Henri IV.
01:13:18On se trouve ici devant le lycée Henri IV dans le 5e arrondissement de Paris.
01:13:22Le lycée qui est bloqué depuis ce matin par environ 200 manifestants.
01:13:26Plusieurs slogans sont « Fri Palestine » ou encore « Pas de quartier pour les fâchons ».
01:13:31On a essayé de se rendre sur place.
01:13:32On a essayé de tendre le micro aux différents lycéens ici, évidemment.
01:13:35Aucune réponse, que des insultes, que des anathèmes.
01:13:37On va continuer de couvrir le mouvement de blocus lycéens.
01:13:41« Les Palestiniens, les Palestiniens, les Palestiniens, les Palestiniens, les Palestiniens, les Palestiniens, les Palestiniens ! »
01:14:08Ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on est des merdes, Éric Tegner.
01:14:11Ils ont le droit de se mobiliser pour la Palestine, même si c'est des enfants de bourgeois.
01:14:14Oui, il peut aussi éviter d'être grossier, c'est quelque chose d'important.
01:14:17Mais parce qu'il est riche, il n'a qu'à faire un don.
01:14:19En tout cas, demandez à ses parents, une fois qu'il aura l'argent, un don à SOS Racisme, à
01:14:23SOS Méditerranée, par exemple.
01:14:25Parce que pardon, c'est un fils de riche, mais le lycée Henri IV, c'est public.
01:14:30Vous avez vu ce qu'il marque ? Frontière NTM.
01:14:33Frontière NICTAMER.
01:14:34NICTAMER, exactement.
01:14:35Excusez-moi.
01:14:35En fait, non.
01:14:36Est-ce que je peux me permettre ?
01:14:38Oui, je vous en prie, M. le maire.
01:14:38Ça va vous surprendre d'ailleurs que je sois d'accord avec M. Tegner sur un point.
01:14:42Parce qu'en réalité, il rejoint une de nos propositions.
01:14:45Puisque nous, nous avons prévu de supprimer une centaine de collèges qui sont des véritables ghettos.
01:14:49Effectivement, je pense que le brassage aujourd'hui…
01:14:52Ce qui n'est pas le cas du lycée Henri IV.
01:14:53Justement, moi, je pense aujourd'hui…
01:14:54Pas vraiment un ghetto.
01:14:55Dans ce pays et dans les solutions auxquelles nous devrions penser les uns les autres, c'est le brassage, justement.
01:15:00Parce que je pense que c'est peut-être là que…
01:15:04Les Bretons qui sont tranquilles, les gens dans l'Aveyron qui avaient que des Aveyronnais.
01:15:08Le brassage, c'était de faire venir, mais notamment les jeunes, les mineurs non isolés, non accompagnés,
01:15:13les migrants, clandestins, violents…
01:15:15Croyez-moi, le brassage, il s'en passe.
01:15:16Et en étant totalement sérieux, je ne dis pas que…
01:15:19Je ne garantis pas la sécurité de tous les lycées en Corse.
01:15:22Malgré tout, aujourd'hui, on a des lycées publics où il n'y a pas la possibilité…
01:15:27Et en Corse, vous ne voulez même pas le brassage avec les continentaux.
01:15:30Pourquoi vous voulez qu'on mette le brassage en place en France ?
01:15:33Justement, là où vous faites une mauvaise analyse, c'est que le taux d'immigration en Corse est un des
01:15:36plus élevés au niveau national.
01:15:39Il y a aujourd'hui beaucoup de continentaux, je vous invite à regarder véritablement la démographie telle qu'elle s
01:15:44'exerce aujourd'hui et on n'a pas encore ces tensions-là.
01:15:47Je pense qu'il faut chercher peut-être ailleurs, mais c'est vrai que de voir ces jeunes aujourd'hui
01:15:52manifester comme ça, ça peut quand même prêter à sourire.
01:15:54Je vais vous dire, pas de problème, on n'a qu'à accueillir autant que la Corse, mais dans ce
01:15:57cas-là, laissez-nous gérer les problèmes comme les Corses le gèrent.
01:16:00Parce qu'en attendant, sur le continent, nous, on se laisse avoir à chaque fois, il ne faut rien dire,
01:16:06il faut baisser la tête…
01:16:07Excusez-moi, et puis ce n'est pas la même immigration en Corse, je veux bien que vous vous fassiez…
01:16:10Vous vous trompez…
01:16:12Arrêtez un peu…
01:16:13Vous vous trompez complètement…
01:16:14Arrêtez, c'est la même immigration que sur le continent ?
01:16:17Je suis très sérieux…
01:16:18Il y a des burkinis à voler sur les plages, ça pose aucun problème, pardon, moi je me rappelle d
01:16:23'histoire en Corse, il y avait des gens en burkinis sur les plages…
01:16:25Vous allez dire que la population de Marseille, c'est la même population qu'en Corse ?
01:16:28Je vous mets à l'aise, il y a eu malheureusement un incident ce week-end en Corse vis-à
01:16:33-vis d'une statue de la Vierge…
01:16:36Et c'est vrai que moi j'ai été le premier à dire que d'ailleurs les gens, petite parenthèse,
01:16:39qui n'étaient pas d'origine étrangère mais qui venaient du continent, s'étaient mal comportés…
01:16:44Parce que je pense que quand on va à un endroit, d'ailleurs y compris quand on vient de Sochaux,
01:16:47de Grenoble ou de Toulouse et qu'on vient s'installer en Corse…
01:16:50Il faut respecter les cultures, les us, les coutumes et je pense que c'est le B.A.B.A.
01:16:54La réalité de notre société de demain, c'est qu'on arrive à vivre ensemble parce que vous pouvez discuter
01:16:59des heures et des heures les uns avec les autres…
01:17:02Si on n'arrive pas à discuter ensemble, c'est en permanence les difficultés que l'on rencontre aujourd'hui…
01:17:08Non mais d'abord, il y a beaucoup de ces personnes-là qui ne veulent pas discuter, ça c'est
01:17:13un fait.
01:17:14Mais moi pardon, j'en peux plus d'entendre parler de brassage, ce terme « moripil », mais ça c
01:17:19'est un truc typiquement gauche
01:17:20et c'est là qu'on voit que vous venez de la gauche parce que l'idéologie gauchiste consiste à
01:17:24vouloir répartir les problèmes sur l'ensemble du territoire
01:17:27pour que tout le monde soit à égalité, vous comprenez ?
01:17:29J'aimerais juste qu'on fasse notre géanélogique, surtout dans cette table.
01:17:32Eh bien pardon, non, les problèmes, il ne faut pas les répartir sur le territoire, les problèmes, il faut les
01:17:37gérer et faire en sorte qu'il y en ait le moins possible.
01:17:39Ça commence effectivement par mettre les racailles hors d'état de nuire avec une politique pénale beaucoup plus ferme.
01:17:44Ça, ça ne me pose pas de problème.
01:17:45Ça revient également à réduire drastiquement l'immigration qui est en partie source de nombreux problèmes.
01:17:51Donc non, on ne va pas répartir les problèmes, on va essayer de faire en sorte qu'il y en
01:17:54ait moins.
01:17:55Je ne pense pas que ce soit un problème lié à l'immigration.
01:17:57Je pense plutôt que c'est un problème lié à notre incapacité à fabriquer des Français et ça, ça fait
01:18:01beaucoup que ça dure.
01:18:02Là, dans les violences autour des lycées qu'on a vues, notamment du côté de Saint-Denis, pour vous, il
01:18:07n'y a aucun lien avec l'immigration.
01:18:10Oui, je vous la donne, dans les années 70, lorsqu'on a commis l'erreur, l'erreur que nous payons
01:18:15aujourd'hui,
01:18:15c'est de mettre l'ensemble des populations immigrées ensemble sans justement s'assurer qu'il y ait une répartition.
01:18:21Donc c'est de la faute de l'hôte.
01:18:22Non, non, non, c'est pas la faute de ceux qu'on a fait venir, c'est la faute de
01:18:27la France.
01:18:28C'est pas la faute de la France, oui, bien sûr, c'est aussi en partie la faute de la
01:18:31France de ne pas avoir été capable de...
01:18:34C'est la faute des politiques français en l'occurrence.
01:18:35Exactement, voilà, on peut dire les choses comme ça, d'ailleurs.
01:18:38Le problème, dit M. Maire, c'est pas d'avoir fait venir trop de personnes, c'est de les avoir
01:18:42mal accueillis,
01:18:43et de les avoir mis tous ensemble au même endroit.
01:18:45Mais la différence... Mais je vous donne un exemple.
01:18:47Réfléchissez bien à ce que je vais vous dire.
01:18:48La différence entre l'immigration avant 1970 et avant le choc pétrolier
01:18:52et les grandes barres d'immeubles qu'on a réalisées.
01:18:55Quand, dans des villages comme Bonifacio, quand vous aviez une immigration d'origine sarde,
01:18:59qui a été d'ailleurs vécue de la même manière, excusez-moi, de la même manière,
01:19:03il y avait écrit en gros sur les murs les sardes dehors, etc.
01:19:06On pensait que ce n'était pas possible.
01:19:07Sauf que les uns vivaient avec les autres et qu'ils ont réussi à s'intégrer.
01:19:11C'est la même culture.
01:19:13Vous n'allez quand même pas me comparer l'immigration sarde avec l'immigration en Seine-Saint-Denis, M. le
01:19:19maire.
01:19:20Tout le monde rigole.
01:19:21Ce n'est pas vrai ce que vous dites.
01:19:23Mais enfin...
01:19:23Vous avez les exemples, on peut en citer des millions d'exemples.
01:19:27Vous venez de me dire qu'il y a plus d'immigration en Corse que sur le continent et que...
01:19:31Et d'origine marocaine, je précise, l'immigration en Corse est d'origine marocaine, vous voyez bien.
01:19:36Le problème, il n'est pas forcément lié à la nationalité.
01:19:38Mais vous êtes dans un monde parallèle, M. le maire.
01:19:40Non, je ne suis pas dans un monde parallèle.
01:19:41Vous allez me dire que ça se passe aussi bien en Corse que, par exemple, dans la cité fossaine à
01:19:47Marseille, que c'est équivalent.
01:19:49Il y a quand même juste une différence.
01:19:50Déjà, un truc de dingue, c'est que quand tu vas à la plage à Marseille, tu dois laisser ton
01:19:54portable dans un casier.
01:19:55Et quand tu vas dans une plage en Corse, tu peux le laisser sur la plage.
01:19:58Pourquoi ?
01:19:58Est-ce que vous pensez que c'est pallié plutôt au phénomène d'urbanisation ?
01:20:02Et vous avez le même problème à Paris, à Lille et à Sochaux.
01:20:04Donc, moi, je pense que dans un village de la Creuse, un village de la Creuse de la Bretagne ou
01:20:09en Corse, vous pouvez laisser encore votre portable, je le pense.
01:20:11C'est l'urbanisme.
01:20:12Alors, on va avancer quelques secondes.
01:20:13On va voir quelques séquences.
01:20:15Ça fait rire, Johan Usaï.
01:20:16Non, mais j'en ai entendu des excuses.
01:20:18Mais alors, celle-là, franchement, c'est la faite de l'urbanisme.
01:20:19Usaï, d'ailleurs, Usaï, dont je pense que le nom...
01:20:21C'est ça, c'est ça.
01:20:21C'est ça, parce que je pense que nous avons peut-être un lien parenté.
01:20:24C'est intéressant qu'on va signer à vous.
01:20:25Je ne sais pas que ma marière-grand-mère s'appelait Usaï.
01:20:26C'est pour ça que je souris.
01:20:27Eh bien, on est heureux de ces retrouvailles familiales.
01:20:32Je souris.
01:20:32D'autant plus, quand on parlait tout à l'heure de généalogie, je dis à ce monsieur que quand il
01:20:36connaît la façon dont est appréhendé les sardes en Corse,
01:20:39je peux vous garantir que les mots vis-à-vis aujourd'hui d'une certaine population française, ils n'étaient
01:20:43pas plus sympathiques, je vous le dis.
01:20:44Oui, non mais d'accord, mais c'est quand même pas la même chose.
01:20:47On n'a pas de problème avec l'immigration portugaise aujourd'hui.
01:20:48Quand tu partages...
01:20:49Aujourd'hui, mais je ne suis pas sûr que dans les années 70-80, si nous avions fait le même
01:20:53plateau avec les mêmes thématiques, vous n'auriez pas tenu les mêmes propos.
01:20:56Je ne suis pas sûr.
01:20:56Quand tu partages un socle commun de valeurs et d'idées, c'est quand même plus facile de s'assimiler
01:21:02que quand ce n'est pas le cas.
01:21:03Je ne vous dis pas le contraire.
01:21:05Mais bon, on a appris ce soir que la Corse accueillait énormément d'étrangers.
01:21:09Vous aurez les chiffres.
01:21:10Bien sûr.
01:21:11Moi, ça m'intéresse, c'est les pays aussi d'origine.
01:21:14Voyons cette séquence dans le 15e arrondissement.
01:21:18Est-ce que je peux avoir vos revendications ?
01:21:20Savoir pourquoi vous bloquez les lycées ?
01:21:22On ne fait pas chaud, on ne fait pas chaud, on ne fait pas les nuits, on fait les nuits,
01:21:24on fait les nuits !
01:21:25Est-ce que vous voulez me parler de vos revendications un petit peu ?
01:21:27On ne fait pas les nuits, on fait les nuits !
01:21:28Il n'y a personne qui nous écoute, c'est quand on fait ça !
01:21:31C'est n'importe quoi !
01:21:32Il n'y a quoi ? C'est un problème d'emploi du temps ?
01:21:35On a trop de sang, les 8h et 18h !
01:21:38En hiver, on a froid, en été, on a beaucoup trop chaud, c'est n'importe quoi !
01:21:43Il n'y a pas assez de moyens pour l'éducation nationale !
01:21:45Et comment ça se traduit au lycée, comme ça, tous les jours ?
01:21:48En été, on a trop chaud, en hiver, on a froid, les chauffages, ils ne sont pas assez chauds !
01:21:57Je travaille pour CNews, pour l'émission 100% !
01:21:59Laissez-vous ! putting !
01:22:05Robert, le pro national et la jeunesse !
01:22:11C'est beau, tu n'as pas peur ?
01:22:13Pas de violence, mais on ne veut pas...
01:22:14Le pro national et la jeunesse !
01:22:16Robert, le pro national et la jeunesse !
01:22:21Je ne suis pas là !
01:22:23Arrêtez-vous !
01:22:41Cassez-vous !
01:22:42Arrêtez-vous !
01:22:43Arrêtez-vous !
01:22:46Tout le monde est halluciné de cette séquence. Oui Jordan ?
01:22:48Moi, j'ai été un peu ouvert à l'idée de discuter
01:22:52et d'entendre des questions qu'on aimerait leur poser.
01:22:54Moi, j'aurais aimé leur poser la question.
01:22:55Vous parlez du fait qu'il n'y a pas suffisamment d'argent
01:22:57et d'investissement public dans vos lycées.
01:22:59Proposez des économies.
01:23:00Ils sont dans le 15e.
01:23:01Dans le 15e, on se souvient, il y a un gymnase entier
01:23:02qui avait été récupéré pour y accueillir des migrants.
01:23:04Pourquoi ils ne se plaignent jamais de ça ?
01:23:06Pourquoi ils ne se plaignent pas de toutes les économies
01:23:08qui pourraient être faites dans plein de secteurs ?
01:23:09Et notamment, sur les migrations, on leur a piqué des gymnases
01:23:11dans le 15e pour y installer des migrants.
01:23:13Ça, je ne les ai pas vus s'en plaindre à ces jeunes lycéens.
01:23:15J'aurais aimé leur poser la question pour voir leur réaction.
01:23:17Alors, il y a des militants de l'Uni, donc de droite ou de la cocarde
01:23:22qui n'en peuvent plus des blocages dans leur établissement scolaire
01:23:25devant les lycées, devant les facs.
01:23:27Donc, ils se mobilisent pour débloquer.
01:23:29Vous voyez cette séquence.
01:23:32Racine avec les militants de l'Uni.
01:23:33La volonté, c'est de débloquer le lycée.
01:23:35Il y a plusieurs poubelles qui sont installées devant le lycée.
01:23:37Une dizaine de militants de l'Uni sont présents ici avec Batigili.
01:23:59Vous voyez l'action des blocages des militants de l'Uni.
01:24:02Il y a eu des mouvements extrêmement, extrêmement radicaux
01:24:05qui ont porté des coups juste derrière.
01:24:15Débloquer, ça ne leur a pas plu.
01:24:16Mais nous, on fait régner le droit de tous les étudiants,
01:24:19la majorité des étudiants qui veulent aller travailler.
01:24:21Et aujourd'hui, c'est pour ça qu'on vient débloquer.
01:24:22Ils sont engrainés souvent par des mouvements d'extrême gauche.
01:24:25On voit qu'il y a eu quand même une petite grogne.
01:24:27Donc, nous, notre but, encore une fois, c'est de faire régner la liberté d'étudier
01:24:29de partout, tout le temps, qui que ce soit en face.
01:24:31Tu t'es pris des coups, toi.
01:24:33Effectivement, en débloquant, ils nous ont attrapés.
01:24:34Ils ont envoyé les poubelles dessus.
01:24:36Ils ont essayé de faire des mouvements en poussant toutes les poubelles sur nous.
01:24:38Ces mouvements qui sont chauffés à blanc par l'extrême gauche, par la France insoumise.
01:24:41On voit que tout de suite, on part sur de la violence.
01:24:43Il n'y a pas moyen de discuter.
01:24:44Tout de suite, réaction violente.
01:24:46On va pousser, on va essayer de nuire à ceux qui essayent de débloquer,
01:24:48à ceux qui essayent d'étudier.
01:24:49J'ai retiré tout simplement une poubelle pour débloquer ce lycée,
01:24:52pour permettre aux lycéens qui souhaitent venir en cours,
01:24:54venir en cours.
01:24:55À ce moment-là, quelqu'un m'a tout de suite attrapé à la gorge,
01:24:57m'a mis la main sur le visage.
01:24:58On a essayé de me porter un coup.
01:24:59Le blocus, c'est contre la dégradation qu'on a assaisissé depuis quelques années.
01:25:02C'est un soutien au blocus qu'il y a eu dans les banlieues
01:25:05et particulièrement la répression violente qu'on a pu observer.
01:25:08Enfin, c'était un blocus à l'origine en soutien au moment de grève des professeurs
01:25:11et du coup de tout le corps professoral.
01:25:13Et ça s'est étendu.
01:25:14Du coup, c'est devenu un blocus contre les violences policières.
01:25:16Et voilà donc pour l'édition spéciale de CNews,
01:25:19violences dans les lycées, la France insoumise à la manœuvre.
01:25:22Merci à tous nos invités d'être venus ce soir pendant deux heures
01:25:25sur l'antenne de CNews.
01:25:27On se retrouvera évidemment demain dès 11h avec Eric Tegner notamment
01:25:30et Jules Torres et Jordan Florentin sur le terrain
01:25:33avec Guillaume Foucteau et toutes les équipes mobilisées
01:25:36puisque demain s'annonce comme une journée très compliquée, très tendue.
01:25:40Pensez évidemment pour les forces de l'ordre qui seront en première ligne.
01:25:43Tout de suite, Soir Info avec Mickaël Dorian.
01:25:44Très belle soirée sur CNews.

Recommandations