Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Aujourd'hui, c'est au tour de Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:02RMC, face aux grandes gueules.
00:05Il est député Les Républicains des Hauts-de-Seine, il est rapporteur du budget à l'Assemblée Nationale.
00:09On va d'ores et déjà lui souhaiter beau courage, mais avant on va lui dire bonjour.
00:12Bonjour M. Juvin.
00:13Bonjour.
00:13M. Juvin, ce sont encore les Français qui vont passer à la caisse ?
00:16Ce sont toujours les Français qui passent à la caisse.
00:19Il n'y a pas d'argent public, vous savez, l'argent public ça n'existe pas.
00:21Donc quand un ministre vous annonce un plan X ou Y,
00:25en réalité c'est toujours de l'argent qui vient d'une poche,
00:27et la poche c'est toujours celle des Français ou des entreprises françaises.
00:30Oui mais j'ai l'impression que là ce sont les poches des retraités que vous allez faire.
00:34Alors peut-être pas vous directement, mais en tout cas que le gouvernement a envie de faire.
00:39Je veux dire, il faut surtout regarder la vérité en face.
00:41Quelle est la situation ? Il y a une dette très importante.
00:44La dette très importante c'est parce qu'il y a un déficit très important.
00:48Comment on réduit le déficit ?
00:49On réduit le déficit de deux manières.
00:51Soit vous augmentez vos recettes, soit vous baissez vos dépenses.
00:54Jusqu'ici ça va.
00:55Augmenter les recettes c'est quoi ?
00:56C'est augmenter les impôts, ils sont déjà max.
01:00Et c'est favoriser la compétitivité des entreprises.
01:03Et puis il faut baisser les dépenses.
01:05Et pour baisser les dépenses, il faut regarder où sont les grosses masses.
01:08C'est quoi les grosses masses ?
01:09Les grosses masses c'est d'abord les retraites,
01:11c'est ça qui coûte le plus cher,
01:13puis ensuite la santé, et ensuite tout le reste.
01:15On est aux alentours de 400 milliards.
01:19Et donc, quel est le sujet ?
01:22Comment vous baissez cette charge ?
01:23De deux manières, en faisant participer tout le monde.
01:26Vous êtes d'accord pour que les retraités aisés,
01:29je ne sais pas ce que ça a été aisé d'ailleurs,
01:31que participent à cet effort ?
01:33Oui, je crois même que c'est indispensable à deux conditions.
01:35Ah bon ?
01:35Deux conditions.
01:36La première c'est qu'on fixe un objectif,
01:39quel est le plan ?
01:40Aujourd'hui il n'y a pas de plan.
01:41Et je pense que les français sont prêts à regarder les choses en face
01:45et à faire des efforts,
01:46à condition qu'on leur dise où on va.
01:47Sinon c'est le tonneau des Danaïdes,
01:49chaque année un peu plus.
01:50Donc quel est le plan ?
01:51Ça on ne l'a pas aujourd'hui,
01:52il faut avoir le plan.
01:53Et deuxièmement, il faut que tout le monde participe.
01:56Je pense que les retraités accepteront de participer.
01:57Si les actifs participent aussi,
01:59si tout le monde participe.
02:00Mais pardon, excusez-moi,
02:01mais les retraités participent déjà,
02:02puisqu'ils payent des impôts.
02:03Mais tout le monde participe déjà.
02:04Et que surtout un retraité aisé,
02:05enfin je ne sais pas d'ailleurs ce que c'est un retraité aisé,
02:07mais enfin dans la bouche de certains,
02:09c'est ceux qui gagnent plus de 2000 euros.
02:10Bon, 2000 euros, on est aisé.
02:12Mais c'est un système qui est déjà très redistributif.
02:14C'est-à-dire qu'on sait très bien que les gros salaires,
02:17ceux qui ont donc le plus cotisé,
02:19qui ont donc plus contribué que les autres systèmes,
02:22perçoivent une retraite qui est plafonnée.
02:25Donc déjà, il y a une forme d'injustice.
02:28Ce n'est pas normal d'ailleurs que leur retraite soit plafonnée,
02:30mais c'est comme ça le système français.
02:31Et en plus à ces gens qui ont donc plus cotisé,
02:33on va leur dire, écoutez, ce n'est pas suffisant.
02:35« Comme nous gérons mal l'État,
02:38eh bien on va vous demander un effort.
02:39Excusez-moi, vous cassez le contrat social
02:41et venant de quelqu'un de droite,
02:43ça me paraît effarant que vous puissiez défendre ça. »
02:45Déjà, vous allez vous fâcher avec vos électeurs.
02:47Non, non, mais je ne casse rien du tout.
02:49Mais c'est quand même extraordinaire que la droite défende ça.
02:51Non, non, non, je vous dirai les choses très simples.
02:53Moi, je regarde les choses et je vous dis qu'aujourd'hui,
02:56on a un déficit tellement important
02:57qu'il va y avoir un accident,
02:59quand je ne sais pas, mais il va y avoir un accident.
03:01Et donc comment on s'en sort ?
03:02On s'en sort en regardant les grandes masses de dépenses.
03:05Les grandes masses de dépenses, c'est 1, la retraite, 2, la santé.
03:08Donc si vous ne touchez pas à la retraite
03:09et si vous ne touchez pas, je termine,
03:13à la santé,
03:13vous ne pouvez pas, par définition, rétablir les comptes publics.
03:16Quand je dis « toucher à la retraite », ça signifie quoi ?
03:18Ça signifie, regardez d'abord les retraités,
03:20effectivement, sous-indexer les retraites,
03:22ne pas les baisser,
03:24mais ne pas les augmenter aussi vite que l'inflation.
03:26Vous savez, la Gire Carco,
03:28qui est une complémentaire
03:30que tout le monde applaudit, sous-indexe
03:32ses retraites tous les ans.
03:33Et ça ne fait aucun débat.
03:35Et donc le pouvoir d'achat ?
03:35Et par ailleurs, il faut, en contrepartie,
03:38que les gens qui travaillent, travaillent plus longtemps.
03:40Moi, je vais déposer un amendement
03:41dans le projet de loi de finances
03:44pour annuler l'annulation de la réforme des retraites,
03:47c'est-à-dire repartir sur une augmentation de l'âge.
03:49Mais vous ne l'obtiendrez pas, vous le savez très bien,
03:50parce qu'il faut que les socialistes ne censurent pas le corps nu
03:53pour que ça passe.
03:53Il n'y a aucune majorité de rien.
03:55Sauf qu'en tant que rapporteur général du budget,
03:58moi, je vais mettre sur la table
03:59les mesures qu'il faudrait prendre.
04:00Et je voudrais...
04:01Mais vous ne me parlez pas, par exemple,
04:02de la baisse du nombre de fonctionnaires ?
04:04Vous ne me parlez pas du feuille administrative ?
04:06Si, mais bien entendu...
04:06Vous ne parlez pas du nombre d'élus ?
04:08Vous ne parlez pas des agences ?
04:09Vous ne parlez pas aussi de ce qui fait la dépense de l'État ?
04:12D'abord, si j'en parle, si j'en parle,
04:15j'ai même été celui qui, l'année dernière, au budget,
04:17a proposé un rabot général sur les dépenses de l'État,
04:20de plusieurs milliards.
04:21Qui n'a pas été fait.
04:22Et sur les fonctionnaires,
04:23vous vouliez conserver 70% de leur salaire pendant 10 ans,
04:26alors qu'ils ne travaillaient plus,
04:28quand bien même, ils auraient un nouveau salaire.
04:29Ce qui aurait fait 30% de dépenses publiques en moins.
04:32J'ai proposé le gel du barème, etc.
04:35Mais ce que je voulais dire,
04:37est-ce qu'on continue de payer des fonctionnaires
04:39qui travaillent pour l'État ?
04:40Laissez-moi parler.
04:41Le rapporteur général du budget, s'il vous plaît.
04:42Non, mais je peux parler.
04:43Je peux parler.
04:44Merci.
04:46Je vous dis simplement la vérité des choses.
04:48La vérité des choses, c'est que les grandes masses,
04:50c'est les retraites et la santé.
04:52Oui.
04:52Et si vous ne touchez ni à l'un ni à l'autre,
04:54vous ne pouvez pas y arriver.
04:55Par ailleurs, il faut aussi taper le train de vie de l'État.
04:59Mais par exemple, prenons l'exemple de la baisse
05:03de nombre de fonctionnaires.
05:04Moi, je suis pour non-replacement d'un fonctionnaire sur deux.
05:06En fait, ce que vous allez récupérer est très faible en masse.
05:09Si vous faites un an de travail en plus pour les actifs,
05:11vous gagnez une dizaine de milliards.
05:13D'accord ?
05:13Si vous gelez le barème des fonctionnaires,
05:18eh bien, vous allez faire 3-4 milliards.
05:20Donc, en fait, les masses de manœuvres,
05:21elles ne sont plus sur l'État, pardon de vous le dire.
05:24Oui, mais on ne le fait pas.
05:25Mais oui.
05:25On l'aurait fait.
05:27Mais il faut le faire.
05:28Ah ben, il nous manque encore d'agents.
05:29Mais il faut le faire.
05:30Mais c'est sûr qu'on ne le fait pas,
05:31mais on va taper les retraités.
05:32Prenez l'exemple.
05:33Ce qui est assez extraordinaire,
05:34c'est que tout ce que vous proposez,
05:38je l'ai proposé.
05:38Mais ça ne passera pas.
05:39Vous faites très bien.
05:39Oui, je sais, parce qu'il n'y a pas de majorité.
05:40Mais je veux que vous ayez les yeux ouverts.
05:43Ayez les yeux ouverts.
05:44Prenez l'exemple des agences.
05:45Il faut évidemment faire le ménage sur les agences.
05:47Si on faisait les ménages sur les agences
05:49au mortier lourd,
05:50c'est-à-dire comme on ne le fera jamais,
05:53on arriverait à un résultat.
05:54Probablement, on gratterait 2 ou 3 milliards.
05:56Vous allez me dire que ce n'est déjà pas mal.
05:57Oui, d'accord.
05:58Le déficit.
05:59Est-ce que vous savez combien on va emprunter cette année ?
06:01Dites-nous.
06:02Plus de 300 milliards.
06:03Oui, oui.
06:04Donc, ce que je veux vous dire,
06:05c'est qu'il faut aussi qu'on ait
06:06les grandes masses en tête.
06:09Et le candidat à la présidence de la République,
06:10qui vous dira,
06:11je vais rétablir les comptes publics
06:12en tapant les agences,
06:15mais ils vous racontent une histoire d'enfant.
06:17Parce que ce n'est pas vrai.
06:18Mais ce n'est pas vrai.
06:20Je vous dis les choses.
06:20C'est ce que raconte le RN.
06:22Ça ne peut pas être l'alpha et l'oméga.
06:23Moi, j'ai une question.
06:24Juste, pardon.
06:25Parce qu'en fait,
06:26il y a deux choses qui se télescopent.
06:27Oui.
06:27C'est-à-dire qu'il y a...
06:29Non, mais il y en a deux prépondérantes.
06:32C'est-à-dire qu'il y a le fait de faire le budget
06:34et l'élection présidentielle.
06:36Donc, il y a ce qui ressort de la campagne présidentielle
06:39et de ce qu'on pourra faire le prochain candidat
06:41ou le prochain président.
06:42Et puis, il y a de ce qui peut être fait là pour le budget, quoi.
06:45Donc, il y a...
06:46Oui, je suis d'accord.
06:46D'abord, moi, j'ai interpellé tous les candidats à la présidentielle
06:49dans une lettre avant-hier.
06:50En leur disant,
06:51ne vous planquez pas durant la campagne.
06:53Parce que ce qui est quand même assez intéressant,
06:55c'est de noter que durant toutes les dernières campagnes présidentielles,
06:57les candidats arrivent avec leur projet de politique publique.
07:00Moi, c'est l'éducation.
07:01Moi, c'est la sécurité, etc.
07:02Mais personne ne disait comment on finance ce truc.
07:04Il se trouve,
07:05je crois que c'est la première vraie élection présidentielle
07:08où celui qui ne vous dit pas avant tout
07:10comment il rétablit les comptes publics,
07:12en réalité, vous raconte des histoires pour enfants,
07:14pour endormir les enfants,
07:15s'il vous dit, moi, je veux plus de profs,
07:17plus de santé, plus de machin.
07:19Il faut d'abord déterminer
07:20comment on rétablit la question des finances publiques.
07:23C'est la question clé.
07:24Donc, je ne comprendrai pas
07:25qu'un candidat à la présidentielle, par exemple,
07:27me jure qu'il va rétablir les comptes publics
07:30à partir du mois de juin,
07:31une fois qu'il aura été élu,
07:32mais ne parle pas des retraites au mois de novembre.
07:34Ça va être quoi, le scénario, alors ?
07:36Pour le budget ?
07:36Pour le budget.
07:37Alors, l'année dernière,
07:38il n'a pas été censuré
07:39parce que les socialistes...
07:40Il n'y a pas de majorité.
07:41Les socialistes avaient obtenu
07:42la suspension de la ferme des retraites.
07:43Bon, là, ça ne peut pas se refaire, là.
07:45Non, je ne comprends pas.
07:45En plus, les socialistes, à mon avis,
07:47comme ils sont eux-mêmes en campagne,
07:48ils ne vont pas faire de cadeaux.
07:49Donc, c'est quoi ?
07:50C'est les ordonnances ?
07:51Vous avez passé par les ordonnances ?
07:52Je pense qu'il y a deux choses, d'abord.
07:54Je pense que si le gouvernement est censuré,
07:57ça ne sera pas pour des raisons budgétaires.
07:59Ça sera parce qu'en fait,
07:59quelqu'un aura fait un calcul
08:00qu'il a intérêt à le censurer
08:01avant l'élection présidentielle.
08:02Donc, ce que j'ai dit, moi,
08:03au Premier ministre, est très simple.
08:04Je lui ai dit, au fond,
08:06faites le budget qui vous paraît vertueux
08:08puisque, de toute façon,
08:09si vous êtes sanctionné,
08:10ça ne sera pas là-dessus
08:11que le budget soit bleu, blanc, rouge
08:12ou marron, crème.
08:14En fait, ce n'est pas ça qu'il faudra.
08:16Donc, faites le budget.
08:16De toute façon,
08:17ce n'est pas ça qu'il fait
08:17que vous fassez au contraire.
08:19Comment on arrivera ?
08:21On n'a pas de majorité,
08:22donc ça ne peut pas être un vote normal.
08:24Soit ça sera un 49-3,
08:26soit ça sera des ordonnances.
08:28Moi, je voulais vous poser une question.
08:29Vous disiez tout à l'heure,
08:32il faut qu'on fasse quelque chose,
08:34sinon on risque un accident.
08:35Alors, il n'y a pas longtemps,
08:37Daniel Ball, le président du Crédit Mutuel,
08:39a alerté, justement, la France
08:41sur l'état de la dette,
08:42sur les emprunts,
08:44sachant que la dette,
08:46elle est empruntée
08:47dans les banques françaises,
08:48en grande partie,
08:49et avec des assurances-vie.
08:51Quel type d'accident
08:53pourrions-nous avoir
08:54si toutefois,
08:56aucune réforme n'était faite
08:57et quelles conséquences
08:59ça pourrait avoir,
08:59justement, concrètement ?
09:02Vous savez ce que disait Hemingway,
09:04qu'on lui demandait
09:05pourquoi vous êtes fauché ?
09:06Hemingway répondait
09:07parce que ça s'est fait en deux temps,
09:09d'abord peu à peu
09:10et puis brutalement.
09:12Et en fait,
09:12c'est un peu ce qui nous arrive.
09:13Là, peu à peu,
09:14on s'appauvrit,
09:15donc les taux augmentent.
09:17Chaque fois qu'on emprunte,
09:18c'est plus cher
09:18et donc ça va nous étouffer
09:20et ça peut continuer comme ça
09:21sans accident supplémentaire,
09:23mais il y a un moment
09:23où finalement,
09:24il faudra mettre tellement d'argent
09:25dans le remboursement
09:26des intérêts de la dette.
09:27Mais c'est quel cas ?
09:28Mais ça va être encore plus le cas
09:29puisqu'on va être à peu près...
09:31Et alors ?
09:32Il y a un deuxième épisode
09:33qui serait plus grave,
09:35c'est que ça peut s'accélérer,
09:36c'est-à-dire qu'il y a un jour,
09:37un matin,
09:37ceux qui nous prêtent,
09:39et contrairement à ce que vous avez dit,
09:40ce n'est pas tout à fait exact,
09:41la majorité de notre dette
09:42est désormais détenue
09:43par des gens
09:44qui ne sont pas français.
09:46Et donc,
09:47que disais-je ?
09:48Oui,
09:49ils peuvent se réveiller un matin
09:50en disant finalement
09:50la prime de risque
09:51que je vais demander aux Français,
09:53je suis trop inquiet,
09:54et donc je vais leur demander
09:55une prime de risque très importante,
09:56et les taux vont augmenter
09:57et on peut avoir le...
09:58M. Juvin,
09:59la solution elle existe
10:00et vous ne voulez pas l'avoir.
10:01Vous allez me parler
10:02de l'annulation de la dette
10:02de M. Mélenchon ?
10:03C'est ça,
10:03c'est de foutre la dette au feu.
10:05Oui, bien sûr,
10:05mais dans ces cas-là,
10:06à votre avis...
10:06C'est une partie,
10:08donc si vous allez voir
10:09votre boulanger
10:09à qui vous ne payez pas
10:11parce que la baguette
10:12vous le payez une fois par mois,
10:13et vous lui dites
10:15finalement je ne vous paye pas la dette,
10:16est-ce que vous croyez
10:16que votre charcutier
10:17va accepter de vous faire crédit ?
10:19Non.
10:19Ce qui va se passer,
10:20c'est si on dit à la Banque Centrale
10:21je ne vous rembourse pas
10:22non seulement
10:22les autres pays de l'Union
10:23qui ont des dettes aussi
10:26au titre de la Banque Centrale
10:27vont se dire
10:27bah moi aussi,
10:28mais surtout vous croyez
10:29que le prêteur américain
10:31va se dire
10:32tiens,
10:32les Français c'est des gens sérieux
10:33je vais continuer à leur prêter
10:34non, en réalité
10:35les gens arrêteront
10:36de vous prêter.
10:37Je passe sur les détails
10:38que cette interdiction
10:39il y a une interdiction juridique
10:40mais c'est un détail.
10:41Non, quand vous ne payez pas
10:42votre dette
10:42ça me dira.
10:43Oui, M. Juvin,
10:44est-ce que vous donnez raison
10:45aujourd'hui à François Fillon
10:46qui en 2007
10:47disait déjà
10:48qu'il était à la tête
10:49d'un pays en faillite ?
10:50C'est encore plus vrai aujourd'hui
10:52mais le terme faillite
10:53n'est pas adapté.
10:53Pourquoi ?
10:54Parce qu'en fait,
10:55contrairement à ce que...
10:55Parle de récession quand même.
10:57C'est autre chose.
10:58Vous n'avez plus de croissance.
10:59Non mais la question
11:00c'est est-ce qu'un jour
11:02la France peut se retrouver
11:03dans une situation
11:04où plus personne
11:05ne lui prête de l'argent ?
11:06Probablement pas.
11:07Probablement pas.
11:08Sauf que c'est le prix de l'argent
11:09qui va augmenter brutalement.
11:11Et là,
11:11on va être étouffé
11:12c'est la question que vous posiez.
11:14En 2029
11:15il est probable
11:15que nous paierons tous les ans
11:16100 milliards
11:17d'intérêts de la dette.
11:19Vous savez qu'on ne rembourse
11:19jamais le capital.
11:20Ce n'est que les intérêts.
11:22100 milliards c'est quoi ?
11:23Pour que les gens comprennent
11:23le budget de la justice
11:24c'est à peu près 10 milliards.
11:27Donc en tirant la langue
11:28on met 10 milliards de la justice
11:29en revanche
11:29on file 100 milliards
11:30tous les ans
11:31pour rembourser l'intérêt.
11:32Donc c'est en cela
11:32que c'est étouffé.
11:33Comment on fait ?
11:34On dépense moins.
11:35On dépense moins.
11:36Oui mais vous voyez
11:37on devait dépenser moins
11:38et finalement cette année
11:40on l'a dépensé plus
11:41et pourtant il y avait des promesses
11:42de Sébastien Lecornu
11:44et de dépenser moins.
11:44En fait à chaque fois
11:46et pourtant Sébastien Lecornu
11:47est quelqu'un plutôt de raisonnable.
11:49Il y a un texte
11:50que je vous conseille de lire
11:51qui est très intéressant.
11:52C'est la déclaration
11:53de politique générale
11:54du général de Gaulle
11:55quand en 1er juin 1958
11:57il est nommé Premier ministre
11:58à l'époque
11:58on dit Président du Conseil
11:59il va à l'Assemblée
12:01il fait son discours
12:01de politique générale
12:02c'est un discours
12:03qui a deux caractéristiques.
12:04D'abord il fait 600 mots
12:06une page et demie.
12:07Quand un Premier ministre
12:08parle aujourd'hui
12:08c'est deux heures
12:09et en deux heures
12:10on ne sait pas
12:10ce qu'ils ont dit.
12:11Là ça dure 7 minutes
12:13et il dit
12:13voilà la situation
12:14voilà ce qu'on fait.
12:15Donc la concision
12:16ramasse l'action.
12:17Et la phrase capitale
12:18de ce discours
12:19est très intéressante
12:20il dit
12:21la plus grande cause
12:22de nos épreuves
12:23virgule
12:24c'est l'impuissance publique.
12:26L'impuissance publique.
12:28La vérité des choses
12:29c'est que nous sommes
12:30devenus impuissants.
12:31C'est-à-dire qu'un homme politique
12:32vous dit
12:32bah tiens
12:34tous les cardets désormais
12:35seront bleus
12:36et puis on regarde
12:36et ils sortent rouge.
12:37Vous voyez
12:37en fait nous sommes impuissants.
12:39On va baisser vos dépenses
12:40et on ne le baisse pas.
12:40La vraie question
12:41qui va se poser
12:42je crois politique
12:42au prochain président
12:43c'est comment je fais
12:45pour n'être plus impuissant.
12:46C'est valable pour la dette
12:47c'est valable pour mille choses.
12:49Charles Consigny.
12:49Non moi je
12:50est-ce que vous n'êtes pas
12:52désespéré quand même
12:54de voir la tournure
12:55que prend pour l'instant
12:56la campagne présidentielle
12:58où au fond
12:59il n'y a aucun candidat
13:01pour dire vraiment
13:02la vérité aux gens.
13:04il y a une espèce
13:06à gauche
13:06on est entre le boboïsme
13:10et le retour d'Hollande
13:12enfin c'est
13:13c'est complètement délirant.
13:16Le RN ne cesse
13:17de mentir aux français
13:18ne cesse de leur dire
13:20qu'en gros
13:20rien ne va changer
13:21et qu'avec leur petite solution
13:23où ils vont
13:24faire commencer
13:25les gens
13:25à travailler
13:26faire commencer
13:27à travailler les gens
13:28plus tôt
13:28ça suffira
13:29pour partir à la retraite
13:30à 62 ans
13:31puis effectivement
13:32ils vont supprimer
13:32les agences
13:33donc c'est bon
13:33pas de problème
13:35Edouard Philippe
13:36qui au fond
13:36a l'air de savoir
13:37la vérité
13:38mais qui n'en dit
13:39qu'un petit bout
13:40parce qu'il ne veut pas
13:40effrayer les français
13:41parce qu'il a théorisé
13:42qu'il ne fallait pas
13:43trop les brusquer
13:45et à droite
13:47dans la famille politique
13:48qui pourrait dire les choses
13:49les candidats
13:51ils ont du mal à percer
13:52que ce soit
13:53David Lissnard
13:54qui est celui
13:55qui tient peut-être
13:56le discours le plus radical
13:58sur ce sujet
13:58mais il plafonne
14:00désespérément
14:01à 3%
14:02et Bruno Retailleau
14:03dit plus ou moins
14:04les choses
14:04mais pas très audibles
14:06est-ce qu'on n'est pas
14:06est-ce que les français
14:07on n'est pas un peu
14:08comme une espèce
14:09de malade du cancer
14:11dans le déni complet
14:12qui refuse de voir
14:14qu'il est métastasé
14:15alors ce que vous dites
14:16c'est vrai que nous sommes
14:17dopés à la dépense publique
14:18puisque comme vous le savez
14:20deux tiers des français
14:21touchent plus
14:22qu'ils ne participent
14:23donc du coup
14:23en réalité les français
14:24n'ont pas intérêt
14:25à changer le système
14:25tant que ça tient
14:26tant que ça tient
14:27il est là
14:28la réponse
14:29parce que vous avez raison
14:30de dire qu'au fond
14:31comme la situation est grave
14:32celui qui dit
14:33le premier qui dit la vérité
14:35ben en fait
14:35on va dire
14:37en gros il nous propose
14:38du sang et des larmes
14:39et on ne sait pas
14:40élire là-dessus
14:40donc c'est pour ça
14:41que tous hésitent à faire ça
14:42c'est pour ça que je leur ai écrit
14:43il y a deux jours
14:43en disant
14:44ne vous planquez pas
14:45dites la vérité
14:46moi je crois que les français
14:47sont prêts à l'entendre
14:48à condition qu'il y ait
14:49une cible
14:49et à condition qu'il y ait
14:51que tout le monde participe
14:52mais plus encore
14:54je l'ai dit à tous les candidats
14:55ce qui leur manque
14:56c'est quoi
14:57c'est une vision
14:58c'est-à-dire
14:59tous vous expliquent
14:59qu'il faut faire
15:00plus 1% sur le truc
15:02moins 0,2
15:02pourquoi ?
15:03en fait
15:03pourquoi faire ?
15:04en fait ils décrivent un chemin
15:05et encore qui n'est pas le bon
15:06je suis d'accord
15:07escarpé
15:08mais où je vais
15:09je ne sais pas
15:10donc je leur dis à tous
15:11arrêtez d'être
15:12des techniciens supérieurs
15:13de la politique
15:14soyez-le
15:14parce qu'il faut quand même
15:15y arriver
15:16mais quelle est votre vision ?
15:18Quelle est votre vision du pays ?
15:20Et force est de constater
15:21je le dis avec
15:22une grande difficulté
15:23que Mélenchon a un peu une vision
15:25que Le Pen a un peu une vision
15:26et qu'au milieu là
15:28où pourrait être la solution
15:29il n'y a pas suffisamment de vision
15:30ok j'appelle mes collègues
15:31à mettre de la vision sur la table
15:32Philippe Juvin
15:33reste avec nous
15:34le rapporteur du budget
15:36à l'Assemblée nationale
15:36député des Hauts-de-Seine
15:38on parle de ce prochain budget
15:39de la censure
15:40on parle de la campagne
15:42pour les élections présidentielles
15:43il est 11h
15:44restez avec les GG
15:45avec les grandes gueules
15:58on parle budget
15:59on parle Assemblée nationale
16:01on parle candidature
16:03à l'élection présidentielle
16:04et surtout
16:04j'ai l'impression
16:05depuis qu'on écoute Philippe Juvin
16:06qu'on parle courage
16:06courage de dire aux français
16:08la vérité
16:08courage de prendre des mesures aussi
16:10parce qu'on ne va plus
16:11pouvoir continuer comme ça
16:12avec une telle dette
16:14et un tel déficit
16:14Charles Concy
16:15tu avais une question
16:16oui j'ai une question
16:17plus précisément
16:18sur les républicains
16:19puisque je constate
16:22que les républicains
16:23de nouveau font
16:24à mon sens l'erreur
16:25de ménager la chèvre et le chou
16:27et de ne pas suffisamment
16:30se positionner
16:31comme une alternance possible
16:33aux 10 ans que nous avons vécu
16:35je les trouve très timides
16:37à l'égard des sortants
16:39dont les responsabilités
16:40sont pourtant écrasantes
16:42je pense que
16:43Bruno Retailleau
16:45puisqu'en l'état
16:46c'est le candidat des républicains
16:47même si j'ai vu que ce matin
16:49Gérard Larcher
16:49le président du Sénat
16:51était déjà en train
16:51de le débrancher
16:52en expliquant
16:53qu'il allait prendre
16:54ses responsabilités
16:55s'il y avait un duel possible
16:56entre LFI
16:58et le Rassemblement National
16:59donc Retailleau
17:00va essayer de tenir
17:02envers et contre tout
17:03moi je ne comprends pas
17:04qu'il n'aille pas chercher
17:05les responsabilités
17:06du fiasco actuel
17:07les responsabilités politiques
17:09c'est la Macronie
17:10au sens large
17:11et je trouve que
17:12si j'étais à sa place
17:14je leur taperais sur la gueule
17:15du matin au soir
17:16et les responsabilités
17:17vous connaissez
17:18sans j'ai aucun doute
17:18et les responsabilités
17:20dans la fonction publique
17:21et dans la haute fonction publique
17:22chez tous ces gens
17:24revenus de tout
17:25bien payés
17:26bien pourvus
17:27en complément de revenus
17:29qui ont failli
17:30dans leurs responsabilités
17:32la Cour des comptes
17:34la Banque de France
17:35le Corse
17:37les gens qui étaient censés
17:38contrôler l'immigration
17:39les gens qui étaient censés
17:42contrôler le prix de l'énergie
17:43tous ces gens
17:44qui se sont plantés
17:45pourquoi il n'y a pas
17:46cette radicalité
17:47que les français attendent
17:49puisqu'ils en ont ras-le-bol
17:50de payer cette facture
17:51pourquoi est-ce qu'on est encore
17:52entre gens de bonne compagnie
17:53alors qu'il faudrait sortir
17:54la sulfateuse
17:55la tronçonneuse
17:57avant la tronçonneuse
17:58je ne sais pas répondre
17:59comme ça à votre question
17:59sulfateuse puis tronçonneuse
18:01non c'est dans l'autre sens
18:03oui
18:03je crois
18:04mais
18:04vous tronçonnez
18:07les dépenses publiques
18:10non je ne sais pas
18:11précisément répondre
18:12à votre question
18:12mais en fait
18:13ce que vous dites
18:14là pour le coup
18:15je le rejoins
18:16c'est
18:18la responsabilité
18:19elle est liée
18:20à
18:20un écosystème
18:22qui se protège
18:24et vit
18:25de fermiers généraux
18:26qui vivent de rentes
18:27voilà
18:28c'est ça
18:29exactement
18:29la bourgeoisie d'état
18:30et donc
18:30comment fait-on
18:31par exemple
18:32moi je pense que
18:32ce qu'on appelle
18:33les agences indépendantes
18:34qui décident de normes
18:36doivent être débranchées
18:37c'est-à-dire que la norme
18:38elle doit être du gouvernement
18:39ou du parlement
18:40mais on ne peut plus avoir
18:41une norme
18:42qui était dictée
18:43par un organisme
18:43qui du coup va
18:45décider la norme
18:46in abstracto
18:47dans son coin
18:47sans se préoccuper
18:48de l'intérêt généraux
18:49et l'exemple des incendies
18:50a été intéressant
18:51j'ai discuté avec un
18:53un type qui est responsable
18:55économico-politique
18:56dans le département
18:56qui a beaucoup brûlé
18:57et qui me dit
18:58en fait
18:59on n'a pas pu faire
19:00les grandes allées
19:01qui auraient permis
19:02d'éviter que le feu
19:03ne saute
19:03d'une forêt à l'autre
19:05parce qu'il y avait
19:06la grenouille
19:07cendrée
19:08ou la louette
19:09je ne sais pas quoi
19:10enfin je ne sais pas
19:10le vrai nom
19:11qui était protégée
19:12parce qu'une agence
19:13indépendante avait dit
19:13interdiction
19:14du coup
19:15les grenouilles cendrées
19:16et les machins
19:16ont tous brûlé
19:17et donc
19:19une manière de
19:19comment on reprend le pouvoir
19:20parce que c'est ça la question
19:21on reprend le pouvoir
19:23en cassant le bras
19:24des organismes indépendants
19:26le pouvoir politique
19:27c'est le parlement
19:28et c'est le gouvernement
19:29point final
19:29oui mais là
19:30c'est ça qu'il faut faire
19:31je comprends
19:32je suis d'accord
19:32avec cette réponse
19:33alors vous dites vous
19:33pourquoi on ne les montre pas du doigt
19:34non moi je vous parle
19:35de l'alternance politique
19:37c'est à dire qu'on vous sent
19:38encore un petit peu
19:41très lié disons
19:42à cette Macronie
19:44sortante
19:44finissante
19:45agonisante
19:46alors qu'il faudrait
19:47vous devriez leur mettre
19:49la dernière pelletée de terre
19:51au lieu d'essayer
19:52de les faire survivre
19:53ils sont en train
19:53d'essayer
19:54de se reconduire
19:55ils sont en train
19:56d'essayer
19:56de se reconduire
19:57comme si de rien n'était
19:58oulala
19:58le fascisme est à nos corps
20:00ça va même plus loin
20:00c'est que
20:01certains poussent
20:02Bruno Retailleau
20:04d'ores et déjà
20:05à se rallier
20:06à Edouard Philippe
20:07oui
20:08vous souhaitez ça ?
20:09non mais je ne pense pas
20:10moi j'ai toujours
20:11d'abord
20:12j'ai été le seul député LR
20:15à dire
20:15je veux une primaire
20:16de la droite
20:17de type 2017
20:18dès le début
20:18ça c'est pas fait
20:19donc on a choisi Retailleau
20:22mon parti a choisi Retailleau
20:23moi je suis un soldat
20:24dans mon parti
20:25donc je soutiens Retailleau
20:26et c'est mon candidat
20:26par dépit ?
20:27non parce que c'est le choix
20:29c'est le choix
20:31des militants de mon parti
20:32on ne peut pas dire
20:33à la droite
20:33parce qu'elle est des unies
20:34et quand elle est unie
20:35dire
20:35d'accord
20:35donc vous soutenez Retailleau
20:36mais je suis aussi conscient
20:39d'une chose
20:39c'est que si on se retrouve
20:40avec plusieurs candidats
20:41de la droite
20:42et du centre-milieu
20:42c'est cuit
20:43on ne sera pas au second tour
20:44mécaniquement
20:45arithmétiquement
20:46ils ne se valent pas tous
20:47ils ne se disent pas
20:48tous la même chose
20:48en tout cas moi je vous le dis
20:50si on a Retailleau
20:52Philippe
20:54Attal
20:55on n'est pas au second tour
20:56mais pardon
20:56mais Philippe Juvin
20:57un électeur de droite
20:58il ne vote pas Gabriel Attal
20:59c'est à nous faire croire
21:00que Retailleau
21:02Philippe
21:02Attal
21:03finalement c'est à peu près
21:04la même chose
21:04c'est quand même
21:05la difficulté
21:06prend le risque
21:07de perdre aussi
21:09même avec un candidat unique
21:10bien sûr
21:10mais la difficulté
21:11c'est qu'une partie
21:12de nos électeurs
21:12sont partis
21:13chez Macron
21:14une partie de nos électeurs
21:15sont partis chez Le Pen
21:16ou chez Ciotti maintenant
21:17elle est là notre difficulté
21:19donc nous
21:19qu'est-ce qu'il faut qu'on dise
21:20il faut qu'on dise
21:21que sur le régalien
21:22on est très fort
21:22et que sur l'économie
21:23on est plus sérieux
21:24que le candidat
21:25Alors tiens sur l'économie
21:27vous-même
21:27vous êtes pour que le salaire net
21:29se rapproche
21:30brut égal net
21:30bon
21:32maintenant
21:32tout le monde parle
21:33de la TVA sociale
21:34c'est le grand retour
21:34à la TVA sociale
21:35c'est-à-dire
21:36on fait peser
21:36le coût du travail
21:37non plus sur le salaire
21:38mais sur la consommation
21:40donc on augmente
21:41la TVA de quelques points
21:42et en contrepartie
21:43on baisse
21:44ou on supprime la CSG
21:45ce qui fait
21:46augmenter les salaires
21:47des français
21:47c'est une proposition
21:48qui circule depuis très longtemps
21:50à droite surtout
21:51mais même à gauche
21:52depuis 2011
21:53du côté de Miss Roskan
21:54de Miss Roskan
21:55Valls et tout ça
21:56on réfléchissait
21:56François Hollande
21:57était contre
21:58puisqu'il a annulé
21:59la TVA sociale
21:59lorsqu'il est arrivé au pouvoir
22:00et puis là de nouveau
22:01il est pour
22:02puisqu'il dit même
22:02qu'il faudrait passer
22:03une TVA à 24%
22:04et baisser la CSG
22:06ça manque que les gens
22:07intelligents
22:08savent changer d'avis
22:08donc bravo
22:09monsieur le président
22:09est-ce que c'est
22:11une bonne proposition ?
22:12Ah mais moi j'ai fait
22:12la proposition
22:13il y a 6 mois
22:14je suis invité
22:15brut égale net
22:16les gens reçoivent
22:17dans leur poche
22:17tout le brut
22:18sauf CSG, CRDS
22:19et en contrepartie
22:20c'était
22:21j'avais fait le calcul
22:21deux points de TVA en plus
22:22et un point de CSG en plus
22:26c'est important
22:27pour redonner du pouvoir d'achat
22:28deux
22:28c'est important
22:29parce qu'en fait
22:29on va avoir moins de gens
22:30au travail
22:31puis on va avoir des robots
22:32et puis la société va changer
22:33on ne peut pas avoir
22:34un système social
22:35qui n'est que financé
22:36par le travail
22:36donc il faut trouver
22:37une autre base
22:37et je pense que la consommation
22:39est une base
22:40mais ce qu'on va acheter
22:41donc au supermarché
22:42coûtera plus cher
22:42ah oui bien sûr
22:43au moment où l'inflation
22:44aura une base d'effort
22:45mais les salaires seront plus élevés
22:48100 milliards de plus
22:49ça fait à la louche
22:51et vous voyez
22:51cette proposition
22:52à l'époque où je la fais
22:53et où vous m'invitez
22:55honnêtement
22:55elle n'a pas beaucoup de succès
22:56non elle n'est pas très populaire
22:57et les gens disent
22:58ah quand même
22:58je m'aperçois qu'en fait
23:00elle s'apercole
23:01donc du coup
23:01quand vous me disiez tout à l'heure
23:03oui mais dans le budget
23:03vous allez faire telle et telle proposition
23:05de toute façon
23:05vous n'allez pas à la majorité
23:06à quoi ça sert
23:07je perçois quand même
23:08que finalement
23:09la parole publique
23:10en l'occurrence
23:11d'un simple député comme moi
23:13peut percoler
23:14et donc
23:15on est dans un travail
23:16de pédagogie
23:16Est-ce que le politique
23:17a encore du pouvoir ?
23:18C'est toute la question
23:20aujourd'hui
23:20quand on est à l'Assemblée
23:21on vote ça
23:22mais en fait
23:23la société c'est ça
23:24Oui non mais
23:25est-ce que les hauts fonctionnaires
23:26et la technostructure
23:27ce n'est pas elle qui a le pouvoir ?
23:28En grande partie bien sûr
23:29entre l'administration
23:31qui ne publie pas
23:31les décrets d'application
23:32les autorités indépendantes
23:34qui ne sont pas indépendantes
23:35bien sûr
23:36on a un vrai sujet
23:36mais vous savez
23:37cette impuissance
23:38mais pourquoi ?
23:38Cette impuissance des pouvoirs
23:39dont je vous parlais
23:40elle est aussi liée aux Français
23:41eux-mêmes
23:41qu'ils ne veulent pas que ça change
23:43trouvent que
23:44de la crédibilité
23:46et de la confiance
23:46auprès de la classe politique
23:48quand ils savent
23:49que de toute façon
23:50il y a une technostructure
23:52des fonctionnaires
23:53une bourgeoisie d'Etat
23:54installée
23:54qui fait la pluie et le beau temps
23:56quand le politique est élu
23:57et qu'il donne une feuille de route
23:58pour mettre en oeuvre
24:01une mesure
24:01et que derrière
24:02on a toute une administration
24:05qui traîne des pieds
24:06freine
24:07on a eu la dernière fois
24:08quelqu'un
24:09qui disait
24:10que LFI
24:11s'était bien organisée
24:13pour infiltrer
24:13la haute fonction publique
24:15comment
24:16cette bourgeoisie d'Etat
24:17elle est quand même
24:18c'est quand même
24:18comment voulez-vous
24:20qu'on avance
24:20comment voulez-vous
24:22qu'on avance
24:22si déjà à la base
24:24les fondations
24:24elles sont indestructibles
24:27non elles ne sont pas
24:27indestructibles
24:28et je vais vous dire
24:28comment
24:30pas de courage
24:31personne n'a
24:32c'est quelque chose
24:34pendant longtemps
24:34j'ai été très admiratif
24:35d'une qualité
24:36qui est l'intelligence
24:37les gens intelligents
24:37ça m'épate
24:39et plus le temps passe
24:40plus je me dis
24:40qu'en fait
24:41la qualité principale
24:42d'un homme politique
24:43ce n'est pas d'être intelligent
24:44c'est bien s'ils le sont
24:45quand même
24:46mais c'est d'abord
24:47la force de caractère
24:48et la force de caractère
24:51quand vous aurez à choisir
24:51votre candidat
24:52à la présidence de la République
24:53choisissez quelqu'un
24:54qui a de la force de caractère
24:54quelqu'un qui a un programme
24:56mais qui vous dit surtout
24:58comment il le finance
24:59et comment il le met en oeuvre
25:00on parlait de 58
25:02comment De Gaulle fait-il
25:03par exemple
25:03il fait des ordonnances
25:04et quand on lui dit
25:05mais quand même
25:06ça va être dur pour les français
25:07sa réponse c'est de dire
25:08et bien les français
25:09crieront
25:10mais on le fera quand même
25:12voilà
25:13voilà où nous en sommes arrivés
25:14donc je vous dis
25:15choisissez quelqu'un
25:16qui a du caractère
25:16personne n'a de courage
25:18pour dire par exemple
25:19ce blocage institutionnel
25:22on a vu le caractère aussi
25:23avec les gilets jaunes
25:24mais bien sûr
25:25mais le caractère
25:26non mais le caractère
25:27ça signifie que vous devez
25:29être capable de dire non
25:30la première émission de radio
25:31que j'ai faite dans ma vie
25:32j'avais 20 ans
25:32j'étais tellement terrorisé
25:33que je n'ai pas parlé
25:34et il y avait Catherine Ney
25:35et il y avait Chaban Delmas
25:37à ma droite
25:37j'étais le président
25:38des jeunes gaullistes
25:39à l'époque
25:39et Catherine Ney a dit à Chaban
25:40donnez-moi la définition
25:41du gaullisme
25:42vous savez ce que répond Chaban
25:43il fait la définition
25:44qui est pour moi
25:45la définition du pas du gaullisme
25:46mais de la politique
25:47ça m'est resté toute ma vie
25:48il a dit c'est très simple
25:49le gaullisme
25:50c'est la capacité de dire non
25:52de dire non
25:53donc ce qu'on va attendre
25:55d'un président de la République
25:55c'est qu'il ait les idées
25:56très claires
25:57sur là où il va
25:58comment il va le faire
25:59mais aussi ce caractère
26:01qui va lui permettre
26:01de dire non
26:02c'est une question d'actualité
26:04on en a parlé tout à l'heure
26:05France Inter
26:06veut embaucher
26:06un journaliste
26:07encore ?
26:08mais il y a beaucoup de monde
26:08de France Inter
26:09oui c'est bon
26:10veut embaucher un journaliste de droite
26:11qui travaille à Valeurs Actuelles
26:13Charles Sapin
26:14le personnel menace
26:15de faire grève
26:17la direction de France Inter
26:18doit dire non
26:19aux grévistes
26:20non mais j'ignorais ça
26:21vous êtes dans l'impuissance des pouvoirs
26:23voilà
26:23vous êtes dans l'impuissance des pouvoirs
26:24non mais je ne connaissais pas cette affaire
26:26et donc
26:27et si elle décide d'embaucher
26:29un journaliste de gauche
26:29ça va poser problème ou pas ?
26:31visiblement moins
26:31bon très bien
26:33donc il faut revoir aussi
26:35le service public
26:35ça avait fait l'objet
26:36d'une commission d'enquête
26:38tonitruante
26:38à l'Assemblée Nationale
26:39oui bien sûr
26:40mais qui avait
26:41pardon
26:41qui avait apporté
26:42un certain nombre
26:42de fausses solutions
26:44par exemple
26:46la privatisation du service public
26:47tout le monde dit
26:48il faut privatiser le service public
26:49c'est quoi la conséquence de ça ?
26:50en réalité vous tuez tout l'écosystème
26:51tout l'écosystème
26:53qui vit aussi de la pub
26:55off
26:56quand TF1 vient vous voir
26:57en off
26:58ils vous disent
26:58s'il vous plaît
26:59ne privatisez pas le service public
27:00parce que
27:01la ressource publicitaire
27:03que va-t-elle devenir ?
27:04donc attention
27:04je crois que le service public
27:05il doit éviter
27:08les accidents très graves
27:09qu'on a vu
27:09quand Tanguy
27:10s'est fait traiter de rat
27:12sur France Inter
27:13il y a quelques jours
27:14ça c'est absolument scandaleux
27:15et il faut prendre des mesures
27:17par exemple
27:19ce journaliste
27:19il faut qu'il soit remercié
27:20mais vous parliez
27:21de l'administration
27:22et vous aussi de l'administration
27:23quand il y a eu
27:24cette affaire
27:25du vol des données
27:27informatiques à Bercy
27:28au mois d'août
27:29moi je ne comprends pas
27:30pourquoi le directeur
27:31ou la directrice du service
27:32n'a pas été immédiatement
27:33remercié
27:34c'est ça qu'il faut faire
27:35on garde les mêmes
27:36c'est ça qu'il faut faire
27:37et bien entendu
27:38et les français du coup
27:40auraient applaudi
27:41en disant
27:41ah bah quelqu'un
27:41on reprend la barre
27:42on a présenté des excuses
27:43non ça ne suffit pas
27:44mais non ça ne suffit pas
27:46merci Philippe Juvin
27:47rendez-vous à l'Assemblée Nationale
27:49au budget
27:49ça redémarre quand
27:50à l'Assemblée là ?
27:51moi j'ai déjà redémarré
27:52mais on va dire
27:52d'ici deux semaines
27:54tranquillement
27:54merci Philippe Juvin
27:56député
27:57Les Républicains des Hauts-de-Seine
27:58rapporteur du budget
27:59à l'Assemblée Nationale
Commentaires

Recommandations